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Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans l'archipel de Serebouat, perdu tout à l
'est de la Malaisie.
Entre Orient et Occident, cette contrée a longtemps été redoutée par les
navigateurs du monde entier.
Seuls les plus téméraires ont osé s'y risquer.
Car dans ce chaos minéral et végétal, au cœur de ces jungles épaisses et
inquiétantes, le danger est partout.
C'est ici, loin de leur famille et de leurs amis, que ces 20 naufragés
volontaires de 18 à 60 ans ont décidé de se mesurer à Koh Lanta.
Ils ont tout quitté pour tenter la grande aventure.
A eux de prouver de quoi ils sont capables. A eux de surmonter toutes les
difficultés. C'est sûr que je ne peux plus. Je suis à la limite.
Mais attention, rien n'est jamais acquis.
La moindre erreur se paye toujours très cher.
Je te faisais 100% confiance.
Alors parmi ces 20 courageux, prêts à tout pour conquérir le titre d'ultime
survivant, qui saura se jouer des éléments ? Qui parviendra à dompter
cette nature hostile ? Et qui sera le plus endurant ? Y'a pas de fatigue qu'il
soit ! Le plus intrépide ? Ou le plus rusé ? Pour survivre, et surtout,
survivre aux autres.
Maintenant la personne qui peut foutre la merde, vous ne me connaissez pas
énervé. Pas oublié qu'on est à Koh Lanta.
On va devoir sortir les revolvers et tirer dans les pattes.
En jeu, les 100 000 euros promis aux vainqueurs.
Au départ, ils étaient 20.
À la fin, il n'en restera qu'un.
Tout à l'est de la Malaisie, la lutte est acharnée entre les jaunes et les
rouges.
Il n'y a pas de fatigue qui soit ! Et après 12 jours,
avantage aux jaunes.
Les sungais emmenés par Javier et Marie n'ont perdu qu'une seule immunité sur
les 4 disputés.
On l'avait dit, on l'avait dit, on a réussi ça !
Ils n'ont donc dû éliminer qu'un seul aventurier.
Elodie.
Mais cette élimination n'a pas plu. Mais alors, pas du tout à Philippe, qui a
voulu jeter l'éponge.
J'arrête l'aventure.
Pourquoi c'est un verre de cartouche alors que je vais aider des gens à aller
plus loin pour qu'ils me virent ensuite ? Autant donner l'avantage rouge.
Après réflexion, le normand s'est ravisé. Et sur le camp, il a préféré s
'isoler. Mais dans un but... Bien précis. Pour sauver ma place, il faut
que je trouve le collier d'humilité. Et comme ça, je pourrai toujours m'associer
aux Rouges.
Philippe a fouillé les moindres recoins de l'île des Jaunes. Et son acharnement
a payé.
Il va faire ce que je veux.
Ça sera une revanche.
Sur le camp adverse, le camp des Rouges, c'est la Bérezina. Je me dis, tôt ou
tard, je vais craquer.
Les Mahouards enchaînent les défaites. Et le sort s'est même acharné contre
eux. J'ai pas une bonne nouvelle à vous annoncer.
Oh non, tout m'est passé.
Sarah, leur guerrière, leur force brute, a été contrainte de rendre les armes.
Meurtrie dans sa chair et terriblement déçue. Ce foulard, j'aurais aimé
tellement le porter beaucoup plus longtemps.
Beaucoup plus longtemps.
Du coup, c'est Elodie, l'ex-jaune, qui est revenue dans l'aventure. Oh mon Dieu
!
Nadine et Bernard, les deux doyens, ont sauté sur l'occasion pour créer avec
elle une contre-alliance.
Les adeptes de la survie contre les sportifs, les aînés contre les plus
jeunes. Si on commence à faire de la stratégie, on va peut-être traverser des
rôles. On va peut-être dire que les sportifs vont nous fatiguer parce que
vous faites que du sport et rien d'autre. Ça va peut-être tomber là.
Les deux clans se sont rendus coup pour coup.
Nadine a cristallisé la rancœur des plus jeunes. Il faut vraiment supprimer les
gens qui nous retardent.
Vraiment. Alors que Marie-Lou est devenue la cible des plus âgés.
À part sa jeunesse, elle n'apporte pas grand-chose.
Au Conseil, l'affrontement a bien eu lieu. Mais au dernier moment, Nadine,
Elodie et Bernard ont modifié leur vote pour sanctionner Myriam qu'ils
soupçonnaient d'avoir changé d'avis.
Myriam.
Et ils ne s'étaient pas trompés.
Je vote Nadine.
On a mis un petit frein pour qu'on gagne l'immunité chez les jeunes. La
préparatrice en pharmacie a préféré voter comme Marie-Lou, Namadia, Anthony
et Thierry contre Nadine. Nadine ! Et ça, la doyenne ne l'a pas du tout
apprécié. Myriam, tu as trahi ta parole par rapport à ce qu'on avait convenu
toute l'après-midi ensemble.
Les Rouges rentrent meurtris par le conseil qu'ils viennent de vivre.
Le départ de Nadine a profondément divisé la tribu. Ce conseil s'est très
mal passé parce que ce qu'on voulait éviter à tout prix est arrivé.
Donc Nadine est partie et moi je suis totalement dégoûtée, écœurée.
J'ai perdu une bannie, je suis un petit peu abattu.
On le savait, on s'attendait de toute façon.
Mais bon voilà, il y avait un soupçon d'alliance qui s'était créé cet après
-midi.
Il y en a qui n'ont pas tenu leur parole, c'est tout.
Myriam, je vote contre toi. Tu es une très bonne cuisinière, mais tu ne tiens
pas tes paroles.
Je lui en veux terriblement, Myriam.
Atrocement.
Elle a fait capoter notre plan, donc nous, on a trouvé normal d'essayer de
lui faire payer. C'est tout.
Changement un peu de situation. En fait, les doyens ont voté contre moi.
Je ne m'y attendais pas du tout, justement.
Comme quoi, heureusement, je ne les ai pas suivis. Et que j'ai suivi plus le
côté combat, en fait, le côté force rouge, que le côté des doyens qui
voulaient absolument monter une stratégie.
Myriam.
Heureusement que c'est Nadine qui est sortie. Je suis très contente. Je vais
me méfier de Bernard et d'Elodie, ça, c'est sûr.
Oui, ça va très bien.
Impeccable.
Super surprise, les trois votes contre Myriam. Comme elle a changé son vote
contre Nadine, ils ont décidé de voter contre elle.
Je te revanche qu'une repeuille au lieu d'être, je veux dire, c'est un petit peu
mesquin. Puis c'est un peu infantile, oui.
On n'est plus dans la cour de récréation, là. Je veux dire, on arrive
à un certain âge, quand même.
Ce conseil a marqué la tribu rouge.
Tous, sans exception, vont devoir faire des efforts s'ils veulent retrouver un
semblant d'unité pour la suite de leur aventure.
Un peu avant le 13e lever de soleil sur le camp des Rouges, Namadia et Bernard
sont déjà à pied d'œuvre.
Tout un symbole, après le conseil tendu, c'est ensemble qu'ils ont veillé le feu.
Namadia a sauvé le feu une fois cette nuit, quasiment.
Je suis recollé et puis on s'est retrouvés tous les deux.
Avec Namadia, on est prêts à attaquer la tempête.
Si le ciel a l'air de nous en vouloir, on est prêts à affronter la tempête avec
Bernard, il n'y a pas de souci.
Il s'est passé des choses au conseil, il y a certaines choses qui ont été dites.
Donc maintenant, il va falloir mettre ces certaines choses en application.
C'est pratiquement toujours les mêmes qui vont à la nourriture.
Alors que nos sportifs purs et durs, c'est plus cabane, plage, une corvée d
'eau de temps en temps.
Dans ce qui dit, il n'a pas tort.
C'est-à-dire qu'il y a vraiment deux groupes ? Oui, il y en a deux.
Moi, je le reconnais, ça, il n'y a pas de problème.
Je ne suis pas venu ici pour faire des clans.
On est une équipe.
C'est pour ça qu'aujourd'hui, j'écoute un peu avec tout le monde pour que tout
le monde oublie les tensions qu'il y a eu hier soir et qu'on retrouve l'esprit
de la vie.
Maintenant, je sais que Namadia, Marilou, tout ça vont faire preuve, je
pense, de plus de coopération. Et les autres, ils feront leur possible sur les
épreuves. Ils font déjà leur possible. Donc ça, on n'aura pas pu de ce côté-là.
Mais bon, non, c'est bien. C'est bien qu'on ait soulevé le sujet. Et puis, je
pense que ça va aller mieux.
Ce matin, sous l'impulsion du capitaine Namadia.
Les rouges tentent de faire table rase du passé.
Après trois éliminations au conseil, il est temps pour eux de réagir et surtout
d'oublier leur division.
Sur le camp des jaunes aussi, le ciel est très sombre, presque autant que le
cœur de Philippe, le normand roi du noir.
Ils sont toujours entre eux, le clan.
Ils parlent entre eux, moi je m'en fous.
Je laisse, c'est à chacun de faire l'effort de se rapprocher autant eux
comme moi.
J'ai rien vu, au contraire j'ai vu plutôt un éloignement.
Il est où Phil ? Je sais pas où il a été.
On l'a appelé, il est pas venu, c'est toujours son petit enfant qui part à l
'écart. Il est toujours en retraite.
Nous, ça ne nous dérange pas, mais qu'il ne vienne pas dire qu'on ne l'intègre
pas dans l'équipe, c'est ça qui est un peu drôle. À chaque fois, c'est
systématique, il faut l'appeler, il faut venir le chercher.
Il est toujours en retrait, donc c'est... Il revient avec du bois. Alors,
il revient avec du bois.
Donc, on ferme tous nos gueules. On ferme nos gueules.
Ben là, il s'est rendu sur du... Je l'abris et bien t'abris pas en même
temps.
J'ai fait beaucoup d'activités, beaucoup de choses.
J'ai beau faire tout ce que je veux, ça ne paye pas.
C'est toujours tout seul. Je ne suis pas venu là pour chercher copains, copines.
Mais bon, le clan est déjà fait. Je ne vais pas leur lécher le cul pour l
'intégrer.
Philippe Rumine, il est très remonté contre ces jaunes qui, selon lui, ne l
'ont pas accueilli comme il se doit.
Mais il va devoir mettre ses états d'âme de côté.
Une magnifique bouteille à la mer ! Les Songhaïs auront besoin d'une cohésion
sans faille pour affronter les terribles épreuves qui les attendent. Sur le
parcours du trek, deux épreuves vous attendent. Prenez vos affaires, loin du
camp et de vos repères.
Seuls les plus performants rentreront fiers.
Oh putain le trek ! Action ! C'est un trek, c'est parfait. Moi pour ma part,
mes habits sont secs, mes pieds aussi.
Ça fait du bien d'avoir une petite épreuve, un petit trek, parce qu'on
était en train de pourrir sous notre cabane, sous la pluie, donc on déprimait
un petit peu. Donc là, ça va nous réveiller, ça va nous faire du bien.
Je vais m'éclater, je vais me faire plaisir, changer l'esprit, parce que là,
j'en ai plus qu'au-dessus de la cafetière.
J'espère qu'il y aura encore du confort à la clé.
Le but, c'est de...
voilà d'avoir quelque chose en plus pour nous en confort et puis peut-être
surtout de le retirer de la bouche des rouges
Les
rouges
eux aussi se sont mis en marche et ils débarquent sur une île inconnue où les
attend une mystérieuse mal en bois
Oh, une malle ! Qu'est-ce qu'il y a dans la malle ? C'est pas la nôtre, non, c
'est pas la nôtre.
En dessous, il y a des noix de coco.
D'après ce que j'ai compris, c'est une marche.
Après, où, je sais pas.
Combien de temps ça dure, je sais pas.
Donc je suis un peu dans l'inconnu, mais on verra.
En tout cas, ce serait bien de gagner.
Ça ferait du bien au moral à tout le monde.
Ça va être chaud parce qu'on n'a rien dans le ventre.
Alors là, il va falloir boire beaucoup et écouter Bernard qui a l'habitude de
faire des randonnées. Je pense qu'on va en chier là ce matin.
Myriam a raison d'être inquiète, car les Mahouars vont devoir transporter cette
malle à travers la jungle, par-delà la montagne, pour rejoindre l'autre côté de
l'île.
Et ce n'est qu'une fois arrivée à destination qu'ils pourront la remplir
de précieuses amulettes gagnées au cours de deux épreuves dantesques.
Du fait des conditions météo, le terrain est complètement détrempé, oui.
Et puis, il y a le poids de cette malle qui doit représenter, je ne sais pas, 25
-30 kilos quand même.
La difficulté de ce trek aujourd'hui, dans l'échelle des grandeurs, j'ai mis 4
sur 5.
Mais effectivement, avec la malle, dans l'échelle des grandeurs, on est à 5 sur
5. C'est-à-dire, l'échelle de Richter, on est au maximum. On ne peut pas plus
dire.
Bernard prend la direction des opérations. Les trecs, en pleine jungle,
c'est son domaine. Attention dans les rochers de ne pas tomber.
J'ai de l'énergie à revendre.
Effectivement, je ne suis pas un sprinter, mais par contre, je peux
marcher pendant des heures, des heures, des jours, des nuits.
Allez, on y va.
On va jusqu'au gros arbre.
Faut pas hésiter de faire des petites pauses et bien, on va ventiler.
J'ai écouté que c'est Bernard à la lettre.
C'est la première fois que je marche dans l'Amazonie.
Bernard est au top.
Les jaunes, eux aussi, sont partis à l'assaut de la montagne. Mais de l'autre
côté de l'île, à l'opposé de leurs adversaires.
Attention, ça glisse méga fort ici. Tout comme les rouges, ils vont devoir faire
de leur mieux pour récupérer le maximum d'amulettes lors des deux épreuves qui
jalonnent ce terrible trek.
Ces amulettes...
Ils devront les transporter à travers la jungle dans cette imposante malle
pendant les 24 heures de cet interminable périple.
Et cette nuit, c'est loin de leur camp, en pleine forêt tropicale, qu'ils
dormiront.
Des petits pas.
Quand vous changez, vous déposez direct.
On a trouvé la technique de se tenir les montées pour faciliter la grimpette. Et
pour celui dessous, il était poussé, donc ça facilitait un peu les montées. D
'autant plus qu'il y avait beaucoup de boue, donc ça glissait.
Les garçons, là, ils nous époustouflent.
Parce que la mâle, je ne sais pas combien elle pèse de kilos, mais se la
porter dans tout le trait comme ça, et en descente, et en montée, vu le peu de
nourriture qu'on a dans le ventre, pour eux, chapeau, vraiment respect.
Attention, il y a des racines, juste au pied.
Les gars, il y a des maraquins !
De leur côté, les rouges aussi progressent tant bien que mal à travers
cette jungle humide. Sur un sol rendu très glissant par la pluie tropicale qui
s'est abattue toute la nuit sur l'archipel de Sérigouane.
Attention, il y a un rocher pour escalader.
Maman ! C'est dégueulasse.
Là, vivement qu'on arrive, il est très dur ce trek.
Là, c'est fatigant, on est épuisé en fait, exténué.
Les Mahouars luttent, mais ils sont au bord de l'asphyxie.
Tous sauf Bernard.
qui impressionne ses compagnons.
Attention aux yannes au sol.
Il y a des yannes partout là.
C'est bon ? Bernard, je pense que je l'ai énormément sous-estimé.
Moi, il m'a impressionné.
Joe, c'est 61 ans.
Si à 61 ans, j'arrive à faire ce qu'il fait, je suis content.
Putain.
C'est une cure, Bernard.
Mon cardiologue serait fou s'il me voyait.
Je suis à 220 pulses.
Ça fait beaucoup déjà. Ça fait trop même.
Il faut le ménager ? Ça suffit. On le prend à la relève.
Thierry et Namadia ont raison.
Bernard ferait bien de se ménager, car le trek est encore long et semé d
'embûches. Oh putain ! Aïe, aïe, aïe, aïe ! Oh putain ! Aïe, aïe, aïe, aïe !
Aïe, aïe, aïe, aïe !
J'ai voulu aller plus vite que tout le monde, donc j'ai sauté en avant et fait
une cascade incroyable. Je me suis fait mal, je suis tombée.
Quand Élodie est tombée, j'étais derrière elle.
J'ai vu qu'elle a glissé.
Je l'ai vu tourner.
Est-ce que tu peux la poser ? Oui, je peux.
Ça va aller ? Ça va.
C'est un coup dur pour les rouges. La cheville douloureuse d'Elodie risque de
sérieusement les ralentir et de les handicaper pour les deux épreuves qui
les attendent.
Et justement, les jaunes arrivent en vue de la première.
Bonjour les jaunes. Bonjour.
Et voilà arrivé sur le site de votre premier jeu. Il y en aura deux au total
aujourd'hui.
L'objectif... Tout au long de la journée, sur les deux épreuves, c'est de
rapporter un maximum d'amulettes en forme de tortue comme celle-ci.
Et demain matin, après une nuit passée à la belle étoile, je comptabiliserai chez
les jaunes et chez les rouges le nombre d'amulettes.
Et c'est l'équipe qui en aura récupéré le plus, qui pourra bénéficier d'un
sérieux avantage pour la suite de l'aventure.
Alors ici, sur ce jeu, vous allez devoir récupérer des amulettes.
qui sont pour l'instant placés dans des sacs accrochés à des fagots de bambou.
Ces fagots sont disposés dans la pente régulièrement.
Ces amulettes, il va falloir les récupérer par ordre croissant, c'est-à
-dire du fagot le plus proche au fagot le plus lointain.
Quand vous êtes ici, que vous avez découvert le nombre d'amulettes, vous
les placez dans ce récipient. Au moment où vous allez débuter l'épreuve, l'un d
'entre vous ouvrira le robinet du seau. L'eau s'écoulera, le seau remontera et
forcément le couvercle.
Ça baissera.
L'épreuve se termine et il faut reprendre votre trek en direction du
deuxième défi. J'ai une information à vous donner chez les Rouges. C'est
Nadine qui a été éliminée.
Par conséquent, pour respecter l'équité, un homme et une femme ne disputeront pas
les deux jeux d'aujourd'hui.
Catherine.
Et enfin, la dernière boule pour Marie.
Je vais vous demander de tendre votre bras, de le retourner et d'ouvrir.
Marie, venez me rejoindre.
Messieurs.
Hugo.
Messieurs, tendez le bras.
Retournez-le.
Ouvrez.
Philippe.
Marie et Philippe, vous avez tiré la boule noire. Par conséquent, vous êtes
privés des deux épreuves de ce trek.
Attention.
3, 2, 1, go ! C'est une
épreuve de vitesse qui commence.
Les jaunes doivent récupérer le plus vite possible des sacs d'amulettes
accrochés sur des fagots en bambou, car leur temps est compté. Quand toute l'eau
se sera écoulée, le couvercle se refermera et les aventuriers ne pourront
plus rajouter d'amulettes dans leur récipient.
Ok, tout le monde est là, c'est bon.
On rappelle qu'il faut sortir les amulettes et les placer dans le
récipient. C'est bon, c'est bon, voilà.
Allez, allez, allez.
Une, une, c'est bon. Allez, c'est reparti.
C'est reparti pour toute l'équipe.
Les jaunes doivent progresser soudés et s'entraider.
Ce n'est que tous ensemble qu'ils peuvent détacher les sacs.
Et c'est encore tous ensemble qu'ils doivent valider leur bulletin.
Ok, tout le monde est là, c'est bon.
Il n'y en a plus ? Oui, il n'y en a plus.
C'est parti ! À partir de maintenant, on va aider les filles ! Allez !
Allez ! Les hommes soutiennent leur coéquipière. C'est parti !
C'est un travail d'équipe et ça paye ! C'est bon les mecs ! Le
récipient jaune se garnit d'amulettes.
Mais attention, le temps s'écoule et le couvercle se baisse inexorablement. Ce n
'est pas le moment de faiblir.
On va
chercher
ce dernier.
Il faut faire un max.
C'est le dernier après.
Le plus difficile à atteindre.
Plus qu'un sac d'amulettes à récupérer, mais il se trouve au sommet de la pente
boueuse. Et après tant d'efforts, cette pente ressemble plutôt à un mur.
20 secondes ! Tirez devant !
C'est terminé
!
C'est bien, c'est super ce qu'on a fait.
C'est super.
On ne pouvait pas faire mieux là.
La tactique a payé.
Les hommes qui poussent les femmes, belle efficacité. Même si vous aurez
toujours le regret de ne pas avoir redescendu le dernier sac.
Reste à savoir ce que feront sur la même épreuve les roules.
Alors avant de partir, venez récupérer vos amulettes jaunes.
Les jaunes ont réalisé une très belle performance.
Ils totalisent 24 amulettes.
Mais rien n'est encore gagné loin de là, car une seconde épreuve les attend sur
la plage de l'autre côté de l'île.
Où les rouges viennent justement de déboucher. Pour eux, cette épreuve sera
la première de leur trek.
À tour de rôle, les deux tribus vont donc chacune disputer deux défis. Et
celle qui récoltera le plus d'amulettes gagnera le précieux confort.
Alors, l'un après l'autre en relais, transportez chaque sac au bout du
parcours. Mais il faut faire vite, car vous disposez que d'un temps limité.
Chaque sac contient un nombre d'amulettes.
Plus vous remportez de sacs, plus vous aurez d'amulettes.
En gros, il faut courir.
Il faut courir, passer dessus, dessus, à côté, à droite, à gauche.
Les rouges doivent mettre en place la bonne stratégie car c'est à 6 qu'ils
disputeront cette épreuve sans Elodie.
Vous avez entendu craquer ? Oui, mon pied s'est retrouvé dans le sens.
Vous avez fait une entorse de la cheville. C'est pas vrai.
Une petite entorse, une entorse sans résulté.
Ok, donc vous pouvez continuer l'aventure.
Simplement, les jeux qui sollicitent trop la cheville pendant 48 heures, vous
ne les faites pas.
Ok.
En gros, pendant trois jours, elle ne fait pas d'épreuve.
C'est une cousure pour les rouges.
Mais bon, on a l'habitude.
Partez ! Le principe de ce jeu est simple en apparence. Faire
coulisser un sac le long d'une corde d'un bout à l'autre d'un parcours afin
de récupérer toutes les amulettes qu'il contient.
Mais ce parcours est semé d'embûches et les rouges ne disposent que d'un temps
limité.
Allez Nam, c'est bien !
Le
géant Namadia perd du temps dans l'entrelac. Pas facile de se
contorsionner quand on mesure 1m90.
Allez Nam, c'est bien !
C'est génial, c'est génial, c'est génial.
Allez, Marie-Lou.
Namadia a récupéré la première amulette rouge.
Il passe le relais à Marie-Lou.
C'est bien.
Marie-Lou est méthodique, concentrée. Son sac avance vite.
Allez, Marie-Lou.
Allez, lâche pas, Marie-Lou.
Vachement bien Marilou, vas-y, vas-y. C'est super, t'as presque fini.
Allez Marilou, allez, allez, allez, allez, allez.
C'est bien.
Allez Marilou.
C'est bien Marilou. Allez.
Lâche pas.
Yes, yes.
J'aime bien l'anneau, hein.
Voilà. À tour de rôle, les rouges s'élancent sur le parcours. Plus vite
ils en terminent, plus vite ils passent le relais à leurs coéquipiers. Laurent !
Il ne reste pas beaucoup de temps à Myriam pour transporter son sac au bout
du parcours.
De sa rapidité dépend le nombre total d'amulettes dont les rouges disposeront
à l'issue de cette première épreuve.
C'est bien.
Super.
C'est pas mal.
Les Mahouards ont tout donné et ils ont récupéré 21 amulettes, soit 3 de moins
que les jaunes, sur l'épreuve des fagots. Mais ça, ils l'ignorent. Le
succès ou la défaite d'une tribu est donc intimement lié à la performance de
ses adversaires.
Ce n'est que demain matin qu'ils connaîtront le résultat.
En attendant, il faut se remettre en route, reprendre ce terrible trek par
-delà la montagne, en direction de la seconde épreuve.
Les jaunes, eux, progressent difficilement à travers la jungle.
Et tout est bon pour se donner du courage.
Il y a des gens en face.
Ça peut être que les jeunes. En plus, c'est les jeunes.
Il faut passer ouf avec des sous-menés à ramasser de la mulette.
On dit rien, hein ? On dit rien, hein ? Hé, il y a les rouges ! Oh, salut !
Ah ben, ça y est, on se rencontre.
Ah, mais ça va, là ? Ouais, ça va, oui.
C'est vous ? Ben oui, ça va, si. Vous avez fait une épreuve, déjà ? Ouais, je
sais.
Hein ? Je suis bien là-dedans.
Parce que l'épreuve, elle n'est pas facile.
Ça, c'est encourageant, ça.
Ça roule ? Allez, ça roule. Allez les gars, c'est bon.
On a croisé les rouges. Ils ont la pêche ? Ils ont l'air d'avoir la pêche. Ils
ont l'air d'avoir la pêche. Ah ouais, tout va bien.
On ne les croirait pas sortis d'une épreuve.
Nous on vient d'en faire une, ça nous a laissé franchement à chaise pendant un
certain temps.
Bon peut-être qu'elle est moins dure celle-ci, on va voir. J'aurais bien dit
que la nôtre était dure. Ils ont l'air très confiants justement, c'est ça qui m
'inquiète. Ils avaient un sourire anormal, un sourire qu'ils n'ont jamais
eu d'ailleurs tous ensemble.
Bon allez on continue.
Ça va peut-être se jouer à une ou deux amulettes près.
Les jaunes sont inquiets, leurs adversaires paraissent étonnamment frais
et sereins.
Mais ils ne se doutent pas que les Mahouards leur ont joué la comédie.
Bluffer pour impressionner l'adversaire, c'est de bonne guerre.
Mais ce n'est pas le bluff qui fera la différence entre les deux tribus. Et
pour se rapprocher de la victoire, les jaunes devront être très efficaces sur
leur seconde épreuve.
Plus vous rapporterez de sacs, plus vous aurez d'amulettes.
C'est un relais en fait.
Tu commences en premier ? Tu le fais ?
De leur côté, les Rouges sont en pleine organisation.
Pour remporter ce trek, ils doivent à leur tour récupérer un maximum d
'amulettes sur l'épreuve des fagots.
On se donne la main. Bernard, viens avec moi.
On part à deux. On se donne la main, on est des enfants, c'est pas grave.
On part deux par deux.
Voilà. Moi, Thierry. Non, mais non. On part avec une fille et Thierry, voilà.
Et moi, je pars avec Bernard.
Les Rouges, il faut être efficace pour avoir une chance de gagner ce jeu de
confort. Namadia, vous êtes le capitaine. À mon top, il faudra d'abord
ouvrir le robinet.
qui matérialisera le début de cette épreuve. Attention, 3, 2, 1, top
! Allez les rouges ! Tout le monde a
touché ? Oui ! Allez, touche-toi, c'est bon.
Allez, on peut y aller, allez va ! Premier sac d'amulettes pour les rouges,
c'est sur cette épreuve que tout se joue.
Comme pour les jaunes sur le relais.
Partez !
Brice est le premier à tenter sa chance.
Plus vite il atteindra la fin du parcours avec son sac d'amulettes, plus
vite il passera le relais à l'un de ses coéquipiers.
Génial, génial, génial.
Allez ! Go, go, go ! Première amulette pour les jaunes, Ravier s'élance.
Côté rouge, on ne faiblit pas.
Allez Bernard, on respire.
Allez Bernard, on lâche rien.
Namadia encourage de la voix le doyen Bernard et avec la main, il le tire.
Pour récupérer le maximum d'amulettes et espérer remporter le jeu de confort, les
rouges n'ont d'autre choix que de s'entraider. Super Bernard, super !
Il faut attendre le dernier sur la ligne pour pouvoir ouvrir le sac.
Top Namadia.
Allez, allez, prenez un bout de la danse. Allez Camille, allez, allez,
allez, Camille.
Ah,
ça pleut.
On est loin du sac.
Allez la gazelle, on y va alors.
Camille perd du temps.
La benjamine des jaunes veut bien faire, mais dans la précipitation, elle s
'affole.
C'est bien ce que tu fais, c'est impeccable ça ! Bravo ! Super ! Allez,
allez, allez ! Avec difficulté, Camille est arrivée au bout du parcours. Mais
les jaunes ont perdu de précieuses secondes. Et ils risquent de le payer
très cher.
Les rouges, eux, sont très efficaces.
Attention ! Tom, c'est parti !
L'union fait la force. Si Bernard a motivé les troupes sur le trek, c'est au
tour des jeunes de l'aider. Pour la première fois depuis longtemps, c'est en
équipe soudée que les Rouges partent à l'assaut du septième et dernier sac.
Attendez, il faut attendre Myriam ! Stop ! Putain !
C'est bien, c'est bien, c'est bien.
C'est bien, c'est bien le rouge. Six sacs. On a bien battu. Et le septième à
vos pieds.
Côté jaune aussi, la fin de l'épreuve est proche.
Catherine tente le tout pour le tout, mais il ne lui reste que très peu de
temps.
Allez, Catherine ! Camille le sait, si elle était allée plus vite, son amie
aurait eu plus de temps pour transporter son sac jusqu'au bout du parcours et
ainsi gagner quelques amulettes supplémentaires. Allez ! Allez,
Catherine ! Dernière ligne droite, là ! Impeccable, impeccable ! Allez, viens,
Catherine, c'est bon, ça ! C'est fini ! Aïe ! C'est fini, Catherine
! Catherine, c'est fini !
Camille est désespérée. La benjamine de l'aventure est terrorisée à l'idée d
'avoir peut-être fait perdre sa tribu.
C'est une équipe et l'équipe, c'est ça. Tu l'as ramené jusqu'au bout, Camille.
Camille a pleuré à la fin de l'épreuve parce qu'elle a vraiment eu dur. Elle a
perdu ses moyens.
Du coup, elle a estimé n'avoir pas été assez vite. Et là, du coup, comme elle
estime avoir lésé l'équipe, elle s'est mise à pleurer.
Elle a assuré, elle a assuré. Mais non, tu n'as pas fait tout faire.
Camille est inconsolable.
Mais cela ne sert à rien de se lamenter, car les dés sont jetés.
Dans leur mal, Les jaunes conservent précieusement les amulettes. S'ils en
ont récupéré plus que les rouges, ils remporteront le trek et le confort qui
va avec. S'ils en ont moins, c'est bredouille qu'ils retrouveront leur camp
demain.
Les
rouges,
je vous sens heureux.
Namadia, pour la première fois, vous êtes heureux de l'ensemble de vos
équipiers. Je kiffe.
Franchement, je kiffe. Parce que là, vraiment, du début à la fin, je voyais
Myriam, elle n'en pouvait plus. Elle ne lâchait pas.
Bernard me disait, Namadia, donne-moi la main. Oui, je ne te lâche pas.
On va jusqu'au bout.
On est parti décrocher la septième. Même si, si on n'ouvre pas, on a décroché la
septième. Et avant de partir, je ne pensais même pas qu'on allait aller
jusqu'à cinq.
Et là, je vois.
Tout le monde est parti au-delà des limites, mais bien au-delà des limites.
Donc là, oui, c'est une équipe.
Les Rouges, le trek n'est pas terminé. Je vous donne rendez-vous avec l'équipe
des Jaunes demain matin pour faire le décompte des amulettes gagnées par votre
équipe et celles gagnées par les Jaunes.
À demain ! Les Rouges sont sereins et ils sont tous persuadés d'avoir fait un
grand pas vers la victoire dans ce jeu de confort.
Très bonne équipe, très bon état d'esprit.
Ça s'est super bien passé. On était tous solidaires, on s'est tous entraînés. On
n'a formé qu'un bloc, c'est ça une équipe.
C'est quelque chose de nouveau dans notre équipe justement, cette ambiance,
la cohésion. Il faut qu'on reste comme ça, solidaires et faire confiance
justement à ceux qui sont moins sportifs qu'on peut y arriver aussi.
Tony, je lui disais donne-moi la main, donne-moi la main pour avoir justement
ce saut d'adrénaline qu'il faut que j'aille jusqu'en haut et heureusement c
'est tout soudé aux mains dans la main pour aller décrocher ses amulettes.
On s'est explosé tous, on a donné, c'est même plus de 300%, c'est du 500% qu'on s
'est transcendé.
C'était une symbiose, on a été solidaires jusqu'au bout, du début jusqu
'à la fin.
Les jaunes, eux, sont beaucoup moins confiants que leurs adversaires. Mais en
attendant de connaître le résultat, ils doivent rejoindre au plus vite leur
bivouac car c'est en pleine jungle qu'ils passeront la nuit.
Ah super, merci Ravir. Attention, il y a de la gadoue.
Vas-y sur la gauche.
Si c'est le marécage. C'est là.
Ravir, ça va mec ? Attention, il s'est pris dans le génial.
C'est très dur là en fait. On a faim, on n'a rien mangé depuis ce matin. On a
mangé un centimètre carré de poisson ce matin.
Donc là c'est avec l'énergie du désespoir qu'on continue à avancer. Mais
c'est très dur là vraiment.
La descente, c'est super dangereux les enfants.
Tu vas avoir du mal.
Les garçons de galère graves, ils ont eu du mal à porter dans des chemins qui
sont vachement étroits, en dévers, plein de boue.
Ils ne peuvent pas se tenir, je ne sais pas comment ils font pour passer.
Ils se surpassent, mais c'est impossible.
Il fait nuit noire, on ne voit strictement rien du tout.
Ça glisse trop là. On n'arrive pas à monter.
Après bien des efforts et bien des glissades, les jaunes arrivent enfin
en vue de leur bivouac au beau milieu de la jungle où une bonne surprise les
attend.
On était content de voir qu'on avait un petit feu qui nous attendait. Le
saladier de riz, c'est pas le grand luxe du tout, c'est vraiment très très
sommaire. Mais c'est le minimum qu'on avait besoin.
Il est bien venu.
Même sans assaisonnement, même sans selle, sans rien du tout, c'est parfait.
Il le fallait.
Il faut de l'essence pour faire avancer.
Il faut avancer le moteur parce que sinon on ne bouge plus.
On est bien heureux de l'avoir ce riz parce qu'on a donné tellement d'efforts
aujourd'hui, les garçons, avec cette manne.
Ils n'ont pas arrêté de tracter.
Encore une fois, chapeau les garçons.
Les jaunes sont soulagés d'avoir réussi à atteindre leur bivouac. Mais un doute
subsiste. Ont-ils récupéré suffisamment d'amulettes pour battre les rouges et
remporter la récompense de cette incroyable trek ? C'est vrai qu'il y a
une petite adrénaline qui reste parce qu'on ne sait pas du tout ce qu'ils ont
fait.
Comme résultat, on se pose des questions. On se dit, oui, est-ce que
telle personne a su faire le parcours ? Combien de sacs ils ont récoltés ? Bonne
nuit, tout le monde. Tout à l'heure au jeu, j'ai un peu craqué parce que j
'avais l'impression d'être nulle à chier.
J'avais aussi cette impression d'avoir pénalisé l'équipe. Du coup, je me suis
sentie super mal après le jeu.
J'appréhende un peu le résultat.
T'as une drôle de tronche comme ça, toi.
Putain, on voit que ton pif.
Mais n'importe quoi.
T'as une grosse limace à côté de toi.
Vanessa,
Marie et Ravière font de leur mieux pour détendre la jeune Camille. Mais cela ne
changera rien à l'issue du trek.
Après l'effort, on ne répond pas.
De leur côté, les Rouges ne connaissent pas non plus le résultat du jeu de
confort. Qu'importe, pour eux, ce périple représente déjà une très belle
victoire. C'est des beaux moments, ça ? Oui.
On monte comme des sauvages.
J'ai remarqué que l'équipe était solidaire dans l'attitude de tout le
monde. Dans le trek, on s'entraidait, on s'attendait, on portait la caisse à tour
de rôle, on portait les sacs. Une vraie osmose, une vraie équipe.
Même si on ne sait pas si on a gagné ou pas encore.
Pour moi, c'est une victoire.
Moi, je vais me gaver.
Ça t'en vaut mieux.
Ça m'a fait tout simplement plaisir, déjà, de voir qu'on est tous unis, qu'on
est tous pareils, et qu'on est là dans les moments de faiblesse, comme dans les
bons moments. L'union qui fait la force, on est tous soudés.
Là, on a vu les deux générations qui étaient capables de fusionner ensemble.
Pour moi, ça suffit pour aujourd'hui. On a bien détruit ce plat de riz.
Putain, ça fait du bien.
C'est confiant mais exténué que les Mahouars se couchent. Un repos bien
mérité après leur périple harassant au cœur de cette jungle du bout du monde.
Ce matin, les jaunes sont groggy.
Leur nuit à la belle étoile en pleine jungle n'a pas été de tout repos.
J'avais l'impression qu'elle était interminable.
J'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Entre odeur, moustique, inconfort,
puis la tête qui arrêtait pas de cogiter.
Je pense qu'elle fait partie du podium des pires nuits de Koh Lanta.
Par contre, qu'est-ce qu'on pue des pieds.
J'ai dormi sur un morceau de pierre, là. Je crois que si j'ai dormi deux heures,
c'est vraiment beaucoup.
Et puis l'odeur, là.
On sent vraiment pas bon, là.
Et on va gagner, hein.
Faut pas aller sous-estimer non plus.
J'ai beaucoup pensé aux amulettes.
Et j'espère vraiment, vraiment qu'on les a battues. Parce que ce trek a été plus
que dur. Je crois que c'était l'épreuve.
Plus dur de Koh Lanta pour le moment.
Du coup, il y a une tension. On a vraiment peur de perdre.
Là, il ne faut pas perdre.
Je pense que le résultat sur cette épreuve peut être serré. Quand on gagne,
on n'est jamais loin devant.
On espère encore une fois aujourd'hui être un petit peu devant. On croise les
doigts et ça va le faire.
En route ! Les Songhaïs sont préoccupés. Et si les Rouges avaient récupéré plus d
'amulettes qu'eux ? Ils seront bientôt fixés.
Les Mahouards aussi s'interrogent, mais ils sont beaucoup plus confiants.
On n'aurait pas pu faire mieux.
Puis aussi, j'ai un petit peu de fierté, parce que le vieux était souvent devant,
à côté, et pas souvent derrière. Ça, c'est ma fierté perso. On était plus
forts dans la deuxième épreuve.
De toute façon, on verra bien.
Le véridique, c'est dans plus de très longtemps.
Moi, en tout cas, je suis confiant.
Très satisfait de nous, en fait, par rapport à hier. Donc, ça nous
embêterait. C'est vrai que si on perd, ça nous embêterait.
Vraiment, parce qu'on n'a rien lâché.
Dans la difficulté, les Rouges se sont redécouverts.
Oubliez les dissensions passées. C'est en équipe qu'ils avancent désormais.
Les deux tribus sont en route vers leur destin, avec dans leur malle ces
amulettes durement gagnées qui leur donneront la victoire ou qui
précipiteront leur chute.
L'épilogue de cette incroyable épopée est proche. Dans un instant, vous saurez
qui des rouges ou des jaunes seront sacrés grands vainqueurs de ce terrible
trek.
Dans l'archipel de Siribouat, tout à l'est de la Malaisie, les rescapés de
Koh Lanta se sont surpassés lors de deux épreuves dantesques le long d'un
terrible trek en pleine jungle. C'est très dur.
Leur objectif, récupérer le plus d'amulettes possible pour remporter un
précieux confort.
Ouais ! Les rouges, eux, ont déjà gagné un esprit d'équipe, une unité. Tout le
monde est parti au-delà des limites, mais bien au-delà des limites.
Donc là, ouais, c'est une équipe.
Mais ils ne savent pas si cela sera suffisant pour empocher cette récompense
dont ils auraient pourtant grand besoin.
Les jaunes aussi espèrent avoir été plus performants que leurs adversaires. Ont
-ils récupéré plus d'amulettes ? Les Sungai doutent, mais ils vont vite être
fixés.
Bonjour à tous.
Vous avez dormi loin de votre camp, loin de votre base, loin de votre cabane.
Brice, comment ça s'est passé pour vous les jaunes ?
Hier, le trek a été l'épreuve de loin la plus difficile, la plus longue et la
plus éprouvante, et la nuit la plus horrible qu'on ait eue.
Les Rouges, je vois aussi vos mines défaites.
Bernard, l'aventurier, le guide nature, vous c'est presque votre quotidien ?
Disons que c'est mon quotidien, mais hier le trek c'était plutôt un
entraînement commando.
J'ai jamais souffert autant qu'hier. Je vous dis, c'était un entraînement
commando hier.
On va en arriver à l'essentiel, à savoir le verdict de ce trek.
Je vais commencer par vous, les rouges.
Est-ce que vous avez, Anthony, dans votre mâle, un bambou complet avec 10
amulettes ? Oui.
Sortez-le.
Marie, est-ce que vous aussi, vous avez un bambou complet avec 10 amulettes ?
Oui.
Anthony, est-ce que vous possédez dans votre mâle...
Un deuxième bambou complet.
Oui.
20 amulettes. Les jaunes, est-ce que vous pouvez répondre aux rouges ? Oui.
Anthony, est-ce que vous avez un troisième bambou complet ? Oui.
On en est à 30 amulettes pour les rouges. Marie ? On
en est à 30 de part et d'autre et je sens que la tension monte.
Anthony ?
Est-ce que vous disposez d'un quatrième bambou complet ?
Yes
! Placez-le ! Marie, est
-ce que vous avez également un quatrième bambou complet ? Oui !
Placez-le !
40 amulettes pour les rouges, 40 amulettes pour les jaunes. Anthony, est
-ce que vous disposez d'un cinquième bambou complet ? Non.
Les jaunes, cinquième bambou complet ? Non.
Anthony, est-ce que vous disposez au moins d'une amulette dans votre malle ?
Sortez-la.
Les jaunes, est-ce que vous pouvez répondre aux rouges ? Affirmatif. Allez
-y, Marie.
41 de part et d'autre. Est-ce que vous avez une 42e amulette, Anthony ? Oui.
42e, oui ou non ? Oui.
Anthony, est-ce que vous pouvez aller encore plus haut ? Oui.
Les jaunes, vous vous arrêtez à 42 ou vous montez ?
On monte. Allez-y.
Anthony, est-ce que vous avez encore une amulette dans votre malle ?
Oui. Placez-la.
C'est la 44e.
Les jaunes, est-ce que la victoire revient au rouge avec 44 amulettes ou
est-ce que vous êtes capables de revenir à égalité ?
On revient à égalité.
Placez cette 44e amulette.
Qui va l'emporter ? Anthony, est-ce que dans votre malle, vous avez une 45e
amulette ? Oui.
Placez-la.
Marie, 45e amulette pour les jaunes ? Oui.
Placez-la.
45 amulettes pour les rouges, 45 amulettes pour les jaunes.
Anthony, est-ce que vous disposez d'une 46e amulette ? Non.
Si les jaunes en ont une 46e, ils gagnent cette épreuve et ils remportent
le confort.
Marie, est-ce que vous avez dans votre mâle une 46e amulette ?
Non. Par conséquent, les rouges et les jaunes, vous êtes à égalité.
Et je tiens à vous dire que vous allez vous partager la récompense.
Je me sens
presque soulagé, Thierry.
Oui, soulagé, oui, parce qu'à chaque fois, on se fait avoir.
Ils sont plus forts que nous.
Sur le dernier instant des épreuves, là, on s'est donné...
Plus qu'à fond, on était unis, ce qui était rare auparavant.
Donc là, le fait qu'on soit tous à égalité, oui, ça met du baume au cœur.
Hugo, qu'est-ce qui prédomine chez vous, là, ce matin ? C'est la satisfaction d
'être à égalité avec cette équipe des Rouges ou la déception de ne pas l'avoir
emportée ? On s'est battus pour la victoire, donc forcément, c'est la
victoire qu'on veut aller chercher.
Et après, il y a un côté de moi-même qui aime ça aussi, se dire qu'ils se sont
défoncés, on s'est battus.
Et je dois avouer que j'aime bien ces petits moments-là aussi où il y a des
égalités quand même.
Alors ?
Il va falloir vous décider par rapport à la récompense.
D'un côté du riz.
Et de l'autre côté, un dîner de fête.
Qu'est-ce que vous préférez ? Qu'est-ce que vous souhaitez choisir ? Concertez
-vous.
Je vais vous donner une précision d'importance.
Dîner de fête d'un côté, 4 kilos de riz de l'autre.
Il faut laisser tomber le dîner de fête. On fait tous ensemble le riz.
Ça m'aurait fait plaisir aussi de le bouffer.
Mais je pense que c'est plus sage quand même.
Les jaunes, du riz ou un dîner de fête ? Le riz.
Les rouges ? Dîner de fête.
T'es sûr ? Oui.
Les jaunes, voici 4 kilos de riz.
Ça peut vous permettre de tenir un certain moment.
Faites-en bon usage.
Merci.
Les rouges, votre dîner de fête va se dérouler sur un bateau qui viendra vous
chercher ce soir sur votre campement.
Profitez bien de cette récompense. À demain.
À demain.
Les Rouges rentrent satisfaits sur leur camp. Pour la première fois depuis 12
jours, ils vont pouvoir profiter d'un moment de réconfort. Et cela, grâce à
leur tout nouvel esprit d'équipe.
On n'avait jamais senti une union comme ça dans l'équipe depuis qu'on est
arrivés sur l'aventure.
C'est la première fois qu'on se sent vraiment soudés et qu'on ne se sent pas
de scission entre les sportifs et les plus âgés.
C'est pas qu'on n'était pas soudés, mais ça nous a vraiment unis plus qu'on ne l
'était auparavant.
C'est vrai que c'était le noyau, un âme.
Marie-Lou et Anthony. Et maintenant, ça y est, ils ne se dévoilent plus. La
preuve, c'est que la force fait l'union et tout le monde est réuni.
C'est plus agréable.
C'est le gommage le plus naturel.
En plus, ça va enlever toutes les peaux mortes.
Je n'ai jamais été avec Myriam depuis le début de l'aventure. Je me rends compte.
Finalement, elle est très gentille, très sympa.
Je pense que c'est notre journée d'hier qui nous a permis de nous rapprocher
comme ça.
Et le fait que Nadine soit partie aussi.
Très bien.
La tribu est méconnaissable et ce n'est qu'un début.
Les Mawars sont d'ailleurs impatients de fêter ce regain rouge comme il se doit.
On a déjà les papilles dystatiques qui se mettent en route.
On va sortir de la tribu au smoking pour ce soir.
On va surtout sortir la plus grande bouche, je pense.
Et dévaster tout ce qu'il y a dans mon chemin.
Même le bateau où je mangeais, s'il faut.
Pas de fête en vue pour les jaunes. Allez, chauffe Marcel, chauffe.
Mais plusieurs bons repas en perspective.
Le riz, ça représente de l'énergie et puis une durabilité dans le temps, si on
sait le rationner comme il faut.
C'est bon là ? Non, encore, encore Camille.
Remplis tout le bénitier Camille.
Le riz est très important pour Camille justement, elle qui ne peut pas manger
de poisson.
Nous on a besoin de Camille jusqu'au bout, donc il faut qu'elle mange.
J'ai compris que je vais devoir faire sans poisson, donc le riz c'est quand
même quelque chose d'important, donc c'est cool qu'on l'ait gagné.
Cette première dose de riz est conséquente.
Le déjeuner s'annonce donc copieux, d'autant que la pêche a été bonne.
C'est les premières pêches qu'on arrive à faire en apnée, c'est-à-dire qu'on
descend un petit peu et puis on va chasser un petit peu au fond. Là les
raies on avait essayé, on n'y était jamais arrivé, elles sont assez vives. J
'ai vu deux yeux dans un trou, j'ai réussi à la tirer pile où il fallait.
J'ai eu un petit peu mal au cœur sur le moment parce que les raies, vraiment, je
trouve ça magnifique comme animal. Je n'aime pas trop les tuer.
On est désolé, la belle. On va te manger, mais désolé.
Hugo est un amoureux de la nature, un passionné des animaux. Mais pour des
naufragés, la pêche, c'est une question de survie. Allez, belle.
Chez lui, en revanche, il fait tout pour chouchouter et bichonner les oiseaux
dont il s'occupe. Il est fauconnier. Là, c'est une buse. Le but, c'est de les
faire voler. On les fait se déplacer en voie libre devant les gens. Allez,
belle. On ne peut pas travailler avec des animaux sans les aimer. C'est bien,
super.
Hugo, c'est quelqu'un de très agréable. Il est gentil, il est serviable.
C'est un peu l'homme idéal.
À 30 ans, Hugo est toujours en quête de liberté.
Pas bien, là.
Pour retrouver les plaisirs simples de son adolescence.
J'ai passé mon enfance en Nouvelle-Calédonie, de 9 à 16 ans. On
allait souvent pêcher le crabe, on ouvrait souvent des mots de coco.
Ça crée des liens avec la nature et donc c'est un petit plus.
On verra si je peux l'apporter aux autres, ce sera tant mieux.
Aujourd'hui installé dans les Pyrénées-Orientales, Hugo n'a pas pour
autant tiré un trait sur les sensations fortes.
Ce que je recherche dans le parapente, c'est vraiment les sensations de
liberté. C'est un régal.
Mais depuis six mois, cette vie de grand adolescent a été totalement bouleversée
par l'arrivée du petit loup. Je suis un papa qui essaye de faire de son mieux,
qui apprend. Je suis un papa apprenti.
Au départ, Hugo, c'est quelqu'un qui n'a pas forcément confiance en lui.
Donc je pense que Koh Lanta, c'est quand même un défi sur lui-même. Un de mes
handicaps, ça peut être de ne pas oser aller au conflit. Si on tombe face à
quelqu'un de buté, j'ai des fois un peu de mal à m'imposer.
Ça peut être un de mes défauts, je pense.
Merci tout le monde.
Bon appétit.
C'est bon, hein ? C'est délicieux.
Super.
Ce risotto est excellent.
Là, c'est plus consistant que par rapport à d'habitude.
On a vraiment l'estomac, là, on est repus.
Ça peut pas s'amanger, mais c'était bon, en tout cas. Un grand goût de trop peu.
Ouais, faut pas que je le dirai, quand même. On est bien.
Du poisson, du riz dans Koh Lanta, c'est déjà un bon déjeuner. Mais Ravier et
Marie en veulent plus, tout de suite. Et leur motivation est très surprenante.
On voulait refaire un peu de riz.
Quoi ? Vous voulez refaire du riz ? De toute façon, ce qui est sûr, c'est qu'on
va vider le pot.
avant la réunification, donc on ne va pas se gêner pour les proportions.
On part du principe qu'autant manger une dose de riz convenable que de garder un
riz, de dire qu'il va nous servir deux semaines et qu'on va en manger deux
centimètres carrés, je trouve ça ridicule.
Alors, je ne sais pas si c'est un bon choix.
Bref, ceux qui seront après la réunification, ils le verront, ils se
mordront peut-être les doigts. À mon avis, les rouges, ils ne se seront pas
gênés pour vider le leurre.
Et ils ne partageront sûrement pas leur riz avec le nous, donc je ne vois pas
pourquoi. On ferait de même.
La réunification, si on y est, on y est nous aussi. Donc si on a du riz, c'est
bien aussi.
Voilà, il ne faut surtout pas s'emballer à manger tout tout de suite.
Ce qu'on a tendance à faire quand on a faim, normal, c'est humain.
Et donc on va voir. Il faut qu'on pose tout ça en groupe et qu'on y réfléchisse
un peu.
Hugo et Camille ont raison. Le raisonnement de Marie et de Ravière est
étrange. Et il n'est viable qu'à très court terme.
De la cigale ou de la fourmi, c'est toujours la fourmi qui a le dernier mot.
A défaut de chanter tout l'été, ce soir les cigales rouges espèrent que ce
seront leurs estomacs qui ronronneront de plaisir.
Mais si Bernard, attends ! Ah oui Bernard, attends jusqu'au bout, ça va
aller, ça va aller pas.
Voilà, salut ! Aujourd'hui Bernard, sérieux, la classe.
On va tout gâter aujourd'hui. On va manger.
Là c'est jus de fruits.
Ça c'est de la sauce.
Serre à l'inverse à tout le monde, qu'on se régale tous.
Voilà, mangez. Allez-y, servez-vous.
C'est trop bon. Même ça pique, j'ai mangé.
Je reviens là.
On est au paradis.
C'est super bon.
On goûte de tout.
On est ravis.
Après le trek de malade qu'on s'est tapé, la mission de fou qu'on a fait, la
réconference de tout ça.
Franchement, là, c'est... La joie.
On ressent la joie.
Ils savent faire des vraies choses en Malaisie. Ah ouais.
On a des beignets de crevettes, on a des satés, je pense, de volaille. Ça, je
pense que c'est du poisson frit, avec une super petite sauce légèrement
piquante, avec plein de légumes dedans.
C'est délicieux. C'est super bon.
Ah, je suis au paradis.
C'est génial, c'est super cuisiné, super présenté, très très bon. Et en plus, c
'est super convivial d'être entre nous. Une belle soirée qui se prépare.
On trinque à l'osmos qu'on a retrouvé.
Et puis, j'espère à toutes nos prochaines victoires.
Allez, allez.
Mawar, quelle est notre devise ? Gagner, gagner, gagner ! Et ce soir, c'est quoi
? Manger, manger, manger !
Les roues sont repues, leurs
papilles sont en émoi et leurs sourires traduisent leur satisfaction.
Kiffer, kiffer ! Tu me jettes pas, d'accord, si je chante ? Non. Non, non,
non, vas-y, vas-y, chante. C'est ce chanterie-là, le bateau ? Iseo, tiens
bon la barre, mais tiens bon le mot.
Iseo, Santillano.
Triste le ventre vide, Anthony et Marilou sont transfigurés une fois
rassasiés. On ne les arrête plus. C'est décidé, le pont du bateau sera leur
piste de danse.
Il y en a toujours deux, ils s'enflamment.
Dans les cages ! Dans les cages ! Il a appris que t'allais s'affoler avec tes
portables ! Ça fait quinze jours que j'ai pas entendu de musique, alors j'ai
joué à de la musique, je suis en folie, je suis comme un petit bébé qui voit le
Père Noël, pareil.
On a commencé à booster tout le monde pour danser, mais rien m'allait rentrer
dedans, et puis Bernard qui était chaud comme la braise. Ça craque les rayons du
soleil !
Et tu les plantes ! 40 ans de différence, ils dansent avec moi
! Tout le monde a dansé, même Bernard s'est mis, il a fait tomber la chemise.
Il a fait tomber la chemise !
On se demande si on est dans l'aventure, là. On est ailleurs, on est sur un
bateau, au milieu de nulle part, et c'est génial. Ça fait du bien.
Vous savez pas ce que vous ratez ! Vous allez choisir le riz ! Le riz ! Les
Mawars s'en sont donnés à cœur joie. Ils ont tous les sept fêtés dignement leur
retrouvaille et la naissance de cette nouvelle tribu rouge.
Demain, c'est enfin en équipe qu'ils affronteront les jaunes. C'est un retour
à la réalité.
C'est bien.
On va s'endormir le ventre trop plein. Bon allez les jeunes, bonne nuit.
Bonne nuit. Ciao Bernard.
A plusieurs kilomètres du camp rouge, le soleil est à peine levé.
Léphilippe est déjà fin prêt pour aller pêcher.
Lui, l'homme de la mer, n'a toujours rien attrapé. Il faut que cela change.
Tout le monde dorme, on va profiter pour sauter sur le matériel et puis on va
aller voir ce qu'il y a un petit peu au bord.
Il y a deux poissons qui ont passé et puis j'ai suivi avec Arto, puis tiré,
impeccable, touché.
C'est bon Phil ! Magnifique ça ! Ça y est.
Il se sent bien. C'est son premier poisson.
J'ai harponné un beau poisson.
Je suis content.
Ça fait un pêcheur de plus.
Il est magnifique. Il est beau.
Je suis très content pour Phil parce que là, une belle journée commence pour lui.
Super.
En plus, il lui manquait un poisson ravi.
C'est lui qui a pris le plus gros pour l'instant.
Je pense que le fait qu'il ait pris un poisson ce matin, on s'est tous fait la
réflexion. Tiens, voilà, là,
on a le Philippe qui devait être présent depuis le début. Il est là.
Ouais, c'est chouette.
Philippe est célébré comme le père nourricier sur le camp ce matin.
Mais le normand a la dent dure et la rancœur tenace.
Il n'est pas prêt d'oublier la façon dont les jaunes l'ont accueilli.
Je me sens un peu mieux chez le jaune, mais c'est pas pour ça qu'ils vont me
faire un cadeau.
Dès qu'ils vont pouvoir m'éjecter, ils vont m'éjecter.
Quand on a une machette qui coupe ? Tout le monde en ramène du poisson, donc...
Donc ils risquent de m'éjecter, quoi qu'il arrive.
Allez, venez ! J'ai pas spécialement d'affinité avec Philippe, je lui parle
parce qu'il faut lui parler qu'on vit en communauté, mais c'est pas quelqu'un que
je porte dans mon cœur.
Oui, il est très bon.
Je l'aurais cuit un tout petit peu plus.
Mais bon, il est mangeable, donc... S'il vient avec nous à la réunification, je
pense que c'est une des premières personnes qui sortira aussi, parce que
je pense que c'est une personne dangereuse qui peut se retourner contre
nous par après.
Maintenant, moi, j'attends qu'une chose, c'est la réunification.
Et rejoindre les Rouges à un moment donné, parce que je préfère être avec
les Rouges qu'avec eux.
Le mal-être de Philippe est profond. Il se sent rejeté par sa tribu. Du coup...
Le camp des Mahouars représente pour lui un Eldorado qu'il rêve de rejoindre,
pour enfin faire partie d'un groupe qu'il imagine soudé.
Et il ne se trompe pas, car depuis leur terrible trek, les Rouges sont unis
comme les doigts de la main. Et la soirée qu'ils viennent de partager les a
encore rapprochés.
Ça nous a fait du bien.
Avant il y avait une tribu, maintenant il y a une famille.
J'étais vraiment... j'étais gêné.
Allô ce mot qu'on a retrouvé ? Et puis bah...
J'espère à toutes nos prochaines victoires.
Allez.
On a bien rigolé hier soir.
Ce matin, on se réveille.
J'ai un peu la tête dans le cosmos.
Mais voilà, on a passé une bonne soirée tous ensemble.
Bernard, c'était la fureur du samedi soir.
Hier soir, on s'est bien amusé, mais c'était hier soir.
Maintenant, si on a bien mangé, on s'est tous retrouvés. On a formé une bonne
cohésion de groupe.
J'espère que ça apportera ses fruits sur l'épreuve.
C'est sur l'épreuve qu'il faut prouver.
Les Mawars sont plus remontés que jamais et cela tombe bien car l'épreuve d
'immunité est annoncée.
Les derniers seront les premiers.
On les appréhende toujours, les épreuves d'immunité, plus que les épreuves de
confort, mais aujourd'hui ils ne l'appréhendent pas.
Peut-être parce qu'on est une équipe qui fait plus bloc qu'elle a pu le faire
quelques jours auparavant, mais j'y vais léger.
Bonjour
à
tous.
Les Rouges.
Vous êtes requinqués par cette belle soirée. Vous avez bien mangé.
Les jaunes, même chose, vous avez pu prendre des forces avec ces féculents,
avec ce riz. Et vous allez, croyez-moi, avoir besoin d'énergie aujourd'hui pour
disputer, et je l'espère, remporter cette épreuve très complète.
Brice, le totem est remis en jeu.
Merci.
C'est une épreuve d'équilibre.
Vous allez passer les uns après les autres pour aller...
Du ponton le plus éloigné au ponton le plus proche de la plage. C'est l'équipe
qui se retrouve à 6 au complet sur le ponton d'arrivée qui remporte, repart
avec le totem symbolisant l'immunité.
Du côté des jaunes, 3 personnes, 2 femmes et 1 homme ne disputeront pas
cette épreuve parce que vous êtes en supériorité numérique et qu'en plus,
Elodie qui est blessée à la cheville ne pourra pas disputer cette épreuve d
'immunité. Par conséquent, je vais procéder à 2 tirages au sort pour
éliminer 1 homme et 1 femme.
Et ensuite, je vous laisserai le choix de désigner une femme qui sera elle
aussi exemptée des preuves. Ok.
Boule noire, vous ne disputez pas les preuves.
Boule blanche, vous êtes dans votre équipe.
Mesdames, tendez le bras, retournez-le et ouvrez.
Oh non ! C'est la quatrième fois, Camille. Vous n'êtes pas favorisée par
le tirage au sort. Venez me rejoindre.
Messieurs.
Boules blanches, boules noires. Quatre boules blanches, une boule noire.
Hugo, Philippe et Brice.
Tendez le bras, retournez-le et ouvrez.
Brice, venez.
Les jaunes, qui va se sacrifier au service de son équipe ? C'est à vous de
me le dire.
Moi. Pourquoi ?
Parce que j'ai toute confiance en mon équipe. Il y a des points faibles et des
points forts. Moi, je fais partie des points faibles pour l'équilibre, donc je
préfère me sacrifier.
Je vous rappelle que vous y allez un par un.
3, 2, 1, go ! Marie et Marie-Lou sont les deux premières à tenter leur chance.
Marilou peine à franchir le rouleau de bambou. Elle perd un temps précieux
alors que Marie atteint déjà la première poutre.
C'est passé pour Marilou.
Première portion effacée par Marie.
Doucement.
Vous êtes à égalité, les jaunes et les rouges. Parfait.
Vas-y, tout doucement, fin tout le temps.
Super Marie, allez, continue Marie, c'est bien.
Le bon bout d'arrivée pour Marie.
Il faut repartir, Marie-Lou.
Il faut repartir, Marie.
Allez, Marie.
Vous êtes à égalité, les jaunes et les rouges.
Dernière portion pour Marie et Marie-Lou.
Tranquille, Marie-Lou.
Voilà.
Super.
C'est bien, Marie-Lou.
C'est fait pour Marie.
C'est fait pour Marie-Lou. C'est parti, Myriam et Ravière.
Légère avantage pour les jaunes.
Allez, Ravière.
Il faut repartir, Ravière.
Là,
t'es super.
T'es super, Myriam. Avantage aux rouges, maintenant.
Les jaunes reprennent l'avantage.
Les jaunes sont en avance sur les
rouges. La première équipe au complet sur la plateforme d'arrivée remporte l
'immunité.
il manque quelques centimètres ça
y
est les rouges ont égalisé deux aventuriers de part et d'autre sur
le ponton d'arrivée
Et ça, si tu peux jusqu'au bout, on s'en fout.
Allez, encore gros. Voilà ! Les rouges reviennent à hauteur des jaunes.
Ça passe pour Catherine.
Ouais ! Super, Anto ! Voilà ! À nouveau égalité.
Retour des rouges. Voilà, Anto ! Encore un bon bout de part et d'autre.
Anthony a survolé l'épreuve et surtout, il a donné l'avantage à son équipe.
Mais Catherine égalise.
Philippe contre Thierry, deux gaillards face à face.
Philippe ne se pose pas de questions. Il fonce et ça passe, alors que Thierry lui
piétine. Il a du mal à trouver son équilibre.
Allez, tu y vas encore.
Tranquille.
Ok,
Thierry.
C'est bon pour Charles.
Le poids plume, Charles, a passé le relais au dernier jaune, Hugo.
Thierry, lui, est à l'agonie. Impossible de franchir le dernier tronçon en
bambou.
Si Hugo termine son parcours, les jaunes l'emportent.
Hugo est impressionnant, il maîtrise le moindre de ses mouvements pour ne plus
faire qu'un avec la poutre.
Les jaunes, c'est déjà votre quatrième victoire dans une épreuve d'immunité. Et
Hugo, vous avez le totem, c'est tout un symbole parce que le sans faute à la
fin, c'est vous qui aviez décidé de partir le dernier.
Je savais que j'étais à peu près à l'aise, donc je me suis dit pourquoi pas
partir en dernier.
Puis ça me mettait un petit coup de pression. J'aime bien aussi de temps en
temps avoir un petit coup de pression supplémentaire.
Ça a fonctionné, c'est tant mieux pourvu que ça continue. En tout cas, les
jaunes, vous gagnez et vous êtes assurés de rester au complet.
Les rouges, il va falloir aller au conseil ce soir.
et voter l'élimination d'un membre de cette tribu-là.
Ce sera difficile, mais il va falloir le faire pour l'efficacité et pour l'avenir
de votre tribu, car dès demain, vous ne serez plus que 6 contre 9 jaunes.
Pensez-y au moment du choix ce soir.
A ce soir.
Une nouvelle fois, les Rouges rentrent sur leur camp sans le précieux totem.
Thierry, lui, Ferme la marche, il sait que sa contre-performance sur l'épreuve
a condamné sa tribu.
On a perdu, on peut dire presque grâce à moi, que c'est moi qui n'ai pas réussi,
entre autres, à passer la dernière poudre, je ne sais plus pourquoi.
Oui, c'est sûr, je la prends pour moi cette défaite, même si on est une équipe
soudée, qu'on le veuille ou pas, voilà.
En me cherchant du manioc ou de la canne à sucre, tout ce qui reste, manger.
Thierry s'en veut à mourir de ça, même si personne ne lui en veut.
Lui, il s'en veut à mourir, c'est normal. Je serais à sa place, je l'en
voudrais aussi.
Il a fait perdre l'équipe.
On arrive à un stade du jeu ou de l'équipe, parce que l'équipe se
restreint de plus en plus.
Oui, je veux dire, on peut être à tout moment sur la sellette.
Peut-être que ce soir, c'est moi qui sortirai, j'en sais rien.
Ça, j'y pense, même si je me dis non, ce n'est pas possible. Mais si, c'est là, c
'est là, je veux dire.
Il faut toujours le garder dans un petit coin de la tête, ce n'est pas exclu.
Non, ça, ça nous paraît.
C'est ça.
Yes ! Tu vois, j'en ai bien fait.
Nickel. On vient de trouver deux plans de manioc. Ça, c'est génial. C'est
super, ils vont être contents.
On va manger.
On va manger.
Super. Terrible, c'est planté sur les poutres. Mais il y a du manioc.
Et quand le ventre est plein, tout va bien.
C'est une excellente nouvelle.
Thierry est malin.
Contenter les estomacs est un bon sauf-conduit dans Koh-Lanta. Le
magnétiseur est un peu plus serein pour le conseil de ce soir.
Il n'a donc peut-être pas besoin de chercher le collier d'immunité qui n'a
toujours pas été découvert sur le canrot.
Je pense que le collier d'immunité peut être une grande aide pour tout le monde,
mais je n'ai pas encore revenu à l'idée de le chercher.
En tout cas, moi, je cherche que le magnétiseur, le reste, je n'y pense pas.
En tout cas, on en parlait encore hier soir, il n'y a personne qui pense au
collier d'immunité, sauf...
S'ils racontent tous des couilles, mais je pense, en tout cas moi
personnellement, je le cherche pas.
Je regarde, à tout hasard, s'il n'y a pas un collier d'humanité qui traîne
dans les coins.
Mais s'ils viennent, je leur dirais que je cherche du manioc.
Du manioc.
Vu la jungle qu'il y a, tomber sur ce collier, c'est plus avoir une étoile, c
'est vraiment...
C'est un arc-en-ciel, une lumière à travers les feuillages qui va vous
guider à ce collier, sinon... Ce serait parfait, il y a un petit trou là, je le
vois plutôt dans un truc comme ça.
Si je trouvais ce fameux collier, ça veut dire peut-être sauver ma peau ce
soir. Depuis le premier jour où je suis arrivé ici, je me sens menacé.
A chaque conseil, les bannis, Elodie et moi-même, on est forcément
menacés. Alors après, dans quel ordre ? Je ne sais plus.
Elodie et Bernard arpentent l'île des Rouges à la recherche de ce précieux
collier d'immunité. Ils sont tous les deux très inquiets quant à leur avenir
dans l'aventure.
Hugo, lui, ne se pose pas ce genre de questions.
La pêche, c'est son élément.
Il est beau ! Oh le monstre ! Il est
énorme ! Il faut au moins 4 kilos.
4 kilos ils sont là, tu rigoles ou quoi ?
Ouh là ! Eh non, mais largement ! Je sais pas ce que c'est qu'un poisson, c
'est magnifique. C'est du poisson qu'on mange, ça.
C'est du mangeable.
Là, c'est énorme. En une prise, il a fait la totalité des prises qu'on a eues
depuis le début.
Oh la bête ! Le record de Koh Lanta cette année, ça va être pour lui.
Sauf si je tombe sur un requin, mais bon, c'est protégé, je le tirerai pas.
Les jaunes sont en veine aujourd'hui. Leur moisson de denrées comestibles et
de totems continue.
Alors que chez les rouges, Bernard et Elodie ont pour l'instant fait chou
blanc. Mais la maman au foyer ne baisse pas les bras, au contraire.
Franchement Bernard, je ne sais vraiment pas où il est.
C'est immense quoi.
Moi, soit il a été trouvé au début dans l'arbre à papillons.
C'est des gros mélanges. C'est trop facile.
Mais bon, après, l'idéal, enfin, la logique voudrait qu'il ait... T'as
regardé dessous ? Sous l'arbre abîmé ? Tantôt ? Non, j'ai jamais vraiment
regardé. Ce soir, couché de soleil, je me sens pensif,
menacé. C'est irrémédiable. C'est forcément un banni qui sort ce soir.
Voilà, ça se joue entre le papy et l'audite. Regarde, regarde, regarde
dessous, là. Tu vois, la racine ?
Ouais. Là, c'est l'endroit le plus visible et où t'es le moins isolé pour
chercher. Ouais.
Et c'est aussi celui où tu regardes pas, quoi. Voilà.
Bref. Déjà, j'ai pas pu participer aux trois dernières épreuves.
Je suis aussi la dernière arrivée.
Donc, je pense que je suis en danger, oui.
La suite de l'aventure n'est pas dans mes mains.
Elle est dans le restant de ma famille, que j'appelle encore ma famille.
Est-ce qu'ils auront envie de garder le papier un peu plus longtemps ? Je sais
pas. Je sais pas.
Alors, mon choix, ce soir, je sais pas.
C'est ce que j'ai réfléchi tout à l'heure.
Moi, j'aurais voté Bernard.
Même après le traître, bien sûr.
C'est méchant, ce que je dis, mais... Je sais pas, je sais pas, je... Moi, j'ai
fait un bon pailletage.
Je sais pas, franchement, je sais pas. Là, à cette heure-ci, je sais pas.
On est tous bien, c'est le problème. Là, on est 7 et on est tous bien. On ne peut
pas dire lui n'est pas bien ou elle n'est pas bien.
Même si Elodie est blessée, je veux dire, elle est sympa, elle est bien.
C'est difficile, c'est difficile.
Je suis sûre que le vote noir de Nadine, ce sera peut-être moi.
Je pense.
Tu as trahi ta parole par rapport à ce qu'on avait convenu toute l'après-midi
ensemble. Ils ont voulu m'éliminer.
Donc, ce soir, pour moi, c'est Élodie que je voterai. C'est une petite
revanche aussi, après tout, à ma nominée. Donc, ce soir, je vais la
nominer. Je vais nominer Élodie.
Bon, on confirme le vote du précédent.
Oui, je confirme. J'ai aucune raison de voter contre les autres, donc je
réitère. Tu votes Myriam comme moi ? Je vote Myriam comme toi.
Elle la prendra sans dépendre. Oui.
Les deux compères de l'île des Bannis font front commun contre Myriam et cela
pourrait peut-être les sauver. Car avec le vote noir de Nadine, la préparatrice
en pharmacie compte déjà trois voix contre elle. Tout est possible et c'est
donc extrêmement tendu que Myriam, Elodie et Bernard partent en direction
du conseil qui sera le dernier d'aventure pour l'un d'entre eux.
La situation des Rouges est très paradoxale. D'un côté, ils continuent de
s'enfoncer en enchaînant les défaites et de l'autre, ils montrent une étonnante
unité en pareilles circonstances. Les clans n'existent plus, les jeunes et les
anciens se sont rapprochés et les sportifs, à l'image du capitaine
Namadia, se montrent plus tolérants, même en cas d'échec. Dans ce contexte,
forcément, ce conseil est un véritable crève-cœur.
Personne ne veut être éliminé, aucun ne fait l'unanimité contre lui et pourtant
ce soir, l'un d'entre eux va être éliminé. Sont menacés Bernard et Elodie
parce qu'ils sont arrivés en cours de route chez les Rouges, mais aussi
Myriam. qui compte déjà une voix contre elle. Souvenez-vous, le vote noir de
Nadine lors du dernier conseil.
Bonsoir à tous.
Bonsoir. Depuis le début de l'aventure, il y a eu cinq conseils. Et c'est votre
quatrième. À vous, équipe des Rouges.
Je voudrais qu'on revienne aux épreuves d'immunité, notamment, et aux épreuves
globalement. Parce que c'est bien beau d'être soudé, c'est bien beau d'y
croire. Mais maintenant, il faut des solutions, des recettes.
Marie-Lou ? Mentalement,
On n'est pas au top, mais on est déjà en très bonne voie.
Physiquement, on est là.
Après, tactiquement, c'est vrai qu'eux ont l'air de se préparer beaucoup plus
que nous et ont l'air d'être beaucoup plus lucides.
Je pense qu'il faudrait qu'on s'y mette un peu plus de ce côté-là.
Qui peut être le tacticien de cette équipe des Rouges ? Thierry.
Thierry, avec le calme et tout.
C'est lui qui peut prendre cette responsabilité ? Je pense, oui, que
Thierry serait capable.
Il a pression.
Vous lui mettez tout de suite la pression sur les épaules. Vous avez l
'air totalement surpris, Thierry, qu'on puisse vous confier cette mission.
Il faut avoir l'esprit vif.
Parce qu'on n'a pas non plus une heure pour réfléchir à la tactique qu'on va
employer. Vous l'avez, cet esprit vif.
Pour certaines choses, oui. Maintenant, on ne va pas tout dévoiler non plus.
Mais bon, je vais m'efforcer de le faire, oui. Avec grand plaisir.
Est-ce que les autres, vous êtes d'accord avec cette proposition d
'Anthony ? Moi, c'est bon.
Marie-Lou ? Oui, oui.
Myriam ? Pareil.
Non, mais je verrais bien.
Bernard ? Pas de problème, je cautionne.
Élodie ? Oh oui, moi aussi.
Bon ben Thierry, vous acceptez la mission ? Il n'y a plus qu'à aller lui
en plaisir, bien sûr.
Alors Damadia, pourquoi autant de défaites ? Parce qu'on n'avait pas assez
de cohésion de groupe qu'on a pu retrouver depuis peu. Il y avait un
manque de communication entre les plus jeunes et les plus anciens.
Il fallait un petit temps d'adaptation.
On a pris un peu de temps à l'avoir.
Je pense qu'aujourd'hui, on a réussi à l'avoir.
Myriam. C'est vrai qu'au début, il y avait, comme disait Nam, il y avait un
manque de cohésion dans l'équipe.
Maintenant, c'est vrai que le trek d'hier nous a permis quand même d'être
bien soudés. On a montré ce qu'on pouvait faire.
Chapeau aux garçons qui ont porté la caisse, parce que franchement, cette
caisse, ils en ont rêvé peut-être. Pourquoi plus jamais, Namadia ? Le trek,
plus jamais.
Trop dur ? J'en ai fait des préparations physiques, j'en ai vu de toutes les
couleurs. Mais celle-là...
J'ai jamais vu ça de ma vie.
En Guyane, entre autres, j'ai un peu baroudé avec la Légion.
On était à leur niveau.
Tout le monde s'est donné, on s'est relayé, on ouvrait le chemin. Sur les
dévers, on se retenait.
Dans les côtes, on se tractait.
Comment expliquer justement qu'il y ait eu cette nouvelle osmose ?
à travers le trait. Le fait de la difficulté, généralement, ça génère...
Voilà, on s'y met tous, quoi. Jamais, il y en a un qui a dit, ouais, basta, ça se
faisait, j'irais naturellement. La première conséquence de ce changement d
'état d'esprit chez les Rouges, c'est la place de Bernard.
Marie-Lou, c'est le papa de la tribu des Rouges ? Non, c'est le papy de la tribu
des Rouges.
Le papa, c'est lui, le grand-frère, c'est lui, la maman, c'est elle.
Élodie ?
Marie-Lou vous appelle la maman de la tribu des Rouges.
Est-ce que c'est un qualificatif qui vous fait plaisir ? Énormément. Il n'y a
rien de plus adorable que ça. C'est vraiment très touchant.
Elodie, je me trompe si je vous dis que vous avez été rapidement et bien
accueillie chez les Rouges.
Absolument, oui. Je leur suis extrêmement reconnaissante parce que j
'ai véritablement l'impression de faire partie de leur équipe depuis le début.
Et dès les premières secondes, quand je suis arrivée, j'ai été véritablement
bien accueillie.
C'est génial parce qu'ils ne m'ont pas choisie, contrairement aux jaunes qui m
'avaient choisie. Mais chez les jaunes, j'étais bien reçue également, mais ce n
'était pas la même chose.
Ça n'a rien à voir. Ici, c'est beaucoup plus chaleureux.
Vous êtes mieux chez les rouges ? Oui, absolument.
C'est très étrange.
C'est très rare de voir une tribu comme la vôtre au Conseil, unie, soudée.
Et ça doit être terrible dans vos têtes en ce moment, parce qu'il va falloir
voter. Vous êtes sept, et dans quelques instants, dans cette équipe des rouges,
vous ne serez plus que six.
Et le dit, vous êtes la première à aller voter à l'ESI.
Myriam, c'est à votre tour.
C'est ma petite revanche personnelle. Elle a voulu m'éliminer une fois, donc
je l'élimine à son tour.
Bernard, allez voter.
C'est à vous d'aller voter Thierry.
Et enfin pour terminer, Namadia.
Voilà tous les 7, vous avez voté. Je vais chercher l'urne et je procède tout
de suite au dépouillement.
Avant le dépouillement, la question rituelle. Est-ce que quelqu'un a trouvé
le collier d'immunité et souhaite le jouer ce soir ?
Personne.
Un bulletin supplémentaire, c'est le vote noir de Nadine lors du dernier
conseil.
Myriam.
Elodie.
Myriam.
Elodie.
Deux votes contre vous Elodie, deux votes également contre vous Myriam.
Elodie.
Myriam.
Elodie.
Quatre votes contre vous Elodie, trois contre vous Myriam.
Et ce dernier bulletin peut être décisif.
Elodie. Elodie, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me
rejoindre.
Elodie, les aventuriers de la tribu rouge ont décidé de vous éliminer et
leur sentence est irrévocable.
J'espère que vous irez le plus loin possible et que le meilleur gagne.
Elodie, une dernière mission avant de partir.
Le vote noir.
Tenez. Au revoir.
Pour la seconde fois de l'aventure, Elodie est éliminée par ses compagnons.
La transfuge des jaunes n'est pas parvenue à se rendre indispensable sur
le camp rouge.
Go ! La semaine prochaine, toutes les cartes sont redistribuées.
Il y a carrément un retournement de situation, j'ai l'impression.
C'est pas bon signe.
Qui croire ? En qui avoir confiance ? On se fait prendre pour des pigeons.
Et surtout, peut-on se fier à ceux qu'on prenait pour des amis ? Je te faisais
100% confiance.
Dès qu'elle peut m'enfoncer un poignard, elle me l'enfonce. Péché de jeunesse, on
va dire ça.
L'aventure passe à la vitesse supérieure.
C'est le moment ou jamais de s'accrocher pour dépasser ses propres limites. Là,
on s'arrête plus.
Mais gare à ne pas se laisser déstabiliser par ses émotions.
Salaf. Beaucoup émue. Il est toujours là pour me soutenir. Et là, je me retrouve
seul. De belles découvertes ? Énormes. C'est une truc de malade.
Mais aussi de mauvaises surprises.
Je voulais faire une petite confrontation pour que ça sorte.
Catherine, tu pourras venir s'il te plaît ? T'as peur de quoi ? Non.
Non.
Philippe, au secours.
Il n'y avait pas de l'osmose. Il n'y avait pas une bonne ambiance.
Collanta, du rire aux larmes.
C'est vendredi prochain à 20h50 sur TF1.
On se bat, on fait ce qu'on a dit, on se bat. Ça m'affecte plus que quand je me
suis fait jeter la première fois par les jaunes, parce que je me sentais vraiment
bien dans l'équipe des Rouges. Ah ben j'ai saisi ma deuxième chance, mais
voilà quoi. Donc ce soir c'était soit Bernard, soit moi.
Ça a été moi. Depuis le début, de toute façon j'ai fait que ça, je suis rentrée,
sortie, rentrée, sortie, et c'est vraiment difficile.
J'ai eu du mal à trouver ma place, là je l'avais enfin trouvée, mais je savais
que c'était un siège éjectable.
Donc voilà, mais c'était vraiment top quoi.
Je vote contre toi car tu es la dernière arrivée dans le groupe.
Je n'ai pas trop eu le temps de voir dans les épreuves ce que tu veux
valider. Je vote contre toi Elodie parce que tu es blessée.
Pour toi l'aventure, c'est mieux qu'elle s'arrête maintenant, sinon ça risque d
'être trop difficile pour la suite.
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