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Les personnages de cette histoire sont purement imaginaires et fictifs.
Toute ressemblance avec des personnes existantes, ayant existé ou devant
exister un jour, ne serait que pure coïncidence, car ceci est un conte
perçant qui débute aux États-Unis, dans un cabaret de Floride, au beau milieu d
'une tornade.
Quelle tornade !
Sous-titrage MFP.
Engagé prochain spectacle David Balkis.
Au cabaret gay Paris à Paris.
Réception triomphale Paris.
Tu te rends compte ? Il nous envoie son avion particulier.
Et on va atterrir sur son terrain partout.
Sous-titrage ST' 501
Oh là là, il n'y a pas de problème.
Non, non, je vous en prie.
Excusez-moi.
Dis-donc, je pensais que vous l'aviez déjà ramené de Sainte-Hélène.
Qui c'est ? C'était l'empereur de... Vous y tenez absolument à jouer cette
petite ère ? Absolument, c'était cela qu'on jouait... Ah ! C'est un gros
client, je comprends. Non, non, pas du tout, c'était...
Qu'est-ce qu'il disait, Balkis, dans son télégramme ? Réception triomphale. Eh
ben, il nous laisse arriver à Paris comme une quittance de gaz.
Peut-être il a oublié. Même quand on a une mémoire petite comme celle d'une
fourmée, on n'oublie pas à des parquets.
Ce Balkis, c'est un... Vrai ou faux ? C'est vrai.
Il a beau être le plus grand patron des cabrets du monde, je l'attraperai par
les... ...durés.
Correct ? Pas très correct, Teddy, mais faudra tout de même lui dire. Ah oui.
Tu as mon affiche ? Oui.
Voilà.
Quel patelin.
S'il faut mettre son cercueil du dimanche pour avoir droit au
photographe, moi, je retourne chez ma mère.
Oui.
Parce que Paris ne sera peut-être pas toujours Paris.
Et si chez nous, la Générale Moteur décide de fabriquer des tours Eiffel,
tout le monde aura la sienne dans la...
Peut-être la réception triomphale nous attendait au gay Paris.
Ah, pas mal. Très intelligent.
On avance. La réception triomphale au gay Paris.
Le gay Paris.
Allez, jeune homme, on doit nous attendre.
Tu
aperçois
quelque chose, Eddie ? On dirait le copain qui a voyagé avec nous. Il a le
même par-dessus.
Elle a souffert du voyage, mais ce sont des fleurs de son pays.
Le bord, il n'a qu'un oeil, mais il pleure quand même.
C'est la femme de notre frère bien-aimé, Gaspard.
Retirons-nous dans le bureau de David.
Plus vite nous aurons réglé le présent, plus vite nous pourrons pleurer le
passé.
au deuil de notre frère respecté.
Je vous remercie d'être venu si vite.
Nous avions hâte de vous soulager d'un bien lourd fardeau, ma chère sœur. Un
sceptre que seule une main d'homme peut tenir.
C'est-à-dire ? Le tempire de la nuit, notre frère Révéret l'a édifié cabaret
après cabaret.
Théâtre après théâtre.
C'était un conquérant, mais c'était aussi un grand seigneur, puisqu'il avait
tenu à conserver en tant que gérant les patrons de ses anciens établissements.
Mais sa mort va réveiller les appétits en sommeil.
Tu parles d'un appartement.
Tu as vu le nom du locataire ? Non.
Pour commencer, il va falloir licencier tous les numéros.
La formule spectacle est une formule de prestige.
Il faut manger le concombre quand il est vert et le melon quand il est jaune.
Allez, viens.
Où ? Mangez du melon.
Mais les licencier vite !
Ne restons pas penchés sur la source.
Jusqu'à ce que son eau pure ait été rendue saumâtre par nos larmes.
Amen.
Salut tout le monde.
Mes condoléances, Madame Alkis.
Qui êtes-vous ? Eddie Parker.
Girls in Action.
Je ne connais pas.
Un,
deux... Here comes Eddie Parker now.
Un petit, petit, petit...
Je ne connais toujours pas.
Nous n'avons besoin de personne.
On a toujours besoin d'Eddie Parker.
Et voilà.
Qu'est-ce que c'est ? Un contrat avec l'autographe de votre frère en bas. Je
suis engagé pour six mois.
Eh bien, vous voilà dégagé pour une durée
illimitée.
Ce ne sont pas des procédés, Melchior.
Merci, madame.
Puisque vous êtes gros, monsieur Balkis, je vais tout de même vous laisser cinq
secondes pour ramasser ça.
J'apprécie beaucoup votre générosité, monsieur Parker.
Si dans cinq secondes vous n'avez pas ramassé ça, je crois qu'il faudra
ajouter une rallonge au cercueil de votre frère.
Un.
Deux.
Vous oubliez que nous sommes à Paris.
Calmez-vous, ma chère sœur.
Balthazar, ma chaîne de Gaspard.
Quand un chien vous aide à passer le fleuve, ne demandez pas s'il a la gale.
Nous reprendrons notre entretien plus tard.
Voilà 500 dollars.
Vous direz à ce cow-boy de retourner chez lui.
A tout à l'heure au château pour les funérailles, ma chère sœur.
Il était, malgré sa puissance, le plus doux, le plus tendre, le plus généreux
des hommes.
Tous ceux qui ont été délégués ici le savent bien.
Le Guéparie, le principal de ces cabarets, c'est la capitale des lits du
monde. Chaque soir à minuit sur les cinq continents, les tenanciers s'inclinent
en direction du Guéparie. Et si Lindbergh s'est hasardé au-dessus de l
'Atlantique, nous le savons maintenant par la petite histoire, c'était pour
passer une nuit...
au gay Paris.
Vous, les musiciens. Vous, les girls.
Vous, le personnel.
Vous, les artistes. Vous, les dévoués administrateurs des établissements qu'il
avait rassemblés à force de pignâtreté et de patience.
Vous connaissiez sa bonté.
Vous connaissez son œuvre. Et les statistiques l'ont prouvé.
Toutes les trois minutes.
Partons.
du fond des savannes, un pèlerin.
C'est-à-dire un touriste se met en route pour venir au guet-pat.
Combien n'ont pu réaliser leurs prêts ? Combien sont restés en chemin ? Et voilà
que l'empereur n'est plus.
Mais vous ne restez pas seul avec votre enfant.
Madame Balthiste, venue du pays d'Orient comme les rois mages dont ils portent
les noms, les frères de l'empereur sont là.
Eh bien !
C'est bien vide maintenant.
Voulez-vous profiter de notre voiture, ma chère sœur ? Je préfère rester seule
au château. Fort bien, mais rentrez doucement.
Rendez-vous tout à l'heure au guet Paris.
Je compatis.
Ce qui fait de trop grands pas n'atteindra pas la porte.
Vous avez besoin d'un sérurier ? Qu'avez-vous ici ? J'avais besoin de
vous voir. Vous n'êtes pas contre, j'espère ? Qu'y a-t-il ? Eh bien, ils
ont déchiré mon joli contrat, mais j'ai retrouvé le télégramme m'annonçant mon
engagement. Tenez. Ma mère m'a toujours dit que... Ma mère m'a toujours... C'est
pas très important, ce qu'elle m'a dit.
Soyez rassurée, votre... votre contrat sera respecté.
Bien. Donnez-moi les clés.
Qu'est-ce qu'il y a dans cette chambre ? Justement, je l'ignore.
Nous n'avons jamais habité sous cette eau.
Mon mari l'avait achetée pour notre fils pour plus tard.
Ah, bon, pour plus tard.
Eh bien, j'espère que votre fils aura beaucoup de femmes, beaucoup d'enfants
et surtout beaucoup de larbins pour s'occuper de tout ça.
Après mon retour d'Amérique, mon mari venait passer une heure ou deux ici, l
'après-midi.
Chaque fois il s'enfermait dans cette pièce, personne n'avait le droit d'y
pénétrer.
Vous êtes sûre que votre mari n'avait pas une grande barbe bleue ?
C'est épouvantable.
Dites donc, votre mari n'avait pas l'air de me porter dans son cœur.
Qui a-t-il eu entre vous ? Rien.
Je ne l'ai jamais connu.
Jamais.
Dites, il y a longtemps que votre mari venait faire des cartons sur mon
physique de théâtre ? Il y a plusieurs mois.
Bien avant de m'engager.
Il ne vous a jamais parlé de moi ? Non, jamais.
Je ne comprends plus rien.
Vous étiez heureuse avec lui ? C'était un bon mari.
Je vois.
Allons-nous-en.
Oui.
Cette pièce me flanque le capard. Je ne sais vraiment pas pourquoi.
Si au moins elle avait collé toutes ces affiches sur les murs de Paris.
Je vous en prie, M. Parker, je n'ai pas envie de plaisanter. Je ne plaisante
pas, je me sens au Moyen-Âge, envoûté par les sorcières.
Mon mari n'avait rien d'un sorcier.
Il y a quelque chose dans cette histoire que je ne comprends pas.
Dites-moi, je ne ressemble pas un petit peu au percepteur de votre mari.
De toute manière, je ne sais pas que nous soyons d'accord.
D'accord.
Vos chers beaux frères ne sont pas venus d'Orient exprès pour vous présenter leur
condolence. Mais comment le savez-vous ? Le haut-parleur sur scène était branché
ce matin. J'ai tout entendu.
Ils veulent piquer l'héritage de votre fils.
Admettons.
Mais vous, en quoi ça vous concerne ? Eh bien, je vais vous le dire.
S'ils réussissent leur coup, mon spectacle est par terre et je n'y tiens
pas.
Il faut faire confiance à des parquets.
C'est si difficile de savoir à qui faire confiance.
Où êtes-vous descendu ? Sur un aérodrome.
Dans ce cas, je crois que le meilleur serait que vous habitiez la cité des
artistes. La cité des artistes, qu'est-ce que c'est que ça ?
Une cité que mon mari a créée pour les artistes qui travaillent dans ses
établissements. Eh bien, c'était pas un mauvais cheval, votre mari.
C'était un homme extraordinaire.
Excessif et démesuré, dans sa générosité comme dans sa haine.
Comme disait l'autre ce matin dans son discours.
À propos, qu'est-ce qu'il vend, celui-là, par ses salades ? Monsieur
Croce ? Croce, oui, oui.
C'était le bras droit de mon mari. Oh, avec un bras droit pareil, je me serais
fait gaucher.
Pourquoi dites-vous ça ? Parce que j'ai du flair, madame.
Il y a dans la cité des artistes des tas de gens très, très bizarres.
Vous trouverez là-bas la plus belle collection de phénomènes que vous avez
jamais vue.
Vous savez.
C'est un énorme phénomène.
Salutations. Ah, monsieur Stravinescu, bonjour.
Comment va le docteur ? Je vais le mener chez le vétérinaire.
C'est beau, la jeunesse.
Il a voulu m'accompagner à l'enterrement, il aura chuté. C'est que
le docteur Mabuse n'en fait qu'à sa tête.
N'est-ce pas, docteur ? Madame Elsa, sans le moindre embarras, puis-je vous
demander de me prêter 5 000 francs ? Ah, vos imprudences nous coûtent cher,
docteur Mabuse.
Merci, Loussamine.
Qu'est-ce qu'on dit, docteur ? Qu'est-ce qu'on dit ? Petit gouffre.
Il faut un cas, votre nom ? Il en faut un, Loussamine.
Monsieur Stravenescu, vous n'avez rien remarqué ? Quoi donc ? Regardez, je peux
faire ça.
Oh, bravo, ça vous progrève en tapas de géant, monsieur Stroheim.
Pas Stroheim, Strum.
Parait que c'était beau, l'enterrement. Très impressionnant, ma chère, un final.
Un homme pareil.
Je me demande ce que je serais devenu sans lui après mon accident.
Elsa, ma larme.
L'autre.
Tiens, ils sont pour les Chinois.
À l'année prochaine, M.
Chung.
À l'année prochaine, Mme Ching.
Salut, Lucien.
Au revoir, M.
Stroheim. Pas Stroheim, Treuve.
Il n'y a pas de mal. À l'année prochaine.
L'année prochaine.
Depuis la mort de M.
Balkis, on se demande s'il y en aura une l'année prochaine.
À l'année prochaine.
Non, je tournais toute la matinée au studio.
Un homme qui t'aimait tant.
Allez, aide-moi à rentrer, papa.
En avant, toutes ! Qu'est-ce que tu as tourné aujourd'hui ? Le scénario était
merveilleux. Il y a un type allongé sur une chaise longue qui pleure. Et je lui
dis, simple application de bombe capricieux et vous êtes guéri.
Il s'en laisse mettre, il jette ses couvertures et on danse.
C'est bon, ce truc-là ? Le bombe capricieux ? Dans votre main ? La
grosseur d'une tête d'épingle de baume capricieux. Pas plus.
Tout de suite, vous vous sentez mieux. C'est la souplesse de vos 20 ans nichée
dans le creux de votre main. Un léger massage et... La douleur est envolée.
Oui, grâce au baume capricieux, le bonheur apparaît. Vous voici semblable
au héros de vos rêves. Comme eux, vous entrerez et le monde émerveillé
demandera... Mais qui est-ce ? Mais qui est-ce ?
C'est vous, le patron du motel ? Eh bien, je viens d'appart de Mme Balthis.
Il nous pourra deux chambres avec bus, la mère.
Tu leur donneras l'appartement des Chinois, hein ?
Vous avez eu des ennuis ? L
'accident du travail ? Je me suis bien expédié, mais je me suis mal reçu.
Ludovic Strom, le seul acrobate qui ait jamais réussi le triple Nelson en
arrière. Sans appui.
C'est rien, mais faut le faire.
Je croyais que les Rockefellers le faisaient aussi.
J'ai dit sans appui. Ah, sans appui.
C'est à quel nom ?
Voilà.
Oh, joli meuble d'époque.
Sur ton contrat, tu as le droit à... Va, va, va chercher le restant des bagages.
Allez, nous, va, va, va.
Vous avez de jolis valises.
Oh, je voyage beaucoup, vous savez.
Je viens de très loin.
Vous venez de si loin.
Vous connaissez Hollywood?
Oh, si bien que Hollywood me connaît. C'est beau.
Plus que beau, c'est Hollywood.
Ah oui, c'est ça.
Mais c'est ça.
Ah, il sait pas, Manon, pleurer.
Vous savez, Irma a lu dans le mar de café que je tomberais amoureuse d'un
Américain. Non.
Elle vous a dit ça ? Ah oui. C'est merveilleux.
Les établissements balquistes feront relâche ce soir.
Désormais, nous allons devoir nous serrer les coudes, car
malgré la mort de l'empereur, la vie continue, hélas.
Ainsi, vous l'avez vu, les Chinois s'en vont, les Russes sont venus.
C'est dans la nature des Sceaux.
quelles sont.
Et l'époque, ce que vous savez, messieurs Balkis, frère, je le dis, noir
sur blanc, sont décidés à valider vos contrats jusqu'à la fin du mois.
Je vous expliquerai, docteur.
Ah non, alors, mes amis d'une ère, je vous en prie, laissez-moi continuer.
C'est lui qui s'occupait des affaires de Balkis ? Oui. Alors, il va falloir que
je l'interview.
Et d'ailleurs, messieurs Balkis, frère...
Vous êtes tout risque, naturellement.
Dites, croulard, votre truc-là, c'est pour dompter les puces ou pour pêcher ou
lancer ? Ok, mettez votre rassigné dans la poche, j'arrive.
N'y allez pas.
Vous voulez bien me tenir ça deux minutes ? C'est l'heure de ma culture
physique.
Qu'est-ce qu'on disait ?
Ha! Ha!
Ha!
Petit, petit, petit.
L'intellectuel a oublié son stylo.
contact, ces vieux jeux, mais ça marche.
Deuxième oubli, vous alliez partir sans moi.
Vous avez tout ce qu'il vous faut pour vous consoler dans votre petit
catalogue. Tenez, voilà votre chapeau.
Vous en voulez à mes amis d'être si jolis, hein?
Disons que je ne partage pas vos goûts. Si vous pouviez partager l'heure, ce
serait déjà pas si mal.
Je n'ai pas non plus votre goût du partage. Je comprends, à votre âge, j
'étais comme vous.
Il y a quelqu'un ? Je peux entrer ?
Je suis crevé.
L'autre moustique m'a épuisé.
Allons, un petit sourire comme chez le photographe.
Allez, grâce aux pilules machin chose...
Vous voyez la vie en rose.
Vous me faites penser à quelqu'un. À qui ? À mon photographe. Je vais être chez
lui dans une heure. Est-ce que vous pouvez me poser chez Cross ? Vous avez
rendez-vous avec lui ? C'est lui qui a rendez-vous avec moi, mais il ne sait
pas encore.
Ça va être sa fête.
Contact.
Vous avez votre permis, mais à une condition.
Vous me montrez Paris-Paris.
Le Sacré-Cœur.
Coquettement planté sur la butte Montmartre depuis 1886.
Construit par l'architecte Abadie. D'accord, d'accord.
Au suivant. L'Arc de Trillon.
50 mètres de haut sur 45 de large.
À droite, le célèbre groupe de la Marseillaise de Rude. Vous remarquerez
également... Mais dites, qu'est-ce que c'est cette petite chose dans le ciel ?
Laissez un peu les yeux. C'est la Tour Eiffel. Mais oui.
Construite par 300 acrobates.
Mais ma parole, on dirait que c'est... Bien sûr, nous aussi, nous avons notre
Statue de la Liberté. Elle est plus petite.
Terminus ! Vous êtes chez votre futur ami, M. Cross.
Au revoir. Au revoir.
Mais... Mais qu'est-ce que vous lui voulez, M. Cross ? Vous avez rendez-vous
? Comment ça va, la maison ? Votre femme est toujours amoureuse d'une voisine d
'en dessous ? Mais... Mais M. Cross ne reçoit que ce rendez-vous.
Emmenez-la au cinéma.
Ça lui changera les idées.
Je parie nous sommes ici pour la même raison.
Il vous arrête quelquefois de frapper, M. Parker.
Oui.
J'ai parlé à M. Cross de la salle de billard.
Extravagant. J'avoue ne rien comprendre à cette histoire.
Qui a décidé de m'engager ? M. Malkis. Et en mon âme et conscience, je l'avais
formellement déconcé.
Noir sur blanc.
Pour quelle raison ? Oh, pour mille raisons, madame Valquis, dont une au
moins est bonne, ce garçon est complètement fini.
Faut pas dire ça, monsieur Cross.
Ah non.
Non, pour mille raisons, dont une au moins est bonne.
Avec ce machin-là, je peux vous faire cracher vos 32 dents, qu'elles soient d
'origine ou d'occasion.
Des menaces.
Monsieur, je vous en prie.
Vous n'avez rien produit depuis quatre ans à New York.
On ne peut pas être partout à la fois.
Mais l'ennui, c'est que vous n'étiez pas ailleurs non plus. À peine arrivé dans
un cabaret qu'on vous enchasse. Car vous n'avez de cesse d'avoir séduit l'épouse
ou les petites amies du directeur.
Ce qui prouve que je plais.
Vous, vous ne pouvez pas comprendre ça.
Des insinuations devant un témoin.
Continuez, mon garçon, continuez, continuez.
Madame Balkis, vous voulez fermer vos yeux, s'il vous plaît ? Je pense que
vous devriez commencer vos répétitions, Eddy.
Fermez vos yeux, Madame Balkis, s'il vous plaît.
Et maintenant, bouchez vos oreilles.
Vous m'entendez ? Non.
Elle n'entend plus, elle ne voit plus, il n'y a plus de témoin.
Je continue.
Parker. Monsieur Cross, vous êtes un minable.
On ne dit pas ce que vous m'avez dit devant une femme.
Parker.
Il y a des vieilles pantoufles dans les boîtes à ordures qui sont plus
appétissantes que vous.
Vous pourriez me mettre ça noir sur blanc ? Ah si.
Et... blessure.
Taxé.
OK, Paris.
Et ne vous laissez pas intimider par votre compteur, ça hurle.
Attention. 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7,
8, 1.
Qu'est-ce que c'est ce client-là ? Des gérants des établissements bâtisses. Il
y a conférence au sommet.
Vous vous trompez de chemin.
Hé ! Hé ! Vous m'entendez ? Topper !
Docteur !
De la souplesse.
De la souplesse. Oh,
quand Eddie Parker va voir ça.
Vous en parlez beaucoup de votre Eddie Parker.
Mais quand on va le voir appliquer... L'empereur, lui, était à l'heure.
Baraka. Certes, j'appréciais beaucoup son exactitude.
Stani.
Il était à l'heure d'accord, mais pour nous dicter ses volontés.
Oddio. C'est quatre volontés.
Gauche.
Peut-être les choses vont-elles changer ? Y aurait intérêt, les mecs.
Glutamag.
Il était gentil avec nous comme des toutous, l'empereur. Bonne pâté, mais à
la niche.
T'as tel, on prend du bide et de l'ankylose.
On a beau travailler ces deltoïdes le matin devant la croisée, ça vaut pas la
vie d'avant.
Chacun a usiné pour sa pomme.
On se goinfrait.
Il y en a même qui se goinfraient un peu beaucoup.
C'est de mon côté que t'envoies la vapeur, Polo ? Je l'envoie du côté que
ça me botte. Parle pas de beauté, tu veux ? Ça me colle des fourmis dans les
lattes. Allons, les hommes ! On n'est pas venus ici pour se chercher des
patins.
Oh, Fernand, et ça, c'est pour te mettre des gouttes dans le nez ?
J'aime mieux prévenir.
J'ai du monde dehors.
Dans le cas où je mettrai trop longtemps à sortir.
T'es pas seul à avoir pris tes précautions.
T'es sûrement pas le seul.
Non, je ne sais pas ce qui se passe. La rue est pleine de vilains pas beaux.
C'est messieurs ? Ah
non, ce n'est pas la peine, il n'est pas lourd.
Les frappes des buissons ont fait sortir des serpents.
Bonsoir.
Enchanté.
Salut. Messieurs, je connais votre problème.
Si j'ai pris la liberté de vous réunir, c'est pour que chacun puisse en discuter
librement. Mais nous... Permettez ! Notre frère
dirigeait son empire avec un totalitarisme qui ne correspond plus à
notre époque.
En effet, et... Je vous en prie !
Nous envisageons de faire de l'Empire de la Nuit une démocratie
en rendant aux gérants de nos cabarets leur autonomie.
Ceci, à l'intérieur d'une fédération dont mes pères et moi prendrions la
tête. Si tu es l'ami du capitaine, Tu peux toujours t'essuyer les mains à la
voile. D'accord, d'accord. Non,
pas d'accord.
Cher Melchior, vous disposez avec beaucoup de désinvoltures de biens qui
ne vous appartiennent pas. L'empereur est mort.
Mais il a un fils.
Et le fils d'un empereur mort, c'est un autre empereur, Melchior.
Cet empereur-là, ma chère sœur, a l'âge de s'asseoir sur un pot de chambre, pas
celui de s'asseoir sur un trône.
Madame !
Madame, l'enfant... Et quoi, l'enfant ? L'enfant a disparu.
Dites, monsieur, à quelle heure sert le thé au château Balkis ? Hé !
Mais c'est toi, Eddie Parker ? T'as eu beaucoup de succès avec les femmes.
T'as couru après la vie de château depuis longtemps.
Et bien, maintenant, tu l'as. T'es content, hein ? Allez, prends pas cet
air figé.
Hé ! Hé !
Merci, mon vieux.
C'était une simple répétition.
Bon.
Et le gala ? Il aura lieu quand ? Dans 10 minutes, la sonnerie retentira.
Alors d'autres balles seront tirées, et cette fois-ci, elles seront tirées sur
vous.
Dites merci à M.
Balkis, pas pour les balles, mais pour les 10 minutes.
Employez-les à méditer sur votre vie.
Sur votre mort.
Il jouait dans la nurserie, madame, comme un petit ange.
J'ai entendu un bruit, je me suis précipitée. La fenêtre était grande
ouverte. Et l'enfant ! Mais il faut prévenir la police, tout de suite ! Est
-ce que vous n'êtes pas capable de surveiller les enfants ? Surveillez au
moins leur mère.
J'y vais, monsieur.
Par le cri, par le téléphone.
Des larmes.
C'est ce qui soulage le mieux. Pauvre enfant.
Jeune et absent.
Son règne commence mal.
Je viens d'apprendre, Mme Balkis.
Nous sommes dans une situation très embrouillée, Mme Balkis. Qui peut se
débrouiller ? C'est vous qui l'avez fait enlever, n'est-ce pas ? C'est vous ! Qui
vous dit que je n'en ai pas le droit ? Le droit, mon enfant ! Vous voulez vous
lire ceci, Ross ?
C'est l'écriture de l'empereur. En effet, mais ça date de deux mois. Oui,
oui, oui. Des événements récents m'ayant ouvert les yeux à propos de ma femme.
Comment ? J'exige qu'à ma mort, mon fils soit confié à mes frères en vue de le
préparer à l'accession au trône, David Balkis.
David n'a jamais écrit ça.
Ah, mais tenez, pourtant c'est de sa main, regardez, c'est là, noir sur
blanc, c'est... Les gérants ont déjà demandé à prendre contact
avec nous.
Regardez-les.
Les requins, les pieuvres, les méduses.
Ils remontent tous du fond de la mer où David les avait relégués.
Ils sentent la bonne odeur du sang et du pouvoir.
Pensez-vous leur tenir tête ? Oui, les bas-fonds s'agitent, ma chère sœur.
Chacun se voit succéder à l'empereur.
Quand on remue la vase, on devient trouble.
Rendez-moi mon enfant. Je serai allé contre les volontés de notre frère
vénéré. Ou alors, donnant, donnant, nous vous rendons l'enfant, mais nous nous
occupons de ses intérêts.
C'est face aux aguets. Ne vous dicte-t-elle pas votre conduite ? Si je
peux me permettre un conseil, Mme Barthuis, je crois qu'en effet... C'est
bon. Bon, peut-être faudrait-il mettre ça noir sur blanc.
Pour la bonne règle.
Écrivez, Cross.
David Sanson.
Je soussignais...
Geneviève Balkis.
Permettez.
J'aime pas les poissons.
Nous n'avons rien à cacher à nos alliés.
Alors parlez-moi de la fête du château.
Écrivez.
Qu'est-ce qui se passe ?
Vous dictez vos mémoires. Ils ont mon fils.
Confie par la présente à mes beaux frères Melchior, Balthazar et Gaspard
Balkis le soin d'administrer l'ensemble des établissements dont mon fils Patrick
Balkis est l'unique héritier. Et puis, il faut ajouter autre chose. Ah oui,
aussi par malheur, le petit Patrick Balkis venait à décéder. Dieu le
protégera. Ça va de soi, madame, seulement.
Et c'est mal lui, il faut faire quelque chose. Mais vous êtes fous, ils ont mon
enfant. Mais moi, je vous ai, maintenant.
On peut discuter avec... Oh non !
La patronne ! Le voilà qui recommence ! Édith ! De la moelle ?
J'ai dit de la moelle ! Allez, beaucoup plus de moelle ! Il commence à faire
froid. Tu veux pas que je te rende ? Mirka, les pointes. Les pointes. Tu vas
te sonner la tronche.
Attention, Mirka.
Dure dans les mains, dure, dure ! Oh, tiens qu'au de la tronche, mon vieux, de
la tronche.
Moi, sans ma tronche, j'en serais pas arrivé où j'en suis.
Allez, on descend.
Souple, souple, souple.
Souffle ! Là, c'est pas mal.
Ça va, ça va, ça va.
Allez, on recommence pendant que je suis chaud. Allez, hop ! Une minute en
traque, please.
J'ai deux mots à dire à vous tous.
Vous savez, les délicieux frères Balkis, ils veulent piquer l'Empire pour leur
compte.
Alors, ils ont kidnappé le gosse.
Et pour le rendre, ils ont demandé à la maire de signer un acte d'abandon de
tous les cabarets.
Qu'ont fait ça, les misérables ? Elle a signé ? Non, elle n'a pas eu le temps.
Qu'avez-vous fait ? Je l'ai enlevé.
Je l'ai amené ici.
Croyez-moi, ça vaut mieux pour vous.
Bon, d'accord, je vais l'amener ailleurs.
Mais pas du tout, pas du tout.
Comment c'est son mari qui a réalisé cette cité ? On lui refuserait le droit
d'asile ?
Minable, dégonflé, fouillon, pauvre type, lâche, sale timbocle ! Tiens-moi,
je t'en suis pire, tiens-moi. Mais tu me retiens, oui ? C'est quelque chose,
quand même.
Seulement, décidez vos vies, parce qu'ils vont pas tarder d'arriver.
Mme Balkis, je vous prie.
Allons, où est-elle, vite ? Nous ne l'avons pas vue.
Écoutez bien, vous tous.
La séquestration est un crime.
La complicité de séquestration aussi.
Et ces crimes sont sévèrement punis par la loi.
Et par ci, M. Balkis.
Elle est ici, nous le savons, nous avons été prévenus.
Non ?
Je vais en référer à cette... Messieurs.
Ça y est, ils sont là. Où est Mme Balkis ? Je viens de trouver une cachette
fantastique pour Geneviève, mais avec ses vêtements de ville, ça va pas du
tout.
Qu'est-ce qui lui arrive ? La commotion.
C'est fou ce que le noir vous va bien.
A l'appel de leur nom, les artistes doivent se présenter
immédiatement.
Bientôt, il n'y aura plus que nous dans la cité. Vous allez me cacher ici ?
Mieux que ça, je vais vous faire disparaître dans l'armoire magique.
Entrez.
Eddie ? J'ai tout fait en musical.
N'aie pas peur, je viendrai vous délivrer.
Disparition.
Vous m'entendez ? Oui.
Bon, à tout à l'heure.
Je vais offrir le thé sur un grand plateau à vos charmants beaux frères.
Messieurs, fouillez la pièce.
Excusez-moi.
Que vous ne voyez pas l'étalage, demandez-le à l'intérieur.
C'est vous qui leur faites peur, Monsieur Balkis.
Vous semblez trop un gros... matou.
Dites-nous où vous l'avez caché.
Le renard en sait beaucoup, mais celui qui l'attrape en sait davantage.
Je crois que nous n'aurions pas dû libérer notre jeune frère.
N'ayez pas peur.
Je voudrais seulement vous parler.
Vous n'êtes pas comme les autres.
Comment vous appelez-vous ? Comment vous appelez-vous ? Comment vous appelez-vous
? Vous
avez appris à jouer du
piano, M. Marcot ? Oui, et la comptabilité, et les tarots.
et la pêche au lancer, et le hockey sur le gazon.
Total, au lieu de m'élever, je suis resté gérant, comme les autres.
Et pourtant... Gentlemen, si je vous donne le moyen de gagner 100 000 $,
vous me laissez décamper ? 100 000 $ ? Il est fou, ce mec-là.
Cause toujours, mon lapin.
Ce sont des choses qu'il vaut mieux se dire à l'oreille.
Avance plus, hein.
Sinon...
Gaspard
! Madame Balquis.
Vous êtes là, Madame Balquis ? Oui ! Je ne voudrais pas que vous preniez
ma question en mauvaise forme, mais...
Les 5000 francs de tout à l'heure, vous les avez-vous bien donnés ? Et comment ?
C'est étrange, je ne les retrouve pas.
J'ai beau fouiller toutes mes poches, pourtant j'ai le sens de l'ordre.
Rien ici non plus.
Peut-être là.
Hélas, non.
Chère madame, je... Ah, docteur Mabuse, vous serez à la mort.
Professeur... Vous voulez bien me montrer comment fonctionne l'armoire
magique ? Le syndicat des magiciens est formel, mon ami. Les secrets doivent
être gardés. Nous sommes assermentés.
Alors, faites-moi le tour.
Non, non, sans façon.
J'ai déjà fait mon numéro ce soir au Circé.
Peu de public, mais des connaisseurs à triomphe.
Évidemment, vous n'avez pas votre cage de scène.
Pardon, jeune homme ? Bon, venez. Si ça vous intéresse, madame Elisabeth.
Disparition.
Et maintenant, vous avez le droit de douter de vos sens.
Apparition.
Ils sont partis.
Un vrai tribunal. Sur l'état.
Et il va vous condamner à mort.
N'est-ce pas, M. l'avocat général ? Il n'y a pas de question.
Le frimur tombe de lui-même.
La parole est à la défense. Je passe.
Si quelqu'un n'est pas d'accord sur la sentence, qu'il lève la main.
Permettez votre honneur.
Vous avez rendu le verdict avant de lire même l'acte d'accusation.
Il est si bref. C'est mêlé de ce qui ne le regardait pas.
Ça vous suffit ? Ce serait difficile.
Tenez-vous à la vie, M. Parker.
Autant qu'à moi-même. Alors, votre grâce contre Mme Balkis.
C'est pas dans mes prix.
La vie est trop courte pour que j'aie le temps d'être un salaud. Conserver sa
tête vaut mieux que conserver son chapeau.
Quand on voit la vôtre, on n'est pas de cet avis.
Toujours pas de nouvelles ? Non.
On dirait que vous m'en voulez.
Jamais il ne se serait lancé dans cette aventure si vous ne m'y aviez pas fait
miroiter. Quoi ? Justement, je me le demande.
Vous ne le croyez donc pas capable d'être un généreux sans calcul.
Et vous êtes amoureuse de lui.
Moi ? Ne lui dites pas le contraire.
Et vous, peut-être ? Vous oubliez... Qui vous êtes ? Ce qui
vient de m'arriver.
Quand votre mari est à l'âge de votre grand-père, le veuvage ne doit pas être
beaucoup plus pénible que le mariage.
C'est pour la jalousie.
C'est chaud, c'est vivant.
Non, je ne pensais pas à mon mari.
Je pensais à mon fils.
Un électro vient d'appeler. Ils sont tous au guet-pari. Et ça va mal pour
Eddy. Messieurs, pas de question.
Y a-t-il quelqu'un dont les aptitudes pourraient s'exercer dans le cas présent
? Pourquoi pas vous, mon cher ? Vous avez, ça me semble, un casier judiciaire
qui n'en peut plus.
Le vôtre n'a pas non plus l'éclat du neuf.
Because ?
Je crois me souvenir que mon cousin Castellani n'est pas mort de la
rougeole. Les allusions, Polo, je suis plutôt contre.
Inutile de chercher, messieurs. La question est tranchée.
C'est le rasoir de notre père, Gaspard.
Ne fatigue pas, Figaro, je m'enrase avec un rasoir électrique.
Dégagez la piste.
Je lui mets des amygdales en vitrine.
Où est le petit Balkis ? Non.
Non.
Parle. Il est chez Gross.
Ne dites pas à Balthazar que je vous l'ai dit.
Vite, j'ai ma voiture.
Non, c'est pas assez rapide. On prend ça.
Attention !
Je vais vous montrer comment se débarrasser d'un suiveur ou des
suiveurs. Ça peut toujours servir. D'abord, un coup de chausson. Pas
tellement élégant, mais vous voyez, très efficace.
Ensuite, euh... Oui.
Oh, pardon.
Un tour d'ange.
Toujours, toujours efficace.
Un coup de pied.
Aïe. Ça fait mal.
Projection par-dessus l'épaule.
Bravo, Eddie.
Vous êtes merveilleux.
Merci, c'est la moindre des choses.
Ça m'a mis en forme. Vite, on va chez Cross.
Vous voulez aller chez Cross ? C'est là-bas qu'ils ont planqué le petit.
Ah oui, votre fameuse mission de Don Quichotte de la nuit. J'en ai assez de
la nuit, Eddie.
C'est un pays pour les aveugles. J'ai ma chance, ils ont le petit, mais moi j'ai
Madame Balkis.
On a chacun la moitié du billet. Vous espérez quoi ?
Lorsque vous l'aurez sorti du pétrin, l'impératrice vous prendra comme pré
-sponsor. Mais Paris, c'est ma dernière chance, Juliette. Votre dernière chance
? Ah oui, si je rate mon coup, eh bien, sur les affiches, mon nom serait écrit
plus petit que l'imprimeur. Tu comprends ? Oh, Eddy.
Déçu, hein ? Vous m'en preniez pas, dit Constantine, je ne suis qu'à l'épargne.
J'aimerais vous apprendre le jour.
Je parie que vous ne l'avez jamais vu.
Jamais, mon amour.
Vous avez dû dire ça à douze mille femmes. Oh, à beaucoup plus, mais en
anglais.
Je crois qu'il n'y a plus grand espoir.
Avec Ellie, il y en a toujours.
Notre pauvre petite Juliette !
Arrêtez
ça, ça me résonne là-dedans.
Madame Balkis, j'ai réussi de grandes choses, elles se sont toujours tournées
contre moi.
Le triple Nelson, d'abord, il m'a brisé les reins. Juliette, ensuite, elle me
brise le cœur.
Je suis plus qu'un bloc de plat. Ne dis pas ça ! Tais-toi.
Un bloc de plâtre que tu as couvert de graffitis comme une pissotière.
Venez Geneviève, je crois savoir où est le petit.
En vrai, mes amis, vous n'êtes pas trop.
Excusez-nous, le ménage n'a pas encore été fait.
Nous avions demandé de ces nouvelles à M.
Parker.
Précisez-nous. Et c'est nous qui vous en apportons.
Oh, par exemple.
Tiens, mes partenaires au billard.
Qu'est-ce que c'est ? Ce sont les gardes du corps secret de M. votre frère.
À vous.
À vous.
À vous ! À vous !
Et à notre très respectée souveraine, nous venons dire
ceci. Vous devrez vous trouver à l'aube, devant le tombeau de notre vénéré
maître. L'enfant sera rendu à sa mère.
Et connaissance vous sera à leur donner des dernières volontés de David.
Mais il n'est donc pas mort intestin ? Toute lutte doit cesser d'ici là.
Elles sont désormais inutiles.
À l'aube.
À l'aube !
Je vous écoute.
David.
Vous n'êtes pas mort ? Non.
Pas encore, grosse.
Bonjour, mon chéri.
Tu vas bien ? Tu n'as pas mal ?
Je veux que mon fils apprenne à lire, non ce qui va être écrit.
L'empereur des cabarets de Paris apprit un jour qu'il allait mourir. Et d'après
les médecins, je n'en ai pas pour un mois.
En secret, il prévint son fidèle conseiller.
N'est-ce pas ? Grosse ! Le confident prévint aussitôt les frères qui dirigent
les cabarets d'Orient.
Convoitise, machination, faux rapport ! Vous avez profité du voyage de ma femme
en Amérique.
pour me faire croire qu'elle m'avait été infidèle.
Elle aurait accordé ses faveurs à l'animateur de revue et à la réputation
douteuse. Misérable ! Les souffrances de l'empereur furent sans limite.
Des heures, des heures à cultiver ma haine sur l'image de cet homme.
Alors, David Balkis, dont la fin est proche, engagea le faux amant.
Il fit annoncer sa mort.
Et il vit.
J'ai vu.
l'archeté de mes gérants, la trahison de mon confident.
Mais j'ai vu aussi ta fidélité, ô mon épouse tant aimée, et j'ai
découvert la loyauté de cet homme dont on se servait, et que je faillis mettre
à mort.
J'ai dit non ! Vous m'appelez l'empereur ?
Eh bien, les empereurs ont le droit de choisir leur mort.
Je vais partir.
Malchior, jure-moi de ne jamais toucher à mon enfant.
Il a refusé de se laisser soigner. Il est reparti pour toujours après avoir
fait jurer fidélité à ses frères.
Il aurait mieux fait de les emmener.
Je savais qu'il veillait sur vous. Je l'avais reconnu dans l'escalier du
château. Ne pleurez pas, Mme Balkis. J'étais sûr qu'il reviendrait une
dernière fois pour vous dire adieu.
Cette fois, c'est moi qui le ramène.
Tu sais, Bouchou, on n'est pas sortis de l'auberge, toi et moi. Il nous reste
encore deux tontons.
Lorsque l'empereur m'a demandé de ne pas toucher à l'enfant, j'avais la main nue.
Mais pour la mère et pour Parker, j'avais mon gant.
Maintenant, je jure que la première de leur spectacle sera historique.
Et moi, je vous jure que quoi qu'il arrive, mon spectacle continuera.
J'ai pris mes précautions.
Sous-titrage ST'
501
Avec Edith, vous pouvez être tranquille.
Vous vous déboîtez le genou, mon frère, en jouant au golf.
Exactement, mon cher.
Regardez cette enflure. Vous avez raison de porter un bandage orthopédique.
Moi-même, je ne me sens pas très bien. Je couvre un affreux gugusse du
myocarde.
Enchaînez, enchaînez ! Amusez-les, j'ai un compte avec les...
Ça, c'est du catch ! Ça, c'est de la danse !
Ah, mon cher M. Balkis, alors, vous êtes blessé ? Vous avez mal dans le dos ?
Très bien, très bien, très bien.
Et les jambes, vous les sentez, vos jambes ? Non.
Très bien, très bien, très bien. Et la tête, vous pouvez encore remuer la tête
? Non.
Sensationnel, c'est tout comme moi.
Oh, ça, c'est formidable, alors.
Bien, on va dégager la piste.
Mesdames, messieurs, il faut qu'on vous explique. On va nous enlever le port de
la police.
Déjà, qu'on n'a pas la sécurité.
Attention,
passerelle 3.
Attention, attention, portant 8.
Attention au jardin, prenez garde aux bouteilles.
Eh les gars, regardez, je peux faire ça maintenant.
Moi aussi, je connais de jolis proverbes, baby.
Jamais quatre sans cinq.
Chantier, j'en suis fort d'aise. Eh bien, dansez maintenant.
La raison du plus fort n'est pas toujours marquée.
La fontaine.
Très réussie, n'est-il pas, professeur ? Je pars carré, une espèce de don. Oui,
et à propos de don, vous pensez à nos 5 000 francs, n'est-ce pas, professeur ?
Mon cher, soyez tranquille, voyons.
Je ne voudrais pas disparaître.
Un ventre. Mais, professeur.
Oh, professeur, d'où est-il ? Professeur !
Vous notez ça, Sip, parce que demain, il faudra le refaire exactement.
C'est noté ? C'est noté.
Avec ce spectacle, vous allez faire le complet pendant deux ans. Vous les
entendez ? Paris te rapportera de bonheur, Eddy.
Et je le quitte avec un cœur qui pèse une tonne. On va quitter ? Oui.
Oui, on m'attend ailleurs. Je ne sais pas qui, je ne sais pas où, mais il faut
que j'y aille. Avec moi.
Vaut mieux que pas, bébé.
Nous deux, c'est pas de votre âge.
Et qui m'aidera à gérer l'Empire?
Mais M.
Cross est là.
N'est-ce pas, M. Cross? Oh, je suis tout acquis à Mme Malky. M.
Cross vous conseillera, n'est-ce pas, M. Cross? Oh, avec joie.
Il verra sur vos intérêts.
N'est-ce pas, M. Cross?
Parce que M.
Cross sait très bien que...
Mon soulier ne sera jamais à plus d'une heure d'avion de son derrière.
C'est pas, M. Cross ? Ah,
ça, c'est évident. Bon.
Eh bien, dans deux ans, mes jolies.
Dans deux ans. Dans deux ans.
Et si j'avais besoin de vous ? Vous lisez les journaux partout où je passe.
Ça fait du bruit. Et comment.
Un, deux.
...
T'avais bien dit, tout ça, c'était un con. Oui, Eric, tu me l'avais dit.
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