All language subtitles for Leo.Mattei.Brigade.Des.Mineurs.S04E01.FRENCH

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Original subtitles

Musique douce

- Maman, tu viens jouer à chat avec nous ?

- Bien sûr, ma chérie. Sonnerie

Ah, c'est Papa.

- T'as promis !

- Allô, chéri ?

- Iris ! - Au parc, avec Iris.

Oui, oui.

Elle pourra venir...

vers 14h.

OK.

- Aïe !

- Non, je le fais, moi.

- Tu t'es fait mal ?

C'est pas joli, ça.

J'ai un produit dans ma voiture.

- Je demande à Maman.

- Elle est occupée, Maman.

- A tout à l'heure, je t'embrasse.

Musique inquiétante

Iris !

Iris, t'es où ? Iris, réponds-moi.

Mais où elle est ?

Vous avez pas vu une petite fille ?

Elle est brune...

- Calmez-vous, vous avez une voiture de police là-bas.

- Ca saigne beaucoup.

Il faut voir un docteur.

- Un docteur ?

- J'en connais un.

- Il faut prévenir Maman. - Bien sûr.

Tu vas me donner son numéro,

elle nous rejoindra.

On y va tout de suite.

- Iris ! - Maman, Maman !

- Arrêtez la voiture !

Arrêtez-la !

Iris !

Elle a volé

mon enfant !

Sirène de police

Là-bas.

- On va la coincer en haut de la rue.

- Descendez !

- Ma fille s'est blessée donc

j'ai roulé vite. Elle s'est fait mal au genou.

Donc j'ai... - Maman !

- C'est pas sa mère. C'est pas sa mère !

Non ! C'est ma fille !

Ma fille !

Rendez-la-moi !

Générique

Pas comme ça, non.

- J'ai... J'ai juste

répondu au téléphone.

Ca a duré une minute.

- Madame, vous avez eu la bonne réaction.

Toi aussi, t'as bien fait de crier, mais...

- J'aurais pas dû sortir du parc.

- Dis-moi...

Pourquoi tu fais la tête, ici ?

- J'arrive pas à sourire sur commande.

- Ah oui. Tu vas rigoler, moi, j'y arrive pas non plus.

On va vous raccompagner. - Merci.

- Vous y allez ?

- On peut mettre la sirène ?

- Euh...

En fait, la sirène, c'est que dans les cas d'urgence.

Mais si tu lui fais un joli petit sourire, peut-être que...

Tu vois ?

On est d'accord ? - Oui.

- AU REVOIR. - Au revoir.

- Salut, Jonathan. - Bonjour, commandant.

J'ai fait des recherches.

Elle est chargée, votre cliente.

On lui a volé son enfant à la naissance.

- C'est pas une excuse pour enlever une gamine.

- J'ai pas dit ça. - Tu me fais un café ?

- Ah ouais, vous êtes pas matinal.

- Double, le café. - Et des croissants aussi ?

- C'est ma fille, je l'ai reconnue.

- Après 9 ans ?

- Faites un test génétique, vous verrez.

- Et pour elle ?

Pour celle-ci ?

Et là ? Et là ? Et là ?

En tout, 5 petites filles

dont vous êtes sûre d'être la mère !

- Je me suis trompée. Mais là, c'est ma fille.

- D'abord, vous portez plainte.

C'est de pire et pire.

Et là, le kidnapping. - La police me croit pas.

- Il y a une raison, non ?

Vous étiez en hôpital psychiatrique,

avec médicaments ?

- C'est quoi, le rapport ?

Vous comprenez pas, c'est ma fille.

Je le sens !

Je la récupérerai !

- Asseyez-vous, du calme. On est là pour comprendre.

- Je l'ai dit :

j'ai rien à perdre.

- Rien à perdre ? Vous avez un autre enfant, non ?

- Je vous en supplie, vérifiez.

Elle a le même regard que son père.

- Bien sûr, on va vérifier.

En attendant, restez là.

Je vous laisse les photos pour vous faire réfléchir.

Vous la gardez au chaud.

Jonathan ?

Attention, ma puce, ton lacet est défait.

Tu as le dossier de naissance d'Iris ?

- Vous allez pas la croire ?

- Le dossier dit quoi ?

- OK, 2 secondes.

- Une seconde.

2 mères pour une même gamine, j'aime pas ça.

- J'allais vous le dire.

Oh putain ! - Ton vocabulaire.

- L'enfant de Nadège Mosquera et Iris sont nées

à la même maternité. - Quelle date ?

- Putain ! - S'il te plaît...

- Le bébé de Nadège Mosquera est enlevé le 24 avril 2008

et le lendemain naît Iris.

C'est chelou. Elle aurait reconnu sa fille ?

- Très chelou.

- Ou elle a listé tous les enfants nés là-bas.

- Ou pas. - Commandant ?

Le mari de Nadège Mosquera et leur fils, Quentin.

- Il se passe quoi, avec ma femme ?

- J'ai besoin de faire un prélèvement d'ADN sur vous.

Clara, tu t'occupes de lui ? - Mon ADN, pourquoi ?

- Je vais vous expliquer.

- Je m'occupe de votre fils. Tu viens avec moi ?

J'ai une petite faim. Tu veux quelque chose ?

Ah bah non,

elle est pas réparée.

- J'en veux pas, de votre truc.

- Baisse jamais les bras, sauf dans une choré.

Et surtout si c'est injuste.

Là, c'est injuste.

J'ai cru comprendre que c'était

compliqué avec ta mère.

Tu ressens quoi ?

- Bah ça va.

- Ca va ? Ca a pas l'air.

Ca doit pas être facile tous les jours.

Elle est agressive ? - J'ai rien à vous dire.

- Si, c'est mes affaires.

En plus,

c'est mon boulot.

- Qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle a encore cru voir ma soeur ?

- Ouais, c'est ça.

Ca lui arrive souvent, de penser à ta soeur ?

- Ouais. Tout le temps.

C'est forcé, non,

quand on vous enlève votre enfant ?

- T'as raison, c'est forcé.

C'est pour tout le monde la même chose.

- Un problème, commandant ?

- Tu vas nous dénoncer aux flics ?

Ca marche.

Quentin ? Tu peux y aller.

Merci, M. Mosquera.

- Au revoir. - Merci.

- On fait quoi ?

- On va prélever l'ADN d'Iris.

- Sans ordonnance du juge ?

- On n'a pas le temps.

Tentative d'enlèvement.

- J'ai été agressée, on a volé ma fille et je suis soupçonnée ?

- On vous soupçonne de rien. Ce test ADN

est le seul moyen de l'arrêter.

- Vous avez qu'à la foutre en taule.

- C'est rien,

un test ADN. - C'est une question de principe.

- Pourquoi ils crient ?

- Je sais pas, c'est des histoires de grands.

Ca a l'air super compliqué, ce jeu.

- C'est facile.

- Ah oui ? - Allez, Lola, joue.

- J'appelle un avocat tout de suite !

- Prends un mouchoir, au lieu de renifler. Tiens.

Musique douce

Si vous deviez mettre une note à vos parents,

vous mettriez combien ? Par exemple sur 10, à Papa ?

- 8.

- 9.

- Ah, pas mal, quand même. Maman ?

- 20.

- 20, moi aussi. - Sur 10 ?

Pas mal.

- Merci, Monsieur. - Je vous en prie.

- Merci, au revoir.

- Sans ordonnance, c'était couru.

- Pas vraiment. - Pourquoi ?

- Sauvés par un rhume.

- Bravo.

Musique douce

- Papa ? T'en fais pas.

Maman va bientôt rentrer.

- Bien sûr, Quentin, c'est une question de jours.

Le temps qu'elle comprenne qu'elle s'est trompée.

Mais c'est pas vrai !

Ca va. Ca va aller. Hein ?

- Vous en êtes où ?

Je sais qu'un test ADN prend du temps.

Excusez-moi.

Je vous laisse bosser. Bon courage.

On se rappelle, merci. - Vous venez

voir le match ? - J'ai pas la tête à ça.

- Vous attendez les résultats ?

- Exactement.

- Ca craint, si c'est positif. - Je te confirme.

Il faudrait envoyer Iris dans une nouvelle famille.

Va voir le match.

Tu me racontes ? - Ouais.

- OK, ciao.

- Non, vous savez quoi ?

On attendra ensemble. On va mater le match ici.

- C'est à quoi ?

- Je sais pas, Clara l'a commandée.

- Clara ?

C'est une végétarienne.

- Oh, non...

- Comment on peut gâcher une pizza comme ça ?

- Pourquoi il y a du maïs et de la betterave ?

- Oh, quel gâchis !

Musique à suspense

Matteï à l'appareil. Vous en êtes où ?

-Je vous envoie les résultats mais ça va pas vous plaire.

Sirène de police

Musique de tension

- T'as un contrôle aujourd'hui ?

- Ouais. Sonnette

- Oui, voilà !

- Bonjour.

- Que voulez-vous ? - Votre femme est là ?

- On prend notre petit déjeuner. - Désolé, Monsieur.

On n'est pas là de gaieté de coeur.

Madame, suivez-nous. - A quoi ça rime ?

- C'est rien, ça va aller.

- Iris, viens avec nous.

- Non ! Non !

Elle reste.

- Maman ! - Iris !

- Vous n'avez pas le droit. - J'en ai le devoir.

- Iris ! - Maman !

- Viens avec nous.

- Je suis au regret de vous dire

que vous n'êtes pas le papa d'Iris.

C'est la fille des Mosquera.

Il faut qu'on y aille, Iris. Tu viens ?

- Prends ton manteau.

- Je te retrouve là-bas, fais-moi confiance.

Musique sombre

- Iris est ma fille. Ma fille.

C'est moi qui me suis toujours occupée d'elle.

Je m'en fous, de vos tests.

- Sauf que nous, non.

- On a consulté votre dossier

à la maternité des Lys.

Alors...

Vous êtes entrée le 25 avril 2008 avec votre bébé.

Vous avez accouché chez vous ?

- Oui.

Pierre était en déplacement. L'accouchement devait

être plus tard.

- Donc personne ne peut témoigner.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

Il était mort-né ?

- C'est ma fille.

- Vous êtes allée à la maternité

et vous avez pris un bébé au hasard.

- Je vous répète que je suis sa mère.

- On a la preuve du contraire.

- Je suis une bonne mère. Vous pouvez rien me reprocher.

Mes 2 filles sont heureuses. J'ai toujours été une bonne mère.

- Bien sûr.

- C'est fini ?

- Je crois pas, non.

- Je veux parler à ma femme. - Désolée. C'est impossible.

- Vous êtes sûre des résultats ? - Ils sont sûrs à 100 %.

- C'est absurde. C'est pas possible !

- Ca va ?

Ca a pas l'air.

Tu dessines bien.

Musique douce

Tu sais pourquoi t'es là ?

On a découvert et on est sûrs que...

Pierre et Lucie

sont pas tes vrais parents.

- J'ai été adoptée ?

- Non, malheureusement.

Quand Lucie était enceinte,

elle a perdu son bébé.

Elle était tellement triste.

Elle voulait tellement un bébé qu'elle est allée à la maternité.

Et elle en a volé un.

Cette enfant, c'est toi.

- C'est pas possible.

- Si, malheureusement.

C'est possible et en plus, c'est vrai.

- C'est qui, ma mère, alors ?

- Tu te rappelles la dame du parc ?

- C'est pas ma mère. Je veux être avec mes parents.

Je veux rentrer. - C'est impossible.

Tu sais, Lucie avait pas le droit de te prendre à la maternité.

C'était impossible. C'est interdit.

- Ce que vous faites aussi.

Je veux retourner chez moi. - Tu seras avec plein d'enfants

dans un foyer, ce sera bien, le temps que ça se calme.

- J'irai jamais. Je vous déteste !

Musique douce

Papa ! - Ma puce.

- Je veux rester avec toi.

- Je suis là.

- Je veux rester avec toi.

- Sois courageuse. Je ferai tout

pour te faire sortir.

- Monsieur, faites un effort.

- Vas-y. - Merci beaucoup.

- J'ai pris son doudou. - Viens, Iris.

- Ne me laisse pas !

Je t'aime ! - Moi aussi.

- Papa ! - Iris, viens.

- Commandant, on m'a appelé.

- Patientez un instant.

D'accord ? - D'accord.

- Viens, Iris. - Papa !

- Je peux y aller ?

Ou vous voulez me prendre mon autre fille ?

- Non, vous pouvez y aller. - Mais faites pas de bêtises.

- Non, je vais juste prendre un avocat et me battre.

- Le commandant m'a demandé d'attendre.

- C'est normal que tu sois en colère.

C'est injuste, c'est vrai.

Mais je peux te promettre que je ferai tout

pour que ça se passe le mieux possible.

- Je pourrai revoir mes parents ?

- Ca va pas être possible. Ce qui s'est passé est trop grave.

Lucie n'aurait pas dû t'enlever.

Elle va aller en prison.

Et toi, il va falloir que tu sois forte.

Je sais que c'est dur.

Tu dois accepter la situation. T'as pas le choix.

- Et ma soeur Lola, elle y est pour rien.

C'est ma soeur, quand même.

- Il va falloir un moment pour que tu le comprennes.

C'est la meilleure solution

pour reconstruire une vie normale.

- Une vie normale...

- A ton âge, ma fille avait un doudou comme toi.

Et quand ça allait pas ou quand elle se sentait seule,

elle lui parlait.

Beaucoup.

On y va ?

- Je vous jure que si vous me laissez là, je me tue.

- Tu peux pas dire ça.

C'est pas pour toute la vie. Et si ça va pas, je serai là.

Regarde-moi.

Je te laisserai pas tomber.

Il faut y aller.

- Bonjour.

Je suis la psychologue.

Je vous ai fait venir

parce que j'ai quelque chose à vous annoncer.

Les tests ADN sont revenus positifs.

- Je le savais.

- C'est-à-dire ?

- Je l'ai su aussitôt.

- Ca veut dire que

Iris est votre fille.

- Je veux la voir.

Je veux lui parler.

- Oui, mais pas tout de suite. C'est un choc pour elle.

Il va lui falloir du temps

pour qu'elle accepte.

- Mais vous êtes sûre ? Il y a pas de doute ?

- Aucun.

- Je retourne pas en prison.

Je veux pas qu'elle me voie comme ça.

- On a envoyé une demande au juge. Vous devriez

rentrer chez vous rapidement.

- Tu l'as retrouvée.

- Vous vous foutez de moi ? C'est pas possible.

On l'a élevée depuis sa naissance. Ca doit jouer, non ?

Je sais bien mais moi... Je deviens quoi, moi ?

Ca a toujours été ma fille, je vois pas pourquoi...

Est-ce que vous connaissez un avocat, un vrai avocat ?

Vous avez pas un collègue

plus compétent ? Merde !

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Rien, ma puce.

- Maman et Iris rentrent quand ?

- Bientôt.

Très bientôt.

- Calme-toi. Ca va aller.

Musique pesante

Ca va aller. Il est tard, va te coucher.

Un enfant sanglote.

D'ici quelques jours, on verra si...

Sonnerie

- Iris ?

Ca va ? Tout va bien ?

- J'ai peur, Papa.

Ils me laissent pas...

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

-Pendant le dîner, 2 filles se sont battues.

Et y en a une qui pleure.

J'ai rien fait de mal.

Je comprends pas pourquoi je suis punie.

Je peux plus rester ici. J'ai peur.

Je veux que tu viennes. - J'arrive !

Musique pesante

- Oh !

Ouvrez ! - Qu'est-ce qui se passe ?

- Je suis le père d'iris. Je veux voir ma fille.

Je viens de l'avoir au téléphone. - Calmez-vous !

Elle pleurait.

Cris de douleur

Faut que je voie ma fille.

Lâchez-moi, enfoiré !

- Merci.

Vous cherchez quoi ?

Que je demande

le placement de Lola ?

- Comment ça ?

Si vous continuez, vous allez finir en taule

et la laisser seule.

- Je veux qu'Iris sorte. Elle va faire une bêtise, je le sens.

Qu'est-ce qui s'est passé ? - Elle a essayé de

s'enfuir et s'est blessée.

- Mais oui, elle peut pas rester là-bas.

- Oui. Ce qui compte, c'est sa sécurité.

Et tant que vous chercherez

à la revoir,

elle restera dans ce foyer.

- Si je vous promets d'arrêter, vous la faites sortir ?

- C'est ça.

Essayez de penser à Lola.

Elle a plus de mère. On lui a retiré sa soeur.

Elle a besoin de vous.

- Faites sortir Iris.

- Suivez-moi.

-Lola ?

Je dois te parler mais ça va pas être facile.

Maman et Papa sont pas les vrais parents d'Iris.

- Mais... Si vous êtes pas les parents d'Iris,

c'est qu'elle est pas ma soeur ?

- Tu penses que tes sentiments pour elle vont changer,

que tu vas l'aimer moins ?

- Non.

- Alors ça changera rien.

Elle restera ta soeur.

Une soeur de coeur, comme elle est ma fille, quoi qu'il arrive.

- Et moi, on est sûrs que vous êtes mes parents ?

- Oui, j'étais là à ta naissance. Et depuis, je t'ai

pas quittée des yeux.

- Je veux pas qu'elle parte.

Et je veux que maman rentre à la maison.

Et que tout soit comme avant. - Je sais.

Moi aussi.

Seulement, on peut rien y faire.

- Putain, qu'est-ce qu'on a fait ?

- Rendre Iris à ses vrais parents, c'est pas trop tôt ?

- Y a pas de règles. Mais ça peut se tenter.

- Léo ?

- Je suis d'accord. Ca calmera Monsieur Dervin.

- Et Madame Dervin ? Toujours dans le déni ?

- Non. Elle voulait nous voir.

- Je vais appeler le juge.

- OK.

Léo, on a le choix ?

- Appelle le foyer.

Tu sais que t'as aussi un grand frère ?

Il s'appelle Quentin, il a 14 ans.

- Je m'en moque, j'ai qu'une petite soeur.

- Il a air très sympa.

Vous aurez plein de choses à vous raconter.

J'aurais aimé avoir un grand frère.

Un grand frère avec qui parler et partager.

Et puis un grand frère qui te protège.

C'est la maison de tes vrais parents.

Tu l'aimes ?

- Elle est moche.

- Moche ?

Je trouve pas.

- Je veux rentrer chez mon vrai chez-moi.

- Iris, c'est ici, maintenant. Tu sais bien, ça.

C'est normal que t'aies un peu peur.

Tes parents aussi se posent des questions.

Ils ont qu'une envie : bien t'accueillir.

- Je les aimerai jamais.

- Je peux pas te laisser dire ça.

Tu les connais pas.

Ils t'aiment depuis très longtemps.

Tu sais quoi ? Vaut mieux être prudent.

Je te propose quelque chose. On y va ensemble.

Tu vas me prendre la main et tant que tu me lâches pas,

je reste avec toi.

- Tu promets ?

- Oui, je promets.

Musique douce

(-Quentin.)

- C'est Quentin,

ton grand frère.

- Tu veux boire quelque chose ? T'as faim ?

Je vais t'enlever ton sac à dos.

- Je vous raccompagne ?

Au revoir, Iris. - Au revoir.

Musique sombre

- Reste pas là. Tu sais pas où t'es tombée.

Maman est complètement folle sous médicaments.

Elle s'énerve pour un rien.

Sinon, elle passe ses journées allongée pendant des heures.

Et y a Papa aussi.

Papa fait ce qu'il peut mais il est jamais là.

Quand il est là, il est ailleurs. Et y a les engueulades.

Reste pas là, je te dis.

On peut pas être heureux, dans cette famille.

- Des fausses couches, j'en ai fait tellement que je compte plus.

On a tout essayé. Tous les protocoles.

Que je tombe enceinte, c'était un miracle.

Il fallait que ça marche.

Il fallait.

J'ai toujours été prudente.

Jamais un excès. Et une nuit,

j'ai eu des contractions.

J'avais perdu beaucoup de sang.

Quelque chose n'allait pas.

- Vous avez pas appelé le SAMU ? - Non.

C'était trop rapide.

Ma fille est sortie mais elle pleurait pas...

Elle bougeait pas.

Je l'ai frictionnée, je l'ai...

Je l'ai serrée contre moi. J'ai fait tout ce que j'ai pu.

Ca n'a pas marché.

On voulait tellement ce bébé.

C'est pas juste. Je l'ai porté.

C'était mon droit d'avoir un enfant.

- Alors vous êtes allée

en chercher un à la maternité. - Oui.

Je sais que c'est mal.

Je m'en veux de savoir que j'ai fait souffrir une autre mère.

Mais il le fallait.

Je suis désolée.

- C'est important que vous ayez pu parler.

Très important.

- Je peux la voir ?

Je...

La voir au moins une fois,

pour lui expliquer par moi-même.

- Ca va pas être possible. Pas avant longtemps.

- Et Lola ?

Ma petite Lola ?

Je peux la voir, elle, au moins ?

- Non, désolée.

- On y va, Madame.

- Madame Dervin, s'il vous plaît.

Ca va ?

- Je sais pas...

- Madame Dervin ? Madame Dervin ?

Eh ! Appelez un médecin !

Elle s'est évanouie.

- Et elle est avec qui, là ? Putain !

- Envoyez vite un médecin.

- Elle s'est barrée !

- Oui, je comprends.

Je suis d'accord. C'est intolérable.

Monsieur le préfet, je vous assure...

Très bien.

Je vous tiens au courant. Parfait.

C'est un cauchemar.

- Les téléphones sont sous surveillance.

J'ai fait envoyer quelqu'un pour prévenir les Mosquera.

- La sécurité se souvient de l'avoir vue passer.

Elle a sauté dans un taxi.

- Merci, Clara.

- En même temps, c'est une mère de famille, pas James Bond.

- Elle a volé un enfant et a gardé le secret 9 ans.

C'est pas n'importe qui. - C'est un cauchemar.

- Raison de plus.

Soit elle prend la fuite,

soit elle récupère Iris.

- Qu'est-ce que t'attends ? - Bah que tu t'écartes.

Merci, Michel.

Sonnerie

- C'est pas vrai !

C'est un cauchemar. Allô ?

- Je me suis fait avoir comme une bleue.

Une vraie conne.

- T'as merdé, c'est vrai.

Mais ça aurait pu être pire.

Et ça arrive de faire une erreur.

- Là, c'est une faute professionnelle.

- C'est bon, j'ai compris. - Bah j'espère bien.

- Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Jonathan, on doit en savoir plus

sur Lucie Dervin.

- Oui. - Vous venez,

Julie ?

- C'est pas une excuse mais je suis crevée.

Eliot refuse de dormir.

C'est un enfer, il se lève 3 fois par nuit.

Je suis moins concentrée.

Mais je vais me reprendre, quitte à prendre une baby-sitter

pour que je puisse dormir la nuit.

- Vous parlez beaucoup, vous.

- Non. Juste quand je suis énervée.

Et... Je vais avoir un blâme. J'assume. Ca m'apprendra.

Sonnette

Mais ça arrivera plus. C'est pas possible.

- Il se passe quoi encore ? - Votre femme a pris la fuite.

- Quoi ?

Vous savez où elle pourrait être ?

On a vraiment besoin de votre aide.

- Vous voulez que je vous dise quoi ?

Je la connais pas, moi, cette femme.

Une menteuse. Une voleuse d'enfants.

C'est pas mon épouse. - Vous allez où, là ?

- Chercher ma fille.

Elle a besoin de se raccrocher à nos rituels.

- A qui d'autre que vous votre femme aurait pu parler ?

Je sais pas... Une confidente ?

- Vous savez, elle a pas beaucoup d'amis.

A part...

A part sa copine d'enfance.

- Elle s'appelle ? - Elise.

- Elise ? - Elise Duroi.

- Il est possible que votre femme essaie de vous contacter.

Elle sait où vous trouver. Si c'est le cas, contactez-nous.

- Très bien. - Merci.

- Il faut que j'y aille.

- C'est sympa de se promener, non ? - Non.

- C'est la meilleure crêperie.

C'est une tuerie. Installe-toi.

- J'ai pas faim.

- Qu'est-ce que tu veux comme crêpe ?

Bon, écoute.

Je fais un effort. Tu pourrais en faire un, non ?

- Chocolat.

- Voilà. C'est pas si compliqué.

Je reviens tout de suite.

Bonjour. - Bonjour.

- Je vais prendre une crêpe chocolat.

Musique pesante

Merci.

Iris !

Iris !

- Papa, regarde.

- Evidemment que je suis en colère. Tu m'as jamais rien dit.

Comment t'as pu ? J'avais le droit de savoir.

- Je savais pas comment te le dire.

- Cet enfant...

Notre enfant, qu'est-ce que t'en as fait ?

- Il est...

Il est dans notre ancienne maison, dans le jardin.

Sous le grand arbre.

En paix. - Comment t'as pu faire ça ?

- Je sais pas.

J'étais pas moi.

- T'as élevé Iris sans savoir ce que tu faisais ?

- Qu'est-ce que j'aurais pu dire ?

- Que t'es un monstre. C'est pas facile, c'est vrai.

- Je suis désolée. Pour moi, c'est le passé.

Regarde-nous.

- Et l'autre mère ?

T'as pensé au mal que tu lui as fait ?

- Regarde nos filles.

Si j'étais un monstre, j'aurais été une aussi bonne mère ?

- T'es folle.

- Lola ! - Impossible.

- Iris.

Ma chérie.

- Maman ! - Je suis si heureuse.

- Je suis partie.

Je pouvais pas rester.

- On est ta famille. On va rester ensemble.

- Je savais que vous

seriez ici.

Si on se cachait ?

- Ce serait bien.

- Mais... - J'organise tout.

Elise m'a aidée.

Sa famille est en Argentine.

On part là-bas.

Ils ont dû localiser le téléphone d'Iris.

Je reviendrai.

- Maman ! Ne me laisse pas ! - Il faut qu'on

reste ensemble.

Ensemble.

Tous les 3. Hein, Iris ?

- Ca va, Iris ?

Tu nous as fait peur. Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je voulais juste voir Maman.

- Maman ?

- Elle s'appelle Lucie Dervin.

Dépêchez-vous.

Pourquoi vous la laissez partir ?

- C'est ma femme.

- Je m'en fiche. Je veux pas rester.

Je sais que ma mère va venir me chercher.

- Ca arrivera pas.

Il faut que tu te fasses à l'idée que ta seule famille est là.

- Ca va, ma chérie ? - Je veux pas vous voir !

- Ca prendra du temps.

Vous êtes pas responsables de ce qui arrive.

- Je nous ai préparé un petit goûter.

Qu'est-ce qui te ferait plaisir ? Aïe !

- Mais c'est pas possible, il faut l'arrêter !

- OK, alerte enlèvement.

- Merci, Madame.

- Je peux vous parler ?

- Bien sûr. Patientez là-bas.

Dis-moi. - On a la voiture d'Elise.

Par signal GPS, on peut remonter jusqu'à elle.

- T'es mon champion. - J'envoie l'adresse.

Musique à suspense

- Il va falloir que vous vous expliquiez.

A quoi vous jouez, vous ?

Elle est où ? - De quoi vous parlez ?

- On sait que vous aviez l'intention de la reprendre.

Alors, où est Iris ?

- De quoi vous parlez ? Il lui est arrivé quelque chose ?

- Elle a été

enlevée ce matin.

- C'est pas possible, enfin... Mais comment c'est possible ?

Vous... C'est pas moi, hein.

C'est l'autre, la folle.

Comment ça a pu...

- Arrêtez vos

conneries.

Où est Iris ?

- Je sais pas.

J'en sais rien. Comment je le saurais ?

J'en sais rien, je vous le jure. Je vous le jure.

Il faut que vous la retrouviez.

Comment elle a pu partir ?

C'est pas vrai ! C'est un cauchemar.

- Occupez-vous d'elle.

- Trouvez mon bébé, s'il vous plaît.

Trouvez-la vite.

Musique sombre

- Elle dit qu'elle y est pour rien.

- Je pourrais lui parler ? - Ca servirait à rien.

Sonnerie

- Allô ?

- On va perquisitionner chez son amie Elise.

- Il répond pas ?

- Y a pas beaucoup d'endroits

où cacher Iris. - Je peux pas vous parler.

- Et son mari ?

- Non, il a l'air largué. C'était qui ?

- Le prof de karaté de Quentin. Il était pas

à sa compét'.

- Vous pouvez essayer

d'appeler Quentin ? - Bah pourquoi ?

- Réfléchissez.

- Non. Il pourrait jamais faire ça.

- On a lancé l'alerte enlèvement.

- Merci.

Message d'alerte enlèvement

- Papa ! Papa !

- Oui, ma puce ?

- Iris passe à la télé.

- Quoi ? Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

- Oui, c'est le numéro d'alerte enlèvement.

- Commandant ! - Ouais ?

- Venez voir.

- Vous êtes pas sûre.

- Rien sur les réseaux sociaux de Quentin.

Il est pas très bavard

mais checkez ses mails.

- Il correspondait avec Lucie ? - Oui.

Il était pas surveillé.

- Lucie a contacté Iris par Quentin. - Exact.

- Bravo. Je vais voir Lucie.

- Mais attendez. Elle est innocente.

- Qu'est-ce que tu me dis ?

- Quentin a créé une fausse adresse avec le nom de Lucie.

- Se faire passer pour la mère d'Iris pour gagner sa confiance ?

Brillant.

- Et regardez le dernier mail.

Il parle de retrouver Lucie pour partir.

- Merci, Jonathan. - Le dossier.

- Pourquoi Maman donne rendez-vous ici ?

- A cause de la police.

C'est plus discret.

Musique à suspense

Verrou

- Aïe !

Quentin ! Quentin ! Quentin !

Quentin ! Au secours ! Je suis enfermée !

- Qu'est-ce que vous foutez ?

- Où est ta soeur ? - J'en sais rien.

- Pose ton vélo et suis-moi. Il faut qu'on parle.

- M. Dervin ?

- J'ai vu l'alerte.

Expliquez-moi. - Venez.

- J'ai le droit de savoir.

- Prenez vos distances avec Iris et sa famille.

- Mettez-vous à ma place... - Je suis le père d'Iris.

Iris...

Iris a été enlevée chez nous.

J'ai été assommé. - Par Lucie ?

- Non, ce serait notre fils, Quentin. Il aurait mal réagi.

- Il veut lui faire quoi ?

- Je sais pas.

- Et Iris est en danger ?

Mais c'est quoi, cette famille ?

Une mère qui vole des enfants dans la rue

et un frère kidnappeur, c'est ça ?

- C'est la faute de votre femme qui a enlevé

ma fille.

- J'étais pas au courant !

- Ca suffit ! - Elle est où ?

Je sais,

c'est dur.

Raccompagnez-les. Vous, on vous raccompagne dehors.

- Allez. - Lâchez-moi !

- Je suis désolée.

- Ca aurait été pire s'ils savaient que j'ai embarqué leur fils.

- Quentin est là ?

- Attends 5 minutes

puis tu les préviens.

- C'est n'importe quoi.

A cause de ces tests ADN, on a brisé 2 familles.

- Et on laisse le kidnapping impuni ?

- Non, mais on est censés aider les enfants.

D'abord Iris puis Quentin ?

- Au secours ! J'étouffe.

Musique de tension

- Il va rester longtemps ? - Le temps qu'il l'interroge.

Venez avec moi.

On va dans la salle des enfants. - Qu'est-ce qu'on a fait...

- Tu t'es fait passer pour Lucie.

Où est Iris ? - Je sais pas de quoi vous parlez.

- Tu te rends compte ? C'est ta soeur.

- Il faut la détester pour en arriver là.

Tu viens de la rencontrer,

ça n'a pas de sens.

Tu la connais pas assez.

Ta haine cache autre chose ?

- Je comprends pas.

- Si, tu es très intelligent. Et en plus, t'es très vif.

- Et tu t'es adapté toute ta vie.

Avec ta mère obsédée par sa fille et ton père

toujours au travail... - Je la déteste.

Toujours elle.

Elle, encore et encore.

Si on l'avait pas enlevée, combien

elle aurait été heureuse.

- Le "elle" dont tu parles, c'est ta mère ou Iris ?

- J'ai rien contre ma mère.

- Elle a jamais été là

pour toi.

Elle a jamais rien fait pour toi.

- Arrêtez ! C'est Iris qui a

foutu la merde !

- Iris n'y est pour rien. Où elle est ?

- Je l'ai conduite à la Défense. Je voulais la faire flipper

mais elle a filé.

C'est fini ?

- Non.

Tu l'as pas emmenée à la Défense. Il y a de la boue

sur tes chaussures.

Et c'est un endroit avec trop de monde.

Alors ?

Elle est où ?

Tu as tout organisé depuis le début, avec tes mails.

Je suis sûr que tu l'as amenée dans un endroit

que tu connais très bien.

Où est ta soeur ?

Chaudière en marche

Son VTT, il le fait où ?

- Je sais pas. Je lui ai jamais demandé.

- Au hangar d'Aubervilliers.

Il y va souvent avec ses potes. - Merci.

- Je connais pas mon fils...

Musique pesante

Pression

- Qu'est-ce que ça dit ?

- Attendez 2 secondes.

Là-bas, tout droit.

- C'est où ?

- Le signal de son téléphone s'arrête là.

- Quoi, là ? - Juste là.

Putain... Putain, c'est où ?

C'est là !

Musique à suspense

Iris ?

Iris ? Iris ?

Ca va ? Reste avec moi.

- J'ai chaud.

- On va sortir d'ici et tu vas respirer.

Allez, viens. On va sortir.

Musique douce

- Tu vas voir un juge. C'est grave, ce que tu as fait.

Mais il saura t'écouter. Ca va.

- Je veux pas aller en prison.

"Ghost" - Maxime Lebidois & Alexandre Sookia

Sous-titrage : BLUE ELEMENTS

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