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Original subtitles

Poste un homme devant chez lui, si tu veux.

Mais on sait où il ira.

Il y va après chaque soirée.

Je veux pas qu'on fasse de dégâts.

Juste du bruit.

Je veux qu'il se chie dessus.

Compris.

La voilà...

Bonjour.

Comment tu te sens ?

Un peu dans le gaz.

- Tu veux un café ? - Je vais le faire.

- Tu t'es bien entraîné ? - Oui.

Un petit quart d'heure de frappe.

J'ai raison de penser que tu es le patron ?

Et que tout le monde le pense, sauf Jamie ?

Ma puce...

Je suis le patron.

Et Elaine ?

Rachel ?

- Bobby ? - C'est la famille de Jamie.

Ils savent ce qu'il vaut.

Mais ils veulent pas sa mort,

je pense.

Je veux pas que tu t'inquiètes de tout ça.

Je m'inquiète de ce qui peut t'arriver.

Tout ira bien.

Tu seras une cible ?

Tu as entendu ce qui a été dit, hier soir.

Je suis une énorme cible en ce moment même.

Et il y a qu'une façon d'y remédier.

Je suis pas enceinte.

Je suis plus...

enceinte.

Vraiment ?

C'est la vérité ?

Oui.

C'est la vérité.

Je suis désolée.

T'es désolée pour quoi ?

T'as pas de raison de l'être.

C'est peut-être mieux.

Dis pas ça, approche.

Regarde-nous.

Comment on pourrait être parents ?

Et je t'accuse pas.

On est aussi mauvais l'un que l'autre.

On peut être parents.

Evidemment qu'on le peut.

Regarde-moi.

Tu seras une mère incroyable.

Approche.

Ca ira.

Tout ira bien.

Il est à peine enterré

que tout s'effondre déjà.

- Et t'es au milieu de tout ça. - Evidemment !

Et ça s'effondre pas.

Tu pouvais pas attendre après les funérailles ?

- C'est pas ma faute. - Bon sang...

C'est comme parler à un enfant.

Michael devait l'entendre, alors je l'ai dit.

Tu t'adresses pas à lui comme ça.

Soit tu lui parles directement,

sois tu te tais.

Tu ne cries pas à travers la cour de récré.

Tu t'es ridiculisé.

Faites comme si j'étais pas là.

Tu as entendu ?

Les grandes lignes.

Et t'en penses quoi ?

On ne sait pas ce que Michael a fait, ou pas.

Ceci étant dit, il représente le passé.

- Merci ! - Mais ta mère a raison.

Il faut pas lui dire,

ou il voudra tuer le messager.

Je ne veux pas de tout ça.

Je ne veux pas de guerre.

C'est comme ça.

C'est ce qu'on en fait.

On doit trouver comment avancer.

"On" ?

Oui, "on".

On est là-dedans tous ensemble.

Qu'aurait voulu ton père ?

Qu'on trouve le salaud qui l'a tué.

Moi, je dis que c'est Michael.

Tu veux que ce soit lui.

Qui d'autre ? En y réfléchissant.

Un paquet de gens,

si on y réfléchit.

Trouve une solution, Jamie.

Je suis sérieuse.

Dès aujourd'hui.

Maintenant.

C'est ton cul qui m'appelle ?

Comment tu te sens ? Content ?

Pas vraiment.

Pareil.

Je crois que les émotions ont pris le dessus.

Tu pourrais dire à Jamie que je veux discuter ?

De quoi ?

De tout.

Ca te semble acceptable ?

Où ça ?

Où il voudra.

On discute, on trouve une solution

et pense à lui rappeler,

au cas où il aurait oublié,

qu'on doit beaucoup d'argent.

Les dettes sont à nous tous

et il faudra les rembourser bientôt.

Il ne viendra pas seul.

Il voudra être entouré.

Ca me gêne pas.

Ses mecs peuvent être là, et même porter des cagoules.

Tu as la tienne ?

Une seconde.

Je commande mon petit-déj'.

Je peux avoir

deux muffins et un bagel au poulet ?

Avec une boisson ?

Putain !

On se casse !

Monsieur ?

T'es toujours là ?

Plus ou moins.

C'était moi, pour te montrer ma déception

et te dire que je te connais, Bobby Duffy.

Je sais toujours où tu te trouves, jour et nuit.

Alors, réglons tout ça.

Je lui parlerai.

Je lui parle et je reviens vers toi.

Je veux le voir aujourd'hui.

Alors, au boulot.

Je te rappelle.

Parfait.

Bon muffin.

Tu vas travailler ?

Il faut que je m'occupe.

Le médecin te dit de te détendre

et moi, je fous le bordel.

Alors...

Mets un terme au bordel.

Si on réessaye, je veux que tu sois là.

Ma puce...

Je suis là.

Mais pour combien de temps ?

Je te l'ai déjà dit.

Retire-toi.

- Maintenant. - Il me suivra.

J'ai tué son vieux.

Je réglerai tout ça.

Quand j'aurai éliminé Jamie, les autres

se tiendront à carreau.

Tu régneras par la terreur ?

C'est comme ça.

On sera loin de Bonheurville.

Bonjour, Cheryl.

Entrez.

Je vous propose pas à boire,

j'allais sortir.

Pour aller où ?

Au cinéma.

Toute seule.

Evidemment.

Davy n'a pas refait surface ?

Non.

Et ses soi-disant amis

n'en ont rien à cirer.

C'est ce qui m'énerve le plus.

On a été faits parrain et marraine du fils de Jamie

il y a une semaine.

Je ne sais même pas pourquoi, à vrai dire.

Qui est Davy pour Jamie Phelan ?

Je ne sais pas.

Personne.

Un ami de son père.

Quelque chose cloche.

Qui va prendre la place de Ronnie ?

J'en sais rien et je m'en fiche.

Michael Kavanagh ?

On verra bien, non ?

Il faut que j'y aille.

Je voudrais prendre du pop-corn.

Je vous dépose ?

Votre voiture est très propre.

Je sais, désolé.

Ma maison est pareille. Impeccable.

Vous avez des tocs ?

Non...

Enfin, je ne crois pas.

Mais je...

J'aime quand c'est rangé.

Même si ma chemise refuse de rester dans mon pantalon.

J'ai entendu des choses, aux funérailles.

Ronnie serait mort en Espagne.

Je sais pas si c'est vrai.

Intéressant.

Parler avec Jamie est une perte de temps.

Je veux que tout le monde entende.

Que tout le monde sache qui il est.

Que chacun puisse faire un choix.

Je viens à Liverpool. Dînons avec Diana.

Ecoute ça.

Ricardo a pris un vol pour Liverpool.

- Quand ça ? - Aujourd'hui.

Il veut rencontrer Diana.

Ca veut dire quoi ?

Si je le savais.

Bobby ressemble à un éducateur.

Qu'est-ce qu'il fout avec ces futurs détenus ?

Rachel le tient par les couilles.

- Il y a une fouille ? - Pas nécessaire.

Bien, parce qu'on est équipés jusqu'aux dents.

Toujours à l'heure, belle preuve de respect.

J'apprécie.

On fait ça dedans ou dehors ?

A l'intérieur, ça me va.

On se trouve un coin tranquille ?

Comme je l'ai dit à Bobby,

nos émotions ont pris le dessus.

Peut-être, ouais.

Alors on oublie hier soir, et on avance.

- Je peux commencer ? - Si tu veux.

Hier soir, j'étais en colère, émotif

et un peu bourré, mais je pensais ce que j'ai dit.

Mon père avait un marché, des contacts, des acheteurs

et ils resteront dans la famille.

Son business devient le mien.

On s'était mis d'accord.

Il le voulait.

Alors, je t'invite à prendre le large.

Je te donnerai 250 000

et au revoir.

Le business de ton père

s'avère aussi être le mien.

Je l'ai développé depuis plus de 15 ans

et j'irai nulle part.

Je pourrais te proposer de continuer à en faire partie,

mais on sait que c'est des conneries.

- Ca marcherait pas. - Vrai.

Alors, là où on est d'accord, c'est qu'un de nous doit se retirer.

La porte est juste là.

Si on quitte cette table sans un accord,

ce sera la guerre.

C'est comme ça.

Si ça dégénère,

tout le monde ici perdra quelque chose, ou quelqu'un.

Les flics seront partout dans les rues.

C'est ce que tu veux ?

Il a pas tort.

C'est quoi, l'alternative ? Y en a une ?

Oui.

Je te propose de la jouer à l'ancienne.

Un combat.

Tu veux te battre ?

Oui.

Pourquoi pas ?

- T'es sérieux ? - Pourquoi pas ?

Toi et moi, un contre un.

Pas de lame, pas d'arme à feu.

Sur un ring, dans une cage ou un champ,

comme tu préfères.

Le vainqueur garde le tout.

Le vaincu prend le large.

Comme ça personne ne perd et personne ne meure.

Rien que toi et moi.

Allez, Jamie !

T'es sûr ? Je suis dans la fleur de l'âge.

Moi aussi.

Les cheveux blancs, c'est rien.

Jamie, tu l'exploseras facile.

Ferme-la, toi.

- Toi, tu la fermes ! - Les gars ?

Les gars, c'est à Jamie de décider.

Taisez-vous.

Tu peux prendre le temps d'y réfléchir.

Mais sois pas trop long, il y a du boulot.

Tu veux faire ça quand ?

Le plus tôt possible.

Demain, après-demain.

Ca sert à rien d'attendre.

Dans une cage, pour que tu puisses pas t'enfuir.

Ca commence.

- Avec des gants. - J'accepte.

Et tu disparais.

Si je suis vaincu,

je disparaîtrai.

La tête haute, avec 250 000.

Le business sera à toi, dettes incluses.

- Elles vont avec. - Ca me va.

Aucun de nous peut les ignorer.

On fait quoi, maintenant ?

On se serre la main, à l'ancienne ?

Ca me convient.

Diana.

Tu as eu mon message ?

Oui. Qu'est-ce qui se passe ?

Il veut te rencontrer.

Pourquoi ?

Je lui ai parlé de toi.

C'est un ami.

Tu t'en sens capable ?

Tu lui as dit quoi ?

Que tu es importante pour moi et qu'on essaye d'avoir un enfant.

Tu lui as parlé de la FIV ?

C'est grave ?

Pourquoi il est là ?

J'en ai pas la moindre idée.

Mais c'est un ami, et il est de mon côté.

Il te vend quelque chose ?

Oui.

Et il faut que cette vente se fasse.

Les choses doivent avoir l'air normales.

Je dois avoir l'air normal

et ça passe par toi.

Tout sera bientôt fini, je te le jure.

Fini et derrière nous, tu as dit.

- Je dois retourner travailler. - Diana ?

Je serai là.

Ecoute,

je t'ai trouvé une indic.

Cheryl Crawford, épouse de Davy Crawford,

associé de Ronnie Phelan, disparu de la paroisse.

On m'a dit.

Ronnie et ses amis sont allés quelques jours en Espagne,

mais Davy Crawford n'est jamais revenu.

Elle pense qu'ils l'ont tué.

Non.

Comment ça, non ?

Je ne veux pas d'elle comme indic.

Elle est en colère, aveuglée.

Pour sa propre sécurité, c'est non.

- Tu veux pas y réfléchir ? - Non.

De quoi est mort Ronnie Phelan ?

Crise cardiaque, apparemment.

Provoquée par la culpabilité.

- Comment ça ? - Je peux le dire, maintenant.

C'était un indic.

Lui, un indic ?

Depuis des années.

Quand ça l'arrangeait. Et quand ça nous arrangeait.

A plus tard, Barney.

Six mois en Europe

et six mois à la maison, environ.

Moitié-moitié.

- Mais étalés ? - Oui, étalés dans l'année.

Vous préférez l'Europe ou chez vous ?

Chez moi, évidemment.

J'ai ma femme et mes enfants.

C'est chouette.

Votre femme sait qui vous êtes ? Ce que vous faites ?

Tu n'es pas obligé de répondre.

Qui suis-je, Diana ?

Je ne sais pas.

Le collègue de Michael.

Et qui est Michael ?

Tout de suite,

il est mal à l'aise.

Il est...

un chantier en cours.

Une chrysalide.

Moi qui croyais que j'étais un Sagittaire.

Et il se transforme en quoi ?

Il passe d'un aspirant...

à un homme à part entière.

Un aspirant quoi ?

Ricardo,

peut-être ?

Plus de vin ?

- Pas pour moi, merci. - Juste un fond.

Comme tu l'auras compris,

Diana préférerait

que je fasse autre chose.

J'ai toujours su ce que tu faisais.

Je ne te fais pas la morale.

Mais vous appréciez le train de vie.

Si vous sous-entendez l'argent, non.

Ca ne changerait rien.

Ne vous méprenez pas,

je ne voudrais pas être pauvre.

On a tous des rêves que l'argent faciliterait.

Mais vous voudriez que Michael arrête.

On pourrait...

arrêter de parler de Michael ?

Je suis là !

Oui, j'aimerais qu'il arrête.

Je l'aime et je m'inquiète.

J'ai des choses à régler.

Ricky...

- Ce n'est pas juste. - Il a une liste de choses à faire.

A commencer par ce combat dont tu m'as parlé ?

Oui.

Quel combat ?

Contre Jamie.

Un combat de boxe.

Tu vas te battre contre lui.

Oui.

C'est juste un match.

C'est mieux que de lui trancher la gorge.

Je vois.

Tu gagneras ?

Si je suis encore debout après 90 secondes,

j'ai mes chances.

Et si tu perds ?

Les dettes seront payées.

Et pour nous, il se passera quoi ?

Je me retirerai, comme promis.

Alors, perds.

Tu peux faire ça ?

Tu peux faire ça, Michael ?

Non.

Pas tout de suite.

Impossible.

Je veux ce qui me revient.

Je vois...

Cross, allez.

Une, deux, cross.

Recommence. Une, deux.

Tes coudes.

Tu vas t'épuiser !

Tu miserais sur lui ?

On dit que Michael est toujours en forme.

T'as entendu ça ?

Il dit que Michael est en forme !

Je le dis pas, c'est ce qu'on raconte.

Connard.

A l'époque, tu veux dire ?

Je sais pas.

Tu sais pas quoi ?

- Je le connais pas. - Il peut faire ça ?

Tu te défends pas ?

Avant de partir, mettez des lames autour de la cage.

Pas con.

Je veux pas qu'il se relève.

Va chercher des lames.

Je n'aurais pas dû mêler Diana à tout ça.

Je te fais confiance.

A 100 %.

Mais elle a raison, tu changes.

C'est faux.

C'est elle qui provoque ce changement.

Non.

Je crois que si.

Pourquoi tu es venu ?

C'est pas la porte à côté.

Nos affaires se font avec toi.

Ca a toujours été le cas.

Et je vous en remercie.

Mais nos affaires sont aussi cruelles.

Je me suis occupé du père,

je m'occuperai du fils. Amen.

Tu as accordé du temps à Ronnie.

Il disait que vous aviez de la marchandise, c'est faux.

J'ai besoin de ce délai.

Et j'ai besoin de cette cargaison. Le plus vite possible.

Je suis venu te dire que je te tuerai personnellement,

s'il le faut.

Trois jours.

La dette originale doit être remboursée.

Quel que soit ton plan, fais en sorte qu'il fonctionne.

Trois jours ?

Bonne nuit, Michael.

Dors bien.

Bonne nuit.

Diana ?

T'es où, ma puce ?

J'imagine que tu es partie ?

Dis-moi juste que ça va, que tu es en sécurité.

On peut se voir ?

On aime la jeunesse.

Toi, c'est sûr.

Ton chocolat chaud.

Ne le prends pas mal,

mais pourquoi Jamie n'est pas déjà mort ?

Je pourrais dire que je voulais enterrer Ronnie d'abord.

Ou être sûr que c'est un connard.

C'en est un, et un vrai. Un sombre crétin.

Mais pour être honnête...

La vérité, c'est que j'ai peur.

Qu'on m'arrête,

qu'on m'enferme...

Un assassinat,

c'est 15, 20 ans minimum.

Et on perd tout.

Comme ça.

Putain de merde, mec.

Je m'attendais pas à tant d'honnêteté.

Quand j'ai failli buter Davy, j'ai pensé...

que je pourrais me suicider,

si Ronnie me le demandait.

Et ensuite, il a pris le parti de son fils ?

C'est une putain de trahison.

T'es confiant pour demain ?

Ouais.

Carrément.

Je suis bien.

J'ai hâte.

Je veux lui éclater la tronche.

Il s'en ira pas, tu le sais.

Oui, je sais.

Mais quand il se fera buter,

personne se plaindra, ils pourront rien faire.

Et qui s'en chargera ?

J'ai pensé demander à Bobby Duffy d'exécuter le petit con.

En tant que punition.

Pourquoi pas moi ?

Il y a ta chatte, mec.

Elle a besoin de toi.

On se retrouve pour le combat.

Eclate-lui la tête, d'accord ?

C'est toi...

qui as tué Ronnie ?

Tu crois que c'est moi ?

Oui.

Et je suis toujours là, non ?

J'apprécie.

Enceinte

Bonjour, ma puce. T'es où ?

En sécurité.

Où ça ?

Arrête de m'appeler, je te contacterai.

Diana,

où es-tu ?

Là où tes amis et toi n'êtes pas.

Réponds-moi.

Ici le lieutenant Styles, de la police du Merseyside.

J'aimerais vérifier les mouvements d'un passeport.

Un instant.

On peut se voir ?

Bien reçu, merci.

Individu faisant l'objet d'une enquête

Michael,

comment tu te sens ?

- Il est là ? - A l'intérieur.

Salut, Michael.

Ca faisait longtemps.

Beaucoup trop, et c'est ma faute.

T'es sûr de pouvoir faire ça ?

Banksey.

- T'as l'air en forme. - Toi aussi.

J'ai des détecteurs à l'entrée.

Je vois ça.

Pas de lames, pas de portables.

Je veux rien voir passer sur les réseaux sociaux.

Ce qui se passe sur le ring est sacré.

On est prêts à y aller.

Ton adversaire est au vestiaire.

Je t'y amène, que vous discutiez.

T'es là depuis longtemps, Terry ?

Ca fait 26 ans.

Bon Dieu...

Oui, il s'entraînait ici aussi.

Voilà les joyeux lurons.

Salut, Michael.

J'avais peur que tu viennes pas.

Je suis comme un gosse à Noël, j'ai hâte.

Les gants.

Je vous propose des gants de boxe ou des gants de MMA.

- MMA. - Peu importe.

Gants de MMA, alors.

Maintenant, écoutez les règles.

Vous pouvez frapper du poing, de la jambe, de la tête, pousser...

Mais pas d'étranglement,

on vise pas les yeux, on ne mord pas.

Et pas de crachats.

- Pigé ? - Oui.

Compris.

Si vous en avez assez,

dites-le, fort.

"Assez, assez."

Tu veux répéter ?

Peu importe qui le dit,

vous sortirez du ring la tête haute, sans honte.

Montrez l'exemple.

Maintenant, embrassez-vous ou serrez-vous la main.

Une fois sur le ring, vous vous saluez et on y va.

- Compris. - Ouais.

Compris.

Eclate-le, OK ?

Eclate-le.

J'ai caché une lame sous un tapis, à gauche.

Tu peux te le faire, Michael.

Allez !

Allez, Michael !

Il est mort de trouille, regarde ses mains !

Il se chie dessus, tu peux te le faire !

Lève-toi, Michael !

Tranquille, Jamie !

Tranquille !

Défonce-le !

Saluez-vous.

Allez, là !

Vas-y !

Qu'est-ce que tu vas faire, mec ?

- Il a une lame, Michael ! - Plante-le !

Plante-le maintenant !

C'est ça !

Termine-le !

Achève-le, Michael !

Terry, arrête le combat !

Assez, assez...

C'était un beau combat.

C'est bon, Jamie ?

C'est terminé ?

Putain de merde...

Quelques points et tout ira bien.

Merci, Terry.

De rien.

Ce petit con a dû la planquer.

Qu'est-ce qu'ils ont, ces gars ?

Manny Pacquiao.

Tu trouves ?

Tu peux nous laisser ?

Sans souci, je jouerai les infirmières plus tard.

Continue d'appuyer dessus.

Tu es venu.

Félicitations, tu as gagné.

- Tu es donc le boss. - Je suis pas stupide.

Je sais qu'il disparaîtra pas.

Je sais ce que je dois faire.

Mais maintenant, j'en ai l'autorité.

La question reste la même.

Sauras-tu le faire ?

J'ai pas à le faire.

Je peux déléguer.

- A qui ? - Ca change quoi ?

En qui peux-tu avoir confiance ? Quelle vie vas-tu risquer

pour te sauver ?

Qui enverras-tu en prison ?

Et qui gardera sa langue ?

J'ai besoin que les livraisons reprennent.

Le plus tôt possible.

Immédiatement, même.

Rien n'a changé.

Rien du tout.

En ce moment-même, celui que tu as battu

choisit celui qui ira en prison pour lui.

Il connaît ton point faible.

Salut.

Merci d'être venue.

De rien.

On se voit pour une raison particulière ?

Je me suis éloignée de Michael.

Je ne l'ai pas vraiment quitté, mais...

j'avais besoin de distance.

Mais tu y retourneras ?

Je ne sais pas.

Je ne sais pas ce que je retrouverais.

Tu dors où ?

A l'hôtel.

Et ton travail ?

J'ai pris quelques jours.

Viens chez moi, si tu veux.

Tu économiseras de l'argent, la maison est ordonnée.

C'est moi qui suis en vrac.

Réfléchis, je vais te chercher à boire.

Tu veux quoi ?

Juste un américano, noir.

Je le savais.

Ca veut rien dire, mec.

- Si. - Bon, d'accord.

On dirait un enfant gâté.

Ferme-la.

- Allô ? - T'es où, Bobby ?

Derrière vous.

Demande à Rachel si elle a compté l'argent,

j'en ai besoin demain.

Depuis quand c'est ton cash ?

Arrête-toi.

- Quoi ? - Arrête-toi !

Ici ?

Tu vas où ?

Il fait quoi ?

Il fait chier.

Ouvre la porte.

C'est si urgent ?

Est-ce que l'argent est à moi ?

T'es de quel côté ?

- Celui de la famille. - Ouais.

C'est moi.

Et l'argent paiera mon deal.

Fais affaire avec les Albanais et c'est terminé.

Conneries.

Voilà pourquoi on les évite tous.

Grandis, c'est pas des croque-mitaines.

C'est de la mauvaise herbe.

Appelle Rachel et demande-lui l'argent, OK ?

- C'est Michael. - Réponds, je suis pas là.

- Tu veux quoi ? - T'es content ?

Fou de joie.

Dis à Jamie qu'il ne vaut plus rien.

- Il valait déjà pas grand-chose. - Il s'en foutra.

Il se kiffe. S'il le pouvait, il s'auto-sucerait.

Dis-lui que Ricardo sera là, après le paiement.

Il doit pas toucher à notre cash, sous peine de tous nous faire tuer.

Rachel saura quoi faire.

Appelle-la.

Ce que ça m'évoque,

c'est le bénéfice du doute.

C'est ce qu'on leur donne.

En permanence.

Et pas qu'à nos hommes.

A leurs potes, aussi.

Le bénéfice du doute.

- A quel sujet ? - Par exemple...

Sont-ils de vrais connards finis ?

Il est mort ?

Mon Davy.

Je crois.

Oui.

Il est parti avec Ronnie et Ronnie est revenu seul.

Ronnie s'est énervé contre Jamie,

ils sont allés discuter à l'écart...

Et moi, je faisais des margaritas frozen.

Je suis tellement désolée.

Où est-il ?

Ils l'ont laissé où ?

Est-ce qu'ils...

l'ont jeté dans l'océan ?

Du haut d'une falaise ?

Ronnie est mort en Espagne ?

C'était affreux.

Crise cardiaque ?

A ton avis ?

Tout a changé.

En vérité, je suis terrifiée.

Je vais venir chez toi.

Si tu es d'accord.

Bien sûr, ma belle.

Bien sûr.

Je peux t'aider ?

Tu t'es pris une porte ?

J'ai quelques questions à te poser, si ça te dérange pas.

Vite fait.

Vas-y.

C'était bien, l'Espagne ?

Pas mal.

Moins bien une fois rentrés. Tu as su, pour Ronnie ?

C'est pour ça que je suis là.

Je veux juste vérifier quelques trucs.

Donc, t'y es allé en avion

depuis Liverpool,

et t'es rentré par bateau, via Portsmouth, c'est ça ?

Oui.

Tu étais avec Elaine Phelan, Jamie Phelan

et ton vieux pote Banksey, c'est ça ?

- Oui. - Super.

Mais sans Ronnie ?

Je trouve ça bizarre.

En fait,

selon les douanes,

Ronnie devrait toujours être en Espagne.

Il est jamais rentré.

Vous avez enterré qui ?

Tu m'as perdu, Barney.

Tu sous-entends quoi ?

Rien du tout. Je pose juste des questions.

Telles que...

Ronnie est rentré comment ?

Est-ce que Ronnie est vraiment mort ?

Oui.

Il est vraiment mort.

C'est bien.

Non pas que ça m'attriste qu'un minable indic de la police

soit mort, mais ce qui m'intrigue vraiment,

c'est la façon dont il est mort.

Un indic ?

Ouais, il nous balançait des infos.

Tu dis de la merde.

Non, pas du tout.

Ronnie nous filait des infos depuis des années.

Quand on y réfléchit,

ça explique comment il a réussi à éviter la prison.

Je vois que t'es sous le choc.

A ta place, je le serais aussi.

Je gambergerais.

Mais faut pas t'en faire.

Il a jamais rien dit sur toi.

Ou si ?

- T'as passé du temps à l'ombre. - Je rentre chez moi.

Il est mort comment ?

Es-tu en sécurité ?

Ca va, mon frère ?

Jamie s'est mal comporté.

Ce dont on a parlé...

Je le ferai moi-même.

J'ai besoin d'un colis. Emballé et indétectable.

Je m'en occupe.

Merci.

LA VILLE NOUS APPARTIENT

Adaptation : Coline Magaud

Sous-titrage : Cinephase

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