All language subtitles for S15E03 Koh Lanta - 2012 - Malaisie - E03 - HD 720p

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Original subtitles

Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans l'archipel de Serebouat, perdu tout à l

'est de la Malaisie.

Entre Orient et Occident, cette contrée a longtemps été redoutée par les

navigateurs du monde entier.

Seuls les plus téméraires ont osé s'y risquer.

Car dans ce chaos minéral et végétal, au cœur de ces jungles épaisses et

inquiétantes, le danger est partout.

C'est ici, loin de leur famille et de leurs amis, que ces 20 naufragés

volontaires de 18 à 60 ans ont décidé de se mesurer à Koh Lanta.

Ils ont tout quitté pour tenter la grande aventure.

A eux de prouver de quoi ils sont capables. A eux de surmonter toutes les

difficultés. C'est sûr que je ne peux plus. Je suis à la limite.

Mais attention, rien n'est jamais acquis.

La moindre erreur se paye toujours très cher.

Je te faisais 100% confiance.

Alors parmi ces 20 courageux, prêts à tout pour conquérir le titre d'ultime

survivant, qui saura se jouer des éléments ? Qui parviendra à dompter

cette nature hostile ? Et qui sera le plus endurant ? Y'a pas de fatigue qui

soit ! Le plus intrépide ? Ou le plus rusé ? Pour survivre, et surtout,

survivre aux autres.

Maintenant la personne qui me fait foutre la merde, vous ne me connaissez

pas énervée. Faut pas oublier qu'on est à Koh Lanta.

On va devoir sortir les revolvers et tirer dans les pattes.

En jeu, les 100 000 euros promis aux vainqueurs.

Au départ, ils étaient 20.

A la fin, il n'en restera qu'un.

L'aventure a démarré tambour battant pour ces 20 courageux qui ont tout

quitté pour se jeter dans le grand bain de Koh Lanta.

Le pied à peine posé sur un îlot perdu de la mer de Chine, quatre aventuriers

ont été laissés de côté sans savoir ce qu'ils allaient devenir.

Philippe, Elodie, Bernard et Nadine, vous allez partir maintenant sur un tout

petit îlot isolé au milieu de cette mer de Chine.

Cet îlot, c'est l'île des paniers.

Bernard le baroudeur et ancien guide nature.

Nadine, la coordinatrice en transplantation d'organes, et Elodie, la

maman au foyer de l'ouest de la France, ont très mal vécu cette édiction.

Bon bah là, j'ai l'impression de sentir que je suis vraiment le boulet, quoi.

Philippe, lui, a tout fait pour prouver qu'il méritait sa place dans l'une des

deux tribus. Là, je vais fabriquer ce que j'ai reproduit à la maison, une

lance à 4 piques.

Ouvrier dans une usine de recyclage de plastique, il a fait feu de tout bois.

Je pense que tôt ou tard...

On va rentrer dans le jeu. Et il a eu raison, car après trois jours et trois

nuits sur leur minuscule îlot coupé du monde, les compagnons d'infortune ont

reçu la visite des deux chefs d'équipe, Namadia et Camille, avec une mission de

la plus haute importance.

J'aurais le choix de choisir.

Des personnes d'entre nous. La perspective d'intégrer l'une des deux

tribus a eu raison de leur solidarité et leur amitié a volé en éclats. C'est une

ambiance pourrie comme ça, moi j'arrête. C'est vous qui disiez n'importe quoi.

Moi je ne dis plus rien, basta.

Grâce à leur victoire lors du jeu de confort, ce sont les Sungai, les jaunes,

qui ont eu le privilège de choisir deux aventuriers supplémentaires pour

renforcer leur tribu. On va prendre Élodie.

Philippe. Élodie et Philippe ont donc rejoint la tribu jaune, mais contre l

'avis de Marie.

Je ne le sens pas et je suis sûre à 300% que c'est quelqu'un qui va foutre le

brin dans l'équipe.

La jeune belge n'a pas mâché ses mots.

Philippe est prévenu, elle ne lui fera aucun cadeau.

A force de travail et d'implication, le normand s'est fait une petite place dans

sa nouvelle tribu.

Donc l'animal qui va passer là va pousser forcément le bout de bois. Il a

assuré comme un chef, merci Philippe.

Vanessa, l'ostréicultrice, a loué son ingéniosité alors que les trois hommes

forts du camp, Hugo, Brice et Ravière, ont salué son esprit d'initiative. Ça

fait plaisir de voir quelqu'un qui s'épanouit de jour en jour.

Mais attention, tout comme Elodie, Philippe demeure une pièce rapportée au

sein d'une tribu jaune unie.

Dès qu'il faudra éliminer, ils sont malheureusement en ligne de mire. Il est

sur un siège éjectable et cela rassure Catherine, la maman de Lyon, et Charles,

le jeune étudiant en architecture, qui jusque-là se sentait les premiers

menacés en cas de conseil. Bon, ça sent la stratégie là-bas. Bon, ça pue, ça

pue, ça pue. C'est sûr, Elodie et Philippe ont une épée de Damoclès au

-dessus de la tête, tout comme Nadine et Bernard.

À partir de maintenant, vous appartenez...

À l'équipe des Rouges.

À leur grande surprise, ils ont finalement rejoint la tribu rouge,

emmenée par le capitaine Namadia. Je suis très heureuse de continuer l

'aventure, ça c'est clair.

Mais une fois débarqués sur le camp, ils ont vite déchanté.

J'en avais vu cinq. L'arrivée n'était pas très chaleureuse.

Qu'à cela ne tienne, les deux doyens ont tout fait pour trouver leur place.

Ils vont comprendre que malgré mes plus de 60 ans, je ne suis pas un charlot.

Mais leurs efforts n'ont pas été récompensés.

Anthony, le plombier marseillais, et Mickaël, le chauffeur de taxi des

environs de Lyon, sont restés de marbre.

Pire, la faim et la fatigue ont même rendu Mickaël totalement irascible.

Ce qui n'a pas plu, mais alors, pas du tout

à Sarah, la guerrière du Var, et à Myriam, la préparatrice en pharmacie de

l'air.

Avec Bernard et Nadine, elles ont monté un front anti-Mikaël auquel elles ont

associé la voix du magnétiseur Thierry.

Malgré le soutien de la jeune Marie-Lou, c'est bel et bien le chauffeur de taxi

qui a été éliminé.

C'est

soulagé que Nadine et surtout Bernard retrouvent le campement ce soir.

Eux qui pensaient sortir les premiers.

sont toujours dans l'aventure et ils sont bien décidés à ne pas la quitter de

si tôt.

Je suis très ravie de continuer l'aventure.

Être accueillie dans un camp où on n'a pas été désiré, ce n'était pas facile de

s'intégrer. Je crois que maintenant, ça passe très bien.

Ça a été une grande surprise.

Je crois qu'on a été six à voter contre Micka, principalement à cause de ce saut

de l'humeur.

Je suis déçu pour Mickaël, mais de toute façon, c'était lui ou moi.

Surtout le vote des filles qui m'ont permis de revenir sur cette île. Je ne

peux pas être plus heureux que ce soir.

Je continue l'aventure.

Sarah, Myriam et Nadine ont sauvé Bernard.

Et ce matin, le doyen veut leur montrer qu'elles ont eu raison.

Une canne à sucre.

Oh, dis-donc ! Ah, trop fort ! Tu vois ? Bernard fait trop fort.

Ah, franchement, Bernard, hé ! Merci, Bernard.

Merci,

Bernard. Non, non, mais... Au moins, ça... On est encore heureux qu'il n'ait

pas parti hier. C'est le signe que Bernard fait partie intégrante de notre

équipe. Si je suis encore là, c'est grâce à elle.

Mon aventure, il perdurera si je suis en symbiose avec les filles.

Ça, je le sais.

C'est pas une petite, en plus.

On se disait, mais quelque chose de... sucré.

Et là, ça réjouit tout le monde. Si je peux alimenter tous les jours, je

remplis mon rôle. Chacun a un rôle.

Si à la limite, c'est moi l'épicier, j'espère qu'ils vont me garder dans l

'épicier.

Si Bernard est l'épicier, depuis la veille au conseil, Sarah, elle, est

responsable du camp rouge puisqu'elle a proposé de devenir capitaine de la

survie et que sa proposition a été acceptée. Qu'est-ce que vous pouvez

faire ? Moi, je me suis dit, moi je devrais être nommée chef de camp parce

que je me lève le matin, je pars, je monte, je cherche, voilà, puis j'essaye

de toujours donner des bonnes idées. Capitaine sur le camp ? Capitaine de la

survie ?

Qu'est-ce que vous en pensez, les autres ? C'est une très bonne idée. Moi, ça me

convient très bien.

Effectivement, ça serait bien qu'il y ait quelqu'un qui dit, toi, tu fais ça,

toi, tu fais ça, et c'est pas autrement, quoi.

Bernard.

Bernard, il signe tout de suite.

Ce matin, la varoise prend son rôle très au sérieux. Allez, maman, vous préparez

votre piscine des genoux.

OK. D'accord ? Oui, maman.

Sarah s'active pour rebooster toute l'équipe. Pour pouvoir rebooster l

'équipe sur les épreuves, il faut aussi passer par le camp.

C'est prêt ?

Maintenant, il y a deux têtes. Il y a Sarah sur le camp qui motive les troupes

et Nam à dire qu'il fait la même chose sur les épreuves.

Tant mieux, moi, ça me libère un peu d'une responsabilité en plus.

Bon, Nam, il faut que tu te bouges, là.

C'est comme ma mère. Ma mère, elle dit pareil.

Hier soir, on m'a désigné chef de camp. Je me mets à pied d'oeuvre, mais ils

savent très bien.

Dès que je suis levée, ça y est, moi, ça commence.

Sarah est dans son élément sur le camp.

Commander, diriger, superviser, c'est son quotidien.

J'en ai trouvé une super.

Il est tout tordu, attends, qu'est-ce que je vais mettre ça moi ? Non mais

allez ! Tu sais quoi, tu me laisses bricoler et ce sera très bien. Les

autres font bien, mais je sais que je peux faire mieux. Celui-là ça va pas du

tout, ça va pas. Tu sais quoi Sarah, tu saoules, je te promets. C'est quelqu'un

qui veut toujours avoir le dernier mot. Tu vois qu'il a besoin de moi. Tout ce

qu'on fait et mal fait, il faut toujours refaire.

S'il te plaît.

Chez elle dans le bar, Sarah est la reine du planning.

La spécialiste de l'anticipation. C'est pas ça qui est prévu ce soir. C'est

mercredi soir l'omelette. Vous avez pas mangé deux fois des oeufs. Ça va me

désorganiser et ça va poser un souci. Pour moi l'organisation c'est quelque

chose d'essentiel qui dit être organisée, qui dit être rentable, qui

dit être rentable, qui dit être performante.

À 42 ans, Sarah a de l'énergie à revendre.

Elle me donne sa force en fait. Elle a cette espèce d'aura.

C'est une pile.

propriétaire avec son compagnon d'un centre de remise en forme, elle n'arrête

jamais. Je suis capable de me faire mal physiquement, de pousser à l'extrême.

Je ne connais pas mes faiblesses et j'ai surtout besoin de savoir jusqu'où je

suis capable d'aller dans cette aventure. Mais sous cette carapace se

cache une petite fille qui rêve depuis des années de rendre fier son papa.

Je n'ai pas souvenir que mon papa m'ait prise dans ses bras.

J'ai envie vraiment de lui prouver que je suis comme lui et que c'est ma façon

de lui montrer que je l'aime et que j'ai envie qu'il m'aime de la même manière.

Pour les amis, ça ne peut pas attendre.

À table.

Sarah ne ménage pas sa peine ce matin, mais son omniprésence n'est pas du goût

de tous.

Il y a Tony qui n'est encore pas tout à fait réveillé, mais je sens et ça va

venir. Parce que moi, j'aimerais bien avoir le Tony pour les jeux.

Et ce soir, on a du feu.

Et ce soir, on mange du riz.

Le fait que Sarah n'ait pas ses chefs du temps, je pense qu'elle va avoir un peu

plus de tension. C'est obligé.

Déjà ce matin, j'ai vu...

Que tout le monde debout va chercher ça, fait ci, fait là.

Moi, ça, je supporte pas.

C'est une fille qui a du caractère, qui a pas ça dans la poche. Et moi, ça me

plaît pas, tout ça.

Et en plus, je sais très bien qu'elle me dit, moi, j'ai voté contre Mickaël,

parce qu'il est impulsif.

Hier, ils ont viré mon ami. Alors qu'il a été présent dans les épreuves, ils ont

fait une grosse erreur. C'était la balle au ressenti.

Anthony n'a pas digéré l'élimination de son acolyte, Mickaël. Mais il va devoir

laisser sa rancœur de côté.

Car pour espérer gagner le prochain jeu de confort, les rouges devront être

unis. Bon, capitaine, je vous écoute.

Gare à ne pas traîner, car le temps joue contre vous.

On revient avec une victoire.

On ne rentre pas ici avec une défaite. Et là, tout le monde part avec un esprit

de vainqueur et on connaît nos limites, il faut dépasser vos limites pour y

arriver. Et coûte que coûte, chacun doit aller au maximum de ses possibilités.

Constamment, constamment. On ne lâche rien jusqu'à temps qu'on soit debout,

avec les deux bras levés, tous ensemble, pour dire, oui, ça y est, on l'a eu.

Voilà, je suis reboostée, c'est comme si je vous dis, j'avais une fusée dans le

derrière.

Ce soir, on fête notre victoire.

Je me concentre, je fais monter mon adrénaline, j'ai déjà réussi le jeu, je

fais un bisou.

Mawar, quelle est notre devise ? Gagner, gagner, gagner ! Il est hors de question

de rentrer avec une défaite. C'est même pas envisageable.

Sous l'impulsion de Sarah, c'est l'esprit guerrier que les Mahouards

partent en direction du jeu de confort.

Aujourd'hui, ils en sont persuadés, l'heure des rouges est enfin venue.

Bonjour les jaunes. Bonjour.

Bonjour les rouges. Bonjour.

Les jaunes, vous le constatez, les rouges ne sont plus que 8.

Qui a été éliminé ? Ravière, ça vous surprend ? Un peu, moi j'aurais pensé

que j'éjecterais un des nouveaux arrivants.

Ça aurait été votre position à vous si vous aviez fait partie de cette équipe

-là ? Si j'étais une équipe soudée, oui.

Il va falloir de chaque côté vous concentrer pour une épreuve ô combien

importante. Ce jeu de confort pourrait vous permettre d'améliorer

considérablement et surtout durablement votre survie.

L'équipe qui l'emporte recevra la visite.

de trois experts.

Youssef et deux de ses acolytes. Un expert de la pêche et un expert au

niveau de la chasse.

L'équipe qui l'emportera bénéficiera aussi d'un avantage considérable puisque

Youssef et ses amis arriveront avec le feu.

Imaginez le changement.

Mangez chaud.

Profitez peut-être du riz que vous avez déjà gagné, les rouges, ça va tout

bouleverser, mais encore faut-il l'emporter. L'objectif principal, c'est

de déplacer sur terre, dans l'eau et sous l'eau, des coffres métalliques d

'environ 120 à 130 kilos.

Ces coffres sont reliés à une corde qui elle-même est entourée autour d'une

bobine. Là où ça se complique, c'est que dans chaque équipe, l'un d'entre vous va

servir de sablier humain.

Il aura pour mission d'arrêter la progression de l'équipe adverse en

allant récupérer sur ses structures en bois un bâton. Ce bâton, on le place

dans la bobine et instantanément, la course de l'équipe adverse est

interrompue. Pour gagner deux possibilités, soit vous êtes la première

équipe qui arrive au bout du parcours, 100 mètres à peu près, soit vous êtes l

'équipe qui est stoppée la plus loin.

Trois victoires affilées pour les jaunes, trois défaites pour vous les

rouges. C'est le moment de réagir.

Les jaunes, vous êtes 10, ils ne sont plus que 8 chez les rouges. Par

conséquent, une femme et un homme vont être exemptés.

On commence par le tirage au sort des femmes.

Boules noires, vous ne jouez pas.

Boules blanches, vous jouez.

Mesdames, tendez le bras, retournez-le, ouvrez.

Camille, c'est la deuxième fois, venez me rejoindre.

Messieurs. Avec l'élimination de Mickael, c'est la première fois que je

vous propose son tirage au sort.

Hugo.

Et Brice.

Tendez le bras.

Retournez-le.

Ouvrez.

Hugo.

La victoire, elle se construit peut-être maintenant, dans votre choix du sablier

humain dans votre équipe.

Qui va essayer de stopper le plus rapidement l'équipe adverse ?

C'est à vous de choisir.

J'hésite. Moi, personnellement, j'ai mon choix donné.

Soit Marie-Lou, soit Sarah.

On s'habille.

C'est pas une question de rapidité. Tu peux mettre quelqu'un de super rapide,

il va monter, il suffit qu'il se pince contre la corde, il réfléchit pas deux

secondes, il est bloqué. Je pense qu'on est tous d'accord.

Marie, encore en compte sur toi.

Nous, on va y aller tous synchro. On prend sa respiration.

Un, deux, trois. Il y a que trois femmes dans le hall.

On va avoir créé notre devise ? Gagné !

Brice, qui sera chez les jaunes votre sablier humain ? On donne toute notre

confiance à Marie.

Marie. Chez les rouges ? Marie-Lou.

Marie-Lou, bonne chance.

Imaginez votre campement avec le feu, ça change tout ! 3, 2, 1, go !

Pour gagner, les jaunes ou les rouges doivent être les premiers à transporter

leur coffre jusqu'au bout du parcours, ou en tout cas... plus loin que leurs

adversaires, car chaque coffre est relié à une bobine qui peut à tout moment être

bloquée par le sablier humain de l'autre tribune.

Marilou pour les rouges et Marie pour les jaunes sont attachés à une corde qu

'elles doivent remonter le plus vite possible à travers cet endroit-là pour

atteindre leur bâton au sommet de la structure.

Et c'est grâce à ce bâton qu'elles pourront stopper la progression de leurs

adversaires.

Dans l'eau, Namadia donne de la voix. Ce n'est pas le moment de faiblir car son

équipe a une légère avance sur les jaunes.

Allez, Marie ! Sur leur structure, léger avantage à Marie qui récupère son bâton.

Mais Marie-Lou la talonne. Super ! Impeccable ! Allez, Marie, bravo !

Marie, Marie-Lou, vous êtes quasiment ensemble.

Vous avez laissé tomber vos bâtons. Il faut maintenant faire le chemin en sens

inverse pour pouvoir bloquer la bobine de votre adversaire et peut-être l

'emporter. Deux, trois ! Un, deux, trois !

Sous l'eau, les deux tribus redoublent d'efforts pour faire avancer leur énorme

coffre qui pèse près de 130 kg.

Comme depuis le début de l'épreuve, les rouges sont plus efficaces. Ils ont une

dizaine de mètres d'avance sur les jaunes. Cette victoire, pas question de

la laisser échapper.

On lâche rien ! Toujours un léger avantage pour les rouges.

Dans l'entre-là, Marilou et Marie sont exténuées, mais elles ne baissent pas

les bras.

Plus vite elles descendent, plus vite elles pourront stopper le coffre de

leurs adversaires.

Dans l'eau, les rouges sont toujours devant, mais ils progressent moins vite,

car Bernard, Nadine, Myriam et même Sarah ont jeté l'éponge. On lâche pas !

Encore ! On lâche rien ! On lâche rien !

Namadia, Anthony et Thierry doivent désormais se débrouiller tout seuls pour

déplacer l'énorme coffre. Les jaunes, eux, gagnent du terrain grâce à leur

travail d'équipe.

Vous prenez le bateau et vous bloquez la bobine rouge.

Stop pour les rouges ! Ça y est, le coffre rouge est immobilisé. Mais pour l

'instant, il est toujours 6 mètres plus loin que celui des jaunes.

Tout repose donc sur Marilou. Si elle parvient à stopper la cohorte jaune

avant qu'elle ne dépasse le coffre rouge, elle donne la victoire à son

équipe.

La

victoire

dans ce jeu de confort revient à l'équipe des jaunes !

Ça m'a risqué.

C'est énorme.

Elle a fait un taf de malade.

C'est pour ça qu'on a pu continuer.

On avait du retard.

Sarah l'abandonne, on l'abandonne, tout le monde l'abandonne.

Tout le monde qui lâche.

Comme d'hab, on est devant, on lâche.

C'est bien de parler de survie, survie, survie. Les gens, on fait quoi ? Qu'est

-ce qu'on fait dans les jeux ? On est zéro.

Donc moi, maintenant qu'il y en a un qui vient me parler de sa survie, ouais,

Namadja, tu restes assis, t'es allongé, tu fais rien, je vous dirais, je fais

rien sur le camp, mais sur les épreuves, je me bats jusqu'au bout. Parce que pour

l'instant, vous avez tous parlé, mais qui s'est battu jusqu'au bout ? Qui ?

Qui ? Qui là peut dire aujourd'hui, je me suis battu jusqu'au bout ? Qui ? Tu ?

Personne. On est zéro.

On est là en train de dire, ouais, on est une équipe, on est une équipe.

Quelle équipe ? Vous dites, ah mais j'arrive pas. Ça veut dire quoi, j

'arrive pas ? Pourquoi on n'arrive pas, Tu vas me dire quoi ? Ouais, parce qu'on

a plus de force, on a plus de force. Dans ce cas-là, il ne faut pas venir à

Corentin si tu n'as pas de force.

On est là pour aller pour rien et dire, ouais, mais je ne sais pas que ça,

Corentin, ce n'est pas que ça, ce n'est pas que ça. En attendant, la vérité, c

'est sur les épreuves et sur rien d'autre.

Moi, je sais qu'à mon âge, je n'ai pas la même capacité.

On est là, on essaie de faire avancer les choses. Ça n'a pas marché, ça n'a

pas marché.

On a des gens qui sont plus forts et d'autres qui sont plus faibles.

Voilà.

C'est tout.

Non, mais attends, mais dans ce cas-là... Attends, moi ce que je

comprends, alors dans ce cas-là, pourquoi on gagne les plus faibles ? Je

ne comprends pas.

Vous êtes sortis quelqu'un de fort, pourquoi alors ? Je ne comprends pas.

On ne gagne pas d'épreuves, on sort quelqu'un qui peut nous servir jusqu'à

la fin du jeu.

Il faut réfléchir à un moment donné.

Arrêtez.

Nadine, Bernard, Myriam qui éliminent Mika parce qu'ils parlent mal.

Excusez-moi, le jeu c'est le plus important dans Koh-Lanta pour l'absence,

c'est gagner des épreuves. C'est comme si on éliminait Namadia parce qu'il fait

des leçons.

Moi, hier, j'ai rempli ma mission.

Aujourd'hui, je ne l'ai pas remplie. Si je prends l'exemple de Marie-Lou, Marie

-Lou ne remplit pas sa mission aujourd'hui. Il faut aussi être factuel

et réaliste.

Il ne faut pas se mettre des pots de saucisse devant les yeux.

Ne me dis pas que je n'ai pas rempli ma mission aujourd'hui parce que pour moi,

je l'ai remplie. Le seul problème, c'est qu'elle a mis son bâton avant moi et ne

commence pas à me dire que je n'ai pas rempli ma mission aujourd'hui et que

toi, par contre, tu as rempli ta mission et que tu as été meilleure que moi. Donc

voilà, moi, je n'ai pas lâché.

Qu'on ne commence pas à me reprocher quoi que ce soit alors qu'eux ne sont

pas capables de soulever une malle et d'aider Namadia, Anto et Thierry.

Depuis un moment maintenant, les épreuves se suivent et se ressemblent.

Course extrêmement disputée et à l'arrivée, c'est une victoire, une

nouvelle victoire pour l'équipe des jaunes.

Namadia, dans vos explications, dans votre emportement, j'ai l'impression que

vous incriminez un petit peu ceux qui étaient dans l'eau et finalement, dans l

'eau, vous étiez...

Plus fort que les jaunes. On est devant, on tient le coffre sur la fin à trois.

Je ne suis pas un surhomme.

Et c'est dans ces moments-là où, comme on dit qu'on est une équipe, ceux qui

nous ont suivis, qui nous ont regardés, qu'on portait au début avec nous et qu

'ensuite on lâchait, vous voyez qu'on est morts.

Venez faire la fin avec nous.

Venez nous aider sur la fin. Ah non, moi je suis fatigué, je suis fatigué.

Je suis fatigué, j'ai donné ce que j'ai pu.

Anthony, aujourd'hui, vous remettez en cause la décision de votre équipe hier

au Conseil d'éliminer Mickaël ? Moi, je ne pensais jamais éliminer Mickaël.

Moi, Mickaël, il était présent dans les Jeux. Et aujourd'hui, je voudrais qu'il

soit parti parce qu'il aurait été présent juste au bout et on aurait

gagné.

Et là, vous avez perdu. La récompense, elle va à l'équipe des Jaunes. Vous

allez regagner votre île, votre campement. Et vous allez être accueillis

par Youssouf et ses deux acolytes.

Et ils arrivent avec le plus beau des cadeaux.

Le feu !

Vous allez avoir le feu en rentrant sur votre campement et vous allez pouvoir en

profiter. Ça va vous changer la vie, c'est sûr.

Les jaunes, profitez de cette récompense.

C'est l'une des plus belles de Koh Lanta.

Et les rouges, resserrez-vous, formez une véritable équipe. Et à demain pour l

'immunité.

Sur leur camp, une très bonne surprise attend déjà les jaunes victorieux.

Youssef et ses amis ont allumé un grand feu de joie et les oiseaux sont dorés à

souhait.

Il faut dire que Youssef est un spécialiste des techniques de survie

respectées dans toute la région.

Il est venu accompagné par deux membres de la tribu Jakoun, l'une des 18 tribus

de natifs qui vivent encore aujourd'hui dans la péninsule malaisienne.

Payoyo et Aming viennent d'un tout petit village perdu au milieu de la jungle, où

leurs techniques de chasse et de pêche sont toujours les mêmes depuis des

siècles.

Comme leur façon unique de faire du feu avec les moyens du bord.

Il leur suffit d'un peu de fibre naturelle associée à des feuilles de

manioc séchées, de deux morceaux de bois et d'un geste parfait pour créer une

incandescence et ainsi allumer un feu sans briquet ni allumette.

Cette technique s'appelle apilanta car dans leur langue, api signifie feu.

C'est

incroyable.

Le feu, ce qu'il y avait dessus.

C'est vraiment un retour impressionnant. Le camp est métamorphosé.

Ça redonne un élan incroyable au camp.

Ça m'a mis une boule au ventre de voir

qu'il avait déjà tout préparé. Ça a été vraiment extraordinaire.

C'est

magnifique.

C'est bon, hein ?

Je tremble et tout.

C'est incroyable, c'est incroyable.

C'est goûtu en plus, il y a une sauce là qui est phénoménale.

Il n'y a pas de mot. Il n'y a pas de mot.

C'est magique, c'est magique.

Oh là là, je ne trouve même pas les mots. C'est fantastique. Franchement, c

'est carrément une explosion de saveurs.

On retrouve des sensations.

C'est trop dingue. Je n'arrive pas à décrire. C'était vraiment exceptionnel.

On ne pouvait rien avoir d'aussi beau que ça. C'est génial. C'est le meilleur

truc pour l'instant qui nous soit arrivé ici, je crois.

On a bien fait de se battre. Ah ouais.

Ah franchement, oui.

Les papilles des souniaïs sont en émoi, mais ce repas n'est qu'une mise en

bouche.

Car avec tout ce que Youssef et ses compagnons vont leur apprendre, les

jaunes pourront dénicher de quoi faire beaucoup d'autres pestins.

Aïe, ravière vient de se faire piquer par une guêpe.

Heureusement, Youssef connaît toutes les plantes médicinales de la jungle.

Je ne suis pas très à l'aise avec les petites bêtes et c'est moi qui me fais

piquer. C'est sûr, depuis le début de l'aventure, Travière n'est pas à son

aise sur cette île. Il a vraiment peur de tout ce qui est petites bêtes ou

grosses bêtes qu'il ne connaît pas.

Ça va être la petite chochotte de Koh Lanta cette année.

Oh putain, regarde la bête !

Mais il cache sa peur panique de toutes ces petites bêtes par un sens de l

'humour à toute épreuve.

Regarde-moi ça, viens voir, viens voir, viens voir. C'est la forêt aux animaux

magiques ici.

Avec ses 8 grosses pattes vélus.

Non, non, non, tes photos quoi.

Elle est rentrée là-dedans, mais une espèce de mouche, papillon, aigle

mélangé.

Je sais pas ce que c'est.

Regarde-moi ça.

Elle déguise ses dents quoi.

Mais grâce à Youssef et Payoyo, Ravier va pouvoir prendre sa revanche sur

toutes ces petites bêtes qui peuplent l'île.

Avec sa sarbacane, Payoyo est capable de toucher un oiseau

perché sur une branche à plus de 20 mètres du sol.

Ça n'a pas l'air évident à faire en direct sur un oiseau, mais on va s

'entraîner.

C

'est

vrai que la sarmacane, du premier coup, je l'ai mise plein dans le mille.

Moi, en général, je ne suis pas trop des merdes pour ce truc-là, mais je pense

que c'était un gros coup de chance.

Philippe observe, mais il passe son tour.

Il faut dire que la sarbacane, il connaît. Dans son jardin, il a même

inventé une sarbacane automatique.

Ça, c'est un racon. J'ai pris un bambou. J'ai fait une petite ouverture là pour

pouvoir poser mon doigt.

Là, j'enfonce une flèche, toujours en bambou.

Là, un petit trou pour bien raccrocher l'élastique. Il n'y a plus qu'à viser et

à tirer.

Les

Sungais

sont attentifs aux enseignements de Youssef.

Ils leur seront très utiles pour manger à leur faim dans les prochains jours.

Et cela n'a pas de prix dans Koh Lanta.

A plusieurs kilomètres de là, sur le camp des Mawar, rien ne va plus.

La violente dispute qui a suivi le jeu a laissé des traces.

Leur fragile unité n'est déjà plus qu'un lointain souvenir.

Bernard, Nadine, maintenant on se trouve sans peu et c'est l'enfer.

Je suis à la limite de craquer.

On a éliminé deux personnes qui étaient importantes dans le camp, qui étaient

présentes aux épreuves.

Ils ont voulu la faire partir.

C'est Mickaël.

Maintenant on assume, mais là on va tout droit dans le gouffre.

Mon suggestion, parce que l'endroit où teint le coquillage, c'est pas mieux d

'avoir une planche plate dessus avec un trou pour mettre le bois dedans.

Et tenir que la planche.

C'était tout à l'heure qu'il fallait penser à ça.

Ça fait quatre fois qu'on perd de la même façon, chaque fois sur la fin.

C'est la défaite de trop, je crois.

Je ne suis pas venu à Koh Lanta pour faire du social.

Tu crois que je n'ai pas le mental ? Non, ce n'est pas ce que j'ai dit.

Depuis que je suis chez les Rouges, deux épreuves d'apnée ou alors tout le monde

sait que je suis nul à chier.

Tout le monde le savait.

Mais bon, il n'y a pas que ça dans Koh-Lanta.

Sur Koh-Lanta, ce qui compte, c'est les épreuves.

Rien d'autre. C'est ça qui compte.

Si Mika serait resté, mais l'épreuve, on la gagne tranquille.

Bernardine l'a dit d'entrée de jeu.

Lui, l'eau, ce n'est pas pour lui.

Pour moi, tu n'es pas l'auteur sur les épreuves. Je n'ai pas besoin de mon

équipe.

Le jugement de Namadia est sans appel.

Selon lui, la majorité des Rouges a fait une erreur au Conseil en éliminant

Mickaël à la place de Bernard.

Et ce soir, Sarah est de son avis.

Moi, je regrette sincèrement mon vote hier soir. Je le sais et je le regrette.

Tu m'apportais pas ce que tu vois contre Mitterrand.

Mais j'aurais dû penser stratégie de jeu, stratégie d'équipe de groupe à

emmener le maximum.

Mais voilà, je te promets, je m'en veux aujourd'hui.

Mickaël.

Mickaël, je vote pour toi ce soir.

Parce que ton esprit critique commence à peser sur notre groupe et cela véhicule

des ondes négatives.

Mais je sais que s'il avait été là aujourd'hui, on aurait du feu. On

mangeait. Ça c'est sûr. C'est sûr.

Mais aujourd'hui, le regret, ça sert à rien. Sarah, je sais qu'elle regrette

que Mika s'appartient.

C'est le jeu.

C'est qu'on l'entend.

Je regrette vraiment mon choix de voter hier soir.

Parce que si Mika avait été là, on aurait notre feu.

On l'a joué avec Mickaël, stratégie de comportement.

Et en fait, son comportement, on aurait dû le supporter encore un petit peu.

Mais aujourd'hui, on gagnait.

C'est tout.

On n'est pas l'équipe des Rouges qu'on devrait être.

A l'image de Sarah, les Mahouars sont perdus. Mais ils vont devoir se

ressaisir et vite s'ils ne veulent pas sombrer définitivement.

Côté jaune, pas d'inquiétude. Les Soungaïs vivent plutôt un rêve éveillé.

Sur les talons de Youssef, les oreilles et les yeux grands ouverts, ils

emmagasinent des connaissances qui leur seront précieuses pour la suite de leur

aventure.

D'avoir cette nouvelle vision sur la nature qui nous entoure, c

'est génial, c'est un super avantage.

Un verre.

Tiens, pose-en un dans ta main.

Et si, ça mord, fais gaffe.

Regarde.

Tiens, tiens, garde-le.

Quelqu'un veut tenir pour voir ce que ça fait ? Non, merci.

S'il est mort quand on le mange, pourquoi pas ? Ce que j'aime pas, c'est

qu'il mord. Il pince.

Les jaunes n'en reviennent pas. Cette jungle qu'ils pensaient stérile est un

véritable garde-manger pour qui sait l'utiliser.

Et en matière de pêche, c'est la même chose. Le secret, c'est de fabriquer une

nasse digne de ce nom, que l'on appelle ici un boubou.

Je suis trop heureuse de

voir ça.

Le soleil est déjà bas dans le ciel.

Youssef, Aming et Payoyo doivent quitter le camp avant la tombée de la nuit. Mais

les aventuriers jaunes ne sont pas prêts de les oublier.

Au revoir. Merci. Ils sont moches.

Autant ils sont bons.

C'est chaud.

C'est pas mauvais.

C'est pas mauvais.

Comme du foie. Il est bien croquant celui-là. Il est bon. Il y a un petit

goût qui est bon. Alors ce petit verre, bizarrement il était bon.

Non c'est vrai que c'est pas mauvais mais ça sent quand même beaucoup la

terre.

Ce soir les sungais sont repus, la peau du ventre bien tendue et surtout...

Ils connaissent désormais tous les secrets de leur île.

Demain, c'est sûr, ils ne feront qu'une bouchée des roses.

J'ai certains ce soir, et j'en suis intimement convaincue, qu'on est

beaucoup mieux chez les jaunes que chez les rouges.

Donc merci Youssouf pour tout ce que tu nous as apporté aujourd'hui, parce que

là, franchement, c'est top.

Allumez le feu ! Allumez le feu !

Ce huitième réveil a une saveur particulière pour les jaunes.

Ils viennent de passer leur première nuit le ventre plein et surtout au

chaud, tout près du feu offert par Youssouf et ses amis.

Il va falloir s'organiser pour entretenir le feu.

Cette nuit, je me suis levé 3-4 fois pour regarder un peu où en était le feu.

Un peu comme un bébé, en fait. Là, c'est le cas du bonheur, mais il faut se lever

la nuit.

Il pleure moins, il prévient pas, celui-là, quand il est prêt à s

'éteindre.

Ça aurait été génial d'avoir un grand abri, mais... Si on faisait juste un

abri amovible ? Un truc qu'on pose dessus quand on a peur que ça pète ? Hop

! Un petit cadre.

Même pas deux mètres carrés de surface.

Je pense que c'est le plus simple.

La grosse crainte, c'est de perdre le feu vraiment sur un coup de pluie. Donc,

on va se concentrer sur un abri pour la pluie. Il faut quand même faire une

petite hauteur. Il ne faut pas le laisser au sol.

Je pense que les deux côtés soient un peu surélevés.

Histoire que l'air passe un peu quand même.

Voilà, il y avait la touche finale. Tu as vu ? L'air.

Chacun son taf. L'architecte est ici, c'est Charles. Donc, la décision finale

par rapport à la structure de l'abri, il faut l'aval de Charles.

Du coup, on va se relever un peu l'arrière.

Et voilà, c'est le genre de truc qu'on n'aurait pas pensé. L'inclinaison, tu l

'avais dans quel sens ? Un peu vers la cabane.

Je serai jamais architecte.

En moins de 24 heures, le feu est devenu la priorité des naufragés jaunes. Ils l

'ont gagné, pas question maintenant de le perdre.

On est trop bon, quoi.

C'est pas mal, ça, déjà.

Mais ils vont pourtant devoir interrompre la construction de leur

abri.

Car une bouteille vient de s'échouer dans les rochers.

Alors, fluctuate nec mergiture, construisez votre radeau pour qu'il

flotte et ne sombre pas. On a un expert en radeau.

Charles ? Moi je vais travailler dessus. Alors avec Charles on va voir les idées

qu'on peut échanger.

Si Charles va travailler dessus.

On va peut-être travailler dessus. Non mais chacun va apporter ses idées avant

de commencer et puis après on s'y met tout.

Toutes les idées sont bonnes. Par contre...

Je l'ai fait montrer au groupe que j'avais travaillé dessus. Je leur ai

dit, moi je vais apporter mes idées.

On verra ce que ça va donner.

Philippe aurait étudié le radeau. Mais bon, je me méfie parce qu'on a quand

même un étudiant, un architecte. L'architecte ne va pas nous faire couler

un radeau, non ? Donc on monte à 8 dessus.

Et ça, ça sert à quoi ? Pour faire un flotteur.

C'est même pas un flotteur, c'est juste une bascule. D'un côté, ça ne se

retourne pas parce que tu as flotte. Et de l'autre, à cause du poids, ça ne se

retourne pas.

Les études d'architecte, ça va peut-être m'aider dans tout ce qui est structure

du radeau. On ne va pas se lancer trop vite. On va d'abord planifier ce qu'on

veut faire. Au moins, on a le flotteur. Plus vite, on ira.

Ça, c'est la pirogue.

On met poids en fort, comme on a dit. On est d'accord jusqu'alors ? Oui.

Et là ? Le flotteur. Le flotteur. Le flotteur, on va le faire comment ? La

première solution, c'est... Un, deux, trois, quatre.

Après, la deuxième, là. Je le fais juste.

Ça fait 1, 2, 4 et 6.

Pourquoi 4, 5, 6 ? Pour qu'il ait une meilleure pénétration dans l'eau.

Parce que si tu fais un temps, ça ne va pas le faire.

S'il y a l'épreuve sur comment tu as du radeau, je vais travailler la

profilation comme ça et le profil comme ça.

Là, c'est pour mieux pénétrer dans l'eau. Donc cette technique, c'est la

meilleure. Il va avancer.

Ce n'est pas que je n'y crois pas, c'est qu'on va essayer.

Si ça fonctionne, tant mieux. Si ça ne fonctionne pas, on va essayer autre

chose.

Apparemment, Philippe, il s'est entraîné sur tout. Il s'est entraîné à faire des

pièges, il n'a jamais rien capturé. Il s'est entraîné à faire du feu, il n'a

jamais su faire de feu.

Donc, je ne prends pas trop en compte ce que Philippe dit.

Je pense qu'il parle beaucoup pour rien. Il brasse du vent.

Décidément, quoi que Philippe propose, ce n'est jamais au goût de Marie.

La jeune belge a une dent contre lui depuis son arrivée chez les jaunes. Et

ce n'est pas prêt de changer.

De leur côté, les rouges se sont eux aussi lancés dans la construction de

leur pirogue. Mais ils sont vite rattrapés par leur petit travers.

On va faire des 8.

Non, pas trop.

Non, mais attendez, il faut beaucoup de ficelles.

Non, mais attendez, parce que là, on ne peut pas les mêmes 8.

Tu vois, tu les traces.

Comme ça ? Pour les croiser, il faut passer le temps, il faut faire des

serpents là.

Non, il faut les enrôler. Si on fait un tour de bambou à chaque fois et qu'on

part en huit, ça tient beaucoup mieux.

Marie-Lou et Sarah ont fait leurs propres nœuds. Nam qui est avec moi pour

faire les miens, donc genre nœud de marin.

Voilà. Et là, ça c'est bien là.

Ouais, c'est bien.

On est des boulets. Ils nous font comprendre qu'on est des boulets dès qu

'on parle. Ils nous écoutent pas. Moi, j'ai un bateau, donc j'ai conseillé de

faire des nœuds de marin.

Je n'avais pas raison.

Elle fait comme ça, dessus, dessous. Elle fait un pont.

Elle prend en tout, elle est bonne.

Bon, elle a fait les nœuds qu'elle a voulu. On va voir, l'avenir va nous

dire. Mes nœuds, comme ils sont faits, ils vont pas bouger d'un iota.

Nadine, fais le... Redoube avec... Avec de la petite.

Fais le tour à chaque fois du machin.

Il faut faire un nœud, là.

Eh, Nadine, je comprends pas.

Et toi, la sagesse ? Pourquoi tu craques ? Bah oui, mais personne m'écoute quand

j'écoute des choses et personne me répond. C'est pas que t'écoutes pas ! Si

toi tu commences à bouder, on fait comme moi.

Je boude pas, je vous donne un conseil, personne ne veut l'écouter, personne ne

veut l'essayer, c'est tout.

Il y a Nadine qui est frustrée, là.

Hein ? Je me sens pas frustrée.

C'est bon. Si, un petit peu, quand même.

Tu peux le dire, Nadine.

T'es un peu frustrée.

Des fois, une petite remarque, elle va bouder. C'est une petite boudeuse,

Nadine. Ça manque

un peu de concertation et de cohésion.

Tout le monde donnait un petit peu ses idées, mais en même temps. Et c'était un

brouhaha. La preuve, si Nadine, on ne l'a pas entendue pour ses nœuds, c'est

qu'elle l'a dit, mais personne n'écoutait ou parce que ça parlait en

même temps.

C'est tout.

Personne n'écoute personne.

Les Mahouards devraient se méfier car le manque de communication et de cohésion

pourrait bien de nouveau causer leur perte. Là, on remet 3.

On n'a plus assez de bambou.

Si on fait 5, 4, 3, 2, 1, on n'a plus assez de bambou. Il y en a encore

combien de bambou ? 3.

Il y a tout le monde qui parle.

Moi, ça m'a saoulé cette construction.

Personne n'était d'accord.

Il y en avait qui se contredisaient.

L'ambiance même commence à être lourde.

Polémique point rien.

À force, c'est pesant.

Et c'est là qu'on voit qu'en fait, on n'est plus autant soudés qu'au départ.

Sur le camp, c'est toujours le bordel et tout ce cirque.

Ça me saoule un peu.

Ça ne me rend pas hors de moi pour le moment, mais là, ça commence à me

chauffer les étiquettes.

Ça rabouillonne.

Les attermoiements de ses compagnons exaspèrent la volcanique varoise.

Gare à l'explosion.

Tout le monde va y arriver parce que tout le monde n'a pas le choix.

Personne, je ne vais voir personne abandonner aujourd'hui.

Parce que celui qui abandonne, c'est son sort.

Ça c'est clair.

Moi c'est clair, je le dis ouvertement, c'est celui qui arrête qui pour moi

gicle. C'est tout.

Là, sur une épreuve comme ça, tout le monde doit se donner au taquet du

taquet. Vous n'avez pas le droit à l'erreur.

Pas le droit.

Moi, la personne qui lâche, c'est pour elle que je vote ce soir.

Je pense que ça fait peur à certaines personnes.

Aujourd'hui, il faut être gros bras.

Je ne suis pas guéri. Il n'y a pas de mystère. Je ne vais pas guérir. Je vais

donner ce que je veux. Mais je ne veux pas qu'on me crie après moi. Je ne

supporte pas les gens qui crient. Ça rate. On a tendance à parler très fort.

C'est mal.

Il a donné des ordres.

C'est Rambo féminin.

Et là, elle a fait un deal, elle a déclaré que tout le monde a dit qu'elle

votait. Celui qui ne faisait pas son boulot aujourd'hui, c'est lui qui

sortait. Sans réfléchir, il n'y a pas l'ombre de réflexion.

Moi, j'aime bien quand Sarah, elle parle comme ça parce que ça rebooste aussi.

Il faut vraiment quelqu'un qui nous booste et se dire la prochaine, ce ne

sera pas moi ou la prochaine, ce ne sera pas moi.

Sarah a tenté le tout pour le tout afin de piquer au vif ses coéquipiers en les

menaçant d'une élimination au Conseil. Mais chez les Rouges, le problème est

plus profond.

Bon les gars, ça y est ? C'est bon ? Faites vos petits nœuds là et basta.

Alors qu'en face, les jaunes œufs parlent d'une seule voix.

Attends, regardez, Marie elle attache avec le nœud que vous avez fait là, elle

le met sur un bambou.

Commencez avec un nœud batelier, puis que vous passez en huit, puis après vous

étranglez avec le milieu les deux cordes.

Il faut bien l'étrangler pour pas qu'il...

Et puis vous terminez avec un nœud plat et un nœud de sécurité.

Elle s'en sort très bien.

Oui, très bien. Je suis confiant sur Marie.

Les nœuds, la confection du radeau, c'est mon oncle qui est instructeur

paracommando, qui m'a appris à les faire.

Impeccable ça, impeccable.

Ça se présente plutôt bien.

Hugo, Charles et Marie surtout se sont rejoints sur une idée commune et j

'accepte tout à fait puisque...

Moi, je n'ai pas mon diplôme de construction de pirogue.

Donc, le plus important, c'est d'écouter.

On est parti sur un seul balancier avec deux pivots.

On va voir.

On espère que c'est le bon choix.

Qu'est-ce que vous en pensez de ça, Charles ? Ce radeau, il est né encore

une fois le fruit d'un travail d'équipe.

Tout le monde donne des idées et puis on sélectionne, on garde la meilleure.

On attache d'abord un côté, puis on est bien parallèle ? On va être bon, on va

être bon tout le temps. Oui.

Ah ben, il a l'air bien.

Maintenant, il faut voir sur l'eau.

Le dernier, on le teste.

Allez, dans l'eau.

Ce radeau a l'air top.

Ce radeau a l'air top. Il ne bouge pas.

Il est solide. On a bien fait ses nœuds.

Je pense qu'il ne risque pas de lâcher. J'ai entièrement confiance en ce radeau.

Brice, essaye d'aller devant.

Derrière, il est dans l'eau.

Devant, il sort.

Là, c'est mieux. Il faut du lourd devant.

Il commence à remonter.

Là, c'est vrai.

1,

2, 3.

Il y en a qui ne savent pas bagayer.

Le radeau est nickel.

Il se porte bien.

Demi-tour sans problème.

Le résultat final, c'est le bateau. Là, franchement, imbattable.

Et on ne peut pas échouer avec un bateau pareil. Le test a été rapide, à peu près

concluant. Le vrai test va se faire au moment de la compétition.

Les Songhaïs sont confiants. Il faut dire que leur embarcation a fière

allure.

Alors que pour l'instant, la pirogue des Rouges ressemble plutôt à un sous-marin.

Et là, ça coule.

À 8, déjà, on coule.

Non mais parce que là les forces sont pas équilibrées, on met trop de poids

derrière.

Faut répartir un peu de poids devant.

Non mais vous avez pas compris, il faut qu'il y ait deux personnes qui

descendent là.

C'est bon, on est deux en bas, c'est bon, ça y est, on est deux en bas, on

nage à deux, vas-y.

Donc il y a deux nageurs, point barre, et on fasse le poids maintenant avec les

sept personnes, les six personnes qui pagaient.

Est-ce que je peux donner la parole ? Déjà, sur le bateau, il ne faut pas qu

'on ait les six paquets du même côté. On le sait, ça.

Mais ça, oui, c'est pas le problème. Ça, ça sent pas le poids. Bon, vas-y, bref.

On change de place ou pas ? On essaie le changement de place, d'abord.

On voit ce que ça donne.

Là, c'est pas normal. Il y a soit les deux plus légères devant, soit les deux

plus... C'est pour ça qu'on coule comme ça.

Bon, là, ça stagne.

C'est pour le poule !

Les heures défilent et les Mahouards ne parviennent toujours pas à se mettre d

'accord sur la bonne tactique. On rajoute les bambous qui restent sur le

flotteur. Il faut qu'il y en ait deux qui nagent. Ça y est, il y a deux

nageurs. On se relaie.

Tout le monde parle en même temps.

On ne sait même pas ce qu'on fait. On fait quelque chose mais on ne parle pas

tous en même temps. On est là, on est tous en train de parler, on ne comprend

rien.

Tant bien que mal, après bien des palabres et des haussements de ton, ils

sont finalement parvenus à améliorer la flottabilité de leur embarcation. Mais à

quel prix ? Leur morale en a pris un coup.

C'en est trop pour Anthony.

De retour au camp, le jeune Marseillais craque.

Moi j'en peux plus.

Dormir par terre, pas se doucher, pas se brosser les dents, je suis pas habitué

moi ça.

Moi ça fait 10 jours que je mange pas. J'en peux plus, j'ai plus de force. J'ai

des maux de tête, j'ai mal au ventre.

J'en peux plus.

Moi, je suis en train de dévisser.

Je dévisse, ça y est.

Je suis en train de péter les plombs.

Si ce soir, moi, je ne mange pas, dans la minute qui suit, je prends mes

affaires et je me bats. Moi, j'ai faim et je n'en peux plus.

C'est l'énergie qui a mené.

Je sais, mais je n'en peux plus pour me comprendre, généralement. Je ne

comprendrai jamais quelqu'un qui a mené.

C'est un choix.

Vous n'allez pas m'empêcher de faire mon choix.

Si ce soir, on perd l'humilité, je demande à tout le monde de me la voter

pour moi.

Moi, je te le dis direct, je ne voterai pas pour toi et je ferai en sorte que

personne ne vote contre toi.

Je peux comprendre qu'il soit fatigué, qu'il ait faim, qu'il veuille

abandonner. Ça, je ne comprends pas et je ne le comprendrai jamais.

Je l'ai choisi dans mon équipe. Je l'ai pris parce que pour moi, il a la niaque

et il a un mental d'acier.

En tant que capitaine, c'est mon rôle de rebooster les troupes.

Faire que tu partes et que tu te dises, je suis malade, je ne tiens plus.

Ok.

Et c'est ça.

Non. Tu es debout. Tu es debout.

Si tu t'es pas vu par terre, encore moins.

Tant que t'es pas tombé dans les pommes, que t'es pas là à ramper, tu restes.

La maladie a tout à fait raison. Ceux qui abandonnent, c'est des lâches. Ils

ont pas abandonné. Ça fait qu'une semaine qu'on est là.

Ceux qui vont rentrer chez lui, ils vont regretter.

T'as besoin de faire ton choix. Réfléchis bien parce que t'assumeras pas

ce temps.

Je trouve que c'est triste de la part d'Anthony de dire j'arrête, vous me

votez moi pour que je sorte. Je me dis comment on peut dire ça, je veux dire c

'est pas possible.

Je sais pas s'il est indépendant ou s'il vit chez ses parents, mais je veux dire

quand on affronte la vie tout seul, en tout cas par ses propres moyens, c'est

bien différent que quand on est couvé jour et nuit par une famille.

Thierry a vu juste, Anthony est au bord de la rupture, car l'aventure Collantin

n'a absolument rien à voir avec son univers quotidien.

T'es prêt, Antoine ? On va t'épiner ? Mon Dieu, il suffit qu'elle t'arrache le

téton.

Anthony,

quand j'y pense, ça fait maintenant 5 ans que je te connais.

T'es vraiment une femme, quand même. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour

être un minimum un peu beau ? Tu fais ça tous les combien, en plus ? Tous les

mois ? Ben oui.

Je ne suis pas efféminé à porter des choses qui font que je me travestis dans

la rue, non.

Moi, pour moi, je ne suis pas un maître sexuel.

Je suis quelqu'un de très simple, quelqu'un qui aime tout simplement s

'habiller. Anthony est coquet.

Très coquet. Pour lui, le moindre détail compte. Et ça paye. En tant que femme,

Anthony est très beau. Il plaît beaucoup.

Il est dans la salle, tout le monde se retourne sur lui.

Plombier à Marseille.

Bonjour, je suis bien pour la fuite.

Anthony est toujours sur son 31.

Un vrai séducteur. Et voilà.

C'est vrai que pour les femmes, ça reste toujours un fantasme de voir un

plombier. N'est-ce pas comme nous quand on voit les infirmières, tout

simplement.

C'est sûr,

Anthony n'a rien d'un aventurier, sauf peut-être une motivation à toute

épreuve.

Je ferai Koh Lanta pour toi.

C'est trop facile, le mec.

Il habite dans un cocon.

Ses parents lui ont toujours donné tout ce qu'il voulait.

C'est un enfant gâté, ça y est, il rentre chez lui.

Tu joues tout seul. Tu penses qu'à toi.

Parce que t'es tout seul.

Là, t'es pas tout seul.

C'est la faim qui te fait parler comme ça.

Les paroles de Namadja m'ont touché.

Il a su trouver les mots pour me remonter le moral.

Ça m'a fait chaud au cœur.

Maintenant, Namadja me dit ça.

Et je me suis dit, alors, fin de compte.

Je suis quand même important pour eux.

On comprend vraiment ton désarroi. Si tu veux, si on venait à gagner une épreuve

de confort, moi je suis prête à sacrifier mon confort, si c'était le

mien, et me dire non, je l'offre à Tony, parce que Tony en a le plus besoin.

Voilà, c'est tout.

Donc moi je serais capable de faire ça pour toi, donc toi il faut que tu penses

à le peu de petites choses qui peuvent te raccrocher à nous, et c'est tout.

C'est à l'heure, j'ai un peu baissé les bras, voilà.

Grâce au soutien sans faille de ses compagnons, le jeune Marseillais a

repris des couleurs. Et il est de nouveau prêt à en découdre avec les

jaunes. Cela tombe bien ?

Car l'affrontement est imminent.

On va voir, quelle est notre devise ? Gagner, gagner, gagner ! C'est notre

huitième jour, là il y a plus chaud, on ne peut pas encore revenir avec une

défaite. C'est pas possible.

On va leur prouver que sans rien dans le ventre, on est capable de les devancer

et que tout le monde doit se bagarrer jusqu'au bout.

Bonjour les rouges. Bonjour les jaunes.

Bonjour les jaunes.

Les rouges, je crois que je n'ai pas besoin de beaucoup de mots pour

expliquer votre situation.

Vous êtes dans la difficulté. Quatre défaites de suite.

D'autant plus que vous avez fort à faire.

Les jaunes sont invaincus dans les épreuves d'immunité. Ils sont encore au

complet. Le totem est remis en jeu.

Vous avez eu quelques heures ce matin. Et vous les rouges et vous les jaunes

pour...

améliorer vos pirogues pour qu'elles soient les plus compétitives possibles.

Car vous allez disputer une course-poursuite sur un parcours

circulaire. Vous allez partir à deux endroits diamétralement opposés et c'est

l'attribut qui rattrape l'autre qui l'emporte et qui pourra repartir avec ce

totem et qui sera donc immunisé.

Sachez les rouges et les jaunes qui ont des questions de flottabilité de vos

embarcations que vous ne pouvez pas être plus de quatre à bord.

Avec au minimum une femme.

Mais avant, on va procéder une nouvelle fois à deux tirages au sort, les jaunes,

pour respecter l'équité.

Une femme et un homme seront privés d'épreuve aujourd'hui.

Honneur aux dames, boule blanche, vous discutez l'épreuve, boule noire, vous en

êtes privés.

Marie, et enfin la dernière pour Vanessa.

Mesdames, tendez le bras, retournez-le, ouvrez.

Oh non ! Mais c'est incroyable, c'est de l'acharnement.

Venez me rejoindre Camille.

Deuxième tirage au sort pour les hommes. Vous êtes cinq.

Seuls quatre participeront à cette course poursuite.

Charles.

Hugo.

Messieurs, tendez le bras.

Retournez-le.

Ouvrez.

Décidément, le sort s'acharne.

Comme lors de la dernière épreuve, c'est Hugo et Camille qui ne participeront pas

et qui sont privés de cette course poursuite.

Maintenant que vous êtes huit, de part et d'autre.

Je vous rappelle qu'il en faut quatre sur la pirogue avec au minimum une femme

et quatre sur le ponton qui seront les conseillers, les guides, les coachs de

leur tribu.

Je vous laisse quelques instants pour décider qui fait quoi.

Ils sont au bout là-bas.

Non, non, mais nos fils, vous deux, vous faites partie. Après, c'est entre toi et

moi.

Donc, trois mecs et une fille.

Il faut quatre personnes sur la pirogue. Eh bien, Vanessa.

Ah oui. Je croyais que tu voulais dire qu'elle... Entre moi, entre toi et moi.

Il faut que tu te mettes.

derrière pour guider, pour faire le... Moi au milieu avec ça.

Je ne suis pas sûre qu'il faut que je sois au milieu.

Je ne sais pas.

Alors moi Thierry au milieu.

Devant, devant. Voodoo au milieu.

J'espère que vous avez fait les bons choix de part et d'autre.

Anthony, qui seront les quatre aventuriers qui sont la pirogue ? Alors

il y a Namadja, Thierry, Sarah et moi.

Chez les jaunes ? Charles, Philippe, Vanessa et moi-même.

Allez rejoindre vos pontons.

Les jaunes, les rouges, attention, 3, 2, 1, go !

À gauche ! À gauche ! Charles, à gauche ! Tournez, tournez, tournez !

Le principe de la poursuite est simple, c'est le jeu du chat et de la souris.

La première équipe qui rattrape l'autre remporte l'immunité.

On dévire ! On dévire !

Les rouges sont déjà en difficulté, à peine partis, ils font du surplace.

Impossible de diriger leur embarcation.

Mais non, c'est pas possible ! Non, on sévit trop ! Allez !

On reprend ! Les jaunes, eux, ont trouvé leur rythme de croisière.

C'est bon, c'est bon, c'est bon ! Ensemble ! Ensemble ! Bifurquez,

bifurquez, bifurquez, bifurquez ! Voilà, et on y va !

Attention, il faut bifurquer à gauche. À gauche ! Non ! C'est derrière le ponton.

Marche arrière. Allez, vite.

Les rouges sont totalement désorganisés. Attention, les jaunes les ont déjà dans

leur viseur.

On s'en met tout bloqué. Allez ! C

'est pas possible ! Ils ont

cassé le ponton, la bordelle !

Aïe, les jaunes ont raté leur virage.

Ils rattrapent là, bordel ! Commencez à tourner ! Les rouges, eux, virent à la

corde devant leur ponton. Vers la gauche ! Vers la gauche !

Les

deux

équipes sont quasiment à égalité !

De sa voix de stentor, Sarah donne le tempo.

Namadia, Anthony et Thierry sont aux ordres. La pirogue rouge avance vite.

Vous avez absolument allongé les balises ! Même pas, Valista ! Même pas, Valista

! À gauche ! À gauche ! Les rouges ont pour l'instant 5 mètres d'avance sur les

jaunes. C'est extrêmement serré.

pour quelques mètres

avantage

aux rouges au passage face à l'équipe adverse

Les jaunes ne parviennent pas à maintenir leur cap alors que les rouges

fendent les ondes.

Les rouges prennent le virage à la corde grâce à

leur barreur Namadia.

Ils ont maintenant les jaunes en ligne de mire.

Sarah est survoltée, elle la veut cette première victoire dans une épreuve d

'immunité.

Ça y est, les jaunes redémarrent et s'éloignent

de la pirogue rouge qui fonçait sur eux. Il était temps.

Je vous rappelle que pour l'emporter, il faut prendre le drapeau de l'équipe

adverse.

On l'a cherché, celle-là.

Les Rouges, j'ai envie de dire enfin. Après quatre défaites, la voici, cette

victoire. Vous êtes allés la chercher avec votre cœur.

Ça fait des jours et des jours, Sarah, que vous parlez de dépassement de soi.

Est-ce que c'est le symbole de ce dépassement aujourd'hui ? Là, on me

dirait, il faut refaire le même tour, je le fais.

J'ai vraiment été transcendée par le fait d'attraper ce drapeau

jaune et de le brandir.

J'avais qu'une seule envie.

C'était de toucher.

Anthony, je vous vois encore avec la mâchoire serrée, comme un boxeur.

C'est un combat que vous avez mené ? Vous les avez mis KO sur cette épreuve

-là ? Je pense qu'on a été puissants, un peu plus qu'eux.

Ils ont bien joué aussi.

Mais c'est vrai qu'à nous quatre, on a été meilleurs niveau force.

Et comme a dit Sarah, moi, c'est pour refaire encore deux tours ou trois

tours. Moi, je suis partant.

Je me suis dépassé aussi.

Brice, qu'est-ce qu'il a manqué au jaune ? Je dois avouer qu'on a eu un petit

problème de direction assistée.

On pagaillait tous à gauche et la pirogue continuait à aller à gauche.

Après, c'est vrai que les rouges ont été exceptionnellement forts aujourd'hui.

Et c'était très dur.

Charles ? Ils étaient survoltés aujourd'hui, ouais.

On voit qu'ils avaient vraiment envie de gagner, ils avaient vraiment la niaque.

Et tant mieux pour eux, je dois dire.

En tout cas, moi, je salue votre fair play.

Les jaunes, devant cette victoire, des rouges et ce premier totem. Les rouges !

Ça veut dire que demain soir, vous ne venez pas au conseil. Ça veut dire

que... Quoi qu'il arrive, vous restez à 8.

Sarah et Namadia, la voix, les muscles, l'énergie, l'entrain, le dépassement de

soi.

Les jaunes, vous êtes encore 10 face à moi. Et

malheureusement, pour l'un ou pour l'une d'entre vous, ça va se terminer demain

soir au conseil.

Ça n'a rien à voir avec ce que vous avez vécu depuis le début.

Et le premier conseil d'une équipe dans Koh Lanta, c'est toujours un moment

difficile à vivre.

A demain soir, et les rouges, vous avez le droit de savourer, bravo ! Les

rouges rentrent euphoriques sur leur campement. Ils ont enfin remporté leur

premier totem d'immunité. Pour tous, c'est un incroyable soulagement. Mais

Mawar, ils ramènent leur première victoire ! Là, elle est là ! Celle-là,

on l'a méritée, on l'a gagnée avec nos tripes, avec nos viscères.

Mawar, quelle est notre devise ? Gagner ! Gagner ! C'est un...

Pur moment, j'irais même plus loin, jouissif, tellement c'est tout

simplement énorme. La victoire, elle est pour les Rouges ! Nos adversaires, eux,

ça fait deux jours qu'ils mangent, si ce n'est trois.

Là, on leur a montré de quoi on était capables, surtout, sans rien dans le

ventre pendant huit jours. Là, je pense qu'ils vont commencer à avoir peur.

C'est ce qu'il fallait. Moi, j'étais transcendée.

Il n'y a pas de fatigue qui soit !

Je criais de mes tripes pour essayer de me faire aussi avancer à la rage de ce

que j'ai à l'intérieur.

Sarah m'impressionne de jour en jour. Elle a tout arraché. Elle avait la

niaque. On voyait ses veines sortir de ses bras.

Elle avait vraiment triplé de volume de ses muscles. Il y a eu une rage à l

'intérieur des quatre.

Grâce à eux, on a remporté la victoire. C'est super.

La victoire, c'est un côté fédérateur parce que ça nous a tous un peu

ressoudés. Ça nous a tous un peu montré comment on peut croire en nous, les gens

premiers, et que la force des Rouges, elle n'est pas encore perdue.

Le fait d'avoir gagné ces unités, je me sens tranquille pour les jours à venir.

Donc là, je me sens libre pour un, deux, trois jours.

Ouf !

Ouf d'avoir une immunité parce que nous qui sommes sur la sédette, on est bien

contents, on ne va pas y aller.

Voilà, on a quelques jours de répit.

Un vent nouveau souffle sur le camp des Mawars. Les désaccords passés sont

oubliés, comme les petites baisses de morale.

Après je mets derrière, grosse musique.

Et Morito, Open Bar Morito, tu sais j'envoie les... Les gogo danseuses.

Voilà.

C'est vrai que ces derniers jours ont été très durs pour moi.

Ce matin, je me suis levé un peu sur le pied gauche.

Heureusement que Sarah, Namadjam et Nadine m'ont beaucoup réconforté.

Ça m'a un peu motivé, ça m'a touché.

Après cette victoire, mon moral remonte bien.

C'est mon premier totem dans Koh Lanta.

Mon papa serait fier de moi s'il serait à la tête de moi et me voit en train de

gagner le totem.

Voilà. Désolé, je n'arrive pas à parler.

Il m'a dit, quand tu pars, ça va être un bout de mois qu'il va participer au jeu.

Donc, je lui ai dit ça pour lui aussi.

À plusieurs kilomètres de là, le conseil de demain est déjà dans toutes les

têtes. Et ce n'est pas un poisson pris dans la nasse qui remontera le moral des

jaunes. Non, mais il bouge plus, là.

Ouais, mais fais gaffe, parce qu'il peut bouger d'un coup.

Catherine, sinon la casserole, elle est de l'autre côté.

Moi, Elodie et Philippe sont en danger parce que ce sont des anciens bannis qui

ont rejoint l'équipe après.

Donc c'est une position qui, on le sait, est toujours délicate.

Il y a aussi Catherine qui a une position délicate dans le groupe en

fonction des affinités.

Il y a pas mal de gens avec qui il ne s'est pas passé forcément.

Donc voilà, ça fait trois personnes qui sont un petit peu en danger ce soir, je

pense. Ici, on sort de goupille, dis-toi-le. Ah mais je sais, je sais.

On est des jokers.

C'est vrai ? Moi, plus que toi. Je pense qu'on va être les deux premiers à

sauter. Entre Philippe et moi, ils ont tout intérêt à me sortir moi en premier

et éventuellement Philippe après.

Moi, je continue à voter pour Philippe parce que c'est quelqu'un que je n'aime

pas et je n'ai pas envie de me trahir mon opinion vis-à-vis de lui. Non, je

vais juste assommer sa tête et puis je vais lui éventrer le ventre et je vais

le vider.

Moi, je pars du principe où j'ai déjà une alliance avec Hugo, Ravière, Brice.

Donc, ça fait déjà quatre personnes.

Donc, je pense qu'on est déjà une force pour les conseils parce qu'on ne votera

jamais l'un contre l'autre.

Marie est très sûre d'elle, alors que Ravier, lui, doute.

Ce soir, le boutantrin belge n'a plus du tout envie de rire. Pire, il appréhende

l'issue du prochain vote.

Il y a mon équipe, il y a Philippe, qui aurait mérité son équipe, mais je ne

peux rien faire pour lui.

Ne pas suivre le groupe, c'est de se mettre à l'écart. C'est dommage pour

lui. J'ai fait une louche. C'est Marie, la cuisinière, qui me l'a demandé d'y

faire une louche ce matin.

Il faut s'exciter.

Je sens que pour lui, Koh Lanta, c'est une aventure incroyable.

Voilà, c'est un chouette mec, Phil.

J'aurais tellement mal de devoir le sortir à lui.

Il est spécial, mais il est un chouette mec.

Il a envie de donner tellement.

Il n'a pas eu la chance dans cette aventure, en fait.

Voilà. La peine que j'ai, c'est simplement qu'il n'ait pas eu une

équipe, parce qu'il est plus motivé que beaucoup de ceux qui sont participants à

cette aventure.

L'avenir s'obscurcit pour Philippe. Malgré tous ses efforts et malgré l

'estime de Ravière, il n'est toujours pas parvenu à contrer la rancœur de

Marie pour devenir lui aussi un sungaï à part entière.

Il ne lui reste plus qu'une journée pour se faire une place dans la tribu.

C'est chaud, hein ? Bon, c'est pas parce qu'on a perdu aujourd'hui qu'on va

baisser les bras.

La défaite est toujours dure à avaler.

C'est notre dernière venue en complet, donc on va en profiter tous ensemble.

Car demain soir, on sera malheureusement plus que neuf.

Ce matin, les jaunes se réveillent anxieux, car ce soir, pour la première

fois de l'aventure, ils vont devoir éliminer l'un des leurs, et Philippe

pourrait en faire les frais.

Je donne pas chaud de ma peau dans ces clips. Je les ai entendus hier parler du

conseil, ça serait Elodie, moi et Catherine qui sauteraient, donc ils ont

trois cartouches.

Philippe il se sent un peu menacé parce que, bon là juste là, il vient me

demander, vous comptez voter pour qui ?

Je lui ai dit que je ne savais pas encore.

Autant avoir quelqu'un qui dit tout ce qu'il pense devant vous qu'avoir une

équipe de jaunes de lâche.

Franchement, je garde le fagnon sur la tête, c'est pour le soleil, mais je ne

fais plus partie des jaunes, sérieux. Aujourd'hui, à cette heure-là, terminé.

Philippe est très remonté contre ses coéquipiers et il ne se fait pas d

'illusions pour le prochain vote, tout comme Catherine.

Mais la maman de Lyon n'a pas dit son dernier mot.

Ça gamberge, ça gamberge parce que je me dis que je suis sur la sellette.

J'ai fait exprès ce matin de venir ici avec Brice et je lui ai demandé de venir

parce que j'ai l'impression que le seul qui pourrait me sauver dans l'histoire

et qui pourrait dire non, on vote pas pour elle tout de suite parce qu'ils

vont se concerter, c'est obligé.

Donc non, on vote pas pour elle tout de suite, c'est peut-être Brice.

Il faut pas que tu t'inquiètes et... En plus, en plus, c'est toi qui m'as choisi

dans l'équipe le premier jour.

Tu m'as choisi la première fille.

Je n'ai pas choisi, c'est Camille qui a choisi.

Oui, mais tu l'as soufflé. C'est possible.

Il faut prendre une fin avec l'esprit d'équipe.

D'accord ? C'est très important ça.

Je ne sais pas.

Je vais prendre Catherine.

Je t'embrasse, je t'embrasse.

Tu m'as pris en première fille. Tu ne dois pas me jeter en pâture au lion en

première fille. Parce que tu penses que... Tu as une influence, bien sûr.

Tu dis quelque chose aux autres, ils vont t'écouter.

Le problème des garçons, c'est qu'ils se laissent mener le bout du nez par les

filles.

Donc, Marie a beaucoup d'ascendance sur les garçons, sur tout le monde d

'ailleurs. Et je pense qu'elle peut dire à Brice, non, parce que ceci, parce que

cela.

Qu'est-ce qu'elle te demande ? Elle me dit, est-ce qu'elle se sentait menacée ?

Elle me pose la question à moi dès le matin.

Je n'avais pas envie de l'angoisser.

J'ai qu'un truc à dire, quoi.

Dès le matin, ça... Dégage.

Ça sortait pas, tu vois.

Ça me pose la question. Je pense pas que je pourrais lui dire... Mais non.

Je vais pas voter contre toi, je t'aime bien.

Non, je l'aime pas.

Elle est agaçante, quoi. Elle est très énervante. Pour l'instant, j'ai vraiment

envie qu'elle dégage, quoi.

On s'est mis d'accord avec Brice, Ravier, Hugo et moi-même. Donc, à 4, on

s'est déjà fixé un objectif, c'est d'arriver au...

Minimum à 4 à la réunification.

Je ne sais pas encore lequel ce soir. Je vais sortir.

En tout cas, les 3 prochains, c'est Catherine, Elodie et Philippe.

Après leur première défaite dans une épreuve d'immunité, les jaunes

préparent activement le conseil de ce soir.

de me bâchonner ma peau dans cette équipe.

Elodie et Philippe, les deux transfuges de l'île des Bannis, ont du souci à se

faire, tout comme Catherine.

Ça gamberge, ça gamberge, parce que je me dis que je suis sur la sellette.

Ça me pose la question, je ne pense pas que je pourrais lui dire « Oui, non, je

n'ai pas voté contre toi, je t'aime bien, non, je ne l'aime pas. » C'est de

faire écouter.

Marie est sûre d'elle, car avec Brice, Ravière et Hugo, ils forment un groupe

de quatre unis, de quoi aborder l'avenir plus sereinement.

Sur l'île des Rouges, ce n'est pas le conseil qui préoccupe les anciens de la

tribu, mais le manque d'implication des plus jeunes.

Il n'y a qu'une qui est ramenée à manger pour l'instant.

Les fossiles alimentent la famille.

Moi, ce matin, quand j'ai dit qui c'est qui vient avec moi, à Parnal, personne n

'a appelé, sinon... Personne n'a branché. Personne n'a dit où m

'accompagner. Je pense que pour eux, ils vivent sur le fait que c'est les

supermusclants et que leurs muscles vont pouvoir leur permettre de tout faire, d

'avancer et de tout gagner.

Non, et puis, il y a les jeux, ils s'arrachent, mais là, 300%, respect.

Mais il n'y a pas que ça, quoi. Il faut l'aventure. Il n'y a pas que les

épreuves sportives.

Mais il faut bouffer, quoi.

Qui c'est qui se charge de l'enterrer, les enfants ? Qui veut les enterrer, les

enfants ? Sinon, il va pourrir.

Tout ça ? Il y en a beaucoup, là.

Comme ça, quand on a le feu, on peut faire de la purée de manioc. On fait

notre réserve, on l'enterre.

J'ai trouvé les fruits.

C'est une coque, comme les noix-noix maison.

Ça veut dire qu'il y a une... Il y a un truc dedans, mais quoi ? Je ne sais pas.

Il faut l'ouvrir à la machette.

C'est les enfants qui vivent à la maison.

Papa, maman préparent à manger.

Papa et maman s'occupent de tout, mais à un moment, il faut sortir les tripes un

peu du ventre. La personne s'occupe de moi, il faut que je fasse autrement.

C'est bizarre.

Je ne vais pas faire assistante maternelle toute la journée.

C'est sûr, Namadia, Anthony et Marie-Lou ont

tendance à se laisser vivre.

Doucement le matin et pas trop vite le soir. De quoi exaspérer Nadine.

Donc tout le monde reste sur la plage aujourd'hui ? Vous ne croyez pas que je

vais faire des escapades à droite à gauche ? Tu dis quoi Marie-Lou ? Il y a

des lunettes, il y a du poisson en face.

Si toi tu as envie de monter, monte.

Je suis déjà montée ce matin, j'ai fait deux allers-retours. C'est bien.

La jeunesse, il se repose pour les épreuves.

Tous les jours, ils se reposent pour les épreuves.

Si l'épreuve, elle est dans deux jours, tu te reposes encore demain ? Tu crois

qu'on va aller à droite, à gauche, à droite, monter tout en haut, comme j'ai

fait la dernière fois pour me fatiguer ? Déjà, je suis KO quand je fais des

épreuves. Aujourd'hui, je fais rien.

Nous aussi, on se fatigue.

Si vous voulez faire fête, mais moi, j'ai pas envie.

S'il vous plaît, s'il vous plaît, il régne une bonne ambiance.

Pour moi, mon problème pour l'instant, c'est réussir les épreuves. Je préfère

garder mes forces pour être performante sur les épreuves et pour l'instant, je

pense que je le suis. Si les anciens préfèrent faire des tables, faire des

tables courrées, c'est pas mon problème, je m'en fous.

Du moment qu'ils sont performants sur les épreuves.

Elle est bien, elle va être bien à la table.

Ah, donc il y en a qui sont là.

Ah oui.

Et qui t'inf.

Nous, on est là, qui font.

Yeah.

Juste au bord de France. Tu vois ce signe-là ? Ouais.

Moi, je fais mon programme de chemin, je ne peux pas rester là à glander toute la

journée et dormir toute la journée sur la plage.

Si j'étais en vacances au Bahamas, ce serait autre chose, mais ce n'est pas le

cas.

Tu me parles meilleur, s'il te plaît.

C'est de ne pas manquer le respect.

Pourquoi je te manque le respect ? La manière dont tu m'envoies le chien, même

les enfants ne m'ont jamais parlé comme ça. Comment ? On parle comme ça quand

même ?

Moi j'ai 60 ans, j'ai pas 20 ans.

Ne me manque pas de respect, c'est la seule chose que je te demande. Comme tu

m'as répondu, oui ma femme. Je faisais ce que je veux, c'est pas ma mère. Si j

'ai envie de rester allongée toute la journée, je resterai allongée. C'est la

seule chose que je demande à tout le monde, c'est pas de manquer de respect

aux autres.

Moi je vous en demande pas, je vous manque en aucun cas de respect.

C'est le minimum dans la vie.

C'est bon, j'ai rien à dire.

En tant que principal du collège, je vous mets en ordre de colle toutes les

deux.

Nadine et Marie-Lou sont toutes les deux têtues.

Chacune campe sur ses positions.

Une nouvelle fois, la tribu rouge est divisée.

Conflit de génération, merci.

Marie-Lou doit respecter Nad quand même, quoi qu'il arrive.

On a l'immunité et c'est pas non plus pour se déchirer si on a l'immunité. Qu

'est-ce que ça va être ? J'espère jamais.

Le jour où on va au conseil, c'est règlement de compte.

A plusieurs kilomètres de là, justement, la menace du conseil a fait voler en

éclats l'unité des jaunes. Ils se trament quelque chose sur le camp.

Vous en avez mangé un petit poulpe comme ça ? L'ambiance n'est plus pareille sur

le camp des jaunes.

Tout le monde est réuni pour manger ou pour faire une activité. Tout le monde

est beau, tout le monde est gentil. Mais après, le clan des jaunes, moi je peux

le dire aujourd'hui, il casse un bœuf.

Vanessa, un blé carmondi qu'un nain avait marre.

Elle voit bien qu'il y a des groupes qui sont bien plus que d'autres.

Je pense que dès le début, il y a eu cette alliance entre justement Marie,

entre Brice, entre Ravière. Ça me fait peur. Et je me suis dit, voilà,

maintenant, c'est bien beau de vouloir éliminer les deux derniers, mais après,

ça sera qui ? Ça sera moi, ça sera Camille, ça sera Catherine.

Moi, j'ai pas envie de voter ni contre Catherine, ni contre Camille.

Je suis pas très stratégique, les filles, mais il va falloir en faire une.

C'est bon pour moi, quoi.

Moi, je suis content.

Philippe reprend espoir. Et il y a de quoi.

Vanessa est en train d'élaborer une contre-alliance qui pourrait tout

bouleverser. Marie, c'est elle qu'il faut sauter.

C'est elle qu'il faut voter.

Elle me dit, Marie, je n'osais même pas l'espérer.

Pour moi, c'était quelque chose...

Même dans mes rêves les plus fous, je ne l'aurais pas rêvé.

Donc Marie, OK, tout de suite, j'adhère. Moi, j'ai l'aval de tout le monde.

Tu as le mien.

Moi, je fais la stratégie avec toi.

Il y a Philippe, toi, Catherine, moi.

Camille ? Pardon ? Ce n'est pas vrai. Merci.

Elle aussi, sauf sa peau.

Je pense que sans Marie, Vanessa et moi, on a plus de chances d'aller loin. Parce

que c'est elle le noyau du groupe.

On aurait pu choisir un des garçons, mais les garçons, ils sont plus cool.

Il n'y a pas ce côté chef. Alors que Marie, elle met la dans le sang. Ce n

'est pas contraire. Elle est comme ça. Elle a la grande gueule.

Elle est comme ça. On vote Marie.

Marie, elle vote Philippe.

Et les autres, ils vont voter toi.

Elodie, du coup, ça serait 5 contre Marie, 4 contre toi et 1 contre toi.

C'est tout le monde, sinon 5 contre votre mari, c'est ça.

Et c'est maintenant que ça se joue.

Parce que maintenant, il y a encore assez de bois pour faire changer les

choses.

Les garçons se sentent très bien avec Marie depuis le début.

Et ça va être dur. Ils vont pas comprendre et ils vont nous en vouloir,

c'est sûr.

Mais c'est un choix à faire et on l'a fait.

Je crois qu'on va avoir de belles surprises au conseil ce soir.

Par contre, ambiance de merde au retour, je m'en fous. S'il faut payer ce prix

-là, je m'en fous.

Sinon, l'ambiance de merde, elle sera tout le temps.

Marie, sur le camp, c'est que des ordres sans arrêt, jamais de remerciements,

tout est naturel, on est ses larbins, c'est normal.

Pour l'instant, j'encaisse, j'encaisse, j'encaisse, et le jour où ça ne va plus

encaisser, ça va faire mal.

Moi, ça me fatigue un peu, là.

Je suis gentille, moi, je suis assez pacifiste.

Non, mais moi aussi, il y a des limites. On a Marie qui est assez impulsive,

directive, qui faut presque être à ses ordres.

Tu sais mettre juste un tout petit fond de mer, parce qu'il n'y a rien qui va

être salé.

Je reviens. Qu'est-ce que tu veux ? Fais ci, fais ça, ou j'ai besoin de ci, ou j

'ai besoin de ça.

Ça m'a un petit peu agacée.

Voilà, je prends sur moi.

Au commandant sur le tronc, j'en peux plus, j'en peux plus, j'en peux plus. Se

laisser commander par une gamine de 23 ans, ça ne va pas le faire longtemps.

Catherine, sinon la casserole, elle est de l'autre côté.

Grouille-toi ! De toute façon, si elle ne part pas aujourd'hui, si je ne pars

pas aujourd'hui, je peux vous assurer que dans 2, 2, 3 jours, ça va voler en

éclats.

Je ne peux plus me l'encadrer, je ne peux plus la supporter.

Le caractère de Marie est fortement critiqué sur le camp. Il faut dire que

la jeune belge ne fait jamais dans la demi-mesure.

On va faire les serviettes, après on va débarrasser les tables.

Regarde Kamala, elles ne sont pas alignées. Je suis très à l'aise dans mon

rôle de meneuse, de patronne et de dirigée. C'est quelque chose que j'aime

faire. Malgré ses 23 ans, Marie sait ce qu'elle veut.

Chef, j'annonce un saumon, un pigeon.

Elle dirige d'une main de fer un restaurant gastronomique dans le centre

de Bruxelles.

Si je vois qu'on m'agresse périmalement ou que je me sens agressée ou menacée,

je peux lever la main.

Je peux être très méchante si on me manque de respect. Avec elle, il faut

que ça file droit.

Ça doit être très militaire.

Comme elle a un caractère bien trempé, on l'écoute quand même.

Hop ! Trois pompages ! Un, deux...

Trois, apprends à souffrir, ça te fera du bien.

J'ai toujours voulu être paracommandeur quand j'étais gamine et j'ai jamais pu

le faire parce qu'en Belgique, on n'engage pas de fiches chez les

paracommandeurs. Allez Marie ! Marie n'est pas du genre à faire les choses à

moitié. Pour Koh Lanta, elle veut être fin prête avant même de poser le pied

sur son île déserte. Ce que j'aimerais m'entraîner, c'est faire tout ce qui est

un peu obstacle.

Allez, on continue ! Peut-être apprendre à pêcher, apprendre à faire du feu,

apprendre à faire une cabane, un radeau.

Marie a été élevée à la dure. Elle s'est forgée très petite, un caractère

indomptable, voire presque insoumis. Si les choses ne tournent pas comme elle

souhaite qu'elles tournent, elle devient très vite agressive.

Et là, ça fait des étincelles.

Moi, Philippe, si je me demande si je vote contre lui, je dis oui.

J'ai énoncé aux autres candidats que mon objectif, c'était de voter pour

Philippe. Et bon, je n'avais pas vu qu'il était derrière moi, donc je lui ai

répété en face après.

C'est ça,

il ne t'a pas demandé.

Non, mais si on me pose la question, je réponds franchement. Tu le dis

franchement même si on ne te pose pas la question.

Ben oui, il faut bien choisir quelqu'un.

Venant de Marie, ça aurait pu être naturel qu'elle dise non, moi je veux qu

'il sorte ce soir.

Oui, il est derrière et alors ? Elle est tellement rentre-dedans que...

On a un caractère diamétralement opposé, à la base. Et après, je suis très

content qu'on soit en alliance avec Marie, Brice et Rabière. Ça me va très

bien d'être dans un groupe de quatre qui peut avancer.

Même si, quand on en a parlé au début, j'aurais bien vu Charles à la place de

Marie. J'aurais bien vu les quatre garçons ensemble, en fait.

J'espère qu'il n'y aura pas trop de plages, quand même.

Sauf qu'elles ne se laissent pas démonter.

C'est radical.

Il faut qu'elles n'en fassent pas plus, quoi.

Ouais.

Parce que si elle venait à se mettre à dos la moitié de l'équipe, ça devient

dangereux. Les hommes du groupe de 4 sont préoccupés. Si Marie ne tempère pas

ses sautes d'humeur, elle pourrait devenir une alliée gênante.

Le sort de leurs adversaires jaunes ne préoccupe absolument pas les Mawars, qui

ont une obsession depuis plusieurs jours, trouver à manger. Et la mère

pourrait leur fournir de quoi se sustenter.

On est parti voir le bord de Roger.

On a vu qu'il y avait des oursins.

Va pas te piquer.

Si tu prends la gammelle, tu prends la marchette, avec la marchette, t'arrives

à lécher dans la gammelle. Ça flotte ou pas ? Je sais plus, j'ai toujours

ramassé sur les rochers, moi, jamais sous l'eau. Donc ceux-là, je les connais

pas d'oursins.

Ça faisait peur un peu.

Je sais jamais si on se fait piquer par l'aiguille ou l'épine, je sais pas, c

'est quoi.

Et puis ceux-là, c'est pas des petits, c'est des oursins mutants, ça.

Bibi, là, on est le repas.

La pêche a été bonne, presque miraculeuse pour des naufragés affamés.

Et les oursins sont des mets de choix, même si leur goût est particulier.

Vous êtes fous, quoi.

Vous mangez pas, ça ? Ah, moi, je mange pas. Vous mangez rien.

Ah, même pas en rêve. Ils font berk dès qu'on leur propose quelque chose à

manger, donc je sais pas, moi, je préfère manger quelque chose qui m

'écœure que tomber comme une mouche, quoi.

T'aimes ? Ah, j'aime pas.

C'est très, très iodé, c'est de la merde.

Une sorte de iodé, pas iodé. Iodé, moi, je connais que le sel.

Ça me plaît, moi, je mange tout ce qui traîne. Moi, ça me dérange pas.

Tout ce qui peut se manger, je le mange, ouais.

C'est trop la dalle. Il n'y a rien, mais tout qui passe.

Ceux qui ne mangent pas, c'est Marilou et Namadia.

Ils ne mangent rien de rien.

Ceux qui ne mangent rien depuis 10 jours, je ne vais pas être égoïste.

Ce n'est plus mon problème. On leur amène tout sur un plateau.

Ils n'en veulent pas.

C'est étonnant.

Namadia, Anthony et Marilou font la fine bouche. Mais sur une île déserte,

difficile de trouver des frites ou d'épais steaks de bœuf. Il faut se

contenter de ce qu'on a. Ça, des oursins.

Pour Sarah, en revanche, ce n'est pas le goût iodé des oursins qui lui a coupé l

'appétit, mais une violente douleur dans l'oreille.

C'est les deux apnées coup sur coup qu'on a fait.

Dans l'oreille, dans les deux oreilles, mais surtout la gauche.

Elle souffre plus cher. Elle souffre vraiment.

Quelqu'un qui souffre des oreilles, c'est l'horreur, c'est la torture d

'avoir des otites.

Et là, elle est déconfite.

C'est pas le genre de femme à se déconfier pour un oui, pour un non.

Sarah, tu s'appelles médecin ? Attends, c'est infecté tes oreilles, là.

Moi, quand j'ai vu, franchement, je me suis dit, ouais, c'est pas une

comédienne.

Donc si elle, elle se plaint vraiment qu'elle a mal, c'est que ça doit

vraiment être une douleur insupportable. J'imagine, parce qu'elle ne se plaint

jamais.

L'état de Sarah est préoccupant.

S'il ne s'améliore pas, ses coéquipiers n'auront d'autre choix que d'appeler en

urgence le médecin de l'aventure.

Sur le camp des Sungai, plus le conseil approche, plus la tension monte.

Les naufragés s'observent, des groupes se forment et se séparent

instantanément, ce qui perturbe le jeune Charles.

Vu qu'il y a le vote ce soir, on est tous un petit peu tendus, on ne sait pas

trop pour qui voter.

C'est un petit coup de blues aujourd'hui.

C'est vrai que je ne suis pas du tout venu ici pour éliminer des gens ou pour

faire de la stratégie.

Peut-être que le stress du vote, peut-être que je joue aussi sur l

'énergie, je ne sais pas trop.

C'est vrai que depuis ce matin, je ne suis pas vraiment en forme. Il y a un

petit peu de stress, un petit peu de fatigue peut-être.

C'est une journée un peu plus dure que les autres.

Charles doute.

Mais il n'est pas le seul.

J'espère qu'il n'y en a pas une qui va flancher.

Vanessa a l'air déterminée.

Les cinq, si on reste unique à la fin, on est sûr d'aller en réunification.

Si Vanessa flanche, elle nous fout tout en l'air.

Catherine pense que Vanessa risque de flancher au dernier moment.

Moi, je ne pense pas.

Elodie est catégorique, mais rien n'est jamais acquis dans Koh-Lanta. Et tout

peut évoluer très vite.

J'hésite pour le conseil de ce soir à jouer stratégie en votant Marie ou à

jouer équipe en votant Élodie.

Voter Marie, ça serait casser cette alliance, mais ça serait en créer une

autre, créer une autre stratégie et j'en ferai partie.

J'ai l'impression que si je mets Marie sur ce papier-là, je serai une prête.

Vanessa est tiraillée entre deux options de vote diamétralement opposées. Mais le

conseil approche, elle va devoir choisir.

Ça me rend malade.

Vanessa, reprends-toi, flanche pas.

On avait la chance de s'en faire marier, mais si Vanessa commence à flancher, ça

change toute la donne.

Parce que si elle s'est pas reprise, les quatre qui vont voter Marie, on va se

faire lyncher après.

C'est une stratégie découverte, on est foutus.

Soit on va jusqu'au bout, soit tout le monde dit tout de suite qu'on le fait

pas.

Moi je suis d'accord avec toi.

Honnêtement, les copains...

Il n'y a que moi qui pose un problème, je le sais.

Pour le conseil de ce soir, je suis la carte maître. Je sais que si je mets

Marie sur le bulletin, tout le monde derrière mettra Marie.

Il y a des occasions dans la vie qu'il ne faut pas louper. Il faut les ligner

tout de suite.

Tous les garçons sont avec elle.

Il ne faut pas louper notre chance. On va se faire éjecter. La chance, elle se

présente là, elle ne se représentera pas après.

Vanessa est totalement perdue. Elle ne sait plus à qui faire confiance.

Je trouve la bonne solution.

Si je veux gagner, il faut que je fasse des stratégies aussi.

Que je ne fasse pas confiance à tout le monde non plus.

Tout le monde n'est pas beau.

Il faut que je sauve ma peau aussi parce que j'ai envie d'aller loin.

Je n'ai pas envie de me faire avoir ou d'être la dinde.

Je vais te dire honnêtement Marie, si je réfléchis avec tout ce que j'ai, tout ce

que j'entends, c'est soit je vote stratégique pour sauver ma peau, soit je

vote par équipe.

Et je suis perdue.

Je ne vais pas être fâchée contre toi si maintenant tu viens voter contre moi.

Parce que c'est ce que j'ai pu comprendre. C'est clair Marie.

Soit je vote toi, soit je vote Elodie.

Vanessa a ouvert son coeur à Marie. Et la jeune belge a su lire entre les

lignes. Si l'ostricultrice hésite, c'est qu'une contre-alliance doit être en

place. En fin de compte, ce que je me mets tout tête, c'est que Elodie a fait

une alliance avec Philippe et Catherine.

Et alors ils ont essayé d'embarquer Vanessa dans leur groupe pour faire une

alliance, pour essayer de voter contre moi pour me mettre dehors.

Philippe a laissé traîner ses oreilles et il a entendu le groupe des 4 parler

de Catherine.

Son sang ne fait qu'un tour. Et si Vanessa avait trahi la contre-alliance ?

Ils foncent en informer Catherine, mais Vanessa a tout entendu.

Dis-moi la vérité, Philippe, parce que je n'ai jamais dit ça.

Philippe est venu me voir en me disant que Vanessa a dit que j'étais l

'instigatrice du pacte de cet après-midi. C'est Philippe qui vient de

te dire ça.

Alors que maintenant, la personne qui me fait foutre la merde, vous ne me

connaissez pas, énervé.

Tu ne me connais pas. Je n'ai jamais dit ça. Tu ne me laisses pas parler, alors.

Mais non, qu'est-ce que tu veux ? Tu parles, tu racontes des conneries. Tu ne

m'as pas laissé parler. Laisse-moi parler. J'écoute ce que dit Catherine.

Mais tu sais quoi, à la base, moi, je vais le dire, mais non, à la base, c'est

même pas lui qui te remet, c'est elle.

Tu me laisses même pas parler tout à l'heure.

Elle vient de me dire que j'ai tout balancé, que c'est toi qui viens de le

dire.

Catherine qui fait la petite sainte mitouche, alors que c'est la première

petite fouine du bazar parce qu'elle reste calme, elle dit rien, elle reste à

l'écart un petit peu, elle revient dans les groupes, elle va un peu chuchoter

chez tout le monde pour prendre la température.

Moi, pour ma part, j'aimerais bien qu'on vote Catherine.

Marie

m

'a dit que j'étais, je sais plus quoi, j'étais une...

Il fout la merde.

T'as vu ce qu'elle vient de dire ? T'as dit que Vanessa avait balancé, mais elle

a balancé quoi ? Sur la tête de mes enfants, j'ai même dit la vérité.

Vanessa a avoué à Marie, Vanessa est très faible, et elle a avoué à Marie qu

'elle avait voulu voter pour elle, que si stratégiquement elle devait voter,

elle voterait pour elle. Tu le sais qu'il y a certaines personnes qui

allaient voter ce soir contre toi ? Bah ouais.

Comment tu le sais ? Bah moi, c'est Vanessa qui me l'a dit. Voilà.

Et elle l'a dit, qui c'était ? Elle a dit les noms.

Moi, simplement ce que j'ai dit à Marie... Parce que t'as dit les noms,

qui a voté pour toi ? Bah ouais.

Non, elle m'a pas dit les noms. J'en ai déduit, j'en ai déduit. Philippe, quand

tu écoutes quelque chose, écoute jusqu'au bout.

Ah non, mais là, il y a un gros malentendu. Philippe a dû entendre

quelque chose et ça lui a fait... Enfin, je ne sais pas du tout, mais là, tout le

monde est en train de se déchirer.

Et c'est horrible en plus de faire ça avant le conseil.

J'ai dit aucun non, aucun non.

Rien ne va plus chez les jaunes et toutes les stratégies élaborées au cours

de la journée sont remises en cause. Du coup, le scrutin est ouvert avec quatre

aventuriers particulièrement menacés.

Catherine, qui est dans le viseur de Marie, mais ils sont aussi plusieurs à

critiquer le caractère très autoritaire de la jeune belle.

Sans oublier les deux derniers arrivés dans la tribu, Elodie et Philippe.

Alors qui sera éliminé à l'issue du vote à bulletin secret ? Une seule chose est

sûre pour l'instant, c'est à 9 que les jaunes retrouveront le campement ce

soir.

Cette première immunité perdue a bouleversé les équilibres dans cette

équipe jaune jusqu'alors si unies, si soudées. Des personnalités s'affirment,

des clans se forment. Et ce qu'ils pensaient jusqu'alors tout bas, ils le

disent tout haut. Dans ce contexte incertain et tendu, quatre aventuriers

redoutent l'élimination ce soir. Elodie et Philippe, les deux derniers arrivés

dans la tribu. Catherine, qui est dans la ligne de mire de Marie. Sans oublier

Marie, qui pourrait payer ce soir son manque de tact et sa franchise.

Bonsoir à tous.

C'est la première fois que vous venez au Conseil.

Vous êtes encore au complet à 10 dans cette équipe des jaunes, mais dans

quelques instants, il y en a un qui va être éliminé par le vote à bulletin

secret de chacun d'entre vous.

C'est assez étonnant d'ailleurs, c'est peut-être tout un symbole.

L'ambiance et le climat est orageux ce soir.

Peut-être un petit peu comme dans votre tribu jaune.

Ravière, qu'est-ce qui explique ce climat très électrique ? En une heure...

On est passé du camp de vacances à l'enfer, là.

On ne s'est pas reconnus nous-mêmes. Quand vous dites ça, vous regardez

Marie.

Comment vous l'avez vécu, vous, Marie, cette fin d'après-midi, ce début de

soirée tendu ? À la base, je n'étais pas assise. J'étais concernée.

Vu qu'on m'a rapporté des choses qui m'ont mis sur le chemin.

Comme quoi il y avait des personnes qui allaient voter pour moi ce soir.

Et bon, il y a eu des clashs parce que ces personnes-là n'assument pas leurs

paroles et leurs dits.

Et moi, c'est un truc que je n'accepte pas, je n'aime pas l'hypocrisie. Quand j

'ai quelque chose à dire, je le dis.

Catherine, comment vous jugez cette passe d'armes de ce soir avant le

Conseil ?

C'est vrai qu'il y a des clans qui se font parce qu'il y a des affinités, donc

il y a des gens qui passent du temps ensemble.

Donc le groupe de Brice, Marie et Ravière.

Est-ce que c'est le début des stratégies ? Je pense que ça peut être le début des

stratégies. Vanessa, je vous sens fermée ce soir, vous avez le masque.

Pourquoi ? Je suis fermée parce que ça a été pour moi une dure journée. Si j'ai

pris la peine d'aller voir Marie, c'est personnellement, par franchise, en

disant que si je voulais jouer stratégie, je.

Moi, je voterai pour elle. Après, effectivement, avant d'arriver au

Conseil, quelques tensions sont arrivées. Des quiproquos, surtout, qui m

'ont blessée. Et quand j'entends Philippe me dire « tu aurais dit ça »,

alors que je n'ai absolument rien dit, j'ai besoin que ça soit clair dès le

départ. Et c'est pour ça que j'ai dû un petit peu m'emporter pour que la vérité

soit dite.

Philippe, j'ai peut-être mal entendu, mais je voudrais dire aussi que...

On est venu me voir et on m'a dit de... Les petits ragots, de faire une

alliance.

Pour vous, la stratégie, elle est partie à 200 à l'heure dans l'équipe des

jaunes, là ? Ah oui, on est venu me voir. Il y a trois personnes qui

venaient me voir. Attendez, moi et l'Audi, on saute dessus.

C'est le pain, c'est le pain.

Je pense que tout le monde peut comprendre.

On sait que nous, on est deux goupilles.

On avait dit... les bannis seront les premiers sortis. Après, quand Elodie est

venue vers nous, moi j'ai beaucoup d'affinités avec Elodie, et je me suis

dit, mince, j'ai plus envie de la sortir, quoi.

J'ai plus envie de voter pour elle.

Camille, comment vous percevez l'accueil réservé à Philippe et à Elodie ?

En fait, c'est vrai qu'Élodie et Philippe sont très différents.

Élodie a le contact plus facile, alors que Philippe est un peu plus réservé.

Donc c'est vrai que c'était peut-être à nous d'aller plus vers lui.

Et peut-être qu'on ne l'a pas assez fait. Pour ma part, je pense que je ne l

'ai pas assez fait.

Philippe, est-ce que dans votre vie de tous les jours, vous êtes un solitaire ?

Un petit peu.

Je ne suis pas un beau parleur. J'aime bien prouver ce que je dis.

Alors quand on rencontre beaucoup dans la vie des gens qui parlent, qui

parlent, mais... Je me suis toujours dit, il faut mieux prouver avant de

parler. Je ne suis pas d'accord.

Moi, je le revois au moment où il était prêt à partir avec les quatre manies, où

il disait, moi, je sais perdre du feu, c'est pour ça qu'il faut me choisir.

Moi, je sais pêcher, je me suis entraînée à ramener des poissons, à

faire des pièges, à faire ceci, à faire cela. Et alors, ce sont des belles

paroles ? C'est confirmé, oui, ça a été des belles paroles parce qu'il n'y a eu

ni feu, ni poisson, ni piège qui a fonctionné.

Donc pour moi, oui, c'était des belles paroles et il a parlé avant d'agir.

Est-ce que vous avez conscience que lorsque l'équipe, dans sa globalité,

choisit Philippe, votre réaction n'est pas faite pour le mettre complètement à

l'aise ?

Oui, bien sûr.

Maintenant, j'ai respecté le choix de mes camarades parce qu'on était un

groupe et c'est la majorité qui l'a emporté.

Je voulais leur faire savoir mon mécontentement.

À lui aussi ? Bah oui.

Elodie, est-ce que vous avez eu l'impression, vous qui êtes arrivée en

même temps que Philippe, de vous intégrer mieux ? Peut-être plus

facilement, oui.

Pourquoi ? Parce que moi, naturellement, je vais vers les autres.

Donc pour moi, ça me pose.

Vraiment pas de problème.

Marie, est-ce que pour vous, Elodie, elle fait partie intégrante de l'équipe

des jaunes dans son ensemble ? Oui, elle fait partie de l'équipe des jaunes, tout

comme Philippe.

Donc si on fait partie de l'équipe, on va le voir au conseil après.

Ils vont peut-être nous laisser une chance.

À nous deux.

Votre défaite dans la dernière épreuve d'immunité a au moins un mérite.

C'est d'avoir permis cette discussion et aux uns et aux autres de pouvoir s

'exprimer. Mais l'inconvénient, c'est que vous allez devoir voter pour la

première fois et éliminer, pour la première fois aussi, un membre de votre

tribu. La première à aller voter, c'est Elodie. Allez-y.

C'est à vous, Philippe. Allez-y.

Donc Marie, parce qu'elle vote contre moi, donc je vote contre elle.

Marie, allez voter.

Camille, capitaine des jaunes, allez mettre votre bulletin dans l'urne.

Allez-y Vanessa.

Charles, vous êtes le dernier à aller voter.

Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et je procède tout de

suite au dépouillement.

A l'intérieur de cette urne, 10 bulletins. Et avant de procéder au

dépouillement, j'ai une question rituelle à vous poser.

Est-ce que quelqu'un a le collier d'immunité et souhaite le jouer ce soir

? Personne ? Tout de suite le dépouillement.

Elodie.

Philippe.

Marie.

Elodie.

Deux voix contre vous, Elodie. Une contre Philippe, une contre Marie.

Charles.

Elodie.

Elodie. Elodie.

Cinq voix contre vous, Elodie. Une contre Philippe, une contre Marie et une

contre Charles.

Elodie.

Elodie. Elodie, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me

rejoindre.

Elodie, les aventuriers de la tribu jaune ont décidé de vous éliminer et

leur sentence est irrévocable.

Restez dignes, ne vous déchirez pas et profitez-en à fond.

Elodie, avant de partir, il vous reste une seule mission.

Placez un dernier bulletin dans cet étui. C'est le fameux vote noir. Il faut

voter contre l'un des membres de votre ancienne tribu jaune. C'est un bulletin

que je placerai dans l'urne lors de leur prochain conseil.

Faites le bon choix.

Tenez, au revoir Elodie.

Au revoir.

Elodie s'en va, victime des hésitations de dernière minute sur le camp, qui ont

bouleversé toutes les alliances existantes.

Je peux peut-être permettre aux personnes les plus en danger de rester

un peu plus longtemps dans le jeu.

Je vous écoute Philippe.

Donc, je n'ai pas l'habitude de servir de cartouche.

Donc Dodi.

J'arrête l'aventure.

T'as pas envie de te battre, justement ? Vous croyez aller gagner jusqu'au bout

et vous allez me garder jusqu'au bout ? Aujourd'hui, vous voulez me virer ?

Autant que je parte de moi-même. Ah non, mais c'est sûr.

Philippe, on va discuter. Asseyez-vous d'abord.

Non, non, non.

C'est un coup de théâtre. Que va décider Philippe ? Pourquoi servir de cartouche

alors que je vais aider des gens à aller plus loin pour qu'ils me virent ensuite

? Les jaunes sont en plein doute. C'est pas vrai.

Oh là là.

Une seule chose est sûre, la semaine prochaine, c'est la Bérezina.

C'est dangereux, regarde.

Maintenant, ça t'inquiète pas ce que tu as quand même.

À ce stade de l'aventure, tout est possible dans Koh Lanta.

Là, je peux plus, là.

Là, je suis au bout.

Les naufragés ne se font plus aucun cadeau. Je suis pas venu à Koh Lanta

pour faire du social.

C'est pas des Ansturiennes, moi, je dis.

Rien ne va plus en Malaisie.

Je vous jure, si vous ne me fenez pas, j'arrête parce que c'est insupportable.

J'avais aucune chance d'intégrer, de faire partie de l'équipe à part entière

parce qu'ils ont un pacte et ils ont décidé de ne pas sortir aucun des huit

de départ.

Et après, ils vont se manger entre eux.

Ça va être terrible. Ça va être très difficile pour eux.

Franchement, ça va être une horreur. Une horreur.

Malheureusement, tu fais partie des deux derniers entrants et il fallait choisir

un des deux. Elodie, je vote contre toi ce soir parce que je suis une stratégie

d'équipe. Les rouges sont très très forts et je trouve que tu nous ralentis

un petit peu sur les jeux. Pour moi, tu es la plus faible de l'équipe. C'est à

contre-cœur parce que tu es une fille qui est débordante de gentillesse.

Malheureusement, pour aller loin après la réunification, nous devons garder les

éléments les plus forts.

Voilà, malgré moi, je vote contre toi.

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