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Zulu
...
- Allez, dépêche-toi.
- C'est bon, j'arrive.
- Fais vite.
Dépêche-toi.
Musique légère
...
Avance.
- Nico, il a pris ses affaires de piscine ?
- Oups. - Boubacar, t'es chiant, speed !
Avance. - C'est bon !
Nicolas, c'est pour se défendre, ça s'appelle l'auto...
Quand un animal perd une partie de son corps et qu'elle repousse.
- Comme toi avec ta tête. Tu la perds
et elle repousse, file. A ce soir.
Musique pesante
...
- Nicolas !
...
On va se revoir.
...
Générique
- Tu as vu le médecin ?
- 2 côtes cassées, un poumon perforé et le visage tuméfié.
- C'est moi.
Je suis à l'hôpital.
*-Tu fais quoi à l'hôpital, tu peux pas rester là.
- D'accord, je me barre.
- La famille est prévenue ? - On n'a pas pu joindre sa mère.
Il est seul et pas très causant.
- Il s'appelle comment ? - Julien,
il a 14 ans.
Bonjour.
- Salut.
Julien, c'est ça ? On est de la brigade
des mineurs.
C'est pas facile, mais
si tu pouvais nous raconter
ce qu'il s'est passé...
- Rien. Je me suis vautré
dans la rue.
- Tes blessures, c'est pas une chute.
Qu'est-ce qu'il s'est passé ce matin ?
- Ta mère ne répond pas.
- Je suis crevé.
J'aimerais pouvoir dormir. - On va chercher ta mère
pendant que tu te reposes.
Je repasserai te voir.
Musique pesante
...
- Ca sonne dans le vide. Il y a pas de messagerie.
Comment elle travaille ? - Sa boîte doit être pleine.
S'il s'est pas fait tabasser, il y a maltraitance.
- Et donc elle répond pas ? - Il doit y avoir un mec.
Je vais voir la famille. Mets l'équipe sur le coup.
Ramène-moi ce que tu trouves.
Le boulot de la mère, son signalement social.
Musique intrigante
...
Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
...
Ouais, Jeanne,
c'est des bureaux.
Appelle l'hôpital, mais il a déjà dû se barrer.
Musique pesante
- Attention. Vas-y.
- Pourquoi il est là ? - C'est rien.
- T'as quelque chose ?
- Il y a 2 Julien Audelot. L'un a 36 ans et l'autre est mort.
Il a fait fort, le petit.
- Mattéï est énervé. Et sinon ?
- Le portable de la mère est prépayé donc intraçable.
Il a fait fort pour qu'on le trouve pas.
- Avec un poumon perforé, il va déguster.
- Chut, le petit !
- C'est arrivé où ? - Continue à jouer.
Voilà, le SAMU l'a ramassé rue Dautancourt.
- Il y a quel bahut par là ?
- Attends 2 secondes.
Vas-y. Yes ! T'es mon pote !
Musique légère
- Voilà. Comme ça, c'est plus clair.
- C'est plus clair, là.
- Dites-moi. - On recherche
un élève d'environ 14 ans qui aurait été absent ce matin.
- Les absences de ce matin. - C'est ça, merci.
- Est-ce que j'ai la liste ?
La voilà. Je l'avais bien rangée.
18 absences ce matin,
quand même. 3e, a priori...
Il y en a 4.
- Merci.
Vous avez leurs dossiers ?
- Madame ?
- Je suis occupée. Sors et rentre quand je te le dis.
Les enfants rentrent ici comme
dans un moulin. (- Elle me fait peur.)
...
- Voilà.
...
- C'est pas lui.
...
C'est lui.
Nicolas Granjon...
3e B.
- On a la bonne adresse. J'appelle Mme Granjon.
Au revoir, bon courage.
- Je vous laisse ranger ça.
- Ma mère va pas tarder.
Vous avez retrouvé Nico ? - Non mais on le recherche.
Tu peux me montrer sa chambre ?
- C'est là.
- J'ai encore oublié mes clefs.
Ca va, ma chérie ?
Je suis déboussolée. Bonjour, j'ai fait
au plus vite.
Vous avez des nouvelles ? - Pas encore.
Commandant Mattéï.
Et vous ? - Non.
Personne ne sait
où il est.
C'est terrible.
- Bonjour.
- Bonjour.
- L'ordinateur est à votre fils ?
- On en a un pour toute la famille.
- Je le prends, il peut aider à retrouver Nicolas.
- Vous le prenez longtemps ? - On copie juste le disque dur.
- Chaque détail peut être utile pour le trouver.
- Je vois pas. Je suis perdue.
Je sais pas
ce qui se passe, pourquoi il a fait ça.
- Il pourrait être chez qui ?
- Il est très secret, Nicolas. Je suis stricte.
Pas de copains ici,
pas de portable.
Pour le portable, j'ai peut-être tort.
- Mon chéri.
Ca va ?
- L'un de vos fils ?
- Oui, Boubacar, le plus jeune.
- Quel âge il a ? - Il a 8 ans.
Va faire tes devoirs.
- Ils ont l'air autonome.
- Je les élève seule.
Je suis sur les routes.
- Pas de compagnon ?
- Non, on vit tous les 4.
Ils sont de pères différents, aucun ne s'en est occupé.
C'est pas plus mal.
Ils ont appris à se débrouiller tout seuls.
- Vous avez des problèmes
en famille ? Entre vous ?
- Aucun. On est très unis.
Les enfants sont proches. Pourquoi toutes ces questions ?
Qu'est-ce que vous imaginez ? - Rien.
Votre fils a été agressé et j'ai besoin de connaître
son environnement.
- Je sais pas pourquoi
il vous a menti.
Il a pas pris conscience du danger, c'est affreux.
Je peux pas vous aider. - Commandant,
je vais emmener ça... Pardon.
- Nicolas va pas aimer. - Je suis désolée.
J'emmène ça au bureau
et j'appelle Jonathan. - Merci.
Tu t'appelles Boubacar ?
- Oui.
- Ton grand frère
joue aux échecs ?
Madame Granjon ?
- Aux échecs ? Non.
- Oui, au square des Epinettes,
il y va après les cours.
- D'après les dossiers, aucun incident à signaler.
Scolarité correcte. Laëtitia est en chute libre
mais comportement parfait. Ca donne envie d'être mère.
- Tu veux des enfants ? Bonne nouvelle.
- Il a peut-être été racketté.
Il y a eu beaucoup de plaintes dans ce collège.
- Pourquoi mentir et partir ? Il y a autre chose.
- Il est pas là.
Commandant, vous savez jouer aux échecs ?
- Oui, mais pas que.
Je fais aussi du sudoku.
- C'est le jeune qui joue
avec Jean-Claude. Il est pas passé.
Tu l'as vu ?
- C'est qui ?
- Un habitué, un gars
sympa et un peu frimeur.
C'est le mentor du petit.
Hier, c'est la 1re fois qu'ils se disputaient.
- A propos d'échecs ?
- Jean-Claude a hurlé :
"C'est fini. Tu es un petit arnaqueur".
Le gamin a filé.
Où est Jean-Claude ?
- La Poste, porte de Pantin.
- Tu vois, aux échecs, il y a autant
de gagnants que de perdants.
Sonnerie de téléphone
...
J'ai repéré Nicolas connecté sur un jeu d'échecs en ligne.
L'adresse IP le donne...
*à 2 rues du domicile de Granjon.
- Merci, Messieurs.
- T'as pas besoin d'un médecin ?
- Non, t'inquiète.
On se concentre.
Tu vois la dame ?
Elle peut pas assurer seule la protection du roi.
- Nico, ça va pas.
- Si, ça va.
Je suis juste tombé ce matin.
La tour est coincée...
- Nico ?
Nico ? Réponds-moi.
Nico ! Sonnette
- Police, brigade des mineurs.
Où est Nicolas ? - Dans le salon.
- Nicolas ? Nicolas ? Appelle le SAMU.
(Nicolas.)
Salut.
Tu l'as échappé belle.
Tu nous as
bien embrouillés.
- On va te poser des questions.
Tu peux y répondre ?
- Qu'est-ce qu'il s'est passé
ce matin ?
- Un type en scooter avec un casque intégral.
Il m'a coincé dans une rue.
- Il voulait quoi ? - Rien.
- Il m'a rien demandé. Il m'a juste pété la gueule,
il m'a pris en photo et il m'a laissé sur le trottoir.
- Il t'a agressé gratuitement ?
- Oui, un malade. Il doit aimer cogner les gens.
- Il t'a pris en photo comme un trophée ?
- Ca se fait pour entrer dans les bandes.
Il était jeune ?
- Je l'ai jamais vu
et il avait un casque.
- Juste... pourquoi tu t'es barré de l'hôpital ?
- Je sais pas.
J'ai eu peur.
- Et t'as inventé un faux nom,
une fausse adresse ? Tu caches quelque chose.
- Pas du tout. Les flics, chez moi, ça craint.
Je voulais pas que ma mère flippe.
Je serais rentré l'air de rien.
- T'as risqué ta vie pour pas te faire engueuler ?
Et Jean-Claude ?
- Quoi ? - Ton partenaire d'échecs.
Tu t'es embrouillé avec lui.
- J'ai pris sa place dans l'équipe, ça lui a pas plu.
- Rien d'autre ?
- Non, je vous jure. Rien d'autre.
- Tu me jures.
Musique pesante
...
Bonjour.
- Bonjour.
- Vous vous appelez Jean-Claude Cotté,
né le 24 juin 1980,
employé de poste. - Oui.
- Léo Mattéï, brigade des mineurs.
- Ca fait longtemps que je ne suis plus mineur.
- Nicolas Granjon l'est.
- On fait que jouer aux échecs.
- Depuis quand ?
- Un peu plus d'un an.
Il regardait les joueurs.
Je lui ai proposé de jouer. Je pensais qu'il saurait pas.
Il m'a étonné. J'aime bien qu'on m'étonne.
Depuis,
je suis son mentor.
- Vous avez eu une altercation
avant-hier. - Qui vous a dit ça ?
- Je cite : "C'est fini, maintenant,
"démerde-toi, t'es un petit arnaqueur".
C'est pas les échecs.
Il vous a piqué de l'argent ?
Vous parlez ou vous préférez
la garde à vue ?
- Il récupère de l'argent sur le compte de sa mère.
- Il a procuration ?
- Non, il m'a dit
que sa mère était tétraplégique, elle peut pas
se déplacer et j'ai accepté
pour lui rendre service, je l'aime bien.
- Cette magouille date de quand ?
- C'est pas une magouille.
8 mois. J'ai un inspecteur sur le dos.
Alors je lui ai dit que sans papiers,
plus de retraits.
Il a menacé
de me dénoncer. - Il retirait combien ?
- Le RSA et les allocations de sa mère.
- Comment ça ? Elle travaille.
Elle travaille pas ?
Elle est malade, pas malade...
- C'est pour ça qu'on s'est engueulés.
Elle est pas handicapée.
Il lui pique du pognon. Il m'a embobiné.
- Mais ses arnaques l'ont dépassé,
il est amoché.
- T'en as pas marre de bouffer de l'herbe ?
Regarde. C'est ça, la vie.
- Fais ça et je te tue.
Tu manges avant d'avoir donné ça à Mattéï ?
- Si, sinon il va niquer ma pause déj'.
- A ta place, je ferais pas ça. Je dis ça, je dis rien.
- Commandant, j'ai épluché les comptes de Mme Grojo.
- "Granjon". - Granjon.
Elle touche le RSA depuis un an et demi.
- Elle le touche en plus de son salaire ?
- Elle touche rien d'autre.
- Elle doit avoir un autre compte. - Non.
Elle travaille pas, ou alors au black.
Et je crois pas qu'elle soit commerciale.
- Excuse-moi, l'odeur des frites et du kebab, là...
- Vous faites du sport, maintenant.
- Comment ça, "maintenant" ? Tu rigoles ?
J'ai toujours fait du sport. - C'est ça, ouais.
J'oubliais :
pas d'employeur. Exonérée d'impôts depuis 2 ans.
- Ils mentent tous, dans cette famille.
Mais pourquoi agresser le gamin ?
- Je retourne bosser.
Les documents sont là.
Commandant, j'ai oublié...
Ca sert à rien de faire du sport si vous mangez mes frites.
Comme vous voulez...
Putain !
- En me renseignant sur Sonia Granjon,
j'ai trouvé qu'elle avait quitté la France
à destination du Brésil
il y a 8 mois.
- C'est bien elle ?
- Oui. Elle vit au Brésil depuis 8 mois.
- Et qui vous avez vu ?
- C'est pas leur mère. - Ils sont sans parents ?
- La grande soeur
a l'air de tout gérer.
- Donc Nicolas a donné une fausse identité.
- Ils ont pas envie d'aller en foyer.
- Ils ont besoin d'argent alors Nicolas s'est servi du postier.
- C'est un truc de "ouf".
Les gamins sont seuls et personne ne l'a vu.
Les voisins, à l'école ?
- Tu peux contacter
la mère au Brésil ? - Oui.
- Elle les a bien plantés.
- Qui est la fausse mère ?
Complice, ou intéressée ?
- Et si elle était derrière l'agression ?
On sonne.
- 7 fois 3.
- 21. - T'attends quelqu'un ?
- Non.
- Je vais voir.
Ma mère est pas là. - Je vais l'attendre.
- Elle rentre tard. - Ca tombe bien,
je fais rien.
Ca va mieux ?
- Oui. Mais, Laëtitia...
t'as oublié ? Maman est partie en Provence.
- Tu sors
de l'hôpital et elle repart ?
- Elle est obligée.
- Tu m'offres à boire avant mon départ ?
- Oui. - Merci.
Merci.
J'ai pas compris,
c'est quoi, son boulot ?
- Commerciale dans le bio.
- On est vendredi, elle travaille
le week-end ? - Les supermarchés sont ouverts.
- Oui, je suis bête.
Elle est où, là,
Maman ?
- Je lui ai pas demandé.
- On va l'appeler.
- Elle est à Orléans.
- On va lui demander, vous l'embrasserez.
Les mères adorent.
- Son portable est coupé. - On va voir.
Bonjour, Madame.
Léo Mattéï. On s'est vus hier.
Je suis avec
Boubacar, Nicolas et Laëtitia.
Je ne sais pas qui vous êtes mais vous n'êtes pas leur mère.
Votre vraie mère est au Brésil
depuis 8 mois alors on arrête de jouer.
Il faut qu'on ait une discussion.
Musique de tension
...
- Quel est votre vrai nom ?
- Corinne Durey, la voisine des enfants.
- On vous paye combien
pour jouer la mère ? - Je suis une amie de Sonia.
J'ai proposé de surveiller les enfants.
Je les aide. - Depuis 8 mois ?
- Elle devait partir
2 ou 3 semaines.
- Ma mère était déjà pas vraiment là.
- Vous vivez comment ?
- Les allocations, mon baby-sitting.
Corinne fait des courses.
- Vous avez de la famille ?
Non. On a toujours dû se prendre en main.
Ma mère pouvait se barrer
3 jours et revenir pleurer parce que son mec l'avait quittée.
Qu'elle soit pas là, ça nous fait des vacances.
- Personne s'est aperçu de rien ?
- Ils m'appellent.
Je les emmène chez le médecin,
je signe les papiers.
Mais je travaille et mon fils
est encore à la maison.
- Et vous pensez pas à prévenir les services sociaux ?
- On veut pas aller en foyer et être séparés.
On a besoin de personne.
- Tu rates les cours,
tes notes baissent, ça va pas bien.
- Vivre sans adulte,
c'est grave, ça laisse des traces.
Boubacar a besoin de repères.
Tu peux pas tout faire.
Et tu es aussi une enfant.
- Tu n'as plus confiance.
Vous devez mentir et vous isoler.
On peut pas vous laisser, on doit vous protéger.
- Ma mère a jamais
servi à ça alors quel intérêt ?
Etre en foyer, ça craint.
- Nicolas a pris des risques en quittant l'hôpital.
La ligne a été franchie.
- C'est pas moi qui suis partie en laissant 3 gosses !
- Alors ? Qu'est-ce qu'il va se passer ?
- Au foyer, on va s'occuper de vous
et on va chercher ta mère.
Je suis là pour t'aider, je veux
le mieux pour vous 3.
- Je veux pas qu'on nous sépare. Boubacar a besoin de moi.
- J'ai compris, ça.
Vous serez pas séparés.
Et je vais retrouver celui
qui a agressé ton frère.
- Je reviens.
- Qu'est-ce qu'il se passe, ici ?
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- C'est Victor.
- Il est tout seul, qu'est-ce qu'il va
devenir sans nous ?
- C'est qui, Victor ?
- Son hamster. - Si je le nourris pas,
il va mourir.
- Ah, bah évidemment.
Bah enfin, Clara, Victor !
On va aller le chercher. Attendez-moi
dans la salle des enfants.
Musique triste
...
- On attend quoi ?
- Ils cherchent un foyer.
- Ou ils appellent Maman.
- Tu rêves !
Elle fera rien. On va finir en foyer.
- On peut piquer les Lego ? - Aggrave ton cas !
- Bouba,
à 8 ans,
on ne joue plus aux Lego.
- Si, on fait pas
les courses ou la lessive.
...
- Alors ? - Pas de place là non plus.
- On a fait tous les foyers en urgence.
Il n'y a pas 3 places pour ce soir.
- Je les prends chez moi. - Tu peux pas faire ça.
- Tu préfères mettre des lits de camp à la brigade ?
- C'est pas une bonne idée.
- Je retourne bosser. Vous me direz.
- Clara va approfondir l'enquête de voisinage.
L'agresseur qui tombe du ciel, j'y crois pas.
- D'accord.
- Depuis quand t'as pas accueilli d'enfant ?
- Je gère. - Non, une grande maison vide,
c'est pas le meilleur endroit pour eux.
- Jeanne...
Ils sont seuls.
- On dit rien au grand chef ? - Grand chef ?
Quel grand chef ?
...
Chant des oiseaux
...
Allez, entrez.
- Elle est top, votre maison. Vous habitez seul ?
- Les chambres sont là-haut.
Musique douce
...
Non, pas celle-là, Boubacar.
- Pourquoi ? - Je vais te prêter la mienne.
Tu viens ?
- Il est où, Mattéï ? - Chez lui avec les gosses.
- Ben oui, y avait de la place nulle part.
- Il joue à quoi ?
Il leur vend du rêve et demain, ils vont être séparés
et il sera pas là.
- T'as raison, le canapé de la BPM, c'est mieux.
- Pourquoi je parle avec toi ? T'es comme lui.
Tu penses pareil.
Tu lui voulais quoi ?
- Avec le propriétaire
de l'immeuble, faut pas
payer son loyer en retard.
Fais une recherche sur lui, il s'appelle Faniani.
- Il a cassé la gueule à Nicolas ?
- En tout cas, son gorille fait peur à l'immeuble.
Il a balancé des rats au 2e étage.
Un locataire a eu le bras cassé.
- T'es sérieuse ?
- Fais une recherche sur lui, il s'appelle Andreï.
- Le prénom,
c'est tout ce que t'as ?
- C'est sympa, tout ça. Convoque-le demain matin.
Merci, Clara. Bonne nuit.
Je sais pas ce que c'est,
mais ça sent bon !
- Des lasagnes aux légumes.
- Ca fait une éternité que j'en ai pas mangé.
T'as appris ça où ?
- Je découpe des recettes, j'aime ça.
- Tu m'as bluffé.
- Elle cuisine bien.
- T'as raison.
C'est super bon.
Bon appétit.
- BON APPETIT.
- Moi, je prends mon pied.
- Vous prenez votre pied
avec des lasagnes aux légumes ?
- Où est Mattéï ? - Parti à cause des enfants.
- Comment ça ?
- En fait...
C'est compliqué.
C'est compliqué.
- Il les a emmenés chez lui ?
C'est quoi, ces conneries ?
Il serait temps qu'on respecte le règlement.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je viens te dire bonne nuit. - Ah, ben bonne nuit.
- Et... j'ai une surprise pour toi.
- C'est quoi ?
Couinements
Victor !
Il a mangé ?
- Oui.
Ca te fait plaisir ? - Oui.
(Laëtitia dit)
(qu'on s'en sort bien.)
(Mais Maman me manque.)
(- Je sais qu'elle te manque.)
(- Je peux le garder dans ma chambre ?)
(- Bien sûr.)
(Il va falloir dormir.)
(Je le mets là.)
- Mattéï, c'est qui, sur la photo ?
(- Bonne nuit, Boubacar.)
(- Merci, Mattéï.)
(Bonne nuit, Victor.)
Musique douce
...
Musique pesante
...
- Tu voulais qu'ils dorment en cellule ?
- Stop !
- T'emmènes un môme
blessé chez toi !
T'as pété un boulon ? S'il était arrivé quelque chose ?
- Ca va, Michel... - Je ne veux pas
t'entendre !
Les services sociaux arrivent pour les conduire dans les foyers.
- Tu rigoles ?
Il faut pas les séparer. - Tu m'emmerdes.
Fais ton boulot. - Michel...
On frappe à la porte.
Tu es grossier.
- Je vous dérange ? - On avait terminé.
Hein, commissaire ?
- On a eu le Brésil.
On a localisé la mère à Sao Luis,
elle répond pas aux convocations.
On a des nouvelles
de Faniani ?
- Il a filé une adresse où choper son homme.
Un bar du 11e. - Vous attendez quoi ?
- L'ordre du commandant.
- La porte ! S'il te plaît.
Musique pesante
...
- Vous avez passé 8 mois seuls.
Le foyer, c'est rien.
- Pas d'animaux.
...
- T'inquiète pas.
Ca va aller, OK ?
...
Occupe-toi de lui.
Je compte sur toi. - T'inquiète.
...
- Vous êtes fier ?
...
- Ca va être dur pour lui, sans toi.
Tu vas lui manquer.
Mais j'ai tout fait.
Ils veulent pas de toi.
C'est la première fois que j'ai un sentiment
d'avoir déconné, avec les gosses.
Tu peux pas t'imaginer.
- Ca va ?
- Tu veux quoi ? - Laëtitia s'est tirée du foyer.
- Hein ? - Elle s'est tirée.
- Mais c'est leur métier !
Comment c'est arrivé ? - Je sais pas.
- Envoie Clara là-bas.
Va au foyer des garçons. Laëtitia partira pas
sans ses frères. Je vais chez eux.
Elle aura besoin de fringues.
On peut la choper.
Toi, reste là.
Musique de tension
...
Sonnerie de portable
...
Oui, Clara, envoie
la scientifique pour les empreintes.
*-Laëtitia n'a pas fugué.
Il y a eu effraction dans la buanderie et sur la vidéo
*de surveillance, un homme la fait monter de force
dans une camionnette.
- Peut-être celui qui a visité leur appartement.
On va trouver l'homme de main du proprio.
Musique inquiétante
...
- Fais-le entrer dans cette salle.
Merci.
- Beau boulot. - C'était facile.
On a planqué le café Balto
et il s'est pointé à 10h pour faire son tiercé.
- J'ai rien fait. - Assieds-toi.
- Vu votre passé,
on vous croit pas.
Vol avec violence, aggravé...
- Pas faire mal aux enfants, beaucoup aimer
Sonia, très gentille.
- T'étais où hier
à 21h ?
- Au Balto jusqu'à 2h.
Demander patron !
Andreï
pas bouger hier.
- Vérifie mais ça doit pas être lui.
Clara, viens. - Reste avec lui.
- On fout ces gosses dans des foyers pour les protéger
et on l'enlève !
C'est notre
responsabilité !
Merde !
Je veux un flic derrière chaque môme, c'est clair ?
- Oui, commandant. - Merci.
Merde !
Boubacar, ça va ?
- Elle est où, Laëtitia ?
Vous l'avez pas trouvée ? - Toute la police
de Paris est sur le coup.
- Si on lui a fait du mal ? - Pourquoi ça ?
Si tu sais quelque chose, dis-le-moi.
- Je peux pas, j'ai pas le droit.
Et j'ai juré à Laëtitia de rien dire.
- C'est un secret, je comprends.
J'aurais fait pareil.
Mais si ce secret peut nous permettre de la retrouver,
elle t'en voudra pas.
Si elle est vraiment en danger et que tu la sauves...
tu trahis pas sa confiance.
- Laëtitia est entrée dans la salle de bains
avec un sac de sport.
Elle l'a caché sous la baignoire.
Elle m'a fait jurer de rien dire.
Mattéï...
c'est à cause de ça qu'ils l'ont emmenée ?
- Je sais pas. C'était quand ?
- Après que Nicolas soit blessé.
Ils vont faire du mal à Laëtitia ?
- Je suis là, je vais tout faire pour toi et pour elle.
On se fait confiance ? - Oui.
- Fais attention à toi.
Tu le lâches pas. - Ca marche.
Musique à suspense
...
- Alors ?
- J'ai un truc.
Je comprends mieux.
- Je vois pas Laëtitia dans une histoire de came.
- Je vois bien la mère monter un business.
- Et que la fille fasse la nourrice ? Non.
- La came est pas là
par hasard.
- Le dealer relâchera pas Laëtitia
tant qu'il aura pas ça.
- Alors ?
C'est du sérieux !
- On a des nouvelles d'Andreï ?
- L'alibi tient.
- On a enlevé Laëtitia à cause de la came.
Musique de tension
...
- Putain de sa race, fils de pute.
...
Eh, c'est moi. Checke-moi.
C'est bien.
Tu me reconnais ?
Je t'ai pété la gueule.
Un mot de travers et tu revois pas ta soeur.
Fais ce que je te dis. - Tu veux quoi ?
- Sous la baignoire, y a mon sac de sport.
Tu vas le récupérer.
- Ca grouille de flics. - Tu passeras au travers.
Si les keufs l'apprennent, dis adieu à ta soeur.
OK, allez. Ciao.
...
- C'est ça, que tu cherches ?
Ca vient d'où ? - J'en sais rien.
- Ca suffit, ta soeur est en danger.
- Je sais pas. J'ai revu le mec qui m'a agressé.
Il a Laëtitia et si je lui ramène pas
son sac, il va la massacrer.
- Calme-toi. - J'en peux plus.
- Calme-toi.
Nicolas tousse.
- Je comprends rien. Laëtitia, c'est pas son genre.
Elle m'aurait tué si j'avais fumé.
- Qu'est-ce qu'il t'a dit ? - Il veut son sac.
Laëtitia a dû lui dire : il savait
où il était.
Il faut le déposer au square
des Epinettes, dans une poubelle.
- Quand ? - Demain à 16h.
- Tu vas faire ce qu'il te dit.
On va assurer ta sécurité.
- Il veut pas que je le dépose. Il se méfie.
Il veut que ce soit
Boubacar, mon frère.
- Séquestration de personne, trafic de drogue.
La BRB va s'en occuper.
Lemeur va organiser cette souricière.
- Il ne faut pas impliquer Boubacar.
Si on ne sauve pas
sa soeur, il se sentira coupable.
- Si on obéit pas,
on récupérera pas l'otage.
- On marche sur la tête ! C'est un gamin de 8 ans.
- Si on respecte pas ses instructions,
on va perdre Laëtitia, on fera rien
sans Boubacar.
- Vous imaginez le choc pour lui ?
S'il panique
et ne dépose pas le sac ? - On n'a pas le choix.
- J'accepte mais je m'occupe de la sécurité du gosse
et on le lâche pas d'une semelle.
Cette opération sera menée
avec la BRB sous mon autorité.
J'accompagnerai Boubacar à l'entrée
du square
des Epinettes.
Musique de tension
...
A mon signal, Clara et Jonathan, vous assurez sa couverture.
...
C'est Lemeur et ses équipes qui assureront votre sécurité.
- Boubacar !
Tu joues avec moi ?
- Allez...
- Non, je peux pas.
- Tu fais quoi ?
...
- Mattéï m'a dit que tu as été parfait.
Musique inquiétante
...
- J'en ai 2.
- Ils sont 3.
Oui, 3. - C'est lequel ?
- Putain de merde !
*-Le dispositif est insuffisant pour assurer
3 filatures, quel est l'objectif ?
- Laissez tomber celui qui sort
rue Jean Leclaire,
c'est un leurre.
Rue Collette,
c'est là qu'il y a les gardiens.
Suivez rue Maria Deraismes.
C'est là où la fuite
est la plus probable.
Musique à suspense
...
A toutes les unités : l'objectif monte
dans un utilitaire Renault
immatriculé DB514MN.
*-Equipe en place en bas
de la rue.
*Il se dirige vers nous.
Démarre !
Sirène de police
...
- Où est Laëtitia ? - Chez ma mère.
- Qui est ta mère ? - Corinne Durey.
- Elle a d'autres gosses ? Sors !
Sors d'ici, dépêche-toi.
- Où est Laëtitia ? - Dans la chambre.
Je lui ai donné un cachet.
- Ca va ?
Viens.
C'est fini.
C'est terminé.
C'est terminé.
Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Le fils de Corinne
voulait que je garde son sac
mais j'ai refusé.
Il est revenu
avec des photos de l'agression de Nico.
Il m'a dit que si je refusais, il s'en prendrait à Bouba.
Je pouvais pas refuser.
- Tu savais ce qu'il y avait
dans le sac ?
- C'était facile à deviner.
Je l'ai planqué pour pas qu'on le trouve.
- "On" ? C'est qui, "on" ?
- Les dealers, les flics. J'avais peur.
- Je lui aurais rien fait.
J'adore ces gosses.
Mais il y a 8 jours,
une relation de mon fils s'est fait arrêter
par les stup'.
Eric devait vider son stock.
Si la police revenait, il pouvait se faire arrêter aussi.
- Et vous avez pensé planquer le matos
chez les Granjon.
Et quand les gosses ont refusé,
Eric a frappé Nicolas.
- J'étais pas au courant.
Il est allé tout seul chez Laëtitia.
J'ai tout découvert après.
- Et vous l'avez couvert.
- C'est mon fils !
Vous auriez fait quoi ?
Je suis soulagée que ça s'arrête.
Je voulais qu'il arrive rien de grave.
Rien de grave ?
Votre fils va aller en prison et vous aussi.
Shelly Poole, "Shoot Up Some Love"
...
- Touchez à rien. J'ai pas besoin d'aide.
- On aurait pu rester là.
Corinne et son fils ne sont plus là,
on craint rien. - On peut pas vous laisser seuls.
- Vous comprenez rien.
- Vous serez dans
le même foyer et à ta majorité, je ferai tout
pour que tu aies la garde de tes frères.
- C'est bon, Nico ?
On y va.
...
- Boubacar,
dans ce téléphone,
il y a mon numéro.
Ta soeur en voudra pas,
mais si vous avez besoin de quelque chose, donne-le-lui.
- D'accord.
- Je serai toujours là pour vous.
- Je peux te demander quelque chose
en échange ? - Bien sûr.
Couinements
(Evidemment.)
...
(A bientôt.)
(- A bientôt.)
...
...
Il appelle le hamster.
- Allez, pépère, allez, mon pépère !
...
Sous-titrage : BLUE ELEMENTS
.
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