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Alex, allez ! Mais arrête de faire la tronche. C'était le deal, non ? T'as pas
ton année, tu bosses tout l'été.
Et puis tu vas adorer, je te dis, le grand air, l'esprit de camaraderie entre
les monos, les veillées autour du feu, les joints, les copines.
Entre nous, j'ai jamais autant de succès avec les filles que quand j'étais mono.
C'est bon, papa, c'est bon.
Tiens, c'est pour toi.
Je le portais quand j'avais plus de ton âge. Tu te rends compte ? T'es sûr que
tu veux pas le garder ? Il est à toi maintenant.
Merci, papa.
Il va te porter bonheur, tu vas voir.
Vas-y, mets-le ! Allez ! Tu vas pécho
avec ça, mon bonhomme. Oh, papa ! Moi aussi, j'étais jeune, qu'est-ce que tu
crois ?
La classe ! En tout cas, je suis très fier que tu prennes la relève.
Et que toi aussi, tu vives cette expérience, fiston.
Oh non, c'est pas vrai ! Tu l'avais pas jetée, cette aurore ?
Je perds ton tee
-shirt, mec.
Alexandre, Alex, Alex. J'ai pas d'Alex, mec.
T'es sûr que tu t'es pas trompé de groupe ? Non.
Tiens, regarde.
Ouais, bah c'est ça, tu t'es trompé.
Ici, c'est le club des Spartiates, mon gars.
Et alors ? Et alors toi, t'es chez les surécates.
Et les surécates, c'est là-bas.
Amuse-toi bien, vieux.
C'est quoi ces conneries ? Alors, non, il n'y a pas de toilette dans le car,
mais on fera des arrêts fréquents, c'est promis, c'est prévu.
Ah bah, quand même.
Bonjour, je suis Alexandre.
On vous attendait comme le Messie Alexandre. Sophie Bonheur, je suis la
directrice du club. Un truc à malentendu, c'est pas une colo, votre
truc ? C'est davantage ce que j'appellerais un séjour organisé.
Oui, mais c'est pas une colo.
Rappelez ça comme vous voulez, si ça vous fait plaisir, c'est une colo.
Faites attention parce qu'ici, colo, ça veut dire coloscopie.
Ah oui,
monsieur, c'est bien, hydratez-vous, oui. Tournez de l'autre côté, voilà.
Excusez-moi, une colo pour vieux, ça existe, ce truc ?
C'est vrai que nos vacanciers doivent être un petit peu âgés. Un peu âgés ?
Vous foutez de moi, c'est décroulant.
Écoutez, Alexandre, je ne comprends pas. J'ai encouru votre maman hier et à
priori, ça ne pose aucun problème.
Ah, excusez-moi.
Ouh là, oui, plus haut, voilà.
Vous avez trouvé la bouche, c'est parfait.
Allô, oui ? C'est quoi ce plan ? Calme-toi, mon Titi. Tu es dans le car ?
Je suis en parking.
Avec que des vieux autour de moi, ils sont horribles. Mais c'est formidable,
les vieux. Ils vont te faire partager leur expérience de la vie. Et puis toi
qui fais médecine, tu pourras t'entraîner comme ça.
Non, mais maman, je veux pas m'occuper de vieux. J'ai pas choisi gérontologie.
Tu me fais chier.
Alex, un autre tour, s'il te plaît.
Je les connais, les allumateurs de Coloporado. C'est comme ça que j'ai
rencontré ton père.
Avec eux, c'est drogue, alcool et tutti quanti. Pas question que je te récupère
la petite cuillère, t'as compris ? Maman, moi, je veux partir avec des gens
de mon âge.
Je veux boire, me droguer et pécho comme papa.
Il faut qu'on parle.
Voici Blanche et Troué, qui vous accompagneront durant ces deux mois.
Touré, pas Troué.
On n'est pas aidés non plus.
Voici la liste des vieux, des... des vacanciers qui ne vous sont pas partis.
Les moins interdits, vous vous souvenez ? Mort.
Gâteau. Maladie.
Hospice. Très bien, très bien.
Héritage. Mycose. Oh, excusez-moi.
Je vais sur les quatre, bonjour.
Oui. T'as pas peur d'être ostracisé avec ton tee-shirt ?
Bah non, c'est un cas de mon père.
Alors là, je suis carrément choquée.
Excuse-moi, mais je trouve ça très familier.
Bah en même temps, si c'est son père... Eh oh là, les enfants ! On se sort les
doigts du cul, tout derrière, et allez hop ! Allez, c'est parti ! Hé ! Voilà !
Bonjour, moi c'est Alex.
Bonjour, petite bête.
Bonjour, René Paco.
Bonjour.
Voilà ! Bonjour, moi c'est Alex. Bonjour, sale et petite bête.
Bonjour, Jackie avec un site.
Hop !
Bonjour, moi c'est Alex.
Ça fait longtemps que je n'ai pas vu de petite bique.
Bonjour, moi c'est Alex.
C'est une blague ou quoi ? Bonjour, je suis la fille de Rose.
Rose ? Oui, Rose. Vous vous êtes réveillé là ? Oui. Parce que c'est très
important. Alors écoutez-moi bien. Le cardégique, c'est pour fluidifier son
sang. Et si elle se coupe, il faut tout de suite lui donner son cri au pré.
Capito ? Dites-moi.
Le groupe du jeune Jean, là-bas, ils voyagent avec nous aussi. Parce qu'ils
sont très mignons, hein ? Maman, s'il te plaît. Oh ! Monsieur et Madame Rine qui
coulent entre une fille.
Quel est son prénom ? Fastoche ! François ! Mais qu'est-ce que tu fais,
là ? Ben, tu vois, moi aussi, ma chérie, je pars en vacances.
T'as décidé de me pourrir le séjour, c'est ça ? Écoute, c'est pas parce qu'on
est séparés que je dois rester tout seul comme un con à la maison. Con !
Oh, mon pauvre chéri, mais hurle plus fort encore, hein ? Ça, tu l'emporteras
pas au paradis.
Enfin, Biquette... Ah non, je te prie, plus Biquette.
Et dorénavant, je t'interdis de m'adresser la parole.
D'accord. Tu m'entends ? Oui.
Tatiana... Tatiana, ridicule.
Bon,
Rita, on va s'amuser comme des folles cette année.
On est tellement contentes de vous retrouver.
Allez Rita, dis bonjour à la directrice.
J'aime plus se porter mon gendre. J'ai tout entendu.
C'est quoi ce gros bagage ? Non, c'est rien, un petit encas pour le voyage.
Que l'on passe bien, maman.
En tout cas, elle a une mine superbe. Avec ce qu'elle nous coûte en bouffe,
elle peut avoir bonne mine. J'ai tout entendu.
Allez ranger la valise là-bas, s'il vous plaît.
Je vous donne rendez-vous à l'autre bout du parking.
Ça fait 20 minutes que je marche.
Ah, il commence bien le séjour.
Moi aussi, Josette, je suis ravie de vous retrouver.
Eh ben, restez pas à la planter comme un poireau. Elles vont pas se ranger tout
seul dans la soute, mes valises.
Ah, ça promet les vacances.
Elle a pas l'air comme ça, mais à l'intérieur, c'est un sucre d'orge. 18,
19, 20, 21.
Le temps est bon.
Allez.
En route, mon vaisseau.
Parce que c'est moi qui... Eh oui.
Allez, on fait semblant d'aimer sa famille. On lui dit au revoir.
Tout le monde est chaud ? C'est normal, il n'y a pas la clim.
Allez !
Madame
la directrice, il faut que je fasse pleurer le colosse.
C'est encore loin. L'État a envie de vomir.
On ne peut pas aller plus vite. Tout le monde nous double.
Alex, François ont compris ma place.
Ne veut pas m'expréter son Walkman. C'est elle qui ne veut pas partager ses
gâteaux. Qu'est-ce qui peut faire le tour du monde en restant dans un coin ?
On s'en fout. Madame la directrice, il faut que je change l'eau des olives.
J'espère qu'ils sont plus doués pour la cuisine que pour la déco.
Il y a eu 8 filles parce que s'il n'y a pas 8 filles, je pars.
Oh la vache, il n'y a même pas de piscine.
S'il vous plaît, s'il vous plaît, les groupes sont répartis par étage.
Non, je sais que ça va pas plaire à tout le monde, mais cette année encore, on ne
déroge pas la règle. Les femmes ont le couloir de droite et les hommes, celui
de gauche. Mais franchement, c'est n'importe quoi ! Mais c'est nul, on n'a
plus 15 ans ! Mais on n'est plus dans les années 50, à la manière. Non, non,
non, non.
Filles, garçons séparés, pas d'A.B. à la clé.
Allez, bonne nuit à tous.
Demain, réveil des vôtres minés.
Et pour toute réclamation, vous voyez, il n'y a pas de chef de groupe. Et on n
'a pas le droit d'un petit encas de bienvenue ? Quelque chose à réignoter,
je sais pas.
Personne n'a vu ma valise ? Elle est pas dans la soute ?
avec ma jumelle.
Déjà, je me la coltine toute l'année.
J'avais demandé à dormir près des commodités.
Moi, j'ai pas de cintres.
Non, mais oh, faut vous détendre, là.
Vous êtes en vacances, hein ? Impossible de trouver ma valise. Je suis dégoûtée.
T'empêches pas de donner les autres, hein, Charles ? Voilà ! Quoi ? Je ne
veux pas la chambre à côté de Thérésa, c'est bien clair.
Moi non plus.
Elle renfle.
Dis-moi, tu sais où on peut trouver de l'herbe ? Hein ? De quoi fumer...
Bonsoir mesdames, je vais faire boire le poisson.
Encore ? Deux secondes.
Tu veux pas qu'on change de groupe parce qu'ils sont complètement givrés ? J'ai
jamais vu une baraque avec autant d'escaliers.
Alex, ça y est, on a faim.
Écoutez ça ! On y entre par un trou, on en sort par deux.
Le pantalon ? Justement, le pantalon on l'enlève et on va se mettre en pyjama.
Allez, zou ! Ah ben c'est pas trop tôt !
Eh ! Oh,
avec tout ça, on s'est jamais présenté.
Monsieur Pascal, médaillé en 52, au jeu d'Helsinki, course à pied.
Enchanté. Monsieur Alex.
Attention, jeune homme, hein. En bronze, la médaille ! Comme celle-là !
Ah si, je sais
! Tu me fais penser à mon petit René. Viens.
Regarde. Mi niñito querido.
Mi René, mon trésor.
Deux jours, j'ai mis à le mettre au monde, celui-là.
J'ai cru qu'il ne voulait pas sortir.
Tu sais, il était complètement coincé, là, et moi... Je dépasse les détails.
Alors, comme ça, vous n'avez ni femme ni enfant.
Je suis encore un peu jeune, hein ? Libre comme l'air, alors.
Il doit être bi, hein ?
Quoi ? C'est vrai, tout le monde est bi aujourd'hui.
Même moi.
Ah bon ? Tu sors bien couvert, j'espère.
Couvert ? Ah ben tu mets le petit capuchon.
Ah oui, bien sûr. C'est sur Facebook ? Instagram.
Sur Twitter ? Tinder.
Grindr. Et le mariage gay, t'en penses quoi ? Vous n'avez rien contre les
femmes mûres, jeune homme. Bon, il est tard, là, hein ? C'est terrible.
Pourquoi les Bretons sont-ils tous frères ? Il va me rendre folle. Tu nous
emmerdes ! avec tes énigmes. C'est vrai, ça fait un peu relou. C'est ça comme on
le dit ? Oui, c'est ça.
Parce qu'ils ont qu'un père.
Qu'un père.
La ville.
Eh, tu sors un peu. Tu fais la fête avec des gens de ton âge, j'espère.
Rita et moi, on adore s'amuser, manger.
Elles sont girondes, tes copines.
C'est toute des putes. Non, mais ça va pas bien, non ? Ah, si on peut plus rien
dire, alors.
Bon, allez, là, tout le monde se lave les dents et au lit, j'ai dit.
On va en boîte ? Bah non.
Non, non, Alex, tu peux laisser la porte ouverte, s'il te plaît. Et la lumière du
couloir allumée aussi.
Ça nous rassure.
D'accord.
Allez, bonne nuit, Taza.
Bonne nuit, Alex.
Bonne nuit, Rita.
Bonne nuit, Alex.
À demain, Alex.
Dors bien.
Bonne nuit, Rose.
Bonne nuit, Mireille.
Bonne nuit, Michael.
Ta gueule.
À demain, tout le monde. Bon, allez.
Bonne nuit, tout le monde.
Faut dormir maintenant, je veux plus entendre personne.
D'accord.
Ça va pas nous faire peur comme ça ? Oh Lilo, il a l'air bien raide là.
Qu'est-ce que vous foutez en slip ? Je suis descendu arroser les plantes.
Rien de tel qu'un petit pisseau sous les étoiles.
Ah tiens, j'ai pensé à toi.
En attendant de retrouver ta valise.
Bon, sympa, merci. On doit faire à peu près la même taille, non ?
Une heure pour les foutre au lit, je tiendrais pas de moi.
T'inquiète, c'est pas plus compliqué que des gosses.
Les mômes, ça court partout, faut toujours être derrière eux. Tandis que
là, ça va, c'est tranquille.
En fait, tout dépend de la méthode que t'appliques.
Wittgenstein, par exemple. Qui ça ? Wittgenstein.
Il était vachement basé sur l'échange avec le groupe, tu vois.
Tout le monde participe, on prend des décisions collectives.
Alors que l'école anglaise, c'est beaucoup plus strict.
Quand tu doles tout, c'est le bébé qui crée la maman.
Ok. Ben, merci.
Rassure-toi, moi, jeune Créteil, j'ai appris sur le talent. Ce qu'ils veulent,
c'est se marrer et passer du bon temps.
Quand même.
Quand je pense que je devais être avec mes potes, dans une superbe baraque pas
loin d'ici, avec une meuf sublime.
Si tu taffes bien, Sophie, elle te donnera un jour de congé. Comme ça, tu
pourras aller voir tes potes.
Sérieux ? Si tu bosses, elle est méga cool, Sophie.
Quoi, cool ?
Ah non.
Attention,
on la fait tourner. Un tour.
Deux tours.
Trois tours.
Et c'est parti, attention.
Essaye de nous trouver.
Par là.
Hop. Par là. Bien, mais t'es par là, par là. Par là, par là, continue.
Allez, jeune et silencieuse.
Allez, va, accroche-toi.
Tu ne manges rien ? Ah non, jamais le matin. Ah, c'est pour ça que tu es
maigre comme un clou.
Et c'est pas joli, hein ? Les femmes, on aime les hommes un peu plus... Non mais,
pas trop quand même.
Bonjour tout le monde ! Bonjour ! Mesdames, une petite gâterie.
Bon entier. Non merci.
Bien dormi, Biquette.
Ta gueule.
Bonjour à tous ceux que je n'ai pas encore croisés. Bonjour.
Vous avez lu sur les tableaux l'activité du jour ? Ah non, non, non.
Eh ben non, ça se casse le cul à faire des photocopies.
Je vous sens. Alors, comme j'aimerais que cette journée donne un peu l'envol à
notre séjour, on a décidé de vous emmener tous à la plage.
Mon petit coin me dit qu'il va faire un temps merveilleux.
N'inquiétez pas, c'est juste un petit crachin.
Ça va pas durer.
Cadeau du ciel, t'es béni, mec ! Pour ta première journée, une activité ludique,
conviviale, en intérieur, c'est parfait pour se mettre en jambe.
Tu vas voir, ça va bien se passer.
Cool ! Alex ! Josette a pris ma boule ! Josette, rendez-lui sa boule, s'il vous
plaît ! Mais il est nul ! Mais c'est un mot autour ! Oh, Alex, t'as vu ce qu
'elle m'a fait ? Alex ! Viens voir ! Bon,
gardez-moi ma place, bien au chaud. J'en ai fort de secondes.
Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai pas les boulettes.
On attaque ? C'est pour ça que vous m'avez fait venir ? J'ai un travail,
moi. Oh, dégonflé.
Alex, on a faim. Très faim, même.
Tu as les sous.
Alex ! Alex ! Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai le doigt coincé. C'est une horreur. C
'est claustrophobe. Ça va aller, calmez-vous. Pourquoi tu l'as enfoncé si
profond ? Excusez-moi, c'est possible d'avoir du savon, s'il vous plaît ? Et
la carte, s'il vous plaît ? Si elle repart avec la boule, vous la payez, je
vous préviens.
Alex !
Ouais, on s'en va pas, non ? Aide-moi à retirer ces putains de godasses ! Elles
sont moches, telles chlingues ! Une minute, je m'occupe de Mireille, là. Non
mais vieux pervers ! Oh ! Votre papy, là, il vient de me proposer de l'argent
! Oh, c'est chaud ! Vous savez, c'est pas du tout mon papy. Excusez-vous tout
de suite, vous ! Mais Alec, ça gonfle ! Si ça gonfle trop, faudra couper ! Oh, c
'est malin de dire ça, tiens ! Alec, je veux un hot dog sauce moutarde avec du
cochon.
Cracra, Cracrapa.
Oh, Cracrapa, il veut aller voir ses potes, faut qu'il assure.
Je crois que j'ai un ticket avec un des jeunes, là-bas.
Ce soir...
Je découche. Mais c'est pas possible, ça. Ah si, si, si. Alex,
je sens que je pars, là.
Hein ? Où ça ? Tu veux que je me donne une part ? Attendez, attendez, on va s
'asseoir. Alex, je serai rentré pour minuit, je te promets. Ça va aller,
juste un petit coup de cheval.
Tu t'en sors ? Ouais, super.
Tiens, on se fait du boulot, hein.
Avec moi, un peu.
C'est bon
Un, deux, trois.
Ah bah, il m'en restait encore un peu, hein.
FURIGAAAATS ! Faut m'emmener aux toilettes.
Pardon ? Faut m'emmener aux toilettes tout de suite.
C'est une blague ? Ça peut pas être André, c'est la grosse commissie. Non,
Blanche ! Touriste, Sophie, on a un gros problème. Je pourrais pas, monsieur
Jeannot. Mais dépêche-toi !
C'est pas possible ! Assez-toi ! Stop ! Plus personne ne tire pendant que je
ramasse les balles, OK ? Taille ! Ça
te fait marrer, toi ? Ça va ? Tranquille, le chat
? Je te signale que c'est Sophie et moi qui avons couché tous les groupes. Je te
signale qu'Alex a failli y passer.
Ça va pas mieux ? J'aurais mérité de me perdre.
Sauf que Sophie a pas encore dit oui, je te signale. J'arrête pas de bosser.
Ils sont inépuisables, ces vieux. À ce sujet, je voudrais qu'on fasse un point
avant d'aller se coucher.
Un point ? Oui.
Un point pédago-éducatif.
Alors, on fait un tour de table pour que chacun donne ses impressions.
Ses propositions d'activité, d'ailleurs, j'attends les tiennes.
Comment on ressent le groupe, s'il y a fusion, cohérence entre les sujets.
C'est bien de pouvoir améliorer les process, non ? Ouais, ouais.
Sûrement. Tu t'écris au ministère de la vieillesse et des sports ou quoi toi ?
Je vois pas le rapport.
Sinon, on peut simplement évaluer les animations.
Ou sinon, on peut aussi aller se coucher. Moi je voulais pas mais je suis
morte.
Pas drôle.
Tu veux pas qu'on fasse un point corvée ? Tu veux pas qu'on fasse un point dans
ma chambre ?
N'importe quoi !
T
'es occupé ? Bah je dors là.
Bah t'es pas occupé.
Il est 5 heures, je suis occupé à dormir.
Bah c'est ça, t'es pas occupé.
Je vous en prie, entrez.
Je me suis dit, celui-là, il n'a pas inventé la machine de défraider le
persil, mais il peut peut-être m'aider quand même. C
'est
quoi ça ? C'est pour les trésors publics.
Je dois remplir une déclaration.
C'est pour un petit bien que j'ai vendu pour mon petit-fils. Je ne sais pas
remplir ces trucs-là.
Mais il n'y a pas d'âge pour apprendre.
S'il te plaît.
Ouais.
Fais-le voir, alors.
Vous l'avez vendu combien, votre truc ? Je suis obligé de te le dire ? C'est
mieux si vous voulez que je le déclare.
Marc, 200 000.
Putain ? Ouais.
200 000 d'anciens euros.
Non, d'anciens euros.
Ça n'existe pas, les anciens euros.
Alors, Marc, 2 millions de francs nouveaux ? Non plus, ça n'existe pas non
plus de francs nouveaux. Je ne savais rien dire. Pourquoi nouveaux ?
Je n'en fais rien, c'est toi qui m'embrouille aussi.
Marque de milliards d'anciens francs, si tu préfères. Je préfère rien du tout. Je
préfère dormir.
Je vous dis que tout ça, ça n'existe pas.
Mais t'es con ou quoi ? Tu convertis, c'est pas compliqué.
Oh, il y a quelqu'un là-dedans.
Bon, ça suffit.
Moi, je rends le service et en plus, je me sens guéri.
Ouste, tout le monde dort.
Allez, allez. Tu ne mets pas la porte quand même. Je vais me gêner.
Il est 5h du match, je n'ai pas fini ma nuit, moi.
Petite bite.
Pardon ? Rien.
Répétez un peu pour voir.
Tite-bite.
Vous avez beaucoup de chance d'être âgée, Josette.
Tite-bite quand même ! C
'est pas la grande forme, on dirait.
Elle a pas beaucoup dormi. C'est un tort.
C'est Alex le secret pour être un bon moniteur ? Non, c'est quoi ? Huit heures
de sommeil, une alimentation équilibrée, un peu de sport.
Ça te permet de rester calme, serein, d'aborder les autres avec plus d
'ouverture d'esprit, de zénitude, je dirais.
Serge, je me regarde ce matin, ils sont passés où tous ? C'est toujours bien qu
'on commence la journée par un atelier pédagogique, comme le coloriage ou le
courrier à la famille, par exemple.
Ça les recentre.
PS, mon ami Touré.
Attention, Touré, pas Troué.
Voilà.
Et le plus gentil de tous.
Bah quoi, c'est pas vrai ? Ah si, très gentil. Ah, ça me fait plaisir.
Point.
Smiley clin d'œil.
Et Touré, tu lui écris comment ? Wesh.
Comme ça se prononce.
Bon allez, c'est l'heure d'aller à la plage. On met les stylos dans les pots
et on se retrouve dans le hall dans 5 minutes. N'oubliez pas vos cartes
postales. On les postera tout à l'heure.
Eh, monsieur Christophe ! On va à la plage, vous venez avec nous ? Ouais, j
'arrive. Non, pas moi, j'ai envie qu'on reste ici un peu tranquille. Comme tu
veux. On va pas à la plage avec les autres.
Oui, on y va. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que c'est que cette
histoire ? Ça, vous voyez avec lui. Ah oui, on le voit avec lui.
Alex, on va pas à la plage ? On y va tous les jours à la plage. Ok, mais on
part pas tous les jours en vacances.
Mais vous voulez pas qu'on reste ici un peu tranquille ? Oh, mais soyez sympa,
quoi.
Je suis complètement KO.
Josette, elle m'a réveillée à 5 heures.
J'ai ma tête qui me fait encore super mal. On fera des trucs cet après-midi
avec les autres.
Nous, c'est ce matin qu'on veut faire des trucs. C'est pas juste.
Et surtout parce qu'après, on doit tous retourner à notre vie.
Je peux te dire que notre vie, elle est pas toujours jouasse.
Il y a des nuages et pourtant ça chauffe. Mais tellement ! J'y sortais
mes boules.
Hein ?
Une petite pétanque ? Non, merci, demandez aux autres.
Les autres n'ont pas envie non plus.
Vous voulez venir à la plage, vous êtes à la plage. Maintenant, je ne suis pas
le club Mickey, donc allez faire des châteaux de sable ou je ne sais pas
quoi. Pas merci.
Tiens, allez pêcher des crevettes.
Au prix où on paye.
Vous n'êtes pas bien ? J'en foutre.
Quoi ? Pas étonnant qu'il a triple sa première année de médecine.
Il y a un problème, François ? Aucun, à part le poil dans la main qui te sert de
canne.
Ok, donc le mec me cherche.
Je ne cherche personne, je constate.
Vous constatez ? Monsieur a dénié de nous amener à la plage. Il veut une
médaille, peut-être ? François, ça fait une semaine que je me plie en quatre
pour vous. Vous pourriez être un peu compréhensif, non ? C'est ton boulot,
mon garçon.
Vous avez la vie tellement cool aujourd'hui que c'est sûr que ça doit
changer.
On a peut-être la vie cool.
En attendant, nous, on sait pas si on aura une retraite.
Oh, débat intéressant.
Vous êtes une génération de gâtés. Et c'est mieux qu'une génération de
planteurs. Les Trente Glorieuses, ça vous dit quelque chose ? Les Trente
Glorieuses, mon cul.
On a eu faim, nous, jeunes hommes. Ah, mais nous, on a eu le chômage, monsieur.
Et nous, on a eu la guerre.
Ben non, le sida.
Et nous, la crise de 29 et le jeudi noir.
Ouais, nous, on est en plein Brexit et on va en subir les conséquences.
Mais nous, on a eu le nazisme.
Merde ! Nous, on a le réchauffement climatique, le trou de la sécu, les OGM,
le 11 septembre, 5 années de sarkozisme et Hollande !
Et bim !
Non, non, non. Si on fait la pause pipi toutes les cinq minutes, on va pas y
arriver. Je peux vous voir deux secondes ? Je vous écoute.
Voilà, je voulais éventuellement vous faire part d'une requête... Concernant ?
Concernant la possibilité éventuelle que je prenne une petite journée pour
éventuellement aller rejoindre des amis. Stop ! Plus personne ne bouge.
Retenez 14.
14. Alors, très exceptionnellement, et parce que je ne suis pas insensible aux
efforts que vous avez faits, je vais bien vous accorder votre dimanche.
Dimanche ? C'est pas vrai ? Mais c'est super ! Merci ! Je vous embrasse
maintenant.
Vous avez dit combien ? 14, madame la directrice. 14, 14, 15,
16, 17, 18, 19, 20, 21, il m'en manque 7 ! Hein ? Ok, je
recompte, mais cette fois-ci, ne m'interrompez plus, Alex.
S'il vous plaît, vous faites le musée Grévin, vous ne bougez plus, je vous
compte.
Ils sont où les autres ? Ils sont au café.
Ils disent qu'ils ont rien à foutre de visiter ton église pourrie et que c'est
une idée de merde.
J'ai gentiment essayé de lui faire la conversation hier soir. Vous auriez vu
comme il m'a renvoyé dans ma pioule. Il prend un peu trop ses âges, je trouve.
Et puis, il en fout pas une.
Oui, mais ça, pour se dépoter la nouille, il y a toujours du monde.
On peut rien lui demander.
J'ai proposé de jouer avec mes boules, il a refusé. Et moi, il m'a foutu à la
porte de sa chambre.
Ça va se casser des bulles carrées dans pas longtemps, c'est moi qui vous le
dis. Je le trouve très mignon, quand même.
Tu le trouves ? Ah oui, alors.
Adorable. Qu'est-ce que vous foutez ? Vous pouvez pas partir comme ça sans me
prévenir. Alex, on n'a plus huit ans et je te signale qu'on est en vacances.
Peut-être, mais c'est moi votre responsable. Nous emmerde pas.
Va plutôt à la pharmacie me chercher ça. Avec la chaleur, j'ai les pieds qui
gonflent.
Oh, les messes en veppe ! Où ça ? Ça vous fait un
total de 23 euros.
Merci.
Je vais aussi vous demander une boîte de boule-caisse, s'il vous plaît. Et une
boîte de préservatifs.
Et un tube de fixe-aux-dents, s'il vous plaît, mademoiselle.
Madame. Vous sortirez toujours couvert.
Un fixe-aux-dents et une boîte de préservatifs, donc.
Merci.
Moi aussi, j'avais des préservatifs.
Une boîte de 24, s'il vous plaît, madame.
C'est pas ça ? C'est les vacances ou c'est pas les vacances ? C'est un truc
de fi...
Oh, mais c'est d'une beauté ! Chut.
On va pas y passer la journée.
Mais tais-toi, j'ai envie de chialer, là.
Vous avez chaud, vous.
Attendez, bougez.
Quel était le cas de vos lunettes aussi ? Qu'est-ce que vous faites ? Rien.
Faites voir ? Non.
Faites voir.
Non mais ça va pas bien ! Bah quoi, il ira jamais.
C'est une question de respect.
Ça va pas de hurler comme ça tous les deux ? Non mais c'est elle qui me fait
chier encore.
Alex.
C'est une vieille dame, d'accord ?
Tu lui dois des égards de la considération. Bah oui, quand même,
merde. Des égards ? Non mais t'as vu comme elle me parle, elle ? Dis donc, y
aurait pas Anguisse au rush, autre Blanche et Alex ? Anguisse au rush ?
Oui, ou Mammouth se gravier.
Alex, tes moniteurs, c'est toi le responsable.
Non mais attends, marche sur la tête, celle qui me parle comme un chien depuis
le début.
Ou serpent sous gazon.
Tu sais quoi, je te les laisse, puisque t'as l'air de savoir tout mieux que moi.
Mais moi, c'est pour toi que je dis ça, hein !
On veut éviter.
Va me chercher les filles.
Eh, vous allez où, là ? C'est bon, il nous a repérés.
Oh, ralentis-le pas doucement, mine de rien.
Oh ! Vous allez où, là ? Ça va pas recommencer, hein ? Y a un problème,
Alex. Oui.
Vous pouvez pas quitter le groupe comme ça. Je vais pas passer la journée à vous
courir après.
Bah, essayez de nous en empêcher un peu pour voir.
Et vous savez quoi ? Vous avez raison.
Barrez-vous où vous voulez, je m'en fous.
Ah bon ? Entonces, tu viens pas avec nous ? Merde, c'est un foiré.
Je sais pas pas s'il va craquer.
Vous faites vraiment chier.
Allez.
Ça marche comme sur des roulettes. Non, mais c'est une bise, quand même.
Ça a vachement de gueule, le marbre.
Grave, ça claque sa mère.
Super, la balade.
Moi, de toute façon, je vais me faire un séminaire.
Vous aurez plus de chance que ça marche. Avec Rita, alors.
Je suis morte.
J'ai faim. Le goûter. Le goûter.
Merci. J'en ai pour tout le monde.
Monsieur Pascal, un petit croisin.
Merci.
Allez.
Désolé, Alex, je ne t'ai pas conté.
Allez, santé ! Vous avez autant ? Oh, détends-toi, Alex. Rien n'est tel qu'un
petit shot pour se sentir bien vivant.
Il s'est tué ! C'est le microbe ! Non, moi, non, parce que tout de suite, je
suis bourrée.
Mais bon, là, je vais mourir facilement.
Un petit coup pour la route.
Santé ! Bonne journée !
À la fraîche ! On respire, hein ? Non ? Ah oui, carrément, donc... T'as déjà
fumé ? Je suis sûr que non, avec sa tête de premier de la classe.
Sérieusement, vous déconnez ou quoi ? Je vais te montrer, moi.
Donnez-moi ça. Ouais, ouais ! C'est ce que je disais, il crapote.
Non, mais ça va pas ou quoi ? Regardez, papy, oh ! Tu crapotes ! Aval, patate !
Je fais que ça, Valet, là.
La locomotive, là.
Fille-lui à boire, ça va le remettre des coeurs.
Vas-y, vas-y. Fais voir si t'es un homme.
Non mais qu'est-ce qui se passe ici ? Oh !
So-so ! C'est toi ? De la Marie-Jeanne, vous vous rendez compte des risques que
vous l'avez fait prendre ? Je vous colle un avertissement.
Non mais Sophie, c'est bon, on n'est plus à l'école.
C'est vrai ça, on n'est plus à l'école.
Très bien.
Privé de sortie, je vous retiens ici dimanche. Quoi ? Je vous avais fait une
fleur. Eh ben, quick.
Non, vous pouvez pas me faire ça, tous mes amis comptent sur moi. Merci,
monsieur Frobert. Non, non, mais Sophie, c'est pas possible.
S'il vous plaît, vous avez bien vu, je bosse comme un chien depuis plus d'une
semaine. Mais vous faites votre travail, travail pour lequel je vous paie.
Et puis quoi encore ?
Vous êtes bien foutu de moi, hein ? Vous saviez parfaitement que la diarloie
allait se pointer.
Tout ça, c'était un coup monté.
Mais pas du tout ! Enfin, Alexis nous prend pour qui ? C'est pas de notre
faute si tu supportes pas le chichon ! Vous êtes des ingrats ! Je me donne un
fond depuis le début de séjour pour satisfaire vos moindres petits désirs,
et c'est ça ma récompense ? Merci, hein.
Merci. Oh, vous serez là, mec ! Eh,
vous savez quoi ? Je devais rejoindre mes amis dimanche.
Je me faisais une joie de passer un moment avec eux.
Mais à cause de vous, je suis puni.
Je dois rester ici.
Pour être content de vous.
Mais je te jure qu'on l'ignorait.
J'espère vraiment que vous êtes dommage.
Allez, chapeau ! Mais comment tu voulais que je sache ? T'as un doigt, t'as deux
! T'as deux ! Allez, viens ! Elles sont gonflées, là. Elles sont malhonnêtes.
Faut que tu te venges, mec.
Non, mais je peux pas.
Je dois faire mon boulot. Je me suis mis Sophia à dos.
Une petite leçon, ça n'a jamais fait de mal à personne.
Tout comprendre, pas tout permettre.
C'est pas moi qui le dit, c'est Dolto.
On se méprend souvent sur son rapport à la punition.
Ah ouais ? Tu dois absolument reprendre l'avantage, Alex. Ton autorité de
moniteur est en jeu.
Vous avez raison, les amis.
A mon tour de m'amuser un peu.
Alex, tu veux un petit courassin ? Oh, tu veux que j'aille te chercher un petit
café ? J'aimerais peut-être un massage, ça te ferait du bien, un petit massage.
Ah oui ! S'il vous plaît, s'il vous plaît !
Ce programme de ce matin, concours de trampoline. Pour ceux qui peuvent. Et
jet ski. Pour ceux qui peuvent.
Ensuite, on ira déjeuner dans un endroit super sympa. Et cet après-midi,
attention... Course de quartier ! Pour ceux qui peuvent.
Allez, c'est parti pour une journée d'un.
Allez, mes petites gimelles, on y va.
Allez, on va préparer les affaires.
Ce de mon groupe, vous restez avec moi, j'ai prévu autre chose.
Ah oui ? Et c'est quoi ? On peut savoir ? Surprise.
Ça promet.
Ah, Saint-Malo, la cité corsaire ! J'ai déjà envie de pisser, j'espère que ça va
pas être trop long. Saint-Malo est sans conteste le joyau de la Côte d'Emeraude.
L'histoire de Saint-Malo remonte à l'époque gauloise, et les premiers
habitants à occuper les lieux sont les corieux solites.
Faisons maintenant connaissance avec la moule, l'huître, le
sabot.
Dès le siècle des Lumières, le sabot devient incontournable. Ça m'en touche
une sans faire bouger l'autre. C'est ce que j'oserais appeler un petit sabot
pour l'homme, mais un grand sabot pour l'humanité.
Là, on se fout de nous.
Voilà, vous voyez ? Vous voyez comme ma pâte est bien lisse, bien épaisse.
Alors, on peut, si on le souhaite, rajouter un œuf pour donner une belle
coloration à la cuisson.
Attention au cholestérol, bien sûr.
Donc, je vais laisser reposer la pâte gentiment.
Deux heures.
Voilà. À présent, j'étale la pâte sur la galtière à l'aide du petit râteau.
La crème poisaine, qu'on appelle communément galette bretonne, se
consomme toujours salée.
Sa version sucrée est faite...
majoritairement de farine de froment. Voilà dans.
N'oublions pas qu'à l'origine... T'es devine ? Bon, ça suffit maintenant ! T
'es devin ? Oh, j'en peux plus, là ! Qui n'a jamais rêvé de posséder son propre
bol breton ? Et j'aime pas le cidre. Ça me donne des gaz.
Je continue.
Non, mais vous avez vu sa coiffe ?
Mais certaines peuvent monter jusqu'à un mètre.
Je vais les buter.
D'abord, je vais faire bouffer sa coiffe à la Bénidène.
Et bim.
Coucou, Alex.
Qu'est-ce que tu fous ? Lâche un peu tes vieux. Viens nous voir.
Je reconnais un qui est attendu.
Entrez.
Coucou. Je peux ? Non, non, non, ne bougez pas.
Dites, je viens de croiser Josette qui ne mâche pas ses mots à votre sujet.
Et puis les autres sont pas tendres non plus.
Je sais pas ce que vous leur avez fait, mais ils sont furieux après vous.
Y a un souci ? Non.
Ils font la tronche parce que j'ai décidé de plus aider à leurs caprices.
C'est vous qui aviez raison, Sophie.
Faut que j'assume mes responsabilités, que je fasse preuve d'autorité.
Ah oui.
Et puis vous savez ce qu'on dit.
La compétence sans autorité est aussi impuissante que la compétence... Non,
non, la compétence sans autorité est aussi impuissante que l'autorité sans
compétence. Oui, bah les imolos, ils sont en vacances quand même.
Ne vous inquiétez pas, je gère.
Tout est sous contrôle maintenant.
Eh bien, je m'en réjouis. Moi aussi.
C'est important d'avoir une bonne hygiène dentaire.
Surtout quand on a des dents.
Je viens de m'entretenir avec la directrice. C'est elle qui m'a dit de
venir te voir.
La colo de mon petit-fils vient camper dans la région le week-end prochain.
Alors ce serait une belle surprise si je pouvais lui rendre visite.
Et je me demandais si... Si ? Si tu accepterais de m'accompagner.
Non.
Non. Mais pourquoi ? Parce que je suis moniteur, pas chauffeur.
C'est dégueulasse, c'est ce que t'as fait.
Refuser à Jeannot de l'accompagner voir son petit-fils, c'est vraiment, mais
vraiment, mais... Vraiment dégueulasse.
Pas votre problème.
Mais qu'est-ce que ça te coûte, bordel ? Ça me coûte que dimanche, je devais
rejoindre mes potes.
Et qu'à cause de vous, je suis coincé ici.
Ça vous apprendra à vous foutre de moi.
Mais on s'est déjà excusés, tu vas pas nous faire payer jusqu'à la fin des
vacances.
Peut-être bien que si.
En attendant, dimanche, tout le monde reste ici.
Fin de la discussion.
C'est le gars que tu veux.
Vous faites pas le poids.
Le chef ici, c'est moi.
Petit trou du cul.
Pardon ? Tu m'as très bien entendu, connard.
Non mais ça va pas bien, non ? Enflure.
Attention, Josette, vous me parlez pas sur ce ton.
Petite bite.
Vous arrêtez tout de suite. Vous êtes sur un terrain très glissant, là.
Je t'encule.
Quoi ? Oui.
Non mais là... Non mais ça commence à bien faire.
Et j'suis pas payé pour m'faire insulte ! J'en parle à la directrice dès son
tour ! Et Fayot, avec ça, ouais... Fayot ! Fayot ! Fayot !
Fayot ! Fayot ! Fayot ! Fayot ! Fayot ! Fayot ! C'est ça, c'est ça ! Et moi qui
pensais vous amener à joindre les autres à la plage ? Eh ben du coup, on reste
ici, qu'on court de petits chevaux dans le salon.
Ça vous détendra.
C'est pas possible ! Il va finir par nous pourrir nos vacances ! On passe au
plan B, les gars.
Avec plaisir ! Sophie, vous avez pas vu mon groupe, par hasard ? Ne quittez pas,
monsieur le maire. Non, on n'a vu personne, Alex.
J'essaie d'organiser une petite sauterie pour la fête des mouettes.
Vous êtes toujours sous contrôle, j'espère ? Oui, oui, on joue à cache
-cache, ils sont très bien cachés.
Mireille ? Rose ? Theresa ?
Monsieur Pascal ? François ? Josette
? Jeannot ? Mais vous êtes où, putain ?
Qu'est-ce que vous faites là ? Vous essayez de vous cacher ? Vous avez perdu
votre langue ? Ils sont où les autres ? Ils sont où les autres ? Pardon ?
Pardon ? Vous vous sentez pas bien ? Vous sentez pas bien ? Oh non.
Non, non, me faites pas le coup du perroquet, vous avez plus 5 ans, merci.
Non, non, me faites pas le coup du perroquet, vous avez plus 5 ans, merci.
Sans déconner ! Vous arrêtez, d'accord ? Ça me tente et là, c'est vraiment pas le
moment. Ils sont passés où les autres ?
Vous arrêtez maintenant, hein ? Ils sont passés où, les autres ? Mais putain,
vous êtes tous cinglés, ma parole ! Ma parole, vous êtes tous cinglés, hein ?
Ok, c'est bon.
Ok, c'est bon. Non, c'est bon. Bon. J'ai compris.
D'accord ? C'est bon ! Voilà, vous avez gagné, j'abandonne ! On va à la plage,
vous êtes contents ? C'est pas trop tôt !
Je vous préviens, je ne veux plus vous voir ni vous entendre pour le reste de
la journée.
Chut !
oh mon
dieu
mon
amour
petit Jeannot.
Merci Touré. C'est pour Blanche. Ah, c'est gentil. De rien.
Tu as pris tes médicaments, Jeannot ? Oui, oui. Très bien.
C'est le pire été de ma vie. J'espère que je serai jamais vieux, mec. Mais tu
peux pas essayer de te tirer quand même ? Non, impossible.
Tu verrais ça, mon pote. La baraque est dingue. En plus, Yasmine n'arrête pas de
parler de toi.
C'est vrai ? Oh non, je suis au fond du trou, là.
Toc, toc, toc ! Non, c'est pas le moment.
Vous croyez pas que vous en avez assez fait pour aujourd'hui ? J'avais peut
-être une solution pour que tu avoues à tes amis ce dimanche, mais si ça t
'intéresse pas... Attendez.
Je te rappelle, Tom.
Allez-y, je vous écoute.
Alors voilà.
Tu accompagnes Jeannot voir son petit-fils.
Tu les déposes à la colo. Toi, tu passes l'après-midi avec tes amis comme prévu.
Le soir, tu vas le chercher.
Vous rentrez à la pension, ni vu, ni connu.
Et au passage, tu gagnes même des points avec la directrice.
T'es une sacrée coquine, Rose.
Et encore, ce ne sont que des préliminaires, mon petit.
Accompagnez Jeannot à voir son petit-fils. Je vous avoue, je m
'attendais pas à autant de votre repas. Moi, ça fait partie de mon boulot, c'est
normal.
C'est très généreux, Alex.
Surtout qu'ils ne vous ont pas beaucoup épargné ces derniers jours.
C'est vrai.
Mais ça fait tellement du bien de faire plaisir parfois.
Et puis, ils sont vieux.
Ils n'en ont plus pour très longtemps.
Oui. Allez, conduisez prudemment.
Allez, en route, mauvaise troupe.
Ah, d'accord.
Vous aviez bien préparé votre coup.
Je vous demande pas si la dirlo est au courant. On fait la paix ? Pour de vrai,
cette fois-ci.
Non, mais j'en coûte plus de la macarena, là ! On fait une pause, d
'accord ? D'accord ! La pause est finie ! Oh, purée !
Il est pas beau, il est pas beau.
Tout le monde, je vous fais confiance.
Faites pas trop de conneries. Je viens vous chercher en fin de journée, d
'accord ? Alex, attends, attends.
Viens là deux minutes. Qu'est-ce qu'il y a ? Je suis pressé. T'es sûr que tu veux
pas rester ? Mais madame, vous l'avions de chasse.
Oui,
c'est vrai qu'elle est jolie.
Allez, traîne pas, bonhomme. Et fais attention sur la route. Allez, on y va.
Je n'y connais rien en mécanique. Mais nous non plus.
Bon, j'appelle un dépanneur. Un dimanche ? En plein mois de juillet.
Il va falloir que tu attends demain matin si tu veux la vie.
Ça veut dire qu'on est coincés ici pour la nuit ? On dirait bien, oui.
Tonton Rita, on découche.
Tu vois, Hugo,
tu fais un puits avec ta purée et après tu peux verser la sauce dedans.
Et alors ? Alors rien du tout, c'est juste rigolo.
Allez, tais-toi et mange, voyou.
Ça te fait marrer ? Oh,
qu'il me fait pas cette tête ! Tu les reverras, tes amis.
T'as eu la directrice ? Oui, elle pense que c'est un coup monté.
Je vous raconte pas ce que je vais prendre en train.
Profite du moment pressant, chéri.
Saisis les opportunités de la vie.
Moi ? Moi, je la trouve ravissante.
Mais dis-donc, avec ton physique, faut pas être trop regardant non plus.
Sympa, merci.
Oh, elle est bonne.
Vous avez quel âge, les gars ? 15 ans et demi. Pareil. 16 ans, madame.
Toi, tu m'appelles Madame encore une fois, je te donne une fesse et des
culottes devant tous tes potes. Je m'appelle Rose.
Et les meufs, elles sont où, les meufs ? Y a rien.
C'est pas possible, vous êtes si beaux, si jeunes.
Allez-y, posez-moi toutes les questions que vous voulez savoir sur l'amour, le
sexe. Je suis une spécialiste de l'amour.
Mais t'endors pas sur Jean. Mais non ! Allez, posez-moi des questions.
De toute façon, à mon avis, elle sort avec un des monos.
Oh,
entonces... Laisse tomber.
T'as aucune chance.
Ou alors, il faut que tu fasses de la muscu.
D'ici ce soir, ça risque d'être impétant.
Merci pour vos encouragements, ça me donne vachement confiance en moi.
Ça encorche.
Finalement, j'aurais peut-être pas besoin de faire de muscu.
Non, Alex, c'est pas contre toi, enfin !
Ah bah c'est comme ça, on préfère avoir François dans l'équipe.
Oh la Dream Team mon gars ! Désolé mec ! Allez ! Hop là ! Allez ! Ziva
! On va vous cramer la cotonette ! Tu parles ! On est des terres les
boutonneux ! Allez les Pays-Bas ! Allez les Churicates ! Vas-y, rentre dans ta
maison ! Partout dans les jupons de ta rhum ! Allez les Pays-Bas, allez !
Ravale ton dentier, je vais te mettre le œuf papy ! Allez les Churicates ! Je
vais te péter ta asse, puceau ! Non mais tu t'es vu frérot ? T'as deux tensions !
Ça suffit, maintenant je délage le rat !
On met une disquette à ces bâtards ! Tu perds tes dents, cousine ! Vas-y, tu
fais pitié, là ! Oh, tes mains, la meuf ! Oh,
je lui pète le boule direct, hein ! Ça
fait pas peur de vieux, mec ! C
'était quoi, ce sketch ? Qu'est-ce que tu crois, Alex ? On a des petits-enfants
! On est encore dans le coup ! T'es vraiment un bolosse ! Je sais même pas
ce que ça veut dire ! Si, mon petit-fils me dit toujours... Papy, t'es un
bolosse, toi !
Elle descend de la montagne, elle descend de la montagne, elle descend de
la montagne à cheval.
Singing hi, hi, youpi, youpi, hi.
Singing hi, hi, youpi, youpi, hi.
Singing hi, hi, youpi, hi, hi, youpi, hi, hi, youpi, youpi, hi.
Elle embrasse son grand-père en descendant.
Elle embrasse son grand-père en descendant. Ça y est, les petits sont
couchés. La soirée peut commencer.
Au cœur, là ! Enfin ! C'est pas trop tôt. Allez, balance ta guitare qui pue
les pieds et mets de la musique.
Eh ben, envoie le son, on te dit, mec.
Sous-titrage FR ?
Trouvez-moi la maligne ! Action.
Enlève ton t-shirt. Allez ! Allez là ! Allez,
high five ! Tiens, Rose, action, vérité.
C'est pas la peine de demander.
Tu vas faire un smack à David.
Ah non, les gars ! Je suis trop vieille pour ça.
Un smack au mono ! En même temps, vous avez raison.
J'ai une bonne joueuse. J'accepte. Viens vers moi, mon chéri. Viens.
Embrasse-moi.
Tu t'ennuies, vieux crouton ? J'ai toujours été un piètre danseur, tu le
sais bien.
Où ? Vieille bique.
Ça, c'est vrai.
Vieux bouc.
Je danse comme tu cuisines.
Très mal.
Quelle peau de vache.
Ça te faisait si peur de vieillir avec moi.
Les plates au repas, ton potager, la sieste.
Oui, oui, oui.
Mais tu le dis toi-même.
Ça n'a jamais été mon truc.
Je ne suis pas tombé amoureux de toi pour tes talents de ménagère, mais pour
ton amour bolimique de la vie.
François, je te demande pardon d'être parti comme ça.
On ne doit jamais mendier sa liberté aux autres. Sa liberté, il faut la prendre.
Mais on s'était promis de faire plein de choses à la retraite.
Et depuis qu'on y est, t'as plus envie de rien.
T'as mis le nez dans tes énigmes et pas moyen de t'en sortir.
On dirait tout en merde.
Même moi.
C'est agréable, je te jure.
J'ai envie de continuer de vivre.
Merde ! Je suis un vieux con.
Ça oui.
Un vieux con que j'aime.
Bouge-moi.
Allez, remue-toi.
Je te cherchais partout.
Tu sais, j'ai une de ces patates.
Ça fait 30 ans que je ne me suis pas amusé comme ça.
Qu'est-ce que je raconte ? Je ne me suis jamais amusé comme ça. Je voulais te
dire une chose, mais tu ne le répètes à personne. C'est le premier, oui.
Je n'ai pas baisé depuis 8 ans.
depuis que ma femme m'a quitté, cette traînée. Quoi ? Hein ? Mais attention,
je lui ai pardonné à cette pute, parce que le pardon, c'est la paix. Bref,
depuis que cette salope, elle s'est tirée, nada.
Rien ! Je suis un con, allez ! Tu m'étonnes, hein ? Mais aujourd'hui, je
suis prêt à retomber amoureux. C'est génial ! Y a personne qui vous plaît ici
? Si.
Mais je crois que j'ai dépassé la limite d'âge.
Rose ! C'est bien !
Elle aime que les jeunes. Mais non ! Mais si ! Rentre le ventre.
Mais je perds le pantalon quand je rentre le ventre !
T
'as ce
qu'il faut.
C'est jaloux parce que j'ai un plan, c'est ça ? On est un groupe, Alex.
Y a pas de raison que tu t'amuses plus que les autres.
Non, mais c'est dégueulasse.
Peut-être, mais c'est comme ça.
Je n'ai plus.
Non, vous déconnez ? Je te l'ai dit. Je l'ai tout utilisé.
24 capotes. En deux jours, tu as ça, sérieusement.
Bon, peut-être que ça me reste un ou deux dans le sac d'Erytha.
Allez, Erytha, laisse-moi.
Super,
merci. 10 euros.
Non mais j'ai pas besoin de la boîte entière. P.S.
Non mais ça va pas bien non ? Tu veux t'amuser ? Là.
Alex ! Alex ! Réveille-toi ! Allez ! Le dépanneur est là
! La petite marque.
Allez, debout, boloss.
J'arrive.
Ah, mais oui.
L'arrivée de l'essence était coupée.
Si vous voulez mon avis, ça fait une mauvaise blague.
On a pas pu faire une chose pareille.
Par contre, j'aurai pas la pièce avant deux jours. Avant deux jours ? Non, non,
mais c'est pas possible, monsieur, comment on va faire ? Les villages les
plus proches, c'est à deux kilomètres.
Si vous coupez par la forêt, il y a un bus pour dîner qui passe tous les
heures. Messieurs, dames ? Il fait la gueule. À fond.
Il a pas tort, c'était pas très honnête de notre part.
Oui, mais je suis sûre que je serais moins amusée avec ses copains.
Avoue que tout est bien marré, quand même.
Non, c'est pas la question.
Ça fait deux fois que vous me prenez pour un con et ça commence à me saouler.
Excuse-nous, Alex.
C'est vrai, Alex, on te demande pardon.
Rita et moi, on est complètement désolés.
C'est le seul moyen qu'elle a trouvé pour pas rentrer.
Mais ces vacances pour nous, c'est une cure de jouvence, mon chéri.
On vous prévient, c'est la dernière fois que je vous fais confiance.
À partir de maintenant, il n'y a plus de mensonges ni de coups en douce. C'est
promis, ça n'arrivera plus.
Juré. Juré, Alex.
Juré, craché.
Vous pouvez pas faire gaffe, merde !
Ça se fait pas, ça ! Vous êtes vraiment des sales gosses.
Bon, allez, venez.
Qu'est-ce qu'il y a ? Il avait dit à droite ou à gauche ? À droite.
Ah oui, le sens de l'orientation est faillible.
Croix-souche.
Infaillible.
Bon, cette fois-ci, on prend à gauche. Allez.
Alex, j'en peux plus, ça fait deux ans qu'on marche.
Encore un peu de croise.
On va trouver nos corps dévorés par les chats rognards.
Les jolies colonies de vacances.
Merci maman, merci papa.
Tous les ans, je voudrais que ça commence.
Les jolies colonies de vacances.
Merci maman, merci papa.
Tous les ans, je voudrais que ça commence.
Stop ! Faut prendre à gauche. Vous êtes sûr ? Ah, je suis peut-être grosse, mais
j'ai Louis-Phil.
Oh là là, super hein ! Bravo Josette ! Ça tombe bien parce que j'ai une femme
de loup ! On y va !
J'étais à un poil d'appeler la police.
On a même retrouvé de la marchandise sous le fauteuil de monsieur.
C'est qu'un tube de fixe-dents dans le sac du chien.
C'est de la colle pour les dents.
Je suis vraiment confuse. Je suis désolée. Je comprends pas.
Je peux vous assurer qu'ils mangent tous à leur faim.
Rose ? Rose ! Ah ! Ah, pardon, pardon.
Bon, alors, pour la bite, on fait comment ? Pour la note, pardon.
Je m'assois dessus, mais à une condition.
Oh, non, mais quelle humiliation, mon Dieu !
Vous pouvez une petite mousse ? Non ? Regardez-moi, Alex
! Je vous paye pour veiller sur eux.
Pas pour les faire dormir à la belle étoile, crapailleter dans la forêt,
finir dans un camp nudiste.
Josette et M. Pascal puent encore l'alcool à deux mètres.
J'imagine que vous n'avez aucune explication valable.
C'est pas de ma faute.
C'est pas de sa faute.
Parfait ! Vous êtes viré.
Quoi ? Vous avez très bien entendu ce que j'ai dit.
Si Alex est viré, on part aussi.
Pour une fois qu'on a un mono génial.
Au début, on pensait tous que t'étais un connard, mais pas du tout. T'es un mec
super, Alex. Super.
Tu es génial, Alex.
C'est nous qui l'avons entraîné là-dedans, madame la directrice.
Alors, si vous virez Alex, c'est simple, il faut nous virer aussi.
Mais parfait, parfait, mais parfait tous.
De toute façon, la coupe est pleine. J'ai pas dormi de la nuit.
Je suis au bord du burn-out.
Je vais me faire un petit lexo, tiens. Ou un petit spiff.
Vous me rouleriez pas un petit joint, histoire d'être bien def ? Non, non,
mais... Laissez tomber.
Personne me vire, je démissionne.
J'en ai ras-le-bol de me faire tâter comme un gamin.
Enfin, une sage décision.
Alex ? T'es revenu avec ta petite vieille ? Tu fais l'essai cet après
-midi, toi, maintenant ? Ouais, j'avais un petit coup de mou, là.
Non, mais je suis venu te dire au revoir.
Je m'en vais.
Non, tu te tires ? Et tu finis pas l'été avec nous ? J'aurais tenu 15 jours sur
deux mois, c'est déjà pas mal, non ? C'est vrai.
Allez, salut, mec.
Salut, mon frère.
Ah, et tu sais où est Blanche ? Blanche ? Ah, t'es con ou quoi ? Blanche ?
Blanche, la monitrice.
Ah,
c'est bon, j'ai compris.
Blanche ! C'est Alex !
Salut.
Elle aussi, elle a fait un petit coup de main.
Alors, tu t'en vas ? Bah ouais.
Mais on se retrouve sur Paris.
Allez, salut.
Salut.
Et récemment ce soir, on a prévu un petit truc. Tu vas tirer comme ça, c'est
couillon. Mais oui, c'est complètement crétin.
Écoutez, on a passé du bon temps ensemble, c'est vrai.
Mais j'ai mes potes qui m'attendent.
Enfin, chacun va retourner à sa vie. C'est beaucoup mieux comme ça, croyez
-moi.
Attends, Alex.
Je les ai tricotés pour toi.
Pour pas que tu nous oublies.
Merci, Tal.
C'est sûr que, bien couvert comme ça, en plein mois de juillet, je risque pas de
vous oublier.
Allez, salut tout le monde.
C'est ça, tire-toi, au fond t'es bien un connard !
Sous-titrage MFP.
C'est super que tu sois là, mec.
T'as vu, je t'ai pas menti pour la maison, elle est dingue, non ? Dingue.
Ça me fait
plaisir que tu sois là.
Je vais nous chercher des glaces.
T'en veux une ?
Non, ça ira.
Tu m'en veux pas ? Je t'ai rien dit pour elle et moi.
Non, t'inquiète.
C'est vrai ? On reste potes, alors ?
C'est tes petits vieux ? Ils te manquent déjà ?
Allez viens t'amuser avec tes potes un peu.
Allez !
C'est qui qui se tire avec ma caisse, hein ?
Ben,
Teresa, on vous a préparé spécialement une paella pour votre anniversaire et
vous n'avez même pas touché un grain de riz.
J'ai perdu l'appétit, Madame Bonheur.
Et Rita aussi.
Eh ben, c'est gai.
Je sens mes cheveux qui poussent tellement je me fais chier.
Pourquoi tu grognes, Rita ? Dis-le à maman immédiatement.
Ça,
c'est les plombs, je m'y connais.
Joyeux anniversaire ! Joyeux
anniversaire ! Quel est mon plus
beau cadeau d'anniversaire ?
Je me suis dit que c'était con de rater le meilleur.
J'ai revenu, mon chéri.
Je le savais. Tu as vu ? Il t'aurait connu la première.
Eh mec, t'as même pas tenu un jour sans nous.
Je maintiens que vous êtes un irresponsable.
Mais bon, après réflexion, je suis peut-être d'accord pour vous reprendre à
l'essai.
Donne à ton corps de joie, Macarena, que ton corps est pour lui donner de la joie
et de bonnes choses. Donne à ton corps de joie, Macarena.
Macarena a
un nom qui s'appelle, qui s'appelle de
l'appellé Victorino.
Et dans la jure de bandera du garçon, c'est le nom d'un autre ami.
Ridicule.
C'est pas comme ça qu'on faisait.
Tu danses pas, là. On dirait que tu vas avoir une crise cardiaque.
Montrez-moi, là.
Je suis pas sûr d'en avoir envie.
Je suis désolé, Josette.
J'aurais jamais dû partir.
J'espère que vous pourrez me pardonner.
Allez, venez.
On va, là.
Moi, je fais pas grand-fils, moi.
Je croyais qu'il y avait pas d'âge pour apprendre, jeunette.
Je sais pas ce que j'ai là.
Quoi ? Non, je me sens bizarre.
J'ai mes jambes, je sais pas comment j'ai... Aidez-moi.
S'il vous plaît, aidez-moi, aidez-moi, aidez-moi, aidez-moi.
Aidez-moi.
Laissez-moi passer.
Josette ? Josette ?
Josette, vous m'entendez ? La malaise ? Marie, appelez secours, vite ! Laissez
-lui de l'air, s'il vous plaît.
Josette ? Josette, vous m'entendez ? Alex.
Fais quelque chose ! Pour le Dieu ! Alex, fais quelque chose ! Fais quelque
chose ! Fais quelque chose, pour le Dieu, Alex ! Laissez-moi,
je m'en occupe.
Josette ? Vous m'entendez, Josette ?
Allez, Josette.
Il faut revenir, maintenant.
Allez, Josette !
Non.
Non, non. Non, non. Allez.
Non. Non, allez. Non.
Putain, mais ils font quoi, les pompiers, là ? Allez.
Allez, Josette.
Pas besoin d'être vulgaire non plus.
Alex ! Qu'est-ce qu'il y a ?
Merci pour la danse.
Et j'ai oublié de te dire...
La valise est dans ma chambre. J'en fiche mon lit.
Jamais les vacances sont finies, les copains.
Je viens parler pour vous.
Parce que moi, j'ai signé pour deux mois, je vous rappelle.
Je suis sûr que les autres groupes seront nuls.
Mais faut dire qu'on a mis la barre haut.
Très, très haut.
Je sais pas vous, mais moi, j'ai pas envie de me coucher.
Moi non plus.
Qu'est-ce qu'on fait ? Oh ! Je peux rouler, si ça vous dit.
Je crois que j'ai une meilleure idée, Piquette.
C'est interdit de faire ça ! Arrête de nous emmerder !
C'est pas bien.
Teresa ? Quoi ? Vous croyez que vous irez au paradis ? Oh, voilà une drôle de
question. J'y crois pas, au paradis.
Moi non plus.
Et vous, Rose ? Moi non plus, j'y crois pas.
Même pas un petit peu ? Non.
Mais après la mort, qu'est-ce qui reste, alors ? Que les vivants qui sourient et
qui se souviennent.
Ça vous rend pas triste ?
Mais c'est le jeu, ma pourvucette.
Quand tu auras nos traces, tu comprendras.
Vas-y, mets un truc de vieux, ça, je comprendrai quoi.
Tu comprendras que rien ne s'arrête jamais, Alex.
Les vacances sont finies, la vie continue.
T'as pas eu médecine, la vie continue.
Josette serait morte ce soir.
La vie continue.
La vie continue, Alex.
Toujours.
Regardez, une toile filante.
On peut faire un vœu.
Baiser !
T'as une chance de se réaliser tant qu'à faire.
Vous avez entendu ? Non.
Vous êtes sûrs qu'il n'y a pas un gardien ici ?
Je crois que ma nouvelle période d'essai vient de s'achever.
Ce coup-ci, je vais vraiment me faire virer.
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Et sinon, à part ça, tu t'es fait des amis ? Maman, je te demande si tu t'es
fait des amis.
Des amis ? Ah ça oui, on se fait des amis.
T'as même pas idée, fiston.
Evidemment, ma chérie.
Oh que oui.
Grave ! Hein, Mickey ? Ah oui, Mickey.
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