All language subtitles for Leo.Mattei.Brigade.des.mineurs.S10E03.La.menace.fantome.Partie.1.FRENCH

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Original subtitles

Musique douce

Musique rock

...

- Cette fois, on y est. Et on recule pas, on y va.

- D'où on recule ? On a assuré tous tes défis, non ?

- Bah ouais. Quand on a sauté de la cascade

ou qu'on a piqué le scoot du chelou.

- Mais là, les gars, c'est une maison hantée.

On va réveiller les fantômes.

Bouh !

- Elle a dit quoi ?

- Elle aime pas qu'on l'appelle

"le chelou".

- De toute façon, je pense pas qu'Eva devrait venir avec nous.

Si votre père l'apprend, on va se faire défoncer.

- C'est tous ou personne.

Ma soeur est dans la bande. - Arthur a raison.

On est une team !

- PEUR DE RIEN !

Musique intrigante

...

- Qu'est-ce que c'est

que cet endroit ? - C'est glauque.

Ca pue !

- Mec, viens voir les toiles d'araignées !

- Ah, y a un trou dans le plafond.

...

Ah, mais...

Gaspard, t'avais dit

que personne venait, mais y avait quelqu'un, là.

...

- Téma le tableau.

Complètement défoncé.

...

Attendez, elle est où, ma soeur ? - Putain, elle est passée où ?

Eva !

- Ca sert à rien de crier, elle entend pas.

...

- Eva ?

Des pigeons roucoulent et volent.

...

...

- C'est bon, on a retrouvé Eva !

Raph ?

Raph, t'es où ? Raph !

...

- Gaspard ! Gaspard !

Putain, y avait un squelette dans la cave !

- Quoi ?

- Un crâne, un mort, enterré.

J'ai trouvé ça.

- C'est quoi ?

- Je sais pas. - Une boucle d'oreille.

On fait quoi ? On prévient les gendarmes ?

- Ils nous croiront pas. - Si y a un squelette caché,

c'est qu'y a eu un meurtre, c'est sûr.

- Y a quelqu'un qui a bougé.

Il m'a vu et il s'est enfui.

- Putain, on fait quoi ? Et si lui aussi, il nous a vus ?

- Je vais le dire à mon père, il saura quoi faire.

- Rendez-vous à 14h à la chapelle.

En attendant, on dit pas un mot. Faut pas que le tueur nous retrouve.

- OK. - C'est parti.

...

Musique de tension

...

Notification - Il me propose un théâtre.

Je réponds quoi ?

- Bah devine. Evidemment.

- Ah oui ?

C'est bizarre pour un premier date. - Ouais, c'est pas normal.

Je vais demander son casier judiciaire,

ça sent le psychopathe sanguinaire.

- Très drôle. Je vous dirai plus rien.

Hm. Mais s'il vient pas,

ou accompagné...

Et si la pièce est nulle.

Non, non.

- Vous avez fini de toujours trouver des excuses ?

- Donc je dis oui ? - Evidemment !

- Et si la pièce est nulle,

je me casse à l'entracte, c'est tout.

Attendez. Par contre, vous dites rien.

Vous allez me vanner, avec Jonathan.

- Une tombe.

Oh, salut les amoureux !

- Ca va ? - Ouais, super.

- Bien dormi ?

- Vous avez l'air heureux, tous les deux.

- Commandant ? - Oui ?

- Y a rien qui vous choque ? - C'est-à-dire ?

- La prochaine fois, vous prendrez ma voiture.

- Ah, merde ! - Je me disais aussi !

- Ca va ?

- On s'en occupe, monsieur le procureur.

- Tête des mauvais jours. - Bonjour, commissaire.

- La Verdière, ça vous parle ? - Pas du tout.

- Un village à 100 km de Marseille. Raphaël Lefort, 12 ans,

a disparu depuis hier vers 14h30, d'après la gendarmerie.

- Qui a donné l'alerte ? - Un gamin.

Il a prévenu les parents de Raphaël et ils ont appelé la gendarmerie.

Leur capitaine pense que c'est un accident,

le coin est escarpé.

Le procureur a ouvert une information judiciaire.

- Le proc', il pense que c'est un meurtre ?

- Au cas où, on verrouille.

- Très bien, commissaire. Je pars devant en bécane,

vous prenez le matériel de recherche.

Détecteur de chaleur, drone thermique, vous prenez tout.

- On s'en occupe. - Je repasse à la maison,

je vous prends 2-3 affaires. - Super.

Vous pensez au chien, Donna ?

- Elle va bousiller la banquette...

- Voici la fiche du gamin.

- OK.

Musique douce

...

C'est parti, commissaire. - D'accord.

...

- Raphaël !

- Raphaël !

- Raphaël !

- Raphaël !

- Raphaël !

- Raphaël !

- Raphaël ! - Raphaël !

- Raphaël ! - Raphaël !

- Oh... Et merde !

- Ca va, lieutenant ?

- J'ai choisi la bonne place, encore.

- Vous êtes pas trop campagne. - Non, j'aime pas.

- Vous êtes plutôt rat des villes. - Oui.

Ah, bordel. Et les moustiques, c'est forcément pour moi,

j'ai une peau de blonde.

- Votre métabolisme doit être chargé en CO2.

- Oui. C'est moi, le trou de la couche d'ozone.

Un moustique bourdonne.

- Merde.

- Bonjour. Capitaine Rolland.

- Bonjour. Commandant Mattéï, brigade de protection des mineurs.

- Lieutenant Salma. On reprend l'enquête.

- Bienvenue. - Le copain

qui a signalé la disparition, on a ses données ?

- Gaspard Boyer, c'est un ado. Une bande connue de tout le village.

- Oh ! Eh ! Les gars !

- Le père de Raphaël, Patrick Lefort.

- Ca donne rien.

Ca fait des heures qu'on tourne en rond !

Moi, je...

- On vous comprend,

M. Lefort.

- Y a rien à comprendre ! Je veux juste retrouver mon fils.

Vous êtes qui, vous ? - Commandant Mattéï,

BPM. - Lieutenant Salma.

- Votre dernier contact, c'était quand ?

- Hier, en fin de matinée, un peu avant midi.

Il a essayé de me joindre, mais il a pas laissé de message.

C'est pas de lui. Normalement, il me rappelle.

Et là, rien.

Je m'en veux !

- Euh... M. Lefort ?

- Quoi, "M. Lefort" ? - Votre femme,

la mère de Raphaël, on aimerait bien lui parler.

- C'est pas ma femme,

c'est mon ex-femme, Amanda.

- Et quel genre de rapport vous entretenez avec elle ?

- Bien. Si on avait pas l'autre sur notre dos, ça irait mieux.

- L'autre, c'est son nouveau mari ?

- C'est ça, on peut rien vous cacher.

Il supporte pas

que je me sois rapproché de chez eux.

- Elle vit où ?

- Au-dessus de la boulangerie du village.

Tout le monde le sait, avec la star.

On parle, on parle, mais on fait quoi pour mon gamin ?

Emilie, Jacques, venez !

La cloche de l'église sonne.

...

- Bonjour, madame. - Bonjour.

- Ah oui quand même, meilleure baguette.

- Voilà pourquoi "la star". Après vous.

- Bonjour. Lieutenant Salma.

- Commandant Mattéï, brigade de protection des mineurs.

- On vient pour Raphaël.

- On a voulu garder

la boulangerie ouverte. Travailler m'aide à tenir debout.

- Ca se comprend. Quand est-ce qu'on vous a prévenue de sa disparition ?

- Hier, vers midi.

- Avant que Gaspard signale la disparition.

- Son ex était inquiet. Apparemment, Raphaël a essayé de le joindre.

- Mais moi aussi,

j'ai essayé de l'appeler. Son portable était coupé.

Voyant qu'il revenait pas,

j'ai appelé

les gendarmes.

- Vous avez eu un super réflexe. - Patrick était sur les nerfs,

il voulait le retrouver seul.

- Ca se passe comment avec votre ex ?

- Bien.

Il est même venu s'installer ici pour être plus proche de Raphaël.

- Même si on pensait que c'était pas une bonne idée.

- Vous n'étiez pas à la battue.

- Si, ce matin. Je suis revenu pour faire les sandwichs

pour les volontaires. - OK.

Et M. Martel, elles sont comment, vos relations avec Raphaël ?

- Très bonnes.

- Et sa bande de copains ?

- Oh... - Amanda, s'il te plaît.

Arrête de les protéger. Je t'ai dit que ça allait mal finir.

- Mmm !

Elle est bien croustillante.

T'inquiète pas, je la paierai.

Dis-moi, Maxence, tu le connais bien, Raphaël ?

(- Ouais.)

Et ses amis, tu les connais aussi ?

- Je les connais pas.

Ma soeur et moi, on a besoin de personne.

- Tu m'aides pas trop, t'es pas très bavard.

- Ils sont pas sympas avec moi.

Enfin, surtout le plus âgé.

Les autres, ils suivent. Ils m'appellent "le chelou".

- Le chelou ?

Y a une raison ?

Pourquoi ?

- Je sais pas.

Je suis pas comme tout le monde.

On veut pas de moi, j'ai pas d'amis.

Vous pouvez pas comprendre, vous.

- Regarde-moi.

Moi, je peux pas comprendre ?

Tu sais, c'est bien d'être différent.

Il suffit de l'accepter.

C'est ça qui fera ta force.

Un vélo dérape.

- Putain ! Ca fait une demi-heure que je vous attends !

J'ai flippé. - Pourquoi t'as pas appelé ?

- J'ai oublié mon portable.

- Notre père nous lâche plus.

- Personne vous a suivis ?

- Non.

- Qu'est-ce qu'elle dit ?

- T'es parti avec Raph, hier. T'as rien vu ?

- Non, sinon je vous le dirais.

Bon.

On se retrouve cette nuit à la maison hantée.

- Cette nuit ?

Oh non... T'es sûr ?

- Arthur. Moi aussi, elle me fait flipper, cette baraque.

Mais tout est parti de là. Faut qu'on sache qui se cachait.

C'est forcément celui qui s'en est pris à Raph.

C'est lui, le tueur.

- OK. On y retourne ce soir.

- OK. En attendant, je vais voir

si les recherches des flics donnent quelque chose.

Musique mélancolique

...

Une moto circule.

...

- On cherche la maison des Boyer. - Pour parler à Gaspard.

- Le petit Gaspard... Il est là, avec les volontaires.

- Merci. Gaspard !

Gaspard ! - Arrêtez-le !

- Gaspard, arrête-toi ! - Arrête !

Hé ! - Arrêtez-le !

- Ouais, Jonathan. *-Ouais, commandant.

On a un gamin en fuite. *-OK.

- Gaspard Boyer. Tu me le géolocalises ?

Et tu demandes à Marion, s'il te plaît,

de suivre tout l'itinéraire du petit Raphaël.

*-OK, ça marche. On a établi notre QG au centre du village,

dans la paroisse.

- Dans une paroisse ? Tonalité

Ce garçon m'étonnera toujours.

- On a deux gamins dans la nature, faut parler aux autres copains

avant qu'ils s'envolent comme des moineaux.

- Non, c'est du pigeon, ça.

- Oh merde. - C'est le cas de le dire.

- C'est dégueulasse.

- Ca change, cette ambiance. Quand je pense qu'on va dormir ici.

- T'es croyant, toi ? - On en a jamais parlé,

mais... Non, il faut surtout retrouver le petit Gaspard.

- Oui, je m'en occupe.

- On en reparle à la maison ?

- Vaste sujet.

- OK.

- On va le retrouver,

ton ami. Je suis sûr.

- C'est magnifique, toutes ces courges.

- C'est très beau.

- Bonjour. - Bonjour.

- Bonjour.

- Lieutenant Salma. - Commandant Mattéï, BPM.

- Je suis au courant.

J'ai pas pu venir à la battue

à cause du boulot et...

Et des enfants.

Je suis veuf depuis 5 ans.

- Vous vous en occupez seul ? Courageux.

- Oui. Ma femme est morte d'un cancer.

- Ah. On savait pas, on est désolés.

Votre fille est atteinte

de surdité ? - Oui, de naissance.

Mais si vous lui parlez

lentement et distinctement, elle peut comprendre.

C'est une battante.

- Je peux lui poser quelques questions ?

- Bien sûr. - Merci.

- Vous inquiétez pas,

ils sont entre de bonnes mains. Je peux vous parler ?

- Oui. - Vous risquez rien.

Bonjour.

Super, ces vélos.

C'est des vélos de compète, non ?

- C'est notre père qui nous les a offerts.

- Magnifiques. Vous devez bien vous amuser, avec ça.

Et vous savez quoi ?

Ca, c'est le petit-déjeuner de mon enfance.

Pain de mie, chocolat en poudre,

et ça...

C'est du lait d'amande ?

C'est toi qui es allergique

au lait de vache ?

C'est quoi, ça ?

- "Frère".

- C'est toi, alors ? - Oui.

Ma soeur lit un peu sur les lèvres. - Oui, je vois bien.

- Quand ça va trop vite, je lui traduis.

- J'ai 2-3 questions.

Gaspard s'est enfui, vous sauriez pas où ?

- Non. - Vous étiez avec lui

quand il a signalé la disparition de Raphaël ?

- Oui.

On s'était donné rendez-vous

à la chapelle abandonnée à 14h. C'est notre QG.

Mais Raph est jamais venu.

- Ah. Et c'est pour ça que vous avez donné l'alerte ?

- Oui.

- Je peux me faire

une tartine ?

- Et vos enfants,

ils se sentent comment ?

- Ils pensent que quelque chose de grave s'est passé.

- Vous connaissez bien Raphaël ?

- Oui. C'est un pote de mes enfants.

Et son père est un ami, Patrick.

- Et Gaspard ?

Vous pensez qu'il a pu avoir une mauvaise influence sur vos enfants ?

- Non. Pour moi, tout va bien avec Gaspard.

- OK.

Donc selon vous, qu'est-ce qui a pu arriver ?

- J'en sais rien.

- Le chocolat en poudre

et après... Mmm !

Oh ! Ca te fait rigoler, toi ?

C'est difficile de pas s'en mettre partout.

Mais je peux pas m'en empêcher.

Ca me rappelle trop ma jeunesse.

Dites-moi, vous pensez que Gaspard a eu peur

qu'il lui soit arrivé quelque chose,

à Raphaël, ou pas ?

Il a eu peur de quelque chose ? De quelqu'un ?

Et vous ?

Vous avez eu peur ?

- On sait rien.

- C'est bon, j'ai déjà le téléphone de Gaspard.

- Sérieux ?

- Je me mets sur son portable.

Regarde.

- T'es vive, aujourd'hui !

- Ca, c'est le Seigneur.

Musique intrigante

- Qu'est-ce que tu fais là ? - Les flics

me cherchent et je cherche Raph. On était dans la maison hantée.

- C'est la maison de mes parents.

- Raphaël...

Il y a vu le tueur.

C'était toi ?

Dans la cave ?

T'as suivi Raph ?

- C'est ça que t'as dit aux flics ?

- Je leur ai rien dit.

*-Commandant, on a réussi à localiser

le portable de Gaspard, il l'a pas éteint.

Je vous envoie sa localisation. - Super, j'attends ton message.

Merci, Jonathan.

On a localisé Gaspard.

Je pars à sa recherche

avant qu'il lui arrive la même chose qu'à Raphaël.

- Quoi ? Qu'est-ce que vous racontez ?

- Les gamins sont terrifiés.

Eva, en langue des signes,

a parlé du tueur, Arthur s'est énervé,

ils s'étaient promis d'en parler à personne,

même pas à leur père.

Sinon, le tueur allait les retrouver eux aussi.

- Ils ont dit ça en langue des signes et vous l'avez compris ?

- Ouais.

- Depuis quand vous signez ? - C'est une longue histoire.

Gaspard a fui pour se planquer, il a peur de nous parler.

Bon. Allez, zou.

Putain !

C'est ça qu'il me faut !

Salma démarre.

La cloche de l'église sonne.

- Ah ouais.

Salma rit.

Sympa, la déco, les gars ! - Ouais ?

- Vous devriez vous en inspirer pour votre petit cocon !

- Vous permettez que je me concentre ?

J'essaie de repérer Gaspard.

- J'appelle le commandant.

Ouais, commandant, vous êtes où ?

- J'ai trouvé un nouveau jouet.

Vous me guidez ?

Le drone bourdonne.

- Qu'est-ce qu'il fait ?

Il faut qu'il aille tout droit.

*Commandant, tout droit. - Vous êtes une rigolote,

*j'aimerais bien vous y voir ! - Vous êtes motard ou pas ?

Musique rock

- Evidemment

que je suis motard ! Je vous emmènerai faire un tour.

Ca secoue pas mal.

*-Ralentissez, j'ai du mal à vous suivre.

A gauche ! Ouais, c'est bon.

Tout droit.

- Prends de la hauteur, on va le trouver plus facilement.

...

- C'est bon, je l'ai.

Musique intrigante

- Mattéï ?

Mattéï ?

*Mattéï, vous êtes vivant ?

Allô, Mattéï ?

- Je suis le gamin. - Il répond pas.

...

- Gaspard, arrête-toi !

T'inquiète pas.

T'inquiète pas. Tout va bien, je suis de la police.

N'aie pas peur, je suis de la police.

Ca va ?

T'inquiète pas. Regarde, je suis de la police.

Qu'est-ce qui t'est arrivé ? T'as mal ?

- Un peu.

- Regarde-moi. C'est pas de nous dont t'as peur, hein ?

Si tu veux

qu'on retrouve ton copain, il faut me parler.

D'accord ?

Ca va aller, je vais te ramener.

Viens.

Musique douce

...

Quelqu'un ouvre un emballage.

- Bon, je te préviens,

je suis pas infirmière

mais flic.

Ca va piquer un peu.

T'es prêt ?

- Ca pique !

- Je t'avais prévenu.

- Dis-moi, Gaspard. C'est qui, celui que vous appelez le tueur ?

Tu peux nous parler, tu sais.

Tes potes, ils nous ont tout raconté.

- Moi, je me dis que ça doit être le chelou, Maxence Leroux.

- Le chelou ?

C'est pas très sympa, ça.

C'est pas très élégant, dans ta bouche.

T'aimerais bien qu'on t'appelle "le chelou", toi ?

- Non.

- C'est quoi, votre problème ? - Aucun.

Enfin si, il nous fait flipper. Il est pas comme les autres.

- Donc, sous prétexte que toi,

tu le trouves différent, tu penses qu'il a tué ton pote ?

- Non, mais il nous fout les jetons, il a des crises.

Musique intrigante

...

- Gaspard. Regarde-moi.

Hé.

...

De quoi vous avez vraiment peur ?

De qui ?

...

- Mais t'étais où ?

Je me suis inquiétée. T'as vu l'heure

qu'il est ? - Ouais, pardon.

T'es au courant

pour Raphaël ? - Evidemment !

J'étais à la battue.

C'est horrible pour sa mère.

Ca va ?

- Ca recommence, putain... - Quoi ?

Max... Y a rien qui recommence. OK ?

C'est pas toi, c'est pas de ta faute.

Il s'est rien passé.

D'accord ? Viens.

Musique douce

...

Allez, va prendre ta douche.

Après, on peut se faire un vieux film.

- OK.

...

- Messieurs-dames, on va s'arrêter là pour ce soir.

Merci à tous d'avoir participé, on reprend demain matin.

- Comment ça, on s'arrête là ?

Et si mon gamin est tout seul dehors, perdu ?

Comment il va faire ? - Ecoutez, M. Lefort.

Les battues la nuit, c'est très compliqué.

On peut rater des éléments importants.

- Ca, je le comprends, mais si on ralentit le pas,

si on prend des lampes torches, ça va s'arranger !

Et si mon fils est blessé, comment il fait ?

Vous auriez laissé votre gamin dehors, tout seul ?

- On fait ce qu'on peut, ne compliquez pas la tâche.

Rentrez chez vous, dormez et on reprend à l'aube.

Vous avez ma parole.

- Non. Rentrez, vous. Rentrez tous !

Allez. Voilà. Dormez bien !

J'ai pas besoin de vous !

Raphaël !

Raphaël !

Musique mélancolique

...

Musique intrigante

...

- La battue

dans le secteur de la rivière n'a rien donné.

Des renforts arrivent demain

mais ça risque d'être compliqué.

- Et du côté des adultes, c'est un merdier. Patrick Lefort,

le père de Raphaël, n'aime pas Armelle,

mais n'aime pas non plus Jérôme, le second mari de son ex-femme.

Mais son pote,

c'est Daniel Rossi, qui est le papa d'Arthur et Eva.

Et quant à Armelle, c'est simple, elle aime personne,

à cause de vieilles histoires qui traînent.

Voilà.

- Un beau merdier. - Et au milieu

de ce beau merdier, une bande de gosses terrorisés.

Et celui qui fait peur aux gosses fait forcément partie du village.

- Reste à savoir pourquoi ils ont peur.

Musique pesante

...

- Gaspard ?

Gaspard ?

...

Fracas

...

Des oiseaux s'envolent.

Gaspard ?

...

Gaspard ?

- On a localisé le portable de Raphaël,

peu avant sa disparition, et aussi ceux des copains

de la bande, Arthur et Gaspard.

- Puis le téléphone de Raphaël

se perd dans une zone sans réseau.

- Ils étaient ensemble, au départ ? - Oui, regarde.

Ils étaient dans une maison paumée.

- Abandonnée, même.

- Et là, ils se séparent. - Pourquoi aucun

des gamins nous en a parlé ?

- Ils y ont peut-être vu

leur tueur. - OK.

Je commence à y aller, on se rejoint là-bas ?

- No problemo ! - A tout à l'heure.

- A toute.

Musique pesante

...

- Inès... Inès crie.

- Mais vous êtes malade !

Faut pas faire ça aux gens, vous le savez bien !

- Chut...

Fracas

...

Pourquoi vous êtes là ?

On est en pleine nuit.

Oh...

Vous avez vu l'heure qu'il est ?

- Ca va ?

- Asseyez-vous. - Assieds-toi.

- Vous pouvez nous expliquer ce qui se passe,

ce que vous faites là ?

Promis à Raphaël de pas dire quoi ?

- Vous comprenez les signes ?

- Oui, mais c'est pas le propos. Quelle promesse ?

- On aurait jamais dû venir.

Alors après, on s'est dit que...

si le tueur a fait du mal à Raph, que si on parlait,

il nous tuerait aussi. - Mais attendez,

quel tueur ?

- Raphaël a vu quelqu'un

dans la cave avec le squelette.

- Et Raphaël, il vous a dit qui il avait vu dans la cave ?

- Non. Mais Gaspard pense que c'est Maxence.

- Pourquoi il pense ça ?

- C'est la maison où ses parents sont morts.

Musique intrigante

- OK.

...

- C'est vous qui avez mangé ici ? - Non.

- Sûr ? - Oui.

- Ca veut dire que quelqu'un est passé là y a pas longtemps.

...

Vous êtes sûrs de ce que vous a dit Raphaël ?

- Oui, il a juré que c'était vrai.

Il avait trouvé une boucle d'oreille dorée.

- Y a de la terre.

Celle-là vient d'être retournée.

Y avait quelque chose.

- Si c'est un cadavre,

il a été déterré il y a peu. - Pour pas qu'on le trouve.

- Y a des empreintes.

...

Musque pesante

...

La cloche de l'église sonne.

- Si Gaspard a dit que c'était moi,

c'est pas vrai. J'ai pas fait de mal à Raphaël.

- Pourquoi il t'aurait accusé ? - Parce que je suis le chelou.

- Ah ! C'est une question de surnom. C'est pas grave, les surnoms.

Au début, ça pique un peu et après, on s'y fait tranquille.

Tu sais comment on m'appelait ? La tache. Tu t'imagines ?

Juste une question, tu y retournes de temps en temps,

dans la maison abandonnée

où tu vivais avec tes parents et ta soeur ?

- Non, j'ai pas le droit d'y aller.

Et personne n'y va, d'ailleurs.

- Maxence, tu pourras me donner ton portable ?

Je dois vérifier la localisation.

- Euh, ouais. OK.

Mais c'est un vieux tél tout pourri. Tenez.

- Merci. - La boulangerie ferme le lundi ?

- Oui.

- Et lundi matin, entre 11h et 14h à peu près, t'étais om ?

- J'étais chez ma soeur, chez moi. Elle vous le dira.

- OK, on va vérifier.

- On t'emmène avec nous. - OK.

- Maxence était où lundi, entre 11h et 14h30 ?

- Euh, lundi, c'est son jour de congé,

donc il était ici, avec moi.

- Tu me montres ta maison ?

- Je peux vous parler de vos parents ?

- Oui.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Le poêle

marchait mal, ils sont morts intoxiqués.

- Je suis désolée.

- Ouais, bah moi aussi.

J'ai du boulot, on a fini ? - Je vais vous aider.

- Merci.

- Vous restez

à notre disposition, Mlle Leroux ? Merci beaucoup.

- Merci. Au revoir.

- Au revoir.

- Les enfants n'ont pas menti.

Maxence m'a dit qu'il avait prévenu sa soeur

que les gosses étaient dans la maison.

- Elle a nettoyé son coffre, il est nickel.

- J'appelle Jonathan pour qu'il vérifie le portable d'Armelle.

On sait jamais.

Musique intrigante

...

- Attendez.

Regardez.

- Qu'est-ce qu'il fout là ?

- Commandant... Je sais que personne n'ose me dire

mais je suis prêt à tout entendre.

S'il vous plaît, dites-moi. - C'est pas Raphaël.

En revanche,

un corps a été enterré dans cette cave.

Selon les dires des enfants,

ils ont découvert le squelette, ils ont paniqué

et ils se sont enfuis.

Votre fils vous a téléphoné pour vous parler.

S'il est arrivé quelque chose à Raphaël,

c'est entre ici et chez vous, d'accord ?

Ca remet toutes les recherches à plat, on est d'accord ?

Jonathan, tu emmènes toutes les analyses au labo.

Et nous, on reprend tout à partir d'ici.

Avec vous.

- Oui.

- Venez avec moi, M. Lefort.

- Pour aller chez lui au village,

Gaspard a forcément bifurqué ici.

Raphaël a continué tout seul. - Dans la zone où le portable

a arrêté d'émettre.

- Il a pu tomber de vélo et son portable se casser.

- Ou quelqu'un l'a trouvé

et l'a coupé.

C'est là où le téléphone a arrêté de borner.

- Ca va aller,

M. Lefort.

Vous vous épuisez.

- Bah oui. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse d'autre ?

Que j'attende les nouvelles chez moi ?

- J'ai pas dit ça.

Il faut vous calmer. On a besoin de vous,

de vos souvenirs, de votre témoignage.

Il faut que vous vous reposiez. Vous nous attendez là.

- Retrouvez juste mon fils.

- On va tout faire pour.

C'est ici que ça s'arrête de borner ?

- Ouais.

Musique intrigante

- Regardez.

C'est un ruban qu'il y a sur les vélos.

- Ah ouais.

Y a un truc qui brille, là ?

- Vous cassez pas la gueule.

- Je suis pas en porcelaine, c'est bon.

- Je me fais engueuler ? - Ouais.

...

- Alors, c'est quoi ?

- Je sais pas.

...

C'est une boucle d'oreille.

- Une boucle d'oreille ?

- Elle correspond à la description de celle que Raphaël

a trouvée près du squelette. - Il a dû être dans ce ravin.

- Il a pas pu sortir tout seul, surtout s'il est blessé.

Même son vélo a disparu. Quelqu'un l'a sorti de là.

- Quelqu'un qui ne voulait pas qu'il raconte ce qu'il avait trouvé.

- Vous avez quelque chose ?

- Cette boucle d'oreille,

vous l'avez déjà vue ? - Ah bah oui.

Ca s'oublie pas.

Me dites pas que Maya...

J'en étais sûr.

- Excusez-moi, Maya ?

- Maya Hansen.

Une saisonnière danoise. L'an dernier,

elle est venue pour les vendanges et elle a disparu

du jour au lendemain.

- Vous la connaissiez bien, cette Maya ?

- Un peu,

je m'occupais du ramassage des saisonniers avec mon pickup.

Je les prenais tous les matins pendant quoi, un mois.

Et mon fils était souvent avec moi.

- Si c'est son corps qui a été retrouvé

à la cave, je comprends que vous vous inquiétiez.

- C'est le squelette de Maya que mon fils a découvert

dans la maison des parents d'Armelle ?

- Très certainement.

Et la personne qui l'a enterrée n'a pas dû apprécier

que votre fils Raphaël tombe sur elle.

- C'est pour ça que l'assassin s'en est pris à mon fils !

Mon gamin était face à l'assassin !

Oh non ! Oh non !

Non !

Et Maya ? A peine 18 ans, une gueule d'ange.

Et pourquoi on lui a fait ça ?

Moi, j'avais alerté, personne m'a cru.

- Vous saviez où elle habitait, par hasard ?

- Oui. Chez mon pote,

Daniel Rossi. Il a une dépendance

pour héberger les saisonniers.

Il a rien fait, il est droit dans ses bottes.

- Daniel Rossi ? - Oui, Daniel Rossi.

- Merci, M. Lefort.

Ca va, M. Rossi ?

Ca vous parle,

cette boucle d'oreille ? - Elle était à Maya Hansen.

Vous nous montrez

où elle séjournait ? - La longère, là-bas.

Tout a été démoli, depuis.

- Sa disparition

ne vous a pas inquiété ? - Quelle disparition ? Non.

Elle a pris un billet de train et elle est partie.

C'est Patrick Lefort qui vous a dit ça ?

Il arrêtait pas

d'en parler. Il disait qu'il lui était arrivé malheur.

- Vos enfants ont trouvé des ossements

dans la maison des parents Leroux.

- Quoi ? - Oui.

- Ils sont allés dans la baraque abandonnée ?

Je leur avais dit de pas y aller !

- C'est pas le problème. Le squelette pourrait

être à Maya. - J'en sais rien.

J'y ai jamais foutu les pieds ! Et je leur parle pas, aux Leroux.

Je dois m'occuper de mes gosses.

- Il est bien nerveux. - Ouais, il est tendu.

Le téléphone de Mattéï sonne.

- C'est Jonathan.

Oui, Jonathan ?

Ouais.

Merci.

Jonathan a vérifié l'alibi d'Armelle Leroux.

Elle a coupé son portable pendant 2 heures,

pile à l'heure de la disparition de Raphaël.

- Ah bah oui.

Armelle Leroux ?

Veuillez nous suivre.

- Pourquoi ?

- On a des questions

à vous poser et on doit faire

une perquisition de votre maison. - Quoi ?

- Qu'est-ce qui se passe ?

Laissez ma soeur ! - Doucement !

- Ca va aller, Maxence !

- Y a 2-3 problèmes à régler, y a aucun souci.

On est calme, tout est sous contrôle.

Calme-toi, ça va aller.

Musique sombre

...

On perd du temps, Armelle.

Y a un gamin dans la nature,

qui a quasiment l'âge de votre frère.

- J'ai rien fait !

Je peux pas nettoyer ma voiture ? Ca fait de moi une coupable ?

- Ca dépend la raison.

- Une question :

avant-hier, vous coupez votre portable pendant 2h

juste avant midi,

c'est une raison ?

- Je reçois beaucoup de commandes.

Parfois, j'en ai marre.

Je faisais une pause, c'est tout.

- Maya.

Maya Hansen, ça vous parle ?

- Son corps

était enterré dans la cave de vos parents.

Maxence, votre frère, vous a prévenue

que les enfants l'avaient découvert et là, bim,

vous coupez votre portable, aussi sec.

- Et après,

vous faites quoi ?

- Nous, on pense que vous avez pris votre voiture,

que vous avez rattrapé Raphaël

et qu'il s'est passé un drame.

- Vous décidez de le faire disparaître.

Et ensuite,

vous débarrassez le cadavre de la cave.

- J'ai pas touché à un cheveu de Raphaël.

Je ferais jamais de mal à un enfant.

- Une dernière question.

Comment le cadavre de Maya a atterri dans la cave ?

- Vous l'avez tuée ? - J'ai tué personne !

Vous m'accusez sans preuves. Vous êtes comme les autres.

Musique pesante

...

- Soit c'est elle...

- Soit elle couvre Maxence.

- Vous avez vu comment elle est avec lui ?

Elle fait plus que le couvrir, elle le couve.

- Elle le couvre, elle le couve. C'est joli, ça.

- T'as gagné.

Tu nous as fait peur !

- Désolé.

- Personne t'a vu ? - Non, j'ai fait gaffe.

- OK.

Papa veut plus qu'on sorte.

- Pourquoi vous m'avez appelé ? - Eva pense

que Raph est vivant. Moi aussi.

- Moi aussi, je te crois. Tu penses qu'il est où ?

- Dans une cachette,

pour échapper au tueur.

- Ils ont ratissé tous les coins où ont été les enfants

entre la maison abandonnée, la chapelle et chez eux.

Toujours rien.

Musique intrigante

- C'est pour ça que la police le trouve pas. Nous, on peut.

- Jonathan,

il faut arrêter les conneries.

Raphaël aurait pu être déplacé, sinon on l'aurait retrouvé.

- Mais pourquoi ?

- Pour l'empêcher de parler, Marion.

Musique de tension

...

Une personne

assez proche de lui pour l'empêcher de parler sans le tuer.

- J'espère que vous avez raison.

Ce quelqu'un doit bien connaître la région.

Mieux que nous et mieux que les gendarmes.

- Qu'est-ce qu'ils font ? Les gamins, ils sont repartis.

- C'est pas vrai !

Ils veulent se mettre en danger ou quoi ?

- Non, ils cherchent leur copain. - Et s'ils croisent le tueur ?

- Bon, je vais tenter de les rejoindre.

Vous me faites un radioguidage, je suis dans le casque.

- OK.

- Marion, surveille-les.

- Il est pas sous les rochers de la cascade.

- Et merde.

Je me disais que les chiens l'avaient pas retrouvé

à cause de l'eau.

Musique intense

...

- Le chêne ?

- C'est ça, t'as raison !

Dans la forêt, le petit coin sous la mousse.

- OK, je vois. - On y va.

- Putain, mec. - Quoi ?

- Y a un truc qui a bougé.

- Où ça ? - Je te jure, ça a bougé.

- C'est quoi ? - Je sais pas.

- Arrête de regarder. Si ça se trouve, c'est le tueur.

On se casse d'ici. - Oui. Viens, Eva !

...

SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA

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