All language subtitles for Fargo S04E02-french

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

CECI EST UNE HISTOIRE VRAIE.

Les évènements ont eu lieu à Kansas City, Missouri, en 1950.

À la demande des survivants, les noms ont été modifiés.

Par respect pour les défunts,

le reste est décrit exactement comme cela s'est déroulé.

Vous me prêtez votre rouge à lèvres ?

- J'aime beaucoup vos fringues. - Merci.

Il nous faut un bain et une tenue pour toi.

Et peut-être une bonne bouteille, pas de la gnôle de taulard.

Loin de la boisson, loin de la prison.

Sauf si tu veux y retourner.

Débarrasse-toi de ces fripes.

Les filles, ça vous dit d'enfourcher un bel étalon ?

Je ferais bien une balade.

C'est quoi, ce raffut ?

Joyeux Halloween !

Dibrell ?

Descends, c'est ta soeur. L'aînée.

Elle est avec une amie.

Retourne au lit.

Quoi ?

Qu'est-ce que tu fais là ?

Qu'est-ce que tu fais là ?

Tu surgis au milieu de la nuit.

C'est une maison respectable avec des gens convenables.

On voulait téléphoner,

mais on n'avait pas assez de monnaie.

Elle aime jouer au petit chef.

Absolument pas.

Quel est cet accoutrement d'Halloween ?

On a été libérées ce matin.

On n'a pas fait les boutiques.

J'aime le côté rustique.

Ne restez pas sur le pas de la porte, entrez.

Vous avez faim ?

Je suis affamée.

Elles ne peuvent pas rester.

Vous ne pouvez pas rester.

Servons-leur au moins du café. C'est ta soeur.

Viens.

Qui voilà ?

Une vraie petite femme.

Viens embrasser ta tatie !

Alors ?

Ne te fais pas d'idées, elle est bien élevée.

Ça sent le macchabée, non ?

Au trou, on bectait des oeufs en poudre.

"En prison, on mangeait..." Parle correctement.

Je fais son éducation.

Après la réserve, les Blancs auraient dû m'éduquer,

mais ils ont préféré violer les Indiennes comme moi.

Surveillez votre langage.

Désolé.

J'ai mal parlé ?

Tu t'en es bien sortie depuis que je suis partie.

Ne viens pas mendier.

Tu es douée pour jouer à la grande soeur.

Garde ton argent. Avec Swanee, on a un plan.

Quel genre de plan ?

On va cambrioler des banques.

Monte dans ta chambre.

Tout de suite.

Écoute ta maman. On discutera demain.

Ils ne vous ont pas relâchées de prison ?

Vous vous êtes évadées.

On s'est libérées sur notre propre parole.

On a rencontré une cocotte qui fréquente un gars de Cannon.

Elle sait qu'on est soeurs.

Elle m'a dit que t'avais une dette envers ces fripouilles.

Va savoir pourquoi.

On a décidé de venir te donner un coup de main.

Estimez-vous heureuse.

Tu réponds pas ?

J'ai pas besoin de vous. Tout est sous contrôle.

Il te prend combien d'intérêts ?

Dix pour cent le premier mois, puis ça augmente.

Ne lui dis pas ça.

Je t'avais prévenue. J'étais contre dès le début.

Fallait pas prendre ce prêt.

Comme je le disais dans ma lettre, Mme Will,

un service de cancérologie est indispensable

dans un hôpital moderne.

La clinique Mayo dispose d'un bâtiment entier.

J'espère que notre élite du Missouri mérite les mêmes traitements

que ces rustres du Minnesota.

N'est-ce pas ?

Votre chiffre sera le mien.

Si cela vous convient,

nous écrirons :

"Service de cancérologie de Walter et Mathilda Will."

Parfait, du moment qu'il n'y a pas de Juifs.

Pas de Juifs.

- Tu l'as eu ? - Je crois.

Comment ça, tu crois ?

Quoi de neuf ?

Rien de spécial.

J'ai le formol pour ton père.

Il est à l'intérieur.

On a une grosse cérémonie pour des Italiens.

Ça pleurniche et ça s'agite.

Tu ferais mieux d'attendre ici.

Ils apprécient pas trop les gens de couleur.

Te vexe pas.

On l'a blessé, il y avait du sang...

Il ne faut pas faire ça.

Tiens, te revoilà.

Tel un oiseau de bon augure.

De mauvais augure.

Un oiseau de mauvais augure.

Et que font les oiseaux de bon augure ?

Ils portent chance.

Elle parle français.

Oui, en effet.

Abruti.

Vous l'avez eu ou pas ?

Je crois. Le chauffeur, c'est sûr.

Quel chauffeur ? Celui de qui ?

- On se connaît ? - M. Fadda.

Oraetta Mayflower de l'hôpital Saint Barthélémy.

Toutes mes condoléances.

Vous étiez son infirmière.

J'étais avec votre père quand il est parti.

Il nous a quittés tout en douceur.

Tel un enfant qui s'endort.

Non, arrêtez.

On y va.

Allez, vite !

Merci.

- Retournez-y. - Chef.

Non !

Cette ordure ne va pas s'en tirer alors que d'autres...

mon père, ton patron...

Alors que des gens de valeur sont morts et enterrés.

Il n'est pas encore enterré.

Ferme ta grande gueule.

Tu pouvais pas attendre la fin avant de sortir ?

Quoi ? T'as pas pu parler sur le bateau ?

Tu vas m'emmerder à l'enterrement ?

Les garçons, ne vous battez pas.

J'ai déjà le coeur brisé.

Ne t'en fais pas, on plaisante.

C'est notre petit jeu.

Et la bague de votre père ?

- À l'auriculaire. - Quoi ?

Vous ne pouviez pas attendre avant de le déposséder ?

Votre propre père.

Comment ça ? Personne n'a rien pris.

Pendant la guerre, il tuait des communistes pour le Duce.

C'était bon pour les affaires,

... et sa famille.

Et les affaires étaient florissantes.

Ensuite les Américains sont arrivés.

Et la guerre a basculé.

Et le Duce n'était plus bon pour les affaires.

Donc nous avons dû faire un choix.

En premier, nous avons tué le Duce,

puis nous l'avons pendu par les pieds sur une place.

Regarde.

Je garde ses dents dans ma poche.

Regarde.

Regarde.

Pour me rappeler

les affaires, la famille et le pays.

Les affaires, la famille, le pays !

Dis-moi, mon frère...

dans quel camp étais-tu pendant la guerre ?

Non.

La question est :

de quel côté es-tu, maintenant ?

Petit.

Tu prends la prochaine.

Mon frère.

Un, deux, trois Indiens...

Quatre, cinq, six Indiens.

Un,

deux,

trois petits Indiens...

Quatre.

Cinq.

Cinq...

Un, deux, trois, quatre.

Je sais de quoi il s'agit.

C'est-à-dire ?

Des représailles pour un prétendu affront.

- Contre Mme Will ? - Non.

Contre moi.

Arrêtez ça !

Prenez un calmant.

Pour vos nerfs.

Votre tension est très élevée.

Voyez ? Je fais de l'hypertension.

Si je fais une attaque, inculpez-les de meurtre !

Qui ça ?

Les hommes de main.

Monsieur, votre récit n'est pas très clair.

C'était une Ford bleue ?

Nous avons eu, il y a 5 jours, dans cette clinique, une querelle.

Une intrusion de personnes indésirables.

Je ne suis pas sectaire, mais c'était des Italiens.

Je les ai renvoyés.

Vous pensez que c'est lié ?

Êtes-vous sourd ?

Il y a eu des tirs et des blessures

effectués par une bande de métèques forcenés en costume.

Moi, je suis un honnête citoyen

d'obédience protestante

qui fait respecter les règles de la clinique.

Je veille à la pureté de nos réserves de sang.

Dr Harvard, vous allez rencontrer notre portraitiste

pour essayer de dessiner le visage de ces...

Vous avez dit "métèques" ?

Je vais demander un avis de recherche pour la Ford bleue

dont l'immatriculation est inconnue.

Cela nous aiderait si vous pouviez certifier que le tireur

était le même que celui que vous avez éconduit

il y a quelques jours.

J'ai vu...

Je vais être franc.

Je n'ai vu que son arme.

Oui, ça peut surprendre.

Vous pensez que je devrais renforcer la sécurité...

Nous reviendrons vers vous.

Non, c'est inutile...

C'est ouvert.

Il a un problème mental ?

Merci de votre coopération, je vous recontacterai.

Allons-y.

Écoute-moi.

Je ne suis pas ton père.

Mais je suis responsable de toi.

Ces gens, à l'intérieur, c'est ta famille.

Est-ce qu'ils t'aiment ?

Est-ce qu'ils te respectent ?

Tu sais comment le savoir ?

S'ils se mettent à ta hauteur,

qu'ils te regardent dans les yeux,

tu es sûr que tu comptes vraiment pour eux.

- Capisce ? - Capisco.

Capisco.

Lui, il entre. Toi, tu bouges pas d'un pouce.

Mon fils d'abord.

Quel est le problème ?

Tu me fais pas confiance ?

Va chercher le petit.

Zéro. Mon petit frère.

Comment vas-tu ?

Tu te rappelles de moi ? Gaetano.

Garde tes distances.

Il veut quoi ?

Tu sais qui je suis ?

Oui.

Celui qui s'approche pas, sinon il prend une patate.

Ça veut dire quoi prendre une "patate" ?

Il a dit qu'il allait te mettre son poing dans la gueule.

Un pain dans ta gueule.

Il a vraiment dit ça ?

Oui.

Moi qui pensais passer une journée de merde.

Arrête !

Gaetano, viens ici !

Tout va bien ?

À toi de me le dire.

Oui, ça va.

Ta mère est à l'intérieur, va l'embrasser.

Ça va ?

Je te laisse avec ton fils.

Il faudrait qu'on parle, toi et moi.

Pour clarifier nos affaires.

Les choses ont changé.

Rien n'a changé.

Profite de ta visite.

Viens là.

Tu manges bien ?

Surtout du beurre de cacahuète.

Tu dors où ?

Sa chambre est au 3e étage, avec moi.

Tu veilles à son éducation ?

Je lui enseigne comment fonctionne le monde.

C'est-à-dire ?

Les chiens se dévorent entre eux.

Les chiens fonctionnent comme ça.

Les hommes sont plus compliqués.

Pas selon mon expérience.

Tu te plais ici ?

Dans la maison du chef ?

Tu te sens apprécié ?

Il faut accepter ses choix de vie.

Et leurs conséquences.

C'est qui le gros qui vient de débarquer ?

Le frère de Josto, Gaetano, il arrive d'Italie.

- Il va rester ? - C'est pas sûr.

Tu me dirais s'ils en faisaient baver à mon petit.

Chez moi, quand on s'occupe d'un gosse,

on le fait bien.

On le traite correctement.

Personne ne maltraite le petit.

Il est sous ma responsabilité.

Ta mère veut que tu manges des légumes.

On t'aime, et tu vas rentrer.

Quand ?

Je ne sais pas.

Dis à ton chef qu'il faut qu'on parle.

J'ai appelé trois autres banques du secteur.

Personne ne veut de la carte de crédit.

- T'as pas tout révélé ? - Non.

J'ai dit que c'était un instrument financier novateur,

et qu'ils seraient des précurseurs.

Si on se limite au quartier,

seulement pour nous,

ils risquent de ravager la zone quand on sera pleins aux as.

Il nous faut leurs restaurants,

leurs grands magasins, leurs banques.

Je peux même pas essayer des vêtements chez eux.

Le frère est arrivé d'Italie.

Plus jeune ou plus vieux ?

Plus jeune.

Mais énorme.

Ils sont aussi différents qu'un lion de la jungle et un lion en cage.

Les lions vivent dans la savane.

Ils pourraient se disputer le pouvoir ?

On doit agir maintenant.

On gagne du terrain avant qu'ils s'organisent.

Ou alors, c'est un piège pour qu'on s'éparpille.

Dans ce cas, on commence doucement pour tester leur réaction.

J'avais demandé les abattoirs à Donatello,

avant sa mort.

Il avait accepté.

- C'est vrai ? - C'est notre version.

On a demandé, il a donné son accord.

Maintenant, on s'exécute.

Je prendrai Opal et ses gars.

Pendant ce temps,

réfléchis aux limites que tu te poseras

si jamais ça tourne au conflit ou à la guerre.

On est en bonne voie.

L'argent rentre, les affaires tournent bien.

Peut-être qu'on s'enrichira de toute façon.

Pourquoi tout risquer ?

Tu sais qui est en bonne voie ?

Le lion en cage.

Il commence à limer ses barreaux

à force de faire les cent pas.

Tu sais qui n'est plus en bonne voie ?

Le lion dont la tête est accrochée au mur.

Il est planté là,

un sourire forcé sur le visage.

Je pense qu'ils vont passer à l'action.

Aujourd'hui, demain.

Pour nous tester.

Ils sont tordus,

ces sales nègres.

Ils réfléchissent bizarrement.

Ils sont toujours en train de quémander.

S'ils ont faim, on leur fera bouffer des balles.

Le meurtre, c'est mauvais pour les affaires.

Le meurtre, c'est les affaires.

On ne tuera personne.

Papa a conclu un marché.

On va l'honorer.

C'est...

Comment on dit, déjà ?

D'accord.

Je suis là pour quelques jours.

Si tu veux être une fiotte, libre à toi.

Josto.

On discute, là.

Ta Dessie est là.

J'arrive.

Le conseiller municipal aussi.

Ils viennent lui rendre hommage.

Tu devrais y aller.

On tue personne.

C'est non.

Fiotte.

Mon chéri, quelle tristesse !

Je tiens le coup, ma famille est là.

On est ta famille aussi, pas vrai, papa ?

Vous êtes pas encore mariés.

Papa, sois gentil.

Ça va ? Tu as mangé ?

Je vais on ne peut mieux.

Les hommes, toujours à jouer les Humphrey Bogart.

N'hésite pas à pleurer si tu en as envie.

Tu as perdu ton père, personne ne te jugera.

Mon poussin, laisse-moi un instant avec ton fiancé.

J'ai des conseils à lui donner.

On se voit plus tard, lapin.

Un petit baiser ?

- Vous voulez m'entuber ? - Du calme !

Si je laisse ma fille épouser un rastaquouère,

c'est que j'ai des ambitions politiques, financières...

Et moi qui suis éperdument amoureux.

Allez vous faire mettre.

Vous ne toucherez rien de l'héritage Gillis

tant que vous ne m'assurerez pas de votes.

Un maire doit être élu et les élections, ça coûte cher.

Beau-papa ? Je peux vous appeler comme ça ?

Mon père ne s'est pas sorti des griffes de la plèbe

pour faire de ses fils des petits employés.

Vous serez maire ? Mes enfants seront présidents.

Vous aurez vos votes et votre...

petite enveloppe.

D'abord, je vais flanquer des bébés dans votre fille, un par un.

Et deux fois, le dimanche.

Prenez un verre.

Essayez la calzone, elle est extra.

Mes condoléances.

J'ai vu la Ford bleue garée devant.

Félicitations, t'as une bonne vue.

Un témoin de la clinique a vu une Ford bleue

fuir la scène du crime.

Le bleu est une couleur répandue.

Vous ne demandez pas qui a été tué ?

Tu as vu tous les costumes noirs en entrant ?

Les dames qui pleurent dans leurs assiettes ?

On m'a parlé d'une bande de "métèques forcenés"

qui se sont fait virer de la clinique dernièrement.

Il est mort ?

Qui ?

Tu le sais très bien, espèce de détraqué.

Il est mort ?

Chef,

chef, chef, chef...

Il ne faut pas tuer les civils.

Ce connard nous a mis dehors comme des sous-merdes.

Il a signé son arrêt de mort.

Je comprends.

Mais vous l'avez raté.

J'ai une riche mondaine, amie du maire,

avec un trou dans le crâne.

Tous les gros bonnets vont me mettre le grappin dessus.

Alors, je viens vous demander, avec tout le respect...

Je peux détourner un peu l'enquête,

inculper un quidam,

mais laissez ce Dr Harvard.

T'as dit quoi ?

- On lui fera rien. - Tu t'avances.

Cette année, on le laisse tranquille.

L'année prochaine,

il reprendra sa petite vie,

avec sa femme bien dodue et son rôti du dimanche.

Il fabriquera ses maquettes d'avions.

Il oubliera.

Mais nous, on n'oublie pas.

On attend, on aiguise nos griffes.

Et un jour, quand il aura même oublié le nom de la bonne femme,

eh bien...

Je ne vais pas spéculer devant un représentant de la loi,

mais je vous assure qu'on réglera nos comptes.

D'accord ?

Pan !

Bonjour, M. Cosmopolis.

Bonjour.

C'est encore Mlle Mayflower.

Comment ça va, en cette belle journée ?

En fait, c'est un mardi d'automne très frais.

Ça sent la dinde.

C'est bientôt Thanksgiving.

En Grèce, vous célébrez cette fête ?

Mon pauvre...

Votre corps fait beaucoup d'efforts pour faire circuler votre sang.

Votre vieux coeur ne fait plus son travail.

C'est un vilain coeur.

Oui...

Les médecins disent

qu'ils ne peuvent plus grand-chose.

Ces fichus médecins...

Mais Oraetta va vous aider.

Vous voulez que je vous aide ?

À soulager la douleur ?

Mais oui, évidemment.

La vie est déjà assez dure avec un coeur correct.

Ne vous inquiétez pas.

L'ange du Seigneur est arrivé.

Je dois dire, Mlle Mayflower,

que c'est formellement interdit.

C'est extrêmement fâcheux, ce que vous faites...

Administrer une telle dose...

d'un médicament inapproprié.

Cela entraîne une mort inévitable.

C'est intolérable.

Nos patients recherchent des soins de haute qualité,

on ne doit pas les négliger.

M. Sneet, croyez-moi, je suis la première embarrassée.

Mais vous avez vu leur écriture ?

Aux médecins ?

On dirait des peintures rupestres.

Non, je regrette,

mais ce n'est pas la première fois que nous doutons de vos soins.

La qualité de vos soins.

Des patients morts prématurément

ou transportés en soins intensifs sans raisons biologiques.

Sans compter que le pharmacien a remarqué des incohérences

entre les médicaments prescrits et demandés

ces derniers temps.

Et les demandes viennent de vous.

En somme,

après ce dernier désagrément,

je ne pense pas pouvoir vous garder avec nous.

Vous êtes renvoyée.

J'ai compris.

Oui, vous devez vider votre casier.

Je sers de bouc émissaire.

Pour l'incompétence des médecins.

Certains font des erreurs et on me fait porter le chapeau.

Je ne suis pas un bouc émissaire.

Oraetta Mayflower n'est pas un bouc.

Appelez la police si la négligence vous inquiète.

Pour des médicaments mal inventoriés.

Dites-leur d'envoyer le panier à salade !

Qu'ils me passent les menottes.

Alertez la presse aussi.

On est en Amérique, monsieur.

C'est pas l'Union soviétique

où les gens sont rationnés et privés de leurs droits.

Vous voilà juge et bourreau à me condamner au bûcher.

Pour quelle raison ?

Mon incapacité à déchiffrer les gribouillis d'un épileptique ?

Mlle Mayflower.

Mlle l'infirmière.

Je serais ravi...

Accepteriez-vous une indemnité d'un mois ?

Trois mois.

Je peux vous en donner deux.

Et une lettre de recommandation dithyrambique.

Écrivez-le.

Je dois dire, M. Sneet, que je suis déçue.

Par cet établissement

et par vous.

Quand nous quitterons ce monde,

le Seigneur jugera la valeur de nos âmes immortelles

et condamnera nos péchés

si nous avons manqué de faire preuve d'excellence

en Son nom.

Et sans dévouement inconditionnel envers Lui,

vous et moi irons brûler en enfer.

Oraetta Mayflower ne compte pas suer pour l'éternité

sur la fourche du diable.

Bonne journée, monsieur.

Voilà comme on est remerciée.

Je mettrai plus un pied dans cet hôpital.

Qui est-ce ?

Une infirmière qui habite en face.

Cache-toi.

C'est formidable.

Qui aurait cru qu'ils enseignaient le français aux Noirs ?

Ce n'est pas le cas, j'apprends toute seule.

Quelle audace !

Et crois-moi, je parle en connaissance de cause.

Les sagittaires.

C'est quoi ?

Un signe du zodiaque.

En astrologie.

Scientifiquement, notre jour de naissance est relié aux astres.

Ça forge notre destin.

Quand es-tu née ?

Le 1er décembre.

Comme je le disais,

tu es sagittaire.

On est presque soeurs, finalement.

Je dois terminer mes devoirs.

Tu ne chercherais pas un travail après l'école ?

Du ménage pour te faire un peu d'argent.

Vous nous voyez comme ça ?

Des domestiques ?

J'ai un petit lot de disques chez moi.

Des chansons françaises, des histoires.

Des cartes postales de Paris.

Tu pourrais nettoyer en écoutant.

J'aimerais faire de toi mon sujet d'étude.

Qu'est-ce que ça signifie ?

Tu aimes les tartes ?

Évidemment.

Tout le monde aime les tartes.

Reste dans les parages, je reviendrai.

Quelle étrange femme blanche !

Monsieur, sachez que je suis prêt.

Bien.

Pas que pour le travail physique.

J'ai fait des maths au lycée et de l'histoire.

Mon truc, c'est la stratégie.

À Xanadu, Kubilaï Khan se décréta

Un fastueux palais des plaisirs

Pardon ?

Comment tu t'appelles ?

Leon.

Bittle.

Le cousin de Happy.

Alors, le cousin de Happy,

voyons comment tu t'en sors, ce soir,

avec les tâches basiques.

Ensuite, on verra la stratégie.

Allez.

Ça sert à quoi ?

C'est pour décorer ?

Ou vous aimez l'odeur ?

C'est une mise en garde pour les autres rats.

Mon grand, tu surestimes l'intelligence de ton ennemi.

Nous n'avons pas d'argent.

C'est pas un braquage.

Pas du tout.

Il s'agit...

d'une passation de pouvoir.

Quoi ?

Nom de Dieu !

On prend le contrôle.

Vous savez où vous êtes ?

Oui.

Vous feriez mieux de déguerpir.

On fait quoi, maintenant ?

Maintenant ?

On attend.

Mon père a travaillé dans un abattoir pendant 33 ans.

Il dépeçait les vaches, les cochons, les poulets.

Toute la journée, il découpait des faux-filets,

des côtelettes d'agneau, des travers de porc.

Tu sais ce qu'on mangeait ?

Des pieds de cochon.

Du jarret de porc, du collier de boeuf.

Les restes.

Qu'est-ce que j'avais dit ?

Ils aiment parler.

En Amérique, même la nourriture a un sens.

C'est un indicateur de richesse, d'exclusion,

de couleur.

Ici, c'est chez nous.

On ne s'est pas présentés.

Docteur Sénateur.

Il faut se montrer respectueux pour être respecté.

C'est pour ça que les Américains sont si faibles ?

Avec vos histoires de donner pour recevoir.

C'est de la merde.

Au pays des voleurs et des tueurs,

Gaetano est le roi.

Du calme.

Un marché a été conclu.

Dans les hautes sphères.

Mercredi dernier.

Apparemment, Sa Majesté n'était pas au courant.

Un marché

entre Fadda senior

et mon partenaire, Cannon.

Un territoire a été alloué

par votre organisation au Syndicat Noir.

Donné.

Nous sommes venus

pour le récupérer.

À mon avis, c'est des conneries de nègres.

Je discute avec toi

ou avec lui ?

Ton père a passé un accord.

Si tu ne respectes pas ça,

alors on ne respectera plus rien.

C'est très malin.

De vous cacher derrière ce mot.

Tes mots auront-ils la même saveur dans la gueule du loup ?

Les muscles et la carrure.

C'est ça, le pouvoir.

Pas vos petits...

Si c'est un malentendu, on verra.

Rentre chez toi avec tes gars, je vais parler à mon frère.

Si ce que tu dis est vrai,

dans ce cas-là...

Mais si c'est faux...

Le cousin de Happy !

Doucement, le cousin de Happy.

On est d'accord ?

Mais souviens-toi,

on reviendra.

Vous, vous êtes arrivés hier.

Nous, on fait partie de ce pays,

comme le vent

et la terre.

Seigneur, nous savons que la route est longue.

Nous T'en remercions,

car le voyage nous rend sages.

Nous savons que l'ascension est dure.

Nous T'en remercions,

car l'ascension nous rend forts.

Tu as créé la terre, la mer,

et Tu les as emplies d'injustice.

Pour nous donner une tâche à accomplir.

Nous T'en remercions.

Tu as créé les humbles

pour qu'ils héritent de la terre.

Tu as créé les puissants pour qu'ils défendent les humbles.

Prions.

Nous serons puissants en Ton nom, Seigneur.

Tu nous as montré la peine et la défaite

pour que nous sachions la joie de la victoire au moment venu.

Entends notre prière, Seigneur,

et fais-nous grâce de Ta bénédiction.

Nous serons à la hauteur du fardeau que Tu nous as confié

car nos coeurs sont purs.

Amen.

C'est parti.

Adaptation : Carole Benyamin

Sous-titrage DELUXE MEDIA Paris

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.