All language subtitles for Alexandra.Ehle.S01E04.fre

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Original subtitles

L'Amour est un fond de boeil.

Il n'a jamais jamais connu de loi.

C'était quoi ?

Je sais pas.

Regarde-toi là.

Pneu avant droit à crever.

Allez les filles venez m'aider.

Manivelle, cric, route secours.

Début de l'opération.

Dis.

Tu veux pas y aller toi ?

Parce que moi ça tombe mal.

De quoi tu parles ?

Va chercher la roue de secours.

Bah dis donc, je t'ai connue plus efficace.

Tu parles, j'ai pas dormi.

Mon frère et Igui arrête pas de s 'engueuler.

Et puis Pierre, j'arrive pas à le voir.

Pierre !

Donc ça marche bien entre vous ?

Super, sauf qu'on se voit jamais.

Tu devrais faire attention quand même parce que si tu veux le garder,

il faut lui ménager quelques plages d 'intimité.

Enfin moi je te dis ça, je suis pas un modèle non plus.

Eh ?

Prends ton temps surtout.

Qu'est-ce qui lui arrive à Elle ces derniers temps ?

Attends.

Oh c'est mon frère.

Tiens, prends ça.

Non, non !

Allô !

Bah c'est pas trop tôt ?

Qu'est-ce qui t'arrive toi ?

T'es bizarre.

Bizarre ?

Oui.

Non je suis pas bizarre, non.

Tu veux qu'on déjeune ensemble ce midi ?

Déjeuner, déjeuner ce midi euh...

Ce midi aujourd'hui ?

Oui.

Ah bah alors non parce que ce midi aujourd 'hui je... Non je peux pas reporter.

Tiens.

Prends ça.

Mais non, non mais... Ah !

Cours !

Bon, les filles faut qu'il vous dépose à l 'YML.

Ils ont trouvé un corps au pied de la falaise.

Enfin ils savent pas vraiment si c'est un corps.

Il y en a peut-être deux.

Faut se manier quoi.

Oui bah vas-y toi.

Parce que moi là j'en peux plus.

Ça va ?

Bah oui, ça va.

Pourquoi ?

Bon mais...

Je vous trouve un petit air souffroteux ces derniers temps.

Bah non, ça va je t'assure.

Et vous dormez assez ?

Oui, merci maman.

Et avec votre ami là, le grand escogrif, c'est du sérieux ?

Bah j'espère.

Bah parce que depuis que vous le voyez moi je

trouve que vous avez une mine épouvantable.

Bon c'est sympa et merci.

Entre vous et moi il a l'air louche ce type.

Puis ce métier franchement, faut être un peu tordu pour faire ça.

Et t'as raison Théo.

Faut être vraiment tordu pour s'occuper des morts.

Il est encore là lui ?

Bah oui.

Mais quand tu verras ce qui nous attend, ce sera le dernier de tes soucis.

Nous nous apprêtons à réaliser l'autopsie de

deux moitiés de corps collés l'une à l 'autre.

Le premier corps est un buste de femme Blanche.

Jeune.

La vingtaine je dirais.

L'aspect général du terme est étrange.

Son cadavre a été découpé sous l'abdomen, autour de la blessure.

Les tissus ont chauffé.

Il y a des micro-brûlures.

Probablement causées par un appareil en rotation.

Le deuxième tronçon est celui d'un homme noir

dont le corps a été sectionné au niveau du pelvis.

Moi je dirais qu'on a utilisé une meuleuse à lame fine.

Un 2 mm d'épaisseur tout au plus.

Identité inconnue.

Qu'est-ce qu'il se passe mon garçon ?

Doctorelle vous fait des musées ?

Non mais c'est ce corps.

C'est corps.

J'ai du mal à m'habituer.

Vous avez choisi le bon boulot vous.

Alors ?

Dis-moi.

Elle s'appelle Lola Berthier.

Elle a 27 ans.

Elle travaillait dans un restaurant tenu par son conjoint.

Il a signalé sa disparition il y a trois semaines.

Par contre pour lui on n'a toujours rien, aucune identification possible.

Qu'est-ce que tu peux nous dire ?

D'après le Derm, il a une cinquantaine d 'années.

Mauvaise circulation sanguine.

Il devait avoir un travail sédentaire.

Et ses pieds ont une odeur caractéristique de cuir.

Chaussures de marque.

Il vient sans doute d'un milieu social favorisé.

Et euh...

Tu as des précisions sur la datation de leur mort ?

Ben lui il a été tué récemment.

Je dirais hier.

Et Elle...

Il y a deux ou trois semaines.

Mais vu l'état de conservation du corps, le tueur a dû la mettre au frigo.

Et il l'a conservée en attendant de tuer la deuxième victime.

Il y a des dingues quand même.

Mais surtout qu'il a dû garder le reste des corps.

Et euh... La cause du décès ?

Aucune lésion apparente.

Pas de coups.

Pas de blessures.

Pas de marque de strangulation.

Et pas de Signe d'asphyxie.

Non.

Pour l'instant là, c'est mystère complet.

Il les a pas découpés vivants quand même ?

Non.

Ah.

Bonjour.

Je suis Bruno Adrien.

Le compagnon de Lola Berthier.

Je viens pour l'identification.

Elle m'a dit que peut-être... Ah non, c'est pas possible.

Ah non, vous pouvez pas.

Je suis désolé.

J'ai essayé de l'empêcher.

Je comprends pas.

Pourquoi ils sont comme ça ?

Ensemble ?

On sait pas.

Ses jambes...

Elles sont où ?

Je sais pas.

Elle est où l'autre boîtier ?

On va... Enfin...

L'enquête de police va nous le dire.

Je vais pas l'en tirer comme ça.

On va tout faire pour que vous puissiez la voir...

Comme avant.

M.

Adrien, comment on en doit nous ?

Si vous voulez bien me suivre, je vais vous

emmener au commissariat pour vous interroger.

Ok.

Vous connaissiez Lola depuis combien de temps ?

Un an.

Onze mois pour être exact.

Est-ce qu'il y a dans son entourage un homme noir qui

pourrait correspondre au profil de la deuxième victime ?

Non.

Elle fréquentait pas grand monde Lola.

La restauration ça bouffe tout notre temps.

Je comprends.

Mais Elle voyait quand même d'autres personnes je veux dire en dehors de vous.

Elle appelait sa mère quasiment tous les jours.

Elle était devenue très copine avec l 'autre serveuse du restaurant, Louise.

Vous pouvez me parler d'Elle ?

De son caractère ?

À l'extérieur...

C'était une fille drôle.

Bavarde, souriante.

Mais par moments Elle pouvait se renfermer.

Devenir très mélancolique.

Pourquoi ?

Elle m'avait parlé d'une rupture douloureuse.

Gabriel je crois.

Elle lance des cauchemars des fois.

Des cauchemars ?

Et Elle était comment ces derniers temps ?

Peut-être...

Peut-être un peu stressée.

Je la trouvais de plus en plus maladroite.

Elle renversait les assiettes, les plateaux.

Et c'était nouveau ?

Ouais c'était nouveau ouais.

Je la trouvais moins motivée qu'avant.

Quand Elle cassait un truc ça m'énervait moi aussi.

J'avais su putain.

Je leur dis qu'on s'en foutait de tout ça.

La vaisselle, les clients.

Dis-moi...

Elle est complètement à côté de ces pompes plus divines en ce moment.

T'as remarqué toi aussi ?

Eh t'as vu ?

Ils ont quand même un truc en commun.

C'est comme s'ils avaient deux couches.

Oui je vois ce que tu veux dire.

Il y a des lésions récentes mais ils en ont tous les deux d'autres.

Beaucoup plus anciennes.

Bah et lui ?

Il y a cette grosseur bizarre ici là.

C'est comme si sa peau s'était épaissie.

Comme si à un moment de leur vie, leurs organes avaient souffert de façon anormale.

C 'est vrai qu'ils sont tous les deux très marqués.

Regarde.

Elle s'est fait l'inincisive.

Sa bouche est dans un sale état complètement déshydraté.

Et les organes c'est pire.

Elle a des lésions sur le foie, les reins.

Et bah comme ça on sait de quoi Elle est morte.

Son tueur l'a laissé crever de soif.

Et lui, de ses muscles souffre d'un manque d'oxygénation.

Hypoxie.

A quoi tu penses ?

Intoxication au monoxyde de carbone ?

Pneumopathie ?

Non.

Exsanguination.

Comme si le tueur l'avait laissé se vider de son sang.

Il a été saigné à mort et Elle est mort de soif.

Donc on a deux victimes qui sont pas mortes au même moment et de façon différente.

Ça n'a pas de sens.

Surtout pour des morts aussi violentes.

Non mais...

Finir comme ça.

Collés.

Encastrés l'un dans l'autre.

Il devait forcément y avoir un rapport entre eux.

Adrien m'a parlé d'une rupture qui l 'aurait traumatisée.

Elle en faisait des cauchemars.

Avec un certain Gabriel.

Mais sa mère nous assure qu'Elle n'a jamais fréquenté de Gabriel.

Par contre, j'ai peut-être un truc qui peut t'intéresser.

Juste avant sa disparition, il paraît qu 'Elle

est devenue soudainement très maladroite.

Elle faisait tout tomber, la vaisselle.

Mais qu'est-ce qui aurait pu la rendre maladroite alors ?

Bah d'après Adrien, Elle avait la tête ailleurs.

Et il lui reprochait d'être tout le temps sur son ordi, pas assez avec les clients.

Et tu l'as, l'ordi ?

Non.

Enfin, on l'a épluché mais je lui ai rendu.

Il en avait besoin, c'était l'ordi du resto.

Rien de suspect ?

Non, enfin, quelques correspondances mais rien qui donne une piste sérieuse.

Bon bah j'y retourne.

S'ils avaient un truc en commun, leur corps vont nous le dire.

Plus tard.

Regarde, j'ai compris pourquoi Elle renversait la vaisselle.

Ah mais oui, mais c'est évident là.

Non pardon, je vois pas du tout.

Bah, ses cheveux ont une concentration en mercure hyper élevée.

Et quand on absorbe trop de mercure, on a une vision brouillée,

une sensation de malaise et une perte de coordination.

Non, à mon avis Elle devait trembler.

Mais Elle serait pas morte de ça, si ?

Bah non.

En plus le mercure peut rester des années dans l'organisme.

Ah donc Elle a pu ingurgiter ça il y a très

longtemps et n'avoir les symptômes que maintenant ?

Bah exactement.

Mais on va pouvoir le dater.

Les cheveux poussent environ d'un centimètre par mois.

Donc euh, c'est très simple.

Ça va nous dire quoi ça ?

Bah, on va chercher.

Parce que c'est quand même pas possible, que ça soit chez Elle ou dans le resto de

son copain, qu'Elle ait été intoxiquée comme ça.

Ça pourrait être où alors ?

En étant à côté d'une usine de traitement des déchets, d'une mine d'or.

On devrait essayer de choper son ordi.

Moi je mets tout le temps des photos de ce que je fais, de ce que je vois,

de ce que je mange, de où je vais.

T'as faim ?

Bah non là, pas vraiment.

Je t'emmène au resto.

Bah enfin il est 15h30.

Vous avez fait votre choix ?

Oui.

Je vais vous prendre la... Vous êtes Louise, c'est ça ?

Vous connaissez Lola ?

Euh... oui.

Pourquoi ?

Bah parce que je suis une de ses amies.

Moi c'est Florence et mon fils Mathurin.

Bah on s'est un peu perdu de vue l'an dernier quand je me suis installée à Dreux.

Et ça va ?

Elle va bien ?

On sait pas où Elle est en fait.

Et monsieur Adrien a signalé sa disparition à la police.

Ah bon ?

Mais...

Moi Elle m'avait parlé qu'Elle avait rencontré quelqu'un.

Elle est peut-être partie avec lui non ?

Elle m'en a pas parlé.

Mais si...

Un grand, noir, la cinquantaine, assez élégant.

Ça vous dit rien ?

Je suis pas au courant.

Je suis désolée, faut que je vous laisse.

Je reviens dans deux minutes.

Attendez, j'ai faim moi, on mange pas ?

Je comprends pas du tout pourquoi vous me faites passer pour votre fils.

C'est pas du tout crédible.

Je veux dire, vous, vous faites très jeune et moi

tout le monde me dit que je fais au moins 30-35 ans.

On est à 40 même.

Bah... Vous voyez ?

Vous feriez mieux de me faire passer pour votre mari.

Ça serait beaucoup plus cohérent.

La prochaine fois, prenez-moi la main.

Tiens.

Mais attendez, vous avez volé l'ordinateur du restaurant ?

Oh... T'as toujours une façon mélodramatique de présenter les choses, hein.

C'est un peu agissant, tu sais.

Et qu'est-ce qu'il va se passer si Pincet l'apprend ?

Bah...

Tu vas lui dire ?

Non ?

Bon alors...

Comment veux-tu qu'il l'apprenne ?

Oui...

Et d'après ses cheveux, le mercure qu'Elle a absorbé c'était il y a un an et demi.

Et bah il y a un an et demi justement, Elle a plus rien publié pendant six mois.

Alors que c'était du genre à publier tout et n'importe quoi.

Elle au réveil, Elle au coucher, Elle chez le coiffeur.

Elle demande une assiette de frites.

Non mais c'est bon, j'ai compris l'idée.

Bon par contre, depuis quelques mois, Elle a commencé à s'inscrire à plein de groupes.

Des trucs bizarres.

Thérapie zen, méditation naturiste, kalinothérapie.

Bah c'est peut-être là-bas, dans un de ces

groupes là, qu'Elle a rencontré l'autre victime.

En tout cas là, il y a un type qui l'a contacté via un site de naturopathie.

Il s'appelle Robinson Laurent.

Et Elle lui parle d'une grosse dépression suite à un traumatisme.

Et quels traumatismes ?

Ça, il précise pas.

Elle parle Juste d'une perte totale d 'estime de soi.

Et Robinson ?

Lui, il essaye de l'aider.

Il lui parle aussi d'épisodes dépressifs.

Et il raconte qu'il a subi un choc.

Et du coup qu'il avait décidé de changer de vie.

De renoncer à l'argent, aux biens matériels.

Il s'était donné rendez-vous le 15 janvier.

Le 15 janvier ?

D'après Ludivine, c'est le jour de sa mort.

Ah oui, c'est radical comme renoncement aux biens matériels.

C'est fou ce que les gens jettent.

Hé là-bas, t'as vu ?

T'as vu là ?

On ferait mieux de rentrer, non ?

Je veux dire...

C'est pas très sain de respirer tous ces Mias.

Non mais si, moi j'ai vu quelqu'un là.

Je vois rien.

Il faudrait être un mutant pour vivre au milieu de tous ces trucs.

Ah oui là, je l'ai vu là.

Je reste là moi, d'accord ?

Monsieur ?

Hein ?

Monsieur ?

Hé, mais on va mourir là.

Robinson Laurent ?

Bonjour.

Je m'appelle Dora.

Je parle pas aux flics.

Bah je suis pas flic.

Vous êtes quoi alors ?

Chasseuse de tête.

Dans le milieu de la botanique.

Dis-donc, c'est impressionnant.

J'en vis presque entièrement, vous savez.

Les gens jettent des trucs extraordinaires.

Des vrais trésors.

Mais vous êtes pas là pour parler recyclage, non ?

Non.

Plutôt de Lola Berthier.

Qui ça ?

Bah d'après vos échanges, vous êtes une des dernières personnes à l'avoir vu en vie.

Elle est morte ?

Elle a été tuée.

Elle a disparu le jour où vous étiez donné rendez-vous.

Je l'ai vu qu'une fois.

On en parlait récup, recyclage.

Elle voulait changer de vie.

Elle m'a donné des tuyaux.

Changer de vie ?

Elle vous a dit pourquoi ?

J'en sais rien, moi.

Elle avait marre de la société capitaliste.

Bon.

Ou peut-être Elle a rencontré quelqu'un.

Non ?

Elle avait l'air d'avoir peur.

De quoi ?

Je sais pas.

Elle m'a demandé si je connaissais quelqu 'un qui faisait des faux papiers.

Des faux papiers ?

Et... vous avez pu l'aider ?

Les gens comme nous, on a pas besoin de papiers, ni des vrais, ni des faux.

Quoi qu'on fasse, on est invisibles.

Elle devait savoir que le tueur la cherchait.

Et... Elle voulait lui échapper.

Ce qui signifierait qu'Elle le connaissait.

Qu'est-ce que vous en dites ?

Bah moi je dis que ce Robinson m'inspire.

Son système de récupération des eaux est très ingénieux.

On parle pas de ça.

Tu voulais me voir ?

Il faut qu'on se dépêche.

J'ai rendez-vous dans une demi-heure au lycée Digui.

Lola Berthier recherchait des faux papiers.

Des faux papiers, pour quoi faire ?

Je sais pas.

Elle recommençait à zéro, échappait à une menace.

Et comment tu le sais ça au fait ?

Tu l'as lu dans ses intestins ?

Apparemment.

L'un des derniers à l'avoir vu en vie, c'est un

espèce de marginal qui habite dans une des charges.

Et puis il correspondait via un site de naturopathie.

Merci pour l'info.

Tu me donneras les détails que j'envoie quelqu'un pour l'interroger.

Et Elle lui voulait quoi au Juste ?

Des conseils pour refaire sa vie.

Ça voudrait dire quoi ?

Qu'Elle se savait menacée ?

Ce serait bien de savoir si lui aussi.

Mais... Ce sera pas facile.

Son ADN ne matche pas.

Non mais on va trouver qui sait.

Pas d'empreinte dentaire.

Pas d'empreinte digitale.

Il a des broches.

Des prothèses.

Non.

Rien.

Il va falloir oublier les numéros de série.

Il nous reste quoi alors ?

Elle.

Vous avez un bon dossier.

Votre mission est un succès.

Je vous remercie.

Vous allez pouvoir prendre quelques jours de repos bien mérités ?

On boucle.

Comment ça, on boucle ?

On a de quoi les suspendre tous les deux.

Vous pouvez être fiers de vous.

C'est que...

Pour le docteur L c'est sûr mais... Mais quoi ?

Sur Doineau j'ai moins de choses.

Vous avez photographié le docteur Elch et de nombreux témoins sur plusieurs affaires.

Elle ne pouvait pas connaître leur adresse sans fuite de la part de Doineau.

Ça pourrait venir de n'importe qui d 'autre.

Mais on sait que c'est lui.

Ça suffit pas.

Vous avez tout leur trajet.

Ils se rencontrent et Juste après Elle va interroger

un suspect dont Elle devrait ignorer l'identité.

Ils pourront toujours dire qu'ils parlaient recette de cuisine.

Je le trouve bien sévère avec vous-même.

Et je suis pas connue pour mon laxisme.

J'ai mon idée.

Mais pour ça il me faut l'autorisation de les mettre sur écoute.

Mettre un policier sur écoute c'est risqué.

Et dans ce cas de figure je ne crois pas qu'on ait besoin de preuves supplémentaires.

On n'est jamais trop prudent.

Vous êtes sûr de vous ?

À 100%.

Bon.

Pour lui je lui ai demandé une commission rogatoire.

Elle s'est exclue.

Elle est médecin, c'est pas notre sort.

Compris ?

Attention commissaire Pincet.

N'en faites pas une affaire personnelle.

C'est bien de dîner chez toi pour une fois.

Ça change.

C'est plus intime que le resto.

Bah Antoine a rendez-vous au lycée d'Ighi là.

Et puis après il l'emmène à la pizzeria pour fêter son trimestre.

Non mais franchement je suis contente.

La petite Elle a remonté la porte.

Grâce à toi.

Mais non, grâce à mon frère.

Moi il paraîtrait que j'aurais plutôt une mauvaise influence en plus.

Mais qu'est-ce que tu veux ?

Je suis pour la liberté moi.

La mienne et celle des autres.

Alors profitons de notre liberté.

La Réunion scolaire et le restaurant après ça nous laisse combien de temps ?

Bah... De bonnes heures.

Deux heures.

On peut en faire des choses en deux heures.

En même temps, ça passe très vite.

Alors à nous.

À la liberté.

J'en ai marre !

J'en ai marre !

J 'en ai marre de ton attitude !

Et comment je peux te faire confiance après ça ?

Je m'en fous !

Ah tu t'en fous !

Tu sais quoi ?

C'est très simple.

Tu vas être privé de sortir.

Bah je me casserai par la fenêtre !

Guy !

Si tu arrêtais plutôt tes conneries hein !

Et Guy !

Attention !

Apparemment la pizza est annulée.

Ouais.

J'en ai bien peur.

Je vais vous laisser en famille moi.

Oh non !

Lâche-moi !

Oh là là là !

Mais c'est pas vrai !

C'est pas vrai !

Qu'est-ce que je vais faire avec toi ?

Bon bah t'avais raison.

Qu'est-ce que je vais faire ?

Deux heures ça peut passer très très vite.

Non mais la prochaine fois je te jure, on sera seuls.

J'espère.

C'est pas grave, j'allais me faire un ciné avec une copine.

Bon bah courage.

Merci.

Mais qu'est-ce qui s'est passé ?

Ce qui s'est passé c'est que mademoiselle a falsifié son carnet de notes.

Mais faut pas forcément voir le mauvais côté des choses hein.

Ça prouve au moins qu'Elle est débrouillard.

J'en ai marre de tes reproches de flics.

Ma mère Elle fait pas d'histoire pour si peu.

Ah bah ça c'est sûr ta mère Elle est pas là.

Elle t'a laissé, Elle s'est barrée à l 'autre bout de la planète.

Manquerait plus qu'Elle mette son grain de sel.

Ouais toi aussi tu m'as abandonné hein.

Et maintenant tu vas mettre ton Nez partout

là, j'ai l'impression d'être en garde à vue.

Oh Alex, s'il te plaît, tu pourrais prendre ça au sérieux merde.

Mais ça va m'en gueule pas, je suis pas une gamine hein.

Vraiment ?

Tu vois ?

Heureusement qu'il a pas de flashball.

Oh alors tu veux rire ?

Je vais te raconter sa dernière blague.

Elle doit faire un stage en entreprise.

Et bah Elle a rien, zéro.

Elle a pas envoyé un CV.

Oui bah désolé ma mère c'est barrée.

Mon père c'est plus mon père et mon vrai père c'est un keuf.

Je suis un peu perturbée moi.

Oh mais tu l'entends ?

C'est pas... Non mais ça va s'arranger.

Tu voudrais le faire dans quel domaine ton stage ?

Je sais pas euh...

Un truc dans le journalisme.

Ou dans la mode.

Bah super !

Pas de soucis hein.

Bon la mode t'oublie.

Mais moi j'ai un très bon copain journaliste sportif.

Le rugby.

T 'aimes ça non ?

Tu vois ?

C'est réglé.

Bon et c'est pour quand ce stage ?

Demain.

Demain matin.

Ce demain ?

Ouais.

Ce demain.

Et qu'est-ce que tu dirais d'un stage en médecine légale ?

Alex.

Tu te fous de moi là ?

Bah quoi ?

On va découper des cadavres ?

Bah ouais.

Cool !

T'as mieux ?

T'as raison.

Je suis un peu sur les nerfs en ce moment.

J'ai l'impression que les emmerdes s 'enchaînent en cascade.

Il y a ce double meurtre là de cinglés.

Véronique qui me fait la guerre.

Iggy...

Bon bah Iggy quoi.

Et Pincer j'ai l'impression qu'il prépare un mauvais coup.

Non mais pour le reste je comprends mais...

Pour Pincer tu crois pas que tu dramatises un peu là ?

On est quand même pas le centre de sa vie.

Ah bon ?

Il a quoi d'autre dans sa vie tu crois ?

À part peut-être une vieille mère là qu'il a empaillé dans sa cave.

Parfois j'ai l'impression qu'il lit dans ma tête ce type.

Il te part à nous ?

Peut-être.

Mais avec lui je m'attends toujours au pire.

En tout cas je suis désolé.

Il m'a t'a dérangé avec Pierre je m 'excuse.

Mais c'est pas grave.

Ça se passe bien entre vous ?

Super.

Enfin je croyais.

Tout à l'heure il me dit...

Oh c'est pas grave.

J'irais au cinéma avec une copine.

Tu crois qu'il doit le prendre mal ça ?

Tu lui fais confiance non ?

C'est pas parce que vous êtes ensemble qu

'il a pas le droit de sortir avec une copine.

Mais tu sais, on s'est jamais vraiment dit qu'on était ensemble.

Ça se dit pas ces trucs là.

Ça se sent.

Mais tu vas pas me croire.

Mais on a encore jamais rien fait.

Stop, stop, stop.

Trop d'infos.

Non mais quoi, c'est naturel.

C'est même très sain.

Alex, s'il te plaît je t'hésite.

C 'est trop là.

Trop d'infos.

Merci.

Elle a raison Hiki.

T'es vraiment trop coincée.

Et Véronique, ça va ?

On va parler de ta bisexuelle finalement.

C'est mieux, t'arrives.

Allez dépêche-toi.

Oui bah ça va, ils sont morts.

Ils sont pas pressés.

Eux non mais moi si.

J'en mets ma première autopsie.

Je peux prendre un selfie ?

Non.

Non.

Tiens-moi la tête.

Ah mais c'est dégueulasse.

Va l'aider s'il te plaît.

Et Ludivine, Elle est pas là ?

Pas arrivée.

Non mais c'est peut-être nous qui nous montons la tête.

Tu disais ?

Non rien.

C'est officiel.

Elle est bizarre.

Ouais.

Moi j'ai l'impression qu'Elle nous cache quelque chose.

Un truc dont Elle veut pas nous parler.

Une relation avec un homme marié par exemple.

Je crois.

Mais qui ?

Moi je trouve qu'Elle parle beaucoup de ton frère en ce moment.

Ludivine ?

Mon frère ?

Mais pourquoi tu vas inventer des trucs aussi tordus ?

Il est seul.

Elle aussi.

Il est beau.

Elle est belle.

Il est sympathique.

Elle aussi.

C 'est pas tordu.

C'est même très raisonnable.

N'importe quoi.

Si tu veux.

Bon j'y arrive plus là.

Il y a un truc qui nous échappe.

Mais on a quand même des stigmates communs.

Des vieilles blessures.

Oui mais ça prouve rien.

Ça ne raconte rien des rapports qu'ils ont aujourd'hui.

Non.

Faut penser autrement.

Revenir en arrière.

Il y a un truc qui nous a échappé.

T'as raison.

C'est ça ton boulot ?

Bah oui.

Et ça te plaît ?

Moi ce qui me plaît c'est d'être au contact de professionnels exceptionnels.

De médecins compétentes.

Belles.

Intelligentes aussi.

Ouais c'est bon j'ai capté.

T 'es là parce que tu kiffes Alex.

Les morts tu t'en fous.

Disons qu'Elle m'aide à les aimer.

Mais ça te file pas la gerbe ?

Ouais si un peu.

Je me sens pas bien je crois que...

Je crois que j'ai manqué d'oxygène.

Oh oh.

Liggy.

Il faut que tu me fasses du bouche à bouche je vais crever sinon.

Ouais.

Ah non arrête c'est chiant.

Ça va mieux ?

Bof.

Bon Théo tu t'occupes d'Elle hein.

Et je te fais confiance.

Ouais ouais enfin...

Et j'ai une idée.

Quoi ?

T'as vu la tête qu'Elle vient de faire en nous voyant si proches ?

Non ?

Mais si.

Elle a grémacé.

Ah ouais ?

Mais carrément !

Tu vois ce qu'il te reste à faire ?

Non.

Il faut la rendre jalouse.

Ah ouais.

Mais comment ?

En faisant semblant de sortir avec moi.

Merde...

On fouille dans mes affaires ?

Moi ?

Je vous ai Juste emprunté un stylo.

La confiance règne dis donc.

Que...

Venant de vous je me méfie.

Je le prends comme un compliment.

Tiens Théo t'as un peu de temps là ?

Tu vois ça marche Elle essaie de nous séparer.

Ah bon tu crois ?

Mais oui Elle est hyper vinaire là.

Ça saute aux yeux.

J'arrive hein !

Fais la mariner un peu genre...

Non mais je suis avec ma meuf.

Ah ouais ok.

Par contre avec Kiki on est en plein... Enfin je veux dire on est en train de...

On est au milieu de... D 'un truc là.

Bah désolé mais rejoins moi quand tu peux.

On fait quoi ?

Bah on cherche.

Ok.

On cherche quoi ?

Leurs secrets.

En fait...

Il y a quelque chose d'à la fois beau...

Et... Atroce dans leur...

Dans leur puzzle.

C'est comme si le tueur avait voulu recréer...

L'Hermaphrodite de Platon.

L'être parfait.

À la fois homme... Et femme.

Et ça y est.

Des leishmanioses.

C'est ça leur lien.

Des leishmanioses.

C'est quoi ?

Une MST ?

Mais non !

C'est une maladie parasitaire transmise par un moucheron femelle.

Et c'est ça qui a provoqué un épaississement de la peau et des tissus.

Et c'est contagieux ?

Non.

C'est transmissible ?

Pas d'humain humain.

Alors pourquoi vous dites que ça pourrait être leur lien ?

Mais parce que c'est rare.

Ça voudrait dire qu'ils étaient ensemble au même endroit, au même moment.

Mais où ?

Moi je vais demander à Ludivine.

C'est Elle la spécialiste des verres.

Il s'est fait peur ?

Ah non, non.

Moi pas du tout alors là.

Moi aussi je suis tendu.

Ses corps là.

Mon frère est égui.

Et puis il m'a stressée avec pincée.

Pourquoi tu me parles de...

Pourquoi tu me parles de pincée ?

À moi.

Antoine pense qu'il prépare un sale truc.

Et moi je crois qu'il a raison.

Tu vois ?

Il a l'impression qu'il sait où il va.

Comme s'il avait des antennes.

Mais moi je lui ai rien dit.

Enfin je lui ai rien dit parce que je le connais pas d'ailleurs.

Moi je le connaîtrais.

Enfin je le connais parce que je l'ai vu là...

Je l'ai vu ici quoi, comme tout le monde.

Mais je le connais pas.

Enfin je le connais pas plus que ça quoi.

Et à part ça...

Tu t'y connais Orles Schmanios ?

Ah oui.

You're a big bird !

Gross !

You're a big bird !

You're a big bird !

Allez !

Oh !

Hey !

Fini la rigolade là !

On a du boulot pour vous les jeunes.

Vous allez nous faire une cartographie de la leishmaniose.

Euh...

Sorry, what ?

Les deux victimes là, ils ont été infectés par le même parasite.

Qui a migré dans tous les organes vitaux.

Et ils ont forcément attrapé ça loin d 'ici.

Donc ça pourrait être des espèces principalement localisées en Amérique centrale.

Ou en Amérique du Sud.

Il faut Juste que je me penche sur ce type de vers.

Voilà.

Merde !

J'avais rendez-vous avec mon frère en fait.

Attends ton frère mais il est euh... Il va euh... Il va être seul euh... Bah euh...

Non parce que je suis avec lui.

Ouais bien sûr.

Hello !

How do you find me ?

Am I sexy ?

Am I sexy enough for you ?

Arrête !

Mais c'est chiant.

Le lien entre Lola Berthier et la deuxième

victime existe peut-être plus mais il a existé.

C 'est-à-dire ?

Mais ils ont été infectés par le même parasite.

Un truc hyper rare.

Et euh... Tu en déduis quoi ?

Bah qu'ils étaient peut-être au même endroit au même moment.

Mais où ?

Et quand ?

Bah je sais pas.

Mais faut continuer à creuser hein.

Et puis y'a cette histoire de mercure là.

T'en as retrouvé chez lui finalement du mercure ?

Non.

Mais ça peut mettre des années à apparaître.

Donc euh... Ça veut rien dire.

Bon je... Je vais me pencher sur les déplacements de Lola.

C'est mince hein.

Ouais.

C'est pas pincé là ?

Regarde.

Comme ça.

Et là ?

Non.

Non.

On m'a pas suivi.

Je crois pas, je l'aurais vu.

Mais il faut arrêter d'être parano.

Non mais si tu rêves.

Ici on a donc affaire à une leishmaniose viscérale.

Une forme sévère de la maladie.

Cette infection pourrait avoir été transmise au Mexique.

En Amazone.

Au Venezuela.

Au Venezuela.

Pardon.

Pardon.

Je vous laisse trois petites secondes.

C'est euh... C'est euh... C 'est mon boucher.

C'est pour les euh... Pour les côtelettes.

Pour mes verres.

Ah ouais, Elle est in love Elle.

Quoi Ludivine ?

Ça se voit que tu la connais pas.

C'est pas du tout son genre.

D'être amoureuse ?

Non.

Ludivine c'est un peu comme une nonne.

Mais qui se serait vouée entièrement au vert.

Bah Elle a peut-être décidé d'étudier des corps des types vivants pour changer.

T'as une petite maturité pour ton âge.

Ouais, t'as encore rien vu.

J'ai pris plein de cours d'anatomie sur des mecs vivants.

Tu voudras réviser ?

Ouais non, je suis pas trop du genre des tournements de mineurs.

Ouais, bah j'ai 17 ans déjà.

Et ensuite si tu veux rendre Alex jalouse, t'as plutôt intérêt d'être crédible.

Je te propose une séance de rattrapage ce soir.

Ce soir ?

Ce soir.

C'est un peu rapide.

Ah la tête !

Mais non, Elle se doute de rien, je suis sûre.

Je suis prise d'entremis mamie.

Oui mamie.

Tu te laisses mamie parce qu'il faut que j 'y aille.

Bisous.

Bisous bisous.

C'était ma grand-mère.

C'était ma grand-mère.

Je téléphonais à ma grand-mère.

Tous les vendredis je l'appelle, ça lui fait un petit peu d'animation.

Ta grand-mère...

Elle est pas morte de la maladie de l'eau il y a 3 ans ?

Si...

Si, mais moi je parle de l'autre grand-mère, c'est la mère de mon père.

C'est une femme remarquable.

Elle est pas du tout morte.

Elle pète le feu la mamie.

Tu te gare pas ?

Mais non, j'ai rendez-vous chez Pierre.

Et cette fois, j'espère bien que... Stop, stop, stop.

Merci pour les détails.

Et toi ?

T'as rien à me dire ?

Sur quoi ?

Je sais pas... Un truc que t'aurais oublié de me raconter ?

Ou... Un secret que tu me dirais pas ?

Euh... Je comprends pas tes allusions.

Tu peux me poser la question directement ?

Il y aurait pas une nouvelle femme dans ta vie par hasard ?

Ah, si.

Qui dit ?

Et crois-moi, c'est suffisant pour un seul homme.

Oh, vous faites quoi là ?

Oh, ça va !

On se roule des pelles, c'est tout.

Limite, on est habillés.

En fait, on croyait tomber sur le docteur L.

C'est pour ça.

Bah quoi ?

On fait ce qu'on veut, non ?

Mais qu'est-ce que vous avez tous à vouloir exhiber votre vie amoureuse ?

Non mais justement, en fait, on voulait que le docteur L nous voit.

Je... je... je comprends rien à vos histoires.

Ouais, bah tu comprends rien à l'Amour.

Peut-être.

Mais je peux te dire que ce soir, vous allez vous aimer chacun de votre côté.

Théo, si tu veux bien débarrasser le plancher, merci.

Pardon.

Et toi, tu files dans ta chambre.

Et pour ton stage demain, hein, il faut que tu saches que tu changes de lieu.

Il se fera avec moi au commissariat.

Flic, moi ?

Jamais !

Tu... tu me fatigues, Guy.

Dans ta chambre !

Bon, et sinon, t'as passé une bonne journée ?

Non.

Mais ce soir, je vois quelqu'un que j'aime bien.

Qu'est-ce que tu comptes faire avec ce quelqu'un que t'aimes bien ?

Ce qui me ferait vraiment plaisir.

Alors, qu'est-ce qui te ferait vraiment plaisir, hein ?

Oh bah, c'est des choses toutes simples.

Toutes simples comme un verre de vin, par exemple ?

Exactement.

Et si ce quelqu'un que t'aimais bien, il te proposait un baiser ?

Oh bah, franchement, ça me serait jamais venu à l'aider.

Mais si cette personne me le demandait, à coup sûr, je dirais oui.

Je suis désolée, mais Diane à cette heure-ci, c'est quand même bizarre.

Allô ?

Alex, faut que tu viennes.

J'ai trouvé quelque chose.

Ok.

J'arrive.

Désolée, Pierre, mais... Ouais, j'ai entendu.

Non mais je sais que ça tombe pas au meilleur moment, mais là, visiblement...

Y a pas de soucis.

Tu m'en veux pas ?

Non, t'inquiète, non.

J'ai trouvé autre chose à faire.

Plus tard.

Ah !

Y a un truc qui m'a tracassé toute la journée.

Ouais.

La dent fêlée.

Et ses lésions là, dans sa bouche.

Je me suis demandé ce qui avait pu les provoquer.

Sa glotte aussi a subi de nombreuses lésions.

Parce que quelqu'un l'a forcé à ingérer ça.

Un doigt ?

Annulaire gauche d'un homme de type caucasien.

Donc, c'est pas celui de la deuxième victime.

En fait, on n'a pas deux morts encastrées.

Y en a trois.

Oui.

Dis-moi.

Ah ouais.

Ok.

J'arrive.

J'ai des trucs à te dire aussi.

Ma sœur a découvert un troisième cadavre.

Vous venez avec moi à l'Yemel ?

Non.

Je vous laisse en famille.

Et toi ?

Je collabore pas avec les forces de police.

Ok.

J'insiste pas.

Non.

Bon.

Alors.

Je me suis renseigné.

Encore une fois, t'avais raison.

D'après sa mère, Lola a fait un voyage en Guyane il y a un mois et demi.

Ben ça colle hein.

Ben ça colle hein.

La Leishmanios.

C'est assez fréquent dans la forêt amazonienne.

Et à cause de l'orpaillage où ils déversent des quantités

astronomiques de mercure dans le fleuve, l'Oyapoc.

Ben ça expliquerait la concentration de mercure

dans les cheveux et le cerveau de Lola Berthier.

Sauf que j'ai rappelé Bruno Adrien et lui

prétend qu'Elle lui a jamais parlé de ce voyage.

Mais...

Elle lui mentait pas tout le temps non ?

Ouais.

Peut-être.

Et donc...

Son traumatisme, ce serait pas sa rupture.

Non.

Moi je pense que c'est autre chose.

En tout cas.

Ils étaient six apparemment lors de ce voyage là, en Guyane.

Et parmi eux il y avait un homme noir de 46 ans.

Il était juge aux affaires familiales.

Il s'appelle Francis Canté.

Et sa femme va venir ici.

Pour identification.

Et toi, quoi d'autre ?

Ben... Ça.

Un doigt d'homme.

Blanc.

Blanc.

Ou la quarantaine je dirais.

Mais vu l'extrême putréfaction, c'est dur à définir.

Ben...

Si c'est tout ce qu'on a, s'il est pas affiché, ça va être dur de l'identifier.

Ben mais regarde.

La première phalange est gangrénée.

Tout ça à cause de cette coupure là.

Qui a propagé l'infection en fait.

Ouais.

Et sans désinfectant au fin fond de l 'Amazonie, c'est plus compliqué.

Surtout qu'en plus, il était hémophile.

Il y a quelqu'un qui veut vous voir à l 'entrée là ?

Madame Canté.

Je viens reconnaître le corps.

Je sais à quoi m'attendre, on m'a prévenu.

J'ai besoin de le voir.

Pourquoi on les a retrouvés ensemble ?

On sait pas.

On pense qu'ils ont dû voyager ensemble.

La Guyane.

Hein ?

Oui.

Votre mari était absent depuis... Depuis deux jours.

Vous n'avez pas signalé sa disparition.

Pardon de vous demander ça, mais est-ce que vous traversiez une crise de couple ?

Oui.

Depuis son retour de la Guyane.

Vous pouvez me raconter ?

C'était une randonnée un peu spéciale.

Pour des citadins en mal de sensations fortes.

Il est parti longtemps ?

Il devait partir trois semaines.

Il est resté deux mois.

Il a été hospitalisé un mois à courroux pour déshydratation.

Vous êtes allé le voir, j'imagine ?

Il me l'a interdit.

Il m'a dit qu'il voulait pas que je le voie dans cet état.

Je sentais bien qu'il y avait autre chose.

Dès que j'ai essayé d'avoir des détails, il s'est refermé comme une huître.

C'est à partir de là qu'on a commencé à s 'éloigner.

Il parlait plus.

Vous avez dû imaginer beaucoup de choses.

Au début je pensais qu'il avait une aventure.

Mais après j'ai compris qu'il s'était passé quelque chose de beaucoup plus grave.

Je vais déjeuner.

Je vous propose pas de m'accompagner ?

Non.

Parfait.

Je vous prierai en revanche de ne rien toucher, de ne rien

bouger, de ne pas vous approcher de mes effets personnels.

Bon écoute, tout tourne autour de ce voyage en Guyane.

Je viens d'avoir l'agence de voyage au téléphone.

Elle m'a laissé la liste de tous les participants à ce trek.

Je vais appeler l'hôpital de Kourou pour savoir ce qu'ils savent.

Oui.

Attends.

Oui ?

Oui, oui, dis-moi.

Ok.

On est sûr ?

Ok.

Pour la Diane du doigt, on a quelque chose.

Il est fiché au FNEG.

Le type s'appelle Gabriel Tourneur.

45 ans, ingénieur forestier.

Mais dis donc, Gabriel, c'est pas le prénom qu'Elle

hurlait dans ses cauchemars là, Lola Berthier ?

Eh oui.

Mon fils s'est morté un an et demi.

Mon Muyane.

En tombant dans le fleuve Yapoque.

Une bande illuminée.

Ils voulaient vivre comme des sauvages.

De sombres idiots, oui.

Pas étonnant que ça ait mal fini.

Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Ils sont tous rentrés malades à crever.

Ils avaient la dysenterie.

Ils ont expliqué qu'ils s'étaient perdus.

Ils avaient plus rien à manger.

Gabriel a voulu pêcher et...

il a été emporté par le courant.

Vous avez rencontré les autres participants de cette rec ?

Je me souviens surtout de ce juge-là.

Kanté.

Il avait l'air complètement hébété.

Ils m'ont tous paru un peu comme Gabriel.

Des stupides idéalistes.

Incapables de mesurer les risques qu'ils prenaient.

On m'en dirait que les rapports avec votre fils étaient un peu...

tendus.

Je me trompe ?

On s'était fâchés.

Mais faut voir comment il était aussi.

Il n'a jamais été comme les autres.

Tout petit déjà, il restait toujours dans son coin à mijoter Dieu sait quoi.

Il sait s'ébattre par les autres, il allait cafter.

Au lieu de régler ça tout seul, à la régulière.

J'ai essayé de l'endurcir mais...

ça n'a pas marché.

Les gamins qui grandissent sans mère, ça donne

toujours de la mauvaise graine, il paraît.

Alors, ma nièce ?

Je l'adore.

Non c'est vrai, entre nous c'est top.

C'est... émouvant.

C'est fusionnel.

Je suis très contente pour vous.

Vraiment.

Je pense que Iggy mérite un peu d'être heureuse.

Non mais je suis sérieux.

Je l'adore vraiment.

C'est génial.

Ça vous fait rien ?

Mais si, puisque je te dis que ça me fait très plaisir.

J'en sais un peu plus.

Ils sont bien partis à 6 en comptant le guide local.

Mais ils sont revenus à 5.

Gabriel Tourneur est mort noyé pendant le voyage.

L'affaire a été classée sans suite.

Mais pourquoi le tueur a conservé son doigt pour le lier aux deux autres corps ?

Mais qu'est-ce qu'il a fait du reste du corps ?

Et pourquoi Juste un doigt ?

Je sais pas.

Par contre j'ai le nom des deux autres randonneurs.

Ils sont vivants.

On va les interroger.

Peut-être que parmi eux on trouvera notre tueur.

Ou sa prochaine victime.

Oui, je t'écoute.

Tu me dis quoi si je te donne un tuyau ?

Qu'est-ce que tu racontes ?

Quel genre de tuyau ?

Un truc surpincé.

Tes indiques tu leur files combien ?

D'abord t'es pas une indique, t'es une stagiaire.

Alors tes infos tu les donnes gratuitement.

D'abord ma récompense.

Dix cours de tir.

Un.

Neuf.

Bon, on va se mettre d'accord tout de suite.

Cinq.

Huit.

Ok, c'est bon.

Pincez ta misure écoute.

Il a mis un micro sur toi quelque part.

Quoi ?

T'es sûre ?

Certaine.

Il a un enregistrement de toutes tes conversations téléphoniques.

Et c'est pas tout ?

Il vous trace avec une balise GPS.

Il y a un petit point bleu pour toi.

Et un Rouge pour Alex.

Non, non, c'est pas possible.

Ah ouais ?

Et si je te dis que maintenant vous êtes sur une

départementale vers les Bois des Auges, tu me dis quoi ?

D'une merde.

Et bah voilà.

Balance-le, balance-le !

Salaud.

Putain, salaud.

Comme ça, il peut plus nous suivre, ni nous entendre.

Mais bon, s'il nous trace depuis un moment, il a de quoi nous faire tomber.

Mais il l'aurait déjà à faire.

Il doit lui manquer quelque chose.

Peut-être.

Bon, on va se débrouiller pour qu'il l'ait pas.

Ouais.

Putain, j'en reviens pas quoi.

Ouais.

Sophie Legrand ?

Cette expédition, c'est l'expérience la plus terrible de ma vie.

On sait.

Gabriel Tourneur s'est noyé.

Racontez-nous.

C'est tout ce que je sais.

Il y a déjà eu trois morts.

Lola Berthier, François Canté, Gabriel Tourneur.

Mais ils sont morts de quoi ?

Ils ont été assassinés.

Il faut que ça s'arrête.

Aidez-nous, s'il vous plaît.

Tout ça, c'est à cause de Vincent.

Velázquez.

Une brute.

Il voulait vivre sa putain d'expérience, comme il disait.

Il a refusé de suivre l'itinéraire du guide.

Il l'a insisté pour qu'on prenne d'autres chemins.

Des trucs inexplorés.

C'est à cause de lui tout ce qui s'est passé.

Vous vous êtes perdus.

Oui.

Sauf qu'on n'avait pas assez d'eau, pas assez de nourriture pour les journées

en plus que nous ont coûté les conneries de Vincent.

Et vous avez commencé à boire l'eau de Loya Poc.

On a été malades comme des chiens.

Et Gabriel s'est fait une blessure que personne n'a pu désinfecter.

Comment vous savez ça ?

Au début, c'était pas grand-chose.

C'était Juste une petite coupure.

Mais avec l'humidité...

La plaie s'est infectée.

Elle est devenue bleue.

Plus carrément noire.

Et puis il a commencé à avoir de la fièvre.

Il a fallu le Porter.

Il voulait rentrer, il voulait se faire soigner.

Mais on était perdus.

Racontez-nous ce qui s'est vraiment passé, Sophie.

Vincent...

Il a proposé un vote.

Si on l'abandonne, on le condamne à mort.

Mais il est déjà condamné à mort.

Sauf que si on le porte, nous aussi on est condamnés.

Mais vous vous voyez vivre avec sa mort sur la conscience ?

Parce qu'on aura toujours le doute.

On se dira toujours qu'on aurait pu le sauver.

Qu'il aurait pu s'en sortir.

C'est vrai.

Moi je crois que je pourrais pas.

Sauf que c'est toi, Auré.

Ok, très bien.

Il a faim.

Il n'y a plus que toi de la bouffe.

Vas-y.

Va lui en donner.

Vas-y !

Je sais pas.

Honnêtement, j'en peux plus.

Je sais que c'est dur, mais on en a pas le choix.

Qui vote pour qu'on l'ait saisie ?

Lola ?

Non.

Il était blessé.

Il était presque inconscient.

Et on l'a abandonné.

Moi je lui ai laissé la nourriture qui me respecte.

Vincent lui, il y est retourné.

On m'a entendu un cri.

Et...

Un bruit de chute dans l'eau.

Bon.

Soit c'est Elle.

Mais vu ce qu'Elle nous a raconté, j'en doute.

Soit notre tueur, c'est Vincent Velasquez.

Eh Ben dis donc.

T'en as du flair pour une fille qui déteste les flics.

Je sais.

Ça s'appelle le style.

Je peux savoir comment t'as fait ?

Comment t'as deviné pour le micro et la balai du GPS ?

Pincey avait l'air trop content.

À un moment il s'est barré et j'ai fouillé dans son ordi.

Il commence bien ce stage finalement.

Tu vas me faire un super rapport ?

Bien sûr.

Même plus que ça.

Tu sais qu'on recrute dans la police en ce moment ?

Dans tes rêves.

Je crois pas que tu sois là.

Est-ce qu'il y a attendu pendant une heure ?

Oh merde.

Le resto, j'ai pas vu passer l'heure.

Pourquoi tu m'as pas dit depuis le début que

t'avais pas de place pour moi dans ta vie ?

Mais si j'en ai.

J'ai peut-être perdu l'habitude.

Ou l'envie.

Mais si j'envie.

Ecoute, ta famille Elle prend toute la place.

Quand c'est pas ta famille c'est ton boulot.

Et quand enfin on passe un peu de temps ensemble,

ton téléphone sonne et tu files ventre à terre.

Et toi ?

Est-ce que t'es sûr d'avoir de la place pour moi dans ta vie ?

De quoi tu parles ?

Des textos que t'envoies.

Dessinés avec tes copines.

T'en as combien exactement ?

Et d'ailleurs, est-ce que je suis ta copine ?

Tu m'as jamais dit qu'on était ensemble.

Et on a jamais fait l'Amour.

Non mais alors là, chapeau.

Non, non, chapeau donc.

Tu me poses un lapin.

Et au lieu de t'excuser, tu me fais une crise de jalousie.

Et Ben bravo.

Bravo là, tu viens d'élever la mauvaise foi au rang d'art majeur.

Bravo.

Et merci.

Putain, quelle conne.

Pierre ?

Pierre ?

Attends.

Pierre ?

Pierre ?

C.

'est complètement parano ma pauvre fille.

Ah.

Oh là.

C'est quoi cette tête ?

J'ai merdé avec Pierre.

Ah, à quel point ?

On avait rendez-vous au resto, tu vois, puis j'ai oublié.

Merde.

Et puis quand il est venu, tu vois, je lui ai fait une crise de jalousie.

Qu'est-ce qui t'a pris ?

Ben...

J'ai vrillé.

Je me sentais tellement mal que... Je sais pas... Je me suis enfoncée.

Ben, tu t'es embroubée même.

Ben, tu me rassures pas là ?

Ben écoute... Des fleurs.

Des excuses et des fleurs.

Je vois que ça.

Oui, les enfants !

Cette femme vénérable est ta grand-mère.

Ne l'oublie pas quand tu auras envie d 'étrangler.

Bonjour.

Maman !

Bonjour.

Bonjour mon grand.

Ça va ?

Et...

Et vous êtes ?

C'est une stagiaire qui travaille avec moi.

Ah.

J'ai cru que c'était encore une de tes amies des pompes phileps.

C'est une ado.

C'est la même chose.

Bon.

On rentre ?

On fera les présentations plus tard, si tu veux bien.

Ton fils va bien ?

Oui.

Très bien.

Et l'Ironique n'est toujours pas remise de sa grippe ?

Non, toujours pas.

J'ai carabiné cette année.

Enfin, quand même, trois semaines.

Pourtant, ta femme n'est pas une petite nature.

Elle est même plutôt du genre combatif.

C'est vrai.

Très combatif.

Et toi, Alexandra, tu as des nouvelles de ton mari ?

Mais on n'est plus ensemble, maman.

Enfin, tu connais le dicton.

Souvent, homme varie, bien folle et qui s 'y fit.

Samuel m'a quitté du jour au lendemain.

Je te jure, si je le croise, je le tue.

Tout de suite, les grands mots.

Alors comme ça, vous voulez être policière, mademoiselle ?

Ben grave, ouais, ouais, ouais.

Kev, c'est vraiment une vocation depuis que je suis toute petite.

Elle exagère un peu.

N'en fais pas trop.

Mais enfin, laisse-la parler.

C'est passionnant.

Policier, c'est le plus beau métier du monde.

C'était le métier de feu, mon mari.

Ah, je vois, oui.

Caffe de père en fille, c'est... c'est original.

Oui, alors, vous Inès, vos parents font quoi ?

Non, Iggy.

Oui.

Ingrid.

Non, Iggy.

Comme Iggy Pop, le chanteur.

J'ai entendu, mademoiselle.

Je ne suis pas sourd ni sénile.

Bon, alors, vos parents.

Ben, ma mère, c'est une grosse babacool.

Donc, Elle fait du yoga, Elle fume la pelouse et

Elle vit sur les pensions alimentaires de ses ex.

Et votre papa ?

Mon père.

Ah, c'est...

C'est une longue histoire.

C'est un homme très rigide.

Maladivement, quoi.

Il m'interdit de tout.

Il m'interdit de sortir, d'aimer.

C'est incroyable ce que vous me racontez.

C'est terrible, terrible.

J'ai un petit peu chaud là.

Je prends l'air, je reviens.

Oui, alors, c'est un homme très dur.

Très dur.

Très très dur, oui.

Brutal.

Coincé, étriqué, étroit d'esprit.

Tellement borné qu'une fois il a décompensé, il a totalement pété les plombs.

Je vais aller voir si Alex a besoin de quelque chose.

Aujourd'hui, c'est un légume.

Il vit dans sa petite chaise, là, complètement shooté aux Xanax.

Mais vous allez le voir de temps en temps.

Oui, oui, on y va de temps en temps, oui.

Il va falloir que tu lui dises, hein.

Qu'il disait ma fille et que Véronique m'a quittée, tu veux sa mort ou la mienne.

Comme ça, je serais pas la seule à m'être fait l'air gay.

Oui, peut-être.

Enfin, montre-toi à toi et au moins Elle s 'habituer.

Ou presque.

Vous fumez ?

Non mais je rêve ou quoi ?

Elle est trop cool la mamie.

Elle a pas arrêté de dire du mal de vous.

Trop méchante, j'adore.

Ça va.

Tu vois, c'était une réussite ces présentations entre maman et Guy.

Elles se sont adorées.

Tant qu'Elle sache que c'est sa petite fille,

Elle va s'étrangler avec son aigu à tricoter.

Non, peut-être pas.

Tu te souviens, Elle s'était entichée de mon

mari et pourtant, question look et manière...

Excuse-moi.

Oui ?

Ok, très bien.

J'arrive.

Ils ont arrêté Vincent Velasquez.

J'y vais.

Bon, moi je vais aller à Emel.

Ok, bye.

Merci.

Y a pas grand chose à dire.

Gabriel ralentissait tout le monde.

Il était toujours malade.

Toujours à gendre.

Mais vous savez, on change quand on veut sauver sa peau.

Moi j'ai Juste voulu sauver la mienne et celle des autres, c'est tout.

Et vous avez voté pour l'abandonner.

Il s'en serait pas sorti de toute façon.

Vous êtes retourné le voir.

Pourquoi ?

J'ai eu des remords.

Je sais que c'est ridicule mais je voulais lui

laisser un couteau pour qu'il puisse se défendre.

Sophie Legrand l'a entendu crier et tomber.

Ouais.

Il avait faim.

Il devait avoir des hallucinations quand je suis retourné là-bas et...

Il a vu quelque chose bouger et il s'y jetait à l'eau.

Vous savez que vous êtes un des seuls survivants de ce tric ?

C'est-à-dire ?

Je comprends pas.

Ils ont tous été assassinés.

Tous.

Sauf Sophie Legrand et vous.

À votre avis, pourquoi ?

Attendez, vous m'accusez de les avoir tués ?

Non, non, non.

Je n'accuse personne.

Disons que c'est une possibilité.

Pourquoi j'aurais fait ça ?

Je sais pas.

Peut-être qu'il s'est passé quelque chose de très grave là-bas.

Peut-être qu'un des membres du tric vous a fait chanter.

Peut-être, par exemple, que vous avez tué Gabriel Tourneur.

Non.

Je l'ai pas tué.

Je n'ai pas voulu le tuer.

Vous n'avez pas voulu ?

C'est-à-dire ?

Je vous l'ai dit, je voulais lui donner un couteau.

Et quand je suis arrivé là-bas, je...

Quand je suis retourné le voir, je...

Il a repris connaissance et...

Je sais pas, il était comme fou.

Il m'a attrapé la cheville, il a essayé de me faire tomber.

Moi, je me suis débattu et...

Il a perdu l'équilibre.

Il est tombé dans le fleuve.

C'était de la légitime défense.

C'était de la légitime défense.

Je vous jure.

Velázquez a avoué avoir jeté Gabriel Tourneur à l'eau.

Mais il plaît de la légitime défense.

Ce doigt-là, il a pas fait de séjour prolongé dans l'eau.

Sinon, la peau serait désquamée et l'ongle aurait fini par tomber.

Non.

Gabriel se l'est tranché pour que la gangrène se propage pas.

Et où tu veux revenir ?

Velázquez a cru tuer Gabriel en le jetant à l'eau.

Mais il est pas mort.

C'est la seule solution.

J'peux.

Vache.

Bonjour Emilien, bonjour Emilie.

Bonjour.

Bah, t'es déjà là toi ?

Vous avez passé la nuit là ?

Ouais.

Mon frère a deux suspects en garde à vue.

Mais moi je pense qu'ils sont tous les deux innocents.

Alors c'est qui le coupable ?

Lui.

Un doigt ?

Je comprends pas.

Vous dites, le doigt c'est le coupable.

Mais le doigt, ça peut pas... Non mais écoute, fais moi confiance s'il te plait.

Alex ?

Bah justement j'allais à mon cours de couture parce que je me suis mise à...

Bah je me suis mise à la couture quoi.

Ah ouais ?

Je me suis mise à la couture voilà.

Euh... tu peux m'attendre 5 secondes dans la voiture ?

J'arrive.

Ok.

Un, la Ludivine que je connais bah... Elle fait pas de couture.

Et deux, c'est plutôt du tricot ça non ?

Qu'est-ce que tu caches ?

Bah je vois quelqu'un.

Bah je vois un homme.

Voilà j'osais pas vous le dire.

Mais... t'es bête.

Pourquoi tu nous en as pas parlé ?

Parce que c'est euh... c'est quelqu'un qui te touche de près.

Ah ouais...

Donc Diane avait raison quoi.

Tu m'en veux ?

Bah non mais je suis un peu surprise hein mais je...

Je peux pas t'en vouloir.

Il est beau, il est fort, il est intelligent, il est généreux.

Bah dis donc !

Je suis heureuse que tu le prennes comme ça.

Moi qui croyais que tu l'aimais pas trop.

Bah ouais on s'engueule de temps en temps c'est normal.

Mais on s'adore hein.

A ce point.

Bah c'est le meilleur flic de France.

Bah ouais.

Bon son seul défaut c'est que...

C'est qu'il me coûte Cher en moire hein.

Bah c'est son petit côté fétichiste.

Bah ouais ?

Bah non, j'y étais pas au courant.

Bah c'est normal, comment tu pourrais savoir ?

Bah je le connais depuis longtemps quand même.

Bah euh... Depuis quelques mois, non ?

Mais attends, tu parles de qui là ?

On y va que tous les deux ?

Non.

Antoine.

Rejoins-moi à la décharge.

Fais vite.

Et puis euh... Viens armer.

Je t'expliquerai.

Armé ?

Allez !

À bon entendeur.

Mais je comprends pas moi.

Comment vous savez que c'est lui ?

Parce qu'il a la peau prématurément vieillie.

Comme Lola et Kanté.

Parce que quand on a vu il Porter des gants et qu'on a pas pu voir ses doigts.

Et parce que c'est le dernier à avoir vu.

Lola Bertier en vie.

Ça te va ?

Et comme il s'est fait abandonner là par ses copains de

randonnée, ça lui fait un super mobile pour se venger.

Hé !

J'ai trouvé une tronçonneuse.

Mais non !

Ça c'est une meuleuse à lames fines.

C'est quoi ça ?

Bah du sang.

C'est vous Gabriel.

Arrête-toi !

Mets en l'air !

Bouge pas !

Ça va ?

Ça va ?

T'es où ?

Ah bah pour une fois, je suis bien contente de vous voir.

Ouais, c'est réciproque.

Mais peut-être pas pour les mêmes raisons.

Mets en l'air vous aussi docteur L.

Quoi ?

Vous m'appelez une ambulance pour le petit.

Alexandre A.

Vous êtes en garde à vue pour un nombre de

motifs que j'ai pas le temps d'énumérer ici.

Non mais arrêtez !

Non.

Et si ?

Et voilà, fini les magouilles, les fausses

cartes de flics, les usurpations d'identité.

Ma supérieure nous attend et j'ai tout pour vous faire tomber.

Entrez.

On va jouer carte sur table maintenant.

Commissaire Pincet.

À vous.

J'ai ici une série de photos où le docteur L interroge des témoins.

Vol décelé.

Entre chez des suspects par effraction, hors sort par les fenêtres.

Fait passer une vivante pour morte.

Enfin j'en passe, c'est des meilleurs.

C'est vrai.

Mais c'est que moi.

Mon frère y est pour rien.

Justement, j'ai la preuve que si.

Ce sont des photos avec votre frère.

Quand vous êtes allé interroger un témoin.

Ensemble.

Sophie Legrand.

C'est ça ?

Rendez-vous au procès alors.

Excusez-moi, mais j'ai du mal à imaginer l 'IGPN espionner un médecin.

C'est un peu loin de votre rôle ça.

Qui serait plutôt de veiller aux bonnes

conduites de la police dont vous faites partie.

Vous voulez bien me montrer la commission rogatoire

qui vous permet de mettre ma soeur sur écoute.

Vous ne l'avez pas.

Je n'ai demandé d'autorisation que pour le commandant douaneau.

Mais je n'ai jamais placé le doctorel sur écoute.

Il ment.

J'ai la preuve.

Ce sont des enregistrements privés.

Et...

Vous les avez eus comment ?

Je ne dévoile jamais mes sources.

Écoutons ça.

Un truc pour amener Icky et Monsieur loin de la Maison ce soir.

Parce qu'avec Pierre, on aimerait bien...

Ce serait dommage non d'apprendre que l 'IGPN met des civils sur écoute en dehors

de tout cadre légal.

Mais vous êtes rentré dans mon bureau par effraction.

J'ai pas rêvé.

Mais vous n'avez aucune preuve de ce que vous avancez.

Moi, par contre, j'ai ce dossier.

Et vous aurez du mal à expliquer pourquoi

vous avez volé l'ordinateur de Lola Berthier.

Et vous à dire pourquoi vous avez partagé des informations

essentielles au secret de l 'instruction avec votre sœur.

Je vais t'attaquer pour le mis sur écoute.

Mais quel mis sur écoute ?

Quels enregistrements ?

Sœur ?

Ouais, il est cassé.

Ah bah oui, tant pis.

Oh, commissaire ?

Permettez-moi de prendre congé.

Docteur ?

Commandant ?

On se reverra devant le juge.

Pour Lola Berthier, vous avez inventé cette histoire

de faux papiers pour nous mettre sur une fausse piste.

Mais vous êtes le seul à avoir changé d 'identité.

Vous avez disparu d'un registre.

C'était simple, vous étiez mort, au-dessus de tout le monde.

Vous étiez le plus faible et vous êtes devenu le bouc émissaire.

Tous, ils ont voté pour vous laisser mourir.

Sauf Sophie le Grand.

C'est pour ça que vous l'avez épargné.

Alex.

Mais arrêtez là.

Vous avez saigné Francis Canté à mort.

Et puis Lola Berthier, Elle est morte de soif devant vous.

Et après vous lui avez enfoncé votre doigt gangréné là au fond de la gorge.

Bah oui.

Bah oui, pareil, donc pour non.

C'est à moi ça.

Je suis désolée.

J'avais tellement soif.

S'il te plaît.

Aide-moi.

Je t'en prie.

J'ai une idée.

Je peux parfois avancer.

S'il te plaît.

Tu l'as trouvé là ?

Je suis émophile.

Je vais le dire.

Si on abandonne, on le condamne à mort.

Mais il est déjà condamné à mort.

Qui vote pour qu'on le laisse ici ?

Puis Vincent Velázquez est revenu.

Tiens !

Il m'a poussé et j'ai dévalé la falaise jusque dans l'Ouiapoc.

Les habitants du fleuve m'ont sauvé.

Et eux ils m'ont même pas cherché.

Des lâches qui méritaient de crever.

Et Velázquez ?

Je voulais qu'il apprenne la mort des autres.

Qu'ils crèvent de trouilles.

Ils étaient tous traumatisés par ce qu'ils avaient fait.

Et Lola Berthier faisait des cauchemars toutes les nuits.

Elle était en thérapie pour oublier.

Je sais.

Elle a le temps de m'en parler pendant qu 'Elle mourait de soif.

Et Kanté, quand il m'a reconnu, il a Juste dit...

Enfin.

Où se trouve le reste des corps ?

Mon Amour.

Diane m'a dit que t'avais menotté Alex.

Je comprends pas.

Rien que ces trois derniers mois, Elle s'est rendue coupable de tellement...

Non, ça m'intéresse pas tout ça.

Elle doit cesser d'exercer.

Attends, on s'est vus tous les jours et tu m'as rien dit ?

Secret de l'enquête.

Secret de l'enquête ?

Edivine.

Tu dois comprendre que ta collègue est constamment hors la loi.

Alors attends, déjà c'est pas Juste ma collègue, c'est mon amie, ok ?

Dans le cadre de mon travail, je place les sentiments entre parenthèses.

Ah ouais ?

Ben moi je peux pas mettre mes sentiments entre parenthèses.

J'aime Alex et je ferai tout pour Elle, donc si tu m'aimes t'en feras autant.

C'est du chantage.

Ouais.

Toi t'appelles ça comme tu veux, c'est à prendre ou à laisser.

Et moi ?

Salut.

Salut.

Je te raccompagne chez toi ?

Ouais, si tu veux.

Ça va ?

Bon enfin, je suis quand même un peu un miraculé.

T'as eu peur ?

Non, pas vraiment.

Mais quelqu'un d'autre aurait été hyper impressionné à ma place.

Parce que le mec s'est quand même jeté sur moi comme un chacal quoi.

Alors moi au début je me suis défendu tu vois, mais il était armé.

Donc au bout d'un moment je suis pas Zorro.

T'enflamme pas hein, on est pas ensemble.

Ben non, on fait Juste semblant.

Voilà, on fait Juste semblant.

À la future meilleure flic de France.

C'est pas si pourri comme taf en fait.

En tout cas, t'as un Don tu sais.

Je sais pas, ça doit être génétique.

Tu vas voir, on va faire une super lignée de keuf.

Mon père.

Moi.

Toi.

Je suis désolée pour la dernière fois.

Et quand je m'attache, j'ai tendance à faire n'importe quoi.

Et puis évidemment, tu pourras avoir toutes les copines que tu veux.

Et c'est vrai, ma famille me prend beaucoup de temps.

Mais je vais faire de la place.

Je te le jure.

Au moins deux heures ?

Oui.

Au moins toute la nuit.

C'est pour moi les chrysanthèmes ?

Ouais.

Salut.

Samuel ?

Qu'est-ce que tu fous là ?

C'est une longue histoire en plus.

Ouais.

Parce qu'en fait, mon bateau a fait un naufrage.

Enfin, c'était pas vraiment mon bateau en fait.

C'est une chaloupe que j'avais échangée contre mon bateau.

Parce que j'ai perdu aux cartes à Macao.

Belle bande de tricheurs se dit trop passant.

Ils m'ont plumé les mecs.

J'ai compris mon bateau, ma montre, une dent en or.

Du coup, j'ai dû emprunter une chaloupe au port.

Fallait bien que je rentre.

Et donc, meuf là...

Ça va toi ?

Ça me fait plaisir de te voir.

Alex, c'est là ou pas ?

Non, non, Alex, c'est pas là.

Si veux, j'ai nulle part où dormir ce soir.

Si veux, je veux pas déranger, mais ça me ferait vraiment plaisir de la voir.

Ou si t'as son numéro, parce que j'ai l

'impression qu'Elle m'a mis en contact indésirable.

Si je comprends qu'Elle est mauvaise, mais je peux tout lui expliquer.

C'est assez simple.

Tu lui expliqueras tout ça à Elle, quand tu la verras.

Sinon, c'est Juste pour une nuit.

Demain, je vais à l'hôtel, je vais pas commencer à déranger.

Ok, ok.

C'est vraiment cool.

T'es quasiment sûr que tu dirais oui.

Je m'étais pas trompé.

Je rentre.

Ben oui, tu connais le chemin.

Salut.

Alors t'es qui toi ?

Et toi t'es qui ?

Le mari d'Alex.

L'ex-Marie d'Alex.

Oui l'ex, le futur.

Tout ça, ça va, ça vient quoi.

Ouais, c'est chelou vos histoires.

Bon Ben on boit un coup ?

T'as une bière ?

Oui.

Ben moi c'est Iggy.

Salut.

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