Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
C'est ça !
C'est con, j'avais récupéré un tableau comme ça il y a deux ans.
T'as soixante-dix mille si je l'avais gardé. Il faut s'y connaître.
Soixante-dix mille, alors ? Qu'est-ce qu'il dit ?
Oui, oui, oui.
Et voilà ! Wow ! 120 euros.
Quoi ? Oui. 120 euros ? Non mais moi je sais pas 120 euros.
Mais c'est très joli ! Mais non c'est pas très... Si mais je veux dire... Mais
monsieur... Mais c'est pas parce qu'on est artiste qu'on doit pas y payer ? Non
mais je sais bien mais je veux dire quand même 120 euros pour 20 minutes de
boulot quand même. Vous cherchez partout ? Qu'est-ce que vous faites ? Ah ! Dis
-moi chérie, excuse-moi mais t'aurais pas un petit peu de sous ? Hein ? Oui.
C'est une blague ? Oui je sais mais moi ça lui faisait plaisir.
Euh combien ? Moi j'ai 20, t'aurais pas 100 ?
100 ? Mais ça coûte combien ? Ça coûte 120 euros.
120 euros ? Oui.
Non, mais vous êtes pas sérieux, ça coûte même pas 10 balles. Est-ce que
vous en savez combien ça vaut, vous ? Ah, d'accord, on est en train de se
faire ragueter. Je sais, mais c'est ma faute, j'ai déconné, c'est le plaisir.
Je te promets, je te remonterai. T'as vu la gueule du machin ? Alors, 50 et 20,
ça fait 70, et voilà.
On est bon ? De toute façon, c'est soit ça, soit rien. Merci beaucoup, au
revoir. Bonne journée, on y va.
Ouais, ça, c'est pas mal, ça.
Sérieusement.
En ce moment, j'ai un Camille Claudel grand comme ça, un truc de nymphe.
Non, mais laisse tomber ça.
Ça, c'est pas mal, ça.
Ça, c'est bien. Non, laisse tomber les trucs de nymphe, oublie ça.
Prends-moi des bijoux, des trucs qui brillent.
Je prends des machins, tu vois ce que je veux dire ? Des trucs clinquants. Y a
que ça qui se vend en ce moment.
Ça aussi, je le prends.
C'est quoi, ça ? Ça, si t'en trouves un, j'ai un client.
La merde.
Ça, c'est pas vrai.
350, c'est bon ?
Fais un lapin, reprends ton caillou aussi.
Laisse-moi ça.
Je pars pas, Stéphane. Je reste là. C'est trop con. Tu sais quoi ? C'est
trop con parce que je l'avais hier et je l'ai prêté à Igor ce matin. Mais alors t
'appelles Igor.
Je m'en fiche. Dis-moi, tu te serais pas un peu foutu de ma gueule, toi, par
hasard ? Le mec, je lui dis que j'ai une Cartier Santos.
Je lui dis le prix, il saute dessus. Je lui aurais dit 5 000 de plus, il aurait
sauté dessus encore plus fort, je te jure. T'aurais dû me dire, je l'aurais
allumé. Yoni, excuse-moi, j'ai un rendez-vous, ça c'est important. Non,
non, t'as déjà un rendez-vous et c'est aussi important. C'est moi, je te le
rappelle. J'ai regardé sur Internet, des Santos, il y en a plein. Je suis un peu
perdu dans les modèles, tout ça, je connais pas.
Bah, du mont Santos, c'est à peu près 10 000.
Non, pas du tout, ça dépend de l'année. Ah, vous y connaissez aussi ? Bah oui,
je suis expert.
Jonathan Cobb, expert à Drouot.
Expert à Drouot ? Ouais.
Pour une fois qu'il y a des gens de qualité dans ta boutique de mythos.
Alors du coup, combien pour une Santos ? Bah, ça dépend de l'année. Un beau
modèle des années 80 en bon état, ça vaut plus que ça, clairement.
Moi, c'est ça, putain, j'ai pas regardé l'année, tu vois. Yoni, Yoni, viens.
Je dois m'occuper de M.
Moreno, et puis ton... des magnétiseurs, je m'en occupe. Non, tu fais le
nécessaire, Stéphane, c'est aujourd'hui que j'en ai besoin, moi. Je l'ai pas.
Ok ? On s'appelle.
En face, je te trouve, toi ! Passe les couilles, tu voulais pas me donner ton
numéro, j'ai galéré pour trouver l'adresse, un enfer, je te raconte pas.
Dis-moi au fait, ton petit pote, semblant qu'il s'y connaît, il est connu
que dalle. D'abord, c'est pas mon petit pote, et puis ensuite, oui, il est connu
que dalle, mais... Non, que toi, c'est pas pareil. Toi, t'es un expert, tu t'y
connais. Bon, j'ai besoin d'un petit service, toi.
Tu me retrouves avec ces deux montres ? Vous vous retrouvez avec ? Elles sont à
vous ? Ouais ? Ah, à moi, à moi.
Qu'est-ce que tu veux dire, à moi ? Pour un pote. Il lui est arrivé une histoire
accroée, puis il dure toi qu'il les ait trouvées dans un grenier. D'
Je te donne un billet, je crains.
Mais pour les vendre, ils vous feront les certificats.
On les a, bien sûr.
Ah ouais. Bien sûr.
Alors, ça, Rolex.
Mais le boîtier n'a pas d'origine, donc l'étanchéité, bof.
Ça, oui.
J'ai un copain qui en prend pour les pièces détachées, mais c'est tout. Ça, c
'est joli, ça. C'est à qui, ça ? Ah non, non, non, on touche pas à ça du tout,
non. Ça, c'est l'amende d'une cliente.
Elle l'a retrouvée dans la table de nuit de son mari quand il est mort.
Je la répare. Une patek, putain ? Oui, une très belle montre.
Tu lui prends combien pour réparer ça ? 1000, 1500.
Quoi ? 1500 balles pour une patek ? T'es complètement malade, toi ? Une patek
comme ça ? Moi, j'ai un mec qui t'apprend 10 000 tout de suite.
Oui, mais moi, je la vends pas, je la répare. Mais 1500 balles, je vais
arrêter de dire n'importe quoi.
On la vend 10 000 balles, on fait moitié-moitié.
Tu sais quoi ? Je prends que 3. Après tout, c'est toi qui ramènes la montre, c
'est toi qui ramènes l'affaire. Moi, je ramène le client. C'est bon ? Ça te fait
7 000 en tout.
C'est archi correct. Même à mon propre frère, mon frère de sang, du livret de
famille, je lui fais pas ça. 5 500 de plus que si tu l'as réparé seulement.
Non, mais elle est pas à vendre.
Je sais, mais c'est pour ça que je te dis ça. Tu dis que tu l'as perdue.
Déjà, faut que je vois si ça l'intéresse.
Attends. Non, mais je vous dis qu'elle est pas à vendre. Allez, viens avec moi.
Tu sais ce qu'on fait ? Regarde.
Attends, plus près.
Tu sais ce qu'on fait ? La montre, là, pour les pièces détachées que ton pote,
il veut. C'est pour moi.
C'est cadeau. Ça va comme ça ? Je récupère l'autre et puis toi, tu
réfléchis pour l'apothèque. Ok ? Ouais.
Fais pas s'entendre.
Je le savais.
Tu prends soin de toi ? Je te rappelle.
Alors, elle vous plaît, la soirée ? Ah ouais, c'est une super soirée. On s
'amuse vraiment comme des fous.
Marche pas, c'est de la merde, c'est l'hiver. Papa, c'est à toi.
Chut, parce qu'il y a maman qui travaille.
T'en penses quoi ? Moi ? C'est super, c'est super joli.
Ça sent que c'est mieux que moi.
Non mais Yoni, dis-moi ce que t'en penses vraiment.
Ben, c'est très joli.
Mais juste moi, le truc que je me disais, c'est que je vois pas trop le
rapport entre Toulouse-Lautrec et une fête asiatique.
Le rapport ? Bah oui.
Maintenant, si, enfin, je vois bien qu'il y a des lumières par terre, et du
coup, c'est comme sur le tableau, c'est clair. Mais de toute façon, tu t'y
connais mieux que moi en art.
Mais dis-moi quand même.
Ok, alors moi, par exemple, les lumières, je les mettrais pas du tout au
sol, même si c'est, j'ai compris.
Moi, j'aime bien quand je barre une petite coupette, pas être éclairée par
en dessous, et qu'il y ait pas trop de lumière. Comme ça, pour les gens
timides, ils peuvent aller dans leur coin, ils sont pas obligés d'être
surexposés, tu vois. Donc moi, juste, les lumières, je les mettrais là Oh là,
d'accord.
Merde, excuse-moi. Non, c'est pas grave. Je te le remets, je te le remets. Non,
mais si. Si, si, si, si.
D'accord, bah ouais.
Non, mais je vais pas faire comme ça.
Mais c'est joli comme papa, il dit.
Non, mais non.
Bah, alors pourquoi tu me demandes ? Non, parce que ça m'intéresse d'avoir
ton avis.
Oh là, Yoni, Yoni.
Allô, oui.
Mon cop, c'est moi, c'est Eric.
Oui. C'est bon, hein, t'as pas tech.
Je l'ai vendu.
Hein ? Le truc, c'est que le mec, il est là ce soir.
Faut que tu me la récupères, il me la prend à 12.
Mais t'inquiète pas, je suis pas un rat, je prends que 5, promis.
Non mais, non mais, je vous ai dit qu'elle était pas à vendre. Ah bah si,
je l'ai vendue, je peux pas me dire ça, le mec il arrive de Limoges. Quoi ? T'as
vu, c'est tombé. Bah non.
Le mec il arrive en train, il vient exprès, je te dis.
Il faut que tu déboules avec la montre, sinon je suis dans la merde.
Mais non, mais c'est pas possible, elle n'est pas à vendre. Bah sinon on déboule
chez toi, c'est comme tu veux. Chez moi ? Ça va pas, non ? Ça va ? Ouais.
Dis-moi Agnès, je suis désolé, mais il faut absolument que j'aille récupérer un
truc chez un client, c'est hyper important.
Quoi, à 22h30 ? Comme ? Là ? Ah
bah c'est lui.
Vous êtes complètement fous, je vous ai dit que c'était pas ma montre. Tu l'as ?
Mais non, je l'ai pas, enfin, je me promène pas avec la montre d'une cliente
qui est même pas à vendre. Mais si tu l'as.
Bien sûr que tu l'as, t'es un coquin.
Sinon qu'est-ce que tu foutrais ici ? Alors, t'as foutu un peu le bordel chez
toi ? Hein ? Chez toi, t'as foutu un peu le bazar ? Je la connais celle-là, tu
casses la fenêtre, tu portes des plaintes et puis tu récupères des deux
côtés avec l'assurance.
T'es un malin, toi.
On se ressemble, toi et moi, on se comprend.
Les deux tirs.
Deux Moscow Mule, s'il vous plaît.
T'aimes ça, le Moscow Mule ? Putain ! Quoi ? J'hallucine.
Tu l'as reconnu ? Non.
Tu regardes jamais de porno ? Le mec avec qui je le connais aussi.
Il a une boîte échangée juste derrière les champs. Tu vois, le genre de bar
avec les tabourets troués.
Pour quoi faire ? Ah, merde.
Quoi ? Va falloir que je te laisse. Quoi ?
J'ai une petite galère à régler, vite fait.
Tout est convenu, t'inquiète pas, le mec arrive, c'est réglé. Tu sais ce que t'as
à faire. Mais je le connais même pas, le mec. Moi non plus, je le connais pas.
Mais qu'est-ce que je dois lui dire ? T'inquiète pas, ça va bien se passer. J
'ai convenu avec lui de 12 000. Si t'arrives à aller jusqu'à 15 000, c'est
que t'as de l'inspiration. Ah non, non, mais moi je fais pas ça, c'est hors de
question. Allez, je compte sur toi.
Non, non, non, non, non, non.
Il t'a filé du cash,
mais c'était un chèque.
Et toi, y a vraiment que ça qui t'intéresse, hein ? OK, je vois le
bonhomme. Alors, bon, tu m'avais dit, à la base, tu m'avais dit 10 000, OK ?
Hein ? Non, non, attends, c'est pas ce que je t'avais dit. J'avais dit quoi ?
Je t'avais dit... C'est pas ce que j'avais dit.
Non, mais arrête bien, je déconne ! Je déconne, mec ! Je l'ai tapé à 22 000
balles ! Je l'ai tapé à 22 000 balles ! Mais t'es complètement ouf, toi ! 10 000
pour la patek ! C'est une patek !
T'y connais rien ? Eh, mon gars, t'y connais rien ? Dis, du coup, 22 000
balles, bim, carrément.
22 barres ? Ouais, 22 barres. Bon, ok.
Ok, bah écoute, ok, super, mon petit com'. Attends, il faut que je te laisse,
mon cop'. Mais quoi ? Je te rappelle.
Ah bah, tu m'avais dit 10 000.
Louise, tu me dépêches un petit peu, s'il te plaît. Je vais le plus vite que
je peux. C'est ça, le plus vite que tu peux ? Non, mais Emma, ton manteau !
Allez, on va être plus tard.
Tiens, allez.
Bon, écoute, toi, t'es trop lente.
Viens plus tard.
Mets ton manteau.
Voilà, je suis venu parce que... Je voulais vous dire que...
Vous vous souvenez de la montre que vous m'avez laissée ? Oui, la montre de mon
mari. Oui.
Il est arrivé quelque chose de très très grave.
Je sais pas comment vous dire, mais... Je sais pas comment ça a pu se produire.
C'est vraiment la première fois que ça m'arrive.
Calmez-vous. Je suis mortifié.
Calmez-vous.
Prenez du gâteau.
Prenez du gâteau.
Voilà.
C'est la montre.
Je l'ai perdue.
Ah.
Mais je vais tout vous rembourser.
Justement, j'ai ici de l'argent que j'ai pris exprès pour vous.
Venez, madame.
Il y a tout ici. Je suis vraiment tellement désolé.
C'était vraiment pas de ma faute.
Ce sont des choses qui arrivent, hein ? Mais elle a vraiment dit ça ? Génie, mon
petit cop. T'imagines si j'avais vraiment dû le rembourser, putain. Je te
raconte pas les boules.
Et genre quoi ? Genre combien ? Quoi, pour la montre, là ? Une Nautilus comme
ça, mais ça vaut au moins 120 000 balles. Mais oui, mec, c'est une patek.
T'aurais pu me le dire, putain.
Attends, tu la vends 22 000 balles alors qu'elle vaut 120 000 ? C'est toi qui m
'as dit... À la base, tu m'avais dit 10 000. Mais c'est toi l'expert ! Comment
tu veux que je sache comment ça coûte ? Je sais pas comment ça se passe dans
votre monde à vous, la revente.
J'avais pas les certificats, j'ai pas la revente au même prix, ce serait... On s
'est fait remplir de 100 000 balles, putain ! T'es pas malin, putain. C'est
pas grave.
Tu m'en dois une, hein ? Attends, y a le con qui m'appelle, il va encore me taxer
500 balles celui-là. C'est qui ? C'est qui, c'est qui ? Joe, le grimpeur, là.
Ah bah ouais, le grimpeur.
Attends, je te laisse, y a ma wife qui débarque. Allez, ciao !
Salut, chérie.
Ah, oui.
Ah, OK.
On mange bien.
C'est un truc de boulot.
Oh,
non, mais c'est pas vrai, ma ! Je t'ai dit de pas toucher au livre de maman, là
! Bon, alors, Yoni... Y'a Christophe qui a fait n'importe quoi avec les mandats.
Faut que je rende toi, rende-moi, faut que je te cueille le défi. On est pas
toujours obligés de lui dire oui à Christophe, aussi.
Bah, excuse-moi, c'est mon associé, donc si, je lui dis oui.
Ouais, bah, il casse mes couilles.
Il casse tes couilles ?
Oui, en fait, au Chypre, j'ai appelé les hôtels, mais c'est la galère, tout est
complet. Oh non, Yoni, je te dis, t'en occupe avant.
Tiens, j'étais sûre.
On va demander à ton père, c'est pas grave. Non, non, non, on va pas demander
à mon père.
Ah bah si, j'ai envie de partir en vacances, moi, tu vois. Non, non, je te
dis, c'est bon, je m'en occupe.
Bon, Louise, les dents.
Et un bisou à maman, ce serait peut-être une bonne idée aussi, un petit bisou.
J'ai attrapé.
Un coup de soleil, un coup d'amour, un coup de tête.
Je ne sais pas comment tu me rappelles. Si c'est un rêve, t'es super belle.
Je ne dors plus la nuit.
J'ai des voyages sur des bateaux qui font naufrage. Je me vois toute nuit. Je
vis chacun.
Je n'en dors plus. Viens me voir demain.
Mais tu n'es pas là.
Si j'aurais tant pis, non, tu t'en vas.
Je dors plus la nuit, mais tu n'es pas là, et tu serais en vie.
Allez là-bas, la fenêtre en face, et visitez ton paradis.
Je mets des photos dans mes chansons, et des voiliers dans ma maison.
Je voulais me tirer, mais je me tire plus.
Je viens d'envers, j'en prie ma vie.
J'avais cent ans, je ne me reconnais plus.
Sous-titres par Jérémy Diaz
qu'à attraper.
Un coup de soleil, un coup d'amour, un coup de je t'aime, je sais plus comment,
je me rappelle plus, je suis bourré, bientôt j'en peux plus, tu sais mon
pote, j'ai du vent là.
Personne ne t'y va dévoiler ! C'est toi le voleur ! On se croirait un peu dans
un crime de... Je sais pas, vous ne m'avez pas dit.
Tu ne te trouves pas ? Arrête de parler de rap, on écoute de la vraie musique.
Nous, c'est de la merde.
C'est la première fois que tu chantes comme ça ? Bah ouais.
C'est quoi ça ? Il y en a quatre autres.
Quoi faire ?
Oh, fais gaffe, fais gaffe.
Non mais respecte le travail.
Ça va, ça va, t'inquiète pas.
Non, ça va pas, ça va pas, ça va pas.
C'est par cette fenêtre que le ou les voleurs sont passés. Non mais je l'ai.
Au beau milieu de la nuit, il a suffi de déceler 7 000 500 euros, plus 12 000 500
que j'ai retenu dans le jardin. Avec un budget estimé à 100 millions d'euros.
Parmi les cinq tableaux dérobés, un chef-d'oeuvre post-impressionniste d
'Amedeo Modigliani, la femme à l'éventail, et une nature morte
géométrique de Fernand Léger.
Les caméras de vidéosurveillance ont capté les films de contrôleurs, mais les
vigiles n'ont rien vu. L'alarme n'a pas sonné. Elle était en panne depuis deux
mois, un incroyable défaut de surveillance.
Hello ? Hello ? Hello, yes ? Hello,
I call you back because you could be interested by Fernand Léger, you told me
? No, no, me, I'm Eric.
Je suis Eric.
We met at the hotel, in the palace.
Yes.
You told me about Fernand Léger, you remember ? Yeah,
the painter, the French guy.
Non, il est mort, mon ami, il est mort. Je connais la peinture.
Et tu m'as dit que tu pourrais être intéressé. Et non, c'est très heureux.
Très heureux. J'ai juste reçu une peinture très, très belle.
Très, très belle.
Incroyable. Oui, oui.
Regarde, ce gars, je ne travaille plus avec lui.
Parce qu'il est un putain d'asshole. Qu'est-ce que ça signifie ? Ça signifie
un putain d'asshole. Un putain d'asshole.
Tu peines ? Je peins ?
Tu te souviens quand j'avais récupéré le petit bronze là ? Tu me parlais d'un
mec, tu me disais lui c'est sûr que ça l'intéresse, tu te souviens de ça ?
Quel mec ? Ah, le saoudien ! Le saoudien ! Ouais ? Ouais, voilà, il cherche pas d
'autre truc lui ? Mais le saoudien, il vient de Montargis.
Allô ? Ouais Dan, c'est Eric.
Eric, comment ça va ? Il est rentré un truc assez exceptionnel. Ah ouais ?
Genre quoi ? Genre, tu les vois, tu les veux. Genre, on parle de ça au
téléphone, genre voler.
Non, mais...
Mais non, mais à chaque fois, l'origine, mais je te jure, le problème, c'est que
quand tu demandes l'origine des trucs, tout le monde pose des questions, tout
le monde commence à fouiller. Mais évidemment, si tu cherches, tu creuses,
si tu creuses, tu trouves. Et à un moment, tu trouves, bon, tu tournes en
rond. C'est ça qui m'énerve. Enfin, bref, voilà, mais c'est vraiment pas
pour ça que je t'appelais.
Mathieu ? Allô ? Mathieu ? Allô ? Allô, Mathieu, tu m'entends ? Ouais, c'est
Eric. Je voulais savoir, toi, l'art, tu fais pas, toi ?
Ah non, là, franchement, là où j'ai... Tu veux quoi ?
Je t'appelle.
Tu m'appelles, ouais. Tu veux me rendre mon fric, c'est ça ? Le petit saut à
vin, là. Quel saut à vin ? Mais non, mais n'importe quoi. Je t'ai dit un
enculé du tout. Qu'est-ce que tu racontes ? Ouais, ouais, n'importe quoi.
Parce que toi, quand on te prête un truc et que tu le vends, ça s'appelle pas
enculé. Mais attends, tu me le prêtes. Moi, au moment où je t'ai trouvé un
acheteur, je pensais que... Et en plus, là, je t'appelais pour te donner ta
part. Ah ouais ? Donc tu m'appelles pour ça ? Ça, ouais.
Je t'appelle pour ça et un autre truc aussi.
Mais à la base, je t'appelais pour ça. Ah ouais, donc un autre truc. C'est pas
fini, quoi.
C'est encore une autre arnaque de fils de pute, c'est ça ? Non, en fait, c'est
pas ça. C'est parce que j'ai reçu des trucs.
Et puis, la dernière fois, je me souvenais d'un gars qu'on avait croisé
chez toi. Je sais pas si tu te souviens, là. Non, je vois pas. Le mec qui était
dans la peinture.
Mon oncle ! Parce qu'en plus, maintenant, tu vas enculer mon oncle !
Mais je vais t'envoyer les keufs, moi, espèce de petite merde ! Non, mais
attends, attends. Tu parles à qui, toi, les keufs ? De quoi ? Qu'est-ce que tu
vas faire ? Je vais te faire du sale, moi ! Toi,
Mais tu serais quoi sans moi, espèce de grosse merde, va ! Imbécile ! Tu sais
pas faire la différence entre un guéridon et un balai à chiottes ! Merde
!
Je
l'ai pas dit.
Qu'est-ce que t'as pas dit ? Eh bien, Louise nous a dit que ce week-end, elle
était allée à Chypre.
Ah. Quoi ? C'est qu'elle avait fait de la plongée.
Pourquoi t'as raconté ça ? Mais c'est vrai.
On était à Paris ce week-end.
Non, on était à la mer.
Bah, j'y voyais.
T'as fait de la plongée ? Yoni.
Ouais. T'as jamais fait de plongée ? Si, j'ai fait de la plongée.
Yoni ? Oui, pardon.
Bon, je voulais vous voir, parce que visiblement, depuis quelque temps,
Louise s'est mise à mentir. Je mens pas.
On l'a surprise plusieurs fois et à chaque fois, elle s'entête. Parce que c
'est vrai.
Mais qu'est-ce qui est vrai ? Tout.
La semaine dernière, elle nous a dit que son père était au chômage et qu'on
allait vous prendre votre maison.
Non, mais Louise, bah alors ? Enfin, vraiment, y a aucun problème, je gagne
très bien ma vie.
Enfin, ceci dit, moi, j'ai pas du tout remarqué qu'elle mentait.
Mais là, la maîtresse te dit qu'elle ment.
Oui, je sais, je sais. Enfin, avec moi, je... Mais alors, vous pensez qu'il
faudrait faire quoi ? Léonie, c'est pas à la maîtresse de me dire ce qu'on va
faire. C'est à nous de régler ça.
Je vais lui parler et on va... Ça va rentrer dans l'ordre. Hein, Louise ?
Bon.
T'es là ou quoi ? Ben oui, je suis là moi.
Je suis toujours là.
Ça veut dire quoi ça, je suis toujours là ? Ça veut dire que j'ai un rendez
-vous. Maintenant ? Ben oui, je sais, c'est important que c'est avec un
client. Plus important que ça ? Bon, Louise, c'est très très mal de mentir.
Et papa, il est très très fâché.
Alors on va avoir une explication tous les deux.
Capiche ? Denis ? Au revoir.
C'est bon, arrête tes conneries, je suis venu exprès, j'ai un rendez-vous.
C'est un truc, mon pote.
Si je te le dis, t'es dans une sacrée sauce après.
Bah dis-moi, je verrai. C'est ça le truc que tu comprends pas ? Si je te le dis,
c'est mort après.
Non mais laisse tomber, je peux pas te faire ça.
Bon.
N'insiste pas.
Bon.
Ok.
C'est le jour ? T'avais prévenu, hein ? Comment il a fait ? Alors là,
franchement, je sais pas.
Il rentre comme ça, là. Je suis sûr qu'il savait même pas qu'il rentrait
dans le musée d'art moderne, je te jure.
Il rentre là-dedans comme si c'était chez ta grand-mère. Il va voler n
'importe où, lui.
Complètement fou. C'est un
vendable
? Tu m'étonnes qu'il peut se payer un truc pareil.
Ouais, personne.
Bah oui, et puis si tu les rentres, t'auras sûrement une petite récompense,
non ? Ah non ! Non, non, si tu les rentres, t'as rien du tout.
Un petit article dans le journal et encore, je m'en passerai bien. Ah bon ?
Ah bah ouais, je te le garantis.
C'est ouf.
Non, le jackpot, c'est vraiment si tu tombes sur un très, très, très riche.
Là.
Non mais t'as vraiment des oufs qui peuvent se payer des trucs comme ça ?
Mais carrément.
Carrément ! Attends, un saoudien, c'est quoi pour lui ? 100 millions d'euros ? C
'est rien.
C'est rien du tout.
Mais... Si toi, par exemple, tu trouvais quelqu'un pour les vendre, tu pourrais
les vendre à combien ? Je sais pas, peut-être... Peut-être 20 fois moins. 5
millions ? Ouais, un million chacun, ça se tient.
Putain, 5 millions, mais t'imagines ? T'imagines ? 2 millions et demi chacun.
C'est ouf.
Ouais, c'est dingue.
En tout cas, moi, je connais personne qui lâche un million sur un léger.
Toi non plus ? Hein ? Moi ? Bah non.
Je suis sûr que t'en connais plein.
Et puis en plus, on croise tout le temps.
Quand tu rigoles, t'es expert à drouot.
Évidemment, c'est un nid. C'est un repère, y a que des mecs comme ça là
-bas.
C'est sûr, si tu mets du théâtre, tu trouves quelqu'un.
Sûr.
Non, je te jure.
Tu te sous-estimes ? Ouais.
Bah, merci en tout cas.
De ? Bah, de me les avoir montrés.
Quoi ? Bah non, c'est rien, on est potes, non ?
C'est moi qui vaut 100 millions d'euros.
C'est moi qui vaut 100 millions.
Tu aurais pu faire ça. C'est moi l'artiste.
Bonsoir.
Jonathan.
Je sers plus les mots.
Ah, ok.
C'est ma femme qui organise la soirée.
Et comment t'as fait fortune, alors, toi ? Bitcoins.
Ah ouais ? Et tu peux t'acheter des trucs comme ça en bitcoins si t'as
envie, quoi. Ouais.
Et des tableaux ? Ouais, ouais, ouais.
Et toi, ça t'intéresse, les très beaux tableaux ? Ouais, ça m'intéresse, ouais.
Ah, cool.
J'en achète plein, des tableaux. Surtout du contemporain, tu vois. Je les fous
dans des hangars et j'attends que ça prenne la valeur.
Ah, ouais.
Ok. Tu m'en bis. Et du cubiste ? Quoi ?
T'en achèterais, toi, du cubiste ? À qui ? Ouais.
Je sais pas, si moi j'avais un tableau, par exemple.
Un tableau ? Peut-être, en fait.
Vas-y, monte.
Non, non, mais je l'ai pas.
Non, non. T'as une photo.
Non, non, je te jure, c'était en l'air, c'était un délire. C'était juste au cas
où t'aurais acheté des tableaux que moi j'avais eus comme ça, parce qu'en fait,
l'autre jour, je disais à ma wife que je pouvais lui avoir des belles peintures,
mais ça lui plaisait pas, puis c'était beaucoup trop cher, alors je me disais,
c'était pas... Non, non, non, je te jure, je l'ai pas...
T'as changé ton code ? Ben non.
Ben si.
Ah ben oui.
Si parce qu'en fait j'ai vu une émission et ils disaient qu'il y avait plein de
fuites de données en ce moment et donc je voulais pas de fuite. Y a un truc que
tu me dis pas ? Moi ? Ben non.
Mais t'as changé ton code comme ça.
Ben oui parce qu'il y avait des fuites.
Je la connais.
Non mais c'est pas du tout ce que tu crois.
Ben moi je crois rien moi.
Mon amour, je te connais, je sais quand tu me mens.
Tous tes secrets, c'est pas grave.
Moi aussi, tu sais.
Quoi ? Toi aussi, quoi ? Le couple, c'est pas une prison. On a droit d'avoir
des petits secrets.
L'important, c'est qu'on se parle. Non, mais Annie, c'est pas du tout ce que tu
crois.
Moi, je crois rien, mais t'as changé ton code.
Mais Yoni, qu'est-ce qui t'arrive ?
C'est pas du tout ce que tu crois.
M ? C'est qui M ? Vous écrivez combien de textos par jour ? Vous parlez tout le
temps ? C'est Eric Moreno.
C'est un mec qui est venu à mon atelier pour me faire expertiser une montre.
Volé, la montre, j'en suis sûr.
Et il a même essayé de me la revendre, mais moi j'ai refusé tout de suite, au
moins deux fois. Alors pourquoi est-ce que vous parlez tout le temps ?
Johnny ? Je vais tout te raconter.
Voilà, Moreno, c'est un mec, il revend des objets volés.
Et puis il y a un autre mec qui s'appelle Joe, qui bosse pour lui, qui
est un cambrioleur et qui vole les objets dans des appartements.
Et je sais pas pourquoi, ces mecs, ça m'a fasciné.
Je sais pas si c'est l'interdit ou quoi, mais j'ai perdu pied et je me suis
retrouvé dans un truc énorme.
Je sais pas comment j'en suis arrivé là, il m'a poussé, il m'a poussé.
Et puis moi, tu sais bien, je suis un gentil, alors je me suis retrouvé à
vendre la montre d'une cliente.
Non mais tu te rends compte Agnès ? J'ai volé une cliente, une pauvre petite
vieille. Et puis je l'ai revendue à un mec ignoble en plus.
Et l'argent t'en as fait quoi ? Quoi ? L'argent t'en as fait quoi ? Quel argent
? L'argent de la montre.
Non mais moi j'ai tout donné à mort et nord.
Pourquoi tu l'as fait alors ?
Mais je te dors.
Mon amour, c'était ça ton problème ? Hein ? T'as vendu une montre ? Je te
jure, je le verrai plus.
Je te promets, demain, je vais le voir pour lui dire que je le verrai plus. C
'est juste une histoire de trésor, Vincent. Ça c'est rien du tout, madame.
Éric, je veux plus te voir.
Non mais écoutez, puisque je vous dis que je les ai. Mais pourquoi vous passez
pas me voir, madame ? Qu'est-ce que ça peut vous faire d'attendre un jour ?
Éric, je veux plus te voir. Madame, écoutez-moi. Madame, vous allez vous
faire arnaquer.
Éric, écoute-moi bien.
Allô ? Éric. Allô ?
Putain, mais c'est pas possible, j'ai croisé un sorcier ou quoi ? J'y étais
presque, là ! Ok, Eric, tu m'écoutes ? Écoute, c'est simple, on va plus se
voir, d'accord ? Je sais pas ce que tu crois, moi. Une petite vieille qui m
'appelle hier, elle me dit qu'elle a de l'or, tu vois ? Non, non, non, mais je
veux pas le savoir, hein ? Je veux pas le savoir. Moi, j'ai rien à voir là
-dedans. Je suis pas un voleur, c'est clair ? Non, mais c'est pas ça, mais pas
pour ça, pour un autre truc, un truc à la Gézelle. Je t'explique. Elle m
'appelle, elle me dit j'ai 150 Napoléons et 19 50 pesos.
Tu fais le compte ? Non, non, non, mais je veux pas le savoir.
150 Napoléon, je peux faire entre 2 et 6 bars avec ça. Je lui fais à 150 euros la
pièce, il est à 190 euros. J'ai été refait, c'était la voie royale. Bouge
pas, tu sais ce qu'elle me dit ? Je lui fais les prix habituels, le truc
correct, ça lui convient. Elle est là, tu la vois l'enculerie ? Elle est là,
bouge pas.
Je veux être payé en espèces, 40 000 balles à sortir.
Tiens Eric, tiens Eric, tiens Eric.
Putain, fais chier. 40 000 balles ? Ouais.
40 000 balles. Non mais attends, tu fais le compte ? Ouais. Tu te réalises ?
Depuis hier, je suis en train de creuser de partout.
Depuis 17h pour trouver 40 000 balles, comme un mesquine. Moi, j'ai pas 40 000
balles. Laisse tomber, elle a trouvé quelqu'un.
Parce que moi, j'ai pas.
La pute.
T'en veux, prends-en un.
Non.
Je suis raide, tu peux pas savoir, je te jure.
Bah écoute, y en aura d'autres.
Mais non, y a rien d'autre.
J'ai plus rien.
Je fais le beau gosse, tu crois que je suis blindé.
Mais en vrai, il me reste plus rien.
Tu vois tout ça ? Tout ça, là.
C'est hypothéqué.
Même mon scooter, ils vont me le prendre. Non, attends, arrête.
J'ai été riche, tu sais.
J'ai été riche, vraiment.
Je t'ai raconté mon ancienne boîte avec tout l'oseille que je faisais.
Les soirées à 30 bars, la java, la folie. Tu te souviens des grands hôtels
? J'en ai parlé de ça. J'ai vraiment eu de l'oseille, je te jure.
J'avais pas juste merdé comme un con, putain.
Je suis foutu.
J'ai bu ma baraque.
Les affaires sont durées.
Mais... Mais quoi, c'est 20 000.
C'est 20 000 dont t'as besoin.
Attends, je t'arrête tout de suite, là.
Je te demanderai pas un rond.
Ok ? Non, mais... Non, non, mais y a pas de mai, en fait.
Regarde pas de la thune au copain. C'est un principe.
Arrête. Si vraiment t'as besoin... Ce que j'ai besoin, c'est d'un ami.
Merci d'être là, mon copain. C'est déjà énorme.
Tu les as pas rendus, en fait ? Comment tu veux que je fasse avec mon scoot ? J
'ai même plus de voiture.
Faudrait que j'en loue une, mais je suis même pas capable de faire ça, putain.
Sinon, tu m'en veux un ?
Bah oui, comme ça, ce serait pas de... C'est une connerie, là.
Mais ce serait pas de l'argent que je te donne... Comme ça, tu vois, je sais pas,
moi, le... Par exemple, le Modigliani.
Le Modigliani, là, celui-là ? Ouais.
Comme ça, t'as tes 20 000 et puis on reste copains. 20 000 ? T'es fou, ça
vaut mon 100 000 balles, ça.
Tu rigoles, c'est un Modigliani, réveille-toi aussi.
Ah ouais, non, mais moi, 100 000, je les ai pas. Ah bah voilà, tu vas pas t
'acheter un Modigliani, faut arrêter de déconner.
Ah bah laisse tomber.
Ouais, t'as raison.
Tu serais prêt à mettre combien ? Non, mais vraiment, oublie, c'est une
connerie.
80 ? Non, je te parle d'acheter un maudit lianil.
C'est une occasion unique.
80 000 euros pour le prix d'une Audi.
Oui,
non, c'est pour la 116 000.
Oui, j'ai le verre, mais j'ai pas le joint. Il faut que tu m'aides, là. Je
suis grave dans la merde.
C'est une séparation de fonction.
C'est comme ça qu'ils appellent leur... Je dis Rolex, il n'y a qu'un seul
problème, il n'y a que les ateliers équipés qui peuvent s'en charger.
Toutes les semaines, tu me dis que t'as du fric. Toi, t'es complètement malade,
je peux pas attendre, moi.
Tu réalises dans quoi tu me mêles ? Pousse-toi.
Je peux te rappeler ?
Mais non, mais j'suis grave dans la merde là, j'ai cassé trois verres
vendredi, tu me dépannes ? Ah non, non, mais tu vas me sortir de cette merde là,
attends. Mais tu fais quoi là ? Toi, tu fais quoi ? Toi, tu fais quoi avec nos
frics ? Moi, je suis en train de fermer la boutique, au mieux que je trouve des
solutions. Je suis sur info, je suis sur 115, 70.
Oui, si tu peux remonter les pièces.
C'est très bien.
Ouais, non, sinon, est-ce qu'il te reste des morceaux de rayon ?
De 20 millimètres. La règle de base, c'est 93. Très proche. Bon, salut. Non,
mais... Oh, tu vas pas les mettre ici, hein ? Une semaine ou deux, le temps de
trouver quelque chose. Mais non, non ! Non ! Eh ben si c'est non, tu me trouves
une solution, d'accord ? Moi, j'ai mon ex qui passe tous les lundis. Je suis
sûr qu'elle fouille tout partout, cette fouille, je te jure ! Minimire, aide-moi
! Bon, mais une semaine.
Eh ! Pas plus.
T'as pas une Rolex qui te sert à rien, toi, non ? Un mec qui est parti à la
boutique chercher des Rolex.
T'as adoré avec le fond bleu, là. Non.
Voilà, c'est parfait, ça.
Nickel.
Ouais.
Vas-y, dépêche-toi.
Allez, tiens.
C'est nickel, c'est pas plus compliqué que ça.
Non, non, non.
Tu vas pas me laisser repartir sans rien, quand même.
Sans rien.
N'oublie pas que tu me donnes encore de l'oseille, mon petit com'. Allez.
Ça va,
chérie ? Écoute, on faisait connaissance, tu...
Oui. Tu me l'avais caché, mon salaud. Mais tu vois, c'est Agnès et Eric.
Ils étaient venus pour un truc de boulot.
En tout cas, sacré appart d'enculé que vous avez là.
Vraiment, la première fois, j'étais sur le cul.
On est très contents, c'est vrai.
Très beau.
Vous voulez rester dîner ? Non, parce qu'il peut pas. En fait, il m'a dit qu
'il avait déjà un truc.
Ah bon ? Une autre fois, par contre. Ouais, ouais, ouais.
Super.
Et ma ravie ? Moi aussi.
Enchantée de vous rencontrer.
Au revoir. Très vite.
Salut, mon vieux. Salut.
Au revoir.
Le fameux Moreno.
Ah oui.
Eh ben dis donc, je l'imaginais pas du tout comme ça.
Très sympathique. Oui, mais il casse les couilles aussi des fois.
C'est pour toi !
Ah !
C'est moi, Joe.
Ah bah oui, Joe.
Joe ? Tu dis pas bonjour ? Si, bonjour.
Vous rentrez pas ? Non, je préfère rester dehors.
Mais il faut qu'on parle.
Ah, bon.
Ça va, chéri ? Tu veux que je t'accompagne ? Non.
Viens.
T'en veux une ? Ah bah, oui.
Je vais me faire foutre ma gueule, toi, Erika.
Il trouve un acheteur et moi il me dit rien. Ah bon, il a trouvé un acheteur ?
J'étais pas au courant. Tu lui achètes un tableau, il prend le fric et moi j'ai
rien du tout. Ah bah non mais ça c'est pas du tout passé comme ça, moi je suis
pas un acheteur, j'ai même pas d'argent pour le payer. Tu lui as filé 30 000, il
m'a dit comme il en a 40 000. Mais non mais je les ai pas, je les ai pas, je
vais lui rendre.
Ah bon tu vas lui rendre, pourquoi ? Tu crois que tu vas te rendre ton fric ? Il
se gaffe tant que je suis là.
Bah oui.
C'est ce que je lui file à chaque fois, il me se croque.
Hein ? Je le sais en plus.
Bah oui, c'est pas normal, monsieur Jo, c'est vous qui faites tout le travail et
vous gagnez deux fois moins.
C'est pas normal.
Je crois qu'il a vu quoi de l'autre côté.
Les économies ? Ouais.
Bah, je sais pas.
Mais moi, je le connais pas bien. T'as de combien pour garder les tableaux ?
Mais ça, c'est une solution provisoire. C'est en attendant qu'il trouve un
autre. Ah, toi aussi, tant que tu le vois.
Moi,
je fais tout le boulot et j'ai même pas 5 euros pour me payer un hamburger.
Quoi ? Non, mais c'est un scandale.
Attendez.
Attendez.
Non, si, si, si, j'insiste.
On va aller le voir.
Qui ? Boredo, on va aller chez lui.
Mais pour quoi faire ? Pour lui faire peur.
Ah non mais moi je sais pas faire ça.
Tiens. C'est quoi ? Moi ça je pense que je vais le chercher demain.
C'est con, il sait que c'est ça ? Non mais ça va pas ? Hé,
dis-moi en fait.
L'hôtel de la monnaie, c'est vrai que les paratonnerres, ils sont en platine ?
Oui. Moreno, il m'a dit ça.
Les paratonnerres ? Les paratonnerres. Oui. L'hôtel de la monnaie. Oui.
Ils sont en platine ou pas ? Je ne sais rien.
Allez.
qui pleure sa vie.
Ça va, Yoli ? Oui.
Quoi tu demandes ? Rien.
Où va la chance à toi,
à moi ?
Sous-titrage ST' 501
Quand je m'endors dans tes bras
Une corde d'escalade, un sac bleu dans lequel était rangé une paire de
chaussures de Varape de marque Equinox Boréale, taille 47 et un purlet bleu et
gris Simon modèle Oslo.
C'est à moi.
C'est pour la nature.
Au cas où je sors d'or, grimpez.
Il a aussi été découvert les objets suivants.
Une échelle télescopique de marque Teletep, une échelle de corde de la
marque Simon, une corde à nœud en nylon, une paire de gants en matière
synthétique, un grappin muni d'une corde en nylon, un pied de biche style plume,
une ventouse d'un diamètre 15 cm avec système de blocage, une chignole en
métal de 40 cm, une meuleuse d'angle Bosch modèle GS14-125 et un masque de
carnaval plastique mou représentant un haut de visage d'un personnage âgé avec
une moustache grise.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer à quoi sert tout cet équipement ?
Connaissez-vous M.
Moreno et Eric ? Avant de commencer, j'aimerais faire une déclaration
concernant les objets que vous avez retrouvés chez moi.
Donc le Beauchamp, le Faurin et le Petit Jonquil.
Je peux tout vous expliquer, c'est pas du tout ce que vous croyez.
Et je veux préciser qu'en aucun cas, je ne me serais permis d'avoir...
Connaissez-vous M.
Cobb-Jonathan ?
Jonathan Cobb, commandant Berto, police nationale.
Vous êtes bien Jonathan Cobb, demeurant aux 3 rues Porte-Paille, Paris-Sisière,
expert en montre ? Permettez ? Monsieur Cobb, j
'agis en vertu du mandat d'amené délivré par monsieur Philippe Gachin, juge d
'instruction, contribuant du Grand-Massence de Paris, dont je vous
remets une copie.
Est-ce que vous reconnaissez que le mandat d'amené s'applique bien à votre
personne ?
Et est-ce que vous reconnaissez en recevoir l'authentification ? Donc vous
prenez acte que je vous remets une copie du mandat ? Hein ? Vous prenez acte que
je vous remets une copie du mandat ? Vous êtes seul dans l'appartement ? Oui.
Ah non, ça sert ma femme. On va devoir l'emporter.
C'est votre appelier, là ?
C'est bon pour vous ? C'est bon pour moi.
Ok, c'est bon pour moi aussi.
Vous confirmez que tous ces objets ont bien été trouvés dans votre atelier ici
même et aujourd'hui ? Je vais vous demander de nous suivre.
Euh... Jo ? Euh... Non, je vois pas.
Non, non, ce surnom n'évoque rien du tout pour moi.
Je vais vous faire écouter une conversation téléphonique enregistrée le
10 janvier à 15h50 sur la ligne attribuée à monsieur Eric Moreno.
En plus, il y a Joe qui est passé me voir hier. Il m'a encore taxé 300 euros,
cet enculé.
Putain, mais il casse les couilles. Alors, qu'est-ce qu'il raconte, ce
connard ? Ben, c'est un barabe. Il est en pleine... Il est en plein chantier,
quoi. En pleine bourre.
Ouais,
on va voir.
Encore sur des trucs, sur des machins. Avec du me gratter, il fallait que s
'achète du matos, ce con.
À ce moment-là, êtes-vous l'utilisateur de la ligne 06 24 74 52 29 ? Oui.
Mais par contre, je ne connais pas du tout de Monsieur Jot.
Non.
Et puis en plus, je crois qu'à l'heure à laquelle a eu lieu cette conversation,
donc 16h... Non, 15h50.
Voilà, 15h50.
Oui, tout à fait. Alors dans ces cas-là, je suis à mon atelier, en train de
travailler, de faire plein de choses très très à la fois, plusieurs choses à
la fois, et c'est... C'est pas toujours facile de garder une conversation dans
ces cas-là.
Eric Moreno vous annonce que Joe est en plein chantier, qu'il est sur des trucs,
qu'il faut qu'il achète du matos.
Comment interprétez-vous ces déclarations ? Alors là, comment j
'interprète ? Aucune idée.
Euh, si.
Si, si, en fait, je crois savoir que M. Moreno procédait à des travaux dans son
logis et que j'ai pu penser que ce M.
Jot était un ouvrier. Il faudrait vérifier peut-être.
Bon, je vais vous faire lire le procès verbal de votre déposition.
Puis vous pourrez rentrer chez vous.
Ah bon ? C'est tout ? Vous avez une autre déclaration à faire ?
Chérie, il faut juste que j'aille chez mon père récupérer un truc important et
que je m'en débarrasse. Quel truc ? Un truc, je te dis.
Je vais m'en occuper, je vais le détruire et puis je vais pas l'aller.
Non mais tu vas pas faire ça maintenant, il est aux heures du soir. Si, si, si.
Faut absolument que je me débarrasse de ce truc. On va demander à ton père de s
'en débarrasser, d'accord ? Calme-toi. Non, arrête de me dire de me calmer.
Qu'est-ce que tu sais de tout ça, toi ? Qu'est-ce que tu sais de ce que j'ai
vraiment fait, toi ? Mais qu'est-ce que t'as fait ? Rien du tout.
Bon ben voilà, Yoni, mais calme-toi.
Ils ont fouillé l'appartement, ils ont rien trouvé.
Ils t'ont relâché, t'as rien à
Je sais bien que j'ai rien à voir avec tout ça, c'est ce que j'arrête pas de te
retêter.
Je venais, Moreno, c'est tout.
C'est normal qu'il t'ait interrogé. T'es un peu sous le choc, mais tout va bien.
Pourtant, je lui ai dit droit dans les yeux, je veux plus te voir, je ne veux
plus de toi.
Réponds pas ! Oui, oui, tout va bien.
Arrête, enfin ! Oui, il va très... Les enfants vont très bien.
Jenny, ça va pas, non ? Jenny, arrête.
Agnes, il nous écoute, c'est sûr.
Alors maintenant, le plus important, c'est de protéger les enfants. Il va
falloir être très, très, très prudent.
T'as fait quoi avec ce mort-énorme ? Mais rien ! Mais je le
connais même pas, si tu réfléchis bien ! T'as rien fait de mal, toi ? Je n
'ai rien fait, du tout.
Je n'ai rien fait. T'as connu quelqu'un en affaire avec un gros voleur, mais
toi, t'as rien à voir avec eux. Mais non, rien.
Allez, viens.
S'il te plaît, viens m'aider à ranger. Calme-toi, là.
Viens, on va ranger dans le salon.
Alors ? Yoni, qu'est-ce que tu fais ?
J'ai un permis de conduire. Il est faux.
Tu racontes n'importe quoi. Calme-toi. Agnès, va te coucher. Je vais le
retrouver. Arrête ! Maman ? Tout va bien, ma chérie.
Tout va bien, mon amour. D'accord ? Yoni, dis-lui que tout va bien.
Oui, évidemment, tout va très bien.
Tout va très bien !
Il ne va pas aller en prison, papa ? Non, tant pis. Mais pas du tout.
Il n'a rien fait du tout.
On va aller se coucher, d'accord ? Ah,
Agnès, je suis désolé.
En fait, je vais juste passer quand même chez mon père pour vérifier si mon
permis de conduire ne serait pas dans la pièce où je dormais quand j'étais petit
parce que j'avais un tiroir. Je me rappelle.
Il doit être là. Il faut absolument que je le voie. Non, je pense qu'il ne faut
pas. C'est bon, il ne faut pas. Viens.
On va s'asseoir deux minutes ici, tranquillement, tous les deux.
Viens là, assieds-toi comme ça.
Voilà, d'accord ? On va rester là ensemble.
Je veux pas que tu fasses pour les enfants, chérie.
Oui, chérie, c'est moi.
Non, mais c'est parce que j'avais pas mon portable.
Oui, mais ça va mieux.
Ça va même très bien, si tu veux savoir.
Je me suis occupé de tout.
Tout est réglé.
Oui.
D'accord. Bon, à ce soir.
Merci.
Ah ouais Didier, je t'avais dit.
Arrête de supporter cette vieille équipe de Marseille.
Je te l'avais dit.
C'est en galère les mecs. Pas le bigot, pas le bigot.
T'as la paire, hein ? Pas, pas, pas, pas, pas, pas, pas, pas, pas, pas, pas,
pas, pas, pas.
Non Moreno, là, tu m'as mis bien.
Il est où l'autre pied, Moreno ? Hein ? L'autre pied, il manque l'autre pied.
Il manque rien du tout.
Il y a qu'un pied. Tu m'as dit une Air Max.
Une Air Max, un coup de fil, un coup de fil, une Air Max.
Mais là, tu te fous de ma gueule, là.
Quoi, tu voulais deux Air Max ?
Du Air Max pour un coup de fil ? Tu rigoles ou quoi ? J'ai qu'un pied, moi.
C'est pas le problème. Je veux marcher en promenade comme ça. Mais je savais
pas que tu voulais marcher avec.
Allô ? Allô, allô, mon petit cop ? Oh, c'est toi ? Ouais, ouais, c'est moi, c
'est moi.
Alors ? Ah bah, c'est... C'est ouf, c'est toi.
Mais t'es sûr que c'est safe, là ? Mais bien sûr, arrête de flipper pour rien, t
'inquiète pas.
Ils ont rien, t'as rien dit.
Ah, dis quoi ? Non, non, bien sûr.
Bon, ben voilà.
T'as rien dit.
Moi, j'ai rien dit.
Joe a rien dit. Oui, carrément, carrément. Ah, voilà, c'est des temps.
Bon, ben, c'est dingue, ça. T'es là, ça va ? Écoute, moi, ça va. On fait aller,
franchement. On me casse les couilles pour un petit truc à la con.
N'importe quoi. Tu te souviens, le petit saut ? Je t'en avais parlé, là.
Ah, ouais ? Bon, ben, voilà.
On prit la tête un peu, mais rien à voir par rapport au truc. Ils ont rien
trouvé. De toute façon, c'est même pas ce qu'ils cherchaient, j'ai envie de te
dire. Non, non, je pense qu'on s'est vraiment pris la tête pour rien. On a
été cons.
Ah, bon, mais ils cherchaient quoi
J'ai une super nouvelle.
T'es prêt là, t'es assis ? C'est bon, j'ai trouvé.
T'as trouvé quoi ? J'ai trouvé un mec qui nous les reprend pour 200 000
chiquets. 200 000 par unité. Tu crois ça ? Mais...
Qui ? Tu te souviens ? Le juif de Russie dont je t'avais parlé. Le mec, j'ai
réussi à l'avoir, j'avais pas le bon num. Après, dès que je l'ai eu, il était
comme un fou.
Il a juste envie de les voir, il les prend 200 par unité. 200 ? Hein ? Ouais,
200. Sur le cul, hein.
Mais t'es sûr que c'est pas un flic, le mec ? Mais non, c'est pas un flic.
Arrête de flipper pour rien.
T'inquiète pas, non, non, non.
Bon, écoute, il nous la reprend pour 200. 200 pour toi, c'est bon.
Ça convient.
Allô ? Hein ? Bah, 200.
Oh, 200, c'est archi correct.
Juste pour le dérangement, tu rigoles ou quoi ? Je me suis pas foutu de ta
gueule, là. Tu peux pas commencer à chipoter. Non, mais là, je peux pas.
Il faut que je te rappelle.
Ah non, tu peux pas me rappeler. Le portable, c'est juste une loque, mon
grand. Je suis en prison, je te rappelle. Ah oui, merde, je suis con,
mais là, il faut que je...
Bon, c'est pas grave, écoute, je sors dans deux semaines, je les récupère chez
toi, on fait ce qu'on a à faire. Allez, salut.
Comment c'est avec le travail ? Ben... Vous pouvez travailler là ? Au bord de
la piscine avec papa ? T'as appelé pour ce soir ? Hein ? Ouais, ouais.
Ouais ? Et alors ? Ah, non, non.
Rien à voir, non.
Non, c'était autre chose.
Convocation chez le juge.
Alors, ils ont dit quoi, Cobb et Moreno, sur moi ? Je ne suis pas autorisée à
vous dévoiler le contenu des interrogatoires.
Pourquoi ? Vous pensez qu'ils ont dit quoi sur vous ? C'est rien.
Bon, je vous repose la question.
Avez-vous procédé à un vol par escalade dans la nuit du 29 au 30 mai, boulevard
Suchet, Paris 16e, au préjudice de M.
Ramunechi ? Suchet, non, je le reconnais pas.
Mais on est d'accord que c'est le même mode d'opératoire.
Dernier étage, escalade, tableau volé retrouvé chez Moreno.
Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ? Rien.
C'est que tu peux me dire merci.
Je vais te garder, mon salaud.
Alors ?
Je te sens battant, putain.
Tu sais, j'ai complètement halluciné quand j'ai su qu'ils les avaient pas
trouvés dans ton atelier.
J'ai cru qu'ils allaient ventrer l'appart avec la pierre qui se met.
Putain, t'es malin ! Relarve.
À la poubelle.
Allez, allez.
Je les ai jetés à la poubelle.
Non, tu les as pas jetés à la poubelle, non ? Si.
J'ai un pistolet.
Là, dans mon sac.
Je te préviens.
T'as un pistolet pour cover ? Bah, si tu me crois pas.
C'est quoi le projet, là ? Tu vas me tirer dessus devant tout le monde, c'est
ça ? Hein ? C'est quoi, ça ?
C'est avec ça que tu me menaces ? Maintenant, tu vas me dire où tu les as
mis. Je les ai jetés à la poubelle. Tu veux vraiment que je retourne ton
appartement ? Et que je retourne ton atelier ? Que je retourne toute ta
putain de vie ? C'est ça que tu veux ? Pourquoi tu veux me forcer à te faire du
mal ? Pourquoi tu veux me forcer ? Je croyais qu'on était amis.
Mais non, Eric, on n'a jamais été amis.
Comment ça, on n'a jamais été amis ? Jamais ? Tu veux que je te rappelle tout
ce qu'on a fait ensemble ? Non.
Je veux plus jamais te voir. C'est terminé.
C'est terminé ? Tu crois que c'est terminé ? Je devais me faire un million,
là, avec le gars.
Aujourd'hui, ce million, c'est toi qui me le dois. Tu m'entends ? Et tu vas me
donner ma putain de... C'était pas 800 000 ? 100, mais 200.
Non, mais bien sûr, c'est pas mes tableaux.
Et c'est pas tes tableaux non plus, c'est les tableaux de personne. C'est
même pas toi qui les as volés.
Tu sais quoi ? T'es juste un sale type.
Tu te crois mal, hein ? T'es juste un gros débile.
Non. Je suis pas un débile.
Je les ai jetés.
Le jour où les tableaux refont surface, t'es mort.
Comment vous expliquez que vous reconnaissez un vol, mais pas le
deuxième, avec le même mode opératoire ? Vous avez enseigné vos méthodes à quelqu
'un d'autre ? Je suis seul.
J'ai toujours été seul, moi.
Les policiers ont indiqué qu'ils vous ont vu regarder avec insistance dans une
armurier, une arbalète avec grappin.
Madame, une arbalète avec grappin, ça n'existe pas.
Vous voulez pas qu'on parle de ça, plutôt ?
Chérie, cette fois, t'aurais été fière de moi.
La tentative, j'ai vous demandé de nous suivre.
Rien n'est vrai, hein.
C'est parti.
Musique.
I wanna ride home I wanna ride
home I wanna ride home
I wanna ride home Late
I wanna
go go Straight
Sous-titrage ST' 501
Au revoir.
... ...
...
Au revoir.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.