All language subtitles for Leo.Mattei.Brigade.Des.Mineurs.S04E02.FRENCH

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Original subtitles

- Adrien dit n'importe quoi.

- Mais on le croit.

Surtout quand il dit

que t'es un bolos.

T'en penses quoi, Eric ?

- De quoi ? - Thomas ne doit faire ?

- Il est assez grand pour

régler ses problèmes.

Mais si t'as un problème que tu peux pas régler, parle-m'en.

- Je vais régler ça.

Musique angoissante

- Marie, oh non, ma petite Marie.

Générique

- Ah, Guillard. Tu es en retard.

Dis-donc, t'as une sale gueule. Et tes vêtements sont crades.

Enfin, plus crades que d'habitude, évidemment.

- Le braco, t'as le dossier ? - Je suis encore dessus.

- Reste dessus, alors.

- Moi aussi, je t'aime. Qu'est-ce qui va pas ?

Tu veux me payer un coup pour qu'on en parle ?

OK.

Sonnerie téléphone.

- Allô ?

Oui.

Quoi ? Qu'est-ce qu'il a fait ?

J'arrive tout de suite.

- Tu as tabassé ton camarade et il est parti aux urgences.

Traumatisme crânien.

C'est pas une banale

dispute.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je vous l'ai dit. Il s'est foutu de moi

et il embêtait une amie.

- Océane Josselin.

On ira l'interroger.

Mais tu t'es pas battu pour ça.

- Ah bon ? C'est pour quoi ?

- Pour récupérer un couteau, et pas n'importe lequel.

Pas un couteau suisse, un couteau de combat.

Adrien nous a parlé.

- Il dit n'importe quoi.

- On résume.

Ca, c'est le couteau que tu as commandé sur Internet.

Et ça, ce sont les mails que tu as

passés pour acheter ce couteau.

- Thomas, c'est grave, ce qui se passe.

C'est pas un conseil de discipline.

- Ce couteau, c'est une arme.

Qu'un mineur se balade avec une arme, ça passe pas.

- J'ai pas ce couteau, Adrien me l'a pas rendu.

Il ment.

- Tu feras le mien après ?

- T'es marrant.

- Qu'est-ce qui t'arrive ? T'es bizarre.

C'est ton père ? - T'es con.

Commandant Guillard, je suis Clara.

Vous vous rappelez ?

- Je m'en fous. Je cherche ma compagne.

- Eric ?

- Quoi ?

- Une connerie à l'école. Ils m'ont pas dit quoi.

- Calme-toi. Je m'en occupe.

- Quoi ?

- Le vent que tu t'es pris !

- Où t'as vu un vent ?

- Commandant Guillard ?

- Bonjour.

- Il est où, Thomas ? - En salle d'audition.

- Il a fait quoi ? - Il s'est battu pour un couteau.

Ca vous parle ? - Non.

- Et vous, commandant ?

- Il foutrait quoi avec ça ?

- S'il se sent menacé, on doit

savoir par qui.

- Pour éviter une connerie.

- C'est un enfant doux.

Il se bat jamais.

- Mattéi, Thomas a merdé.

Jamais il aurait dû avoir un couteau de combat.

On va pas en faire un foin. Je vais m'en occuper.

Entre flics, on peut se comprendre.

- Bien sûr.

Julie, vous les raccompagnez pour qu'ils récupèrent Thomas.

- Oui, mon commandant. - Commandant.

"Mon commandant", c'est à l'armée.

- D'accord. Messieurs Dames, s'il vous plaît.

- Merci, Mattéi.

- C'est la moindre des choses.

Pourquoi tu me regardes ? J'ai une tache sur le nez ?

- Tu arrêtes ?

- Un flic banalise pas quand son beau-fils

se balade avec un couteau.

On a quoi sur Thomas Mauroy ?

- Bon élève, mais en un mois, les notes ont chuté.

Discipliné jusque-là.

- Les profs le trouvent triste.

- Sur les rapports entre Thomas et Guillard, on a quoi ?

- Thomas aurait une copine.

- Ca peut changer un ado, ça.

- Ou faire ranger les bureaux.

- Et se maquiller.

- C'est lourd. - Mais ça te va bien.

- Mais c'est lourd. - Mais ça te va bien.

Allez, on va voir la petite amie de votre caïd.

Ca t'élargit le sourire. - Merci.

- Tu es pétillante. - Merci.

Musique pesante

- Tu rentres ?

Je parle à Thomas.

Reste là.

- Tu fais quoi ?

- Depuis quand tu te bats ?

- J'ai un problème, je le règle. Comme tu m'as dit.

- Avec un couteau ?

- Laisse tomber. - Reste là.

Mattéi ne lâchera pas l'affaire.

Et puis c'est pas le moment. - C'est pas le moment ?

Pourquoi tu dis ça ?

C'est à cause de mon père, hein ?

- C'est à cause de lui, le couteau ?

Maintenant, je suis là.

Je suis de ta famille et je te protège. Compris ?

Le couteau, tu vas me le donner.

- Je l'ai plus, ce couteau.

Je l'ai jeté, en fait.

- Y a "Pelouses interdites"

et ils en ont mis partout.

- Bonjour. Vous connaissez Océane ?

- Oui, elle est là.

- De dos ? - Oui.

- Merci, bon appétit.

- Tu viens souvent ici ? - Oui.

- Océane ?

Bonjour. On a 2-3 questions à te poser.

- Tu peux nous laisser ?

- Ca fait combien de temps que vous êtes ensemble,

avec Thomas ?

- 2 mois, il y a une semaine.

- T'as remarqué quelque chose il y a un mois ?

- Ses notes baissent.

- On va pas lui

chercher des poux. -"Chercher des poux" ?

C'est périmé, comme expression.

- Périmé ?

C'est un jeu ?

Je peux essayer ?

- On a peur qu'il déconne.

- Pire que casser la gueule d'Adrien ?

- Bien pire.

Ce serait bien que tu nous parles.

- C'était il y a un mois ? - C'est ça.

- C'est peut-être à cause de son père.

- Guillard ? - Non, son vrai père.

Thomas sait qu'il va sortir de prison.

- Il t'en a parlé ?

- Non, il veut pas.

Avant, je pensais qu'il était mort.

- Tiens. "Périmé", il a passé ton niveau.

- Putain, merci.

- Mattéi, dans mon bureau.

- Bon courage.

- Ca a l'air

d'aller.

Hé, Roméo. Tu te rencardes sur le vrai père ?

- Qu'est-ce que t'as encore fait ? - Rien.

Oui ? - Assieds-toi.

Tiens.

Le couteau que tu cherchais.

- Qui te l'a remis ?

- C'est Eric Guillard.

- On parie un dîner que c'est pas celle

de Thomas Mauroy.

- Mon téléphone n'a pas arrêté de sonner.

- Les amis de Guillard.

- C'est un grand flic, et il est décoré.

Il faudrait lui lâcher

les baskets.

- Alors

on classe l'affaire ?

Pourquoi il essayerait

autant de boucler l'enquête s'il y avait rien derrière ?

- T'es limite vexant. Tu crois que faire pression

sur moi, ça marche ? - Bah...

Je continue ?

- Discrètement.

Très discrètement.

- Et si on s'en aperçoit ? - Ce sera pour ta pomme.

- Merci.

Michel ?

Pour le dîner, tu choisis l'endroit ?

On a quoi sur le père de Thomas ?

- Il a 42 ans.

- C'est un habitué.

Vols, coups et blessures,

il a pris 6 ans

pour vol dans une bijouterie.

- 6 ans pour un vol ?

- Non, il a été aussi condamné pour le vol de la recette

d'un supermarché. Il a torturé l'employé.

- Il a pas que des potes.

Il est tombé avec une lettre anonyme.

- Je comprends l'inquiétude de Thomas.

- Et ses notes basses.

- Mais de là à avoir un couteau sur lui...

- Il aurait été violent avec lui ?

- Il faut vérifier. Mais Thomas dira rien.

- Il aurait pu aussi frapper sa femme.

- Il a un frère ? - Oui. Romain, 2 ans de moins.

- Il sort quand ?

- Le 25.

Il a fait 3 ans au lieu de 6.

- Le 25 ?

C'est demain.

- Euh... Ouais... Merde.

- Commandant ?

- Romain ?

Bonjour. Il faut qu'on parle.

Tu veux t'asseoir ?

Ou pas, d'ailleurs. C'est comme tu veux.

- T'es un keuf ?

- Ca se voit tant que ça ?

- Vous ressemblez à mon beau-père.

- Tu sais pourquoi je suis là ?

- Pour sensibiliser la classe au racket ?

- Prends-moi pour un con...

Je suis là pour ton frère. Je suis inquiet. Toi aussi ?

C'est demain, le grand jour.

- Pourquoi demain ?

- Pour la sortie de votre père.

J'ai peur des retrouvailles, et ton frère se balade armé.

- Moi aussi, j'ai peur.

- Je peux interdire à votre père de vous approcher.

- Vous pourriez faire ça ? - Oui.

Il suffit d'expliquer à un juge son comportement avec vous 3.

Il t'a déjà battu ?

- Non, maman l'en empêchait.

- Elle faisait comment ?

- Elle prenait les coups à ma place.

- Et ton frère ?

- Des fois.

- Tu accepterais de mettre tout ça par écrit ?

- C'est juste que... Je veux pas que Maman le sache.

- On peut se débrouiller.

- Qu'est-ce que tu fous ?

- Mon boulot.

- L'audition du chauffeur du fourgon, ça t'intéresse ?

- J'arrive. - Ouais.

Musique pesante

Encore une demi-heure et il file au lit.

- Merci.

- De quoi ?

- Pour ce que tu fais pour nous.

- C'est normal.

- Je t'aime.

- Moi aussi.

Toi et tes enfants êtes ce qui m'est arrivé de mieux.

- Tu veux manger quoi ?

- J'ai pas faim.

- 2 jours d'exclusion, c'est pas la fin du monde.

- Tu le fais exprès ? - Quoi ?

- Papa sort de tôle.

Fais pas l'ignorante. - Je le sais.

Ca n'a pas d'importance.

- Sauf que si, ça en a.

- 3 ans sans nouvelles.

Il a pas demandé à nous voir.

Il reviendra pas.

Musique angoissante

- Te voilà, enfoiré.

Enculé.

C'est qui, ces connards ?

- Voilà les gonzesses. - C'est bon, t'as rien. Viens.

- Maman ? - Quoi ?

- La lettre qui a dénoncé Papa

et l'a mis en prison...

- Oui ?

C'était moi.

- C'est toi ?

- Qui le sait ?

- Papa reviendra pas.

J'ai parlé

à Mattéi.

Il l'empêchera de revenir.

Il renifle.

- Qu'est-ce que je fous là ?

Chez les flics pour mômes ? - Patience.

- Je vous jure, j'ai pas volé le cartable.

Et le chewing-gum est vraiment à moi, maîtresse.

- Vous voyez ça ?

Une ordonnance vous interdisant d'approcher de près ou de loin

vos enfants.

- C'est quoi, cette connerie ?

- Ca vient d'une plainte pour violence parentale.

- Qui a balancé ? Thomas ?

Non, il est pas assez con.

C'est l'autre merde. - Oh !

C'est vos enfants. - Ca va, je parle affectueusement.

- Vu votre amour pour eux,

ça va pas

être compliqué.

- Je peux pas rentrer chez moi ?

- Chez vous ? Non, chez votre ex, plutôt.

Pour la frapper ?

Dommage, elle a un nouveau mec.

Vous savez ?

- Un salop de flic.

J'ai appris ça. - N'allez pas chez elle.

C'est dommage.

- Et la politesse ?

Parler du bon vieux temps, revoir mes enfants ?

Ca va.

Je peux partir ?

- Pas avant d'avoir compris ce qu'est cette ordonnance.

Vous êtes en conditionnelle.

Une connerie, comme approcher votre famille,

et un salopard de flic vous remet en tôle. D'accord ?

- Ca va, ça va.

Je connais la chanson.

-T'es pas là. Le commissaire est furieux.

C'est Philippelli, pour le fourgon.

- Philippelli, t'es sûre ?

- Ouais, en plus on a son adresse. *-J'arrive.

- Ouais, c'est ça.

Il nous fout dans la merde, ce con.

- Fait chier, bordel.

- Commandant ? - Ouais ?

- Comment c'est facile de pirater la DRH de la police.

- La DRH de la police ? T'as fait quoi ?

- Mattéi voulait que je regarde tes tests psychiatriques.

- Mes tests ? Ca va pas, non ?

C'est le dossier de Guillard.

- Simple curiosité. - Ca se fait pas.

- D'enquêter sur un beau-père quand un gamin est violent ? Mais si.

- N'empêche, vous avez des points communs.

- C'est-à-dire ?

- Il a repris

après un burn out suite

à la disparition de sa fille.

- Il s'est passé quoi ?

- Elle a disparu un matin. Elle avait 18 ans.

- On y va.

- Oh, oh, oh !

- Tu fous quoi ? - Rien.

- J'y vais pas, t'es pas fiable. - Ca va.

Top, action !

Musique de tension

- Ca va ?

- J'ai l'impression de me regarder.

- Et ? - Et je comprends pas.

- Tu comprends pas quoi ?

- Sa fille a disparu il y a 3 ans.

Il devrait être plus prudent.

Il devrait s'inquiéter pour Thomas mais il banalise.

- Peut-être qu'il refait confiance à la vie.

Il a réussi à accepter la nouveauté.

A revivre.

- Se remettre en couple 18 mois après, c'est court.

C'est un grand flic. Il peut pas réagir comme ça.

Il devrait être inquiet.

Pourquoi il refuse qu'on l'interroge ?

Pourquoi je l'emmerde ?

Tu vas aller voir sa femme

Elodie pour l'interroger sur Guillard.

- Quel rapport ?

- Le couteau qu'a acheté Thomas, c'est peut-être pas

pour se défendre de son père, mais de Guillard.

Ronronnement du moteur

- Madame Mauroy ? Je peux vous parler ?

- C'est encore Thomas ?

- Non, je voudrais parler d'Eric.

- Pourquoi ?

- On s'intéresse aux proches de Thomas.

- Allons chez moi. - Non, on est bien, là.

Musique mystérieuse

- Une fille ?

Elle est morte ?

- Disparue il y a 3 ans.

Elle a jamais été retrouvée.

- Pourquoi il a rien dit ? - A vous de me le dire.

- C'est vrai que c'est quelqu'un de secret.

- Comment est-il avec vos enfants ? - Pourquoi ? Il est très bien.

Je vous le promets.

J'ai passé 10 ans avec un type toxique. Il a rien à voir.

C'est quelqu'un de bien avec nous 3.

- Gardez-moi. J'ai rien à vous dire.

- T'as bien compris, Philippelli ? Tes potes t'ont balancé.

Avec ce qu'on a trouvé, tu prends 15 ans.

Il faudrait améliorer

ton dossier.

- Je m'en fous.

Bips

- Fumier.

- Un problème ? - Je reviens.

- Quoi ?

Musique de tension

- Qu'est-ce que tu fous là ?

- Quoi ?

Mattéi, vous êtes entré

par effraction chez lui ?

- Pas exactement, c'est chez Madame Mauroy.

- Ca s'appelle un cambriolage.

- Vous n'avez jamais fait ça chez un suspect,

à la BRB ?

- Nous, c'est légal. - Ca suffit.

Commandant Guillard,

vous portez plainte ?

- Y a des choses qui se font pas.

Pas vrai ?

- Merci.

- Mais il lâche

ma famille.

- Mattéi ?

Il grogne.

- On peut y aller ? - Ouais.

- Commandant ? C'est quoi, ça ?

- Il a mangé aussi.

Aïe !

- De la glace ? - Pas le temps. On doit avancer.

Regarde ce que j'ai trouvé.

- Les mangas vous intéressent ?

- C'est ma grande passion, la BD.

- Ca n'a rien à voir. - C'est quoi, la différence ?

- Tout le monde sait que les BD, c'est complètement périmé.

- Qu'est-ce que vous avez tous à me traiter de périmé ?

- Je parlais des bandes dessinées.

- Il se passe quelque chose ?

- Je te connais pas.

Depuis quand y a des caméras, ici ?

- Pour la sécurité. - Et tu dis rien ?

Et ta fille ?

- Qui t'en a parlé ?

La brigade biberon ? C'est ça ?

- La psy.

Pourquoi tu m'en as jamais parlé ? - Elle a disparu.

Et on n'en parle plus. Point final.

- Il faut être honnêtes... - Honnête de quoi ?

Et ton ex ? Celui dont on doit jamais parler ?

- Aucun rapport. C'est du passé.

Un enfant qui disparaît, c'est pas pareil.

On peut pas le zapper de sa vie.

Stéphane a été l'erreur de ma vie.

Il nous terrorisait et frappait.

- Sans la taule, tu serais restée avec.

- C'est le passé.

- C'est le présent. Il vient de sortir.

Thomas a peur. - Il fera rien.

Romain a tout dit.

Il peut pas approcher

la maison.

Y a une voiture de flics devant.

- Il arrivera rien.

Vous êtes ma famille.

- Il est tard, Mattéi. - Je sais.

- Tu veux pas rentrer ?

- Regarde, c'est un dessin de Thomas Mauroy.

Et ça, c'est la fille de Guillard. Tu remarques rien ?

- Beaucoup de violence.

- Oui. Regarde.

- Pourquoi tu t'acharnes ?

- Je veux pas qu'il arrive quelque chose à ces gosses.

Passe-moi la photo.

Regarde.

Tu vois le bracelet ?

Et le dessin ?

- Mais ça veut dire que...

- Que Thomas Mauroy connaissait la fille de Guillard.

(-C'est pas bien de dire du mal de Papa aux policiers.)

Musique inquiétante

- Je te crois pas. Tu mens.

- Non, mon père nous faisait rien. Il était très gentil.

- On s'est parlé avant. C'était moi, en face.

Arrête ton cinéma.

Tu me disais la vérité.

- Non, je vous jure.

Je sais pas

pourquoi j'ai dit ça.

- Il est mineur.

Vous ne pouvez pas lui parler sans moi.

- Si, on a le droit. - C'est dégueulasse.

- Pourquoi t'aurais menti ?

Quel intérêt ?

- Thomas voulait pas

que Papa revienne.

Quand Monsieur Mattéi m'a dit

ce qu'il fallait dire je l'ai dit.

- Ton père t'a contacté.

- Je peux voir ma mère ?

- Oui.

Clara ? Merci.

Madame Mauroy ?

Retirer la déposition de votre fils

retirera la déposition envers votre mari.

- Oui, mais je connais Stéphane,

c'est une provocation pour lui.

C'est pas une bonne idée.

- Et le commandant Guillard ? - Il pense comme moi.

Je peux récupérer mon fils ? - Bien sûr.

- Au revoir.

- On arrête la surveillance chez les Mauroy.

- Bien, mon commandant. Euh, commandant.

- Ca va venir.

Ca va venir.

-On arrête la surveillance. - OK.

Musique de tension

- Impressionnant.

Très impressionnant.

- Vous voulez quoi ?

- Vous projetez

de tuer Stéphane Mauroy.

Vous croyez

qu'il a enlevé votre fille.

- Si vous retrouviez le ravisseur de votre fille,

vous feriez pareil.

- Je me suis beaucoup posé la question.

Je me la pose encore.

J'aimerais surtout savoir ce qui est arrivé

à ma fille. - Je le sais.

Je sais que ma fille est morte. Je buterai cet enculé.

- Je vous en empêcherai. - Mais vous n'y arriverez pas.

Vous êtes pas à la hauteur. - Je vous laisserai pas faire.

Coups de feu

Musique de tension

- Ah oui,

pas mal.

- J'aime pas, mais je sais le faire.

- Pourquoi tu as changé d'avis ? - Fallait leur parler toi.

On dirait un keuf. - Un flic ?

Tu crois qu'il ferait ça ? Dis-moi.

- Arrête, putain. - Allez !

Pourquoi t'as fait ça ?

- Il est venu ici.

- Qui ça ?

- Papa.

- Quoi ?

- Cette nuit. Il m'a fait peur.

- Vous descendez ?

- Quoi ?

- Bonjour, les enfants.

Ca fait plaisir. Ca fait longtemps.

Vous êtes pas trop venus.

Un bisou ? - T'es chez nous.

- T'as du caractère, fils.

- J'ai gardé toutes tes affaires. Je vais les chercher ?

- J'en ai rien à foutre. Je veux du fric, tout de suite.

Toujours trouillard.

Je veux aussi

ma carte postale. T'as intérêt

à l'avoir gardée.

- Comment vous savez qu'il a enlevé votre fille ?

- 3 semaines après sa disparition, il attaquait

sa bijouterie, il l'a enlevée pour récupérer

les clés.

- Pour en savoir plus sur lui,

vous vous mettez en couple avec sa femme ?

- Vous savez rien de notre relation.

Ses gosses, c'est tout pour moi.

Comment vous avez su pour Mauroy ?

- Les dessins mangas de Thomas,

ça vous parle pas ?

- Les BD avec des gros yeux, c'est pas pour moi.

- Il y a une différence entre les BD et les mangas.

Mais c'est pas le sujet. Regardez.

Ca vous rappelle quelque chose ?

- C'est le dessin du collier de ma fille.

Comment Thomas a pu...

- Elle est où, cette carte ? Me fais pas perdre mon temps.

- Là.

Arrête, arrête.

- Petit con !

Le téléphone sonne.

- Oui, Thomas, qu'est-ce qu'il se passe ? Quoi ?

Mauroy est à la maison. J'arrive, Thomas.

Musique angoissante

Il est où, cet enfoiré ? - Il est parti.

- J'ai pas pu

l'arrêter.

- Il est parti ? - Avec ma voiture.

- Il y a un GPS ? - Oui, j'ai les papiers.

- Ca ira ? - Oui, c'est bon.

- Je suis désolée, j'ai coupé les caméras.

- Jonathan, trace-moi le GPS d'une voiture.

Immatriculation AK049QG.

- Si Clara me demande si on a une ordonnance, je réponds ?

Vraiment ?

Ouais.

- Je viens. - C'est trop dangereux.

- Sans moi, t'aurais jamais su pour la carte.

Ni pour le fric.

Je viens. - Non.

- Je veux pas que tu viennes ou que tu voies.

Y a pas que de l'argent là-bas. Je veux pas te mettre en danger.

Musique rythmée

Musique de tension

Bips

- Hey, espèce de salopard.

Tu sais qui je suis ? - Ca pue le flic d'ici.

Tu baises ma femme ?

- Je suis

son père.

- Qui ça ? Marie ? - La touche pas !

Enculé !

Je vais te fumer.

C'était ma fille.

Elle avait pas 20 ans.

Elle avait

un père.

- On se calme.

On arrête tout.

- Mattéi, tournez la tête.

Vous aurez rien vu. - M'obligez pas.

- Un flic tue pas un flic.

Vous êtes fou.

- C'est rien. - Le lâchez pas.

Musique de tension

Une voiture démarre.

Sirènes de police

- Ton arme. Donne-la.

- OK, OK. - Dépêche-toi.

- Doucement, doucement. - Voilà.

- Et on fait quoi, maintenant ? - Tu vas m'écouter.

- On les perd ici. Ils changent de voiture.

Pourquoi il a pas pris la fuite ?

- Une personne sous le choc n'est pas logique.

- Il a pas peur de son père. - Non.

- Il a peur d'être repéré, comme si...

- Comme si ? - Regarde.

Zoome. C'est lui qui mène la danse.

- C'est quoi ?

- Dans le mille. C'est lui qui mène la danse.

- D'accord. Je suis pas le père idéal.

T'aurais vu le mien. A côté, je suis le Père Noël.

Sans rire.

Franchement.

J'ai pas toujours été mauvais. C'est pas facile d'être père.

C'est des bons souvenirs dont il faut se rappeler.

Comme cette cabane de pêche. - Ferme-la.

- Tiens, un revenant.

Tu t'es pris une balle perdue ?

C'est une balise GPS ?

Tu veux suivre qui ? - Mets-la sur mon portable.

Fais vite.

- Manipulateur !

Tu voulais te rapprocher de Stéphane.

- Ma fille avait disparu.

- Tu t'es rapproché pour être sûr que c'était mon mari.

Tu vaux pas mieux que lui. - Attends.

C'est vrai.

Au début, j'étais là pour ton mari.

Mais si je suis resté, c'est pour toi.

- T'aurais pas dû. Résultat, peut-être

que mon fils est mort.

- Tout a merdé quand j'ai retrouvé la carte postale.

Ca m'a rendu fou.

J'aurais dû te le dire.

- Sauve Thomas.

- Tiens, ça marche nickel.

Tu veux pas que je vienne ? - Non, j'y vais tout seul.

Je t'aime.

- Romain, ça peut être n'importe quel endroit.

- Je sais plus.

J'étais trop jeune.

Demandez à Maman. - Inutile.

Il n'aurait jamais dit à ta mère ce qu'il faisait avec ton frère.

- Il disait quoi sur ton père ?

Les pires souvenirs. C'était quoi, quand, où ?

- Quand ils partaient pêcher.

- Avance.

- Ca suffit.

Donne-moi ça.

Tu vas pas.... Putain !

- Tu te rappelles de cette cabane ?

Ce que tu y faisais à cette fille quand tu étais bourré ?

- C'est loin, ça, fiston. C'est fini.

- Avance ! Avance !

Avance !

- Ouais.

Je me souviens de ce qu'on faisait ici.

Je m'en souviens.

Je me souviens aussi de l'enfant qui pleurait.

Qui avait peur, qui appelait sa mère.

Et si je te regarde,

maintenant, je vois encore ce petit enfant-là.

C'est fini, fiston. C'est fini.

Viens.

Je t'aime, tu sais.

Allez, viens.

Musique angoissante

Coups de feu au loin

- Par là.

Posez votre arme.

- Qu'est-ce qu'il y eu ?

- Ca va, Thomas ?

- Thomas se battait avec son père.

Je suis intervenu.

Je l'ai tué. - C'est vous qui l'avez tué ?

- Regardez la poudre. - Et sur Thomas,

on va en trouver ?

- Il a tiré dans le mur.

Moi, j'ai mis 2 balles à l'assassin de ma fille.

- Dis-moi ce qui s'est passé.

- Non !

Non, non.

On y va. Allez.

Allez.

Tournez-vous. Allez.

- Tu peux te lever ? Allez, viens.

- Allez.

Emmenez-le.

Tiens, récupère ça.

Viens avec moi, bonhomme.

- On va se revoir, Guillard.

- Bravo. Tu auras été rapide

à trouver un nouveau collègue.

- Elle m'a demandé de venir vous expliquer

ce qu'il se passe et ce qui va se passer avec Thomas.

Il va très mal.

Ca va aller de pire en pire.

Bientôt, il va être en colère.

Contre lui, ses proches, contre le monde qui l'entoure.

Il va commencer à faire des conneries.

Non pas parce que c'est un mauvais garçon.

Il va avoir besoin de se punir et de souffrir.

Il va faire des conneries

jusqu'à ce qu'il soit jugé et qu'il paye.

Et vous savez pourquoi ?

- Non. Vous allez me le dire.

- Parce qu'à l'inverse d'un adulte, l'injustice est insupportable

pour un adolescent.

Ne pas pouvoir dire pourquoi il a tué son père est injuste.

Que le seul père digne de ce nom

parte en prison

à sa place et à cause de lui est injuste.

Si vous voulez son bien laissez la vérité faire son oeuvre.

- Qu'est-ce qu'il va lui arriver ? Si on fait comme vous dites ?

- Faites confiance à la justice.

Merci.

Merci pour Thomas.

Musique douce

Sous-titrage : BLUE ELEMENTS

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