All language subtitles for Laffaire.Bojarski.2025.1080p.BluRay.x264.AAC5.1-[YTS.GG - YTS.BZ]

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Original subtitles

T'en veux pour moi ? Ils arrivent ! Allez, au boulot.

Je t'ai senti !

Merci.

Ah, mon collègue a commencé à pleurer.

C'est bon.

C'est bon.

C'est bon. C'est bon.

C'est bon.

C'est bon. C'est bon.

C'est bon.

C'est bon. C'est bon.

C'est vrai qu'il y avait des soldats de l'armée en Pologne ?

Je sais pas.

Comment tu t'appelles ? Bojarski.

Czeslaw Jan Bojarski.

On va dire Jan. Tu m'en voudras pas ? Je ne travaille pas ici, monsieur.

Il paraît être du talent, Jan.

C'est bien ?

Je vois pas de quoi vous parlez, monsieur. Ah bon ? Mais tu sais qui je

suis, au moins ? Bien sûr.

Tout le monde vous connaît, monsieur Scola.

Alors tu sais que je suis pas venu pour te parler de mécanique.

Moi aussi, je fais dans les faux.

Je... Pas la peine de mentir.

Ton copain m'a déjà vanté tes mérites.

Alors tu vois, comme j'aime pas la concurrence, tu vas bosser pour moi.

Au fait, dis-moi, t'es pas juif ? Il a que des qualités, ce garçon.

Regardez-moi ces visas, monsieur Tellermann.

Mieux, vous ne trouverez pas.

Avec ça, vous êtes déjà en Suisse.

Merci, merci beaucoup.

Ça fait 7 000 avec la visa.

On avait dit 5 000.

Que voulez-vous ? J'ai dû revoir mes prix à la hausse.

C'est tout ce que j'ai.

Et ça, ça doit bien valoir un petit quelque chose.

Ils sont très beaux.

Je ne comprends rien en allemand.

J'ai appris l'espagnol au lycée. Je vous laisse.

Alors, t'as réfléchi ? On se marie bientôt ? Je crois que je suis pas libre

la semaine prochaine.

On aura trois enfants, deux garçons et une fille.

On aura un chien aussi, pour la chasse.

Oh non ! Qu'est-ce que c'est ? C'est un système sur lequel je travaille.

Une cafetière qui se déclenche toute seule à l'heure du réveil.

Il en reçoit à moi.

Il est 19 heures.

Oui. Il me reste quelques réglages à faire.

Comment t'es arrivé en France ? J'étais officier pendant la guerre.

Et... J'ai été fait prisonnier.

Je me suis évadé d'un camp en Hongrie.

C'est comme ça que je suis venu ici.

Tu me fais marcher.

Non, pas du tout.

Sinon, hormis les cafetières, à quoi tu rêves, M.

Kozarski ?

Avec cette merveille, fini les tâches.

L'encre coule grâce à une bille très fine qui roule quand on appuie le stylo

sur le papier.

C'est absolument révolutionnaire.

Connaissez l'entreprise Barjon, monsieur Bojary ? Vous savez donc que nous

vendons de l'encre, pas seulement des stylos.

Et plus les stylos fuient, plus nous vendons de l'encre, voyez-vous.

Alors pourquoi je voudrais d'un stylo qui ne fuit jamais ?

Un stylo jetable, ça se jette et ça se rachète.

Tous les mois pour les écoliers, toutes les semaines pour les sténodactylo.

Imaginez un peu les bénéfices.

Vos dessins sont intéressants, je ne dis pas.

Merci, mais il ne vous fera pas la mauvaise porte.

J'ai apporté un prototype.

Dites-moi, vous avez déposé un brevet ? Je suis en train.

Méfiez-vous, ça ne suffit pas en droit des affaires.

Croyez quoi que je vais vous voler ? Essayez un peu et je vous traîne devant

les tribunaux. À votre avis, Bojary, le juge croira à qui ? Un émigré polonais

ou un ancien résistant ?

Je te

préviens,

ce soir ma mère est particulièrement odieuse.

Ah bon ? C'est pas son genre pourtant.

Il est ton rendez-vous ? Ça s'est bien passé ? Tant pis pour eux.

J'ai épousé un inventeur, moi, pas un vendeur de cravate.

Ça pivote ! Ah oui, dis donc ! Et vous pouvez également régler la hauteur grâce

à cette petite colonne hydraulique. Vous voyez la poignée, là ? C'est un peu bas,

là. Vous pouvez la remonter. La poignée est juste ici, regarde.

Et vous la réglez à votre convenance. Ah, c'est formidable.

Et tu as déjà trouvé un fabricant que ça intéresse ? Pas encore, mais j'ai

quelques contacts.

Yann, si tu veux, le temps doit venir.

Je peux te trouver du travail dans mon entreprise.

Aux livraisons, ça te dirait ? Papa, Yann est ingénieux.

Oui. Enfin, n'empêche qu'on ne pourra pas vous aider éternellement. Alors c

'est de sa faute si la France reconnaît pas son diplôme.

En attendant, la France vous accueille.

Et nous, on vous loge.

Mais alors, vous avez des appartements partout.

Peut-être, mais ça fait quand même un loyer au moins.

Ce qu'on va faire, c'est que vous me dites combien on vous doit et je vous

fais un chèque.

Vous tracassez pas avec ça.

Vous serez toujours les bienvenus chez nous.

J'arrive, ma puce !

C'est beau.

J'adore quand tu me fais les manches.

Bientôt, on sera plus dépendants d'eux.

C'est toi le premier.

Je veux pas que tu t'inquiètes.

Mais je suis pas inquiète.

Mais monsieur, je vous l'ai déjà dit, je suis né à Dansk. Mes papiers ont été

perdus pendant la guerre.

Dans ce cas, vous n'existez pas.

Mais enfin, c'est absurde.

Vous voyez bien que j'existe.

Je ne fais rien pour vous.

Et entre nous, c'est bourré de fautes d'orthographe.

Apprenez déjà à écrire en français.

Oui.

Et Fèvre. Là.

Et Bojarski.

Et Dov.

Dov, c'est Dov.

Pas la peine de revenir lundi.

Ah, mais nous, on a été embauchés pour deux semaines.

Oui, mais il y a des Français qui m'ont demandé, ils passent en priorité.

Putain de merde, mais qu'est-ce que tu racontes ? Tu crois qu'ils portent l

'avion mieux que nous, c'est ça ? Non, mais ils font moins d'histoire, la

preuve. Laisse tomber, Dov. On va pas mettre de la cervelle là où il n'y en a

pas, tu vois ça ?

Liberté, égalité, fraternité.

Putain, je vais me barrer de cette vie de merde.

Yann ! T'en fais pas, je me suis pas évadé,

j'ai été gracieux.

Et toi, comment ça va ? J'ai cru comprendre que c'était pas la joie.

Ça va, ça va, je me débrouille.

T'es père de famille, maintenant, pas vrai ?

Beaucoup trop vert.

Et je parle pas de la qualité de l'impression.

Les couleurs bavent sur les côtés.

Il est vraiment laid.

Tu vois pourquoi j'ai besoin de toi.

Mes gars sont des brels.

Il me faut quelqu'un pour redresser la barre.

J'ai jamais copié le billet, moi.

Il faut un début à tout.

Je te rassure, ils sont vrais, ceux-là.

À la vôtre, monsieur l'ingénieur en matière plastique.

Ingénieur conseil.

Conseil ou pas, c'est pareil.

Vous êtes mon héros, Bojarski.

Mais blâmerait que l'on soit pas ma porte Et je reconnais la voie que j'aime

bien Tiens, tiens, tiens, c'est le frère grand qui vient

Non, non, non, c'est le patron qui m'a demandé de rester un peu plus parce qu

'on a pris du retard.

Oui, je dois te laisser là.

Oui, embrasse la puce.

C'est ce qu'on fait avec des balances, hein ? Qu'est-ce que tu crois ? Allez,

foutez-le dehors.

Qu'est-ce que tu fais ?

Moi j'admire ton travail.

Tu sais ici les mecs comme toi quand ils y arrivent pas ça finit assez molle pour

eux en général.

Sous-titrage FR ?

Cinq ans si tu te fais choper pour des faux papiers, trente pour des faux

billets.

Bienvenue dans l'accordéon.

Suzanne ?

toute la nuit.

Le patron m'a donné ma journée. Il a validé mes prototypes.

Je suis à vous deux.

À moi toute seule.

J'étais posée à l'île chez ma mère.

Donc ? Les voisins pourraient nous voir.

On n'a rien à cacher.

Si ?

J'ai touché une avance pour le brevet de mon stylo.

Mais tu vois, je savais qu'un jour ton talent serait reconnu.

Merci.

Madame ? Monsieur le

Directeur,

je peux vous voir ?

Ne bouge pas.

Ok, on charge.

Allez, allez, allez ! Fouillez-vous ! Faites attention, c'est délicat ! Ne

bouge pas ! Arrête de bouger, Stenis ! Arrête de bouger, Astaire !

Merci de vous avoir suivi.

Je crois que je n'en ai jamais vu d'aussi réussi.

C'est bien le problème.

Même nos agents ont du mal à distinguer le vrai du faux.

Je n'étais pas censé être un falsifiable.

J'ai fait remonter l'information au ministère. Qui alertera aussitôt l

'Élysée ? Non, non.

Prenons le temps d'évaluer l'ampleur de la production qui circule.

Je ne prendrai aucun risque avec la sécurité de nos billets.

Je ne vous demande pas de prendre des risques. Je vous demande de me faire

confiance.

Je vais vous les retrouver, vos faussaires.

Et les arrêter, comme toujours.

Attendez-vous, mon vieux.

Vous avez l'air à cran.

Récemment, alors qu'il était à Washington, où il était reçu pour une

série de conférences avec ses collègues du FBI, le commissaire principal Matéi a

été rappelé d'urgence pour prendre la direction de l'enquête sur le braquage

de Rambouillet, qui a fait cinq morts, dont deux gendarmes. Nous avons pu l

'interviewer dès son arrivée à l'office central pour la répression du faux

bonnayage. Commissaire ! Commissaire Matéi ! Pour les actualités, go !

Un mot sur le braquage du fond de ma banque de comptes ? La seule chose que

je peux vous dire à ce stade de l'enquête, c'est que je vengerai ces

victimes innocentes.

Je ferai tout pour envoyer les coupables en prison.

Merci, commissaire.

France Angleterre de rugby à 15, à Colombes. Les Français en maillot sombre

débordent les Britanniques.

Le maréchal Montgomery... Tu

fais quoi

avec mes billets ?

Si on te demande, tu diras, tu sais pas ? Oh, il y a des règles pour les

écouler, tu peux pas les dépenser comme ça.

T'as raison.

Regarde ailleurs, je peux faire ça.

Paris bien ?

Il

est là ? Commissaire, un bijoutier nous a appelé pour signaler un client qu'il a

payé avec une liasse de faux billets. Et dans le lot, il y a les billets qu'on

recherche.

Il y a un nom de votre client ? Non, pardon commissaire, ne bougez pas.

Police ! Ouvrez ! Sortez de ce véhicule ! Et le jeune homme aussi ! Allez !

Ouais, ils arrivent.

On me dit que tu veux pas nous parler Serge.

du fourgon de la Banque de France.

Ça te dit quelque chose ? Cinq morts, dont deux gendarmes.

T'as rien.

Tu vois ? Ça, c'est l'arme qu'on a trouvée sur toi.

Et une arme, ça a de la mémoire.

Je sais pas de quoi vous parlez.

Je me disais qu'une étude balistique pourrait nous aider à prouver que c'est

bien cette arme qui a servi à braquer le fourgon.

Mais si t'as rien à craindre, tant mieux pour toi.

Si tu nous donnes un petit coup de main, on fait comme si on n'avait jamais vu

cette arme.

Par contre, continue à faire le malin et tu finis la tête sur le billot.

À toi de voir.

Les flics démarrent ! Toi, tu files avec la marchandise.

Pierrot, Lucien, vous brûlez le reste. Ok, patron.

Gars, les gars ! Toi, t'embarques les plaques.

Ta cacaillerie, là, tu l'embarques. On se retrouve dans la voiture.

Croyez-vous ! Vite ! Les gars, c'est en bas, derrière ! Allons, je vous le dis !

On nous dit donc ! On les pousse ! On les pousse !

Les gars ! Ils sont là ! Bouge pas ! Laisse ton arme !

Merci.

Allez vas-y, monte ! Une minute.

J'ai une grande nouvelle à vous annoncer.

À partir de maintenant, je vais travailler ici.

Je m'installe à mon compte.

Quand est-ce que t'as décidé ça ? Bah, hier.

Y a encore un gars qui s'est blessé au labo. On travaille sans protection, c

'est n'importe quoi.

Je veux plus y retourner. Je préfère bosser pour moi. Enfin, si t'es d

'accord, bien sûr.

De toute façon, je te fais confiance.

C'est vrai ?

Ah, par contre, il faudra faire très attention.

Parce que des fois, je vais travailler sur du plastique. Il y aura parfois des

cuves à haute température.

Donc, interdiction d'entrer ici.

On peut mourir ? Et toi aussi, tu seras prudent, du coup ? Bien sûr.

Tu viens ? L'analyse des empreintes relevées dans l'atelier n'a rien donné.

Elles n'appartiennent à aucun criminel connu de nos services.

C'est probablement celle de l'imprimeur.

Jamais incarcéré ni mis en garde à vue. Ça peut vouloir dire deux choses. Soit

il est très prudent, soit c'est un nouveau. Et dans les deux cas, ça

revient au même.

On n'a rien pour nous aider.

Alors on fait quoi ? On classe l'affaire ? Non, on attend.

Un faussaire, ça ne change pas de métier.

Ma main a coupé qu'il va bientôt reprendre du service.

Et quand il le fera, messieurs, on sera là pour le coincer.

... ... ... ...

Sous-titrage FR ?

... ... ... ...

Je te prends.

Ça y est, j'ai trouvé.

L'invention qui va changer notre vie.

Ah bon ? Tu me la montres ? Dès qu'elle sera au point.

Mais par contre, je vais avoir besoin de toi pour taper mes brevets.

Tu vas voir.

Toi, tu seras fier de taper les Bojarski.

Tu peux au moins me dire à quoi servira cette invention ? À t'emmener danser ?

Tous les jours, même, si tu veux.

Numéro 131, l'échelle 2.

Madame, vous avez besoin d'aide, madame ?

Ah.

Bravo, Yann.

Oui, magnifique.

J'aurais voulu que tu sois là.

Moi aussi.

Pardon.

Ne vous inquiétez pas, la place des hommes n'est pas son salle de travail.

Parle pour ton mari.

Qu'est-ce que j'ai encore fait, moi ?

Une petite photo pour l'album ? Merci.

1,6 kg. Je vous coupe la tête ? Ça fera 300 francs.

Supermise. La volaille, c'est lui. L'osaille, c'est moi.

Il est tout neuf, ce billet. Ah bon ?

Bonjour, madame Touvenot.

Votre commande est prête.

Alors, 500, 600...

Et cette centre.

Merci beaucoup.

Et en vous souhaitant des très bonnes fêtes de fin d'année.

Noël.

Monsieur.

Votre poulet.

Je suis étonné.

Oui.

Allez, au revoir. Merci.

400, 500 et 500.

Merci, papa.

Merci.

400,

500.

Je t'ai dit qu'il n'est pas là.

Il a un pari pour ses brevets.

Je ne t'ai jamais demandé s'il avait une maîtresse.

Oh non, mais moi, arrête.

Tu ne connais jamais vraiment son mari. C'est un fait.

Moi, si.

Mais tu n'es même pas capable de me dire ce qu'il fait exactement comme métier.

C'est un inventeur.

Il invente des choses. Qu'est-ce que tu ne comprends pas là-dedans ? Comme tu

veux. Encore une fois.

Où est-ce que je le place, ton directeur de la PJ ? Moi, moi.

J'ai aucune envie de lui parler de mon enquête si c'est pour lui dire que je

piétine. C'est bien la peine d'organiser tous ces dîners si tu veux pas faire de

ronds de jambes.

Catherine, allez ouvrir, s'il vous plaît.

Bon, je le mets en face de Solange.

Solange.

C'est ma collègue du service presse de chez Chanel.

Fais un effort, André.

Monsieur Perrier.

Désolée, madame Matéi, je vous l'enlève une minute.

Dépêche-toi parce que t'es pas prêt.

Imprimés avec les mêmes plaques que celles utilisées par Scola et sa bande.

On en est bien sûr.

Assurés certains.

Et cette fois, ils font leurs papiers eux-mêmes.

À la Banque de France, ils sont sur le cul.

Et c'est pas trop tôt.

Perrier, on relance les opérations de surveillance.

Papetier, Indique, Imprimeur, tout le tout-team.

Bah oui, mais tu pourrais faire attention aussi.

Regarde ça, là. T'inventes une fusée ou quoi ? T'es jamais là quand j'ai besoin

de toi.

A ton avis, pourquoi je travaille tout le temps ? C'est pour vous que je t

'embrasse. Alors, moi, tu vois, ce que j'aimerais mieux, c'est que tu

travailles moins et que tu t'occupes de tes enfants.

De se remettre à sortir, à faire des trucs ensemble.

C'est pas très juste de dire des choses comme ça.

Parce que c'est juste de me laisser tout faire toute seule.

Tiens, prends ton pied.

Finis d'essuyer, finis d'essuyer.

J'ai besoin de prendre l'air.

Tu vas où, là ?

On va changer les idées.

Attends, n'ouvre pas !

La

police ? T'es con

! Suzanne, Yann, je vous présente Jackie, on va se marier.

Sans cache-truc ni soutien, machin. J'adore les rougis jusqu'aux bacs sans

hymne.

Tout est dans les hanches, ma cocotte.

Aïe, aïe, aïe. Regardez-moi ces déhanchis. Moi, moi, moi.

Allez, Suzanne, à ton tour. Montre-nous ce que tu sais faire. Allez, Suzanne,

allez. Allez.

J'ai réfléchi.

J'ai négligé. J'ai voilé quelques potes.

C'est bon, Bichette, je t'engage.

Il faut que je demande à mon mari s'il est en France. C'est pas à ton mari qu

'il faut demander. Il a été élevé chez les jésuites.

Tu pourrais être surpris, Dove.

Et toi, le boulot, ça va quand même ? Oui, ça va.

J'ai monté une entreprise de transport à Montreuil. Ça marche plutôt bien.

J'ai engagé quelques reprises de justice pour reconduire le camion, tout ça.

Et toi, là ? C'est pas des emmerdes, tout ça ? Tout le monde a loin une

seconde chance. Regarde, toi, t'es devenu un citoyen modèle.

Exact.

J'ai obtenu mes papiers.

J'ai même eu droit à ma carte d'artisan.

Après, t'as pas attendu de l'avoir pour gagner ta vie.

Tu m'as pris pour un Polonais ?

Et voilà.

Merci.

Tenez.

Vous avez de la chance, hein. Jusqu'à ce matin, je les prenais plus, là.

Ah bon ? Pourquoi ? Trop de faux en circulation.

Mais qu'est-ce qui a changé depuis ce matin ? Ah, la Banque de France a

annoncé qu'elle allait rembourser tous les faux qu'on lui présente.

Ils l'ont dit à la radio.

C'est avec le pognon que ça va leur coûter.

C'est l'heure de vous amuser.

Par contre, c'est une erreur.

Il en manque.

C'est quoi ces conneries ? Il va falloir être plus spécifique.

La fin du Minervé-Hercule.

Vous comptez me le dire quand ? On ne pouvait pas laisser proliférer tous ces

faux plus longtemps.

Rien que le mois dernier, on en a encore détecté plus de 200.

Et je vous laisse imaginer tout ce qu'on a raté.

Ça nous coûte une fortune.

Entre nous, le riche lieu, c'est rien.

La vraie nouveauté...

Regardez-moi cette beauté. Le terre et mer.

Infalsifiable.

Vous laissez supposer me remonter le moral.

Comment je fais pour arrêter mes faussaires, moi ? Qu'est-ce qui importe

le plus, votre enquête ou l'intérêt général ? Ça vous excite de me faire la

guerre ? Ça vous donne de l'importance ? Vous n'êtes pas le centre du monde.

On va pas trop tarder, quand même.

T'as du boulot, demain ? Demain, c'est dimanche ! C'est quoi, le dimanche,

Jackie ?

Je peux vous régler, s'il vous plaît ?

Allez, messieurs.

Les mains sur le mur, on se dépêche et on présente ces papiers.

Ils sont où, tes papiers ? Juste ici, dans la plage. On peut savoir ce qu'ils

ont fait ? C'est quoi, son nom ? Bojarski.

C'est pas de chez nous, ça.

Moi, quand je vois des métèques qui se baladent avec des Françaises, je trouve

ça louche. Pas toi ? Attendez, qu'est-ce qui est louche ? J'ai pas bien compris.

Laisse tomber, Suzanne.

Écoutez votre mari, madame.

C'est à qui cette oseille ? C'est mon argent.

Je te rends le portefeuille.

Ne perds pas tes papiers.

Merci, monsieur.

Mesdames, bonne soirée.

Tu déconnes.

Demain, j'irai pour tes plaintes.

Non.

Tu vas rien faire du tout.

T'as peur de la police, toi, maintenant ? Tu peux pas

comprendre.

Depuis quand je peux plus comprendre ? Bon, écoute, Suzanne.

Ça m'a pris 10 ans pour obtenir des papiers. Ça te va comme explication ?

Je ne

veux pas de problème, moi.

C'est pour ça que je suis venu.

Je suis venu en Iran.

Voilà, Boyansky, on travaille chez les flics maintenant.

T'es dans le trafic d'armes ? Ah non, j'ai fait dans ce qui paye, tu devrais

essayer, c'est pas mal. Mais tu sais combien ça peut te coûter si les flics

te prennent ? Et toi, arrête avec tes grands-dés, hein ? Toi, t'as pas

toujours été tout bien.

Écoute-moi, pour des types comme nous, il n'y a qu'une chose à faire, il faut

passer inaperçu. Ah oui, et se faire exploiter jusqu'à l'os, hein ? Putain, c

'est ça la vie ? Et arrête de me regarder comme ça parce qu'on n'est pas

l'armée, donc je te dois rien, moi. T'as raison, tu me dois rien et je te dois

rien non plus.

Je ne veux plus le voir.

Je n'ai rien à comprendre.

Tu es en train de me mettre en danger, il ne m'a pas mis avec.

Donc maintenant tu sors de ma vie.

C'est clair ? Je ne peux plus

y aller.

Monsieur le ministre, monsieur le ministre.

Attends-moi, je reviens.

Monsieur le ministre.

Commissaire. Je vous laisse.

Le général me parlait de vous pas plus tard qu'hier. Et pas en termes élogieux,

vous pouvez me croire. Je sais que mon enquête piétine, mais j'ai besoin de

plus de moyens. Vous avez déjà 12 officiers à temps plein.

Vous savez combien ça nous coûte ? Pas autant que de changer de monnaie tous

les deux ans.

J'ai parlé aux spécialistes de l'APJ. Ils sont persuadés que les contrefaçons

sont produites par un gang d'experts. Permettez que je vous parle franchement.

Le gang, on s'en moque.

C'est le graveur qui compte.

Il suffit que je le coince pour mettre un terme à leur trafic. S'il suffit de

le coincer, qu'est-ce que vous attendez ? Un conseil, Matéi.

Passez moins de temps à faire des mondanités et plus derrière votre

bureau.

Salut Manu.

Elle est jolie, elle a une pomme. Ouais, une pomme cassée.

Non, elle a une pomme croquée.

Je peux t'aider ? Je voulais savoir.

Quoi ? Tu connais ce cabane ? Non.

Tu me caches quelque chose.

Il fallait absolument que tu viennes ici en pleine nuit ? Allez, viens, je te

ferai visiter demain matin. Non.

Ce soir.

Tu joues à quoi, Suzanne ?

Je veux savoir avec qui je vis.

Ça c'est un déodorant à billes.

C'est le même principe que le stylo mais en plus gros.

Je vais le faire breveter. Bon arrête Yann.

Dis-moi ce que tu fabriques vraiment ici.

Tu les as volés ? Non, pas du tout, ils sont à moi.

Tu voulais savoir ce que je fabriquais ici depuis tout ce temps ? Ben voilà,

maintenant tu sais.

Je les écoule billet après billet, jour après jour, chaque fois dans un lieu

différent à Paris.

Tes brevets, là, c'est du vent.

Tout le monde s'en fiche des inventions d'un polac.

Mais je joue pas.

J'en avais marre de te traiter comme un moins que rien, comme un parasite.

J'en pouvais plus de la honte.

Je dirais quoi aux enfants quand tu cours pire en prison ? Mais ça n

'arrivera pas.

Ah bon ? Pourquoi ? Je prends mes précautions.

Mais t'es plus malin que tout le monde, en somme.

Le mien sera encore plus beau que l'original.

Tu vas continuer ? Si je travaille d'arrache-pied, d'ici un an, j'en aurai

produit des centaines d'exemplaires.

Et nous, pendant ce temps, on devient quoi ? Mais quoi ? Tu préférais peut

-être quand on vivait au crochet de tes parents ? Ou que j'enchaînais les petits

boulots minables ?

Je suis sale.

Tiens. C'est trop cool.

Quatre anglais de grands garçons.

Ça te plaît ? Oui.

Il est sur le pied.

Il est où

papa ? Il travaille.

seront punis de travaux forcés à perpétuité, ceux qui auront contrefait

ou falsifié des billets de banque autorisés par la loi.

Bravo, ça se lit très bien.

Les enfants, le petit déjeuner est prêt.

Je t'ai pas dit, je vais passer le permis.

Je te laisse t'occuper des enfants.

Alors comme ça, on rend visite à ses anciennes amours.

Ça me manquait de courir après.

Attention, commissaire.

C'est important de faire de l'exercice.

13, combien de temps à tirer ? Qu'est-ce que tu dirais si je plaçais un bon mot à

la direction pour toi ? Tu pourrais gagner quelques mois.

En échange de quoi ? Qu'est-ce que tu peux me dire là-dessus ?

C'est de la belle ouvrage, hein ? Mais encore.

Quoi ? Vous voyez ce pétale ? Je sais.

C'est une des rares erreurs du graveur.

Le vrai terre et mer, le pétale fané. C'est pas une erreur.

C'est une signature.

Vous avez une tige ? Pourquoi

il signerait ses propres billets ?

Pour distinguer les vrais des faux.

Au risque de se faire remarquer.

Justement, il veut qu'on reconnaisse son talent.

Le rêve d'un grand copiste, c'est toujours de faire mieux que l'original.

En tout cas, c'est pas pour épater les petits commerçants.

C'est-à-dire ? Vous ne le connaissez pas, mais lui, il vous connaît.

Il veut vous toucher, vous émouvoir.

Votre client, c'est pas un malfrat.

Un artiste qui gagne beaucoup plus en écoulant ses billets que vous en

enquêtant sur lui.

Et ses complices le laissent faire sans rien dire ? Qui vous dit qu'il a des

complices ? Non, impossible.

C'est nous l'autre six personnes au moins.

Le général Massu est entré dans Alger avec pour mandat de détablir... C'est

une vraie petite merveille cette caméra.

Il devra aussi combattre le FLN qui lutte pour l'indépendance de l'Algérie.

Oh l'Algérie, on pourrait pas trouver autre chose comme sujet ?

Ah, tu dois te régaler avec ça.

Tu parles et s'en sers jamais. Ça doit coûter la peau des fesses.

Vous les vendez cher, vous pouvez ? Certains, oui.

Panique à la Banque de France.

Au ministère des Finances, on se demande si les faux billets qui prolifèrent ne

seraient pas l'œuvre des soviétiques pour déstabiliser notre économie, révèle

une source qui préfère rester anonyme.

Papy, ça veut dire quoi, anonyme ? Ça veut dire qu'il veut rester caché.

Ou bien... Ça veut dire que personne le connaît.

Si ça se trouve, c'est vrai ce qu'ils disent.

Peut-être que t'es un espion russe envoyé pour déstabiliser l'économie

française.

Allez, dis-moi tout.

T'es un rouge ? Je te sers de couverture.

J'avoue.

Par contre, je travaille plus pour eux.

Je suis un fugitif.

Pourquoi ? J'ai refusé par amour.

C'est dommage.

Ah bon ? Au moins, c'est romantique, un espion.

Se fidèle à quelque chose, ça a des convictions.

Vous verrez, les analyses sont formelles.

Pour obtenir ce résultat, ils ont mélangé du papier calque et des feuilles

à rouler les cigarettes.

50-50.

À raison de 10 feuilles à rouler par billet, ça fait un paquet de sang pour

10 billets.

C'est un coup à dévaliser tous les tabacs de France ? Si ça peut vous être

utile, on a analysé chaque marque de papier. Job, Zizag, Rilacroix. Et alors

? Ils n'utilisent que du papier OCB.

Allez, messieurs, servez-vous.

Nous devons découvrir là où ils s'approvisionnent.

S'il faut mettre un gars de chez nous dans tous les tabacs du pays, il va

falloir recruter.

Maréchal, vous m'avez l'air motivé, c'est vous qui mèneriez l'enquête.

Commencez par demander à OCB s'ils ont eu des ruptures de stock dans certains

tabacs récemment.

Quand vous aurez la liste, vous irez interroger les burealistes concernés, un

par un.

Compris ?

Merci monsieur.

Bonne journée.

Les épingles rouges, c'est tous les tabacs où un client inconnu est venu

acheter du papier à rouler par boîte de sang dans les six derniers mois.

Il y en a partout, comment c'est possible ? Si notre type s'approvisionne

partout sur le territoire, on n'est pas plus avancé.

Alors oui.

Je ne pensais pas que vous alliez décrocher.

Vous appelez souvent les gens en espérant qu'ils ne décrochent pas ? Non.

Seulement quand je me sens d'humeur bavarde.

Vous tombez bien, j'ai votre travail sous les yeux.

Ah oui ? Vos billets sont plus vrais que nature.

Chapeau.

Ça n'a pas été facile.

J'ai dû concevoir de nouvelles machines.

Justement, je me posais la question, pourquoi avoir choisi de copier le terre

et mer plutôt que le riche lieu ? C'est plus rentable.

Plus difficile aussi.

Ça me fait plaisir que vous l'ayez remarqué.

C'est vrai que sur celui-ci, les filigranes sont plus complexes.

Les visages du recto doivent se superposer parfaitement avec ceux du

verso.

Un léger relief.

Et le visage de ces deux femmes aussi.

Leur regard est moins frontal que celui du Richelieu.

Elle ne dévisage personne.

Je peux vous poser une question personnelle ? Allez-y.

Pour qui faites-vous tout ça ? Vous voulez dire qui d'autre que vous ? Vous

n'allez pas me dire que je suis votre seul public ? Et vos complices, qu'est

-ce qu'ils en pensent ?

Vous travaillez seul, n'est-ce pas ? Ça doit être épuisant, tous ces

déplacements.

Je vais devoir vous laisser maintenant.

Je vous préviens.

Ça prendra le temps que ça prendra, mais je vais vous arrêter.

Quand j'en aurai assez, j'arrêterai de moi-même.

Non.

Vous n'arrêterez jamais.

Parce que vous ne faites pas ça pour l'argent.

Pas vrai ?

Désolé, monsieur, on ferme.

Oui, monsieur, j'y vais tout de suite.

S'il vous plaît, s'il vous plaît.

S'il vous plaît, s'il vous plaît.

Ouvrez votre valise.

Messieurs, dames, sortez vos papiers, s'il vous plaît.

Allez, circulez.

Papa ? Est-ce que Sophie peut venir dormir chez nous samedi prochain ?

Sophie qui ? Sophie, ma meilleure amie depuis la primaire. Je t'ai parlé d'elle

cent fois.

Je t'ai déjà dit, je ne veux pas que tu invites des gens à la maison.

Mais je comprends pas, j'ai les félicitations à l'école, pourquoi tu me

punis ? Bon, baisse d'intention s'il te plaît.

Personne ne vient chez nous, on est toujours tout seul, t'es jamais là.

Écoute, si je travaille si dur, c'est pour que tu aies une meilleure vie que

moi à ton âge. Ah oui, quelle vie t'avais en Pologne ? Tes parents ils

faisaient quoi ? T'en parles pas, on sait rien.

Mais parce qu'il y a rien à savoir.

C'est comme ton travail, je suis incapable de dire à mes copines ce que

tu fais. C'est quoi le dernier truc que t'as inventé ? Le dernier truc ?

C'est un truc qui m'a permis de t'acheter cette télévision, justement.

Je m'en fiche de la télé ! Ce que je veux, c'est voir des vrais gens !

T

'as déjà perdu tes amis, tu veux aussi perdre tes enfants ? Pourquoi tu

continues ?

Depuis deux mois, il ne se fournit en papier que dans le sud de la France. C

'est parti de Nice, puis Cannes, Toulon, Marseille. Ensuite, il a remonté la

vallée du Rhône jusqu'à Lyon.

Il est méthodique.

Trop.

Regardez, après Lyon, il a bifurqué vers Grenoble. Il suit le réseau ferré. Il

est moins prudent qu'avant. Et s'il continue comme ça, il sera bientôt à...

Il va venir, c'est sûr.

Il a appelé le patron hier pour vérifier qu'il avait bien été livré.

S'il se méfie, équivalence à notre tabac.

Impossible.

Il est méthodique.

Ça va, le gars ? Non, pas trop. Tu peux à mon place, s'il te plaît ? Je suis

bien. Ouais, merci.

Ok, c'est un bon départ, c'est un bon départ. Allez, c'est parti.

Une bastos, s'il te plaît.

Une bastos, merci.

Salut. Dis-moi, Gérard, tu nommerais ça, s'il te plaît ? Oui, plaisir.

C'est gentil, bien sûr.

Qu'est-ce qu'ils font dans la chambre ?

Mais oh oh oh ! Gênez-vous ! Je

suis désolé, je suis malade. Mais vous avez vu l'état de ma voiture ? Monsieur

? Bonjour, j'ai téléphoné hier pour vous commander du papier OCB.

Ah c'est vous ? Ne bougez pas, je vais chercher votre commande.

Vous n'allez pas y aller, vite ! Police ! Au fond, dans les colettes !

Bon

sang, c'est pas vrai !

Faites relever les empreintes.

Et appelez l'APJ qui nous envoie le type des portraits à robots.

Il ne sera pas là avant de m'en... Et alors ?

Vous avez mieux à proposer ?

Excusez-moi, monsieur.

Le train de 22h12 pour Paris part bien sur ce quai ? Non, il est annulé,

monsieur. Il part demain à 7h15.

Merci.

Bon, vous avez de la chance. Avec le salon de décollage, nous sommes concrets

avec le monde.

Merci, monsieur.

Monsieur Matéi, votre taxi est réservé pour demain.

Merci.

Donnez-nous 10 minutes pour préparer votre chambre. On s'occupe de votre

bagage.

Vous pourrez prévenir quand la chambre 23 sera prête.

Merci.

Bonsoir, une vodka, s'il vous plaît.

Bonsoir, monsieur.

Vous avez du feu, s'il vous plaît ? C'est vous

qu'on voit aux actualités ? Le commissaire des phobies ? Ça fait bien

longtemps qu'on ne m'avait pas reconnu.

Mes jours de gloire sont derrière moi.

Aux jours de gloire, alors.

Qu'est-ce que vous faites dans la vie, monsieur ? Brabant.

Maurice Brabant.

Je suis représentant en outil de bricolage.

Je suis ici pour le salon qui s'ouvre demain.

Je suis incapable de planter un clou.

Vous êtes bricoleur ? Un petit peu.

Et comment devient-on représentant en outillage ? Mon rêve, c'était de devenir

ingénieur.

Je le serais sûrement aujourd'hui sans la guerre et si j'étais resté en

Pologne.

Mais Brabant... Brabinski.

J'ai dû franciser mon nom pour trouver du travail.

S'il vous plaît.

Oui, monsieur.

Et vous, vous êtes un Vichy pour le travail ou pour une cure ? J'ai l'air de

faire une cure.

Le travail, alors ? Vous êtes sur la piste d'infomonnaie ?

Pardonnez-moi.

J'adore les faits divers.

Je suis même abonné au magazine Détective.

Il faut bien passer le temps en tournée.

J'avais une piste, oui.

Et ? J'étais à ça de l'arrêter.

Huit ans que je traque le même type.

Huit ans que je fais du surplace et que je fiche ma carrière en l'air.

Même ma femme ne me supporte plus.

Parce que vous parlez de votre travail à votre femme.

Pas vous ? Vous savez, les perceuses, les visseuses, ça n'intéresse pas grand

monde.

Alors que vous... Moi, je ne suis pas un exemple.

Deux divorces, trois mariages.

pour votre prochaine arrestation.

Ce n'est pas moi le plus à plaindre dans cette histoire.

Ah oui ? Vous imaginez fabriquer des chefs-d'œuvre à longueur de journée sans

pouvoir en parler à personne ? C'est comme d'être le nègre d'un prix

concours.

À sa place, ça mangerait de l'intérieur.

Moi aussi.

Comment vous pouvez le savoir ? Je commence à cerner le bonhomme.

Bon.

Je vous ai assez embêté comme ça.

C'est pas moi.

Vous êtes sûr ?

Ça me gêne.

Vous allez me vexer.

Et merci pour la conversation.

J'étais de mort bavarde ce soir.

Une seconde.

Arrête ! Je veux plus jamais te voir ici ! Tu m'entends ? Arrête !

Tiens, la dauphine.

C'était pour fêter ton permis.

Tu l'aimes ? Réponds-moi, tu l'aimes ? Ça

fait

deux ans que tu m'as promis d'arrêter.

Les deux ans sont passés et rien n'a changé.

J'en peux plus d'avoir la trouille que la police débarque, tu comprends ça ?

Arrête, arrête ! Arrête ça !

Les empreintes correspondent à celles retrouvées il y a 10 ans dans l'entrepôt

du gang des Tractions.

Qu'est-ce qu'on fait ? On le diffuse ?

Pour prendre le risque qu'il disparaisse ?

Non, on garde ça pour nous.

Et comme vous le savez, dans quelques mois, nous opérons une transition

progressive vers le Nouveau-Franc.

Dans ce contexte, nos experts ont mis au point une toute nouvelle génération de

billets, proprement, infalsifiables.

Bien, merci mesdames, merci messieurs. Jacques, je vous laisse la parole.

Merci monsieur le directeur.

Nos ingénieurs ont repensé le papier en intégrant de nouvelles trames et des

motifs en filigrane inédit.

Ce nouveau billet imprimé en taille douce est sensiblement moins haut que le

riche vieux. La Banque de France a décidé de rendre hommage à... Monsieur !

Sous-titres par Jérémy Diaz

T'en fais pas, c'est passé.

La douleur va et vient.

J'ai l'habitude.

Et ça fait combien de temps qu'elle est partie ? La douleur ? Oh, Suzanne.

Un an bientôt.

Et tu penses qu'elle va revenir ?

Tu sais, si ça peut te consoler, moi, j'ai tout perdu, que ce soit Jackie, mon

boulot, ma boîte. Je te donne l'argent à tout Paris, je suis dans la merde.

Je sais même pas vers qui me retourner.

C'est comme de la crêpe.

C

'est

bizarre, ce que c'est.

C'est pour ça que je suis venu le partir ?

Bon, Suzanne, elle n'en prouve plus de cette double vie.

Ah oui ? Et toi, tu l'as supportée, cette double vie ? Il te faut combien

pour sortir la tête de l'eau ? Il faut... autour de 10 000.

Tiens.

Pas besoin de me rembourser.

Ah oui, mais moi, je ne peux pas prendre ça comme ça.

J'ai pas dit que c'était sans contrepartie.

J'ai besoin que tu travailles pour moi.

T'as compris ce que je fais ici ? Bah, la France, elle voulait pas de nous,

alors tu t'en éclates son pognon.

Règle numéro une, ne pas écouler plus d'un billet par boutique.

Un commerce, un billet, une rue.

Règle numéro deux, rien d'ostentatoire.

Les grosses bagnoles, les belles sables, tout blime.

Règle numéro 3, la discrétion.

Tu ne changes rien à tes habitudes. Ça tombe bien, je n'ai pas d'habitude.

Salut papa.

Tu pourrais m'embrasser quand même ? Je ne peux pas, je suis en retard.

Ah, Yann.

C'est le portrait craché de sa mère à son âge.

Je te souhaite bien du courage.

Qu'est-ce que tu racontes encore ? Je vous laisse.

Pierre va te préparer, ton père est là.

C'est bon ! Comment tu vas ?

Ma mère va me rendre folle, mais je visite un appartement demain.

Toi ça va mieux, t'as vu le médecin ? Parle de stress, de surmenage.

Je voulais te dire, je vais arrêter.

J'ai dû recommencer à zéro pour le bon appart, mais dans un an maximum, c'est

terminé. Je te le promets.

L'autre jour, j'ai rêvé que tu te faisais arrêter.

J'étais presque soulagée.

Mais toi, derrière les barreaux, il m'a tout été fier.

J'irai jamais en prison.

Même si la police me trouve.

Je suis meilleur que n'importe quel graveur de la Banque de France.

Pierre, dépêche-toi ! Bah, qu'est-ce qui t'est arrivé ? Ma

grand-mère a traité de polac à l'école.

Tu le ramènes ce soir, il a son cours de catéchisme demain matin. Oui, oui.

Tu vas me raconter.

Yann, j'attends toujours que tu signes les papiers du divorce.

C'est le devoir de maths, j'y arrive pas.

Tu sais que j'étais pas si mauvais que ça en maths quand j'avais ton âge.

Elle est pratique, mais j'y comprends rien.

Ben oui, mais ça dépend comment on t'explique aussi.

Ça, c'est Monsieur Zolowski.

Quand il parle, on dirait du latin.

Ah, les polonais.

Bon.

Alors, tu peux me lire l'intitulé ?

Un jardinier plante des géraniums sur le pourtour circulaire d'une corbeille

de...

Dans trois jours, si t'as pas tout remboursé, je te fais bouffer tes

couilles. T'as compris ? Oui, c'est bon, c'est bon.

Putain de merde.

Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Ça, c'est un mari jaloux, ça. On s'en fout.

Mais tu sais que j'ai bien bossé. Avec un faux bon appart au tiercé, j'ai

réussi à en avoir trois vrais.

Pas mal, hein ? Ah oui.

T'as 5 billets à écouler par jour, tu gagnes 25 francs par billet.

Tu connais beaucoup de boulots qui payent aussi bien ? Non.

Ça te suffit pas ? Si, ça me suffit, mais qu'est-ce qu'il y a ? Il y a un

problème.

Tu devais me rendre 8000 nouveaux francs en monnaie.

Là, il y a 7700 petites coupures, il y a 300 avec les donatoires, ça fait 8000.

Non, il manque 300.

Viens par ici.

Lis les numéros des billets. Non, je vais pas lire les numéros. Lis les

numéros des billets.

39, 320 et V60.

Lis les numéros des billets.

39, 320, V60. C'est les mêmes.

Évidemment que c'est les mêmes, vu que c'est moi qui les ai faits.

Mais c'est le bureau réaliste. Non, mais nom de Dieu, ça suffit, maintenant ! Tu

vas arrêter de me prendre pour un con ! Tu crois que je suis pas capable de

reconnaître mes faux ? Attends, Boyarsky, s'il te plaît.

Je déconne, je recommencerai pas. J'ai besoin de cet argent, vraiment.

On va faire une pause, je te rappellerai.

Oui, allô ? Oui, lui-même à l'appareil.

J'attendais votre appel.

Tout à fait.

Entendu. Merci.

Au suivant, s'il vous plaît.

Je voudrais... Je voudrais... Dix bons, dix trésors.

Bien sûr.

Bonjour, mademoiselle. J'aimerais le poli.

Est-ce qu'il y a un problème ? Je n'en ai plus assez.

Je vous demande une minute.

J'arrive, j'arrive.

Ça

va

? C'est bon, c'est bon.

Vous ne repartirez pas les mains vides.

J'en ai quatre.

Le directeur m'a confirmé. J'en aurai d'autres demain matin si vous voulez

repasser. Si vous êtes là, oui, j'y repasserai.

Attendez, monsieur, votre argent.

Merci.

Au revoir, monsieur.

Vous croyez que c'est comme ça que le fossé récouche ses billets ? Possible.

Et ce serait malin.

Imprudent, surtout.

Et nouveau.

S'il avait fait ça depuis le début, ça fait belle lurette qu'on l'aurait

coffré.

Vous savez ce que ça veut dire, Perrier ? Qu'il ne bosse plus tout seul.

Il a engagé quelqu'un, et ce quelqu'un ne respecte pas les règles.

Ça fait 15 ans qu'on ne l'attend soit pas.

Qu'est

-ce

que vous faites ?

On a presque fini.

On te fait une petite démonstration ? Oui, bien sûr.

Vous travaillez sur quoi ? La nouvelle invention de papa.

C'est un peu la tienne, quand même.

Une machine à café à dose unique.

On prend un emballage, on y met une dose de café moulu. On glisse dans la machine

l'eau.

Elle chauffe comme dans une cafetière normale.

Elle passe à travers l'emballage perforé, qui joue le rôle de filtre.

Et après, on la jette.

Une dose, un café.

Tu t'es remis à tes inventions alors ?

Mains en l'air !

Toi tu bouges plus ! T'es avec qui au téléphone ? Raccroche pas !

C'était qui ?

Personne.

Une erreur.

On continue ? Bon, je suis pressé et toi aussi.

Alors si tu veux qu'on t'emmène à l'hôpital, tu nous dis pour qui tu

bosses. Ecoutez, je veux dire, moi, je travaille seul, moi.

Un génie comme toi, ça m'étonnerait.

Ecoutez, je m'en fous, vous croyez... Tu sais que si tu parles, tu tombes sous l

'article 138 du code pénal.

Pour te la faire courte, ça dit que celui qui dénonce un contrefacteur peut

obtenir une excuse absolutoire.

Ça te parle ? Non, ça me parle pas.

En clair, si tu balances ton patron, non seulement t'évites les travaux forcés,

mais aussi la prison.

C'est vrai, ça ? Je me trimballe pas avec le code pénal, alors il va falloir

me croire sur parole.

Détachez-moi et après, on part.

Bon, Pierre, on y va ? Non, non, non, encore cinq minutes.

Ça marche ? On a réussi ? On

a réussi.

Vous êtes en état d'arrestation.

Qu'est-ce qui me dit qu'elle est vraie ?

Vous

allez où, mademoiselle ? Je vais chez moi.

Ça fait combien de temps que vous êtes mariés ? 20 ans, mais on vit plus

ensemble depuis un an.

Vous voulez me faire croire qu'en 20 ans, moins un an, vous n'avez jamais

rien vu ? Qui vous êtes pour savoir ce qu'il fallait voir ?

Alors ? Rien pour l'instant.

Remontez, fouillez partout.

Désocez-moi cette maison s'il le faut, compris ? Oui, chef.

Détachez-le.

Je vais trouver.

Vous le savez que je vais trouver ? Non, justement, je ne sais rien du tout.

C'est sans doute encore une de vos fausses pistes, monsieur le commissaire.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Ça, c'est une machine à café de toute dernière génération.

Vous voulez goûter ? Je n'osais pas vous le demander.

Une dose en café.

Le dosage parfait.

Vous avez déjà le slogan publicitaire.

Je suis inventeur.

Ça n'aura pas l'air très économique, votre affaire.

Peut-être, mais c'est pratique et c'est très bon.

Je fais venir un marteau-piqueur ou on règle ça entre gens civilisés ?

Mais qui vous a aidé à bricoler tout ça ? Personne.

Mon épouse n'y est pour rien.

Promettez-moi qu'elle sera pas inquiétée, je vous explique tout.

Madame, s'il vous plaît.

Reculez, s'il vous plaît.

Reculez, reculez.

Encore une, s'il vous plaît. Non, pas d'image de la famille.

C'est là.

Allez.

J'ai une mauvaise nouvelle.

La Banque de France a refusé de m'engager.

Les USA et l'URSS se seraient bien battus pour s'adjoindre au service, mais

le général a mis son veto.

Il n'a pas dû apprécier qu'un Polonais fasse mieux que ses graveurs français.

Si on m'avait dit qu'un jour, De Gaulle connaîtrait mon nom.

J'en ai bavé sur celui-là.

Je trouvais le regard sans vie.

Sur le vôtre, il y a plus d'éclats, c'est vrai.

J'ai essayé d'améliorer un peu l'original.

Page 10, on parle de quoi ?

La cour et le jury réunis décident à la majorité absolue de condamner Boyarsky,

Yann Cheslov, à la peine de 20 ans de réclusion criminelle et ordonnent la

confiscation et la destruction de tous les billets qu'il a contrefait.

Comment tu te sens ? Bah...

Je suis presque une célébrité ici.

Dehors aussi, tu sais.

Les voisins s'en sont toujours parmi.

Ta mère non plus, j'imagine.

J'aurais dû arrêter plus tôt.

Tiens.

Je t'ai signé.

Je te demande pardon d'avoir mis tout ce temps.

Tu vois, Bojarski, pour cela, je préférerais que ce soit défaut.

Je vais rester ici pendant très longtemps.

Et maintenant, s'il vous plaît, maintenant le clou de la vente, un

véritable faux billet, un Bojarski que la police surnommait le Cézanne de la

fausse monnaie.

Pour ce Bojarski original, période Bonaparte, considéré comme son chef-d

'oeuvre, la mise à prix est à 1000 euros.

J'ai preneur à 1000 euros. 1000, 1100, 1200, 1300, 1400, 1500, 2000, 2100,

2200, 2300, 2400, 2500, 3000,

3500, 4000, 4500.

...

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