All language subtitles for Après la nuit - Saison 1 épisode 5 en replay

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Original subtitles

J'ai cru qu'il allait me tuer.

Ce matin, il avait une blessure à la main et pas d'explication convaincante.

Samuel n'est pas le vieux.

Faut que tu parles à quelqu'un. Parlez, mais je fais que ça, parler ! Personne m

'écoute ! J'ai besoin de savoir qui m'a violée. Qu'est-ce qui me fait flipper,

là, ta pote ? Ils ont accès à leur maison, ils connaissent leurs habitudes.

Ça peut être un agent immobilier, un électricien. Non, non, non, j'ai violé

personne, moi. Vous avez été violé maintenant ou il y a plusieurs années.

Ne restez pas seul, venez nous parler. Ce serait bien que les gens n'en

rajoutent pas. Je vais lui parler. Ils veulent plus de prise de parole

publique. Il faut que t'arrêtes avec tes vidéos, là. Vous voyez, tout le monde se

prête au

Le promeneur nous a prévenu ce matin, il n'y a pas de traces suspectes sur le

corps. Tu te rends compte qu'à cause de ta gueule, là, il y a quelqu'un qui

vient de mourir ? On s'est tous fait tester pour ta gueule. Et pourquoi ?

Pour de la merde ! C'est bon, arrête. Il cherche quelqu'un pour entraîner son

équipe. Tu croyais qu'il était à Paris ? Viens avec moi.

Il ne resterait jamais parti sans son portable. Tu crois à la justice, toi ?

Ouais. Pas moi.

Camille ! Qu'est-ce que c'est que tout ça ?

Allô ? Ok, je vous envoie un médecin légiste.

Excusez-moi, c'est urgent.

Ah putain, c'est pas vrai. Encore rien.

Je t'apprête bien tout de suite.

Je la crois pas.

Pourquoi ?

a fait un discours.

Il a parlé d'une enfant, de la ville partie trop tôt, de son émotion et du

soutien des habitants. Il a rien dit, quoi, que de la merde.

Personne peut comprendre.

On n'a pas de cicatrices.

Pas de marque sur nous.

On est des victimes sans blessure.

J'ai rien à dire.

Je pense juste à sa mère.

qui a perdu un enfant.

Ils disent que tu t'es suicidée.

Toi, t'es juste allée nager un petit peu trop loin.

T'es allée trop loin.

Pardon, maman.

J'ai pas fait exprès, pardon.

Bravo, Aurélie.

C'est le moment idéal pour devenir une mère.

J'étais même pas là la première fois qu'elle a marché.

J'étais sur un tournage. Je sais même plus ce que c'était. Une merde,

sûrement.

Je suis rentrée.

Et puis elle marchait. Ça s'était fait tout seul, comme ça, sans moi.

Mais j'étais pas là pour elle non plus le jour où elle est morte.

Je sais même pas si elle a été amoureuse.

Elle avait l'air... Elle avait l'air solide, cette petite.

Je vais tout faire pour les choper ces petits cons.

Tout.

Elle est pas morte à cause de ces petites merdes qui lui ont écrit des

messages de haine.

Elle est morte parce que tu l'as pas cru.

Je sais pas trop ce que je fais là.

Reprendre ma vie, j'imagine.

Mais quelle vie ? Qu'est-ce qu'elle fait là ?

J'ai besoin de toi et les autres aussi.

À celui qui nous a fait ça, c'est à toi d'avoir peur.

Je pense que je suis bien fait de revenir.

Iris ? Iris ?

Iris ?

C'est quoi ce délire ? J'ai cru que t'étais morte plus tard ! Mais c'est

juste Eric qui fait des plongées la nuit, c'est sans bouteille. Je veux pas

que tu sortes la nuit.

Mais t'inquiète, c'est pas dangereux du tout, on plonge pas profond. Je veux pas

que tu ailles en bateau avec ce mec ! C'est quoi le problème en fait ? T'as

peur de quoi ? Que je me fasse violer ? C'est bon, on sera dit, je vais de la

maison au bateau, je plonge, je rentre, t'as peur de quoi ? Je le connais pas ce

Eric ! Ok, bah je l'inviterai à la maison et il t'expliquera dans ce cas

-là.

Invite-le.

Ok.

On fait comme ça.

Et on verra après.

Vas-y, deux minutes dix. Eric est au moins à cinq minutes.

Ça te dérange pas de sortir, s'il te plaît ?

Iris ? Quoi encore ?

Je voudrais demander ma mutation.

Ok, bah, je comprends.

En plus, il y a pas mal d'écoles dans le camp, donc... Je vais demander la

Martinique.

Et à toute la famille.

Ta mamie, tes cousines... Je veux pas vivre là-bas.

Je me suis renseignée.

Il y a une formation si tu veux toujours être océanographe.

Ok, donc en fait, t'as déjà pris ta décision, quoi.

Et j'imagine que papa, il est d'accord avec toi.

Iris, attends, s'il te plaît.

En fait, pour que t'ailles mieux, faut que j'abandonne toute ma vie ici, c'est

ça ? Je veux pas vivre là-bas.

Donc tu fais comme tu veux, mais ça sera sans moi, ok ?

L'asthme ! L'asthme !

Je suis chez moi.

Je suis au cabinet de kiné. Je suis rue de Sparte.

Je suis le 9e salon de vie.

Il faut venir s'il vous plaît.

Karine, je t'attendais avant de lui parler.

Juste, on a remis le courant et on a trouvé son sac à dos.

Il y a aussi cette chaussure qu'il a probablement perdue dans sa fuite.

Comment tu te sens ? C'est fou, je me sens... Je me sens calme.

J'ai cru qu'il allait me tuer.

Pleine d'énergie même.

Fière aussi.

Puissante.

Presque invincible.

Est-ce que c'est possible ça ? Je sais pas, ou est-ce que ça va me revenir en

plein dans la tronche à un moment ? T'as agressé sexuellement ?

Tu sais, j'ai réussi à hurler cette fois-ci.

Tu l'as frappé combien de fois ? Une fois.

Non, quatre fois.

Je l'ai frappé quatre fois.

Où ça ? Dans le ventre.

Profondément ? Ouais.

De toutes mes forces.

Tu l'as reconnu ? Non, il portait une cagoule.

C'est la première fois ? On va t'emmener à l'hôpital pour faire des examens en

cas où.

Et Dièque sera là si quelque chose te revient.

Prenez votre temps.

On y va quand vous êtes prêtes.

Karine ? Je crois que c'était pas le même.

Elle l'a poignardé quatre fois.

Il est resté blessé ici un moment. Et regarde, la trace de sang s'arrête là.

Tu crois qu'il attendait quelqu'un ? Non, je pense qu'il avait prévu de

partir avec ce scooter, regarde.

Aucun voisin l'a vu dans le quartier.

Pas de plaque d'immatriculation.

Et le voisin m'a dit qu'il n'était pas là hier soir.

Si c'est son scooter, ça veut dire qu'il est soit parti à pied, soit que quelqu

'un lui le cherchait.

Exactement là où les traces de sang s'arrêtent. Alors ? Salut.

Et avec le numéro que j'ai relevé sur le châssis, on aura peut-être le

propriétaire. Laisse-moi ça.

Je vais checker deux minutes.

Il a toujours essayé d'avoir une intimité avec ses victimes ? Et là, il n

'a jamais été aussi violent ? Il changerait de mode opératoire ? Je ne

sais pas, mais il faut vérifier.

Il va s'en aider ?

Et on en...

Gendarmerie !

C'est pas lui.

Il est où ton pote ? Je vais appeler mon père.

Il est où ton pote ? Je vais appeler mon père. Il crève là, c'est de ta faute.

Il est où ? Viens.

Karine, appelle une ambulance.

Olivier ? Olivier, il est où Antoine ? Il est ici, il est en garde à vie.

T'as pété un plomb ? Monsieur le maire... Il a rien fait, comment tu peux

le garder ici ? Fallait m'appeler.

Ton fils est complice d'une agression sexuelle.

On est en train de l'interroger là.

Ça peut s'arranger.

Il bougera pas de chez moi si tu le fais sortir. Rentre chez toi Charles, ça vaut

mieux.

Vous vous connaissez depuis combien de temps ? Toi et Jordan ? C'est juste un

pote, c'est tout.

Il est plus vieux que toi ? Je vais souvent au bar de Nico.

Oui. Mais vous comprenez pas, Jordan s'en bat les couilles que je sois le

fils du maire. Il fait toujours des trucs de ouf.

Ah si, tu savais que ton pote il violait des femmes ? Non.

Non, jamais.

T'as jamais parlé des viols ? Il me disait que c'était des mythos.

Que la Kiné était une pute.

Qu'elle était sur tous les sites de rencontres et qu'il avait de Jaquen.

Et les autres ? On

connaît Camille.

C'est qu'elle sortait avec Pedro et que c'est une grosse toxico qui raconte n

'importe quoi. Et Stéphanie Duval.

Et Isabelle Semblaise.

Elle aussi, elle raconte des conneries ? J'ai vu qu'ils disaient ça.

Tu l'attendais à l'extérieur du domicile de Nafi Sanofi. Non, non, non.

Non, il m'a appelé.

Il m'a dit que... qu'un gars l'avait planté et qu'il pouvait pas appeler les

filles, qu'il fallait que je vienne le chercher.

Toi, tu y vas.

T'aides souvent des mecs comme ça qui se font planter sans poser de questions ? J

'aide mon pote, c'est tout.

T'appelles Saïdé ?

Pourquoi tu l'as pas amené à l'hôpital alors ? C'est lui qui voulait pas.

Ouais.

Où c'est toi ? Si on s'était pas pointé là-bas, ton pote il serait mort.

Toi, tu vas en prison.

Mais vous comprenez pas en fait ? Y'a quoi à comprendre ? Jordan, c'est... Il

a pas de limite, c'est un malade.

Ok ? Si j'y étais pas allé, je sais pas, c'est peut-être moi qui me serais fait

planter la prochaine fois.

Tête la tête ! C'est pas possible ça ! Pas ici ! Je vais où ?

On va se calmer dehors !

C'est lui ? Non.

Tu vois, je le savais, mais même là, comme ça, j'arrive pas à le croire.

C'est eux qui ont tagué ta maison et ils ont harcelé Camille aussi.

Ok.

Mais c'est pas lui.

Pourquoi il a fait ça ?

Il

est encore dans le coma, mais on pense qu'il voulait l'imiter.

L'imiter ? Ok.

Tu sais, il déteste les femmes.

Dans son ordinateur, il y avait plein de pornos hardcore.

Apparemment, il était en boucle sur les viols.

Tu vivais seule.

C'était plus facile pour commencer.

Et maintenant c'est quoi ? Alors qu'est-ce qu'on fait ? On attend ? On

attend qu'il y ait d'autres... Putain d'enfoirés qui viennent me violer, c'est

ça ? Ou Isabelle, ou Stéphanie ? Non. Pour voir ce qu'on donne, on attend, c

'est ça le plan ? Non, on va redoubler les rondes autour de chez vous, on va

tout faire pour vous protéger au maximum.

Excusez-moi, mais... Va lui dire, elle, pour voir ce qu'elle en pense, là.

Là, juste là, va lui dire.

Je me suis fait violer.

Tu peux m'appeler quand tu veux.

C'est quoi ? On va leur droguer.

C'est qui ? C'est ton pote ? Tu le défends, fils de pute ? Du coup, c'est

quoi le problème ? On est des menteuses ? Tu

savais

que le maire tapait son fils ?

Et sa femme aussi, sûrement ? Romain... Tu savais ?

On peut pas sauver tout le monde.

Non, c'est vrai.

Mais t'aurais pu essayer, comme avec moi.

Mais qu'est-ce que tu crois ? Que j'ai pas essayé ? Que j'ai pas menacé ?

Que j'ai pas insulté ?

Mais il y a des gens qui n'ont pas de limites, tu comprends ça ? On ne peut

pas les sauver.

Tu es bien placé pour le savoir.

Et regarde la petite Camille aujourd'hui.

Qu'est-ce qu'il vient faire ici ? De présenter ses excuses.

Alors, Charles vient de nous dire, pour Antoine et l'autre, c'est terrible ce

qui s'est passé.

Stéphanie, je suis vraiment désolé.

L'avocat d'Antoine veut prouver que son compte a été piraté.

Que c'est pas lui qui a écrit tous ces messages de haine.

Voilà.

Vous êtes sérieux ? Non mais est-ce que les tags où il traite Nafissa de pute,

ça a été fait à son insu aussi ? Il les a avoués ? C'était qui la prochaine sur

la liste ?

C'était moi ? Je protège mon fils.

Je pense à son avenir.

Au sien ou au vôtre ? Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Que mon fils est

une merde ? Qu'il a aidé un violeur à harceler une femme ? Oui, il l'a fait.

Mais je peux pas l'abandonner.

Je peux pas.

Vous allez le dire à votre prochain meeting, ça ? Il vacille.

Non, pas le maire. Le maire, lui... Lui, il est tombé.

Pour toujours.

Non, je parle de Diego.

Il va s'y, il cherche.

Il lutte contre lui-même, il hésite, il sait plus.

Sa mère non plus.

Mais la grosse tempête reste à venir.

Ce que vous faites avec Diego, vos affaires, vos projets, je veux plus en

entendre parler.

Et puis je veux plus vous voir ici.

Parce qu'ici, c'est aussi chez moi.

Enfin, à moins que quelqu'un ait quelque chose à dire.

Tu tiens ?

C'est bien.

Il a rempli une étagère avec une petite armée de livres et a lu et lu.

Mais rien de tout cela n'avait de sens.

T'as lu Pushkin ? Ou Negin, seulement.

Je voulais comprendre pourquoi tu t'échappais dans tes livres.

Il a rempli une étagère avec une petite armée de livres et a lu et lu.

Mais rien de tout ça n'avait de sens.

J'ai jamais compris cette phrase, mais c'est la seule dont je me souvienne.

C'est la phrase la plus importante.

La plus appropriée, en tout cas.

J'ai vraiment l'impression que rien n'a de sens aujourd'hui.

Il cherchait toutes les excuses du monde à cette petite merde.

Antoine ? Ouais.

Je lui gêne, en fait.

Pour ces gens-là, on restera toujours des cassos.

Ouais.

Finalement, Antoine, il est comme son père.

Escroc au-dessus des lois, il a été élevé comme ça.

Putain, c'est ça ? De quoi ?

C'est ça, t'as envie des miracles, là, refaire des tests ? Oui, mais là, on

fait l'ADN parentel. Tu vois, c'est peut-être le fils de quelqu'un d'ici.

Mais lui, il n'habite plus là. Il habite à 20 ou 30 kilomètres. On s'est toujours

dit que le violeur était quelqu'un d'ici. On fait une recherche élargie

dans le fichier national.

On cherche plus le violeur. On cherche un parent, un frère. On a testé la

moitié de la ville. Il faut qu'on en profite.

Par contre, si on fait une demande d'ADN parentel, il nous faut l'autorisation d

'un juge. Et souvent, il faut leur tendre le bras. Donc si quelqu'un

connaissait un certain juge...

On est quel jour ?

Vendredi.

Bonjour, monsieur le juge.

Je vous dérange pas ? Si.

Maintenant, est-ce que je vais pas rester trop longtemps ? Bon appétit.

Non, je comprends pas. Mon fils est pas violent.

Mais je vais lui parler. Comptez sur moi.

Il fait mal ? Et puis je vous rappellerai pour prendre une nouvelle.

Merci. On va.

Je viens d'avoir le père de Martin.

Ton copain, jeune docteur.

C'est pas mon copain.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu nous diras quand tu seras prêt.

Non, je le déteste. Qui ? Tu détestes qui ? Le bébé.

Le bébé et toi.

Martin dit que c'est pas le tien.

Hé, tu sais comment on fait les bébés, toi ? Non.

Bah Martin non plus, il n'en sait rien du tout.

Ok ? Tira t'excuser.

On se bagarre pas à l'école.

T'as compris ?

T

'inquiète. Ok ? Allez.

Tu veux qu'il s

'excuse auprès de ce petit con ?

Charles, au moins, il protège son fils.

Il le protège ? Mais de quoi tu parles, en fait ? Le mec est violent.

Il bat son fils.

Il bat sa femme.

La seule chose qu'il protège, c'est sa réputation.

Mais toi, tu sais ça et tu dis rien ? Tu continues à faire l'employé modèle ? Tu

sais pas comment ça fonctionne.

Et le major, il le sait ? Mais tout le monde le sait ! Tout le monde !

Des fois, je voudrais que tu le perdes.

La grosse tempête reste à venir.

Je discute avec papa, d'accord ?

Parle ! Dis quelque chose !

Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

Ça t'es vraiment comme ta mère.

T'as toujours réponse à tout et là t'es silencieuse.

T'étouffes notre fils.

Tu m'étouffes.

Non, j'étouffe pas notre fils et oui, j'aime ma mère.

Et au fait, qu'est-ce qu'il y a avec ton père ? Qu'est-ce que c'est que ce grand

secret dont tout le monde parle ? Il t'a violé aussi ? Je te reconnais

plus.

Je te connais plus.

Ce silence, il va me rendre dingue.

On s'éloigne ! Tu le vois pas ? Mais si !

Si tu le vois, ce que tu veux, c'est revenir à ta vie avant moi.

L'abcès est crevé.

Il peut guérir maintenant.

Moi, je guérirai jamais.

Mais je peux... Mais je peux commencer une nouvelle vie.

Je t'ai remis à boire.

On a reçu les résultats de parentèle.

On a un nom ? Oui.

T'as vérifié un peu qui je suis ? Vous avez forcément de la famille.

J'ai pas de famille, putain de merde.

Mon père est mort en 2007, il avait 70 ans. J'ai pas de frère, j'ai pas de

sœur. J'ai plus d'enfant.

Plus d'enfant ? Antoine a perdu son fils il y a trois ans.

Je suis désolée, je savais pas.

Vous avez des cousins ? J'en ai un.

J'ai pas vu depuis 82.

Un cousin.

Et lui, il a des enfants ? T'as besoin de moi pour vérifier ça ?

Vous en pensez quoi ? Il dit la vérité.

Antoine, c'est un mec simple. Il se cache même pas pour pêcher dans la

réserve. J'imagine pas nous mentir avec un mec aussi facile à vérifier.

Effectivement, Antoine a pas de famille. Par ce cousin-là dont il nous a parlé.

Il habite où ? Il habite à Lille.

Marcel Chenolle, 74 ans. Il a deux filles, nées en 83 et 86.

Elles ont des enfants, mais tous mineurs de moins de 15 ans.

Il y a forcément un erreur. Le violeur est pas un vieil arbre, un gamin.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Il y a quelque chose qui nous échappe, je le sens.

On va trouver, on va trouver.

On va chercher.

Heureusement, il y a encore quelque chose de moi.

Qui n'aime pas Bach ? Après tout, c'est Dieu, c'est pas ? Seuls les méchants n

'aiment pas Bach.

C'est vrai.

Digo... Je sais, papa.

Probablement, mais bon, je te le dis.

Je t'aime, ta mère t'aime, Eliott t'aime.

Stéphanie t'aime.

C'est tout ce qu'il te faut.

Ça est le monde.

Pas un hôtel, crois-moi.

Romain ? C'est toi qui n'aurais les oiseaux ? Maman, tu m'as déjà demandé,

je t'ai dit non. Le ticket est à l'intérieur, maman.

Vous allez faire quoi ? Ça n'a rien donné avec lui, donc j'en sais rien.

Vous savez qui travaillait avec moi à l'hôtel ? Chenol.

Tu l'as bien connu ? On les voyait souvent, lui et sa femme, avec votre

père.

Ils étaient différents.

Un peu plus drôle.

T'es fou.

Il a eu une maîtresse ? Pourquoi tu me demandes ça ? Le fils Chenolle a eu un

accident de pêche. Il est mort. Il a peut-être eu un tronçon.

C'est vrai que c'était un coureur.

Il essayait avec tout le monde.

Il y avait cette fille-là qui travaillait avec nous.

Il venait la chercher, la raccompagner tous les soirs. Comment elle s'appelait

? Maria.

Maria comment ?

Bonjour.

Son nom doit être dans les registres de l'hôtel.

Ah, j'ai.

Alors, attends.

Marianne Elgado.

Linger.

Départ cause grossesse.

Y a pas de photo ? Non, pas à ce moment-là.

Attends.

Chenolle. Chenolle, Chenolle, Chenolle.

Chenolle. C'est peut-être elle.

Karine ? Ouais, j'en sors là.

Désolée, c'est le bout du monde ici.

Tu lui as parlé ? Non, je t'attendais.

Elle n'a pas de gamin.

J'ai eu Diag au téléphone, il a checké son état civil.

Elle aurait avorté ? Ou pas.

Ou pas.

Et puis on mangera juste des chevons. Je déteste ça.

Ça fait 40 ans que je l'ai fait.

6 jours sur 7.

J'ai eu chaud.

Et votre fils, il ne veut plus vous aider ? Vous vous trompez, je n'ai

jamais eu d'enfant.

Vous n'étiez pas enceinte en 1982 ? Non ?

Qu'est-ce que vous voulez ? On voudrait savoir si vous avez eu un enfant

il y a 40 ans.

Pourquoi ? Dans le cadre d'une affaire, madame Delgado.

Après, si vous voulez nous suivre au commissariat, il n'y a pas de problème.

Maria, je m'appelle Romain Novak.

Vous avez travaillé avec ma mère, Blandine, au Grand Hôtel, vous vous

souvenez ?

Blandine ? Oui ? Vous me parlez de gens que j'ai pas vus depuis 40 ans.

On a besoin de connaître la vérité, Maria. C'est important.

C'était un garçon.

Je pouvais pas, j'avais 18 ans.

Mes parents étaient en Espagne et je voulais pas y retourner.

Vous l'avez laissé à l'assistance publique ?

C'est à quelle date ? Le jour de sa naissance, c'était prévu comme ça.

Quel jour ? Vous êtes sûr que vous ne saviez pas ? C

'est aujourd'hui ?

Aujourd'hui, c'est son anniversaire.

– Sous-titrage FR 2021

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