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Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans l'archipel de Serebouat, perdu tout à l
'est de la Malaisie.
Entre Orient et Occident, cette contrée a longtemps été redoutée par les
navigateurs du monde entier.
Seuls les plus téméraires ont osé s'y risquer.
Car dans ce chaos minéral et végétal, au cœur de ces jungles épaisses et
inquiétantes, le danger est partout.
C'est ici, loin de leur famille et de leurs amis, que ces 20 naufragés
volontaires de 18 à 60 ans ont décidé de se mesurer à Koh Lanta.
Ils ont tout quitté pour tenter la grande aventure.
A eux de prouver de quoi ils sont capables. A eux de surmonter toutes les
difficultés. C'est sûr que je ne peux plus. Je suis à la limite.
Mais attention, rien n'est jamais acquis.
La moindre erreur se paye toujours très cher.
Je te faisais 100% confiance.
Alors parmi ces 20 courageux, prêts à tout pour conquérir le titre d'ultime
survivant, qui saura se jouer des éléments ? Qui parviendra à dompter
cette nature hostile ? Et qui sera le plus endurant ? Il n'y a pas de fatigue
qui soit ! Le plus intrépide ? Ou le plus rusé ? Pour survivre, et surtout,
survivre aux autres.
Maintenant la personne qui peut foutre la merde, vous ne me connaissez pas
énervé. Pas oublié qu'on est à Koh Lanta.
On va devoir sortir les revolvers et tirer dans les pattes.
En jeu, les 100 000 euros promis aux vainqueurs.
Au départ, ils étaient 20.
À la fin, il n'en restera qu'un.
C'est depuis les airs que les 20 courageux aventuriers de Koh Lanta ont
découvert l'archipel perdu de Siriguat.
Au terme d'un long périple, ils ont tous dû se jeter dans le vide pour rejoindre
la terre ferme.
Mais ce n'était qu'une mise en jambes, car le pied à peine posé sur cette plage
du bout du monde, les 20 naufragés se sont affrontés dans une course éperdue.
En jeu, Une place de capitaine d'équipe. Et la victoire, elle est pour Namadia et
Camille. Bravo ! Namadia et Camille ont été les plus rapides. Et ce sont eux qui
ont obtenu l'immense privilège de composer leur propre tribu. Des foulards
rouges pour Namadia, des foulards jaunes pour Camille.
Camille, la benjamine, a eu du mal à choisir ses compagnons. Pas facile d
'être sûre de soi quand on n'a que 18 ans. Mais la demoiselle a du caractère.
Et puis en temps sport, à Strasbourg, c'est une compétitrice née.
Je suis prête à faire Koh Lanta et à gagner même et à être la meilleure des
filles. Face à elle, le géant Namadia a réuni une équipe de costauds. Car pour
ce chauffeur-livreur en région parisienne, seule la victoire est belle.
Tu perds. Si tu t'es battu, il n'y a pas de problème.
Si tu perds parce que tu n'as pas tout donné, c'est grave.
C'est une murenne.
Mais non, ce n'est pas une murenne.
Malgré son physique d'athlète, Anthony, le plombier marseillais, n'est pas dans
son élément sur l'île des Mawars, l'île des Rouges.
Loin du vieux port et de son petit confort, il va devoir prendre sur lui.
Je ne suis pas efféminé à porter des choses qui fait que je me travestis dans
la rue, non ? Moi, pour moi, je ne suis pas un métro sexuel.
Thierry, c'est la force tranquille.
Magnétiseur dans le sud de la France, il a totalement confiance en lui.
Ce n'est pas une passion, ce n'est pas une vocation, c'est Thierry. C'est comme
ça, c'est une évidence.
Marie-Lou, elle aussi, est très sûre d'elle.
Membre de l'équipe de France de taekwondo pendant plusieurs années, elle
sait ce qu'elle veut.
Tout comme Sarah.
Responsable d'un centre de remise en forme dans le Var, c'est une force de la
nature avec un mental d'acier. J'ai besoin de prouver à mon papa que dans ce
corps de fille, il y a un homme qui sommeille en elle. Un garçon, un vrai,
un guerrier.
Tout le monde est un peu éparpillé, on ne sait même plus quoi faire.
On n'a pas de feu, on n'a pas d'eau, on n'a pas de cabane.
Myriam, elle, n'est pas du genre à transiger. C'est encore mal rangé, ça m
'énerve.
Préparatrice en pharmacie dans l'Aisne et maman de deux enfants, c'est toujours
elle qui a le dernier mot. Myriam, notre ingénieur.
Oh bah Myriam l'ingénieur, faut pas être ingénieur pour savoir qu'on construit
pas une cabane, c'est un cocotier quoi.
Du coup l'ambiance est électrique avec l'aîné des rouges.
Mickaël, le chauffeur de taxi, dit ce qu'il pense et pas toujours avec
diplomatie. Je vais les croquer un par un.
Pour lui l'aventure c'est avant tout un combat.
Allez, ma poule ! 8-6 et la victoire pour les Rouges ! Sa hargne a d'ailleurs
payé, puisque c'est lui qui a donné la victoire à sa tribu lors du premier jeu
de confort.
D'un côté, je vous propose 4 kilos de riz.
Et de l'autre, 3 allumettes.
Le riz. Le riz. Le riz.
Face à eux, les jaunes, les Sungai, choisis par la capitaine Camille.
Malgré leur première défaite, ils ne sont pas en reste. On a tout, hein ?
Ils sont emmenés par un trio d'hommes forts. A 30 ans, Brice a décidé de se
confronter à Koh-Lanta pour prouver sa valeur.
Tu passes ta main entre les cheveux ? Je vais voir qui je suis vraiment.
Hugo, lui, est un amoureux de la nature et des grands espaces.
Fauconnier dans les environs de Perpignan, c'est pour sa femme et pour
son tout jeune fils qu'il veut briller.
Ravière, c'est pour devenir le héros de ses filles qu'il a quitté la Belgique.
Mais attention !
Sous ses airs de bout en train, Ravière est un combattant acharné. Moi, en
compétition, je suis une arme de guerre.
Pour Marie, pas question d'être à la traîne.
Gérante d'un restaurant gastronomique à Bruxelles, elle doit toujours avoir le
dernier mot.
S'il faut une petite claque pour remettre la personne en place, je le
ferai. Les deux mamans de la tribu sont plus réservées, mais elles ne s'en
laissent pas compter. Catherine est à l'affût. Pas question de se faire
doubler. Ça sent la stratégie là-bas.
Commerciale dans les fers à béton, elle sait comment s'imposer. Quand je vois qu
'au bout d'un moment on se paye ma tête, ça le fait pas.
J'ai trouvé ! Non ! Vanessa, elle, c'est par le travail qu'elle espère gagner sa
place dans l'équipe jaune. C'est des huîtres ! Austréicultrice sur le bassin
d'Arcachon, elle n'est pas du genre à se ménager.
Je ne suis pas une fille du pays, donc pour me faire accepter, il a fallu que
je travaille deux fois plus qu'eux.
Charles aussi redouble d'efforts sur le camp. A 20 ans, ce jeune étudiant en
architecture n'a pas envie de quitter sitôt son rêve de Robinson.
Moi aussi, je peux être un héros. Ce rêve, c'était aussi celui de Bernard, de
Philippe, d'Élodie et de Nadine.
Élodie, Bernard et Nadine, vous n'appartenez pas à une de ces deux
équipes. Vous ne serez ni jaune, ni rouge. Pour la première fois dans l
'histoire de Koh-Lanta, quatre naufragés ont été laissés de côté.
Ils n'ont pas été choisis pour faire partie de l'une des deux tribunes.
Elodie, Nadine, Bernard et Philippe sont partis très loin des aventuriers qui n
'ont pas voulu d'eux, isolés sur une minuscule langue de sable, sans savoir
ce qui les attendait.
On sait qu'on va être mangés, mais à quelle sauce, on ne sait pas.
Cette île, c'est l'île des Bannis.
En quittant la France, Bernard Ledoyen ne pensait jamais être mis sur la
touche. Lui, l'ancien guide nature, le spécialiste des efforts au long cours.
Élodie aussi a mal vécu cette éviction.
La maman au foyer originaire des Charentes est une joueuse, prête à tout
pour gagner.
Si je devais oser mentir et trahir, je le ferais sans aucun scrupule. Nadine
non plus ne s'attendait pas à une telle entame d'aventure.
Ils n'ont pas envie de s'encombrer d'un papy ou d'une mamie.
Je suis tombée là.
D'habitude, c'est elle qui décide et il faut que ça avance. Je suis
coordinatrice de transplantation. Mon métier est là pour coordonner les
prélèvements d'organes et coordonner les transplantations d'organes.
Calme-toi, Philippe.
Philippe, lui, sait ce qu'il vaut. Dès son arrivée sur l'île des Bannis, il est
passé à l'action.
Là, je vais fabriquer ce que j'ai reproduit à la maison, une lance à 4
piques. Personne ne gâchera son Koh-Lanta.
Depuis 10 ans... Philippe se prépare.
Armes, pièges, endurance, il n'a rien laissé au hasard pour être prêt le jour
J. On attend que le poisson y passe.
Sur l'île des Bannis, Philippe s'est surpassé pour prouver qu'il méritait sa
place dans l'aventure. Mais pour l'instant, il en est privé, tout comme
ses trois compagnons d'infortune.
Ils n'ont donc pas participé à la première épreuve d'immunité où les
jaunes se sont imposés au terme d'un combat épique. Attention ! La victoire,
elle est pour les jaunes ! Du coup, les Rouges ont dû affronter le premier
conseil. Et c'est Mélanie, la jeune boulangère, qui a été poussée vers la
sortie. Et leur sentence est irrévocable. Pour les 7 rescapés Rouges,
l'aventure continue, mais ils ne sont pas au bout de leur surprise.
Il y a déjà un message.
Je vais aller réveiller la compagnie.
Et c'est ce qui s'appelle se faire réveiller au clébon.
Je pense que là, les copains, ils vont être fracasses.
Les amis, les maouars, il faut vous réveiller. La bouteille est à la mer.
Message.
Bouteille. Message.
Réveillez-vous, il y a le message déjà. C'est le jeu.
Choisir, c'est renoncer et au moment de composer votre propre tribu, vous avez
laissé de côté deux femmes et deux hommes. Pour savoir si vous avez fait le
bon choix, direction l'île d'Ebanis.
Car votre mission n'est pas terminée. Si votre équipe remporte le prochain jeu de
confort, vous pourrez choisir deux aventuriers supplémentaires qui
défendront vos couleurs.
Je vois qui reste, mais je ne connais pas les prénoms. C'est Nadine, Elodie,
Philippe et Papy.
Ah oui, Papy, voilà.
Quitte à choisir, je prends les deux mecs.
Si c'est les deux femmes, on s'handicape encore plus.
C'est un tournant de l'aventure. En cas de victoire des Rouges lors du jeu de
confort, ils pourront sélectionner deux aventuriers parmi les quatre laissés
pour compte qui rejoindront la tribu des Mawars.
Reste à faire le bon choix.
Et ce choix incombe à Namadia, leur capitaine.
Tout repose sur tes épaules. Je vous laisse le choix.
Dites-moi qui vous voulez en prendre.
Moi, c'est... Moi, c'est les deux hommes.
Je pense pas qu'on aura le choix de deux hommes. Non, mais on sait jamais. Il
faut prendre des actualités. Ça va aller ?
On aimerait deux hommes qui seraient mieux que deux femmes, non pas parce que
ce sont des femmes, mais parce qu'elles nous paraissent peut-être un peu moins
fortes physiquement pour l'aventure, que les deux hommes ont l'air de s'y
connaître pas mal dans tout et d'être bien physiquement.
Ils pourront nous apporter beaucoup, surtout Philippe.
Le dernier discours qu'il a tenu avant qu'il parte, il était très, très
cohérent. Ça fait huit mois que je travaille.
Forêt, mer.
Je suis un excellent nageur.
Franchement, quand je l'ai entendu, je me suis dit peut-être que je suis passé
à côté de quelqu'un.
Donc là, si j'ai l'opportunité de pouvoir le récupérer, franchement, ce
serait très bien. Il nous a prouvé par son discours qu'en une demi-heure, il
arrivait à trouver de tout.
Donc moi, je crois en eux parce que même Bernard...
Vu qu'il a, je pense, de l'expérience et je crois qu'il aime aussi la nature, il
peut nous apporter que du plus. On sait qu'il arrivera, je suis sûre, lui, à
faire le feu en un rien de temps.
Et c'est ce qui, aujourd'hui, nous manque vraiment.
Bon, il va la guerre.
Allez, Nam.
Allez, Nam, bon courage.
L'avenir des Rouges repose sur les épaules du capitaine Namadia. En très
peu de temps, il va devoir sonder les quatre aventuriers qui n'ont pas d
'équipe, déceler les forces et les faiblesses de chacun pour, en cas de
victoire lors du jeu de confort, choisir les deux meilleurs renforts pour sa
tribu. C'est le meilleur pour pouvoir prendre la bonne décision. Peu de
conflits.
Direction l'île des Bannis.
De leur côté, les jaunes aussi ont reçu le même message.
Mais ils laissent Ravière, pour le moins, perplexe. Vous pourrez choisir
deux aventuriers supplémentaires qui défendront vos couleurs.
T'as compris ? T'as compris un truc que j'ai pas compris ? Ouais, c'est moi qui
ai été choisi en dernier.
Toi, tu penses que c'est un changement ? Non, deux aventuriers supplémentaires.
C'est pas un échange.
Supplémentaires. Je la connais, la définition de supplémentaires.
C'est en plus.
Ravier s'inquiète pour rien. S'il gagne le confort, les jaunes pourront
renforcer leur tribu avec deux aventuriers choisis parmi les quatre qui
survivent sur l'île des Bannis. Elodie, Nadine, Philippe ou Bernard.
A eux de faire le bon choix et c'est tout l'objet de la visite que va leur
rendre la capitaine d'équipe Camille. Le choix va à nouveau être compliqué, c'est
clair que...
En laissant deux personnes de côté à nouveau, ça va être quand même la même
sensation qu'au début, je pense.
Pour en récupérer deux de plus.
Et c'est énorme, ça.
Ah ouais, niveau surnom après, pour arriver à la réunification.
Ouais, ouais, c'est déjà un solide avantage. Et du coup, si on gagne, on
prend le Rambo, celui-là qui a mis la mangée. Moi, je ne suis pas persuadée.
Non ?
Je pense qu'il faut tenter Rambo.
Moi, j'aime pas sa tête, ça me revient pas.
On le connaît pas. Oui, bien sûr, on le connaît pas. Après, c'est Bernard de
Limèche.
Si d'ici peu, on a le feu et que le mec, il va nous ramener des poissons tous les
jours, le mec, il avait l'air sûr de lui. Oui, c'est clair.
Dis-moi si vous me prenez, je vous amène à manger.
Moi, je vous promets une seule chose.
À manger. Et tout ce que je ramène, c'est du jamais vu à Colombes.
Je peux te dire que s'il n'en ramène pas, il va vraiment se faire passer pour
un fou.
Philippe, je ne le connais pas du tout, je ne le juge pas, mais là, à premier
abord, je ne le sens pas, je n'arrive pas à le cerner. Et le fait qu'il s'est
vanté comme ça aussi, je pense que c'est beaucoup de blabla.
Je vois bien que Camille nous ramène filin, parce qu'il s'est tellement bien
vendu, il était motivé à 200%, il peut nous rapporter à manger, ça nous laisse
quand même plus de chance que Bernard.
Bernard, il est chétif, il me semble faible.
Bernard, il avait l'air super sympa aussi.
Il est super sympa, oui.
Nadine, je pense qu'elle collerait bien dans le... Ça serait notre maman à tous.
Ça ferait du bien, là.
Il n'y a que pour le mec, il n'y a que pour Rambo que je suis partante. Après,
les autres, je ne les connais pas, donc je ne peux pas dire.
On te fait confiance.
Tu feras le bon choix.
J'ai un poids lourd sur les épaules aujourd'hui, mais je me sens d'attaque
et je sens que je peux le faire. Je sens que j'ai l'équipe derrière moi, donc je
sais que ça va aller.
Sanga, sanga, sanga !
Une nouvelle fois, malgré son jeune âge, Camille a la lourde tâche de représenter
sa tribu et de se faire une idée précise des forces en présence. Pour faire le
bon choix. Un choix qui pourrait bouleverser la suite de l'aventure.
Mais attention, l'accueil réservé aux deux chefs d'équipe sur l'île d'Ebani
risque d'être glacial, car ce sont eux qui les ont privés du début de l
'aventure, en ne leur donnant pas de foulard jaune ou rouge.
Moi ce que je veux c'est quoi ? Deux personnes ?
Pour la niaque.
Et c'est bien mignon d'avoir la survie.
Mais si t'as la survie, et sur les jeux de confort ou d'immunité, tu traînes la
patte. On fait comment ? Moi, ce que je veux, c'est du sûr.
Tu vois, ce que tu veux dans ton équipe, c'est les petits bâtons au niveau
sportif. T'as très bien compris ce que je veux dire.
Si tu faisais courir ta mère avec toi, tu ne courrais pas ta mère, t'es en
train de me dire ça.
Entre ma mère et quelqu'un de 25 ans qui peut m'emmener loin dans le jeu, je ne
prends pas ma mère.
Mais c'est logique.
Je te le dis, mais c'est tout à fait normal.
C'est parti d'un outil que je veux les plus fort avec moi.
Si vous nous faites montrer ce que vous faites, peut-être que là je me dirais,
ah bon, elle a fait ça, ok, lui fait ça, ok, lui fait ça, ok.
Alors tu vois, il y en a beaucoup qui ont fait un harpon comme ça. Que là,
moi, avec ça, j'ai beaucoup plus de chance de l'avoir le poison.
J'ai multiplié ma surface.
Jusqu'à présent, on n'a jamais rien attrapé avec le harpon.
Jusqu'à présent, on n'a pas eu de poisson, ni avec le harpeau, ni avec le
poisson. On a déjà attrapé un poisson, il est là-bas.
Je vais te le chercher. Oui, j'en remercierai bien, oui.
L'atmosphère est électrique sur l'île des Bannis.
La perspective de rejoindre l'une des deux tribus à l'issue du prochain jeu de
confort a eu raison de leur cohésion.
Seuls deux d'entre eux seront choisis, et ça, Nadine l'a compris.
Philippe, c'est un MacGyver ici. Il invente tout, il fait tout. Donc moi, je
le colle de près.
Du fait que je sois en plus hyperactive, je vais à fond avec lui dans ce qu'on
fait. Ce matin, on est partis sur les dés des radeaux. C'est l'idée de
Philippe, je suis Philippe. Parce que je suis effectivement son binôme. Parce qu
'on est des hyperactifs. Mais j'ai toujours la paix, je peux tout faire.
Et je serais ravie d'intégrer une équipe. Pas grand-chose, mais c'est un
début.
On est d'accord ? Tu dois pas m'offrir un poisson, attends. C'est l'appât.
Là-bas j'ai encore des crades écrasées.
C'était un poisson mort qui allait servir d'appât. Non, non, non, non, j'ai
préféré le garder comme l'appât.
Parce que là-bas, il y en a des comme ça.
Ce que tu fais, je le vois.
Non, mais moi, je ne suis pas là en vacances. J'ai encore plein d'autres
choses à te proposer. Non, mais ça, je n'en doute pas. Alors moi, je ne suis
pas une grande pêcheuse, c'est clair.
J'ai d'autres qualités qui sont importantes pour aller au bout de cette
aventure. Il faut avoir cet esprit d'équipe avant tout et penser à former
un groupe.
Moi, je vais me vendre un petit peu.
À 60 ans, j'ai réalisé des défis.
que même des gens de 25-30 ans n'auront jamais fait, ne feront jamais de leur
vie, aussi bien en forêt amazonienne que désert.
Donc un gros, gros mental de profession, je suis quand même guide nature.
Donc je peux être simplement le sage. J'en doute pas, j'en doute pas.
Namadia a écouté ses interlocuteurs avec attention.
En cas de victoire, il devra faire un choix. Mais pour l'instant, le capitaine
des Rouges est incertain. Ils m'ont montré qu'ils étaient motivés, qu'ils
avaient la niaque.
Donc maintenant, à la base, j'étais parti avec un choix bien déterminé.
Et là, franchement, on va dire que j'ai un petit doute sur mon champ.
J'ai une petite réserve quand même par rapport à Philippe.
Il a un tremplin d'énergie, c'est dur à canaliser et ça risque d'être dur à
gérer. Bernard, d'après ce qu'il me parle de la nature, je pense qu'il doit
y avoir du manioc ou quoi, mais on ne le trouve pas. Donc lui, s'il a cette
faculté d'avoir bossé dans la nature, je pense qu'à ce niveau-là, il pourra nous
aider sur ça.
On se rend compte que le physique c'est bien, la force c'est bien, mais ça ne
fait pas tout.
A bientôt.
Bonjour à tout le monde.
C'est le bon choix ? C'est le bon choix. J'espère qu'il aura compris que le
binôme Nadine et Philippe est le plus actif et le plus motivé pour trouver des
solutions de survie.
La visite de Namadia a révélé l'existence de deux clans.
Alors mon binôme ? Oui, ton binôme.
Elodie et Bernard d'un côté, Philippe et Nadine de l'autre.
Mais tous le savent, c'est maintenant que leur avenir dans Koh Lanta se joue.
Ce n'est pas le moment de flancher.
Vous allez bien ? Oui, toi ? Bon, alors, je vais vous expliquer.
Tu viens faire ton choix.
Ouais, c'est un peu ça, ouais.
Bon, moi, je vais faire très court, je commence.
Malgré mon grand âge, je fais du sport extrême.
Je suis un petit peu la voix de la sagesse. Je suis quand même sportif sur
terre. Je suis très calme.
Mais après, ça pète, ça pète. Après, voilà, tu fais ton choix.
Moi, ce que je recherche avant tout, et ça je l'ai toujours dit, c'est la bonne
entente au sein du groupe. C'est là où notre binôme s'est formé. Parce qu'on a
un petit peu la même habitude.
Pas au niveau écologie, sans se connaître.
Non, pas l'écologie, arrêtez.
Hier, je vous ai demandé de planter, vous n'avez pas voulu planter.
Arrêtez de dormir de ces sujets.
Oui, mais toi, tu as dévasté la moitié de la forêt. J'ai préparé des pièges.
Ils sont venus après pour faire un autre piège. Ils m'ont demandé de prendre mon
bois. Moi, je me suis levé le premier, j'ai cherché mon bois, il était coupé,
ils le voulaient.
Non, on ne voulait pas tant.
Attendez, moi, deux secondes. On a les mêmes affinités.
J'ai cassé, mais j'ai replanté. J'ai cassé, mais j'ai replanté. La
différence, on n'a pas dit quoi. Non, mais ne vous engueulez pas.
Non,
non, non.
Ils sont en train de te bourrer la tête, là, ma pauvre fille.
Mais rentrez-vous compte.
Là, vous vous donnez la bonne parole, les bonnes choses. Je ne suis pas d
'accord.
Non, non, non, c'est une ambiance pourrie comme ça, moi j'arrête. C'est
vous qui disiez n'importe quoi.
Mais non, on n'a rien dit. On a dit qu'on était très proches, on aime
beaucoup la nature.
Je vous demande d'en replanter, vous n'êtes pas capable d'en replanter ? L
'enjeu est tel que les aventuriers perdent un peu de leur discernement.
Mais après trois jours isolés dans ce huis clos du bout du monde, tous les
quatre espèrent intégrer l'une des tribus, quitte à oublier, l'espace d'un
instant, tout ce qu'ils ont partagé ensemble.
Mais c'est pas grave, on reste tous ensemble. On s'est jamais pris la tête
comme ça.
Je trouve que c'est dommage de se bouffer le nez, parce qu'on s'est très
bien entendus jusqu'à présent, et moi j'ai pas envie de me bouffer le nez avec
qui que ce soit. Mais je comprends pas qu'il ne comprend pas qu'il y a
forcément une affinité entre nous deux, c'est con pour lui. Il est très
individualiste, je pense.
Maintenant ils commencent à être ensemble, c'est pas bon, ils vont
commencer à faire des alliances.
Moi les alliances, si tu gagnes l'épreuve, si tu me choisis, moi je te
donne ma parole, et je te la donne.
que si tu me choisis, dès que j'entends qu'on veut voter pour toi, je viendrai
vers toi et je te le dirai.
Maintenant, tu feras ton choix. C'est bon à savoir.
Auprès de Camille, j'ai fait montrer que je voulais vivre mon aventure.
C'est tout.
Je veux la vivre.
Si je peux l'emmener, même si elle me choisit, si je peux l'emmener très loin,
je vais l'emmener très loin.
Je suis juste là pour mon biseau et ma femme.
Je veux qu'ils soient fiers de moi.
Moi,
j'ai perdu mon père à l'âge de 3 ans.
Je veux y prouver, je veux qu'il reste quelque chose aujourd'hui.
C'est tout.
Fais ton beau choix, man.
Moi, je te dis, je te donne la parole. C'est tout.
Et gagne l'épreuve si tu me veux.
Parce que Nam, il me veut.
C'est clair.
Philippe a joué carte sur table. Ça passe ou ça casse. Mais il n'est
désormais plus maître de son destin.
Pour ces quatre compagnons d'infortune, la suite de leur aventure est une
nouvelle fois entre les mains de Camille et de Namadia. Et bien malin celui qui
pourrait prédire ce qu'ils vont décider.
Avec Bernard, on aimerait bien être tous les deux dans une équipe.
L'idéal, ça serait tous les deux chez les jaunes. Ah bah ouais, mais c'est
exactement ce qu'on en raconte.
Aujourd'hui, si on me dit Bernard, tu vas chez qui ? Avec qui ? Je dis moi, je
pars avec Elodie chez les jaunes.
Parce que chez les jaunes, j'ai ressenti de la zénitude. Chez les rouges, j
'aurais des appréhensions.
Nam nous a vraiment mis la pression. Il a fait comprendre, je veux des killers.
Je veux des killers.
Il a dit, je veux des killers.
Je ne suis pas une killer. Moi non plus, je ne suis pas une killeuse.
Moi, tant que je reviens dans une équipe, je serai content.
Le tout, c'est de repartir dans l'aventure.
Si je ne suis pas prise, je vais être hyper déçue.
Mes enfants croient vachement en moi. Ils sont hyper sportifs et compétitifs.
Ils vont dire que maman a baissé les bras. Ce n'est pas que je baisse les
bras.
C'est comme ça.
Cette émue est très inquiète que ces quatre naufragés quittent l'île des
Bannis, leur île depuis le début de l'aventure.
Ils partent à quatre, mais ils le savent, seuls deux d'entre eux seront
choisis par la tribu qui gagnera le jeu de confort.
Pour l'instant, Ni Bernard, ni Nadine, ni Philippe, ni Elodie ne savent de quoi
leur avenir sera fait.
Bonjour Camille. Bonjour.
Bonjour Namadia. Bonjour.
Alors tous les deux vous êtes allés sur l'île des Bannis rencontrer les quatre
qui n'appartiennent à aucune des deux équipes.
Qu'est-ce que vous avez ressenti en vous retrouvant sur ce tout petit îlot ?
Quand je suis arrivé, je me suis dit mais comment ils font ? Parce que
vraiment, eux, il n'y a vraiment rien.
Rien de chérien.
D'être coupé de tout, ça ne doit vraiment pas être évident. Je ne sais
pas comment ils ont tenu pendant tout ce temps.
Camille ? Pourtant, ils tiennent le coup, ils gardent le moral, ils
cherchent la nourriture comme nous, ils font exactement comme nous, ils
survivent comme nous et ils ont l'envie de réintégrer cette équipe, donc c'est
pour ça qu'ils tiennent aussi.
Et bien justement.
C'est ce qui va arriver à l'équipe qui l'emportera aujourd'hui lors du deuxième
jeu de confort. Cette équipe-là aura la possibilité d'intégrer deux aventuriers.
Mais encore faut-il l'emporter et vous ne serez pas seul. Vos équipiers
arrivent pour disputer ce deuxième jeu de confort.
Bonjour les Rouges !
Bonjour les jaunes ! Alors aujourd'hui vous allez disputer votre deuxième jeu
de confort au cours duquel vous allez pouvoir tester votre cohésion et pour
certains d'entre vous votre sens de l'équilibre.
Ça se passe en deux temps. D'abord sur terre, sur la plage et dans la forêt où
vous allez devoir récupérer des supports comme ceux qui sont à vos pieds, qui
ressemblent en fait à des tabourets géants.
Ensuite, pour atteindre les plateformes d'arrivée, vous allez, pour certains d
'entre vous, progresser de support en support. Dès l'instant... que la
personne qui est en équilibre atteint sa plateforme, elle pourra libérer une
corde qui permettra ensuite à tous les autres de monter sur la plateforme. Pour
gagner, il faut être la première équipe au complet sur sa plateforme.
Il y a sept rouges, il y aura donc sept jaunes. Une des femmes ne participera
pas à cette épreuve. C'est pour ça que je vais procéder à un tirage au sort.
À l'intérieur de ce morceau de bambou, trois boules blanches, une boule noire.
Celle qui tire la boule noire est exemptée.
Marie.
Catherine, Vanessa, il n'y a pas de passe droit pour la capitaine. Camille,
je vais vous demander de tendre le bras, de le retourner et d'ouvrir.
Camille, capitaine exemptée d'épreuve, venez me rejoindre.
Parlons maintenant de la récompense.
L'équipe qui l'emporte pourra choisir parmi les quatre qui n'ont pas d'équipe,
deux d'entre eux pour les intégrer à votre tri.
choix important, choix peut-être décisif pour la suite de cette aventure. Donc si
j'ai un conseil à vous donner, bien évidemment c'est de gagner.
Allez au bout de la plage, c'est là que je vous donnerai le départ.
Les rouges, les jaunes, 3, 2, 1, go !
Dans un premier temps, les aventuriers doivent récupérer le long d'un parcours
les plateformes qui leur permettront de marcher sur l'eau. Il y en a trois par
équipe.
C'est
incroyable, les rouges ne voient pas leur deuxième plateforme qui est
pourtant juste sous leurs yeux, entre les racines du pandanus. Ils perdent de
précieuses secondes.
Allez pour l'instant, avantage aux jaunes.
Les rouges reviennent.
Les jaunes ont récupéré leurs trois plateformes. Ils foncent en mer,
direction le ponton de départ.
Allez ! On en laisse ça ! On en laisse ça !
Marie a du mal à trouver son équilibre
ainsi perché.
Les rouges en profitent pour revenir dans la course.
Légère avantage pour les jaunes.
Marie en équilibre.
Et du côté des rouges, Marie-Lou.
Pour rejoindre la structure d'arrivée, Marie et Marie-Lou doivent progresser en
équilibre sur ces petites plateformes maintenues à la force des bras par leurs
coéquipiers. Chaque équipe doit ainsi les avancer l'une après l'autre pour
créer une sorte de pont suspendu.
Les rouges n'en utilisent que deux pour ne pas disperser leur force, alors que
les jaunes en ont toujours trois. Il y a moins d'aventuriers pour les soutenir,
elles sont donc chacune beaucoup plus instables.
Pour commencer, Marie-Lou, vous êtes à égalité.
Les jaunes optent pour la même tactique que les rouges. N'utilisez que deux
plateformes pour faire avancer leur équilibriste Marie.
Le secret,
c'est d'être le plus compact et le plus immobile possible afin de faciliter le
travail de son acrobate.
Mais avec la houle, c'est particulièrement compliqué.
C'est touché ! Myriam pour les rouges !
Les
rouges
tentent le tout pour le tout. Changer d'équilibriste à chaque tentative.
Alors que les jaunes font confiance à Marie, mais sans réussite pour l
'instant.
Malgré tous leurs efforts, les équilibristes ne parviennent pas à
progresser hors de l'eau sans céder des mains.
Il faut dire que sans véritable repas depuis 4 jours, les organismes sont déjà
très affaiblis.
Vous êtes au même stade et l'épreuve va évoluer.
A partir de maintenant, la personne qui sera en équilibre pourra céder de ses
mains et se mettre accroupie.
Attention ! Stop ! Allez, c'est parti.
Vas-y, vas-y.
Attends, attends.
C'est bien Marie, allez, c'est super comme ça.
Duel au sommet entre deux anciennes gymnastes. Marie totalement accroupie
contre Marie-Lou qui est pliée en deux. Les jambes presque droites.
Les
jaunes,
un tiers du parcours. Vous avez un peu d'avance sur les rouges.
Les deux tribus sont très performantes. Elles avancent vite.
Les
jaunes
vous avez dépassé la mi-parcours.
Les rouges aussi.
Allez ! Les rouges et les jaunes sont quasiment à
égalité. Une chute à ce moment de l'épreuve serait synonyme de défaite,
car l'équipe devrait repartir du ponton de départ.
Ça y est, Marilou peut libérer la corbe pour permettre à ses coéquipiers de
grimper. La première équipe au complet sur sa structure remporte l'épreuve.
La victoire tend les bras au rouge, mais attention, les
jaunes ne sont pas loin.
Il a perdu temps, il a du mal à se hisser. Côté jaune, ce montée de corde
est une formalité pour Hugo le grimpeur. Allez, allez, allez, allez, allez,
allez.
Myriam est bloquée et personne ne l'aide côté rouge.
Les jaunes ont refait leur retard, les deux tribus sont de nouveau à égalité.
Allez, allez, allez.
Chez les Rouges, égalité !
Les jaunes bravo, victoire au finish, la deuxième d'affilée et qui va vous donner
un avantage certain dans quelques instants. Mais je voudrais d'abord me
tourner vers vous les rouges.
Tactiquement, est-ce que vous avez l'impression d'avoir fait exactement ce
qu'il fallait faire ? Il faut aller jusqu'au bout et on a tendance à, dès qu
'on a un peu d'avance, on baisse les bras, on se dit bon c'est acquis.
Donc c'est pour ça qu'on n'arrive pas à aller jusqu'au bout.
C'est mental, donc tant que les 7 ne sont pas là-haut, il ne faut pas lâcher.
Quand tu lâches, quand tu dis j'ai pas beaucoup de force, j'y arrive plus, j'y
arrive plus, quand tu lâches... Dis-toi que quand tu lâches, tu lâches les
autres. Qu'est-ce que vous en pensez, Sarah ? Peut-être que ceux qui étaient
sur la plateforme, il fallait se mettre un plat ventre et tendre un bras pour
juste pouvoir mettre un pied, etc.
C'est comme ça que les jaunes ont gagné ? Mais oui. Ils avaient du retard par
rapport à vous ? Bien sûr, mais oui, en plus.
C'est comme à chaque fois.
Donc il faut absolument qu'on arrive à souder nos forces jusqu'à la fin.
Et à l'arrivée, vous perdez. Michael ? D'abord, je ne suis pas d'accord avec
Sarah.
Voilà, parce qu'il ne faut pas... Là, c'est un travail d'équipe. On est bien
partis. On avait même une légère avance. Mais vous étiez devant.
Mais il ne faut pas dire qu'il y a tel ou tel ou tel. C'est un travail d'équipe
aujourd'hui. Moi, je dis que c'est l'équipe qui a perdu.
Alors les jaunes, vous remportez ce premier jeu de confort.
Et vous allez avoir la possibilité de choisir deux nouveaux aventuriers.
Parmi les quatre qui n'appartiennent à aucune des deux équipes.
Ils arrivent de leur petit îlot minuscule.
Ils y ont vécu dans des conditions encore plus difficiles que les vôtres
depuis trois jours.
Et ils vont vous rejoindre ici sur cette plage.
Bonjour à tous les quatre.
Mettez-vous à ma gauche.
Comment se sont passés ces trois jours ? On a quand même un peu souffert parce
que Lille n'était pas très fournie en quoi que ce soit. En rien.
En rien.
Il n'y avait rien. Et il n'y avait absolument rien.
Philippe, je me souviens lors de la composition des équipes de votre
déception. La déception est passée ? Oui, d'avoir manqué ce qu'ils ont déjà
partagé. Les Jeux, c'est un regret.
Ça c'est clair.
Nadine ? Ce qui est un peu décevant, c'est le fait de ne pas être entrée dans
une équipe. Je ne peux pas prouver ce que je suis capable de faire au niveau
vitalité, dynamisme, technique, énergie, tout ce que j'ai pour me battre. Et là,
la frustration est plus grande. Les jaunes viennent de gagner le jeu de
confort. Et leur récompense, c'est de choisir deux aventuriers parmi vous
quatre. Il y en a deux qui vont vous rejoindre.
Ceux de votre choix. Vous avez une capitaine d'équipe qui les a rencontrés.
Donc je vais vous laisser quelques instants pour vous concerter. N'oubliez
pas que c'est une décision lourde de sens que vous allez prendre.
Il y a soit la stratégie sport, donc jeu, soit la stratégie camp.
D'accord, on prend Philippe, alors on prend Nadine.
Moi, Nadine, je ne veux pas la lâcher. Je ne suis pas d'accord avec vous parce
que vous voyez que les jeunes et pour vous les vieux, ils sont incompétents.
Non, je ne suis pas d'accord avec toi. Je veux bien prendre Philippe, mais je
veux Nadine. On a compris, Marie.
Tu veux Nadine et Bernard.
D'accord.
Je le définis de toi.
Bernard et Luc, chacun a donné son avis.
Oui, je sais.
Des jaunes.
On va prendre Elodie.
Tenez Elodie, voilà votre foulard et n'oubliez surtout pas votre sac.
Merci.
Je suis heureux de vous annoncer que vous faites maintenant partie de la
tribu des Sungai, la tribu jaune.
Je suis heureuse, je ne pensais pas, vraiment je ne pensais pas. Merci, merci
à tous.
Il y a une deuxième décision importante à prendre.
Camille, capitaine de l'équipe, qui va rejoindre l'équipe des jaunes ? Bon, je
sens que c'est dur.
Philippe. Philippe, n'oubliez pas ça, l'essentiel, votre foulard jaune.
Vous appartenez également à la tribu des Sungai.
J'ai l'impression que vous n'êtes pas toutes et tous d'accord, Marie.
Non. Je ne suis pas d'accord parce qu'ils sont plus, de prendre les
personnes qui sont plus physiques et moi pas du tout.
Et voilà, moi il y a déjà des personnes là qui sont dans le groupe qui ne me
reviennent pas, que je ne sens pas, que je ne veux pas prendre. Et je me trompe
très rarement.
Pour Bernard et Nadine, c'est un second choc. De nouveau, ils ne sont pas
choisis. Alors que tous les deux rêvaient de revenir dans l'aventure.
On ne nous fait pas confiance, c'est dommage.
Nadine et Bernard, vous n'appartenez pas à cette équipe des jaunes.
À partir de maintenant, vous appartenez à l'équipe des Rouges, à l'équipe des
Mawars.
Ils ne vous ont pas choisis, mais à regarder leur sourire, ils sont
heureux. Nadine, vous êtes rouge.
Bernard, vous êtes rouge. Prenez vos sacs et allez les rejoindre.
Bernard, je vous sens ému. Vous avez eu peur de quitter définitivement Koh-Lanta
? Oui, effectivement, j'ai eu peur.
Très peur.
Nadine, heureuse ? Je suis très heureuse de continuer l'aventure. Ça s'éteint. Et
j'ai même retrouvé mon monsieur qui m'a grondé le premier jour.
Écoutez, il a peut-être des choses à se faire pardonner. Ça, je ne sais pas.
Les jaunes, depuis le départ, vous n'avez quasiment rien mangé à part
quelques cocos.
Eh bien, j'ai de quoi fêter dignement l'arrivée de Philippe et d'Élodie.
Venez, Camille.
Du thon cru, du riz et de la mangue.
Profitez-en.
Les jaunes encore bravo. Et j'ai envie de vous dire, bon appétit. Vous l'avez
mérité. A très bientôt.
Les Sungay rentrent très satisfaits sur leur campement. Ils ont de nouveau battu
les rouges.
Ils ont de quoi faire un bon repas et surtout, ils ont pu choisir leurs deux
nouveaux compagnons.
Ah ouais, elle est jolie comme tout. Petite cabane, c'est vrai qu'elle est
jolie. Je pensais que peut-être je retournerais à Paris, mais alors là, en
plus d'être intégrée dans l'équipe jaune, c'est celle que je voulais.
Et avec la nourriture, c'est vraiment un rêve.
Et puis, elle n'a toujours rien dit. Alors, qu'est-ce que tu en penses de la
cabane ? Je l'ai dit.
Je l'ai dit qu'elle était belle.
J'ai sûr que je suis heureux parce que j'attendais que l'aventure commence.
C'est vraiment l'aventure.
Je suis content, j'ai les jaunes, je ne regrette pas.
Oublié Lilo Débany, Elodie et Philippe ont repris des couleurs. Le jaune
forcément.
Le jaune me va très bien.
Je trouve qu'il me va parfaitement.
Je n'ai déjà pas de bonne humeur.
Alors que Marie, elle, voit rouge.
Eh les gars, il va commencer à faire noir.
Depuis qu'elle l'a croisé le premier jour et sans le connaître, elle a un a
priori négatif sur Philippe, une intuition.
Je ne peux pas dire que j'ai de la haine vis-à-vis de lui parce que je ne le
connais pas. C'est juste au premier feeling, au premier abord que je sens
que ça ne va pas.
La jeune belge n'est pas du genre à changer d'avis, loin de là.
Je ne vais pas lui parler. S'il vient me parler, je lui parle par politesse, mais
sinon je ne vais pas vers lui. Et je suis sûre à 300% que c'est quelqu'un qui
va foutre le brin dans l'équipe. Ça ne va pas se passer comme ça et je vais
tout faire pour le faire dégager.
Marie ne fait pas dans la demi-mesure. Quand elle n'aime pas quelqu'un, elle le
fait savoir.
Du coup, Philippe n'est pas très à l'aise au sein de sa nouvelle tribu.
Il a dit tu le fais. Tout en place. D'ailleurs pour toi c'est une épreuve.
Philippe, j'espère qu'il va tenir ses promesses.
Il a dit qu'il allait chercher du poisson, qu'il allait amener à manger,
là en venant qu'il allait faire du feu. C'est le Rambo quoi.
Donc voilà, moi j'espère qu'il réalise ça. Donc j'attends.
Maintenant ils me font participer à leur festin, je les remercie. Je reste non.
Il faut que j'arrive à m'intégrer. Ils ont été gentils, ça c'est sûr, mais ça
ne veut pas dire que je suis intégré.
On ne sait pas ce qu'ils ont dans leur tête.
Si on perd une épreuve, ils peuvent me virer, moi ou Elodie.
Philippe est méfiant et il a raison car il est attendu au tournant. Le fait de
faire rentrer deux nouveaux arrivants, c'est un peu des jetons en or parce que
dès qu'il faudra éliminer, ils sont malheureusement en ligne de mire.
Donc nous, on a une équipe soudée. Les deux premiers à sortir, ça va être
malheureusement Philippe et Elodie.
Dans Koh-Lanta, comme dans la vie, c'est très compliqué de trouver sa place dans
un groupe uni.
Et c'est exactement ce que sont en train de vivre Nadine et Bernard.
Merci de nous accueillir dans votre demeure.
Alors, l'arrivée était, ouais, pas très chaleureuse.
Bon, c'est sûr que ça n'a pas été un choix des rouges, que ce soit Bernard et
moi. Je n'ai plus rien de sec pour dormir, ça va être rare.
Je suis juste en choc, mais bon.
Si quelqu'un veut bien naturellement me prêter un truc pour moi dormir, quoi. Eh
bien, nous, c'est pareil.
Bon, je dormirai avec mes affaires mouillées, c'est pas grave.
Ah,
j'avais vu ça, quoi.
Nous, il faut qu'on s'intègre.
C'est à nous de nous intégrer, c'est pas eux qui vont nous faire un pont en or
pour arriver.
C'est à nous de nous intégrer, de faire nos preuves.
Mika, tu viens chercher de l'eau avec moi ou t'as pas le courage ? On va
chercher de l'eau.
Je vais aller voir où est l'eau.
Tu viens avec nous ? Comme ça, je découvrirai l'endroit. Ça grimpe, hein ?
Bon, ben là, j'ai l'impression de sentir que je suis vraiment le boulet, quoi.
L'équipe rouge.
Je vais m'adapter.
On a pas pris les bonnes vedettes, par contre. Ouais, je pense qu'on a pas pris
les bonnes comptes.
Nadine et Bernard l'ont compris, ils vont devoir redoubler d'efforts pour se
faire accepter par les Mahouards. Et surtout prendre sur eux, ce qui risque d
'être particulièrement difficile pour la doyenne de l'aventure, qui n'a pas l
'habitude de faire profil bas.
Je suis quelqu'un de très speedy, il faut que ça avance. J'ai pas le temps de
faire la causette, on m'attend au bloc alors, ok ? Quand on entend claquer mes
canons à 2h du matin dans le couloir, on sait ce qui va se passer en général.
Il faut que ça avance, le temps est compté.
Dans l'hôpital où elle travaille, Nadine n'a pas le temps de tergiverser. Sa
mission est de la plus haute importance.
Elle coordonne toutes les transplantations d'organes. J'aime tout
parce qu'on sait que le résultat de ces heures sans sommeil, ça ne sera que pour
donner une nouvelle vie à quelqu'un.
Femme de caractère, Nadine n'a pas hésité à quitter sa ville parisienne il
y a 30 ans pour un tout petit village des Alpes où elle a élevé ses trois
enfants. Ça a beau être une Parisienne, elle aime bien au ski se mettre devant
pour justement montrer qu'elle a encore la pêche, qu'elle a encore la patate.
On a vraiment l'impression que passé la cinquantaine, on est mis au rencard.
Non, non, on n'est pas du tout mis au rencard. Moi, je suis capable de tout
comme je le faisais à 35 ans.
Les sportifs ne m'effraient pas. Je pense que pour gagner quelque chose, c
'est le mental et la stratégie. J'ai un mental phénoménal et je pense que c'est
ça qui va m'emmener très loin. C'est mon mental.
T'en manges pas, toi, Anthony, 18 ? Je déteste ça.
Mais là, il faut se débrouiller à faire du feu, parce que je ne tiens plus.
J'ai la peau, la tête, deux partout.
C'est juste.
Ils ont le moral en berne, c'est terrible.
Ils n'ont pas de feu, ils ont du... Ouais,
ils ont le moral en berne.
J'ai plus de jus.
Le temps, j'ai plus de jus.
Me jeter sur le sable est plus léger.
Nadine et Bernard sont surpris de découvrir le vrai visage des Mahouards.
De son côté, Philippe, lui aussi, apprend à connaître ses nouveaux
compagnons. Il observe, mais il n'est pas dupe.
Comment tu trouves le camp et comment tu trouves l'équipe ? L'équipe, je le dis,
elle est extraordinaire.
Elle est soudée.
Demain, on ne parle pas.
Vous êtes soudés, ça va être moi. Ça s'est vu répété mille fois. Ça va être
moi avec qui je suis arrivé.
On a quand même un petit boulet derrière nous.
De toute façon, tant qu'on gagne...
Si Philippe avait un dernier doute, Ravier vient de le lever. Pour rester
dans l'aventure, il devra tout faire pour que sa nouvelle équipe remporte les
immunités.
Après 4 jours dans l'archipel de Seribouat, en Malaisie, l'aventure Koh
Lanta a été bouleversée.
L'équipe qui l'emporte aura la possibilité d'intégrer deux nouveaux
aventuriers parmi les quatre qui n'appartiennent à aucune des deux
équipes. Les quatre laissés pour compte ont quitté leur îlot perdu pour
rejoindre les deux tribus. On va prendre Elodie.
Elodie et Philippe ont été choisis par les jaunes qui ont remporté le jeu de
confort.
Vous êtes rouges.
Bernard. Nadine et Bernard, eux, sont donc devenus rouges. Mais l'intégration
des nouveaux arrivants s'avère très compliquée.
J'avais vu ça. C'est à nous de nous intégrer, de faire nos preuves. Je ne
vais pas lui parler.
Difficile de se faire une place dans un groupe déjà constitué. T'as intérêt à
nous pêcher du poisson toi. Dès qu'il faudra éliminer, ils sont
malheureusement en ligne de mire.
Ils ont tous les quatre une épée de Damoclès au-dessus de leur tête.
Et ça, Philippe l'a compris. Pour être
accepté par les Sungai, il doit se rendre indispensable sur le camp.
Alors Philippe, c'est parti dans tes pièges.
Le soleil à peine levé.
Le normand se lance dans la fabrication d'un collet. T'as besoin d'aide avec ta
ficelle ? Non, j'ai fini.
Je trouve les bons morceaux pour les raccorder ensemble.
Celui-là, c'est le plus facile à faire.
Tous les animaux rampants, s'ils ont le malheur de passer là, s'il y en a, c'est
tant mieux pour eux. Ça veut dire que le déclenchement à terre, la poutre se
rabat et le piège se resserre.
Ce piège-là, je l'avais mis en pratique.
J'ai travaillé à la maison et le lendemain matin, j'avais déjà un lapin.
Philippe est très très très débrouillard, ça y a pas à dire. Tant
mieux, moi j'attends de voir.
Philippe, s'il nous attrape de quoi manger, ça va être une grande chance.
J'aime bien les personnes entreprenantes.
Il faut quand même tenter, il ne faut pas rester à rien faire.
Il faut tenter.
Donc l'animal qui va passer là va pousser forcément le bout de bois.
Donc le bout de bois se décroche.
libère le bout de bois, qui tombe, qui tire sur la ficelle, et
la patte de la bête, elle est brisée.
C'est bien.
J'espère qu'une seule chose, c'est qu'il nous ramène quelque chose.
Un sanglier ! J'allais dire un cochon sauvage, mais oui, c'est exactement ça.
Un cochon sauvage.
Philippe est méthodique, appliqué, car il sait ce qu'il fait.
Là, on cache la ficelle.
Parce que le cochon, il est peut-être sauvage.
Il n'est pas con. Voilà.
Il faut dire que depuis plusieurs années, il a tout planifié, tout répété.
Et surtout, il a préparé l'aventure dans les moindres détails pour, à tout prix,
réussir son Koh Lanta.
Go ! Je suis venu spécialement m'entraîner au niveau de la vitesse.
Également, je travaille l'endurance.
La natation, si on n'en parle pas, c'est mon point fort.
Combien ? Une minute 23.
Une fois d'avant ? Une minute 26.
Une minute 26. Bien.
Sur terre ou dans l'eau, Philippe est un homme de défi. Et ce n'est pas la manche
à 2 degrés qui l'empêchera de se baigner. Chaque année, je repousse
toujours les limites. Je vise les 0 degrés.
Depuis que je le connais, il me parle de Koh-Lanta.
Il est toujours dans l'optique Koh-Lanta. Je pense qu'il veut prouver
qu'il peut être le meilleur sur l'île.
C'est un de ses plus grands rêves aussi.
Ça a été la maison, le bébé, et je pense que maintenant, c'est Koh-Lanta.
Et pour être le meilleur, Philippe a transformé son jardin en laboratoire
expérimental. Son but ?
améliorer sans cesse ses techniques de chasse pour être fin prêt le jour J.
Alors ça, c'est un piège à zozo.
Dès que la bête va arriver, elle va se prendre les pattes là-dedans et puis
voilà, pris au piège.
Donc, sur Koh-Lanta, je suis sûr que ça va marcher.
Quoi qu'il arrive, ils seront obligés de passer.
Du lever au coucher, Philippe ne s'arrête jamais. Je fais des heures
supplémentaires pour améliorer ma qualité de vie.
Car la vie n'a pas toujours été tendre avec lui. J'ai commencé à travailler à
14 ans.
J'ai perdu mon père à l'âge de 3 ans. Je me suis retrouvé avec ma mère. Donc il
fallait, quelque part, soit tu bouges, soit tu fais rien et puis t'es rien.
Quand je suis sorti de l'école, je savais juste compter, ni lire, ni
écrire. Mon fils, je veux qu'il ait... Déjà, je veux pas qu'il vive la même
histoire que moi.
C'est pour son fils, Timéo, que Philippe se lève tous les matins.
Et c'est aussi pour lui qu'il rêve de briller dans Koh Lanta.
Je vais pas là-bas pour passer les vacances, moi.
Les vacances, j'en prends jamais.
Ça va pas commencer.
Je te l'ai fait pas pointu parce qu'après, ça va casser. Ouais, ça va
casser.
Philippe était en train de construire un arbre, chose que j'allais faire, mais
pas de suite.
Et je lui ai dit...
C'est chouette ton harpon, tu veux bien me le passer ? Il m'a dit oui, je te le
conseille pour toi.
Je veux leur prouver que je peux rapporter quelque chose à l'équipe.
Ils ont vu que j'étais actif. Donc avec le harpon, je ramène quelque chose à la
tribu de jaune.
Merci.
Merci Phil.
Je suis contente.
Et pas mal.
Ça va.
Pour trouver sa place dans la tribu, Philippe ne se ménage pas.
Alors que sur le camp des Mawar, Mickaël et Anthony, eux, sont au ralenti.
Ce matin, les deux rouges voient la vie en noir.
Je ne pensais pas que c'était aussi dur que ça.
Là, on est vraiment devant la réalité.
Là, c'est... C'est énorme. C'est énorme.
Je ne peux plus, j'ai faim, je n'ai plus de force. Là, je n'ai plus rien.
Je n'ai plus de force, je n'arrive même pas à me lever.
C'est le cinquième jour, il n'y a rien dans le ventre.
C'est énorme.
C'est historique dans ma vie.
On essaie de faire du feu, on persiste, mais on n'arrive pas. Donc là,
franchement, ça commence à devenir vraiment difficile.
Sans rien avoir de ventre, on va tout droit dans le bouffon.
Et là, ils en ont un peu marre de ne pas avoir à manger parce que pas de feu. Ils
ont du riz, ils rêvent de leur riz, et ça, je veux bien comprendre.
Mais ils n'ont pas le feu, ils ne savent pas comment s'en sortir. Et là, je sens
que les bras tombent un petit peu. Mais là, ça fait cinq jours qu'on ne peut
faire rien.
On n'a même pas mangé hier sur un morceau de noix de coco.
Rien, rien, rien.
Rien, rien.
Bernard et moi, on a un mental largement au-dessus d'eux. Là, ils sont tous en
train de craquer.
C'est fou, là.
Moi,
j'ai des palpitations dans l'estomac.
C'est vrai qu'à l'heure d'aujourd'hui, à se réchoisir entre le riz et le feu, je
prendrai le feu.
D'un côté, je vous propose 4 kilos de riz.
Et de l'autre... Je vous propose du feu.
Le feu, on peut le faire tout seul.
Le riz.
Le riz.
On aurait eu le feu, on aurait pu pêcher, on aurait pu manger des
coquillages. Stratégiquement, peut-être, on n'a pas bien géré.
Et sur le fait de gagner le riz... Anthony commence à regretter le choix du
riz, puisque depuis trois jours, les Rouges ne parviennent pas à faire du
feu. Ce riz leur est donc tout bonnement inutile.
Mais ses coéquipiers ne sont pas tous du même avis, ce qui exaspère les deux
doyens Nadine et Bernard.
Jusqu'à la fin de l'aventure, t'as pas de feu du tout.
Tu sais quoi, t'es 4 kilos de riz.
Le feu, on peut le faire tout seul. Le riz, on peut pas le faire tout seul.
Oui, mais si t'as le riz, t'as pas le feu.
Oui, mais si t'as le feu, t'as pas le riz.
Non, mais là...
Avec Nadine, on a dû vécu qu'ils n'ont pas forcément le même. Ça sert à quoi d
'avoir 3 kilos de riz si tu n'as pas le feu ? Tu peux faire quoi avec du feu ? À
partir du moment où tu as du feu, tu peux aller chercher du poisson, tu peux
le pêcher, tu peux le manger.
Le riz, ça cale. Tu vois ce que je veux dire ?
Le fait d'avoir du feu, ça permet d'avoir chaud la nuit parce qu'on a tous
froid. Ça évacue les moustiques. D'avoir du feu, ça permet de faire cuire du
poisson. Ça permet beaucoup plus de chance que d'avoir un pot de riz dans
une boîte en bois qui attend. Pour moi, le feu, c'est la vie. On n'a pas les
mêmes valeurs.
Philippe, lui, fait feu de tout bois sur le camp des Jaunes pour faire jaillir
une étincelle.
Tu peux relancer la Bresse dans le trou ? Plus petit, plus petit, plus petit.
Là, c'est qui ? On arrive à la fin du bambou.
J'aurais pensé que Philippe, dès le départ, avait quelque chose, peut-être
un atout en plus, pour s'intégrer au groupe.
Parce qu'on n'élimine pas quelqu'un qui fait du feu.
Tu touches le fond, là.
Si on touche le fond, c'est bien.
On attend toujours le poisson, on attend toujours le feu.
J'espère que ça viendra.
C'est ce qu'il promettait.
Il l'a dit à tout le monde, à voix haute.
Moi, je vous promets une seule chose, à manger. Et je peux vous le prouver en
deux minutes.
Moi, je ne le dis pas, je ne le fais pas.
Par contre, si tu le dis, tu le fais.
Heureusement, on n'a pas le feu. L'absence de résultats immédiats
cristallise les reproches des Sungais, même si le normand fait de son mieux.
Ce qu'il y a, c'est qu'il y a des grandes bouches qui ont dit qu'ils
allaient faire du feu avec du bambou, mais ils ne l'ont toujours pas fait.
On a la fumée pour le moment.
On avait de la fumée depuis le premier jour.
Cette personne ne nous a encore rien apporté.
Je pense qu'il n'aurait pas dû trop s'avancer justement en se vantant de ce
qu'il s'avait fait.
Parce que la moitié ou même les trois quarts des choses qu'il a dit, il ne va
pas réussir à faire.
Ce qui est malheureux pour les deux derniers arrivés, c'est qu'ils sont
rentrés dans une équipe déjà assez soudée.
Malheureusement, si on devait perdre, effectivement, on choisirait un des
deux. Ce serait une opportunité pour moi de faire sortir Philippe.
Philippe est dans la ligne de mire de Marie. Elle ne lui fera aucun cadeau. La
place de nouveau venu n'est pas enviable sur le camp jaune.
Pas plus que sur l'île des Rouges.
Nadine et Bernard le savent, pour espérer se sauver, ils vont devoir faire
étalage de leurs talents.
Et quoi de mieux pour conquérir leurs coéquipiers affamés que de s'attaquer à
leurs estomacs ?
Vous allez trouver quelque chose de très intéressant, autre qu'à manger.
Donc à Gnadine, on a décidé de bouger, et puis il y a des produits consommables
sans feu. Un oiseau, il doit manger des baies.
Donc s'il y a des oiseaux, c'est qu'il y a des trucs à manger.
Nous sommes tous les deux sur des sièges éjectables.
Il faut qu'on prouve qu'ils ont besoin de nous.
Quoi qu'il y ait en montagne, au printemps, les vertiges, ça pousse là
-dedans, là, non ? Mais ça, c'est pas... Ça n'a pas des baies à bouffer, moi, je
sais pas. Mais ça, là, c'est bien des fruits, ça.
Bah oui.
Oh, c'est trop bon ! Il y a des mûres là, putain ! Ouais, ouais, ouais, il y a
des mûres ! Tout ça, ça a été picoré par les oiseaux, quoi.
C'est comme le style, quoi. C'est pas du poison, ça, c'est sûr.
C'est sucré. T'aimes pas, Tony ? T'es sûr que c'est des mûres ? Ah bah ouais,
pour moi, c'est comme des mûres. Ils sont pas sucrés, hein.
C'est pas sucré.
C'est un goût amer.
Ça, elle est belle, ça.
J'ai l'impression que c'est des murs, peut-être des murs malaisiens, mais en
tout cas, pour moi, c'est bon. À votre avis, maintenant, on prospecte où ? À
droite, à gauche, au milieu ? Pour moi, c'est une bonne nouvelle d'avoir trouvé
ça. Ils ne sont pas très convaincus.
J'ai un petit peu l'impression qu'ils sont un peu chochotes par rapport à ce
qu'ils mangent.
Je ne crois pas qu'on puisse se permettre, quand il y a quelque chose à
manger, il faut le manger.
Voilà une deuxième.
La trouvaille de Nadine ne fait pas l'unanimité. Ces petites baies sucrées
ne semblent pas au goût des hommes rouges.
Vous êtes où ? De son côté, Bernard est lui aussi à l'affût de la moindre denrée
comme esquive.
Peut-être des verres à manger.
Moi, ça ne me dérange pas de manger des verres.
Parce que là, moi, depuis hier midi, je n'ai rien bouffé.
Il y a tellement d'endroits de cash.
Canne à sucre. Je crois que je suis heureux.
Là je fais certains points et puis je vais donner ça comme présent à mon
capitaine, à Mab.
L'œil de Bernard a fait la différence.
Il lui a suffi d'une seule exploration pour dénicher de la canne à sucre. Il
faut dire que la jungle, c'est le domaine de prédilection de cet ancien
guide nature.
C'est quand même le deuxième marais d'Europe, il y a quand même 7 000
hectares comme ça, donc c'est l'aventure chez nous. Moi je le vis le marais.
Depuis l'âge de 10-12 ans, quand j'étais gamin, j'allais à la chasse avec mon
père. Je suis autodidacte, je n'ai pas appris.
C'est la nature qui m'a appris ce marais. La forêt amazonienne ou le
désert du Ténéré n'ont plus de secret pour Bernard, qui a dédié sa vie aux
raids extrêmes, le plus souvent en autonomie complète.
J'analyse le vent, le sable, et je me mets petit à petit. Je suis caméléon, je
m'adapte très rapidement dans ces milieux-là. Aujourd'hui à la retraite...
Bernard n'a rien perdu de son âme d'aventurier et c'est désormais en
trottinette qu'il parcourt le monde.
Quand j'ai évoqué à mon entourage que je voulais faire Dakar Paris en
trottinette, 6000 kilomètres, ils m'ont tous regardé et se sont dit, ça y est,
il faut l'interner.
2013, théoriquement, c'est la traversée d'Australie. Une vie de baroudeur, mais
un baroudeur au cœur tendre. J'ai beaucoup plus besoin, je crois, d'elle
qu'elle a besoin de moi.
Chacun chez soi, on essaye de partager vraiment que les bons moments.
68 arts convaincus, Bernard est un doux rêveur, mais aussi un pragmatique. Quand
il se lance un défi, c'est pour le réussir.
Colanta, c'est un tout.
Il ne suffit pas d'avoir 25 ans et courir à 200 à l'heure. Il faut aussi
savoir gérer, gérer l'effort, gérer la survie, gérer le groupe.
Je crois que j'ai toutes les cartes en main.
Après, il faudra trouver le joker qui me fasse monter sur ces fameux poteaux.
Et ce joker, pour atteindre les poteaux, pourrait bien être la nourriture.
C'est le meilleur moyen pour se rendre indispensable.
Par rapport à ma place dans l'équipe, j'amène deux plants de manioc, de la
canne à sucre. Si je n'ai pas ma place, je ne l'aurai jamais.
Ils vont comprendre que malgré mes plus de 60 ans, je ne suis pas un charlot.
Là, il y aura du sucre à manger ce midi. On est bien contents parce qu'on sait qu
'il y en a.
Donc c'est une bonne chose.
Mais je me dis, on a tout ça, mais on n'a toujours pas le feu.
C'est bien, on a tout ça, mais on va en faire quoi ? À part que celui-ci est le
sucre, et puis le manioc, on va attendre qu'il y ait du feu.
Le manioc qu'il a amené Bernard, ça ne sert à rien. On n'a pas de feu.
Pourquoi ramener de la canne et on n'a pas de feu ? Le feu à fer, on m'en m
'agit.
Je n'ai plus de souffle.
Je suis épuisé.
C'est surprenant. Ni Mika ni Anthony ne sont très enthousiastes. Alors que
Bernard et Nadine ont pourtant trouvé de quoi manger.
Une attitude jugée ingrate par les deux doyens.
C'est quasiment normal que je ramène de la canne au sucre.
Ce qui me dérange un petit peu, c'est qu'on arrive là et personne ne dit
merci.
Les mecs ont un petit peu les boules que c'est moi qui ai trouvé le manioc.
Ça doit un peu les agacer qu'on trouve ce qu'il y a à manger, alors que les
chèvres depuis 5 jours, ils n'ont pas trouvé.
Je pense qu'on va être grillés à vitesse grand V.
Non.
J'étais persuadée qu'ils n'avaient rien retrouvé. Je voyais leur tête.
Je me suis dit, c'est bon, c'est encore une soirée.
Et là, j'étais trop heureuse. C'est de ceux que ça analyse.
C'est bon, hein ? Oh, Bernard, viens que je t'embrasse.
Merci.
J'ai embrassé Nadine et j'ai embrassé Bernard. Ils étaient contents parce qu
'il faut les remercier.
Nadine, elle me dit, vous êtes les seules à m'avoir fait la bise et ça fait
du bien.
Je ne crois pas que les garçons, ils ont remercié Nadine et Bernard.
Les remerciements de Myriam et Sarah rassurent Bernard et Nadine. Leurs
efforts ont finalement été reconnus à leur juste valeur.
Côté jaune aussi.
L'acharnement de Philippe commence à porter ses fruits.
Mais là, avec ça, je crois que ça va venir.
Ma place, je vais la trouver tout doucement. Je veux leur prouver que je
peux rapporter quelque chose à l'équipe et puis je vais être présent.
Une, deux,
trois.
Ils ont vu que j'étais actif, j'ai été levé avant eux et puis je serai sûrement
couché avant après eux.
Celle-ci, elle est vraiment accessible. Si on ne prend pas celle-là, c'est que
le système est obsolète.
Oh putain ! On pousse, on pousse, on pousse ! Là ! Oh oui, là on est bien. On
est calé.
On y va tranquille, si la grosse tige... Ça marche les gars.
Ça coupe en même temps.
Allez, dégage ! Tranquille, tranquille, tranquille.
On y va d'un coup, on y va d'un coup.
Sinon va tomber.
Oui, oui ! Yes ! Oh, ça pèse ! Je vois une
réelle différence dans l'évolution de Philippe.
On l'avait senti un petit peu réservé. Aujourd'hui, il prend des initiatives
pour l'équipe. Il s'intègre, il rigole. Donc ça fait plaisir de voir quelqu'un
qui s'épanouit de jour en jour.
Petit à petit, Philippe semble trouver sa place parmi les Sungai. D'autant que
ses inventions leur sont très utiles.
Ouais, nickel.
Je suis expert en pêche d'oursins. C'est assez facile avec les instruments que
Phil a préparés.
C'est assez facile de les attraper en fait.
Les oursins, ça va nous donner vraiment du baume au cœur pour ce soir, pour
notre repas. Donc on est vraiment heureux. Du coup, le moral est au top.
C'est de l'enfer ça ! Bon ben, à table. Celui-là, il est énorme.
Par le travail.
Philippe s'intègre et il est de plus en plus apprécié.
Tout comme Élodie, dont la douceur et le calme apaisent les jaunes.
J'essaie de faire soit un toit, soit une natte pour dormir.
Ça pourrait quand même peut-être montrer que je ne suis pas inutile. Je vois que
c'est le bon choix.
Élodie, elle est calme, elle est reposée.
Oui, elle s'est intégrée très vite. Je trouve qu'elle est déjà intégrée dans le
groupe. Ça fait du bien.
La patience.
Oui, c'est pour ça qu'elle fait de la patience grave.
Elle est adorable. Elle est en train de tresser les feuilles de palmiers.
Dieu sait que ce n'est pas facile, mais elle essaie de se rendre utile à sa
façon.
Je crois qu'elle colle bien à l'équipe, je trouve. C'est sa sympathie, c'est sa
manière d'être. Ça correspond un peu à tous nos caractères. C'est quelqu'un qui
aime parler.
Elle correspond bien au groupe, vraiment.
La bonne humeur d'Elodie fait merveille sur le camp, et les deux nouveaux venus
sont de plus en plus à l'aise au sein de leur nouvelle tribu.
Marie doit donc modérer un peu ses reproches à l'encontre de Philippe. Du
coup, c'est Catherine qui tombe, sans le savoir, dans l'œil du cyclone belge.
On se régale, mais par pile d'eau.
Alors il faut plein, plein, plein, pour avoir son quota de régal.
Mais parce qu'on mangeait.
Depuis qu'on est arrivés, elle aime bien se préparer ses petits trucs en solo le
matin quand elle se réveille.
Madame a trop faim, elle n'a pas la patience d'attendre que tout le monde
prépare à manger pour tout le monde. Donc elle se coupe sa part de coco, sa
part de canne à sucre et elle mange en solo.
C'est vrai que ce n'est pas trop cool vis-à-vis des autres personnes qui sont
sur le coup. Je n'ai pas beaucoup mangé hier.
Donc là je mange parce que je sens que ça ne va pas là.
Elle est tout le temps en train de se plaindre aussi.
J'ai mal ci, j'ai faim, j'ai pas ça.
Je me sens pas bien.
J'ai des malaises là.
Donc je m'oblige à manger.
Et alors elle est tout le temps là après la nourriture. T'as eu un bout en plus
que moi.
C'est mon tour.
T'as passé mon tour.
Il faut arrêter, on n'a pas 15 ans.
Qui finit le riz, là ? Ah non, mais il ne restera rien, je te rassure. Il ne
restera rien, pas un grain.
Bon, qui c'est qui finit le riz ? Personne ? Bon, ben merci.
À mon avis, au fur et à mesure où il va falloir éliminer des gens, elle est dans
les premiers à partir, je pense.
Décidément, Marie a des idées très arrêtées sur ses coéquipiers. Avec elle,
c'est blanc ou c'est noir. Elle aime ou elle n'aime pas. Et mieux vaut ne pas
être dans sa ligne de mire. Catherine et Philippe sont prévenus, Marie ne leur
pardonnera rien.
Demain, c'est donc leur avenir qu'ils joueront lors de l'épreuve d'immunité.
3, 2, 1, go ! Tout comme les rouges qui n'ont aucune envie d'éliminer un
deuxième membre de leur tribu. Mais pour les transfuges de l'île des Bannis,
cette épreuve est peut-être la plus importante de leur aventure.
... Pour Michael et Anthony, les jours se suivent et se ressemblent.
C'est l'enfer.
Les moustiques, les bêtes.
J'aime pas plus eux.
C'est marrant.
Les deux hommes sont épuisés.
Affamé, ce qui rend même le chauffeur de taxi totalement irasci.
Ça chauffe même pas ? Oui, mais il faut une rotation continue. Il faut être
patient. Non, mais là, c'est bien ton truc, mais il faut une rotation
continue. À qui tu parles, à moi ? Ouais.
Tu veux que je fasse quoi, rotation quoi ? Un peu plus fort que ça, mais je pense
pas. Le bois, il est en train de noircir, ça veut dire que ça fonctionne.
C'est une catastrophe.
Elle ne sait pas faire le feu, Nadine.
Je ne sais même pas si elle est capable d'amener du bois pour mettre le feu,
non.
Tu veux que je frotte comme une malade, c'est ça que tu me dis ? Non, non, dis
-moi.
Ça va avec cette cité, il faut que le bois est chaud, d'abord.
On ne peut pas demander à une femme de faire le feu.
Michael n'est pas charitable avec la doyenne Nadine qui fête son mieux pour
participer à la vie du camp.
Mais il ferait bien de se méfier car ses sautes d'humeur commencent à exaspérer
certains de ses coéquipiers.
Michael est constamment en train de faire des remarques pour toi. On a faim,
on a faim. Et le feu, et le feu, et le feu.
Ben ouais, on le sait, mais c'est pas pour ça que le feu, c'est lui qui le
fait.
Je trouve que Michael craque beaucoup pour un homme d'une certaine maturité.
Ah bon, il m'amène à rien.
Je l'entends ronchonner, par les gens qui ronchonnent, point.
On sent qu'il a vachement baissé les bras.
Il faut continuer à l'entendre toute la journée.
C'est un petit peu un aventurier.
Pas de bac à sable, mais bon.
Le salon.
Ouais, voilà.
Le ton est donné. Il n'y a pas de solidarité qui tienne entre Mahouard de
plus de 50 ans. Le côté bougon du chauffeur de taxi les agace. Et en
prévision d'un éventuel conseil, les votes se préparent.
Il y a une bouteille.
L'immunité qui s'annonce est donc très importante.
Le meilleur moyen de rebondir, c'est de toucher le fond. Donc c'est une épreuve
de flotte. C'est une épreuve d'apnée en fait.
Oui, grosse pression.
L'épreuve d'eau, ce n'est pas pour moi du tout. Mais bon, j'ai survécu à l
'hélico, donc s'il faut descendre 1 mètre, 1,50 mètre, je vais me forcer,
après je ne sais pas.
J'ai une fois de plus ma carte à jouer, à prouver que je ne suis pas
complètement...
Bonjour à tous Les rouges lors du premier conseil vous vous êtes juré de
ne pas revenir ce qui veut dire qu'aujourd'hui Il faut gagner
impérativement face à des jaunes qui sont en pleine confiance et qui, eux,
sont encore au complet.
Le totem est remis en jeu, Charles.
Merci.
Cette épreuve d'immunité a lieu en pleine mer.
Pour être performant, il va vous falloir du souffle, du sang-froid, de la
cohésion et de la stratégie.
À la verticale de ces deux bouées devant vous ont été placées dix plaquettes de
bois, la moins profonde à un mètre, la plus profonde à dix mètres.
Vous devez récupérer les plaquettes de la plus proche de la surface à la plus
profonde. La première équipe qui arrive à placer ces dix plaquettes sur le
ponton l'emporte et repart avec ce totem symbolisant l'immunité. L'autre équipe
devra dès ce soir venir au conseil et éliminer l'un de ses membres.
Chez les jaunes, vous êtes cinq femmes.
L'une d'entre vous ne participera pas. C'est celle qui tirera la boule noire.
Camille.
Élodie.
Vanessa, Catherine, normalement il n'y en a plus qu'une pour vous Marie.
Mesdames, chez les jaunes, tendez le bras, retournez-le et ouvrez.
Catherine, boule noire, je vais vous demander de me rejoindre.
Qui fait le 1 ? Moi je veux bien faire le 1.
Ça c'est une bonne idée. Le 1 fait le 10.
Tu fais le 1 et tu fais le 10.
Non, non, non, on va pas faire ce qu'on veut. Non, non, non, il
faut se mettre en ordre.
Non, non, non, on va prendre des risques. J'ai déjà descendu à 10 mètres.
T'as déjà descendu à 10 mètres ? Oui, mais quoi, avec une bombagne ? Non, non,
sans rien.
Après c'est simple.
Je
vous
rappelle que vous devez aller récupérer la première plaquette qui se situe à un
mètre de profondeur.
Mettez votre masque.
Bernard-Philippe, premier relayeur, attention, 3, 2, 1, go !
Bernard perd du temps alors que Philippe a déjà atteint la première plaque des
jaunes.
Philippe transmet le relais à Marie.
Bernard, lui, vient tout juste de récupérer la première plaquette des
rouges.
Le noyen a du mal à rejoindre ses coéquipiers. Marie le dépasse déjà avec
la deuxième plaque pour les jaunes.
Miriam bloque sur la deuxième plaque rouge. Elle ne parvient pas à la
décrocher. Vanessa, elle, revient déjà avec la sienne. Les jaunes ont deux
plaquettes d'avance sur leurs adversaires.
Avantages pour les jaunes. Trois plaquettes contre une seule rouge.
Et ça remonte pour Camille.
Deuxième plaquette pour les rouges avec Nadine. Top ! 4 à 2, les jaunes
conservent leur avance.
Michael a été très efficace sous l'eau. Il réduit le retard des rouges. 4 à 3.
Top, c'est parti ! 5 à 3, avantage aux jaunes. Mais Charles perd
du temps.
Grâce à Sarah, les rouges reviennent à 5 à 4. Top, Tamalia !
Charles, lui, est descendu à 6 mètres. Mais Namadia est plus rapide pour
décrocher la cinquième plaque de sa tribu. Les rouges reviennent dans la
course. 5 partout.
6,
5.
Aïe ! Élodie n'a fait qu'effleurer du bout des doigts la plaquette. 7 mètres.
C'était trop profond pour elle.
Marie-Lou peut égaliser à 6 partout.
Son apnée est impressionnante, mais malgré tous ses efforts, elle ne réussit
pas à décrocher la plaque de bois. Les jaunes conservent leur avance, 6 à 5.
Marie-Lou, pas de plaquettes non plus.
Top Thierry !
Septième plaquette pour les jaunes avec Hugo.
Sixième plaquette pour les rouges. Brice prend sa respiration alors qu'Anthony
est déjà dans la descente. Il peut égaliser à sept plaquettes partout.
Mais le Marseillais n'a pas emmagasiné assez d'air avant de plonger. Il doit
abandonner la septième plaque rouge.
Anthony, échec.
Top. Miguel.
Brice, lui, revient avec la huitième des jaunes.
La septième grâce à
Mickaël pour les rouges. Il en reste trois.
9 mètres de profondeur pour Charles, c'est une formalité. 9 à 7.
Philippe peut donner la victoire à sa nouvelle tribu, mais pour cela, il doit
descendre à 10 mètres de profondeur.
On ne le saura jamais.
Si on n'a pas le mental, on ne le saura pas. On n'a pas le mental.
Moi, je dis ce que je pense, on n'a pas le mental.
C'est tout. Tu ne peux pas descendre dans l'eau et dire que tu n'y arrives
pas. On est tous capable d'aller chercher, si on n'est pas capable de
récupérer, c'est qu'on n'a pas le mental. Ça fait trois épreuves dessus.
Trois fois dessus, vous perdez, vous avez le mental.
À un moment donné, il faut arrêter.
Il faut se remettre un peu en question. Il faut arrêter de croire que les jeunes
sont plus forts que nous.
Ils sont comme nous, c'est des humains comme nous.
Ils ont deux bras, deux jambes, ils sont pareils que nous.
Il faut arrêter.
Les Rouges, vous avez entendu le discours sans concession il y a un
instant de votre capitaine.
C'est une question de mental, Mickaël ? Question de mental et question de
volonté. On a une possibilité de se mettre là, plonger pour gagner au moins
un mètre, un mètre cinquante. Là, on se met sur les fesses pour avancer. On n
'avance pas, c'est impossible.
Parce qu'on ne peut pas se mettre sur le cul pour plonger là-bas. Ce n'est pas
possible. Il va falloir sortir le maillon faible. Il va falloir faire
quelque chose parce que là, ça ne peut pas continuer comme ça.
Les Rouges, réfléchissez bien.
Faites le point.
Faites votre autocritique.
Et on se retrouve ce soir au conseil avec malheureusement, vous le savez, l
'élimination encore d'un rouge.
Les jaunes, troisième victoire de suite. Vous êtes sur une formidable dynamique.
Vous restez à 10 au complet.
Voici le totem qui vous revient.
Philippe, venez me rejoindre.
Vous avez été banni, ils vous ont choisi pour rejoindre l'équipe des jaunes et
vous avez fait honneur à votre nouvelle tribu. Bravo ce totem, vous le méritez.
L'ensemble de l'équipe le mérite.
Les Rouges, à ce soir.
Les Mawars rentrent irrités sur leur camp. Les tensions apparues à la fin de
l'épreuve d'immunité ont laissé des traces.
A la fin du jeu, l'ambiance s'est bien plombée.
Nam nous dit qu'on n'a pas le mental.
Là, c'est pas une question de mental. Je crois que chacun a donné...
300%. Bon, j'ai entendu une petite réflexion à mon sujet. Je suis parti
assis et je n'ai pas plongé.
Voilà, mais bon, j'ai ramené ma pièce. Bernard a en plus annoncé, même si c
'était un mauvais nageur, il y a des gens qui se sont dit, les rois de l
'apnée, il n'y en a aucun qui a ramené leur truc. Alors, c'est bon.
Marie-Lou a dit qu'elle faisait beaucoup d'apnée.
Bon, elle n'a pas ramené son poisson. Moi, j'ai essayé avec les pieds, avec
les deux pieds, avec les mains, avec les pieds pour ramener ma ficelle. J'ai
réussi.
Je crois qu'il y a une histoire de motivation.
Ça fait trois défaites d'affilée.
Ça commence à faire beaucoup.
Moi, comme tout le monde le sait, perdre, ce n'est pas mon truc.
Mentalement, on est trop faibles.
On ne peut pas se mentir.
Ils ont beau me dire, non, on n'est pas faibles, mentalement, on est faibles. Et
le problème, il est là, c'est qu'on ne se donne pas à faire.
Dès le début, dès que j'ai commencé, on avait 2 personnes de force.
Le fait qu'il a posé ses fesses pour aller chercher là, déjà, ça ne m'a pas
fait. Là, on a perdu 1m56.
Déjà, ça, c'est perdu. Ce n'est pas de la baignade dans une piscine. Là, il
faut y aller.
Eh bien non, il a voulu faire à sa tête.
Et là, on va droit dans le mur. Moi, je veux une équipe qui se bat, une équipe
compétitive, pas une équipe qui vient de faire du tourisme.
Passer la pommade et s'allonger au bord de la mer, ça ne m'intéresse pas.
Entre Nadine et moi-même, nous sommes en danger.
Donc là, ils vont me juger sur ma prestation relativement faible en
natation. Les votes se préparent chez les Rouges et Mickaël ne confère aucun
cadeau au doyen Bernard.
De leur côté, les Jaunes, eux, sont tout à leur joie de rapporter le totem sur le
campement. Le retour à la maison ? À casa ! Ah c'est bon ! On a repris de l
'énergie, hein ? Oh, le moral ! Mais pour Philippe... Cette
première victoire dans l'aventure a une saveur toute particulière. Ça prolonge
ma survie sur le camp.
Mais non, je suis bien content.
Comme ça, ils ont un peu vu ce que j'étais capable.
Et puis, après, à la maison, il va être fier.
Mon petit garçon.
Il va dire, papa, papa.
Mon seul déchaud, c'est mon petit garçon.
Le bézo, il reste.
Le Bézo, il reste avec sa mère.
Quelque part, c'est son petit garçon, c'est terrible.
C'est moi qui l'ai gagné, je l'ai dédié à mon fils.
Il fait un petit peu de fierté, mais j'en aurais plus quand j'en aurais
fait plus d'épreuves.
Phil, là, il m'a étonné.
Il a été très fort à aller chercher cette plaquette à 10 mètres avec la
rapidité avec laquelle il a été la chercher. C'était énorme.
Énorme. Philippe nous a tous épaté. Il est allé plonger deux fois, une fois à
un mètre et puis la dernière à dix mètres.
Et chapeau parce que grâce à lui, on a cartonné, on n'a pas eu besoin de
replonger. Il a assuré comme un chef. Merci Philippe. C'est très bien, je suis
contente pour lui parce qu'il y en a qui n'étaient pas très enthousiastes à l
'idée de l'avoir avec nous. Mais je pense que là, ils ont été convaincus.
Ce n'est pas parce qu'il a réussi à ramener son premier poisson et son
dixième poisson que ma vision des choses change vis-à-vis de lui. Je suis
toujours persuadée que c'est une personne qui n'est pas faite pour rester
avec nous et qui va péter un câble tôt ou tard, ou alors qui va peut-être faire
des petits coups dans le dos.
Et ça, j'en reste persuadée, donc j'attends de voir.
Par rapport à ce jeu, oui, je suis un petit peu plus confiant.
Demain est un autre jour.
On sait ce qui se passe quand deux arrivent dans un clan qui est déjà fait.
Généralement, ils sautent fur et à mesure.
On ne sait pas ce qui peut arriver.
Philippe sait que le chemin est encore long pour faire oublier son passé et
pour contrer l'ingratitude de Marie.
Demain, il devra de nouveau se battre pour garder sa place.
Alors que c'est maintenant ou jamais que Nadine et Bernard doivent se battre.
Leur cible, c'est Mickaël. Mais le chauffeur de taxi est un adversaire
coriace. Je vais continuer mon petit système.
Est-ce que quelqu'un a envie de travailler avec moi ou pas ? Non, non,
viens, viens, viens. Donne-moi, je vais le faire ici.
Non mais comment on se passe au relais si tu tiens ça là-haut ? Pas par terre.
On va se mettre là comme ça.
Ouais, j'ai voulu faire du feu.
Visiblement, c'est un peu gavé.
Mika, parce que je voulais prendre un petit peu les choses en main par rapport
à ça. Et je pense qu'il est un petit peu macho. Et puis, il n'y a que lui qui
sait faire les trous. Il n'y a que lui qui sait percer le bambou. Non, je suis
désolée. J'ai fait le trou, c'est bon.
On va chercher un autre morceau. Il y a un autre morceau contre le rocher, là,
juste là.
Je vais le faire servir.
Pour moi, ça m'énerve.
Les autres n'ont pas eu ce tempérament agressif, arrogant, du style Schaeffer.
Voilà, quoi.
Donc si je dois voter, oui, je pense que ça sera de une joie très... Il a remetté
un plan ? Et c'est quoi la raison ? Parce qu'il n'y a pas de feu, on est les
mauvais. Il m'a dit, allez, je fais le feu, qu'est-ce que tu vas le faire toi ?
Oui, il t'a pris le bambou. J'allais aussi.
Est-ce qu'on doit s'en séparer maintenant ? Oui, mais ça va passer. Ou
est-ce qu'il faut attendre encore un peu ? Mais bon, je voulais entendre un petit
peu ce que vous en pensiez, vous.
Écoute-moi, voilà. Après, tu fais ton choix. Moi, c'est Mika.
Apparemment, il a de nouveau pété un plomb. Il a fait des remarques encore.
Et là, quand c'est une fois, deux fois, trois fois, là, on se dit, là, il s
'attire des mauvais points.
C'est tout ? Oui, donc on ne change pas d'avis, alors ? Non.
D'accord.
On a mes consciences. Je voterai Mikaël.
Voilà.
Mikaël doit avoir les oreilles qui sifflent. Mais enfin, tacticien, il le
sait, la meilleure défense, c'est l'attaque. Sa cible, le doyen Bernard.
Moi, mon vote, il va être simple. Moi, j'ai choisi les gars qui sont costauds
pour continuer, ils ont la harne pour continuer l'aventure.
Il n'y a plus de sentiment mal.
Je ne peux pas continuer avec Bernard.
Non, ce n'est pas possible.
Je ne peux pas.
Moi, mon vote personnel, c'est Bernard.
Je ne le sens pas capable d'aller jusqu'au bout.
Bernard, il a joué avec le feu.
Pour moi, c'est lui, il faut que j'y quitte.
Bernard et moi, on va être en danger, on va être sur la scellette parce qu'on est
les deux rapportés du groupe et les deux imposés de surcroît.
Moi, ce soir, je pense que j'ai voté sur Bernard.
Je suis en danger.
Je suis le dernier homme arrivé dans la tribu. Ils sont quatre jours ou cinq
jours ensemble.
Je crois que la décision, l'ultime vote, ce sera sûrement un vote féminin qui me
fera partir ou rester.
Je n'ai pas le sort entre mes mains.
J'espère que...
Ma tribu fera le bon choix.
On a un super coucher de soleil, là.
C'est super joli.
Super joli.
J'espère que ce n'est pas la dernière fois que je le verrai.
J'ai entendu que le clan garçon plus Mario, parce qu'on voit bien que ça y
est, il y a deux petits noyaux qui sont en train de se former là, au travers de
nos groupes. Ce qui n'existait pas du tout à la...
C'est assez surprenant. Ben oui, parce que nous, on a des troubles faites, en
fait. Le clan Garçon et Marie-Lou, c'est sûr, vont voter Bernard.
Moi, je reste sur ma position contre Nika, Nadine aussi, Bernard aussi, Sarah
aussi. Après Thierry, j'ai 4 ans, ça se fait.
C'est Thierry qui peut faire balancer entre Bernard et Nika, pour le conseil
de ce soir, en fait.
J'aimerais bien toucher deux petits mots à Thierry pour lui poser un petit peu la
question dans son oreille, mais j'arrive pas.
J'ai pas encore pris de décision, mais ce sera entre Bernard et Mika.
Ce qui pourrait me faire basculer sur Mika, ce serait son côté négatif et en
tout cas un peu néfaste sur l'île. Après ça, il est avec nous, on est ensemble
depuis le début, donc oui, c'est pas spécialement agréable.
C'est sûr, la voix de Thierry pourrait faire la différence, tout comme le vote
noir de Mélanie lors du premier conseil.
Car pour l'instant, le front anti-Mikaël ne compte que quatre voix. Autant que le
quatuor, composé de Namadia, Anthony, Marilou et Mikaël, qui est déterminé à
éliminer le doyen Bernard.
Le scrutin s'annonce donc très serré.
La situation des Rouges est préoccupante. Troisième
défaite consécutive, deuxième conseil d'affilée. Alors dans ces conditions...
Les premières tensions prennent le pas sur la bonne entente du début d
'aventure. Et les reproches fusent, notamment à l'encontre de Bernard, qui
va vivre son premier conseil. Tout comme Nadine, autre aventurière arrivée chez
les Rouges le quatrième jour. Les Rouges, c'est sûr, arrivent inquiets au
conseil et surtout le moral en berne.
Bonsoir à tous.
Bonsoir. C'est le deuxième conseil de votre aventure.
Deuxième défaite d'affilée dans une épreuve d'immunité. Troisième défaite en
tout. Ça ne peut pas aller plus mal pour l'équipe des Rouges.
Namadia.
Globalement, dans cette équipe, qu'est-ce qui ne va pas ? Je pense qu'on
lâche.
On ne va pas jusqu'au bout des choses. Pour l'avant-dernier jeu, on était
arrivé avant les jaunes sur la plateforme.
Et malgré ça, on a réussi à perdre.
Donc c'est que quelque part, on ne finit pas les choses. On ne va pas jusqu'au
bout. On n'a pas le mental jusqu'au bout en fait.
Sarah, qu'est-ce qui vous manque pour être au même niveau que les jaunes ?
On doit y aller coûte que coûte et on ne lâche rien, du début à la fin. Et là, ça
lâche ? Oui, ça lâche. Mais non, il ne faut pas lâcher.
Ça joue sur le moral de l'équipe ? Oui, parce que moi, sincèrement, aujourd'hui,
j'ai vraiment senti dans le groupe, je sens une certaine passivité, donc on
subit et voilà.
Moi, je ne suis pas venue là pour subir. Moi, je suis venue là pour foncer et que
le bateau, il avance, mais avec tous les coéquipiers.
Tout le monde n'a pas la même motivation ? La motivation, on l'a, ils l'ont, mais
j'ai l'impression que dès qu'on est dans le jeu, d'un seul coup, pouf, ça
disparaît et on fait ce qu'on peut.
On fait ce qu'on peut, oui, mais quand on fait ce qu'on peut, on n'a pas ce qu
'on veut.
On se retrouve pour une deuxième fois ici et pour une troisième défaite. Et
moi, j'en peux plus, là, c'est la dernière fois que je viens ici.
Mais vous m'avez déjà dit ça la dernière fois ? Ah bah oui, mais qu'est-ce que
vous voulez ?
Je ne suis pas toute seule. Si tout le monde avait ses déterminations, il n'y
aurait pas de problème aujourd'hui.
L'exemple à suivre, c'est Sarah. C'est l'exemple à suivre, c'est Sarah. Parce
que quand on descend dans l'eau, il faut se dire une seule chose.
S'il doit laisser ma vie dans l'eau, je suis dans une équipe, il arrache mon
poisson. Je m'en fous. Je ne remonte pas tant que je ne l'ai pas enlevé.
Quand on était sur le pont, tu as eu une parole en disant, oui, si vous sentez
vraiment que vous n'y arrivez pas, vous laissez, vous remontez, on plongera.
Donc là, il ne faut plus du tout qu'il y ait cette parole-là.
Myriam a bien dit, tu nous as dit que si vraiment on sentait qu'on n'y arrivait
pas, on remontait.
Donc en fait, psychologiquement, elle s'est dit, mon chef d'équipe m'a dit, si
je sens que je n'y arrive pas, je remonte. Voilà que tu aurais dû dire, je
ne veux qu'absolument personne de cette équipe remonte sans sa plaquette, point
barre. Il n'y a pas d'autre solution.
Je ne connais pas forcément tout le monde bien. Il y a certaines phrases que
tu ne peux pas dire à certaines personnes. Je crois qu'elle est là
maintenant. On vient de trouver la solution.
On vient de la trouver, tu viens de le dire. On préserve. Il ne faut plus
préserver. C'est terminé.
On ne préserve plus. Il faut arrêter.
Myriam, il vous a dit, si tu n'y arrives pas, tu remontes.
Et vous ne vous êtes pas dit de vous-même, mais je vais rester encore
quelques secondes. Oui, j'ai essayé trois fois.
Et puis après, j'avais plus d'oxygène.
Finalement, peut-être qu'il aurait dit, tu remontes avec la plaquette. Peut-être
que j'aurais insisté. Je pense que ça joue moralement.
Allez, concrètement, un par un, qu'est-ce qu'il faut changer
instantanément pour que ça fonctionne mieux ?
Sarah. Maintenant, tout le monde a une mission, une mission pour son équipe. Il
faut la remplir. Il faut la remplir. Bernard.
L'aventure dure 40 jours, donc si déjà, au bout de 6 jours, on baisse les bras,
on n'est pas rendu très loin dans l'aventure.
Donc de la niaque.
Nadine. Je crois que maintenant, la priorité, c'est de trouver de la
nourriture pour tout le monde, quel qu'on soit.
Qu'on aime, qu'on n'aime pas, il faut absolument s'alimenter.
Il faut être motivé pour aller chercher de la nourriture. Michael.
Aujourd'hui, il faut se remobiliser.
Il faut se ressouder.
Il faut prendre chacun... Jusqu'à présent, de toute façon, on a chacun son
poste à faire. Donc toi, tu vas faire ci, lui, il va faire ça. Et les hommes,
on fait le feu.
Du matin au soir, on est là, en train de tirer pour faire le feu. Du matin au
soir, dans le feu. Il y a des fois, il ne faut pas s'y prendre une heure avant
le coucher du soleil.
Il y a des fois, il ne faut pas s'y prendre.
Le matin, juste comme ça, un petit coup, puis après, on repose. Parce que ce n
'est pas tout le temps non plus que ça, que ça, que ça. Moi, je suis désolée. On
va oublier ce feu.
Apparemment, personne n'en veut.
On n'a pas l'air de critiquer. Personne n'a critiqué le feu.
Je ne sais pas, j'entends à gauche, à droite. Tu exprimes mal les choses.
Vas-y, parle à ma place, s'il te plaît. Non, non, non.
Je ne suis pas plus intelligente que toi.
Demain, si on trouve le feu, tu verras, on va se retrouver tous.
Et le moral revient, et la victoire revient aussi.
Namadia, votre solution ? C'est très simple.
On a une épreuve bientôt, l'épreuve qu'on va avoir. Si tout le monde se
donne à fond, on gagne, vous allez voir que bizarrement, tout va bien se passer.
Il est juste là le problème, la victoire.
Vous voulez que ça se passe bien ? Vous ne voulez plus avoir faim ? Vous voulez
que tout aille bien sur le camp ? Battez-vous jusqu'au bout, gagnez, et
vous allez voir.
C'est tout.
Il est hyper chef pour nous mener dans les épreuves. Il a les bonnes paroles,
les bons mots, etc. Je ne voudrais pas sa place.
Alors, à côté de Namadia, qu'est-ce que vous pouvez faire ? Moi, sincèrement, je
me suis dit, moi, je devrais être nommée chef de camp parce que moi, je me lève
le matin, je pars, je vais à la recherche, je suis toute seule, il est 6
heures du matin, je monte, je cherche.
Je suis constamment en train de donner des idées. Capitaine sur le camp ?
Capitaine de la survie ?
Qu'est-ce que vous en pensez, les autres ? Capitaine dans la survie, c'est une
bonne idée, Namadia ? C'est une très bonne idée. Moi, ça me convient très
bien. Thierry ? Oui, très bien. Myriam ? Pareil. Anthony ? Oui, parce que oui, tu
es au camp, tout en train de bouger, bien sûr.
Marie-Lou ? Nickel.
Elle bouge trop, donc elle a ça dans le sang. S'il faut un leader dans le camp,
on va la mettre au camp.
Nadine ? Effectivement, ça serait bien qu'il y ait quelqu'un qui dit « toi, tu
fais ça, toi, tu fais ça », et ce n'est pas autrement.
Bernard ? Bernard, il signe tout de suite.
Écoutez, vous avez deux capitaines maintenant.
Le capitaine des épreuves, Namadia, et la capitaine de la survie ou de la vie
sur le camp, c'est Sarah. Vous pensez, Sarah, que ça va aller mieux comme ça ?
Il ne faut pas non plus prendre les chemins comme ça, il faut y aller comme
ça. C'est tout.
C'est comme ça que ça marche.
Alors depuis deux jours, vous avez reçu le renfort de deux aventuriers
supplémentaires, Nadine et Bernard.
C'est dur de s'intégrer dans une équipe comme ça au bout de quelques jours.
Oui, oui, c'est parce qu'ils ont pris leurs petites habitudes.
Il y a aussi des différences d'âge. Nous, on a vécu aussi quatre jours à
quatre. Donc, on a été accepté quasiment à bras ouverts.
Est-ce que c'était important pour vous deux de marquer immédiatement de votre
empreinte votre arrivée, notamment en trouvant de quoi manger ?
Moi c'est vrai que je suis hyper actif, je peux très bien être pendant une heure
et demie à faire un trek pour amener du manioc ou du coco. Donc tout le monde
nous a dit il n'y a rien à manger.
Je suis parti dans l'intention de trouver quelque chose, je ne savais pas
quoi. C'est important pour l'intégration ? C'était le présent au chef de la tribu
pour me faire pardonner de mes piètres qualités de nageur.
Bernard, comment on peut être un aventurier comme vous l'êtes ? Avoir
traversé l'Afrique avec des moyens de locomotion incroyables, être guide
nature et ne pas avoir un moment dans sa vie ?
Trouver le temps d'apprendre à être plus à l'aise dans l'eau.
Non, mais je vis à 300%. Je suis un aventurier plutôt milieu hostile,
forêt ou désert. Tous les marins bretons ne savent pas nager.
Nadine, vous aussi, vous êtes revenue avec des vitamines, j'ai envie de dire.
On débarquait.
Je pense que ça a été apprécié de tout le monde qu'on ramène quelque chose.
C'est sûr que niveau intégration, ça nous rend service, c'est évident.
Nadine, est-ce que le fait d'être arrivée sur le tard... est un handicap
pour le vote de ce soir ? Ah oui, complètement.
Peut-être qu'ils ont fait une stratégie.
Les deux derniers vont peut-être les deux premiers à partir. Je ne sais pas.
Vous le redoutez ? Oui, je redoute de partir, bien sûr. Bernard ? Parce qu'ils
sont assez laides, les deux derniers. Je me sens sur un siège éjectable.
Mais leur choix, je l'accepterai.
Absolument. Une véritable appréhension pour la plupart d'entre vous.
La peur de partir après moins d'une semaine d'aventure.
La peur de payer cash ces défaites à répétition. Et notamment celle d'aujourd
'hui.
Maintenant, il va falloir réfléchir, voter utile pour la suite de l'aventure
des Rouges.
La première à aller voter, c'est Sarah, allez-y.
Bernard, c'est votre premier vote dans cette aventure. Allez-y.
Michael, je vote contre toi, surtout par ton manque de niaque.
Nadine, premier conseil, premier vote. Allez-y.
C'est à vous, Mickaël.
Bernard, j'ai honte pour toi, car il me faut une équipe solide, costaud, qui
nous amène jusqu'à la victoire.
Marie-Lou, allez voter.
Bernard, parce que je pense aux épreuves avant la survie.
Anthony, c'est à vous.
Bon, survie, mais manque de compétences dans les épreuves.
Myriam, allez placer votre bulletin dans l'urne.
Je vote Mickaël.
J'ai toujours pas d'affinité envers lui et son comportement impulsif sur le camp
me déplie beaucoup.
Thierry, allez-y.
Pour clore le vote, Namadia.
Je vous trompe, Bernard.
Je pense que pour les épreuves, tu vas être un peu trop juste.
Voilà, tous les neufs, vous avez voté. Je vais chercher l'urne et je procède
tout de suite au dépouillement.
A l'intérieur de cette urne, pour l'instant, il y a 9 bulletins auxquels
je vais ajouter celui-ci. C'est le vote noir de Mélanie, première éliminée lors
du dernier conseil.
Avant de procéder au dépouillement, est-ce que quelqu'un a le collier d
'immunité et souhaite le jouer ce soir ? Personne ? Tout de suite, le
dépouillement.
Bernard.
Bernard.
Michael.
Michael.
Égalité, deux votes contre vous Bernard, deux votes contre vous Michael.
Bernard.
Bernard.
Michael.
Michael.
Égalité. Quatre voix contre vous Bernard, quatre voix contre vous
également Michael.
Michael.
Je vote Mickaël en espérant donner une chance aux filles d'aller plus loin dans
l'aventure.
Cinq voix contre vous Mickaël, quatre voix contre vous Bernard.
Il reste un bulletin.
Mickaël.
Mickaël, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me
rejoindre.
Michael, les aventuriers de la tribu rouge ont décidé de vous éliminer et
leur sentence est prévocable.
Michael, je suis persuadé que vous avez des choses à leur dire.
Je dis aux filles merci, que je sais qu'ils ont voté contre moi, parce que j
'étais très gênant. J'espère que ces gens-là, ils ne vont pas y aller bien
loin, parce qu'ils n'auront pas la capacité.
Mais en tout cas, j'ai confiance en certaines personnes, qu'eux, ils auront
le droit d'y aller jusqu'au bout.
Et je penserai à eux sincèrement. Et bonne fin de Koh Lanta.
Votre aventure n'est pas complètement terminée. Vous allez mettre le prénom d
'un des rescapés de cette tribu rouge. Je le placerai dans l'urne lors du
prochain conseil de cette tribu. Au revoir, Michael.
Michael tombe de haut. Lui qui se voyait aller très loin dans l'aventure n'a pas
vu le coup venir.
Son mauvais caractère a précipité sa chute.
Sarah, je vote pour toi parce que je sais que c'est toi qui as mis dans tout
ça. Je suis vraiment déçu de ton comportement et j'espère pour toi que tu
seras sorti dès le prochain tour.
La semaine prochaine, la température grimpe en Malaisie.
Les esprits s'échauffent.
C'est de ne pas manquer le respect. La manière dont tu m'as envoyé chez mes
enfants, ils ne m'ont jamais parlé comme ça.
L'heure est au règlement de compte.
Ça va voler en éclats. Je ne peux plus me l'encadrer, je ne peux plus la
supporter.
Certains aventuriers risquent d'avoir de mauvaises surprises.
Ils ne vont pas comprendre et ils vont nous en vouloir, c'est sûr.
C'est celui qui arrête qui pour moi, j'écoute. Vous n'avez pas le droit à l
'erreur. Alors qui sera capable de surmonter toutes les difficultés ?
Le ton monte.
Qui là peut dire aujourd'hui M.Baptiste Combeau ? Qui ? Personne. On est zéro.
On n'est pas l'équipe des rouges qu'on devrait être. Mais non, elle n'assume
pas ses paroles. D'accord.
Des caractères se révèlent. Maintenant, la personne qui me fait foutre la merde,
vous ne me connaissez pas énervé. Il faudra être fort et courageux pour
tenir. Un petit peu de boulot d'aujourd'hui.
Si ce soir, moi, je ne mange pas, dans la minute qui suit, je prends mes
affaires et je me bats. Moi, j'ai faim et je n'en peux plus.
Collant à la guerre des nerfs, c'est vendredi prochain.
à 20h50 sur TF1. Je suis parti déjeuner, sérieux.
Aujourd'hui, à cette heure-là, terminé.
C'est un coup de poignard dans le dos que j'ai reçu car personne ne s
'attendait de ma sortie.
C'est la surprise terrible de ce soir. C'est un règlement de compte entre les
filles et moi parce que j'avais une grande gueule et puis ça ne leur
plaisait pas. Ils ont choisi de me faire partir. Maintenant, ils vont souffrir.
Il ne s'agit pas de faire partir les bras pour avoir des petits bras pour
gagner. C'est une aventure, donc il faut tout. La tête, les jambes, les pieds et
le cerveau. Je suis déçu.
Je suis terriblement déçu.
Michael, je vote pour toi ce soir parce que ton esprit critique en permanence
sur l'être humain ou les choses qui se passent sur le camp commencent à peser
sur notre groupe et cela véhicule des ondes négatives.
Michael, je vote pour toi parce que vu ton âge...
Tes sautes d'humeur, tu ne les canalises pas. Tu devrais avoir un peu plus de
self-control.
Voilà, Mickaël, désolé. C'est uniquement à cause de ta négativité et de ton
pessimisme depuis 2-3 jours qui font que je vote contre toi.
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