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Le docteur David Banner, biophysicien, cherche le moyen de réveiller les forces
latentes que chaque homme possède en lui.
Mais une surdose accidentelle de radiation gamma bouleverse la
composition chimique de son organisme. De ce jour, quand David Banner se met en
colère, une étonnante métamorphose se produit.
C'est un monstre ivre de rage qui est alors traqué sans relâche par un
journaliste enquêteur. Monsieur McGee, ne me poussez pas à bout.
Vous regretteriez de me voir en colère.
Le
monstre
est recherché pour un meurtre qu'il n'a pas commis.
qui à la moindre contrariété se déchaîne en lui.
Salut !
J'ai un bon chien, oui ! Un bon chien !
Bonjour, mon ange !
Salut, mon cœur ! Je viens !
Aide-moi, tu veux ? Oui, attends.
Oh, ça j'atouille ! Oh, c'est pas innocent.
Tu sens bon, j'adore.
J'ai envie de te croquer.
Viens vivre avec moi, David.
Ce serait logique, non ? Je passe le meilleur de mon temps avec toi,
reconnais-le.
Il vaut mieux s'en contenter pour le moment, Maggie. Crois-moi.
Tu dis ça comme si tu cherchais à me protéger.
Te protéger ? Mais de quoi veux-tu que je te protège ? Du monstre qui est en
toi, peut-être.
Le monstre ? Oui.
Souviens-toi, un jour tu m'as dit qu'avant qu'on ne se connaisse, tu avais
traversé une longue période d'autodestruction.
Tu n'es jamais entrée dans les détails.
J'ai pourtant usé de tout mon charme féminin. Et tu es très douée.
Tu as fait allusion à ton monstre, ton Mr. Hyde.
Ça fait deux ans que mon Mr. Hyde n'a pas montré son visage, alors pourquoi
cette inquiétude ? Tu as eu à nouveau un sommeil agité cette nuit.
Quand tu es comme ça, je me sens totalement impuissante et ça m'angoisse.
Tu m'es bien plus bénéfique que tu ne saurais l'imaginer.
Continue, s'il te plaît.
J'ai besoin d'entendre des choses agréables.
D'accord.
Je t'utilise.
Non, pour être plus précis, je me concentre sur toi, je te visualise dans
mon esprit et là, ça change tout.
Je maîtrise l'angoisse. C'est en quelque sorte de l'autosuggestion, mais c'est
radical contre les cauchemars.
J'ai vécu les mêmes cauchemars à la mort de Michael, mais j'ai réussi à remonter
la pente en m'accrochant à la réalité, en prenant le contrôle de la situation.
Le malheur, c'est quand une situation devient incontrôlable.
Mon petit cœur, je ne suis pas de celles qui portent le deuil toute leur vie.
J'ai eu ma part de larmes.
Et toi, tu n'es pas fait pour vivre seule toute ta vie.
Dans un avenir très proche, j'aurai la certitude que le monstre qui sommeille
en moi ne se réveillera plus jamais.
Jamais. Et ce jour-là, je te promets de reconsidérer très sérieusement ta
proposition malhonnête.
Une question, M.
Lambert, s'il vous plaît. Pourquoi tenez-vous à publiquement inaugurer ce
transposer gamma ? Avez-vous pensé à la sécurité ? La sécurité nous posera un
problème si justement nous étouffions une invention de l'importance du
transposer. Pourquoi une invention si importante, M. Lambert ? Eh bien, parce
que... Zach, c'est déjà un communiqué de presse et vous le savez tous aussi bien
que moi.
Le transposer crée une source d'énergie illimitée grâce à un processus qui
accélère la destruction des matériaux soumis au rayon gamma.
Une petite invention qui me semble d'une importance capitale dans l'évolution du
progrès de la science. Vous n'êtes pas de cet avis, Dan ?
Cet
institut est résolument tourné vers le futur. Et quand on parle du futur, on
parle de la science.
Je connais son discours par cœur. Oui, moi aussi.
On m'attend en biogénétique.
On déjeune ensemble ? Je compte bien. À tout à l'heure.
David ? Je suis ravi de vous croire
ici.
La présentation du transposer va commencer dans quelques minutes et Josh
vous serait extrêmement reconnaissant si vous... Josh me serait reconnaissant de
faire la présentation de ça.
Oui, oui, c'est exact.
Ce à quoi j'ai dit non il y a plus d'une semaine. Désolé, Zach, mais c'est
toujours non.
Monsieur Lambert, quel membre de l'équipe faut-il applaudir pour cette
invention ? Une conférence de presse est prévue à 15 heures. Nous répondrons à
toutes vos questions cet après-midi. Jim, Walden ?
Monsieur Lambert, avez-vous d'autres informations concernant... Vous avez
hoché la tête.
Je présume qu'une fois encore, vous refusez les honneurs qui vous sont dus.
Vous renoncez à la gloire du podium, aux photos aux côtés de votre création et
aux applaudissements de circonstances. Le mérite revient à toute l'équipe. Vous
avez ouvert la route, toute l'équipe le sait. Je suis désolé.
Il est désolé.
J'ai mes raisons.
Vous avez des problèmes personnels ? Monsieur Bagnon...
Je vous aiderai, si je peux. J'apprécie votre sollicitude, mais je ne veux pas
que vous soyez impliqué. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Pour l'amour du ciel,
David, vous êtes avec nous depuis près de deux ans, et vous... Je ne veux pas
de publicité.
Tout ce dont j'ai besoin pour mon travail se trouve ici.
J'ai libre accès au labo à toute heure. Vous me payez, je dois le dire
royalement. Oui, oui, oui, sans compter l'aide de l'inestimable docteur
Maguichaud, notre biogénéticienne.
C'est vrai, c'est vrai.
D'accord, d'accord, j'abandonne.
Lorsque nous vous présenterons le transposeur, vous vous planquerez dans
les buissons.
Comme d'habitude.
Mesdames et messieurs, le miracle de notre époque et l'espoir de demain.
Le transposeur Gamma et ses inventeurs.
Bientôt deux années de recherche intense, de travail acharné, qui m'ont
conduit près du but, la guérison.
La fin de mon cauchemar est proche.
Enfin.
La beau gamin ? Monsieur Bagnone, c'est la femme que vous aimez. Elle se sent
bien, c'est...
Et elle est cent fois plus douce et plus chatouilleuse et plus sensible que tous
vos transposeurs réunis. Je suis ouvert à toute forme d'expérience.
Et puis j'ai presque fini pour ce soir.
Je te rejoins.
Sois prudent, chérie.
Oui.
L'ensemble de mon travail effectué sur le transposer peut être appelé sur l
'ordinateur à partir du code d'accès suivant. Banner DB.
Aucune des modifications que j'ai effectuées ne portera préjudice aux
applications fondamentales du programme. En fait, les mêmes modifications
permettent d'utiliser au mieux les applications.
J'ai fait du transposeur une sorte de casse-tête chinois, de casse-tête géant
dont moi seul possède la clé.
Et cette clé, c'est le mécanisme logé à l'intérieur du rotateur du laser, dont
la fonction est de renverser la polarité. Et l'inversion de la polarité
gamma entraîne une mutation radicale des cellules du sujet, à savoir moi, et elle
entraîne un retour à l'état cellulaire initial.
Mais bien des choses peuvent tourner mal au cours de cette expérience.
Si tel était le cas, je demande que mes notes et le fruit de mes recherches
soient mises à la disposition des personnes suivantes. Le docteur Randall
Wilson, de l'Université de Cambridge.
Les docteurs Richard et Marion Higgins, de Berkeley.
Et le docteur Margaret Shaw, chef de la biogénétique de l'Institut
Joshua Lambert.
Vous êtes David Banner, n'est-ce pas ? Si vous n'êtes pas lui, alors je vous
présente mes plus plates excuses et je sors discrètement.
J'aurais eu tort de vous laisser partir en fumée avant d'être sûr que vous n
'êtes pas lui.
Qui êtes-vous ? Vous portiez la barbe, la dernière fois que je vous ai vu à
Harvard, il y a dix ans.
Vous étiez le conférencier génial de cette époque, le Merlin de la recherche.
Quant à moi, j'étais le trouble fait.
Blake.
Donald Blake.
Le seul et unique.
Écoutez, David, j'ignore pourquoi vous vivez dans l'anonymat. Pourquoi tout le
monde vous croit mort et ça m'est égal ? Oui, non, en fait, je suis dévoré de
curiosité.
Mais je ne vous poserai aucune question là-dessus. C'est votre problème.
Je ne chercherai pas à savoir.
Merci.
Et vous ? Vous avez eu votre diplôme de médecin ? Oui, mais je n'exerce plus.
Ça remonte au jour où...
où j'ai eu l'idée géniale de m'embarquer comme médecin dans une expédition
maudite à destination des vastes régions glacées où vivaient les farouches hommes
du Nord. Une expédition maudite ? Oui.
Et je suis encore loin de la vérité.
Une chose incroyable, un événement inexplicable s'est produit.
Hallucine. Eh bien, racontez-moi.
Ce n'est pas l'objet de votre visite.
Vous vous rappelez mon engouement pour la culture viking ?
Je n'ai jamais compris pourquoi cette civilisation m'attirait. C'est ce qui m
'a poussé à suivre l'équipe des archéologues amateurs.
J'ai suivi ce groupe jusque dans le Grand Nord, et beaucoup plus loin
encore.
Après quatre jours de marche dans les montagnes, une tempête effroyable s'est
abattue sur nous. Il a fallu s'arrêter.
Un de nos guides, un type du pays, était persuadé que notre présence avait
suscité la colère du dieu Odin et que c'était sa façon à lui de nous dire de
rebrousser chemin.
Devant la fureur des éléments, j'en étais presque convaincu, moi aussi.
Et puis brusquement, en pleine nuit, ça s'est calmé.
Je me suis réveillé et j'avais de nouveau la même impression, la sensation
étrange d'être attiré, attiré par quelque chose qui me dépassait.
Poussé par une force étrange, j'ai repris la route, tout seul.
J'ai escaladé cette montagne pendant des heures.
Et curieusement, je ne me sentais pas perdu. Bien au contraire, je savais
exactement où j'allais.
À la nuit tombée, j'ai découvert la grotte.
Je me suis enfoncé à l'intérieur et j'ai vite compris pourquoi l'entrée n'était
pas obstruée par la neige ou la glace.
Un air tiède et volcanique me parvenait des entrailles de la terre.
Mais ce lieu étrange me réservait d'autres surprises.
J'ai alors trouvé une dalle très haute, sculptée à la main.
Elle était gravée d'inscriptions vikings, car mon grand étonnement, je
déchiffrais sans effort.
« Toi qui transperces le cœur d'Odin, » disait la pierre, « retourne d'où tu
viens, ou alors avance et sois dévoré par ton destin.
» Joli petit poème, non ? Mais curieux comme je suis, j'ai avancé.
Et là, j'ai fait une autre découverte.
Un tombeau, taillé dans la pierre et gravé d'inscriptions, lui aussi.
J'en avais la chair de poule, mais j'étais irrésistiblement attiré par l
'atmosphère de la crypte.
On pouvait lire sur le sarcophage que le défunt avait été à la fois un roi et un
grand guerrier.
Son nom était Thor.
On parlait aussi d'une certaine malédiction.
Ce guerrier avait été condamné par Odin à ne jamais pouvoir entrer dans le
Valhalla, les vikings nomment ainsi leur paradis, tant qu'il n'aurait pas
accompli un certain nombre de faits héroïques.
C'était le châtiment pour avoir bravé les dieux.
Il fallait que je vois ce qu'il y avait dans le tombeau.
J'en oubliais tout ce qu'on m'avait appris en archéologie.
Sous la dalle de granit, il y avait un squelette.
L'homme était grand et on l'avait inhumé dans son armure.
À côté de lui, il y avait une sorte de massue viking, une arme redoutable.
Je l'ai prise dans les mains pour mieux l'observer.
Tout à coup, il y a eu comme un grondement de tonnerre dans la grotte.
La dalle du sarcophage a été balayée.
La massue s'est mise à vibrer dans mes mains comme si elle était vivante.
Et elle était bien vivante.
C'est elle, cette fois, qui m'a grippé.
Toute l'histoire m'était revenue d'un coup.
Comme si je l'avais apprise ou vécue autrefois et que le souvenir me
revenait. C'est insensé, mais je me sens lié à cet être.
Ce Thor, il fait partie de moi.
Oui, je sais, oui.
Il suffit que je me revoie tel que j'étais quand vous m'avez connu et je
pense que je suis tout à fait fêlé.
Avant de juger si vous l'êtes ou pas, j'aimerais en savoir davantage.
Très bien.
Disons que la seule chose qui me semblerait une explication possible
serait ce qu'on nomme le médiumnisme ou échange d'énergie. On est l'esprit des
morts existants dans le corps des vivants. Voilà, tout à fait.
Et cette massue, je crois que c'est le bouton qui déclenche l'échange d
'énergie. Et bang ! Voilà le résultat. Le viking apparaît. Mais ce n'est pas un
fantôme ni un esprit.
Il est réel. Il est aussi réel que ce comptoir.
Plus humain.
Et il peut exaucer le moindre de mes voeux, tant que ça reste dans la
légalité.
Non, mais vous vous rendez compte ? Avoir un tel pouvoir ? Mais toute cette
énergie doit être focalisée sur une bonne action.
Une cause juste.
Les années 81, moi je ne sais plus où sont les bonnes causes.
Mais lui, il le sait.
Et ça lui vient tout naturellement.
Vous lui avez parlé ? Oui.
Enfin, disons que lui, il parlait. Moi, j'écoute beaucoup. Il me rend fou.
Il me demande d'être héroïque.
Moi.
Je ne sais pas encore comment, mais je me suis dit que vous, vous pourriez peut
-être m'aider.
Et puis, ne serait-ce que vous retrouvez où ? Mon savant préféré est vivant alors
qu'on vous croit mort.
C'est un signe de la providence, non ? Attendez, ne vous emballez pas, Donald.
Écoutez-moi bien.
Vous deviez être au bord de l'épuisement physique et mental lorsque cet événement
s'est produit.
Non, non, je n'ai pas fini.
Vous étiez en montagne, c'est-à-dire à haute altitude.
Et en haute altitude, le manque d'oxygène peut provoquer des
hallucinations. Vous la gardez dans mon sac.
C
'est très
vieux. C'est une hallucination. Non, mais c'est peut-être ça qui vous en a
déclenché une. Vous étiez dans une grotte. Vous avez découvert le
sarcophage et la massue. Vous savez aussi bien que moi... Non, David, je ne
sais plus rien. Je ne suis sûr de rien non plus.
Je n'ai plus la même échelle de valeur, la même conception des choses et de la
réalité à cause de ce truc et de ce type.
Vous savez le nombre de fois où j'ai essayé en vain de fuir, de couper le
lien. Il me rattrape toujours. On dirait que je suis enchaîné à lui.
Vous me prenez pour un dingue.
Donne, écoutez. Non, non, David.
Vous l'aurez voulu. C'est le seul moyen qu'il me reste pour vous convaincre.
Vous êtes prêt ?
Suis-je donc déjà en enfer, hein, Blake ? C'est une hallucination, ça.
Tu dois être banné, le magicien.
Tout vient en son temps.
Mais d'abord, les choses importantes. Qu'est-ce que tu fais ? J'ai soif. Qu
'est-ce que tu fais ? J'ai soif.
Non, ne le laissez pas toucher. Il ne faut pas. Non, mais faites quelque
chose. Enfin, empêchez-le. Tu n'as pas honte d'abîmer ce matériel. J'ai soif.
Il n'y a donc rien à boire chez ton alchimiste.
Ça, mon cher, j'en doute.
Il faut que je garde mon enfant.
N'ayez pas peur. Il ne vous fera aucun mal. Il dit une prière ? Thor, je te
renvoie. Donne cette massue.
Attends, je ne lui veux aucun mal.
Écoute, sorcier.
Blake dit que tu es sage dans bien des choses.
Mais si tu lui montres comment trancher la corde Codin à nouer entre nous deux,
ou si ta sorcellerie fait du mal à Blake, ce qui gâcherait mes chances d
'entrer au Valhalla, tu connaîtras la puissance de ma colère.
C'est une prière ? David, tout va bien. Allez-vous-en.
Laissez-moi seul, je vous en prie, sortez.
Vous ne comprenez pas, vous ne savez pas ce qui peut se passer, je vous en prie.
Allez-vous-en.
Ne le pousse pas. Je te laisse.
Tu me refuses donc l'hospitalité ? Mais qu'est-ce que tu fais ? On n'insulte pas
le guerrier Thor impunément. Ne le pousse pas. Ne me mettez pas en colère.
Tu es le plus brave que je croyais. Ne fais pas l'imbécile. Laisse-moi.
Par la barbe d'un... Nom de Dieu !
Afrotrol, tu es un guerrier.
Soyons amis, veux-tu ? Serre-moi la main.
Odin le veut.
Amis, toi et moi.
Non, j'ai pas envie, ça va encore mal finir.
Donne la massue, dépêche-toi ou je me fâche.
Retourne d'où tu viens, adieu.
Je suis ton allié, pas ton ennemi.
Blake m'envoie à ta recherche.
Odin m'a fait un beau cadeau en me donnant ce nez. J'ai du flair. Je trouve
toujours mon bonhomme.
Où est Blake ? Mon maître t'attend dans son char d'acier.
C'est par là.
Je vais vous suivre.
Il vous a retrouvé ? Il m'a retrouvé, en effet.
Tu avais des doutes ? Dieu merci, vous êtes sain et sauf.
Hier au soir, tout s'est passé si vite et c'était ma faute. Ça vous pouvez le
dire. Je sais, mais j'ignorais, j'étais pas au courant du problème. J'ignorais
si vous alliez rester longtemps dans cet état, si vous... Je vous expliquerai
tout plus tard. Allons, ne restons pas là.
D'accord.
Je suppose que je m'en vais maintenant.
Tu as deviné. On a eu assez d'ennuis comme ça.
J'ai retrouvé l'alchimiste, non ? Écoute-moi bien.
Retourne d'où tu viens.
Le chien de chasse retourne docilement au chenil d'Odin.
Nous avons fait une belle lutte, Banner.
Moi et ton troll.
Allons-y.
Odin !
Trois colonnes à la une, rien que pour nous.
Un bon point pour vous, ça. Oui, les médias parlent d'une astuce publicitaire
payée par votre monsieur Lambert.
Histoire de promouvoir le transposeur. Oui, je vois ça. Le capitaine Paye, le
porte-parole de la police, ne mâche pas ses mots.
Il appelle l'incident une vulgaire magouille publicitaire. Cette fois-ci,
on a eu de la chance.
Oui.
En tout cas, maintenant, je sais pourquoi vous faites le mort.
Eh oui, ça se comprend.
Et pour ma part, je vais immédiatement disparaître de votre vie, avec mes
problèmes. Ce qui s'est passé cette nuit n'était pas la faute de Thor, c'était la
vôtre, uniquement la vôtre. David, vous n'êtes pas juste envers moi. Ça faisait
deux ans, vous entendez ? Deux ans que ce phénomène ne s'était pas reproduit.
Et vous savez pourquoi ? Parce que je fuyais comme la peste les troubles
faites dans votre genre.
Mais vous n'allez pas disparaître aussi facilement que vous l'imaginez. Vous m
'aiderez à réparer ce que vous avez brisé.
Vous entendez ? Oui, je vous entends.
Les dégâts sont importants dans le labo.
Eh bien, le transposeur lui-même n'a rien eu, mais toutes les mémoires sont
bien endommagées.
Et c'est ce que je craignais. Nous avons du boulot et peu de temps pour le faire.
Vous allez m'aider et ensuite, je vous tiendrai quitte.
Vous pouvez loger chez moi.
Oui, c'est vrai, votre viking.
Mon viking vient seulement quand je l'appelle.
Et il repart quand je lui dis repart.
La colère des dieux dans une bouteille.
Oui.
Vous leur direz quoi à l'Institut pour cette nuit ? Que je n'étais pas là.
Que je m'étais perdu avant que l'incident n'ait eu lieu.
Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive. En général, je disparais, mais
ça, c'est terminé.
Je n'ai jamais été aussi prêt de trouver.
Le transposeur est mon ultime espoir.
Et puis aussi, je n'aime pas être la proie de ces vautours.
Oui, Marc, oui, je sais, je sais.
Oui, d'accord, j'avais donné ma démission.
Oui, par l'être recommandé, avec accusé. Oui.
Oui, c'est vrai, oui, je lui ai dit ça.
Oui, oui, je lui ai dit ça aussi, oui.
J'ai dit ça ? Non, non, non, laisse, Marc.
Écoute, écoute, c'est lui.
Je sais que c'est lui.
Mais le monstre, mon vieux.
Je suis bien placé pour le savoir. Ça fait quatre ans que je lui cours après.
D'accord, écoute, écoute, Marc. Je suis prête, je suis prête à présenter des
excuses à cette limace.
Celui qui nous sert de rédacteur en chef. J'irai même jusqu'à coucher une
lettre. Une lettre dégouinante d'excuses, puante d'hypocrisie à ce
monsieur Foster.
Mais à une seule condition. Je veux... Je veux qu'il me promette de me redonner
l'enquête.
D'accord, très bien. Non, non, non, je l'envoie. Je l'envoie, Marc. Merci,
vieux. Oh, Marc ! Et carte blanche sur mes faux frais.
Bien joué, Lambert.
Oui, tu parles.
Vous avez lu la presse ? Oui. Le transposeur Gamma et le cerveau qui la
fabrique valent une fortune.
Alors, vous foncez ? Vous prenez le contrat ? J'ai besoin de vous, Lebeau.
Il n'y a aucun doute là-dessus.
Parfait. J'assure le contrat pour un tiers du pourcentage.
Vous n'êtes pas très en forme, Lambert.
La partie n'est pas stimulante.
C'est pas mon jeu.
C'est quoi votre jeu ? Comploter pour faire tomber votre frère ? Ou pour la
simple vengeance ? J'ai mes raisons et elles n'en regardent que moi.
Elles n'ont rien à voir avec notre... avec notre contrat. Faux ! Je suis tout
aussi concerné que vous.
Je ne vais pas insister, mais je ne vous le dirai qu'une fois.
Si on est d'accord, on va jusqu'au bout.
On se dégonfle pas, on file droit et on ne retourne pas sa veste.
Sinon quoi ? Sinon... Sinon...
Voilà.
Mon organisation s'emparera du transposeur et enlèvera David Bagnone
dans la semaine qui suivra l'annonce officielle du prix de vente.
Pour une rançon.
Un tiers du prix.
Alors, on traite l'affaire ? Parfait.
C'est réglé.
À moi de servir.
Prêt ? Cette fois-ci, je ne vais pas vous laisser le poing.
C'est ça, c'est bien, Lambert.
C'est la bonne attitude.
J'espère que vous n'allez pas nous décevoir.
Bon, enlevez ce panneau de là.
Oui, mettez ça là-haut.
Doucement. Les vigiles sont priés de contacter leur chef de service
immédiatement.
Les vigiles sont priés de contacter immédiatement leur chef de service.
Bien, bien. Je ne sais pas qui a mis le labo dans cet état-là, mais on a eu
beaucoup de chance.
A première vue, tout est réparable.
Dites-moi ce qui s'est passé, David.
Je n'en ai aucune idée.
Ah oui, c'est vrai, j'avais complètement oublié.
Vous étiez déjà parti, vous avez dîné avec un ami, et cet ami s'appelle Donald
Blake, qui en ce moment même nous aide à réparer l'ordinateur.
Il travaille dur, il ne ménage pas ses efforts.
Encore un.
Encore un quoi, Zach ? Un autre comme vous, David.
Qui débarque d'on ne sait où, qui fait bien son boulot, mais qui a la tête dans
les nuages. Un solitaire.
Excusez-moi, David.
Je suis d'une curiosité maladive, c'est mon plus gros défaut.
Bonjour.
L'interrogatoire, hein ? Oh, ce sera bientôt fini, tout ça. Oui, quand vous
serez face à face avec le rayon de l'amour.
Celui de la vie, pour moi, j'espère.
L'espère aussi, David.
Je le souhaite de tout mon cœur.
Et en même temps, je suis jaloux.
Oui, je suis comme un lépreux qui deviendrait copain avec un autre
lépreux. Et puis, il y aurait un miracle, et cet autre lépreux serait
guéri. Utilisons votre analogie, elle est très imagée. Si vous êtes lépreux,
Donald, c'est que vous le voulez bien.
Non, mais qu'est-ce qui vous prend, vieux fou ? Pas du tout.
Votre tort se matérialise parce que c'est vous et vous seul qui l'appelez.
Il n'a pas d'autre moyen de le faire.
Moi, je n'ai pas le choix.
La chose qui est en moi est incontrôlable, mais vous, vous contrôlez
tort.
L'explication est en vous.
Seulement, vous refusez de l'avoir.
Oui, d'accord.
C'est bien possible.
Mais David, qu'est-ce que vous me conseillez ? L'hypnose régressive pour
trouver la cause ? Demandez-le à Thor.
À Thor ? Oui.
Écoutez, je sors, j'ai besoin de prendre l'air. De l'air à Los Angeles ? Tenez,
la massue est dans l'appartement, vous avez besoin des clés.
Très juste.
J'espère que cette petite visite de l'Institut, M. McGee, vous fournira du
poids fer à un très bon scoop.
Je l'espère autant que vous, M. Elwood.
Ça faisait deux jours que j'étais dans cette chambre d'hôtel comme un lion en
cage. J'ai fini par me demander si j'allais pouvoir le pondre, mon artiste.
C'est notre règlement interne, M. McGee. Je suis sûr que vous comprendrez qu'il
va de notre sécurité à tous. D'autant plus que nous travaillons beaucoup pour
le gouvernement.
En ce qui concerne la sécurité, il paraît que vous avez eu quelques
problèmes récemment dans le laboratoire principal ? Un acte de vandalisme. De
vandalisme ?
Deux ou trois témoins ont parlé d'une bataille entre un monstre et un géant
sur le toit de l'institut.
Plus que tout autre, monsieur Maggi, un journaliste sait ce que valent les
témoignages dans la confusion d'incidents de ce genre.
On dit que le laboratoire principal était occupé par un chercheur, un
certain Banyan, David Banyan. Je pourrais discuter avec ce monsieur
Banyan ? Venez donc avec moi, monsieur Maggi. Je vais vous montrer le service
de biogénétique. Vous le trouverez bien plus intéressant que monsieur Banyan.
Merci pour tout, mademoiselle Shaw. Je crois que monsieur McKee est ravi de la
visite. C'est la moine des choses.
Enchantée d'avoir fait votre connaissance. Tout le plaisir est pour
moi, mademoiselle.
Merci encore pour cette fascinante démonstration. Oh, David ! Da...
Merci, Odin.
Une minute, viking.
J'aimerais te poser quelques questions.
J'ai besoin de savoir, j'exige des réponses. Et de quoi tu as besoin, tu
exiges ? J'ai besoin de boire.
De l'hydromel, ou ce que tu appelles bière, ça me suffira.
C'est léger, mais c'est mieux que rien du tout.
Et aussi de la nourriture.
Mon estomac est collé à mon épine dorsale et je veux le remplir. Tout à l
'heure. Mes questions d'abord, d'accord ?
Bon. David, l'homme que tu as rencontré. L'affreux troll que j'ai combattu ? C
'est un vrai guerrier.
Oui, cette partie de lui sait se battre. L'autre partie aime réfléchir. Et à ce
sujet, je voudrais savoir lequel de nous deux a la meilleure part.
Ça me paraît évident, je suis la tête et toi les jambes.
Est-ce que c'est une insulte ? Euh... Oui, c'est... Oui, ça peut être
interprété comme une insulte.
Oh, Blake, tu es courageux et avisé.
Voilà ce qui me plaît en toi.
Odin seul sait pourquoi.
Oui, Odin.
Justement, tiens, en parlant de lui, j'aimerais aussi que tu me dises
pourquoi... Est-ce que tu sais ce que ça fait d'être désincarné, Blake ? Non, je
n'en ai aucune idée.
Ne pas sentir sa chair.
Ne pas avoir de sang.
Ne pas sentir ses membres, ni son cœur, ni sa poitrine, ni le rêve.
Le néant.
Ne rien sentir, mais en même temps être complètement réveillé.
N'être pas mort, ni inconscient.
N'être rien du tout.
Dans un lieu de brume et de fumée, le noir.
Être seul, dans une sorte de cauchemar horrible.
Et soudain, entendre l'appel, entendre son nom,
comme le son d'une corne un soir de bataille.
Et ensuite, se réveiller tel que tu étais, quand les hommes et leurs
compagnes adoraient la vie et en goûtaient chaque joie.
Tous ces hommes sont partis.
Moi, je reste. Je reste parce que je n'ai pas gagné le droit de m'en aller.
Et je désire encore festoyer.
Je désire rire avec les femmes, vivre, me battre.
Ne serait-ce qu'un temps, Blake, un temps.
Ensuite, tu pourras poser toutes les questions qui te passeront par la tête.
Je suis désolé, je suis...
Je n'y avais pas pensé de cette façon.
J'étais... Je ne m'étais jamais posé de questions là-dessus et je crois que j'ai
eu tort.
Mais comment se fait-il que tu sois... Encore des pourquoi ? Comment se fait-il
que je sois sur Terre ? Ça, je dois dire que je me suis déjà posé la
question.
Odin a voulu faire de toi mon guide.
Et par humilité à son égard, je suis forcé de t'obéir.
Vas-y, qu'est-ce que tu attends, Ordone ? Qu'est-ce que tu veux ? De la bière ?
De la musique ? Des femmes ? Être en compagnie d'hommes dans
ton genre ? Je connais un endroit branché.
Sous-titrage ST'
501
Sous-titrage MFP.
... ... ... ...
T'as une de ces descentes ! Salut, mon pote ! Un de ces cadres
! Salut, Rambo !
Salut, Bobotte
! Tu m'as rendu un grand service, Blake.
Je ne l'oublierai pas.
Maintenant, pose-moi tes questions, Blake. Toutes les questions que tu veux.
Tu conduis mon char ? Pour Odin, je peux essayer.
Non, laisse tomber, je ne sais plus ce que je dis.
On va prendre un taxi.
Tes questions, Blake ? Une seule, une seule petite bière et je suis déchiré.
J'ai une faible constitution.
Mais alors toi, en revanche, tu es solide comme un roc.
Et puis dans le fond, tu es un mec très cool, un gentil garçon qui tape à tour
de bras sur les méchants pour défendre son prochain.
Mais est-ce que ça fait de toi un mauvais cheval ?
Non. Un peu mélodramatique.
Mais dans le fond, punir les méchants qu'il faut souffrir, les braves types,
pourquoi se gêner ? Fais-leur subir les tourments de l'enfer.
Odin a eu raison de te choisir pour être mon guide, mais tu es beaucoup plus que
ça. Tu n'es peut-être pas le plus fort des hommes, mais tu as le cerveau bien
irrigué et tu as un grand cœur.
Tu es aussi un bon guérisseur.
Ah oui, c'est vrai. Oh, je t'aime bien, Blake.
Ben, merci.
Je t'aime bien, c'est vrai, mais seulement quand tu dors.
C'était une blague.
Tu la connaissais ?
L'homme qui se met en colère, celui que j'ai combattu, c'est lui qui m'a dit ça.
C'est drôle, non ? Ah oui, c'est à hurler de rire.
Hé ! Taxi !
Taxi,
stop ! Bien joué.
Oui, bien joué.
Oh, Blake !
Je sens que je vais aimer ce monde qui est le tien. Il n'est pas si différent
que ça.
Les mécréants courent librement et personne n'a le courage de les arrêter.
Parotin, Blake, les hommes peuvent être autre chose que des insectes.
Ne me décevez pas, Foch. Je veux la machine et son inventeur, Pagnon. David
Pagnon. Vous en faites pas, vous les aurez.
Je compte sur vous.
Voyageur 2, ici Alpha, à vous.
Voyageur 2, je vous écoute, Alpha. Vous en êtes où ? La cible est toujours dans
le laboratoire. Et les vigiles ? Pas de changement, c'est l'hier.
Allez-y, parlez, voyageurs.
Nous avons isolé la cible. Il ne peut plus communiquer avec l'extérieur.
Ah, très bonne nouvelle. Bien reçu. Un autre jouet est terminé.
Bonsoir.
Je viens vérifier que vous n'avez pas d'ennuis, monsieur. Toutes les lignes
sont coupées, je n'aime pas ça. Moi non plus. Venez, Rourke.
Qui êtes-vous, vous ? Où sont Burke et Somers ? Ils font la sieste.
Bien gentiment.
Tournez-vous.
Les mains sur la tête.
On est vernis, les gars. C'est bagnole en personne.
Oui, bah, redescendez sur terre. Ça va pas durer. Vous êtes tombés sur un bec.
Vous allez avoir des surprises.
Tirez-vous avant que les filles crapliquent. Ferme-la ou je te crève.
Eh, non ! Vous n'aimez pas la
marchandise ? On est payés pour la ramener en un seul morceau.
Attention ! C'est pas vrai ! J'ai jamais vu un truc pareil !
Vite,
les gars, au camion ! Et courez, bon sang, courez !
David ?
Si j'ai bien tout compris, je récapitule.
Un espèce de grand balèze tout vert.
C'est ce que j'ai entendu.
Un balèze tout vert vous a empêché d'accomplir votre mission.
On n'est même pas sûr que ce qu'on a vu était un homme. Mais il était vert, c
'est bien ça.
Baraqué et vert, tout vert. Je sais ce qu'on a vu, c'est tout ce que j'ai à te
dire. Il dit la vérité, Jack. C'est bien ce qu'on a vu.
Casse-toi, bonheur.
Dis aux hommes de se calmer, de se débarrasser du camion. Rendez-vous
demain, 17h.
Bouge-toi.
Si je pouvais trouver quelqu'un pour le remplacer, j'hésiterais pas une seconde.
Et puis ce serait ton tour.
Je te jetterais.
Avec plaisir.
C'est pas juste. T'as aucune raison de me parler comme ça, Jack.
Là, t'es pas rigolo. J'ai fait ce que tu m'as dit de faire.
T'es vraiment le roi des cons. Tu oublies que c'est moi qui t'ai sorti de
ton trou. Et toi, tu oublies qu'on a joué sur le même tas de fumier. On n'est
pas là pour parler du passé, Mike.
J'ai signé un contrat. Il y a un paquet de pognon en jeu.
Il n'y aura plus l'effet de surprise, maintenant.
Ils vont renforcer la sécurité autour du transposeur.
Vous trouvez autre chose ?
La petite amie de
Bagnone.
C'est le seul moyen.
Maggie.
Encore un peu de patience, chérie.
Rien n'est perdu pour nous.
Mais tout va dépendre d'une chose que je dois faire dans les prochains jours.
Et si tout se passe bien, nous serons enfin libres d'être heureux.
Tout va rentrer dans l'ordre comme si rien ne s'était passé.
Je t'en prie.
Je t'en prie, dis-moi ce qui s'est passé.
Et que Donald ne va pas tarder à arriver.
Donald, ça a commencé le jour où il a fait irruption dans ta vie.
Donald est donc la cause du problème.
Oh, David.
Enfin, de quoi est-ce que tu as peur ? Dis-moi ce qui est tourment. Tu peux me
faire confiance.
Passe-moi le fusil, vite ! Troute-toi, troute-toi !
C
'est
rien, c'est une fléchette.
Viens.
Allez, Matisse, à toi de jouer.
Fonda ! Tiens bon, Maggie ! Non, Maggie !
Mouillez-vous ! Bluby !
Ouvrez la fenêtre ! Allez, viens ! En
route !
Nous n'avons pas eu confirmation.
Capitaine Brittle, c'est-il exact qu'un témoin important pour la police était
sous la protection d'un agent fédéral ? C'est totalement faux.
Je vous en prie, messieurs, mesdames.
Laissez-nous faire notre travail, voulez-vous. Quand nous y verrons plus
clair, nous vous donnerons toutes les informations que vous voulez. Savez-vous
qui habitait ici, capitaine ? Son Lince, qui prend la relève. Oui, chef.
La maison appartient au docteur Margaret Shaw.
Le docteur Shaw... et chef des services de biogénétique à l'Institut Joshua
Lambert. S'agit-il du même institut où certaines personnes auraient vu une
espèce de monstre vert qui a tout saccagé ? Ces personnes étaient beaucoup
trop loin pour voir la scène avec précision. Leur témoignage n'est pas
crédible. J'ai recueilli huit témoignages de personnes dignes de foi
qui habitent à proximité de l'institut.
J'ai leur nom et tous prétendent avoir aperçu la même créature aujourd'hui.
Je peux savoir qui vous êtes, monsieur ? Ces gens sont formels. Le monstre
courant sur la plage de ce côté-là, en compagnie...
D'un viking.
Il y avait aussi un autre individu, non identifié, qui semblait poursuivre le
monstre.
Tous ces témoins m'ont dit qu'ils avaient déjà témoigné auprès de la
police. Alors, vous devez avoir beaucoup plus qu'une vague petite idée sur la
question, monsieur l'agent. Non, monsieur, n'insistez pas. Je ne peux
vraiment rien vous dire de plus. Je suis désolé. Vous attendrez le résultat de
notre... Mais vous avez les témoignages de ces... Non, non, je n'ai pas d'autres
commentaires. Mais pourquoi tant de mystères ? Qu'est-ce que la police veut
nous cacher ? Il n'y a aucun mystère. Qu'est-ce que vous savez sur Bagnone, ce
gars qu'elle fréquentait ?
Pas grand-chose.
Il travaille à l'Institut Joshua Lambert.
Non, non, écoutez, laissez-nous faire notre travail. Le capitaine Britchells
lui-même mène l'enquête.
Bagnone. David Bagnone. Il bosse pour Lambert à l'Institut.
Il me faut son domicile. Oui, tout de suite.
Après la tentative à l'Institut, j'aurais dû me méfier de quelques-uns et
prévoir leur réaction. L'enlèvement de Maggie, c'est ma faute.
David, arrête de te frapper la poitrine.
Tu vas finir par devenir tout vert.
Alors là, on n'est pas sortis de l'auberge.
Écoute, excuse-moi si je suis brutal, mais si on réfléchit bien, ça m
'étonnerait beaucoup qu'ils fassent du mal à Maggie. C'est pas dans leur
intérêt. Jusqu'à ce qu'ils obtiennent ce qu'ils veulent, peut-être. Mais une fois
qu'ils l'auront... Eh bien, ils vont téléphoner pour nous proposer un marché.
Ils nous diront ce qu'ils veulent en échange de Maggie.
Ensuite, nous saurons quoi faire. Nous les attaquerons et nous les massacrerons
tous. Nous chanterons la gloire d'Odin pour qu'il nous donne la victoire.
Et nous punirons les lâches qui ont levé la main sur une femme.
N'aie crainte, Banner. Ta femme te reviendra sain et sot. Tu ne peux pas le
remettre dans sa bouteille. Il va nous être très utile, David.
Moi, à tort, fils d'adinge, je t'ordonne de t'ouvrir.
Cette douche, comme vous dites, est un vrai miracle.
L'eau qui vient de nulle part, c'est magique.
De l'eau chaude et de l'eau froide.
Oui, à volonté.
Je vous jure, les yeux de mes anciens compagnons sortiraient de leur tête s
'ils voyaient ce que je vois dans ce monde étrange qui est le vôtre.
Toutefois, ça a des avantages.
Qui c'est ? Un emmerdeur.
Un emmerdeur ?
Qu
'est-ce qui te prend de tambouriner à ma porte avec une telle insolence ? Je
tamb... Non, non, non, non, j'ai frappé.
Je cherche un homme qui... Tu as trouvé un homme.
Oui, mais c'est pas un homme comme les autres. Je ne suis pas un homme comme
les autres. Il s'appelle... Je n'ouvre pas ma porte à n'importe qui et je n
'aime pas du tout ta face de rat. David Bagnon. Tu me fais penser à un vieux
saxon peureux ou à un brigand.
Calmez-vous, je cherche simplement ce monsieur Bagnon. Eh bien, tu l'as
trouvé, espèce de cloporte.
Je suis Bagnon.
Ah, vous êtes Bagnon ? C'est curieux, ça.
Enfin, j'ai dû me tromper. Il s'agit d'un autre Bannon.
Excusez-moi de vous avoir importuné.
À votre santé.
J'apprends vos subtilités. L'ennemi a battu en retraite sans coup férir.
Sans coup férir, c'est beau, ça.
Nous gagnerons cette bataille, Banner.
N'aie pas peur, Odin est avec nous.
Nous la sauverons.
Allô ? Oui, c'est Banyan.
Oui, je vous écoute.
J'ai bien compris.
Oui, oui, je l'ai, oui.
Puis-je parler une minute ? Je voudrais savoir si...
Ils n'ont même pas voulu te la passer.
C'est ta machine qu'ils veulent, c'est bien ça ? Oui.
Eh bien alors, ils ont certainement un complice à l'Institut.
Quelqu'un qui les met au courant de tes travaux.
Oui.
Ils m'ont donné 24 heures. Ensuite, c'est moi qui dois les appeler à ce
numéro. Ils disent que ça me suffit largement pour trouver le moyen de leur
livrer le transposeur.
Et tu vas leur livrer ? Jamais de la vie.
Tu sais mieux que personne que le transposeur est aussi une arme
redoutable.
David, Maggie le sait, elle aussi.
Alors, qu'est-ce que tu proposes ? Je vais le démonter entièrement.
Vider toutes les mémoires de l'ordinateur, et puis j'organiserai
cette prétendue livraison.
Et j'essaierai de délivrer Maggie sans faire trop de casse. Nous la
délivrerons, ta femme, Banner.
Je l'ai juré sur Odin.
Mais pas sans faire trop de casse.
Pas cette fois-ci.
L'enlèvement du docteur Shaw, c'était pas prévu dans le contrat, le beau. C
'est pas la première fois que j'entends ça. Mon cher, ce n'était pas dans notre
contrat.
On fait pas d'omelette sans casser des oeufs. Monsieur Lambert, vous devriez le
savoir mieux que personne.
Bien causé, Jacques.
Qu'est-ce qu'on avait dit, Jacques ? On va jusqu'au bout.
Vous parlez comme quelqu'un qui a envie d'annuler un contrat.
Le genre de dégonflé avec qui j'aime pas traiter.
Tous les mêmes.
Ça roule les mécaniques quand ça vous engage et après, il n'y a plus personne.
Mon petit Lambert, si tu veux avoir la conscience tranquille, t'attendras d
'être au ciel.
Mais non, je ne me dégonfle pas, mais j'ai même aucun remords. Le fait que je
ne m'attendais pas à ça, c'est tout.
Vous pouvez comprendre ma réaction, c'est une amie et je suis sûr que...
Rassurez-vous, votre amie, on ne lui fera aucun mal.
C'est notre monnaie d'échange.
Ah bon ? Eh bien, dans ce cas, c'est différent.
Je ne dirai plus rien et puis je vous laisse agir. À votre santé.
À la confiance et au transposeur.
Bon, eh bien, excusez-moi, je me dépêche parce que le boulot m'attend.
On reste en contact, bien sûr.
En bon air.
Ne le ratez pas.
Retirer toute sa mémoire à un ordinateur qui ne t'a rien fait, c'est monstrueux.
Je sais.
Quoi ? Tu veux partir ?
Tu m'appelleras le jour où tu auras les démons à combattre, mais... Cette
sorcellerie moderne, c'est pas pour moi.
Puis-je avoir ta permission de repartir ? D'accord.
Si tu y tiens, vas-y.
À la prochaine.
À la prochaine.
Odin !
Au moins, ton Mr Hyde sait être raisonnable.
Sympathique, même.
Oui, c'est vrai.
C'est pas un monstre.
Bon, eh bien, c'est fini. Le transposer n'a plus aucune polarité.
Une tonne et demie de quincaillerie électronique.
Attends un peu, David.
C'est la solution de tes ennuis, tu l'as détruit ? David, allez, tentons l
'expérience.
Il faudrait d'abord réparer entièrement les circuits. On n'aurait pas le temps.
Pour moi, c'est comme si je repartais à zéro.
Labo central, Donald Day.
Oui, il est ici.
Oui.
Euh... Oui, fais-le lui dire.
Que se passe-t-il ? Zach Lambert en a voulu le tuer.
Il est à l'hôpital en soins intensifs.
Il a demandé à te voir.
Voilà le complice.
L'histoire classique.
Le petit frère poignarde son grand frère, en plein dans le dos.
Le coup classique.
Zach.
Zach, où est-ce qu'il garde Maggie ? J'ai rien construit.
Zach, vous m'entendez ? C'est Josh qui m'a tout donné.
Un toit au-dessus de ma tête.
Des vêtements.
Tout.
Je voulais quelque chose à moi.
Je voulais quelque chose dont je pouvais être fier et faire du tort à Josh en
même temps.
David.
Je suis là, Zack.
Sur la route de Hamelin, la vieille fonderie.
Ils sont tous là.
Sauvez-la.
Merci, Zack.
Je pense qu'on devrait avertir la police, il est encore temps. David, tu
préfères avoir qui de notre côté ? Thor ou une bande de fêlés de la gâchette ?
Je me demande.
Bon, d'accord, d'accord, Thor.
Hey, Silver, Williams, amenez-vous.
Ah, Rodin, mais tu me fais découvrir des coins merveilleux, Blake.
Je t'ai pas invité à danser.
À danser ?
Quoi,
deux, c'est tout ? Ce sera une partie de carte. Il y en a cinq de plus dans le
bureau. Chic, alors.
J'ai un grand besoin d'exercice.
Maggie est ici, alors pas de folie.
Notre stratégie est simple.
Vous deux attaquez le front, moi je coince les deux écureuils par le flanc
et je leur brise les noisettes.
Qu'est-ce que vous en dites ? C'est simple comme plan, non ? Simple mais
efficace. Une petite minute.
David et moi, on attaque le front ? Lui et moi ? Oui, après que tu te sois
transformé en troll vert, bien sûr. Je ne fais pas ce truc-là sur commande.
On a de la visite.
Mon Dieu, c'est Josh Lambert. Je vais tâcher de l'arrêter.
Attends, attends, je vais le faire. Non, pas comme ça. Tu restes ici.
Otez-vous de là, David.
Allez-vous-en, Josh.
Ils ont tué Zack.
Ils ont Maggie. Ils la tueront aussi si vous faites ça. Allez-vous-en.
Ces pourris ont tué mon pauvre frère. Josh, je vous en conjure, allez-vous-en,
je vous comprends, mais je ne vous laisserai pas faire ça. Vous me croyez
responsable, avouez-le.
Quezac serait encore vivant si je ne l'avais pas traité comme un gosse, hein
? Moi, moi, je n'y suis pour rien, c'est eux, parce qu'ils l'ont corrompu,
ensuite ils l'ont éliminé. Le revolver, Josh, donnez-moi ce revolver. Vous le
voulez ? Tenez-le, voilà, prenez-le !
J'ai l'impression que vous serez un héros malgré vous, Donald.
Parce qu'on ne pourra pas parler de... On ne doit pas parler de ces deux
créatures, n'est-ce pas ? Non, Maggie.
La vraie.
Et je ne saurais jamais ce qui s'est passé non plus.
Oui, oui, j'y suis actuellement.
Ah non, il n'y est plus.
Il est disparu. Il est parti je ne sais où. Ah, le monstre s'est encore envolé
dans la nature avec son copain viking.
Alors ça, Maxi, ça me fend le cœur. On passe encore à côté du scoop du siècle.
Oui, d'accord, vas-y, fous-toi de moi, Marc, c'est vraiment drôle.
N'empêche que tu ne m'enlèveras pas de la tête que je suis sur la bonne piste.
Au début, je n'avais pas fait le rapprochement entre eux. Mais cette
fois, je suis certain... qu'on a affaire au même type que tous les témoins ont vu
le jour de l'attaque sur la plage et sur le domicile du docteur Chouch. Je pense
qu'il y a un fil conducteur. Le seul fil, c'est celui qui est mal branché
sous ta casquette, Maggi.
Ton petit bonhomme vert y en a ras-le-bol. Il t'a quand même fait
vendre du papier, que je sache.
Oui, mais maintenant, c'est Conan le barbare qui joue au cow-boy avec les
sept mercenaires.
Marc, j'ai ici avec moi les témoignages d'une douzaine de personnes.
Depuis M.
Joshua Lambert jusqu'au dernier des gardes à l'entrée.
D'accord, parfait.
Quand j'aurai démêlé tout ça, et j'y arriverai, j'irai te voir rien que pour
le plaisir de t'entendre me supplier d'imprimer toutes mes salades.
Tu ne l'avais pas rappelé depuis que tu m'as aidé à déménager ? C'est en quel
honneur, cette fois ? Oh, je crois qu'il avait besoin de se dégourdir.
Je vois.
Tu t'en vas quand ? Aujourd'hui.
Et toi ? Ce fouinard de reporter qui te court derrière ? Oui, je sais.
Je prends de gros risques.
Mais c'est difficile.
Tu ne lui as encore rien dit, David, mais... Je crois qu'elle est au courant.
Et qu'elle comprend.
Regarde-le.
Il vit l'instant présent.
Demain, ça n'existe pas pour lui.
Il s'en fait pas, lui.
Les emmerdes, c'est pour ma pomme.
Je crois qu'il nous donne là une belle leçon. On dirait que tu as fait la paix
avec ta conscience.
Et avec ton pique-assiette.
Oui, on fait partie l'un de l'autre.
Bon. Eh bien, je vais y aller.
Je préfère pas voir Maggie.
Je n'aime pas faire mes adieux. J'en aime bien.
Je n'ai plus qu'à aller chercher Monsieur Univers et on décolle.
Tu as vu ce qui lui arrive ? Ça va pas être facile.
Oh, c'est pas nouveau.
Bonne chance.
J'avais bien dit qu'on gagnerait cette bataille.
Odin l'a voulu.
Tu as probablement raison.
Bien sûr que j'ai raison.
Adieu, David.
Quand ton troll se met en colère, tu te bats comme un lion.
Tu n'es pas mauvais, toi non plus.
Je sais.
Rappelle-moi vite.
Oui, d'accord.
Quand il fait ça, je le tuerai.
Fais bien attention à toi.
Toi aussi.
Et merci encore.
Pour tout.
Voilà.
Donan me manque.
Il me manque aussi.
Il sait animer les soirées au coin du feu.
Mais ce soir, je n'ai besoin de rien d'autre.
J'ai tout ce qu'il me faut.
Oui, moi aussi.
Je t'aimerai toujours.
Moi aussi, je t'aimerai toujours.
Chut, mon chéri.
Tais-toi.
C'est inutile.
Il est parti.
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