All language subtitles for cacciatore.the.hunter.s01e01.multi.1080p.hdtv.h264-hybris-ID3

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

C'était une époque terrifiante.

Des assassinats en pleine rue, des raids, des interrogatoires,

des voitures blindées, des escortes, des sirènes...

Une époque terrible.

Encore trois meurtres en deux jours à Palerme, en Sicile.

Après Falcone, après Borsellino,

après les bombes de 1993...

En 30 ans de guerre, la mafia avait vaincu tout le monde,

éliminé ses ennemis et ses amis,

des policiers et des juges,

des journalistes, des hommes d'Etat et des civils.

Assassins !

Les Corléonais contrôlaient tout. Ils avaient des explosifs, des armes

et une armée de 28 000 hommes prêts à tirer.

Une stratégie pour plonger le pays dans la terreur,

au moment où Cosa Nostra est fragilisée par l'arrestation

de Riina, Madonia et Santapaola.

En 1993,

l'Etat était en guerre.

Quant à moi...

Au milieu du chemin de ma vie,

je me retrouvais dans une forêt obscure

et avais perdu le chemin du retour.

Tu les connais ?

Je les ai arrêtées il y a 3 mois.

C'est Giuffrida qui les fournissait.

Je sais pas ce qu'il leur vendait.

On va aller lui demander.

Oublie ça.

Avec tout mon respect, je veux pas compromettre l'enquête.

Attendons qu'il fasse le premier pas.

- Il t'a eu combien de fois ? - Beaucoup trop.

A chaque perquisition, il nous envoie ses harpies.

Et ensuite ?

Rien. On trouve vraiment que dalle.

Cette fois, je viens aussi.

Ca changera rien.

On parie ?

Police, ouvrez.

Allez, ouvre-toi.

Ouvre-toi.

Allez.

Putain, c'est quoi ce bordel ?

Alors ?

T'en penses quoi ?

Je dis quoi à la presse ?

Parlez de ses soeurs, sinon c'est pas drôle.

T'as raison, c'est mieux.

Fais pas cette tête.

L'arrestation est atypique. Ils sauront que c'est toi.

Sinon, je me chargerai de leur dire.

Va voir si Andreina arrive.

Cette connasse dit tout à ma femme.

Attention.

- Elle arrive. - Bordel.

- M. Donà, ils vous attendent. - J'arrive.

Fume-le, tu l'as mérité.

Au moins, quelqu'un en profite.

Tu sais combien ça coûte ?

Ca coûtait un max.

Comme sa Mercedes, sa luxueuse villa à la montagne,

les téléphones mobiles fournis par le parquet à sa famille.

Comme mes enquêtes sur Patanè,

un entrepreneur véreux que j'essayais de choper,

alors que Donà s'opposait à mes demandes d'arrestation.

En secret, il dînait avec lui.

C'était une preuve évidente de collusion.

Mais il en fallait plus pour le dénoncer

au Conseil Supérieur de la Magistrature.

Je tournais en rond depuis des mois et je n'avais plus le temps.

Je devais le dénoncer maintenant, car je sentais qu'il me soupçonnait.

Nous avons déjoué les agissements d'une famille un peu... protectrice.

Il était cordial, lucide. Aucune hésitation dans la voix.

Un homme parfait, capable de tourner à son avantage toute objection.

Et Sanitopoli ?

On s'attendait à un tremblement de terrepolitique,

mais c'est le calme plat.

Il anticipait mes coups.

Parisi, comme tous les journalistes, vous raffolez des scandales.

Mais on préfère éviter les séismes médiatiques.

Ca nous permet de travailler en paix.

En fait, je lui ressemblais. Et d'ailleurs,

je voulais son poste.

Quoi ? On vient de commencer.

Non.

Pas encore.

Je ne dirai pas un mot, putain.

Bon, tout va bien.

Pourquoi cette cravate ? Je t'avais pas dit d'en mettre.

Toi aussi, tu en portes une.

- C'est pour le boulot. - Justement.

J'aimerais savoir quel boulot je dois faire.

Tu es nerveux ?

Tu as changé d'avis ?

Tony, les gens feraient la queue pour une telle opportunité.

Tullio, je dois savoir quel boulot je dois faire.

Si on me l'a proposé, c'est sérieux et sans risque.

Ils ont confiance en moi.

Je peux avoir confiance en toi ?

- Oui. - Il arrive.

Ecoute-le et ne pose pas de questions.

Enchanté. Tony Calvaruso.

Antonio ?

Oui.

Assieds-toi.

Tu me fais de la place ?

- Tu prends quelque chose ? - Non, merci.

Alors, Antonio.

Tu as une voiture ?

Une Tipo.

Quelle couleur ?

Gris foncé.

Et ta femme ?

Non, elle a un scooter.

- Et Santina ? - Ma soeur ?

Ta soeur Santina.

Elle a une Escort.

Bleu foncé.

On peut l'utiliser ?

Oui, je pense.

Je suis sorti début septembre et...

Le 28 août ?

Oui. J'ai pas encore trouvé de boulot.

Mais si je peux vous être utile...

Tu as un téléphone mobile ?

Non. C'est un problème ?

On a terminé.

C'est la Tipo garée à l'extérieur ?

Oui.

On va commencer tout de suite.

Allez, dépêche-toi.

Grouille.

Allez !

Vous avez le best of de Spagna ? Je le trouve pas.

Désolée, on n'en a plus. On peut le commander.

- Ca prendra combien de temps ? - Une semaine maximum.

- Une semaine ? - Oui.

Ca ne fait rien. Merci quand même.

Je vous en prie.

Quand on est en cavale, le temps est un concept relatif.

Le killer, le sanguinaire, le tueur de flics :

Boris Giuliano, Antonino Burrafato, le journaliste Mario Francese.

Ces meurtres lui ont permis de siéger à la Commission,

là où tout se décide.

Commanditaire des tueries de Florence, Rome, Milan,

Capaci.

En 1993, il hérite du pouvoir militaire

de son beau-frère, Toto Riina.

Des armes et des milliers d'hommes. Cent meurtres à son actif.

En 1993, Bagarella ne se contente plus

de siéger à la Commission, il est la Commission.

Voyons comment conduit le gamin.

Oui, excusez-moi.

Donc, vous appeliez pour le vol AZ72098 en provenance de Rome ?

Oui, de Rome.

- Il a atterri ? - Un instant. Je vérifie.

Laissez tomber, il a atterri.

Ah, d'accord. Vous désiriez autre chose ?

Vous êtes là ?

Entrez.

Allez, entre.

Viens.

D'abord, mets ça.

- Tu plaisantes ? - Pas du tout.

T'as perdu ton pari. Tu vas y passer.

J'ai une réputation à tenir. Je peux pas m'habiller en singe.

Je suis sérieuse.

Je suis un officier public. Je peux pas.

Je m'en fous.

- Hors de question. - Tais-toi.

Allez, on n'a pas beaucoup de temps.

J'ai pas envie de dessert. Et toi ?

Ca dépend. Ils ont des banana split ?

Arrête !

Je te le jure.

Quand j'ai payé la note,

il a dit "King Kong".

C'est ça, King Kong !

Dans ce cas, je serais blonde

et tu m'aurais traînée sur les toits, pas ici.

Sur les toits ?

Pas mal, comme idée.

J'ai mon vol dans cinq heures. On peut pas.

Cinq heures ? Cinq minutes me suffisent amplement.

Voilà ce qu'on va faire.

Quand tu viendras à Rome,

on fera un tour sur le toit.

J'ai une terrasse avec vue sur la ville.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je sais pas si je pourrai venir.

- J'y crois pas. - Allez, le prends pas mal.

Tu connais mon métier.

Tu sais ce qu'on fera quand ce sera terminé ?

On partira en amoureux.

Vulcano, les Eoliennes...

Ou l'Equateur. Pour les bananes !

Saverio, je suis sérieuse.

Pour une fois que tu viens à Rome.

Tu promets d'y réfléchir ?

Je te le promets.

Mais pour en revenir à la question du toit...

- Au secours ! - Viens par là.

Trois, deux, un.

Le compte à rebours de 3 jours avant mon départ pour Rome.

Mes "vacances". C'est le nom que je donnais

à mon audience au CSM pour dénoncer Donà.

Quelques poignées de main, des sourires.

Et à mon retour, un nouveau bureau.

Saverio.

Saverio ! Viens dans mon bureau.

J'ai un cadeau pour toi, avant tes vacances.

Je t'envoie à Palerme, au Pool Antimafia.

Tous les parquets s'y réunissent.

Tu représenteras Termini Imerese à ma place.

Tu t'en sens capable ?

J'en connais qui n'apprécieront pas.

Et alors ?

On verra quand ils auront ton niveau.

En attendant, fais-toi connaître.

Voici ton intervention.

Alors ? On leur montre qui on est ?

On demande à l'Antimafia

l'accès à leurs écoutes téléphoniques ?

Sur notre territoire.

On a le droit de savoir ce qu'ils écoutent.

Ca va pas être facile.

Ils veulent notre collaboration, on demande la leur.

Tu trouveras un moyen.

- C'est quand, la réunion ? - Dans trois jours.

Avant ton départ en vacances.

Pourquoi aller te ridiculiser à Palerme ?

Si je refuse, je suis foutu.

Il teste ma loyauté.

Il sait que je suis sur son dos.

- Laisse tomber. - Quoi ?

Tu es persuadé que Donà est corrompu.

Tu vas demander à l'Antimafia les écoutes téléphoniques

de ceux qui paient ses vacances en Suisse ?

C'est ça.

Oui, je vais me ridiculiser mais je me rattraperai à Rome.

Ma dénonciation annulera tout. Dans le journal, il y aura ma photo.

Parisi, il faut le faire.

C'est le dossier de l'enquête sur Patanè.

Requêtes rejetées, liens politiques...

Tu publies tout.

Tu le paieras cher. Tout ça pour un article ?

Je fais ce qui est juste.

Je suis un mec bien, ou pas ?

Allez,

dis-moi oui.

Je t'en prie.

C'est quoi cette merde ?

Tu aimes cette musique ?

Non, ils passent toujours les mêmes trucs.

Oui, on entend jamais "Every Girl and Boy". Tu connais ?

- Je crois pas. - Mais si !

Celle qui fait...

Et puis, elle fait : "Bang bang".

Tu vois laquelle c'est ?

Je connais pas.

Mais si ! Spagna.

Ah oui, Spagna.

Cette chanson m'ouvre l'esprit.

Elle m'aide à réfléchir.

Tu réfléchis parfois ?

Je réfléchis même trop.

Vraiment ? Et à quoi ?

Je sais pas si je devrais le dire,

mais en ce moment, je pense à ce travail.

Si vous allez me le donner ou pas.

Arrête-toi là, à gauche.

Alors...

Réfléchis moins et apprends davantage.

Je ne voulais pas...

- Allez, prends-les. - Merci.

On va passer cette semaine ensemble.

Si on se plaît,

on s'organisera.

- Ca te va ? - Oui.

On se voit demain.

Vous êtes sur le répondeur de Saverio Barone.

Laissez-moi un message et je vous rappellerai.

Sinon, insistez.

Ca y est, c'est le grand jour ? Tu es prêt ?

Tu es inquiet ?

Hier soir, j'ai vu un film absurde avec Carmen Russo,

où elle dit :

"La peur appartient aux sages, l'inconscience aux fous,

alors serre les fesses et bonne nuit, mon loup."

Ca m'a fait penser à toi.

Appelle-moi quand tu arrives à Rome, on s'organisera.

Nous avons pénétré la Cité interdite.

Le repenti Santino Di Matteo a livré les noms

des responsables de la tuerie de Capaci.

Leoluca Bagarella, Giovanni Brusca.

Notre objectif est de les arrêter.

Tous, l'un après l'autre, sur leur territoire.

C'est pourquoi nous vous demandons de collaborer

et de nous faire parvenir

les comptes rendus de vos enquêtes,

tout ce qui peut être utile.

M. Barone, vous souhaitiez dire quelque chose ?

Oui.

On souhaiterait avoir accès aux écoutes sur notre territoire.

Vous avez besoin de contrôler l'Antimafia ?

Article 116, modalités d'application du code de Procédure pénale :

"Le procureur n'a pas seulement un rôle de Ministère public,

"il est aussi en charge de la sécurité.

"Ce qui l'oblige à veiller sur les activités se déroulant

sur son territoire."

Vous considérez nécessaire l'application de cette règle ?

Mon parquet souhaite être informé.

Je vous demande si vous trouvez ça juste.

Oui, tout à fait.

Vous êtes pressé ?

J'ai un rendez-vous important.

Je vois.

Votre intervention était intéressante.

J'espère ne pas vous avoir heurté.

Non, pas du tout.

J'espère qu'à votre rendez-vous,

vous userez mieux de votre intelligence.

Je l'espère aussi.

Tu as entendu ? Saverio !

Il est là !

Cours, Saverio !

Attrape-le !

Tire ! Tire !

Bon sang, il est énorme.

Aussi gros que toi, Saverio.

Saverio...

- C'est toi qui as tiré ? - Non.

T'es qui, toi ?

Un type qui vous offre un sanglier.

Non, c'est à lui que je l'offre.

Il n'en attrapera jamais d'aussi gros.

Nous allons atterrir à l'aéroport de Rome Fiumicino.

Merci d'attacher vos ceintures.

M. le président,

merci de me recevoir pour exposer les faits...

Je vous en prie.

M. le président, merci de me recevoir

pour exposer les faits dont je suis témoin.

Merci.

Vincenzina !

Si j'avais su, j'aurais apporté quelque chose.

T'en fais pas. Vincenzina !

Tu te souviens du garçon dont je t'ai parlé ?

- C'est lui, Tony. - Bonjour.

Il voulait t'apporter des fleurs mais Pasquale était fermé.

Je descends à la cave trier quelques affaires.

Tu vas nous aider pour le déménagement.

Sous ses ordres. Ici, c'est elle qui commande.

Enchanté.

Donne.

Parfait.

Brusca t'a dit s'il venait ?

Oui, mais je le tiens à l'oeil.

Il veut te poignarder dans le dos.

Aujourd'hui, même les abrutis ont des ambitions.

Prends ce dont tu as besoin. On déménage le reste.

Tu es un garçon bien, ça se voit.

J'ai du flair pour les personnes.

- Et vous avez des enfants ? - Oui, un garçon de six ans, Bruno.

- Vous voulez voir une photo ? - Oui.

C'est lui.

Là, il avait un an et demi.

Il est magnifique.

C'est toi qui l'as prise ?

Non, j'étais pas là.

J'étais...

Ne t'inquiète pas. Mon mari m'a dit que tu as été...

Comment vous dites, déjà ? Au pensionnat.

Oui, au pensionnat.

Il aide tout le monde.

Maintenant, c'est à nous de l'aider.

Au travail.

Bruno !

- Je t'avais prévenu. - Qu'est-ce qu'il y a ?

Je te l'ai dit, c'est pour mon boulot.

Ca te rend trop nerveux.

Parce que je l'ai pas encore. C'est beaucoup d'argent.

Tony, je ne veux pas rester seule encore une fois.

C'est qui, ce type ?

Qui veux-tu que ce soit ?

Et tu crois quoi ? Je conduis, je fais les courses...

Des trucs comme ça.

- C'est tout ? - Oui.

Monica.

On a mérité cet argent. Tu crois pas ?

L'enregistrement est fichu ?

Bien sûr, il y a la voix du petit.

Ca lui donne plus de valeur.

Maintenant, tais-toi. Je vais recommencer.

On va à côté.

Faut que je la retrouve.

C'est quoi ce bordel ?

- Qu'est-ce qui se passe ? - Une perquisition.

Un mandat du parquet de Caltanissetta.

Ils sont là depuis des heures.

C'est lui. Saverio !

Ces bâtards

ont failli défoncer ma porte comme si j'étais un criminel.

Tu m'écoutes ? Il faut que tu m'aides.

Surveille ces ordures !

Voici mon garant, Saverio Barone.

On s'est déjà rencontrés.

Je vous demande formellement...

Désolé, je ne suis pas la bonne personne.

Hier, je vous ai dénoncé au CSM.

Qu'est-ce que tu dis ? Fils de pute !

Calmez-vous.

Maîtrisez-vous.

Hors de ma vue !

Ordure ! Fumier !

Je ne suis pas au courant de ta dénonciation.

Vraiment ?

Ce serait une coïncidence ?

Ca me paraît étrange.

La déclaration nous vient d'un repenti,Salvatore Cancemi.

Une chose est sûre.

L'enquête ne mentionne pas ton nom.

Cette déclaration, vous l'avez depuis quand ?

Un mois, un an, dix ans ?

Je te le répète : c'est mon enquête.

Ca te pose un problème ?

C'est notre métier. Cette intervention était nécessaire,

étant donné la gravité des circonstances...

Allô ?

Tu avais promis de venir me voir.

Non, j'avais promis d'y réfléchir.

Excuse-moi.

Rien ne s'est passé comme prévu.

Tu es à ton bureau ?

Où veux-tu que je sois ?

Allez, raconte.

- Rocco. - Oui ?

C'est moi, Saverio.

Bordel, l'avocat !

Viens là que je t'embrasse. Bienvenue chez toi.

Le nouveau garde-chasse est un con.

Une vraie ordure.

- Il a confisqué mon fusil. - Ca m'étonne.

Je lui ai dit que si tu venais, il morflerait.

Tu me donnerais un coup de main ?

Rocco, je ne suis plus avocat.

Maintenant, je suis procureur. Les gens comme toi, je les arrête.

Alors, qu'est-ce que tu fais là ?

T'as raison.

Tu es plus prévisible que ce que tu crois.

- Tu pourrais rester, demain. - Je dois travailler.

On se verra la semaine prochaine.

Mais cette fois, tu viens me voir. Promis ou pas.

Je te demande pardon.

- J'ai été débordé. - Je sais.

Notre relation me convient comme ça.

Avec nos salaires claqués en taxis, avions et hôtels.

C'est notre manière d'être.

Je l'ai compris.

Comme j'ai compris que quand ça ne va pas,

tu ne viens pas chez moi, mais ici.

Pour une fois que Giada vient, ne la garde pas pour toi.

Egoïste !

A la santé de Giada.

Et à celle de l'avocat,

même s'il nous défend plus.

On vous a confisqué vos fusils ?

Quels débutants !

Je peux vous prêter les miens.

Trinquons à l'avocat des chasseurs qui sait même pas chasser une poule.

Ca te fait rire ?

Alors, moi,

j'ai tué un sanglier à mains nues.

Personne ne m'a jamais cru, ici.

Vous pouvez rire !

Ne bouge pas d'ici.

Tu respires encore ?

On va arranger ça.

Des traîtres sans respect.

Ces idiots de repentis vont nous envoyer au trou.

Et leur famille, n'en parlons pas.

Il faut en tuer un, pour l'exemple.

C'est pourquoi je vous ai demandé de venir.

Di Maggio ?

On touche pas à sa famille.

J'ai besoin d'eux pour trouver Balduccio.

Si tu avais tiré sur Balduccio avant,

Riina serait avec nous.

Ah, oui ?

Tu en es sûr ?

Matteo, réfléchis avant de me casser les couilles.

- T'as dit quoi ? - Vous feriez bien de la fermer.

Compris ?

La Baraque,

va chercher le bidon.

Don Luchi, laisse faire les jeunes.

Quels jeunes ?

Vous savez ce que disait Riina ?

Il faut faire les choses soi-même.

Parce qu'il faut se salir les mains,

si on veut avoir un beau potager. Mets-le ici.

Pousse-toi.

Si Provenzano n'est pas d'accord avec les bombes,

qu'il se mette un écriteau autour du cou disant :

"J'ai rien à voir avec ça."

Et si on veut faire passer un message,

beau et puissant...

notre solution, c'est Santino Di Matteo,

qui balance aux juges de Palerme ce qu'il sait sur Capaci.

Et là, on est tous impliqués.

On tue qui, du coup ?

Son père est un homme d'honneur et sa femme l'a quitté.

Il a un fils.

T'en dis quoi, Giovà ?

On risque de tous les liguer contre nous.

Tous qui, Giovanni ?

On est tous ici.

Ceux qui meurent, ceux qui survivent...

Et ceux qui ont des couilles. Compris ?

J'ai rien à prouver à personne.

C'est bien.

Parce qu'on n'a pas d'ennemis.

Messieurs,

l'heure est venue de nous salir les mains.

Parce que j'ai l'impression qu'on a oublié qui on est.

J'ai pas osé me rapprocher. Vous m'aviez dit d'attendre ici.

Tu as bien fait.

Allez, démarre.

- Laisse-moi te l'offrir. - Pas la peine.

Tu te crois meilleur que moi ?

Oui.

Tu es seulement plus stupide et plus jeune.

Mais je sais me défendre.

Bonne chance. Parce qu'ils sont plutôt énervés.

La déclaration vient de Cancemi, le repenti le moins fiable du monde.

Tu n'as jamais rien eu.

Tu peux changer de costume chaque jour,

voir les choses en grand, te démener.

Mais ton univers sera toujours celui des putes et des drogués.

Si tu as pu avoir de l'ambition,

c'est grâce à moi.

M. le procureur !

J'arrive.

Dans un mois, je serai de retour.

Et je te ferai couler.

M. Barone ?

Bonjour, caporal Leonardo Zaza. Votre garde du corps.

Pardon ?

Le CSM.

Ils ont prévu une protection. Vous n'étiez pas au courant ?

Super. J'avais besoin d'un Charon pour m'emmener en enfer.

Pardon ?

Dante. "La Divine Comédie".

Bien sûr. Je connais Dante.

Bien sûr. Tu connais Dante ?

Laissons tomber. Donc...

Ne vous inquiétez pas. On la ramène chez vous.

Vous voulez y aller ?

- Je sais, la vôtre est mieux... - Allons-y.

- Qui conduit ? - Je préférerais que ce soit moi.

Pas de problème.

- Devant ou derrière ? - Devant.

La chambre, c'est fait. Il y a autre chose ?

Non, viens ici.

Alors, Tony...

la semaine est terminée.

Tu crois qu'on se convient ?

- Tullio t'a dit qui j'étais ? - Non.

Mais tu le sais.

Oui.

Bien.

Alors on se voit demain.

Où dois-je venir ?

- Tu sais utiliser ça ? - Je crois.

Garde-le toujours allumé.

Bienvenue, Tony.

Allô ?

Monica, mon amour.

- J'ai le boulot. - C'est génial.

Tu lui as donné la cassette ?

Oui, bien sûr.

Avec la voix du petit ?

Bien sûr.

Je t'aime.

- Moi aussi. - Je t'attends à la maison.

- Monsieur. - Barone.

Vous savez pourquoi je vous ai appelé ?

On dit que Cancemi a balancé Donà. Ma dénonciation n'a rien à voir.

Je sais. Je ne vous ai pas appelé pour ça.

Je voulais vous regarder dans les yeux.

Comme chaque fois que je propose à un magistrat

d'intégrer l'Antimafia.

Je ne me suis jamais occupé de la mafia.

Je sais, mais ce n'est pas un problème pour moi.

Merci, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

Votre dénonciation m'a montré deux choses.

Vous avez le sens de la justice et l'absence de scrupules

de ceux qui n'ont pas peur de tout perdre.

Je ne sais pas comment ces qualités cohabitent en vous,

mais elles m'intéressent.

Je n'ai pas fait ça par vocation ou pour lutter contre la mafia...

Vous n'avez pas bonne réputation,

mais les résultats sont là.

Et vous surestimez la notion de vocation.

Je vois dans votre geste une chose qui vous échappe.

Que vous n'avez peut-être même pas.

Mais ma proposition tient toujours.

Réfléchissez-y.

Réfléchissez bien.

Monsieur le procureur !

J'accepte.

Comme je vous l'ai dit,

réfléchissez bien.

Giada !

Salut. Tu fais quoi ?

Rien.

J'ai fini il y a une demi-heure, mais j'ai pas envie de rentrer.

Et toi ?

Je déménage à Palerme.

J'ai trouvé une grande maison, très belle.

A Palerme ? Pour quoi faire ?

On m'a proposé d'intégrer l'Antimafia.

J'ai accepté.

- Saverio... - Je sais, je sais.

Je te comprends.

L'escorte, la vigilance, les sacrifices...

Mais ça pourrait être un tournant.

J'ai aussi pensé à nous.

Saverio, c'est pas ça !

Tu as réfléchi ? Ces types courent des risques.

Tu ne vas pas t'y mettre aussi.

Ou plutôt si, fais-le.

Viens le faire à Palerme.

Viens vivre avec moi.

Compilation disco 93. Disponible en kiosque

en CD, cassette et vinyle.

Giuseppe.

Je t'emmène chez ton père.

Voiture 15, vous me recevez ?

Voiture 15 à la centrale. Je vous reçois.

Une activité suspecte a été signalée dans un appartement.

Bang bang...

Traduction : Julia Borsatto

Sous-titrage TITRAFILM

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.