All language subtitles for Leo.Mattei.Brigade.Des.Mineurs.S05E01.FRENCH

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Original subtitles

- Au secours ! Au secours ! A l'aide !

Laissez-moi sortir !

Maman !

Laissez-moi sortir !

Musique pesante

Il halète.

Tonalité

Sonnerie de téléphone

- Oui. Mattéï.

- C'est Quentin. - Quentin ?

- Aidez-moi. - Qu'est-ce qu'il y a ?

- Votre fille, je sais...

- Quoi, ma fille ? T'es où ?

Allô ? - Y a une autre fille.

Non, non ! - Quentin, t'es où ?

Merde.

Musique légère

- T'arrêtes.

J'ai le relevé de téléphone et la marchandise.

Je t'écoute.

- C'est pas moi.

- D'où vient ce cash ?

Parle-moi.

Plus vite tu craches,

plus vite je te fous la paix.

- Y a pas de cash. J'ai payé avec ton alliance.

- Mon alliance ?

Contre 5 jeux vidéo ?

- Elle te sert plus.

Mais mes jeux... - OK, tu joues les irresponsables.

Plus de sorties ni de décision sans m'en parler.

- OK.

- Et tu ranges ta chambre. - C'est ça.

- Tu vas où ? - La BAC a appelé.

- Tu me tiens au jus. - D'accord.

- Commandant, je vous présente Madame Maunier.

- Merci. Vous me suivez ? - Je m'inquiète pour mon fils.

- Je vous en prie.

Alors,

il a quel âge ? - Il répond pas.

- Il a quel âge ?

- 12 ans.

- Dernière fois que vous l'avez vu ? - Hier soir.

Il a pas dormi à la maison.

- Vous croyez ? Comment c'est possible ?

- Je travaillais. Le commandant Mattéï...

- Qui ?

- Léo Mattéï. - Je connais pas.

- Il travaille à Paris et m'a dit de venir vous voir.

- C'est Quentin Maunier.

Je suis dans la merde, faut m'aider.

Sonnerie de téléphone

- Mattéï.

-Commandant Lambert, brigade des mineurs de Marseille.

Je suis avec Alice Maunier.

- J'ai découvert le corps de son fils.

Musique sombre

- Entendu.

Il va me falloir

une photo de votre fils.

Merde. La laisse pas s'approcher.

- Ouais, OK. Madame Maunier ? Venez avec moi.

- Vous m'expliquez ?

- Il m'a appelé hier soir, paniqué.

Un collègue l'a géolocalisé.

L'appel venait d'ici. J'ai contacté sa mère.

J'ai sauté dans le premier TGV.

Musique pesante

J'ai d'abord trouvé son portable.

- Merci.

- Léo !

Léo !

Léo.

- Alice. - T'es là ?

- Je dois te parler.

- Quoi ? - Désolé.

- C'est mon fils ? - Désolé.

Cris

Musique triste

Tu veux que j'appelle Pierre ?

- Il est parti y a 4 ans. Il a refait sa vie.

- Je savais pas. Désolé.

Je t'en refais un ?

- Oui.

- C'est quoi, le lien entre vous ? - On a été longtemps voisins.

Leur fils aîné était très ami avec ma fille.

- Vous n'étiez plus en contact ?

- Depuis 7 ans.

J'ignorais qu'ils étaient venus ici.

- Madame Maunier.

Je suis désolée, mais j'ai quelques questions.

Vous avez croisé Quentin hier.

Vous savez où il allait ? - Je sais pas.

Je rentrais de mon boulot de jour, je devais manger.

Demandez à Alexis.

- Quentin avait-il changé ?

Il avait des problèmes ?

- Y a 2 jours,

je l'ai vu se disputer avec un garçon plus grand.

- Un nom, un âge ?

- 17 ans. Mais je le connais pas...

Mais il a un tatouage

dans le cou. - C'était quel motif ?

- Alexis.

- J'arrive pas. J'arrive pas à comprendre.

Musique douce

- Vous êtes devenus

des vrais Marseillais.

Ta passion a déteint ?

Tu voulais devenir pro.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Ton père est parti.

- Tout est parti en couille.

Depuis Eloïse...

Maman est parano. L'autre...

- L'autre ?

C'est ton père ?

- Il s'est trouvé une meuf

et s'est tiré, il file même pas de pension.

- C'est pour ça que maman a 2 boulots.

Et tu t'occupes de ton frère.

- Je fais à manger, j'aide aux devoirs.

- Il traînait avec qui ? - Je sais pas.

Des fois, je me dis que j'aurais pu en faire plus.

- C'est pas de ta faute.

C'est pas de ta faute.

Tu peux mettre son mail

sur mon portable ?

Merci.

Hier soir, il m'a parlé d'Eloïse.

- D'Eloïse ?

- Pour me dire quoi ?

- Il a voulu voir des photos de nous, petits.

- Des photos ?

Musique douce

Je connaissais pas ces photos.

Il était petit, il pouvait pas se souvenir.

- Il se rappelait la tache sur le bras,

comme une fleur.

- Retrouve le salopard qui a tué mon bébé. Promets-moi !

- Je vais tout faire pour.

Sanglots

- N'importe quoi. Mon fils.

Il peut être très lourd. - Ado ?

- Evidemment.

Non ?

- Si. Pas le choix, ils avaient que ça.

- Ils se sont fichus de vous, le Parisien.

- Contactez l'école.

Si ça se trouve, l'ado au tatouage

fait partie de sa classe.

Faudrait demander un relevé de notes.

- J'apprécie, mais laissez-nous faire.

- Ouais.

La famille compte sur moi. Et je devrais repartir ?

- Justement, c'est pas une bonne idée.

- Bien sûr.

- Excellente idée.

- Merci.

- Vous rigolez ?

- Non, ce sera

enrichissant.

2 commandants, 2 méthodes.

- Exactement. On y va ?

- Pourquoi ?

Pour avoir gardé Valentin ?

- Tu m'as pris

pour qui ?

C'est pas l'ex qui parle.

On a un gamin de 12 ans tué par balles.

Alors, hein. - Je le sens pas. Il cache des trucs.

- Il est lié ?

- Non. C'est autre chose.

- Ca nous regarde pas. Faut choper le tueur.

- OK.

- Je veux juste être sur cette enquête.

- Ouais. Sonnerie

- Excusez-moi. Jonathan ?

- Alors, il part ?

- Non, il reste.

- Sérieux ? - Oui.

- La rue des Lauriers ? - Oui ?

Un mail lui donnait rendez-vous.

- Comment ça ?

- On l'a piraté. Alors ?

- Martin.

S'il est seul, il finira dans le port.

- OK.

Essaie de trouver son dossier. - C'est pas indiscret ?

- Sois discrète.

- Laissez-moi sortir !

Maman !

Au secours !

Laissez-moi sortir !

- Alors ? Sam ?

- Olivia ! Putain !

Tu m'as manqué. Tu dates, putain !

- Dis, t'as maigri, toi. - T'as remarqué. On mange.

- J'ai pas le temps. J'ai un petit service à te demander.

- Moi aussi, un petit.

Alors, tu taffes avec un Parisien ? - Comment tu sais ?

Je suis là pour ça.

Je cherche un ado avec ce tatouage.

- Beaucoup veulent pas tatouer les mineurs, ça sera facile.

En échange... - Vas-y.

Quel service ? - Parle au juge pour moi.

Qu'ils me tournent pas autour. - T'as fait quoi ?

Dis rien.

T'inquiète, je m'en occupe. Ciao.

- La prochaine fois, tu manges.

- Et les guetteurs ?

- Docteur Freud.

T'as retrouvé le chemin. - Docteur ?

- J'ai un master en psycho.

- Et ta meuf ?

- Comique.

- Vous l'avez vu ?

- T'es un Parisien ? On te parlera pas.

- Dites-nous ce qu'on veut, ou on reste et ça vous ennuie.

- Avec les nouvelles lois, les perquises sont aidées.

- Tranquille.

On vous chambre.

- Alors, ce gosse ?

- Il est passé avec un ami plus grand.

Ils se la pétaient, les fils à papa.

- Ils voulaient quoi ?

- Louer une cave. - On est pas des concierges.

- Tu loues pas à la concurrence. - C'est toi qui le dis.

Ils sont repartis sans cave.

- Merci, les gars. Allez.

- Docteur Freud ?

On va pas voir ta mère ?

- Le Parisien a de l'humour.

- Doucement sur les bédos.

- Il avait des soucis, récemment ?

Ah oui, depuis 2 mois. D'accord.

- Oh putain ! - Quoi ?

- Les photos du téléphone.

- Je vous rappelle.

Musique sombre

C'est quoi, ça ?

- Un problème ?

- Quentin était lié à un kidnapping. - Pardon ?

- C'est les photos de son téléphone. - C'est pas vrai...

- Aucune idée

de qui c'est, aucun signalement.

- La photo date d'hier. Les parents sont au courant.

- Ils ne peuvent rien dire.

- Quentin l'enlève.

Il change d'avis.

Il prend la photo pour aller voir la police.

- Sauf que l'ado le tue avant qu'il parle.

- Une idée, pour l'identification ?

- Je peux chercher son visage sur le net, réseaux, etc.

- J'ai un collègue doué.

- Je suis la meilleure. - Pardon.

- Les 2

voulaient une cave.

C'était pour

la séquestrer.

- On a 24 heures dans la vue.

- 24 heures de perdues pour la retrouver vivante.

Musique pesante

- Maman...

- Quentin. C'est Quentin Maunier.

Je suis dans la merde. Faut m'aider.

Eloïse, votre fille, je sais...

Non, s'il te plaît, non !

- Je suis super Eloïse !

- 72 messages

alors que je bosse.

- Tu m'as dit

de plus décider seul.

- Pour les toilettes,

c'est inutile.

- Ah, pardon. J'avais pas compris.

- T'es vraiment stupide ?

- Non, rassure-toi,

je suis pas stupide.

Quoi ?

Ca va pas ?

- Un gamin tué.

Un enlèvement. J'ai connu mieux.

- T'inquiète pas, tu vas la sauver. - Ah oui ?

Comment tu sais ça ?

- T'es la meilleure.

- Arrête, tu me chatouilles.

Reste à table.

Reste avec moi.

- Comment Quentin s'est retrouvé mêlé à un enlèvement ?

Son grand frère Alexis

en sait plus.

Leur mère est souvent absente.

Il a vu que son frère déconnait.

- Vous voulez pas aller dormir ? - Non, merci. Allez-y.

- Moi, je suis insomniaque.

- Vous avez bien de la chance.

Bips

- Commandant ? J'ai l'identité de la petite.

- Merci. - J'appelle Olivia, elle arrive.

- Merci de m'avoir attendue.

- Avec plaisir.

- M. et Mme Marchand, j'imagine

que vous ne dormiez pas.

- On peut rentrer ? - Oui, bien sûr.

- C'est bien elle.

C'est notre fille, Clémence.

- Ella a disparu quand ? - Y a 2 jours.

Elle jouait dans le jardin.

- Dans le jardin ?

- Oui.

- Vous êtes juge,

vous n'avez pas prévenu

les flics ?

- Je voulais...

- Je sais comment on procède,

mais le père a décidé.

Mais vous pouvez pas comprendre. - Si.

Si, je peux très bien vous comprendre.

- Les ravisseurs étaient clairs.

Pas de police, on attendait pour la rançon.

- Vous avez des ennemis ? Vous avez eu des menaces ?

- C'est arrivé rarement. Je suis juge pour enfants.

- Vos dossiers.

- Tout est là. J'ai rien trouvé.

- On reprend à zéro.

- Quentin

Maunier.

Ca vous parle ?

- Non. - Si.

Je l'ai déjà vu jouer

avec Clémence.

Il a été enlevé ?

- Ce serait

un des ravisseurs.

- Quoi ? - C'est un enfant.

- C'est pas possible !

C'est pas possible...

- C'est incompréhensible. Il est juge !

Il connaît les risques.

- Il est dépassé par la situation.

Quand ça vous arrive, vous êtes pas rationnel.

- On retourne à la brigade.

On lance l'alerte...

- Je vous laisse faire ça.

Je retourne chez Quentin.

On est passés à côté de quelque chose.

- OK. Vous me tenez au courant.

- Vous, pareil.

- Ca saute pas aux yeux, mais je suis contente de vous avoir.

Vous ferez quelque chose, pour ça ?

- Il vous plaît pas ?

Musique de tension

- Alexis est parti. Sans rien dire.

Il s'en veut d'avoir rien vu venir.

Il m'a dit que...

- Il t'a dit que ?

- Qu'il aurait dû être avec Quentin et avec Eloïse.

- Il culpabilise pour Eloïse ?

- Pourquoi on a déménagé ? - Je savais pas.

J'ai des infos.

Une petite fille a disparu, et apparemment...

Quentin serait lié.

Son portable contenait des photos.

Il m'a parlé d'Eloïse.

Pour dire que c'était pareil ?

Même âge, enlevées dans le jardin...

- Comme Eloïse.

Il faut que je parle à Alexis. Tu sais où il est ?

- Non. Aucune.

Sirène de police

Sonnerie de téléphone

- Jonathan ? - Je vous ai manqué ?

- T'as pas idée comment.

Attends.

- Vous avez trafiqué le pot ?

- Vous vous foutez de moi ?

Eh !

J'ai reçu le casque. Vous verrez, ma bécane.

Excuse-moi.

- Pourquoi il parlait d'Eloïse ? - C'est obscur.

- Et vous, ça va ?

- Oui, pourquoi ?

- Ca ressemble vachement

à votre histoire.

- Je sais.

Bon, écoute, j'ai encore besoin de toi.

Tu peux localiser le téléphone d'Alexis ?

- Olivia ? - Oui ?

- La photo est diffusée. On a déjà les premiers appels.

On attend des renforts. - Ce sera pas du luxe.

- Comme tu dis. Et Mattéï ?

- Il est allé chez Quentin. Excuse-moi.

- Allô ?

- J'ai vu le juge.

Alors ? - Le tatoué, c'est Thomas.

- Thomas comment ?

- Je sais pas.

Il a 17 ans. - Je le trouve où ?

- Dans un club de boxe.

- Je note. Quel club ?

- T'es un champion. Où est Alexis ?

- 147

BOULEVARD MIREILLE LAUZE.

- Merci, Sam.

- Merci, Jonathan.

On a

un problème.

Musique sombre

- Viens là !

- Tu fais quoi ?

- Ferme-la. Balance sur mon frère.

- Je sais rien. Pose ça !

Je te mens pas, pose ça !

- Arrête. - Il a tué Quentin.

- T'en sais rien. - Stop !

- Lâche, lâche, c'est bon, là.

Lâche, t'as pas le droit de faire ça.

- Tu bouges pas ! - Tu te calmes aussi.

Je vais m'en occuper, d'accord ? Tu entends ?

Lâche.

Je vais m'en occuper.

Allez, ça va.

- Tu connais Quentin Maunier.

On a des témoins.

Vous vouliez une cave.

Musique pesante

Pourquoi tu traînais avec ce petit ?

Un pote mort, un rapt.

C'est urgent. - J'en ai rien à foutre.

- Tu veux quelque chose ?

- Je veux bien un chocolat.

- Chocolat...

Depuis quand il allait mal ?

- Environ 2, 3 mois.

Il a appris que Maman avait un mec.

Marié, apparemment.

Je sais pas si c'est ça qui l'ennuyait

ou parce qu'il rêvait que Papa revienne.

J'étais content pour elle.

- Je vois.

Et Thomas ?

- Je l'ai vu traîner avec lui.

Il parlait du club.

Je sais pas comment ils sont devenus potes.

- Mon fils !

C'est une honte ! - Où est Thomas ?

- Je veux le voir ! - Du calme.

- Je me calme pas.

- Votre fils est avec un agent.

- C'est quoi, ça ?

Elle siffle. - Oh !

Vous êtes les parents de Thomas ? - OUI.

- On va chez vous pour une perquise.

- Tu viens ?

Efficace, la patronne.

- Moi aussi, je peux crier.

- OK, merci.

Vous avez

un port d'arme.

Vous avez une arme ?

- Oui. Je l'ai voulu, on a été cambriolés.

- Ca me rassure, ouais.

- Un .38 ?

- Oui. Pourquoi ? - Vous nous le montrez ?

- Oui.

Je le prends.

- Merci.

Il y est plus.

- C'était dans sa chambre.

- Une explication ?

Des milliers d'euros...

- Vous l'avez vu avec Thomas ?

C'est Quentin.

Quentin Maunier.

- Maunier ?

- Maunier.

- Ca a commencé y a 2 mois.

- Je passais devant son travail.

Elle pleurait,

j'ai proposé un café.

- J'étais morte,

parler m'a fait du bien,

et on a repris des cafés.

Et une chose

après l'autre...

- Quentin savait.

- Non. - Alexis me l'a dit.

Il a voulu en savoir plus et il a rencontré votre fils.

- Et ils ont déconné ensemble.

- Thomas était difficile.

On l'a mis au sport.

Cette salle accueille ce genre d'enfants.

Les éducateurs les aident.

Ca avait l'air de marcher...

Il a pas pu tuer Quentin.

- Votre .38 a disparu.

Un .38 a tué Quentin.

Il y a autre chose...

Musique inquiétante

- On pense

qu'ils l'ont enlevée.

- Non...

- Si. On a besoin de vous.

Pour savoir où elle est.

C'est urgent.

Très urgent.

- C'est grave, là.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

T'as tué Quentin ? - Mais non !

- C'est qui ?

C'est bizarre.

Le pistolet envolé, c'est une coïncidence ?

- Je sais pas. - Tu sais pas.

Je dirais où

elle est, moi.

- Je sais pas comment t'as été entraîné là-dedans.

Ta seule chance, c'est de dire où elle est.

- Dis-leur.

- Pense à eux. - J'ai rien à voir là-dedans.

- On rigole plus. Regarde.

Regarde.

Tu vas la laisser crever ?

Elle est où ?

- Lâchez-le !

Lâchez-le !

- Je parle plus

sans mon avocat.

Il est fou !

- Mollo.

- On est obligés le relâcher. - Il vous a pris quoi ?

- Thomas sait où elle est.

- On n'a pas de preuve. Je peux pas m'opposer à son avocat.

- Il a rien lâché.

- Ah bon ?

- On peut pas le relâcher.

- Discutez là-bas.

- On lui colle un mouchard.

- Je dois prévenir Alexis. - Me refaites plus jamais ça.

Compris ? - Bien sûr.

- J'ai les infos sur lui. - Ca donne quoi ?

- Super flic.

Méthodes particulières.

On a enlevé sa fille.

- Eloïse Mattéï, enlevée dans son jardin.

Comme Clémence.

Musique pesante

- Eloïse ressemblerait à ça, aujourd'hui.

- Laissez-moi sortir ! Je veux ma maman !

- Arrête ! Ca sert à rien, Clémence.

- Je veux rentrer chez moi. - Je sais.

Je comprends.

Tu t'épuises pour rien. Et tu vas l'énerver.

- Faut qu'on parle.

Il s'est passé quoi ?

- Tu me crois pas ? - Comment veux-tu ?

Ton pote est mort, mon arme...

On a enlevé une fille.

Merde !

- Si elle meurt, tu t'en voudras.

Elle a 8 ans !

- T'es vénère, le fils

de ta meuf est mort.

Fini de baiser.

- Quoi ?

Mais qu'est-ce que...

Musique pesante

- Sympa, la vue. Ca respire.

On n'a pas ça, chez nous. - C'est ce que Quentin kiffait.

Il imaginait ce qu'il y avait de l'autre côté.

Il voulait voyager. - C'était un aventurier.

Quand il était bébé, il sortait déjà de son parc.

Thomas a été relâché.

Mais tu dois garder tes distances.

- Pourquoi il est sorti ? Il a tué mon frère !

- Ca, on sait pas.

On espère qu'il nous mène à la petite fille enlevée.

T'approche pas de lui, d'accord ?

Y a ta mère qui m'a parlé.

Tu culpabilises, pour Eloïse.

Il faut pas, tu sais.

C'est pas de ta faute. T'avais 6 ans.

6 ans.

Si t'avais été là, t'aurais rien pu faire.

- Je sais.

Mais on s'était disputés,

elle avait lancé mon ballon chez le voisin.

Donc j'étais pas avec elle.

Si je l'avais pas laissée toute seule...

- Les "si", ça peut rendre fou.

Les "si", ça sert à rien.

Le coupable, c'est l'enfoiré qui l'a enlevée.

Sonnerie de téléphone

- Allô ? Oui.

Attendez, je note.

D'accord. Je voudrais parler à ma fille.

- Papa, Maman, venez me chercher.

- Du nouveau ?

- Une demande de rançon.

- Thomas a rendez-vous

sur les docks.

- Quelqu'un est derrière. - Un adulte.

- On sera fixés.

- Faut espérer.

Musique à suspense

Corne de brume

- Vous n'avez pas toujours été à la BPM.

Ca fait suite à l'enlèvement de votre fille.

- Vous avez lu mon dossier, la confiance règne.

- C'est normal

de savoir qui est Mattéï.

Ca se fait,

entre collègues.

Apprendre à se connaître. Surtout en planque.

- Vous avez raison.

Alors, foot ou rugby ?

OM ou PSG ?

Musique de tension

- Merde, merde, merde...

- Merde, il se barre.

Ils lui ont posé un lapin. - Fait chier.

- Thomas ?

Thomas !

T'as vu l'heure ? Tu vas être en retard.

Thomas ?

- Merde. Non. Non ! Non, non, non, non !

- Mattéï ? - Ouais ?

Quoi ? - Thomas a essayé de se suicider.

- Ah, putain. - Il a laissé une lettre.

"C'est ma faute. C'est à cause de moi.

"Il va nous tuer, je préfère le faire moi."

- Il devait attendre le type derrière tout ça.

- Il a reçu un SMS : "Parle et t'es mort."

- On a pisté le téléphone, ça mène à rien.

- Thomas a peur de parler.

- Une fille enlevée, un gosse mort, un autre agonisant.

- Et le juge ?

- On a tout passé au crible, ça donne rien du tout.

- Payons la rançon.

- Ouais, à midi sur le port.

-Jérémy pour Olivia. Le sac est en place.

- Il y a un lien

avec l'affaire de votre fille ?

- J'ai tenu à rester avant ça.

Ca m'a fait drôle que la méthode soit identique.

Mais ça a rien à voir.

- Je dois avoir confiance en mes collègues.

Je peux vous faire confiance ?

Vous me cachez autre chose ?

Musique à suspens

- Dans le mille.

Le GPS fonctionne ?

- A merveille.

C'est parti. - On y va.

- Il faut qu'on parle.

- Bouge pas !

Mattéï !

- Homme à terre !

Musique angoissante

- Ca va ?

- J'ai hésité avant de le mettre. Comme quoi.

- Ouais.

Vous allez quand même à l'hosto ? - Bien sûr.

- Aucune trace là-haut.

Les recherches continuent. On est mal barrés. Ca va ?

- Y a plus de doute, c'est un adulte.

Il a fait l'armée, pour viser comme ça.

- J'ai rien fait. C'est abusif.

- Abusif. Tu te fous de moi ?

Tu récupérais le fric d'un rapt.

- Un rapt ? Je savais pas. Je vous jure.

Je devais le récupérer.

J'ai cru à de la came, pas un rapt.

- On va faire dans l'ordre. Qui t'a payé ?

- Je sortais de la boxe, on m'a proposé ça.

- A la rue Lauze ?

- Oui.

- Tu connais le gars ?

- Non.

Il s'appelle David, un ami de Thomas.

- Desmarais ?

- Oui.

- Tu peux le décrire ? Quel âge il a ?

- Vieux, 30, 35 ans. Oui, je peux le décrire.

- Tuer un gosse, tirer sur un flic... Faut être malade.

- Ca laisse rien présager de bon pour Clémence.

- Je vous trouve bien calme.

- J'ai trop longtemps été bouffé par la colère.

J'ai appris à plus l'être. Un café ?

- Merci, oui. Long, sans sucre.

Musique intrigante

- Quand ma fille a disparu, j'étais en colère.

Ca a détruit mon couple.

Au boulot, j'étais dangereux. J'étais agressif.

- Ca a disparu en rentrant à la BPM ? - Entre autres.

Quand Quentin

m'a appelé, il a parlé de ma fille.

Donc je suis vite venu.

- Et ? - Il a pas pu le dire.

Cet enlèvement rappelle celui de ma fille.

Il culpabilisait.

Il m'a appelé.

Il voulait me prévenir.

- On la retrouvera. Il sera pas mort pour rien.

- L'alliance,

t'abuses.

C'est cher. - Tu l'as perdue.

- Je sais pas où elle est.

- Qu'est-ce que t'as ? - Je t'aime.

- Qu'est-ce qui t'arrive ? - Rien.

- Moi aussi, Maman.

On frappe.

- L'hôpital a appelé.

On peut parler à Thomas. - Préviens Mattéï.

- C'est fait. - Il est où ?

- J'en sais rien.

Sinon, on a le portrait-robot, c'est générique.

- Bon, c'est mieux que rien.

- Bosse un peu.

- Foutez le camp.

- On doit lui parler.

- Il voulait mourir à cause de ça.

Il est fragile. Laissez-le.

- On peut pas.

Une fille est en danger. - Je sais.

Mais je dois protéger mon fils.

- Madame.

Un adulte a manipulé votre fils et Quentin.

- Il a sans doute tué Quentin. - Votre fils est une victime.

Le coupable, c'est cet homme.

- Thomas doit nous aider.

- On va boire un café et les laisser parler.

- D'accord.

Sirène d'ambulance

- On a lu la lettre que t'as laissée.

Tu t'en veux pour Quentin et Clémence.

Pour Quentin,

on peut plus rien.

Mais pas pour Clémence.

Tu peux la sauver.

- Je peux pas.

- T'as peur,

c'est ça ?

Il te fait peur ?

- Il me retrouvera. - Et il fera comme à Quentin ?

- Sauf si on l'arrête.

- Et moi, il va m'arriver quoi ?

- Bah, toi...

Pour toi, c'est grave.

Tu vas aller en centre

éducatif fermé.

On doit comprendre.

- Je sais vraiment pas

pourquoi j'ai fait ça.

- Quelqu'un voudrait te parler.

Alice.

S'il vous plaît.

- La maman de Quentin.

- Thomas.

Musique pesante

Je voulais te voir parce que... j'ai quelque chose à te dire.

Avec Quentin,

vous avez fait des choses graves.

Tu n'as pas tué mon fils.

Tu n'es pas responsable.

Le responsable, c'est lui.

Il faut l'arrêter.

S'il te plaît... dis-leur où est cette petite fille.

- D'accord. D'accord.

Je vais tout vous dire.

Je suis désolé. Pour tout. Je suis désolé.

Musique douce

Sirènes

Fracas

- Ca va. Je suis là.

- C'est la fille.

Ca va aller. D'accord ?

Tu peux la laisser.

- Eloïse.

Eloïse, c'est Papa.

Ca va aller, ma chérie.

Ca va aller, maintenant que je t'ai retrouvée.

Sanglots

Sous-titrage : BLUE ELEMENTS

.

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