All language subtitles for C.est.encore.mieux.l.apres.midi.2019.VOF.1080p.PAPR.WEB-DL.H.264.AAC.2.0-Caren

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Original subtitles

Au thème de l'hémicycle, bonsoir.

Alors j'ai une balotine de crevettes, de foie gras, pardon, c'est ça, pour la...

Sur

ce

débat, enclencher l'Assemblée nationale, c'est un enlèvement.

Une eau pétillante.

Massage, enveloppement, pédicure sur rendez-vous, à prendre dans la recette.

Alors,

il vient ce café ! Il va arriver !

Faut absolument que je sois à l'assemblée à 15 heures.

Mais je sais bien. Quatre mois je suis allé au serveur prendre le déjeuner et

que vous voulions prendre notre café ici.

Tu prendras à l'assemblée ton café.

C'est toi le con. Tu ne vas pas prendre mon café à l'assemblée.

Pourquoi pas ? Tu vas te laisser prendre ton café ici toute seule.

Pourquoi pas ? De quoi ça aurait l'air ? S'il vous plaît.

On aurait dû descendre au plat de ça.

J'ai l'horreur de ces grands machins. C'est froid, c'est sans charme. Ils ont

le bon lit.

Oui, on passe pas sa vie au lit.

Et non.

Bon. Il y a quelqu'un ? Calme-toi, Richard.

Je sais pas, moi je pensais que la direction aurait eu à cœur de me

soigner. Il doit pas être mauvais pour eux d'avoir un homme politique en vue

dans leur clientèle.

Ils doivent être blasés à 200 mètres du Palais Bourbon. C'est surtout pour toi

que je m'énerve. Tu vas être en retard aussi.

Mais non, j'ai le temps. Il y a quelqu'un, oui.

Monsieur Marchelier, pardonnez-moi, vous désirez.

Non, parce que nous avions demandé que notre café soit servi ici.

Ah, je suis désolée, maman, je pense que... Mais c'est pas grave, c'est ma

femme qui s'impatientait.

Je m'en occupe aussi de monsieur Marchand. Merci, mademoiselle.

Charmante, hein ? Oh, ben, j'ai pas fait attention.

Mais si on revenait habiter à Paris, ce serait quand même plus simple. Et la

mairie ? Et le conseil régional ? Ma vie est là-bas ! T'es tout le temps obligée

de remonter ici.

Je préfère m'astreindre à des allers-retours, mais que toi, au moins,

tu vives au grand air.

Pense à tes bronches.

Mes bronches ? Oui, Christine, oui, tes bronches.

Tout ça parce que j'ai une copuche à 14 ans. Je ne l'ai déjà pas, que tu m

'accompagnes. Oui, dans ce sens-là, tu as fait le maximum.

Oh, Christine, alors si moi, je n'avais plus le poids à venir... Eh bien, sois

franc, tu n'auras plus ton dispense. Mais non, ma chérie, non. Le débat qui s

'ouvre aujourd'hui sur le projet de loi sexe et sécurité me paraît primordial.

Monsieur Marchelier.

Les cafés arrivent tout de suite. Merci, mademoiselle. Je vous en prie.

Elle est mignonne, elle est pas terrible.

Et si on faisait monter le café dans la chambre ? Pour ? On a une petite demi

-heure devant nous.

Oh non, Christine, vraiment. Tu pourrais commencer par m'exposer tes positions

sur ton projet de loi.

Ça, c'est le rosé, ça. Chaque fois que tu bois du rosé, t'es comme ça.

T'aimes bien les champs d'hôtel, pourtant.

Christine !

On vient fêter notre 15e anniversaire de mariage. Et alors ? Et en plus, Bigé va

arriver. Ah, Georges l'a venu. Il doit m'apporter des papiers.

J'aime bien Georges. Oui, c'est un collaborateur consciencieux. Oui, je

trouve qu'il a des charmes.

Georges ? Oui,

on ne sait pas ce qui frappe le plus chez lui. C'est un garçon timide, mais

je suis sûre qu'il est très charnel.

Georges, pas du tout.

Ah, quand même.

Oui, monsieur ?

Oui, monsieur. Alors, on en est où ? Deux. Eh bien, les cafés ! Vous ne

voulez pas déjeuner avant ? Mais nous avons déjà déjeuné.

Vous avez déjà déjeuné. Mais, monsieur et madame Marchelier, suite 648. Nous

avons commandé les cafés au restaurant.

Marchelier 648. Je vous ai dit quatre fois qu'on voulait les prendre ici.

Ah, Marchelier 648. Ah, ben quand même.

Un tartare et une salade nordique. Voilà.

Je vous apporte ça tout de suite. Très bien.

Mais non ! Mais non, qu'est-ce qu'il fait ? Revenez là !

Non, je ne suis pas sûr qu'il ait bien compris, hein, le... Eh,

les mimis. Bon, ma chérie, vraiment, vraiment, faut que tu ailles, tu vas

rater le début.

Oh, ben, de toute façon, la mort de Thésée, 4h20 sans entrave, il n'y avait

vraiment rien d'autre à voir. Mais non, ma chérie, non, tu sais, le mercredi

après-midi, à part la comédie française, il n'y a pas grand choix dans les

spectacles. Mais tu vois, il paraît que c'est très distrayant, on ne voit pas le

temps passer.

La mort de Thésée, très distrayant. Bonjour.

Ah, ben, quand même.

Je suis en retard.

Bon, non, il est 1h45.

Mais non, vous... de faire en retard, nous sortons de table.

Bonjour, madame.

Bonjour, Georges.

Vous êtes très élégant, vous êtes superbe. J'essaie, madame, j'essaie. C

'est vrai, vous êtes ravissant, mon petit Georges.

Faites-moi attention, Georges, mon mari est de très mauvaise humeur.

Le tardard et la salade nordique.

Voilà, non, là, c'est... C'est... C'est... Ah, c'est ce rhume des foins.

Heureusement que j'ai l'idée d'apporter des antistes...

Ça va être gai pour prendre la parole. Bon, vous m'avez apporté les documents ?

Ah oui, tout est là.

Eh bien, asseyez-vous, ne restez pas plantés.

Je monte une seconde.

Pourquoi faire ? Je vais juste me refaire une petite beauté. Ça ne prendra

pas beaucoup de temps.

Oh, Georges ! Non, mais ça va bien, si je n'en fais pas trop non plus.

C'est très gentil, mon petit Jean. Alors, quelle est l'ordre du jour pour

cet après-midi ? Alors, fin du rapport sur la perversion dans les lycées de

Seine et Marne. Voilà, ça c'est très important. Ensuite, exposé sur la

sexualité sauvage dans les petites et moyennes entreprises.

Où ça va se nicher, vraiment ? Et enfin, à la demande quasi générale, projection

de la vidéo sur le développement du sadomasochisme dans le Loir-et-Cher.

Assez babassé, il me faut une autre chambre.

Ah quoi ? Vous n'êtes pas satisfait de votre suite ? Si, si, elle est très

bien, mais j'en veux une deuxième.

Ah, vous préférez faire chambre à part ? Voilà.

Pour travailler ? C'est ça.

Vous ne voulez pas que je fasse installer un bureau dans le salon ? Non,

non, non, parce qu'un monsieur bien élevé ne prend pas une dame sur un

bureau. En tout cas, pas la première fois.

Oh non ! Mais si.

Oh, monsieur ! Mais ça va bien !

Je vous dis qu'il me faut une autre chambre pour l'après-midi.

Et la commission à 15h ? Vous demanderez à Marudo d'assurer la présidence à ma

place, ça lui fera tellement plaisir. Et vous, contentez-vous de me réserver une

chambre. Mais pourquoi moi ? J'aurais bien demandé à ma femme, mais j'ai peur

que ça lui mette la puce à l'oreille.

Et puis perdez l'habitude de discuter sur tout.

N'oubliez jamais que c'est uniquement pour faire plaisir à votre malheureux

père que je vous ai engagé comme assistant parlementaire.

Vous êtes un sous-doué, mon petit Georges.

Ne l'oubliez jamais.

Je sais.

Très bien.

Je réserve à votre nom ? Non, à mon nom de jeune fille, ça sera plus discret.

Je sais pas, moi, je sais... Bah, tenez, regardez.

Noirmoutier. Voilà, Noirmoutier, ça sonne bien. Vous dites que vous voulez

une belle chambre pour deux personnes pendant environ deux heures et demie,

trois heures.

Deux heures et demie, trois heures ? Vous expliquez que vous êtes venu passer

la journée à Paris et que vous voulez juste vous détendre un moment. Madame

Noirmoutier est... Madame Noirmoutier...

Non mais respirez à fond, vous allez comprendre.

Vous avez déposé votre femme, je sais pas moi, chez le coiffeur.

Pendant que vous veniez réserver ici, elle doit vous rejoindre dans la chambre

quand elle aura fini. Mais enfin, pourquoi votre amie ne vient-elle pas

réserver elle-même ? Alors voilà ce qu'on appelle une mauvaise idée.

Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'on va la reconnaître. La reconnaître ? C'est l

'une des secrétaires du Premier ministre.

Stéphanie Marguerite !

Vous la connaissez ? Vous

avez conscience que j'entends rien, là ? Non, non, pardon, je dis, il serait

difficile de ne pas la remarquer.

Elle est superbe. Ah oui, mais elle est mariée. Eh, c'est l'un de ses charmes.

Oh, en plein débat sur la délinquance sexuelle.

Et puis j'ai songé au désespoir de votre pauvre père si demain vous vous

retrouviez à la rue.

C'est du chantage ! Oui, oui, oui, c'est effectivement ce qu'on appelle du

chantage. Allez, je vous envoie la fiche de Stéphanie. Dès que vous aurez arrêté

la chambre, vous l'appellerez pour lui donner le numéro. Elle habite à 5

minutes d'ici. Ah oui, n'oubliez pas de m'apporter la clé.

La clé, la clé, la clé du débat, Georges. C'est l'attitude qu'adopteront

les non-inscrits. Chérie, tu es merveilleuse. Qu'est-ce que je disais ?

Chérie, tu es merveilleuse. Non, je... Merci, Georges.

Vous êtes un vrai charmeur.

Oui, vous êtes un tort de rire.

Je suis sûre que Georges fait des ravages. Eh bien, Georges, on vous a une

nouvelle. Oh, d'ailleurs, si le cœur vous en dit cet après-midi.

Cet après-midi ? En attendant la séance de ce soir, si vous reperez le petit

secrétaire de l'Assemblée, il paraît qu'il y en a de très mignonne.

Notre suite est à votre disposition.

Oh non, c'est très gentil. Mais Richard est à sa commission.

Il peut se passer de vous. Moi, je serai au théâtre. Allez, soyez de très... Qu

'est-ce que ça veut dire, Jean ? C'est ce qu'il a à faire. Bon, maintenant, il

faut qu'il aille à ma cheville.

Mais qu'est-ce que t'as aujourd'hui ? Mais j'ai rien, j'ai rien, j'ai rien.

Restez ici pendant que j'accompagne ma femme à un taxi.

T'inquiète pas, chérie, je vais en trouver un. Non, non, non, ma chérie,

non. Non, tu n'en trouves jamais.

Non, ça n'aura... Non, j'ai jamais vu quelqu'un trouver aussi peu de taxis que

ma femme. Allez, bonne chance, là ! Bonne chance, là ! Monsieur,

bonjour. Oui, bonjour, madame.

Qu'est-ce que je voulais dire ? Vous faites les chambres, ici ?

Oui, monsieur, tous les matins.

Je me doute, mais vous avez des chambres dans cet hôtel ? Comme dans beaucoup d

'hôtels, oui.

Oui, parce qu'il m'en faudrait une.

Il paraît qu'elles sont très bien. Oui, c'est exact, monsieur.

Pour deux personnes ? Oui, pour deux.

Alors, une chambre pour deux personnes... Avec eau.

Oui, bien sûr.

C'est que nous sommes quasiment pleins. Ce serait pour quand ? Maintenant,

enfin là, le plus vite possible.

Et ce serait pour combien de nuit ? Deux, deux heures et demie, trois

heures.

Deux heures et demie, trois heures ? Peut-être que deux heures suffiront.

Et si vous avez un trou de deux heures ?

Dans votre panning, ça ira très bien.

Écoutez, voilà, je vais tout vous expliquer. C'est très simple. Ma femme

sort de chez le coiffeur.

C'est pour ça qu'elle essaie d'aller faire une...

Et

voilà.

Non, pas bien, non.

Elle a envie de se reposer, voilà.

Seulement, nous n'habitons pas à Paris. Elle ne veut pas donc attendre d'être

arrivée à Poitiers pour se reposer. Vous pouvez mettez-vous à sa place. Oui, oui,

bien sûr. Monsieur le directeur ? Oui ? Monsieur voudrait une chambre pour l

'après-midi.

Voilà, voilà.

Ah, c'est que notre établissement ne loue pas nos chambres à l'heure,

monsieur. Oui, alors je m'en doutais.

Mais comme je le disais à mademoiselle, ma femme et moi, nous ne faisons que

passer. Nous habitons Poitiers et une fois l'an, je l'emmène à Paris pour se

faire coiffer.

Seulement, vous imaginez la fatigue que ça représente.

Alors c'est pour ça, quand elle sort, elle n'a qu'une envie, c'est de se

glisser dans un bon lit pour deux heures et demie, trois heures maximum.

Désolé, vraiment, mais nous ne louons qu'à la journée. C'est un principe.

Ça, c'est très embêtant.

Écoutez, j'essaierai de décider de ma femme à se reposer plus longtemps.

Bien.

Pouvez-vous me donner votre nom ? Mais bien sûr.

Doléron.

Merci.

J'ai oublié mon billet dans ma chambre.

Comme Lille ? Comment ? Excusez-moi, monsieur, j'ai pas compris ce que vous m

'avez demandé. Je vous demandais Doléron s'orthographie comme Lille ? Oui, oui,

oui, voilà, exactement, comme Lille.

Et le prénom ? Gilles.

Gilles Doléron ?

Mes parents sont... très

joueur.

Alors pour me faire une blague, à mon arrivée, ils m'ont appelé Gilles.

Et dans la foulée, ils m'ont appelé ma sœur Odile.

Est-ce que je peux prendre livraison de ma chambre assez rapidement, monsieur, s

'il vous plaît ? Je finis de remplir la fiche. Votre adresse ? Dans la Creuse.

Et encore ? Oh, mettez Gilles Doléron, Creuse, tout le monde le connaît, là

-bas. Pardonnez-moi, monsieur, mais il me faut votre adresse complète.

24... 24...

Grand rue.

Grand rue ? Quelle ville ? Oléron.

Pardon ? Non, Poitiers.

Moi, c'est parce que je confonds souvent mon nom et mon adresse.

Je pensais que Poitiers était dans la Vienne, pas dans la Creuse.

Bien joué ! Non, mais ça, c'est un test que je fais assez souvent. Et la plupart

du temps, les gens Poitiers, Creuse. Vous voulez bien signer ? Oui, bien sûr.

Alors, qu'est-ce qu'on a dit, du coup ? Ben, Doléron.

Pardon. Tenez, merci beaucoup.

C'est moi. Ah, je ne pense pas que ça soit à vous.

Ah, ben si, ça c'est à moi.

Vos initiales seraient GD.

GD. Gilles Doléron.

Oui, mais c'est parce que ça, c'est mon titre. Je suis médecin.

Médecin ? Oui, docteur Doléron.

Gynécologue psychiatre.

Non, pardon. Mon billet de théâtre, je l'ai retrouvé.

Ah, ouf, je respire.

Pourriez-vous me commander un taxi, s'il vous plaît ? Mais certainement, madame.

Merci beaucoup.

Docteur Doléron, souhaitez-vous que je vous fasse accompagner à votre suite ?

Oh, pardon, monsieur.

Vous étiez avant mon avocat.

Docteur Doléron ? Monsieur ? Mais vous vous sentez

bien ?

Dolleron à votre chambre dès qu'elle arrivera. On vous commande votre taxi

tout de suite. Merci.

Cachotier, je le savais bien.

Vous allez comprendre.

Je comprends très bien, mais pourquoi vous avez pris notre chambre ? Ça vous

gênait d'utiliser la nôtre ? Ça m'aurait tellement amusée de vous imaginer dans

notre livre.

Comment vous vous faites appeler ? Docteur Dolleron.

C'est votre nom dans la clandestinité ? Oui.

Quel est l'heureux élu ? L'heureux élu ? Oh, celle que vous faites passer pour

Madame Doléron. Ah, ben c'est... Ah ! C'est vous ! Qu'est-ce que vous faites ?

Vous êtes foutus ! Monsieur Marchelier, vous désirez ?

Oui, j'attends un ami. Monsieur Noirmoutier est à quel champ ?

Monsieur ? Monsieur Noirmoutier ! A vos souhaits.

Excusez-moi, Noirmoutier. Il a dû arriver il y a peu de temps. Je n'ai pas

le souvenir d'avoir accueilli une personne de ce nom-là.

Comment, comment ? Non, non, on n'a vu que trois nouveaux venus aujourd'hui.

Monsieur Marchelier ! Non, vraiment, personne de ce nom-là. Quel con ! Pardon

? Je dis quel con, ce brave Noirmoutier. On avait rendez-vous.

Pourriez-vous faire annuler mon taxi, s'il vous plaît ? Oui, je m'en occupe

tout de suite. Merci.

Madame Marchelier.

Mais ça peut nous mener à rien. Je monte dans ma chambre. Venez me rejoindre dans

un moment. Vous aimez les petites nuisettes ? Oh ! J'avais dû vous avoir

rencontré, docteur ! Rendez-vous ! Madame Marchelier ! Madame Marchelier !

Oh, Madame Marchelier ! Oh là là, ça va être ! Quelque chose ne va pas, docteur

? Oh non, je dis ça va être ! Ah ! Je veux une

autre chambre.

Mais vous ne l'êtes pas encore vu celle-ci ? Je ne veux pas la voir.

Qu'est-ce qui ne va pas ? Le numéro.

Quel numéro ? 650.

Où est le problème ? Le 650 est à côté du 648.

Oui, c'est la suite voisine.

Monsieur Marchelier est au 648.

Oui. Avec Madame Marchelier.

Je pense, oui. Oui, mais ce n'est pas possible.

Je n'ai plus le savoir.

Mais enfin, Madame Marchelier au 648 et son mari à côté.

Et son mari à côté d'elle au 648.

Je ne vous suis pas très bien. Et moi, à côté, au 650.

Sans indiscrétion, puis-je vous demander de m'expliquer ? Je hais Marcellier.

Je hais ses idées. Marcellier me donne la nausée, pas vous.

Monsieur, c'est très gênant. Pas 650, n'importe quoi, mais pas 650.

Je voudrais vous être agréable, mais l'hôtel est plein.

Ah non, c'est pas besoin d'un si gros numéro.

Je suis un homme modeste, vous savez le 325 suffirait. Non mais même le 162 ou

le 81, s'il vous plaît, un petit 38 ! Et bien alors, où étiez-vous ? Alors là, j

'ai pratiquement pas bougé.

Stéphanie est tout le temps sur messagerie, toujours pas de réponse à

mes textos.

Vous avez essayé de l'avoir vous ? Ah non.

Vous avez essayé de l'appeler ? Ah non.

Qu'est-ce que vous avez foutu ? Mais même pas réservé de chambre ! Ah si.

Ah bah quand même. C'est la 650.

Eh bah c'est très bien.

650, 648.

Non. Si.

Eh pas d'autre. Non, tout est complet.

Là, M. Marchelier, je crois qu'il va falloir envisager de modifier vos plans.

Si j'ai cessé de me contrarier. Montez au 650 et commandez-moi des canapés. Des

canapés ? Des toasts. Et une bouteille de champagne.

Oh, vous êtes gentil, mais je pourrais rien avaler.

Mais c'est pas pour vous, crétins.

Oh là là, ça va... Tout va bien, monsieur Marchelier ? Oui, tout va très

bien, tout va très bien. Mais le voilà, le voilà, le vieil ami que j'attendais !

Lui, mais oui ! Non, non, vous devez faire erreur, monsieur.

Non, non, d'abord, je n'ai jamais d'amis, et c'est pas à mon âge que je

vais commencer.

Non, mais écoutez, je vais vous dire, nous ne nous sommes même jamais

rencontrés ! Je le disais d'ailleurs à l'instant à monsieur... S'il y a bien un

homme que je n'ai jamais rencontré, c'est bien Marchelier.

Mais vous n'êtes pas Charles-Noir Moutier de Strasbourg ? Non, moi, c'est

Gilles Doléron de Poitiers.

Gilles Toléron ? Oui, ça surprend quand on ne s'attend pas.

Mais pourquoi ? Pourquoi ? On peut confondre.

Pardon ! Quel con ! Pardon ? Quel con je suis de vous avoir pris pour

Noirmoutier. Pardon de vous avoir remis.

Montez ! Et peut-être aurons-nous l'occasion de nous croiser au sixième.

Qui sait ? Autant de passer, Noirmoutier.

Autant de dos, c'est curieux à quel point il peut ne pas lui ressembler. De

dos ! C'est un personnage bizarre.

Si par hasard il vous importune, n'hésitez pas à appeler la réception.

Parfois ! J'ai complètement oublié de vous prévenir.

Je suis médecin.

Médecin, mais pourquoi médecin ? Une occasion, comme ça.

Spécialité, gynécologie et psychiatrie.

Gynécologie et psychiatrie. Oui, docteur Gilles Doléron, gynécologue-psychiatre.

À poitiers !

Qu'est-ce que j'ai ? Je me sens mal, je suis toute chaude, tentez-moi, tentez

-moi ! Excusez-moi madame, je peux faire le lit ou c'est déjà trop tard ?

Mais non, faites, faites ! Allô,

la réception ? Oui, c'est madame Marchelier au 648, oui.

Pourriez-vous me donner le numéro de la chambre du docteur Doléron, s'il vous

plaît ?

Le sommier est très fragile.

Bah oui, et alors ? Bah, faudra y aller mollo, quoi.

Pardon ? Non, rien. Je suppose que je rajoute des serviettes dans la salle de

bain. Bah, si vous voulez.

Ah bah, tiens.

Oui, allô, le room service ? Au revoir, madame.

Cœur d'Oléron, suite 650.

Bon établissement ! Oui, je voudrais du champagne et des sandwiches, s'il vous

plaît.

De quelle année ? Ah non, j'en veux des frères.

Du champagne ordinaire, ça ira très bien.

Et des toasts au saumon fumé, c'est parfait, merci.

Qu'est-ce que c'est ? Un homme de chambre. Oui.

Serviette ? Ben oui.

Ah ben tiens.

Oui, allons.

Docteur Doléron.

C'est Madame Doléron.

Oh, Madame Doléron.

Ça tombe bien, apparemment, vous êtes tout le temps sur Messagerie.

Ah bon ? Oui, vous êtes où, là, à l'hôtel ? Oui.

Ah, très bien, rendez-vous au 650.

Et si tôt arrivé... Vous allez vous jeter sur moi.

Mais pas du tout.

Vous préférez que ce soit moi.

Vous êtes où, là, à la réception ?

Ah ben non, 648. Bon, très bien. Quoi ? Vous êtes au 648 ? Ah ben oui. Non, c

'est pas possible.

Ah ben si.

Mais comment vous êtes entrée ? Ben par la porte.

Eh, madame Marchelier ! Oh, rappelez-moi Christine.

Vous êtes Christine Marchelier ? Ça ne va pas, je pense. Ah ! Oh, ben vous

pouvez pas frapper, non ? J'étais dans la salle de bain.

Et alors, on frappe quand on sort d'une salle de bain.

Allô ? Qu'est-ce qui se passe, Georges ? Il n'y a rien, il n'y a rien. Bon, qu

'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que vous voulez ? Eh bien, je préfère le lire.

Non, pas la peine, ils ne resteront pas longtemps.

C'est ça.

Nous, nous ne resterons pas longtemps.

On ne nous a pas appris à parler au client à la troisième personne.

Allô ? Excusez-moi, madame Marchelier.

Vous voulez que je vous raconte ? Oui, allez-y.

J'ai mis une petite musette.

Non, non, ça, c'est pas possible.

Pourquoi ? Parce que vous allez attraper, je crois.

Qu'est

-ce

que c'est que ça ?

que je vais combiner quand j'en ai besoin, impossible de mettre la main

dessus. Allô ? Non, mais ça, c'est parce que j'étais en train d'appeler... Allô ?

Mais qui ? Le room service pour le champagne irritant.

Ça m'a l'air très appétissant, ce que vous me proposez.

C'est vrai, Georges, ça vous plaît ? Oui, en revanche, inutile de vous

presser, nous avons tout notre temps.

Ah ben alors, si vous leur dites de ne pas se presser, on les aura demain matin

au petit déjeuner. Ah, on manquait de jugeote à un point, mon pauvre ami.

Faites-moi plaisir, monsieur Marchelier, décommandez Stéphanie Margiel. Mais ça

va pas, non ? Je le sens pas, rendez-vous.

Oui,

la réception.

Pourriez-vous me commander un coursier, là, tout de suite, pour un message que

je vous dicte ? Alors, oui, l'adresse Margiel, 14 rue de Grenelle.

Le message.

Docteur Noirmoutier. Ah ben non. Vous attend.

Ah ben non.

Suite 650, au hôtel de l'hémicycle, urgent. Mais non ! Qu'est-ce qu'il y a ?

Mais pas Noirmoutier, enfin ! Doléron.

Merde ! Mais vous voyez, vous conneriez... Oui, ben finalement, mettez

Doléron à la place de Noirmoutier.

Non, non, Doléron, je préfère.

Oui, le nom du destinataire reste le même.

Oui, merci beaucoup.

Bon, vous avez la clé d'ici ? D'ici.

Du 650 ! Ah oui, bien sûr, la voilà.

Parfait, bon, attendez-moi là.

Ah, où allez-vous ? Bah écoutez... Au 648 ? Bah oui ! Mais pourquoi pas ?

Parce qu'il ne faut pas qu'on voit vous revenez dans les couleurs, vous êtes

censé être à l'Assemblée Nationale.

C'est vrai ! Bon bah allez-y vous. Oui, moi ? Allez me chercher mon kimono. Oh

non ! Oh non ! Oh non !

M. Marchenis, je n'oserai jamais.

Qu'est-ce qu'il vous prend ? Oh, un kimono.

C'est tellement personnel.

Comme ça, pas venu déjà ! C'est le ruban bâtonné, justement.

Prenez-moi mes gélules, qui sont dans la salle de bain à côté. Ça va, les gélules

? Pas trop personnelles.

Je vais vous les chercher. Très bien.

Bon, qu'est-ce que vous faites ? On y va, on y va pas ? Oui, oui, une seconde.

Allez, non, quelque chose.

Vous n'êtes pas fort.

Comment vous comptez rentrer au 648 ? En frappant à la porte. Il n'y a personne.

Venez, n'oubliez pas mon kimono ni mes gélules.

Ah oui, alors c'est ça. Gélules, kimono, kimono, gélules. Voilà.

Gélules, kimono, kimono, gélules. Ah bien. Gélules, kimono, kimono, gélules.

Attendez, ne restez pas là pendant que j'ouvre la porte. Vous êtes en plein

courant d'air.

Ah, je suis désolé, madame.

Vous n'êtes pas madame.

Non, on m'a opéré.

Oui ? J'aurais besoin d'une signature.

Ah oui.

Ça sonne.

Oh non.

Ah oui, excusez-moi.

Oui, allô ? Christine.

Restez dans votre chambre.

Enfermé, où ça va ? Dehors ! Non, non, non, pas ici ! Non ! On se retrouve au

648. Voilà, quand vous arriverez, je vous ouvrirai, j'ai la clé.

Oui, j'ai la clé de chez moi, mais je suis sûr que ça n'a pas d'affaire.

Si vous voulez entrer à côté, j'ai un pass.

Non, c'est pas la peine, vous restez là, vous surveillez les toasts. Vous me

signez la note ? Reviens, j'ai lu le kimono, kimono, kimono.

J'ai lu le kimono, kimono.

Qu'est-ce qu'il y a ? C'est un petit ensemble léopard.

Il y a un problème ? Vous n'aimez pas les bêtes ? Je mets la table dans la

chambre. Oui, bien sûr, elle ne va pas y aller toute seule.

Allez, mon vieux, ouvrez-vous la messe.

J'adore celui-là, mais ce n'est pas possible.

Mais ciel, Barack !

Dites, vous allez rester ici longtemps ? Jusqu'à la fin de mon stage en juin.

Ici, dans cette chambre ? J'attends le docteur Doléron pour la note. Donnez, je

vais signer.

Le docteur m'a dit d'attendre. Il est allé à côté, chambre 648. Oui, je sais.

C'est vous le monsieur du 648, non ? Pas du tout.

Le tartare et la salade nordique. Mais c'est pas moi, c'est pas moi. Moi je

suis monsieur Noirmoutier, chambre 650.

Noirmoutier 650.

650 d'Oléron.

Ouais, ouais, ouais.

Nous faisons chambre commune avec le docteur.

Bon, écoutez, vous ne vous occupez pas de ça.

Je vais signer, le docteur sera d'accord.

Vous ressemblez quand même beaucoup au monsieur du Tartare. Là, je lui

ressemble toujours, là ? Oh non, plus du tout.

Oui,

allô ? Alors, qu'est-ce que vous foutez ? Mais, j'arrivais pas à trouver votre

kimono. Eh bien, dépêchez-vous, écoute !

Vous étiez sorti pour en acheter un neuf. C'est parce que j'ai du mal à

trouver. Je croyais que c'était la descente de l'île.

Évidemment, il faut savoir le porter.

Ça, c'est pas donné à tout le monde.

Ça, c'est sûr.

Voilà la clé du 648.

Mais j'ai eu... Et voilà.

Alors là, je dis merci, Georges. Ah si, merci, Georges. Vous êtes très gentil

quand vous voulez. Et je le dis souvent à ma femme.

Il faut pas, monsieur, c'est pas la peine.

Maintenant, finissons de s'amuser.

Vous retournez à l'assemblée. Oh oui ! Oh oui ! Attendez, attendez, attendez.

Vous dites à Barudo que je suis barbouillé et que je me réserve pour la

séance. Barudo, barbouillé, barbouillé, Barudo. Où est votre sacoche ?

Barbouillot, barudé. Où est votre sacoche ? Revenez là.

Barbouillot, comment ? Où est votre sacoche avec tous les documents ? Elle

est là. Non, non, là, je vous assure, elle n'est pas là.

Ah ! J'ai dû la laisser à côté.

On est gentil avec vous. Continuez à faire des bêtises. Bon, allez la

chercher. Non, mais je me demande... Vous n'avez rien à vous demander. Allez

la chercher.

Tiens ! C'est quoi après ce rhume là qui n'en fit pas ? Où est-ce que j'ai mis

cette sacoche ? Oh Jean ! Quoi ? Qu'est-ce que vous avez ? Excusez-moi,

je suis un peu tachycardie.

Vous attendez-vous. Allez, venez. Eh oh, où ça ? Chez vous, à côté.

Mais non, non, non, laissez-moi y aller d'abord.

Mais pourquoi ? Mais pour voir si tout va bien, je veux que tout soit parfait.

Vous n'êtes pas habitué à ce genre d'aventure, je me trompe. Oh si, si, si.

Je vous adore.

Allez, venez. Non, non, mais je préfère que vous attendiez ici jusqu'à ce que je

vous appelle au téléphone.

Mais détendez-vous.

Ah ben, je suis détendu, je suis détendu. Mais ça vous fait bien des

temps. Restons ici.

Vous voyez ? Je suis sûr.

Mais Barudo m'attend à l'assemblée. Je vais vous le faire oublier, moi, Barudo.

S'il m'arrive quelque chose, l'adresse de mes parents est dans mon

portefeuille.

Madame Marchepied. Madame Marchepied.

Allez, madame dans la chambre. Je prends un petit pain rapide pour me rafraîchir.

Oh, mais vous êtes encore très fraîche. Comment?

Le room service.

Oui, il faudrait du champagne.

Oh, une bouteille pour commencer. Nous verrons suivant la suite des événements.

Merci.

Georges? Oui?

Je me défais. Ah, oui, oui.

Mais Georges!

Oh.

Ah, voilà, oui. Oui, j'arrive, mais je cherche... Le savon !

Ah, il est ici, sur la lavabo ! Ah, d'accord, d'accord, j'arrive.

N'ayez pas peur, je ne regarde pas.

Oui, oui, oui, voilà, voilà, voilà.

Non, c'est pas ici, madame. C'est moi ! C'est Fanny ! Heureusement que vous m

'avez envoyé un message par courtier. J'ai laissé mon téléphone au ministère.

Vous n'aurez jamais reconnu !

On ne sait jamais sur qui on peut tomber dans un hôtel.

Vous êtes enrhumé ? Non, c'est rien, c'est rien. C'est un petit rhume des

fois, sans complication.

D'habitude, si j'ai lu ce radical, je ne comprends pas.

Duronzant ? Non, non, antihistaminique. C'est écrit duronzant.

Mais quel abrutisque, j'ai.

Acide ascorbique, caféine, c'est un petit remontant, ça ne peut pas faire de

mal. Mais j'allais en prendre 12 !

Oui, là je crois que c'est mieux d'aller chercher les bonnes gélues. J'en ai pour

une minute, c'est la chambre à côté.

Vous avez la chambre voisine avec votre femme ? Ah oui, ah oui, ça quand Pigier

s'occupe de quelque chose, c'est toujours peaufiné.

J'ai bien fait d'envoyer mon mari faire du ski en Italie. Mais oui, mais oui,

mais vous pensez à tout croire.

Pigier aurait eu l'idée d'envoyer ma femme faire du ski en Italie. Oh merde !

Qu'est-ce qui se passe ? Il a gardé à la clé des 648, ce débile. Mais où est-il ?

Ah ben, où est-il ? Ah, l'assemblée. Bon, écoutez, le temps de passer un

petit coup de pied. Allez prendre un peu de champagne dans la chambre en

attendant. Le champagne est la seule chose à laquelle je ne résiste pas.

Avec vous, bien sûr.

J'aime tout ce qui pétille. Oh, oh, oh.

Oui, oui, c'est la réception.

Ah, c'est mon ami serveur.

Oui, c'est M.

Noirmoutier à l'appareil.

Ouais, ouais, l'ami du docteur Deliron.

Dites...

Je veux rentrer dans la suite 648. Non, je sais que je ne dois pas, mais on peut

peut-être s'arranger.

Vous avez un passe ? Parfait, vous venez tout de suite au 650.

Merci, merci beaucoup.

Je trouve la salle de bain la plus proche. La salle de bain, là !

Non, il n'y a plus grand-chose ? Alors, la salle de bain.

Je perds un peu le sens de Mariette. C'est avec vous, comme ça ? Je fais

vite, monsieur Marchelier. Au point où nous en sommes, vous pouvez m'appeler

Richard des Matelans. On va peut-être prendre la peine d'attendre.

Monsieur Noirmoutier ? Oui, c'est moi.

Là,

vous avez une passe ? Une passe ? Ah oui, c'est vrai.

Ah, ça laisse.

Non, deux.

Comment deux ? Deux billets, gros risque.

Le docteur Doléron est pas là ? Non, non, ils sont moins loin à côté. Non,

non, attendez.

Vous êtes amis avec le client du 648 ? Oui, oui, oui.

Vous avez beaucoup d'amis.

Voilà. Richard, est-ce que je peux prendre votre... Excusez-moi.

Oui, là, c'est... C'est madame Doléron.

La femme du docteur ? Ouais, ouais, ouais.

Vous avez l'air de bien vous amuser tout ça. Oui, oui, oui, on se débrouille. Bon

allez, vous autres, vous le faites pas ça, vous sortez-moi pas ça. Allez,

allez, allez, discutez pas.

Je suis ici dans votre suite, dans cette tenue pour des raisons personnelles.

Qu'est-ce que vous foutez ici, couvert de mousse ? Ah, ça, c'est une bonne

question. Pourquoi n'êtes-vous pas à l'Assemblée ? Oh, mais j'y étais ! Mais

alors, c'était... C

'était très ennuyeux.

Alors, j'ai décidé de revenir.

Pourquoi ?

faire un peu de lessive.

Ah ! P.G., il y a quelqu'un là-dedans. Non

! Non ! P.G., il y a quelqu'un là-dedans. Oui, il y a quelqu'un là

-dedans.

C'est d'ailleurs pour ça que je suis revenu. J'avais un rendez-vous. Voilà.

Dans ma salle de bain. Voilà, on est plus tranquille que dans un café.

C'est une femme.

C'est une femme. Non ! Ou alors c'est que j'aurais pas fait attention.

Non, non, monsieur Marchelet, c'est pas une femme.

C'est autre chose.

Non, non, mais c'est une... C'est pas que c'est pas... C'est un... Comment on

appelle ça, des gens ? C'est plus le moins tête.

Pas une femme, l'autre.

Comment est-ce qu'on dit ? Un homme ? Voilà.

Qu'est-ce que vous foutez dans ma salle de bain avec un homme ?

Au revoir.

Voilà ! Pardon ! Ah ! Ah ! Ah ben, je suis impatient ! Oui, oui, non mais ça c

'est parce que j'avais commencé à le... J'avais commencé à lui frotter

le dos.

Je suis en train de parler avec Monsieur Marchelier !

Non, arrêtez avec le rigueur, là, c'était une... Je sais pas, ça va, c'est

rien. C'est un camarade. Un camarade. Un ancien camarade de collège.

Que j'ai retrouvé.

Où ça ? Là-bas.

Où ça, là-bas ? Dans la rue.

Oui, oui, j'allais à l'assemblée, et tout à coup, j'entends quelqu'un hurler,

derrière moi, hurler, pilier !

Moi, je me retourne, évidemment, et je lui fais... Oh,

c'est toi !

Machin ! Non, mais je n'ai jamais pu retenir son nom aussi. Il a un nom très

compliqué. Voilà.

Il ne faut pas m'en vouloir, il est polonais.

Alors, il a un nom... Comment c'est ? Ah oui, ça y est, ça me revient. C'est

Waldorf Schnecking.

Waldorf Schnecking ? Vous ne prononcez pas très bien. Non, c'est Waldorf

Schnecking.

Waldorf Schnecking.

Pas O, avec un V. Vol, vol, vol.

Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol,

vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol,

vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol.

Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol.

Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol,

vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol. Vol, vol, vol.

Vol, vol, vol.

Vol, vol, vol.

Vol, vol, vol.

Vol, vol, vol.

Vol

Allons à l'hôtel.

Et voilà.

Et donc, vous vous foutez de moi. Non, non, monsieur Marchelet, jamais je n

'oserais. Il fait quoi dans la vie, là, sur le doshnek ? Non, non.

Arrêtez maintenant, hein. Alors, il fait quoi dans la vie ? Qu'est-ce que vous

voulez qu'il fasse ? Le pauvre garçon, il travaille.

Il travaille où ça ? Là-bas. Oh, où ça là-bas ? Au quai d'Orsay, il est

huissier, voilà.

Vous avez bien caché votre jeu quand je vous ai engagé.

C'est-à-dire à ce moment-là, j'étais encore dans l'expectative.

J'attendais une proposition sérieuse, une femme ou un homme.

Les femmes n'ont pas su se décider à temps, tant pis pour elles.

Vous allez me faire plaisir de retourner à l'Assemblée. Quoi, maintenant ? Oui, à

l'heure avant.

C'est les gens qui demandent à un Polonais si je peux récupérer mes

antihistaminiques. Je vous les ai donnés. Non, non, non, ils dureront 11

ans. Qu'est-ce que c'est que ça ? Un excitant.

Heureusement que vous m'avez aperçu à temps. T'as aperçu en prenant le

douzième. Ah bah tant mieux. Mais j'ai nul. Tu veux immédiatement.

Excusez-moi madame.

Madame. Non mais alors.

Oui.

648. Qu'est-ce que c'est que ça là ? Du champagne.

Non, non, non, moi j'ai jamais commandé de champagne ici.

C'est normal, vous vous êtes au 650.

Ça, c'est pour le 648. Cette fois-ci, j'ai pris les bonnes. C'est vous qui

avez commandé du champagne ? Non, lui, c'est le docteur Doléron, chambre 650.

Oui, mais je sais... Ici, c'est le 648.

Ah oui, ben ça, c'est Christine.

J'avance.

Non, j'ai dit c'est Cri-Cri qui a dû passer la commande.

Cri-Cri. Mon ami.

Voldochnec ?

Christian Waldorfschneck.

Et Cricri, c'est votre ami ? Oui.

Et Normoutier, c'est votre ami aussi ? Oui.

Et tous les deux, vous partagez la chambre 650 ? Oui.

Et bien alors, vous faites quoi en peignoir en 648 ? Oui, bon, alors ça, ce

sont des problèmes de grande personne. Oui, bon, d'accord. Allez, vous me

signez la facture. Non, non, non, il n'y a pas de facture, il n'y a pas de

champagne, il n'y a rien.

Remportez-moi tout ça, remportez-moi tout ça. Je vous tape, là, maintenant,

je vous tape.

Allez, dehors, si vous voulez voir. Bon, allez, moi, je retourne m'occuper de

Stéphanie.

Ça, c'est pas grâce à vous.

Alors, vous prenez votre cri-cri sous le bras, là, et vous décampez. Oui, oui,

comptez sur moi, monsieur Marchelier.

Madame Marchelier.

J'ai eu chaud.

Et encore, vous étiez à l'arrière.

Ça s'est bien passé ? Oui, oui. Je crois juste que j'ai une aventure avec un

huissier du Quai d'Orsay.

C'était de la mauvaise couverture, ça.

Alors,

où en étions-nous ? Non, non, non, pour tout vous dire, c'était en frac, mais un

peu perturbé.

Vous ne voulez pas qu'on remette ça mercredi en huit ? Laissez-moi faire.

Venez, je m'occupe de tout.

Alors, Richard, vous avez bûché l'une ? Ah, mais là, j'ai reçu un choc. Quoi ?

Georges Pigier, dans ma salle de bain, en train de mousser un huissier du Quai

d'Orsay. Non ! Ma petite Stéphanie, je suis un homme très éprouvé, là. Il va

falloir que vous soyez très calme, très tendre.

Très imaginative. Laissez-moi faire. Venez, je m'occupe de tout.

Je vais mettre le petit panneau pour pas qu'on nous dérange.

Gardez bien la pose.

Monsieur ou madame Marchelier sont là ?

En ce cas, puis-je vous demander ce que vous faites dans la suite, docteur ? J

'ai peur que non.

Nous sommes tenus au secret professionnel.

Docteur, un de mes serveurs est venu se plaindre.

Je n'ai pas bien compris après qui il en avait, mais il semblerait qu'il s'agisse

de deux amis à vous, Cricri et Noirmoutier.

Alors là ? Docteur, je n'ai pas pour habitude de me mêler de la vie privée de

mes clients.

Ah oui, c'est mieux.

Je me vois pourtant dans l'obligation de vous rappeler que vous avez réservé une

suite pour vous et votre femme.

Oui, mais elle est à côté.

Alors je vous serai reconnaissant d'aller la rejoindre.

Oui.

Immédiatement.

Je souffle un peu, vous permettez ? Je crois que je me suis enfermé dehors, c

'est bête.

Je le passe.

Alors quand faut y aller, faut y aller.

Les chiens, arrêtez !

M. Marchelier ? Oh, ne me laissez pas, M. le directeur. Mais que se passe-t-il

? C'est un monstre ! Le docteur Doléran ? Oui, le docteur Doléran. Moi, je

prenais l'air tranquillement dans le couloir et en passant devant le 650, la

porte s'ouvre brusquement. Cet individu me saute dessus, me fait une clé au bras

et me fait entrer de force dans la suite. Ah non, mais c'est qu'il est fort

comme un turc ! C'est vrai ? Je suis tout en muscles.

Et là ? Et là ? Vous savez ce qu'il me fait, là ? Là, vous savez ce qu'il me

fait ? Non, mais je vous le donne en mille, hein ? En dix-huit, on ne le

retrouvera jamais.

Il pousse dans la salle de bain et avec son œil lubrique il me fait « on va

jouer maintenant, maintenant on va jouer ». Il m'enferme. Vous avez enfermé

monsieur Marchelier dans la salle de bain ? S'il le dit, ça ne s'avance pas

ces choses-là.

Alors, qu'est-ce que vous faites ? Ne me touchez pas, ne me touchez pas. Je vous

interdis de me toucher, je vous donne 10 secondes pour me rendre mon kimono, je

compte le kimono, je compte.

Alors, 1, 2, 3, vicieuse, déprimée.

Mais qui est-ce ?

Mais qui est, je sais pas moi, qui est... Ah bah si, ça c'est la femme du

docteur, ça c'est... Madame Doléro ? Absolument, absolument, Madame Doléro,

ils font ça en couple.

Deux désaccès sexuels.

Je ne peux pas le croire, dans cet hôtel. Mais attendez, vous savez aussi

ce qu'ils ont fait.

Non, parce qu'elle est aussi perverse que lui. Vous savez ce qu'ils ont fait.

Je vous donne en mille. Mais dites-lui, il trouve rien, il est nul.

Il a fait entrer sa femme dans la salle de bain. Elle a enlevé tous ses

vêtements. Et il lui a dit, c'est celui-là, en parlant de moi, c'est bien

celui-là qui... Et bah vas-y, il est à toi, prends-le ! Qu

'est-ce que c'est que ça ? Alors ça,

ça c'est une bonne question, ça c'est une perruque, c'est la perruque qu'il

portait, voilà, quand il m'a attaqué. Ouais, il était comme ça, avec les

lunettes, comme ça, vous voyez, il est arrivé, il a fait, allez, viens, viens,

viens.

à votre suite, M. Marchelet. Non ! Laissez-le-nous encore un petit peu !

Silence ! Non ! Je veux que M. Marchelet joue encore un peu avec ma femme !

Silence ! Non ! Silence ! C'est dans le seul souci de la réputation

de cet hôtel que je ne veux pas intervenir la police ! Ah ! Ah ! M.

Pichet ? Mme Marchelet ? Vous êtes M.

Pichet ? Oui, alors attendez que je vous explique. Qu'est-ce que vous faites dans

cette tenue ?

J'allais prendre en banque.

Quelle coïncidence, moi aussi. Venez, l'eau est encore chaude.

Merci, monsieur le directeur. Et à bientôt.

Ces gens-là vont pas tarder à quitter l'hôtel. Venez accepter toutes mes

excuses pour ces circonstances malheureuses. Mais ça peut arriver

partout. On n'est plus en sécurité nulle part.

Merci pour votre bienveillante compréhension. Mais c'est moi qui vous

remercie. C'est moi qui vous remercie. C'est moi qui vous remercie infiniment.

Mais vraiment infiniment.

Monsieur Voldochnek.

Monsieur Voldochnek.

Monsieur Voldochnek.

C'est qui ? T'es là ? Chérie ? Chérie

? C'est toi ? C'est toi ? Mais oui.

C'est moi ? Mais oui.

C'est nous ? Mais oui.

Mais qu'est-ce que tu fais ? Tu ponds ? Chérie ? Mais non, mais

je... Je pensais que t'étais à ta commission.

Ah oui, c'est pas la saison de la fonte.

Oui, j'y étais, ma chérie, mais alors ? Mais alors, si tu savais ce qui s'est

passé... Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Homme ! Homme ! Mais quoi ? Ah non,

mais si tu savais ce qui s'est passé... Mais quoi ? Homme ! Ah, mais c'est parce

que je cherche en même temps, là.

En fait, j'éternuais tout le temps.

Mais tes gélules ne t'ont pas fait défait ? Mes gélules... T'es bien revenu

les chercher ?

Mais attends, mais qu'est-ce qui te fait dire ça ? Non, non.

J'ai simplement remarqué qu'elles n'étaient plus dans la salle de bain.

Mais c'est peut-être quelqu'un d'autre qui les aura prises. Non, non, mais

attends, il y a longtemps que t'es allée dans la salle de bain.

Dans la salle de bain ? Oui.

Dans la salle de bain ? Quand y suis-je passée ? Oh, c'est terrible.

À partir d'un certain âge, on devrait tout marquer.

Mais il y a longtemps que t'es rentrée. Oh, deux minutes.

Ah, ça t'a pas plu ? Mais quoi donc ? Eh bien, la pièce. Oh, c'était très drôle.

La mort de Thésée.

Mais, euh... Pourquoi t'es pas restée jusqu'au bout ? Mais... Parce que... Oh,

je riais tellement.

Alors que c'est mon disque. Quel disque ? Mon disque vertebral.

Oui,

oui, c'est vraiment pour te faire plaisir, ma chérie.

Oui, oui, ben vas-y, je te rejoins.

Commence.

Vous n'auriez pas vu ma perruque et mes lunettes ? Ah non, non, oui.

Oui, c'est moi. Oui. Oh, monsieur Marcellier. Monsieur Marcellier,

regardez-moi bien dans les yeux.

Je vous jure que Stéphanie et moi... Je viens de trouver ma femme dans la

chambre en nuisette.

Oh, vous n'allez quand même pas en déduire que votre femme et moi... Mais

qu'est-ce que vous racontez ? C'est elle qui risque d'en déduire. Passez-le-moi.

Allô, Richard ? Oh, Stéphanie, je suis tellement navré, là. Oh, et moi donc.

J'espère que nous aurons une autre occasion.

Bon, je récupère ma perruque et mes lunettes et je file.

Excusez-moi, vous êtes si compréhensibles, Stéphanie.

Oh, merde ! Qu'est-ce qui se passe ? Votre perruque et vos lunettes sont ici.

Ah non, mais il me les faut, vous le savez bien. Passez-moi l'imbécile. C'est

pour vous.

Oui, allô ? Oui, Pichier, venez tout de suite en 640 chercher la perruque et les

lunettes. Je les pose là sur la banquette à côté du téléphone et je

laisserai la porte ouverte. Je suis en peignoir, mes vêtements sont dans votre

salle de bain. Eh ben, ça vous en prendra, c'est dur les huissiers.

Ça va être.

Courage. Allez, la porte.

Voilà. Ah merde, la perruque.

Mais Pichard ! Viens ! Mais qu'est-ce que tu fais ? Je déroule la

machine, ma chérie.

Oui, ça fait tellement longtemps.

C'est pour moi, c'est ça.

Ça va être.

Ça va être, ça va être.

Va la perruque.

Je reviens tout de suite, ma chérie. Non, mais je reviens, je reviens, je

reviens. Non, mais j'en ai pour une minute, je dis.

Reste couché.

Reste couché.

Reste couché.

Reste couché.

George.

Richard est revenu. Ben oui, je sais bien.

Comment ? Richard.

Mais quel Richard ? C'est mon mari.

Non, et où est-il ? Je ne sais pas, au juste. En transit entre la chambre et la

réception. Voilà la perruque.

Et mes lunettes ? Ah non, je ne veux pas partir sans mes lunettes. On va me

reconnaître. Ça ne vous ennuie pas de vous emprunter ces lunettes ? Je les ai

laissées à côté.

Ces lunettes de soleil ? Je le connaîtrais, ce couloir. Comme ça, si

par hasard je tombais sur votre mari, hop, ni vu ni connu.

Très bien, comme ça, je pourrai aller lui rendre.

Richard ! Richard !

Pourquoi

tu m'as plaqué la porte au nez ? J'ai été plaquer la porte au nez ? Oui, à l

'instant. Pardon, chérie, je ne me suis pas rendu compte.

Dis-moi, tu n'as pas vu des lunettes de soleil ? Si.

Ah, où sont-elles ? Je les ai jetées.

Tu les as jetées ? Par la fenêtre.

le balcon de la chambre, la tempête s'est levée.

Elles ont été emportées.

Et dis-moi, tu n'en as pas à toi des lunettes de soleil ? Non. Si, je crois

que j'en ai une paire dans ma trousse de toilette.

Non ! J'en ai une paire dans mon sac dans la chambre. Dans la chambre. Voilà,

dans le sac près du lit. Près du lit. Voilà.

Je suis dans un état, tu sais.

Je vois bien ma chérie, je vois bien, je vois bien.

Je vais quand même descendre à la réception. Non, non, mais demandez une

pancarte pour pas qu'on nous dérange.

Les lunettes de soleil.

Mais où étiez-vous ? Oh là là, vous défigurez. Enfin,

enfin, je dis enfin.

Où étiez-vous ? Mettez des flèches, là on vous suit plus nous.

Écoutez monsieur, moi je fais de mon mieux pour tout le monde. Oui, mais c

'est bien la moindre des choses. Tenez, voilà les lunettes.

M. Pichet vient de me les donner.

M. Christie vient de me dire qu'elles étaient tombées par la fenêtre.

C'est pour ça que je trouvais ça bizarre aussi.

Non, parce que tout à l'heure, je sortais de l'hôtel, je tends la main

pour voir s'il pleuvait, et qu'est-ce que je reçois pas ? Une paire de

lunettes.

Et je me dis, mais je connais cette paire de lunettes. C'était les lunettes

de Mme Marger. Laissez tomber, je vous dis. Il vaudrait mieux me plus tarder

maintenant. Oui, oui, oui, je récupère mon sac. Parfait. Bon, alors vous...

Vous me regardez là. Vous vous descendez à la réception. Et vous annoncez votre

départ en tant que ? Docteur Doléron.

Compte tenu des circonstances, je pense que vous pouvez demander une petite

réduction. Bien sûr.

Attendez ! Qu'est-ce qu'on fait pour la note ? Vous payez.

Et ensuite, vous retournez à l'Assemblée. Et vous venez avec moi ?

Pourquoi ? J'ai promis à Christine de l'argent.

Sur le tapis. Le tapis de la chambre.

Christine a des problèmes de cervical.

On a essayé le tapis de la salle de bain avec les... Avec Cricri, je vais à la

réception pour la noire.

Docteur Doléron, suite 650.

Voilà, docteur. Vous voyez, nous n'avons pas traîné.

Nous nous sommes vite reposés.

Vous ne faites rien.

Pardon ? Sur la note, vous ne faites pas un petit geste.

Voilà.

Excusez-moi.

Oh, bonjour, monsieur, pardon.

Oui, bonjour. J'ai rendez-vous avec monsieur Doléron.

Doléron.

Docteur Doléron. Salut monsieur.

Bonjour docteur.

J'ai reçu votre message.

Oui, mon message.

Docteur Doléron vous attend suite 650, hôtel de l'hémicycle, urgent.

Et où avez-vous trouvé ça ? Chez moi.

C'est bien vous qui l'avez envoyé, non ? Ah vous, ah non.

Je suis Edouard Margelle.

Alors, c'est une chance que j'ai reçu votre message parce que moi je faisais

du ski en Italie.

Bon,

je me suis foutu la chille en l'air.

Alors quand je suis rentré tout à l'heure à la maison, j'ai vu votre

message sur la table.

Ni une, ni deux, vous voyez, j'ai foncé.

Et me voilà.

Vous voulez me voir pourquoi ?

Vous êtes M.

Bricourt Soufflet ? Ah non, pas du tout, non, non, Margelle, Édouard Margelle.

Non, parce que j'en vois tellement de messages.

Margelle, Margelle, Margelle.

Alors, remarquez, le message ne précise pas si c'est pour monsieur ou pour

madame. Ah bon ? Oui, regardez, seulement Margelle, regardez. Ah bah

regardez, seulement Margelle.

Oui,

enfin bon.

Non, non, il n'y a aucune raison pour que ma femme soit convoquée d'urgence

dans un hôtel.

C'est pas trop son genre. Oh, bah pas du tout, même.

Ah, vous la connaissez ? Qui ça ? Ma femme.

Oh, certainement pas. Comment s'appelle-t-elle ? Margelle.

Ah, également ? Stéphanie Margelle. Stéphanie Margelle. Stéphanie Margelle.

Stéphanie Margelle. Stéphanie Margelle.

Je suis confus, monsieur.

Je ne sais pas ce qui m'est arrivé. Je ne me suis pas senti partir.

Écoutez-moi votre place, je rentrerai chez moi.

Et je n'en sortirai plus.

Attendez, est-ce que... Merci.

Est-ce que vous pourriez au moins me dire pour quelle raison vous vouliez me

voir ? Avant que je sois complètement dans le plâtre.

Alors ?

Je vais tout vous expliquer.

Si c'est vraiment vous, Margelle.

Alors, il n'y a aucune raison que je ne vous dise pas les choses.

Ça serait même idiot de ma part.

C'est pour un emploi ? Eh bien, voilà.

C'est pour un emploi.

Dites-moi exactement ce que vous faites. Du théâtre. Voilà, du théâtre.

Oui, aussi un petit peu de télévision.

Et puis un petit peu de cinéma également.

Téléphone ! Vous êtes comédien, donc ? C'est pas pour ça que vous m'avez

convoqué ? Ah ben évidemment ! Si vous êtes comédien, je ne vous ai pas

convoqué pour refaire la tuyauterie. Oui ? Oui, non ! Et le

rôle est intéressant ? Vous verrez.

Docteur Doléron ? Oui ? C'est pour vous ? Votre femme, je peux vous parler ? Ma

femme ? J'ai pas de femme, enfin.

Ma femme, bien sûr.

Comment la femme, la femme ? Ça tombe très bien, j'attendais son appel.

Ah.

Allô ? Oui, oui, c'est moi. Tu es bien remonté, ma chérie ? Passez, mes amis,

tiens votre femme, tout de même.

Oh non.

Monsieur Margelle t'embrasse.

Oui, je sais, ça fait un choc, hein, quand on s'entend.

Je sais bien. Eh bien, on fait comme ça. Allez, à toutes, pas plus.

Excusez-moi, j'ai une urgence. Attendez-moi ici.

Vous aurez pour longtemps.

C'est possible. Si vous avez une course à faire, n'hésitez pas.

Pas très bien, ma femme travaille juste à côté au ministère. Je vais passer lui

faire un petit coucou. Non ! Vous n'avez pas le temps. Non, non, non, mais c'est

vraiment juste à côté. Puis je n'arrive pas à l'enjeu sur son téléphone, ça me

rassure. Bien sûr que votre femme va bien, mais je ne suis pas d'ici.

Ah, mais j'en ai plus que cinq minutes.

Je n'ai pas d'ici.

Je n'ai pas d'ici.

Bon, ben, je... Mais qui êtes-vous ? C'est un personnage étrange.

Ah oui, d'accord, mais bon, là, il me veut vraiment pour le rôle, donc... Vous

n'avez pas l'air très équilibré. Oui.

Votre tête me dit vraiment quelque chose.

Dans quoi aurais-je pu vous voir récemment ? Cœur de lion.

Oh, Shakespeare ! Non, le fromage.

Je suis désolé, vraiment.

Salut ! Oui, non, mais ça ne devrait pas.

T'es bien parti pourtant.

Oui, très bien parti.

Et puis, pouf ! Quel

dommage que nous n'ayons plus le temps, ma chérie.

Mais il n'est pas tard.

Oui, oui, ma chérie. Non, non, chérie, il n'est pas tard. Ma chérie, il est

très tard, là, enfin.

On ne se rend pas compte.

Les jours rallongent.

Mais c'est... Oh, qu'est-ce que... Non,

on ne peut pas, on ne peut pas. On ne peut pas avoir la paix cinq minutes.

Toujours dérangé. Oui.

Oui. Oui, Georges.

Oh, qu'est-ce qu'il veut ? Chut.

Oui.

Hein ? Mais où êtes-vous, là ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Non ! Mais dis-moi ! Non, mais non, Fidget, c'est pas possible.

Non, Fidget, dites-moi que c'est pas possible. Non, mais là, Fidget, je vous

ordonne de me dire que c'est pas possible. Mais qu'est-ce qu'il se passe

? Non, mais, juste là, moi, mais restez où vous êtes, là, je vous rejoins. Je te

supplie de me dire qu'est-ce qu'il se passe.

C'est Georges. Oui, mais qu'est-ce qu'il y a ? Mais qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est

-ce qu'il y a ?

Et il faut que je le voie. Mais pourquoi ? Mais pourquoi, pourquoi ? Écoute, je

ne vais pas t'en parler pour protéger, mais voilà.

Georges a une liaison.

Ah bon ? Avec un huissier.

Ah. Un huissier du Quai d'Orsay.

Mais où est-il ? Georges ? Oui ? Avec l'huissier.

À l'hôtel ? Oui, écoute, autant que je te le dise tout de suite.

Ils sont dans la suite, à côté de la nôtre.

Georges est à côté avec l'huissier. Non mais hein, t'imagines ! Mais pourquoi tu

te mêles de ça ? Eh ben pourquoi, pourquoi ? Pour aider Georges.

Mais pourquoi ? Eh ben pourquoi, pourquoi ? Parce qu'il y a pas ce qu'il

paraît. Il paraît que l'huissier est fou de rage et qu'il veut tout casser dans

la chambre. Mais pourquoi ? Mais t'imagines bien que si l'huissier veut

tout casser, c'est qu'il a de bonnes raisons.

Non, Christine, arrête de dire pourquoi, là, ça agace tout le monde, là,

vraiment.

Non, je t'assure, Christine, vraiment.

En fait, ma chérie, en fait, parce que l'huissier,

écoute-moi bien, a surpris Georges dans les bras du jeune serveur.

Non, c'est pas possible.

Mais si, mais si.

Mais quel serveur ? Celui qui nous a servi ce midi ? Mais celui-là même, ma

chérie, celui-là même. Le tartare et la salade nordique ? Mais oui, non, mais

un. Ça saisit quand on apprend ça.

Oh, il est très jeune. Oui, enfin, ma chérie, tu me connais. Là, je me

garderais bien de juger Georges. Oh, sale.

À qui le dis-tu ? Mais alors, Georges aime les hommes. Ah, là, ma chérie, tout

le laisse à le supposer.

Mais il est peut-être bisexuel. Ah, peut-être, ma chérie, peut-être, peut

-être. Bon, allez, c'est pas tout ça.

Moi, il faut que j'y aille, là.

Mais Charles ! Oui ? Mais enfin, t'oublies rien.

Qu'est-ce que tu veux ?

Tu sais que toi alors, tu t'arrêtes à des détails parfois.

Non, mais ne vous inquiétez pas.

Oui. Non, non, non, il est inutile que M. Marchand l'attende.

Dis-lui que je le reconvoquerai.

Je ne quitterai cet hôtel que lorsque vous vous serez débarrassés de lui. Et

surtout qu'il n'aille pas au ministère. Mais enfin, s'il pense que vous avez un

rôle à lui offrir, Edouard ne partira pas. Je le connais, il n'a pas joué

depuis des siècles.

Oh, ma pauvre chérie ! Il ne s'arrive pas absolument que je sorte d'ici et que

M. Pigier se débarrasse de mon mari. Moi ? Ben oui, oui, qui voulez-vous que ce

soit ? Ah oui, alors, oui, non, ça vous.

Résumé des dernières nouvelles, oui. Si Christine vous en parle, votre huissier

fout de rage parce qu'il vous a surpris dans les bras du jeune serveur. Pardon ?

Et si je puis me permettre une intrusion dans votre vie privée, je trouve qu'il

est un petit peu jeune pour vous.

Oui ? Oui,

voilà, voilà ! Docteur, vous devriez être déjà parti ! Monsieur Marsalier ?

Qu'est-ce que vous faites là ? Où est le docteur ? Le docteur ? Ah, il est dans

la chambre avec sa femme ! Docteur, ouvrez cette porte ! Vous n'avez plus

rien à faire dans cette suite ! Laissez-moi faire, je vais m'en occuper.

Je préférais que vous retourniez dans votre suite, M. Marchelier, parce que

ces années sont venues incessantes dans les couloirs pour la clientèle, n'est-ce

pas ? Oui, non, mais je me suis enfermé dehors. Ah, mais je vais vous ouvrir

avec le passe. Ah, ben, je ne sais pas comment me remercier. Bon, ben, au

revoir, docteur, je file.

Et le directeur aussi, mais pour un instant.

Ne hurlez pas après vous, M. Marchelier.

Pour une heure, qu'est-ce qui se passe ? Christine, enfin, je t'avais dit de

rester dans ta chambre. Voilà, où est Georges ? Georges ? Oui ! La ferme ! Je

voulais savoir qui est Georges.

Non, non, non, mais t'as une façon de ne rien dire aussi, ma chérie.

J'aurais pu même savoir ce que le docteur vient faire dans tout ça.

Le docteur ? Oui, madame, le docteur Doléron.

Oh, la ferme ! Mais dis-donc ! Oh, toi, ma chérie, je vous assure, monsieur le

directeur, que ma femme ne sait rien en ce qui concerne le docteur Doléron. Non,

rien du tout.

Oh, c'est horrible.

Il est en pleine crise.

Où ça ? Dans la chambre, sur le balcon.

Quoi ? Et là ? Et où ? Et là, en pleine crise, sur le balcon. Il sortait d'ici.

Mais je ne peux pas, je suis coincée.

Mais non, mais non.

Je vous demande solennellement de regagner votre suite et de ne plus en

sortir. Le directeur te demande solennellement de regagner ta suite et

de ne plus en sortir. Commande-nous du thé, je te rejoins dans cinq minutes.

Je vais accompagner M. le directeur. Non, pas besoin. Je ne veux pas vous

laisser seul avec cet homme-là, vous savez.

C'est le docteur... George ! George ! Faire un service ?

Oui, je voudrais deux thés pour le 748.

Par ici, monsieur.

George !

C'est pas mal, naturel ! Ah, c'est mieux ! Voilà une bonne entrée !

C'est fini, oui ! Et c'est ça, là ?

C'est mon coquet.

On se tait, Biscotte ! On écrase ! Papa

est revenu avec un monsieur qui s'est fait bobo.

En plus, je me disais, ce malheureux va penser que j'ai laissé tomber. Je dois

dire que je commence à me poser des questions, ouais.

Merci, s'il vous plaît, essayez-vous.

Pardon.

Ça fait plus que deux ans que je n'ai pas joué de la comédie, alors... Vous

pensez, je... Je m'accroche, quoi.

Je m'en suis aperçu.

C'est un beau rôle, alors.

Christine, je vous présente Edouard.

Bonjour. Bonjour.

Enchantée. Oui, enchantée, oui.

Oui, eh bien, on va y aller, nous.

Ah oui, très bien. On fait ça où vous voulez, quand vous voulez.

Je veux savoir ce que vous allez me dire, docteur ! Ah oui, c'est vrai qu'il

y a ça aussi.

Oh, oh, oh, rappelez-moi Georges.

Georges ? Oui.

Georges ? Oui.

Georges ? Oui.

C'est pour un film.

Oui.

Non, c'est pas pour un film. C'est pour un film. Oui.

C'est actuellement en cours de réécriture.

Ah d'accord, d'accord.

Vous, vous avez la double casquette, docteur et réalisateur.

Voilà.

Qui a bien débouché charcutier.

Ben, je sais pas, vous voulez peut-être que je fasse une audition ? Euh, non.

Même pas ? Bon, si, c'est une très bonne idée. Oui, suivez-moi, on va faire ça

dans la chambre. Dans la chambre ? Oui, parce que toute l'action se déroule dans

un lit, venez.

Ah ouais, non, euh... Non, euh... Non, euh... Moi, je marche pas dans ce genre

de truc, moi, hein ! Oh là là... Ah non, non, non...

destinée aux écoles, alors je vous en prie, allez déshabillez-vous et mettez

-vous au lit.

Non, non, moi je me mets pas tout nu, moi.

Ah, mais on vous verra pas.

Mais pourquoi vous me demandez de me déshabiller, alors ? C'est pour les

radios.

Les radios ? Oui, je ne filme que votre organisme.

Votre foie, votre cœur, votre estomac.

Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?

C'est l'histoire d'un homme qui a des problèmes métaphysiques.

Et ce que nous voulons montrer au public, ce sont les ravages intérieurs

que provoquent ces problèmes.

Ces nerfs qui se contractent, ces intestins qui se passent. Ah oui, d

'accord. Donc c'est un rôle muet. Oh non.

Oh non.

Il y a les gargouillis.

Les gargouillis ? Oui, oui.

Attention, vos propres gargouillis personnels.

Quand même.

Trois ans de conservatoire.

Pour faire de moi, oui.

Allez, allez, courage.

Mettez-vous bien dans la peau du personnage.

J'arrive.

Allez. Désolé, madame Margelle.

Je suis complètement paralysée.

Un petit mois de rééducation et il ne paraîtra plus.

Georges.

C'est bon, je suis dans ma vie.

Georges.

Georges.

Non, non, non.

C'est la question que je me posais, du coup, là.

Ah, oui, bien sûr. Ben oui, vous êtes son... Ah

oui, bon, là... Arrêtez, arrêtez, arrêtez-vous.

Moi, j'attends Georges.

Il doit m'auditionner.

Pour le film.

Mais quel film ? Quel film ? Le film que Georges tourne.

Parce qu'il vous filme.

Ah ouais ? C'est pour ça que je suis là.

Mais quel abîme. Mais quel abîme. Oh mon Dieu.

Oh mon Dieu.

Fichez.

Fichez. Monsieur Marchalier, il faut que je vous entretienne de toute urgence.

Allez, rhabillez-vous.

Monsieur Marchelier a eu beaucoup d'émotions aujourd'hui. Vous n'allez pas

me chercher d'excuses.

Margelle ? Eh oui.

Votre nom est Margelle ? Eh oui.

Edouard Margelle.

Stéphanie, mariée à un huissier homo.

Mais qu'est-ce que c'est ? Quel gargouillis ? J'ai oublié de vous

préciser, le personnage est claustrophobe. En plus ? Oui, alors je

vous enferme 5 minutes dans la salle de bain.

Et on retourne les essais juste après. Non mais attends, le projet est

passionnant. Ah oui ! Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Votre cri-cri-vol de chenet s'appelle en fait Édouard Marchel ? Ouais, il s'est

fait naturaliser.

Il y a plusieurs gens, monsieur Marchelier. Je crois que nous avons

perdu madame Margelle. Comment ça, perdu ? Rappelez-vous, à la fin de l'épisode

précédent, madame Margelle était coincée dans la table roulante. Oui. Alors j'ai

mis la table roulante dans l'ascenseur. Oui. Et la table roulante et l'ascenseur

sont partis tous les deux sans que j'ai pu faire quoi que ce soit.

Eh bien, allez la chercher, enfin !

Quelle bonne surprise, monsieur le directeur. Eh bien, bon après-midi,

docteur.

Monsieur Borset, comment se fait-il que je vous retrouve toujours ici ? La

chance, probablement.

Écoutez-moi bien.

On couche trop dans cet hôtel.

Et ça, il faut que ça sèche. Excusez-moi, j'avais juste une question.

Oui, ça a l'air passé.

Non,

je tente un pied.

Non, mais ça passe.

Ça passe très bien.

Vous êtes encore là, vous ? Oui.

Ah, ça passe ! Oui, ça passe ! Le thème pour le 648.

Vous êtes au 650 ici. Oui, oui, je sais. Mais quand on cherche quelqu'un en 648,

il est toujours en 650.

Vous voulez des petits gâteaux avec le thé ? Pas des petits gâteaux ! À cette

heure-ci, non mais alors ! Eh ben, servez le thé, vous ! Allez, vous ! Ah

non, pardon, pardon ! C'est une urgence ! Libérez le passage ! Il

faudra que je fasse une cure de sommeil ! C'était qui, là, cette femme sur la

table roulante ? C'était qui, c'était qui ? C'était la femme de chambre ?

Ouais, elle a fait une attaque. Mais comme il n'y a pas de civière dans cette

baraque... Parce que la femme... Femme de chien brossé ! Ah oui, oui, ça faut

demander au docteur, c'est lui qui a toutes les réponses. Eh ben mes enfants,

finalement, c'était une fausse alerte.

Sortez de là ! Ah non, monsieur le directeur, mais c'est... On se fait pas

sur le plateau d'une table roulante sans raison. Sortez de là ! Monsieur le

directeur, cette femme est en pleine dépression, je lui demande de plaire ou

de respecter son silence.

Sortez de là, je me dis ! Ah, ça va, on peut pas être tranquille cinq minutes,

non ?

Je vous signe la note. Donnez-moi ça, vous. Qu'est-ce que vous faites sous

cette table ? Eh ben, je prends ma pause.

Oui, ben allez prendre votre pause ailleurs.

Ah, et vous deux, là, allez pas tout me saloper, hein.

Pourquoi vous avez signé Marchelier ? Eh, pourquoi, pourquoi, c'est mon nom.

Ben, vous n'êtes pas le petit ami du docteur chambre 650 ? Comment ? Eh non,

eh non, moi c'est Marchelier, chambre 648.

Pourquoi je vous ai trouvés nus avec le docteur ? Nus avec le docteur ? Mais

non, enfin ! J'avais mon petit ensemble, Léopard.

Mais Jean, c'est pas vrai ! Mais non ! Je sentais quelque chose de louche.

Désolée, mais ta froideur... Mais non ! Toi et Jean ! Mais comment vous imaginez

que Georges et moi, enfin ! À l'instant même où il vient de retrouver son amour

de toujours.

Son cri-cri !

Oui, ma chérie, oui, Georges a eu une relation coupable avec le Tartare et la

Nordique. Mais peut-on, et j'en ai plus, doit-on juger sur un moment d'égarement

? Vous aussi, vous avez fauté avec le docteur ? Oh, je sais pas, mais je me

régale.

Je vais vomir ! Vous savez, ma chérie, moi, j'ai passé tout l'après-midi à

essayer de couvrir tout le monde. Alors, je trouve assez injuste que tout finisse

par me retomber dessus, enfin.

Christine, comment as-tu pu imaginer un seul instant que dans ma vie, il y ait

quelqu'un d'autre que moi ? Non, pas vraiment.

Non. Allez, viens là.

Excusez-moi, je me demandais... Oui ? Non, non, rien.

Monsieur Marchelier, c'est Barudo, il faut absolument tourner à l'Assemblée,

le gouvernement est en place d'être renversé. Ma chérie, la France nous

attend. Allons, Georges. Allez ! Je commence à avoir comme une petite

fatigue, monsieur Marchelier. Mais docteur, qu'est-ce que...

Qu'est-ce qu'on fait ? De quoi ? Bah, vous êtes là pas très habillés.

Ce serait dommage de gâcher.

Là ? En plein après-midi ? C'est encore mieux, non ? L'hôtel de l'hôpital,

je vous remercie de votre visite.

C'est parti.

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