All language subtitles for 2026.La bataille de Gaulle, j'├®cris ton nom (fr)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Musique calme

Musique intrigante

Cris d'enfant au loin

Léger brouhaha

Discussion en allemand

Tintement de cloche

Discussion en italien

Rire satisfait

En italien -Et merde ! Va te faire foutre !

Sacré roublard !

-C'est mon jour de chance.

Un moteur broute.

-Bruno !

Bruno !

Arrête, on est de repos.

-Viens jouer avec nous !

-J'y peux rien, j'adore le bruit du moteur qui ronronne.

-Et alors ?

-Comme quand ta sœur dort sur mon épaule.

Ils rient.

-Bruno et les voitures...

Musique oppressante Brouhaha

Une porte grince et se referme.

-Le dernier.

Musique rythmée à l'orgue

Ronflement d'un moteur

-Bruno !

Tirs et cris

Musique de tension

Bruno !

Giacomo, viens m'aider !

Y en a d'autres !

-Allez !

-Allez !

Combes et Lassalle, à gauche. Dronne, tout droit.

Cassard, à droite.

Il parle en italien.

Musique épique Cris

Musique intrigante

Crissement de pneus

-Bon bah, Marcel, à demain.

-Salut.

-Où sont les armes promises ?

Où sont les sommes promises ?

Rien.

-J'ai fait livrer 1 000 tonnes d'armes et 6 millions de francs.

C'est tout ce que le Général a pu obtenir.

-Que ce soit clair : chasser les boches, évidemment,

mais aussi Vichy et les lâches.

-Les parlementaires récupèrent pas la Résistance. Ils ont trahi.

-Évidemment. Mais les Résistants doivent s'unir.

Les républicains espagnols ont échoué

car ils n'ont pas été capables de se coordonner.

-Rex, je suis d'accord pour l'Armée secrète.

-Qui va la diriger ?

-Le Général.

Rire jaune -Lequel ?

-Pouvez-vous être sérieux ?

-Vous suivez ce qui se passe à Casablanca ?

L'histoire est en train de s'y écrire.

En anglais -Casablanca devient le centre

du pouvoir anglo-américain.

C'est à l'hôtel Anfa

que MM. Churchill et Roosevelt, avec l'aide de leurs chefs d'état-major,

préparent le prochain plan d'offensive.

Voici le Général qui mènera les Forces Françaises dans la bataille.

Le Général Giraud remplacera l'Amiral Darlan à la tête des Français.

-Au moins, Roosevelt n'a pas choisi

un type qui serre la main d'Hitler.

-Ils ont trouvé un idiot utile pour mieux vassaliser la France.

Quelle preuve de finesse.

Léger soupir

-Mais, mon Général, le sort de la France se décide là-bas,

à Casablanca.

Brouhaha

-Vous êtes là pour ?

-Sécurisation du périmètre.

Contre les dissidents français. Ordre du Général Giraud.

Musique de tension

-On va se faire du gaulliste ! Y a une fourmilière.

Je les veux tous.

-Gendarmerie nationale.

-Levez-vous.

Contre le mur.

-Mains sur la tête. -Lambert, amène-moi le petit.

-Allez. On sanglote.

-Non !

-Si tu me réponds pas, je vais tuer ta famille, puis toi.

T'as envie de ça ? Où est ton papa ?

-Faites pas ça. Arrêtez.

-Il est où, son père ? -Je vous en supplie.

-Avancez.

Plus vite.

-Ton nom ? -Reynaud.

-Ton nom ?

-Pennacchioni. -Dépêche-toi, monte.

-Avance. -Ton nom ?

-Giacalone. -Monte.

Il gémit. Cris

Petit rire

-Nettoyez-moi ça. -Bien, mon Adjudant.

-Mettez ces gaullistes au frais.

-Allez, circulez. -Allez, dépêche-toi. Dépêche.

-Allez.

-Général Giraud...

Il soupire.

Commentaire en anglais

Petit rire

-Je le redis, Churchill vous a fait préparer un avion.

-Je n'irai à Casablanca ni en avion ni en canoë-kayak, Pleven.

-Mon Général...

Il s'y joue le destin du monde. Et Churchill vous y invite.

-On n'invite pas de Gaulle en France.

C'est un piège.

Léger brouhaha

Voix entremêlées

Le téléphone sonne.

Musique intrigante

Musique de tension Propos en allemand au loin

-Si de Gaulle ne va pas à Casablanca,

pour nous, ce sera Giraud.

-J'ai entendu.

Livia, codez un télégramme pour le Général.

Il faut gérer cette histoire de Casablanca.

-Entendu.

-Les prisonniers, dans le hangar. -Oui, mon Capitaine.

Musique épique Brouhaha

-Message pour de Gaulle : "Mission accomplie en Libye.

"On rejoint les Anglais à Tripoli.

"Signé, Leclerc."

-Reçu, mon Colonel.

Musique dramatique

Il soupire.

-Mon Général...

-Quoi, Blaise ?

-Mon Général,

on parle d'un faux Général

qui se dit chef des Français Libres.

-Ce n'est pas un faux Général, c'est un vrai !

Blaise répond par la négative.

Vous êtes le héros de la France.

Son chevalier sans peur ni reproche.

-Plus maintenant, Blaise !

-Vous êtes devenu fou ? Le monde vous admire.

On parle de vous dans les journaux.

Les Américains préparent même un film sur vous.

Peut-être que Chaplin jouera votre rôle.

-J'en ai rien à foutre, Blaise !

Blaise ouvre la porte puis la ferme.

Pleven.

Ah.

Dites-lui que je vais à Casablanca.

-Oui, mon Général.

Musique épique

Il soupire.

-Allons-y !

-On prend des précautions pour maintenir votre venue secrète.

-C'est une décision française ?

-Tout à fait.

Brouhaha

-Reculez !

Il s'excuse en anglais.

-Le plus simple : créer un corps d'armée binational.

-Harold, je peux vous aider ?

-Bonjour, messieurs. Je cherche "l'Amiral Q".

-Churchill ?

Il est avec le "Commodore Frankland".

Corne de brume d'un bateau

Léger soupir

Corne de brume d'un bateau

-M. le Président...

-Et voilà !

-Le Général de Gaulle a atterri.

-La mariée arrive !

Félicitations, vous avez réussi.

Eisenhower, le marié est-il prêt ?

-Le Général Giraud est en bas.

-Nous devons fêter ça !

La fin du bazar français.

Demain, nous aurons une seule armée française.

Un seul chef, un subordonné :

enfin de l'ordre !

-L'armée d'Afrique de Giraud est nombreuse,

mais les hommes de De Gaulle ont le feu sacré, c'est l'essentiel.

-Parfait,

ils transmettront ce feu aux hommes de Giraud.

-Ce n'est pas si simple.

Le marié, comme vous dites,

est entouré d'ex-vichystes.

Pour de Gaulle et ses hommes, ce sont des traîtres.

-Rappelez-moi une chose :

qui paye pour l'armée de De Gaulle ?

Je ne financerai pas sa guéguerre contre Vichy.

Nous l'étoufferons dans un comité.

Vous devenez tout chose quand on évoque les Français.

Vous êtes tel Frankenstein, terrorisé par son monstre.

-Par pitié ! -Vous savez quoi ?

Je le verrai en premier.

-Faites-vous plaisir...

Ma croix la plus lourde à porter en cette guerre...

est la croix de Lorraine.

Conversations en anglais

-Général, le Président a souhaité un tête-à-tête.

Suivez-moi.

-Général de Gaulle,

enfin !

C'est un tel plaisir

de vous rencontrer.

-Tout le plaisir est pour moi, Monsieur le Président.

-Je ne peux pas dire "bienvenue".

Vous êtes chez vous, ici.

On charge une arme.

Musique oppressante

En anglais

L'effondrement de votre pays avec l'invasion allemande

a été un vrai choc : six semaines ?

Nous vous sortirons de là.

Si on voit un enfant attaqué par des sauvages,

on intervient, n'est-ce pas ?

-La France n'est pas un enfant, Monsieur le Président.

Elle a toujours continué à se battre.

Les troupes... -Vos troupes ?

Roosevelt rit.

Dites-moi, on parle de combien ?

10 000 hommes ?

Un bataillon dans le désert ?

L'armée du Général Giraud reprend la main.

-Le Général Giraud est un bon soldat. Il fera un chef militaire convenable.

Mais la guerre est une affaire morale.

Les soldats qui mourront doivent combattre pour une cause morale.

La France a besoin d'une autorité morale,

pas d'un chef de bureau. -Tant que la France est occupée,

personne n'a d'autorité morale.

Vous avez choisi notre camp,

le camp de la liberté.

Mais vous restez un général solitaire,

sans soutien des partis et des députés, et vous n'avez jamais été élu :

un rebelle ! -Jeanne d'Arc non plus.

Elle s'est simplement battue pour la France.

-Mon Général, Winston et moi vous demandons

de vous entendre avec Giraud.

Vous comprenez ?

Pour vous aider,

nous avons ébauché un mémorandum

proposant un protocole d'accord entre vous deux.

Il soupire.

-S'il est conforme aux intérêts de la France.

-Oui...

La conférence se termine demain,

vous exercerez votre sagesse légendaire.

-Monsieur le Président.

-À demain, mon Général.

Il soupire.

-Quel phénomène. -Un fou à lier.

Il ne connaît rien à la politique.

Je m'attendais à plus difficile.

Ne repartez pas sans sa signature.

Il soupire.

Musique intrigante

Aboiements au loin

-J'espère que vous avez pleinement apprécié le tête-à-tête.

-Harold McMillan.

Je suis l'envoyé spécial du Premier ministre

Churchill, et je...

C'est un accord très respectueux de votre rang, mon Général.

Je vais rester au cas

où vous avez une quest... -Gardez-les

pour vos ennemis.

Petit rire

-Oh, mon avion...

s'est écrasé.

-J'ai posé une question ?

Musique intrigante

Aboiements au loin

Léger soupir

M'intégrer

dans un comité avec Marcel Peyrouton,

vichyste de la première heure... -Mon Général, ils ont la main.

Et Giraud leur apporte 400 000 hommes. Nous, on est

à peine 13 000 avec chauffeurs et secrétaires.

La messe est dite.

Il soupire.

En anglais -Nous voilà plus que prêts...

-Monsieur le Président,

tout ce dont j'ai besoin, c'est d'équipement pour mes troupes.

Vous avez promis des chars... -Ne vous inquiétez pas, mon ami.

Il se racle la gorge. -Il a dit que vous aurez les tanks.

-Votre créature sait que nous avons d'autres chats à fouetter,

d'après vous ?

On interpelle Churchill.

-Ah !

-À peine deux brigades et il entre comme Staline !

-Bonjour, Gaulle.

-Bien dormi, Général ?

-Nous ne pouvons hélas accepter l'accord suggéré,

mais nous verrons tout cela avec le Général Giraud...

Entre Français.

-Vous ne pouvez pas obstacler la guerre, Général de Gaulle !

Si vous ne signez pas, je vous dénoncerai au parlement

et à la presse, et nous continuerons

notre route sans vous.

-Vous êtes parfaitement libre de vous déshonorer,

monsieur le Premier ministre. -Du calme.

Il soupire.

Général, vous avez peut-être raison,

c'est un peu prématuré.

Il suffira, pour l'instant, de confirmer notre engagement

à réfléchir à une solution qui conviendra à tout le monde

et de simplement se serrer la main.

-Si vous voulez...

-Très bon !

S'il vous plaît.

Ne perdons pas de temps.

Brouhaha

Allez, messieurs...

suivez-moi !

-La conférence de presse de clôture commencera dans 15 min.

-Ah, tout de même.

-Mes amis...

-Vous pouvez vous approcher.

Brouhaha

-Tada.

Quelqu'un sifflote.

Il fredonne.

Il rit.

-Tout est prêt pour lever le camp ? -Mon Colonel !

Brouhaha

-Vous avez fini ? -Presque.

-Dépêchez-vous. -Je fais ce que je peux.

-Mon Colonel.

-Mon Colonel.

-Mon Colonel.

-Félicitations. Vous êtes promu général.

-Arrêtez vos conneries. -Le Général a signé la promotion.

-Combes, quel est le devoir numéro 1 de la Force L ?

-Ne jamais obéir à un ordre idiot, mon Général.

-Voilà.

On lève le camp. -Mon Colonel, message des Américains :

"Rester en stand-by et attendre instructions de Giraud."

-Quoi ?

-C'est ça, ouais.

-De Gaulle aurait passé un accord avec Giraud.

Qu'est-ce qu'on fait, mon Général ? -De Gaulle, avec un vichyste ?

-Félicitations !

-Venant de vous, Peyrouton ?

-La base et le sommet. La ville est nettoyée des gaullards.

Leur maître a courbé l'échine.

Échec et mat.

Je les aime de plus en plus, vos amis américains.

Musique grave

-La France sera débarrassée des Allemands,

mais pas des vichystes.

-Giraud ?

Mais...

La Résistance avec lui ?

-La France Libre est sur le point de disparaître.

-Non, non, on ne peut pas

signer avec Giraud. -On ne sait même pas ce qu'on va signer.

Musique de tension Discussion inaudible

-Alors, ces vacances ?

DE GAULLE ACCEPTE LES TERMES DE GIRAUD

-Nous sommes en train d'étudier nos options.

-Ça n'a plus de sens de rester à Londres.

-Tenez.

-Nous avons reçu une note de Downing Street.

Churchill compte vous retenir à Londres.

Il ne mettra à votre disposition aucun avion.

À part pour Alger.

Pour aller vous entendre avec Giraud.

-Donc, Pleven, je suis prisonnier.

-Giraud est un pur militaire.

Il faut signer avec lui pour le neutraliser.

Catroux est à la manœuvre pour obtenir un accord

qui vous laisse les mains libres. -Libres ?

Vous ne comprenez rien à la politique.

Giraud est une marionnette des Américains.

Les mains libres...

Musique intrigante

Brouhaha

Grondement du tonnerre

Moteur d'avion

Musique de tension

-Rex.

-À vos ordres !

Vous êtes pas prévu sur ce transport.

-Je dois aller à Londres. À la prochaine lune,

il sera trop tard.

Écoutez-moi, c'est capital pour le Général.

-Si c'était le cas, j'aurais reçu un ordre.

-Il ne le sait pas.

Il a besoin de mon aide.

Discussions en anglais

-Oui, mon Colonel ? -Levez le camp.

-Qu'est-ce qu'on répond ?

-Qu'on obéit jamais à un ordre idiot.

Continuons. Le Général a besoin de nous.

-Reçu, mon Général.

Levez le camp !

Brouhaha

En anglais

-Il a abandonné ? -Non, il a abandonné Giraud.

Pour rejoindre nos troupes à Tripoli.

C'est une bonne chose, non ?

-Peut-être.

-Les Français !

Propos en anglais

8e ARMÉE BRITANNIQUE

Acclamations

-Bravo, les gars !

Brouhaha

-Une bonne douche, maintenant !

-Général Leclerc. -Général Montgomery.

-Mmh...

Très bien.

Pour être franc,

quand on m'a dit que vous alliez traverser le Sahara,

je doutais de vous revoir vivant, et vous voici !

Le Général Giraud doit être fier.

-Nous voulons nous battre.

-Je comprends.

Je vous en sais gré, mais c'est une opération complexe...

Si vous insistez.

La 1re division américaine occupe Gafsa.

Elle prendra Rommel en étau.

Mes hommes le pousseront par le sud

pour le piéger à Tunis.

-S'il passe la ligne Mareth, il vous prend à revers.

-Non, un bataillon couvrira mon flanc gauche.

-Vous n'aurez que deux divisions, lui en a trois.

-C'est exact.

-On a l'air de clochards,

mais on est rapides et on connaît le désert.

On couvrira votre flanc gauche.

-Combien êtes-vous ? -1000.

-On fournira les bottes et les fusils,

et des vêtements propres !

Léger rire

Musique mélancolique

Cris

Sifflements

Tous ensemble -Si un jour, nos enfants

Demandent à leurs mères

Où nous étions

Pourquoi nous ne sommes plus -Allez !

-Dites-leur que leurs pères

Étaient des gars de Leclerc

Et que jamais nous ne nous sommes rendus

Tremblez, ennemis de la France

Tyrans ivres de sang et de haine

Ceux qui savent mourir donneront au monde

La paix et la liberté

Et quand la France nous appelle

Sachons vaincre ou sachons périr

Un Français doit vivre pour elle

Pour elle, un Français doit mourir

Ouais !

Ils fredonnent. Musique épique

Musique douce

Discussions en wolof

-Passe au nord.

-Munitions !

-Ça va, Mirloin ? -Ouais.

-On a failli attendre.

Tiens, pour la peine.

Moteur d'avion

-C'est quoi, ce truc ?

-Attends.

Encore deux stukas.

Donc 18.

Plus un, 19.

-Une Panzerdivision.

-Elles se regroupent.

Des véhicules de reconnaissance.

Tir Gémissements

Respirations fortes

-Forte présence ennemie. Vous n'êtes pas équipés pour ça.

Repliez-vous vers la mer.

Brouhaha

-Contre une Panzerdivision ?

-Et sans un seul tank. -Oh !

Sifflement

Dronne, Raynal,

qu'est-ce qui se passe ?

-À la prochaine escarmouche, tu les fais déguerpir.

Une Panzerdivision,

au complet !

Musique grave Brouhaha

-Officiers de la Force L !

-Allez, on se rassemble. Vite, vite, vite !

Ces messieurs les boches veulent franchir la ligne Mareth.

Notre ligne.

-Combien de boches ? -On a compté

19 avions.

Donc il devrait y avoir 90 blindés.

Ceux de la 15e. Chuchotements

Il y a deux passes.

Ils s'engageront dans les deux, simultanément.

On va les laisser entrer.

-Ils vont nous rouler dessus.

-Dio,

vous planquerez vos hommes

sur celle du nord.

Dronne,

vous prendrez celle-ci. Combe,

avec moi sur la hauteur,

à l'épicentre. -Mais nous aurons

du soutien aérien ?

-Je ne pense pas.

L'aviation anglaise est affectée

à des missions prioritaires à l'est. -Mon Général,

on a gagné toutes nos batailles.

Vous voulez qu'on se fasse taper par une Panzerdivision ?

Elle vient pas pour nous.

-Vous avez vu l'ordre de Montgomery ?

Éviter tout contact et se replier à 90 kilomètres vers la mer.

-À couvert !

-Général, protégez-vous !

-Pan ! Pan !

Pan ! Pan !

-Mon Général, restez pas là !

-Quelqu'un a oublié le devoir numéro un

de la force L ?

-Mais là, c'est pas un ordre idiot.

Musique épique

-Certaines personnes n'ont rien compris à la France combattante.

Chez nous, au pays, les gamins se battent sans rien dans les mains.

Certes, on n'a pas de nouvelles.

Mais on a tous un frère,

une sœur,

un cousin,

qui, appuyé contre le mur d'une cave, coupe la tête au sommeil

pour envoyer un renseignement à Londres.

On a tous un ami

qui, chargé d'un sabotage, sort d'un bois, passe par une montagne,

trouve sur une plage un bateau sans voile, sans rame, sans mât, sans cordage

et s'y embarque sans état d'âme.

Là-bas, chacun est seul et en constant danger de mort.

Et il n'y en a pas un seul qui renoncerait

sans même savoir si sa mission aura un impact.

Tous escomptent que tôt ou tard,

l'ennemi sera noyé par tous ces actes anonymes.

Alors nous,

qui avons la chance de nous battre, ensemble, armés,

et en plein jour,

montrons-nous dignes.

Quelqu'un ici veut encore faire retraite ?

Rompez.

-Partez avec la logistique.

-Non, je fais mon travail et je connais les risques.

-On ne parle plus de risques, mais de mission suicide.

Partez avec ce...

-Hé, Mademba !

Il siffle.

Musique oppressante

-Les chleuhs !

-Les boches arrivent !

Brouhaha

-12 tanks.

-Pas d'infanterie visible.

-Pas de support d'infanterie visible.

-12 blindés, le compte n'y est pas.

Ils veulent qu'on se découvre. -Tous en position !

-Vous ferez feu à mon commandement,

et à mon commandement seulement !

Brouhaha

Musique de tension

Gémissement

Respiration forte

Il crie.

-Deux secondes ! -Qu'est-ce qu'on attend ?

Faut tirer, là ! -Faut tirer, faut tirer.

-Qu'est-ce qu'on attend ?

-Deux secondes !

-C'est le 12e char.

-12e char !

-Feu !

-Feu !

-Feu !

-Feu !

-Feu !

-Chargez.

-Charge de droite, feu !

Cris

-Feu !

-Feu à droite !

-Vous, restez. Toi, tu l'emmènes

pour prise en charge. Tu reviens, on tient la position.

-Reçu.

-Au moins 15 tanks en plus !

-L'Armée secrète se met en place.

Nous allons pouvoir frapper fort.

-Retenez vos coups et minimisez vos pertes.

Pour l'instant, nous sommes seuls.

Je suis seul face à l'Amérique, et seule l'Amérique compte.

Ne vous méprenez pas.

Roosevelt est un francophile. Il parle français comme vous et moi.

-Alors, quel est son problème ?

-En 1940, nous étions le rempart contre Hitler.

Quand Paris est tombé,

après que nous nous soyons battus si mal et si peu,

il a été choqué.

Comme nous tous.

-Justement.

Il devrait donc soutenir la France Libre.

-Pour lui, la France n'existe plus.

Et pour avoir la paix, il place un pion au centre du jeu :

Giraud.

-Pour avoir la paix ?

-Pour ne pas avoir en face de lui

quelqu'un qui entend refaire de la France un pays.

Monsieur le Préfet,

je n'ai aucun soutien des parlementaires.

Ils ont voté les pleins pouvoirs à Pétain.

J'ai peu de soldats, et ce sont des dissidents d'une armée vaincue.

En d'autres mots,

j'incarne tout ce que les Américains détestent.

Je suis faible.

Et je tiens tête.

Musique dramatique

-Et Churchill ?

-Ah, Churchill...

Je prête allégeance à Giraud ou il nous coupera les vivres.

-Alors, la Résistance est morte.

-Il se peut que je sois un obstacle à l'avenir de la France.

Tirs étouffés

-J'ai vu les boches se repositionner au sud-est.

On va s'en prendre plein la gueule.

-Mon Général,

faut évacuer les blessés, c'est maintenant ou jamais.

Évacuation immédiate !

Les blessés dans les ambulances !

-Vous partez avec eux, Davis.

Écoutez-moi bien.

On va peut-être tous y passer.

Mais j'ai besoin que vous restiez vivant.

Qu'on sache que nous sommes invaincus, nous, les Français libres.

Les boches ne nous ont jamais battus.

Nous ne reculons pas, nous ne nous soumettons pas.

Nos enfants n'auront rien à nous reprocher à notre retour.

Vous comprenez ?

Tirs

Déplacement de troupes au sud-est.

Prenez le reste de l'artillerie pour une ligne de défense.

-Reçu, mon Général.

Troupes au sud-est !

-Déplacement de troupes au sud-est, confirmez.

-Parfois, tout s'inverse avec une carte.

Les parlementaires.

-Les parlementaires ?

Pourquoi pas les partis politiques ?

-Pourquoi pas, en effet. -Car ils ont livré

la France.

-Ils restent élus, légitimes pour les Alliés, pas nous.

-Aucun Français Libre n'acceptera.

-Sans soutien des Alliés, qui les financera ?

-Vous prétendez quoi ?

Jouer aux cartes le destin de la France Libre ?

Tirer au hasard des parlementaires,

surveillés par les Allemands, nuit et jour ?

Les réunir dans une chambre

avec des résistants traqués par la Gestapo ?

Et vous espérez, par-dessus le marché,

les mettre d'accord alors qu'ils se détestent cordialement ?

-Si vous me faites confiance, oui.

-Ce n'est pas de la confiance, c'est la foi des premiers chrétiens.

-Il en fallait pour créer la France Libre

avec un aide de camp.

Il soupire.

Je dois repartir.

N'allez pas à Alger si vous n'êtes pas en position de force.

Laissez-moi le temps d'agir,

sans croire ni information, ni télégramme,

ni rumeur. J'ai besoin de temps.

Ne signez aucun accord avec Giraud.

Si vous validez mon plan, faites passer une phrase à la BBC.

"Le valet de carreau est sur la table." -Je ne peux pas vous perdre.

-Et sinon,

faites passer : "L'as de pique est dans ma main."

Léger soupir

Tintement d'une cloche Rex ouvre la porte.

Il ferme la porte. Tintement d'une cloche

-Feu !

-Feu !

-Ils déboulent partout !

-Mon Général !

Musique dramatique

-Leclerc ne s'est pas replié.

Il a seulement évacué ses blessés.

Il est perdu, mon Général.

-"Dans quelques heures, nous vous offrirons la victoire."

On n'en fait plus des comme lui.

Nos avions ont fini leur mission à l'Est ?

-Pas encore, mon Général.

Non, mon Général !

On tousse.

-C'est mort, mon Général.

Respiration forte

-Avec moi !

Musique épique

Pour l'honneur.

Jusqu'au bout.

-Il est fou ! -Allez.

-Les Anglais...

Cris

-Ils arrivent ! -Mon Général !

-On a gagné !

Propos inaudibles

-Regarde, il les pourchasse !

Filons-lui un coup de main !

Cris

Léger brouhaha

-Mon Général ? -Laissez-moi seul, Passy.

Il soupire.

-Mon Général, Leclerc est vivant !

-Bravo, mon Général.

-Leclerc a tenu tête à une division de Panzer.

-Avec quels chars ?

-Aucun char, mon Général. -Seul avec ses hommes.

-3 mitraillettes et quelques fusils. -Incroyable.

-Churchill vous félicite.

-Vive la France Libre ! -Vive la France Libre !

Vive la France Libre ! -Vive la France Libre !

Rires de joie Applaudissements et acclamations

-À la France Libre !

Bouchon de champagne

Musique oppressante

LE GUERRIER GAULLISTE POURCHASSE LES ALLEMANDS

ROOSEVELT ASSEMBLE UNE COALITION MILITAIRE SANS PRÉCÉDENT

Acclamations

-Leclerc ! Leclerc !

Leclerc ! Leclerc ! Leclerc ! Leclerc ! Leclerc !

Leclerc !

Leclerc ! Leclerc ! -De Gaulle !

-Leclerc ! Leclerc ! Leclerc ! Leclerc !

-Criez : "Vive de Gaulle !"

-Leclerc ! -Vive de Gaulle !

-Vive de Gaulle ! -Leclerc ! Leclerc !

De Gaulle ! De Gaulle ! De Gaulle ! De Gaulle !

-Pour la BBC.

Message personnel.

-Les éloges affluent de toutes les capitales alliées.

Un journaliste, qui a obtenu une interview du Général Leclerc

sur le champ de bataille, le cite :

"Nous sommes invaincus, nous, les Français Libres.

"Les Boches ne nous ont jamais battus.

"Nous ne reculons pas. Nous ne nous soumettons pas.

"Nos enfants n'auront rien à nous reprocher à notre retour."

Veuillez écouter à présent quelques messages personnels.

"Le valet de carreau est sur la table."

Je répète.

"Le valet de carreau est sur la table."

"Le soleil se lève tous les jours."

Je dis, deux fois :

"Le soleil se lève tous les jours."

Fin des messages personnels.

Respiration forte

On ouvre puis ferme une porte.

-Dans la boîte de La Fontaine.

Les Résistants n'ont pas dû vous faire de cadeaux.

-Ils veulent plus d'argent.

Pour les armes, pour tout.

Et ils ont raison.

-Le Général fait tout ce qu'il peut.

-J'en ai raté une.

Quelque chose sous une table.

-"Sur" la table ?

Le valet de carreau ?

Livia ?

-Je sais pas, patron.

-Allons-y.

Musique rythmée

Nous allons intégrer les parlementaires.

-Vous êtes soit fou, soit imbécile.

-Nous étions d'accord, Rex.

Vous détruisez la Résistance car vous ne la contrôlez pas.

-Non seulement nous n'accepterons jamais,

mais nous dirons à de Gaulle que c'est nous ou vous.

La coupe est pleine ! -Nous en avons besoin.

-Mais oui.

-Le Général a besoin de cette légitimité.

-Et vous les avez, les parlementaires ?

-J'y travaille.

-Ah oui ?

Avec lesquels ?

-Avec tous ceux qui refusent Vichy.

-Même les communistes ?

-J'y travaille. -Ah...

Bon courage.

-M. le député... -Vous demandez ma caution

tout en m'expliquant que mon parti ne compte pas.

-Je ne demande pas votre caution, je demande votre appui.

-Moi, je serai avec vous. Je vous fais confiance.

-L'urgence est d'aller s'installer à Alger.

-Catroux a obtenu les concessions pour pouvoir signer.

-Votre avion vous attend.

Vous serez sur le sol français dès ce soir.

-Page 3.

-Mon Général ?

On n'obtiendra rien de plus de Gir...

-Page 3 ?

-Patience.

Patience, Blaise.

-Je n'abandonnerai pas la présidence

et n'accorderai pas la démission de Peyrouton.

Pour le reste, on peut discuter.

-Nouvelle proposition du Général Giraud.

Léger soupir

Il ferme la porte.

-Entendu.

-Peyrouton.

-Euh, mon Général...

-Ministre de la police sous Pétain, l'homme des basses œuvres.

-Une fois sur place... -Peyrouton.

-Si, si, ça lui va très bien, mais...

il faut retravailler sur la composition du comité.

Et les préambules.

-Je n'en peux plus d'être pris en étau entre un âne et un fou.

Je fais une ultime tentative. Ensuite, je te le dis, je démissionne.

-Faire confiance,

ça n'a aucun sens. -On joue l'avenir de notre pays.

-Ce que vous nous demandez est impossible.

Je ne vois pas

d'issue positive.

-On se reverra, M. le député.

-Je doute que mon Parti communiste y soit favorable.

Ils ouvrent puis ferment la porte.

-J'y arriverai.

J'organiserai la création du Conseil de la Résistance à Paris.

Plus simple pour les parlementaires. -Vous aimez le risque.

Vous avez fixé notre rendez-vous à côté du siège de la milice.

Bips

-G...

"Réseau grillé."

Musique de tension

Sonnette de vélo -Attention !

-Attendez trois minutes.

Sonnette

Aboiements

-Tais-toi !

-Galibier et Suzette ont été arrêtés. J’ai été prévenue à temps.

-Vous êtes brûlé. -Il faut aller très vite.

Que les agents annulent

leurs rendez-vous. Changez les boîtes aux lettres

et les papiers d'identité.

Alertez Londres et dites à Mercure de disparaître.

Rendez-vous dans deux heures.

Pas de changement de plan, on continue.

Livia, si vous êtes prise,

essayez de tenir 48 heures sans parler.

Si je suis pris, vous vous mettrez au service de M. Bidault.

Joyeux anniversaire.

Venez.

-Je n'ai plus rien à ajouter.

Cet accord est à prendre ou à laisser.

-Mes respects, messieurs.

Accent américain Florence Conrad.

J'ai acheté 19 ambulances neuves.

J'ai recruté 14 Françaises à New York City,

formées aux premiers secours et sachant conduire.

Nous voulons nous battre.

-Très bien.

Très bien. Mon Général, voulez-vous...

-Nous voulons Leclerc.

-Attendez, vous connaissez leurs conditions de vie ?

Pas de sanitaires, des centaines de kilomètres par jour

avec des chiens, des poules, des fennecs...

-Nous avons une admiration certaine

pour le Général Leclerc.

-Bien. J'en parlerai avec lui quand il fera une pause entre deux raids.

Mesdames.

Pas qui s'éloignent

Elles ouvrent la porte.

-Les ambulances sont arrivées, y a des femmes avec.

Elles veulent rester. -Voyez avec elles.

-C'est une blague, n'est-ce pas ?

-Y a le Général Giraud.

-Mon Général.

-La dernière fois, vous étiez le jeune capitaine de Hauteclocque.

Depuis, vous vous êtes fait un nom.

-C'est vous qui m'avez formé aux armes.

-Ça n'explique pas vos succès. -Non.

C'est l'absence de téléphone et l'éloignement de hiérarchie supérieure.

Petit rire

-Je suis d'abord venu pour vous remercier.

Lorsque j'ai été fait prisonnier en Allemagne,

ma femme et mes enfants étaient en danger,

sans aide et sans ressources dans la France occupée.

Jusqu'à ce qu'une famille les héberge.

La vôtre.

Votre femme les a accueillis.

Elle va bien.

Elle a entendu parler d'un certain Leclerc,

sans savoir qui c'était.

Philippe,

aujourd'hui, je suis en charge de cette immense bataille pour la France.

Cette guerre dépasse nos petites personnes, nos petites convictions.

Je laisserai à Gaulle une place de premier plan à mes côtés.

Alors cessons la politique et unissons nos forces.

-Pas tant que vous serez entouré de criminels.

-Que dites-vous ?

-Peyrouton.

Il a le soutien du commandant suprême, Roosevelt.

-Vous savez ce que vous pouvez lui dire ? -Philippe !

-Les lèche-culs d'Hitler finiront dans les poubelles de l'Histoire.

Attention de ne pas les y rejoindre.

-Arrêtez, ou vous répondrez de vos propos devant une cour.

-Française ou américaine ?

Musique intrigante

Pff... Me faire citer Trotski, en plus...

-No pasarán ! Propos en espagnol

-Garde à vous ! -No pasarán !

-Mort aux cons !

-C'est quoi, ce bordel ? -On les renvoie.

C'est des anarchistes.

-Non.

Dronne, vous allez très bien me les gérer.

-Et ça ?

-Laissez faire.

Y aura jamais assez de munitions. Propos en espagnol

-Garde à vous ! -Viva!

-On monte les genoux ! -Allez !

-Allez, on y va.

Brouhaha

-Non, ça ne me va pas. On frappe.

Entrez !

On ferme la porte.

Insuffisant. Rappelez-moi dans 20 min.

-Pas question que mes hommes et moi défilions à Tunis avec Giraud.

-Vous avez aidé à cette victoire, vous devez défiler !

-Alors peut-on défiler avec vos hommes ?

-Vous haïssez Giraud à ce point ?

-Je l'aime beaucoup, hélas.

Il soupire.

-Il semblerait

qu'être français aujourd'hui

soit une chose compliquée.

-Non, Catroux.

-Nous devrons nous reparler.

-Au revoir, Catroux.

Ah ! -Mon Général.

-Ravi de vous voir en France, Monnet.

Vous connaissez Marcel Peyrouton ?

-Enchanté.

-Que me vaut le plaisir ?

Vous trouvez le temps long à Washington ? -Mon Général,

c'est le président Roosevelt lui-même qui m'envoie.

Pour sortir définitivement du paysage notre ami de Londres...

-Oh, Gaulle ? Mais c'est fini.

Il s'est sorti tout seul du paysage.

À part Catroux resté ici pour négocier

je ne sais quel accord fantoche avec nous,

plus personne ne le soutient.

-À part l'opinion publique.

-Oui...

-Tenez, regardez. -Mmh ?

Ça. DE GAULLE SOUTENU EN AMÉRIQUE

MESURES DE GIRAUD : UN COUP DUR POUR LES JUIFS

Et puis ça.

-Oui.

-Par exemple. -On ne va pas recommencer

à se laisser dicter la vie par l'opinion, se relancer

dans les atermoiements qui ont fait si mal à la France.

-Si vous voulez conserver le soutien de Roosevelt,

il faudra lui épargner ce genre de choses.

-Monsieur Monnet, les journaux américains

sont tenus par les Juifs.

À eux d'y remédier.

-Moi, je suis un soldat, je ne fais pas de politique.

-Il n'y a rien qui doit vous inquiéter.

Montrez que vous incarnez les valeurs françaises...

et américaines.

-C'est le discours que Giraud a fait à Alger.

Vous devriez le lire.

-En hommage à Pétain ? -Non, mais un gros succès.

Un programme démocratique, compatible avec les Américains.

Monnet a bien fait les choses. -Ah.

Et dans son discours,

Giraud rend-il la nationalité française aux Juifs d'Alger ?

-Non. Mais mon Général,

il s'installe davantage au pouvoir à Alger pendant que...

nous attendons que les Anglais nous coupent les vivres.

À propos, Churchill vient de partir à Washington.

Musique oppressante

Et au cas où vous confondriez avec la cheminée,

l'autre dossier contient un message

des trois principaux réseaux de résistance.

Ils demandent la mise à pied de Rex.

-Patience.

ACTION DU JOUR Devons rompre avec de Gaulle. Churchill.

En anglais -Messieurs, de Gaulle

nous mène en bateau.

Il devait aller à Alger pour faire la paix avec Giraud.

Au lieu de ça, il sème la zizanie à Londres,

refusant tout accord possible.

Il soupire.

Jusqu'à quand allons-nous tolérer ça ?

-C'est écrit là : rompons avec de Gaulle.

-Votons.

-Merci.

Je sais que c'est écrit,

mais nous devons y penser à deux fois.

Propos en anglais

-Vous avez lu le rapport de Montgomery ?

Leclerc a refusé de défiler avec les troupes de Giraud à Tunis.

Rompre avec de Gaulle, c'est perdre Leclerc.

-Ce serait absurde !

-Si on ne rompt pas, forçons-le à aller à Alger.

Maintenant !

-Mais comment ?

Voix entremêlées

-Écoutez-moi.

J'ai une idée.

Léger brouhaha

-Prenez d'abord connaissance... -Mon Général,

la BBC vient d'annoncer votre départ pour Alger.

-Quoi ?

Chuchotements

-Bien joué. Si vous n'y allez pas, vous paraîtrez faible.

-Si je vais à Alger, c'est pour dire à Giraud en face

qu'il n'y aura jamais aucun accord entre lui et moi.

-Mon Général, prenez d'abord connaissance de ce que propose le Général Catroux.

-Ici Londres.

Propos inaudibles

-C'est dramatique.

Tout est foutu, il va dans le mur.

-C'est tout ce que j'ai.

Tintement

-Codez-moi ça et faites-le partir en immédiat.

-"Conseil national de la Résistance constitué."

Mais... c'est faux !

-La République vaut bien un faux, Livia.

-"Tous réseaux et partis demandent installation rapide.

"Gouvernement provisoire à Alger sous présidence de Gaulle."

Patron... -Organisez une réunion avec tout le monde.

-Même les communistes ?

Et si vous ne réussissez pas ?

Vous faites prendre un immense risque au Général.

Et à la Résistance.

-Giraud a toujours la présidence.

Peyrouton est encore là.

Ne me dites surtout pas que c'était mieux y a un mois, c'est vrai.

Musique intrigante

-Parfait.

Je discuterai des détails à Alger.

Messieurs.

-Qu'est-ce qui se passe ?

Musique intrigante

-C'est parti.

-Messieurs,

voici un message du Général de Gaulle à notre attention.

"L'affreux bouleversement dans lequel le désastre,

"la trahison, l'usurpation

"ont plongé notre pays ne prendra pas fin

"par le seul fait que les forces allemandes auront été écrasées.

"La nation doit émerger de sa libération dans l'indépendance.

"C'est à vous de faire valoir les droits

"et les intérêts de la France."

-Je propose la motion suivante.

Répudiant la dictature de Vichy, ses hommes,

ses symboles et ses prolongements,

un Conseil national de la Résistance est créé

et constitué des membres ici présents.

Il entend qu'un gouvernement provisoire soit installé à Alger

et confié au Général de Gaulle, qui a été l'âme de la Résistance

aux jours les plus sombres

et qui n'a cessé de préparer la renaissance des libertés républicaines.

-C'est pas possible. Nous n'accepterons jamais.

-Il n'a aucune légitimité. Il veut le pouvoir.

-Pas un mot

sur ce Conseil de la Résistance, mon Général.

J'ai mes doutes. Je me renseigne.

-Si c'est un faux, cela abrégera ses souffrances.

-En effet.

-Peyrouton.

-Vous allez directement rencontrer le Général Eisenhower ?

Nous nous verrons à son Q.G. -Je vous demande pardon ?

C'est à Eisenhower de venir me voir, et non l'inverse.

Nous sommes en France.

Passons par le Monument aux Morts.

-Le Parti communiste

ne cautionne pas des chimères. Nous savons que les Alliés

ont confié le pouvoir à Giraud et pas à de Gaulle.

-Il me semble que c'est à nous d'exprimer notre volonté

sur le futur gouvernement français. -La volonté des parlementaires ?

Il y a peu, c'était de confier la France à Pétain.

-Vous refusez les parlementaires

et les partis politiques ?

Vous voulez faire de la Résistance un parti unique.

-Quel mandat du peuple vous targuez-vous ?

-La Résistance s'est dressée contre ces pratiques fascistes.

-Non, les fascistes sont arrivés ici.

Voix entremêlées

-Messieurs !

Chacun de nous est recherché par la Gestapo.

Il nous reste très peu de temps.

Léger soupir

Brouhaha

-Il faut privilégier l'intérêt de la France avant celui des partis.

Elle expire.

Musique épique

-"Nous sommes invaincus, nous, les Français Libres."

Brouhaha

Le téléphone sonne.

Musique intrigante

-Nous savons tous

ce que cela signifie.

C'est maintenant ou jamais.

Qui vote contre la motion proposée ?

Qui est pour ?

Ainsi en est-il décidé. Merci, messieurs.

Musique épique

Elle expire.

Brouhaha

-"Qu'il soit su de tous que nous sommes invaincus,

"nous, les Français Libres."

-Ce Comité... Conseil des résistants, c'en est où ?

-Il a été créé.

-Bon...

Oh !

Voilà la diva.

Il se racle la gorge.

-Bien.

Général, en tant que futur président, c'est à vous d'ouvrir

cette réunion pour la création d'un gouvernement provisoire :

le Comité français de libération nationale.

-Oui, oui. Alors, bien...

Quelqu'un a quelque chose à dire ? -Oui.

Moi.

Le peuple français

a exprimé sa volonté.

-Le peuple français ?

-Le Conseil national de la Résistance

regroupe tous les partis politiques,

ainsi que tous les mouvements de résistance.

Voici la motion qui a été adoptée.

À l'unanimité. -Merci, Pleven. Je l'ai lue.

Leur volonté, en effet, ne peut pas être ignorée.

-Ah.

-Dans ces conditions,

je propose une coprésidence de Gaulle-Giraud,

le Général Giraud restant à la tête des armées.

Votons à main levée.

Bien.

Le Gouvernement provisoire de la France est né.

-J'exige la mise à la retraite du gouverneur d'Alger.

-Vous n'exigez rien du tout. Peyrouton est un excellent gouverneur.

-Un collaborateur de la première heure ?

-Les voitures nous attendent. Nous en parlerons à la prochaine réunion.

-"J'exige..."

"J'exige..."

"Le Père la Victoire" (Louis Gaston)

-Il s'en est sorti.

Propos en anglais

Brouhaha

Prenez mon verre.

Surprise !

Messieurs,

ne voyez pas de mal à ma présence.

Vous connaissez l'amour

que je porte pour la France depuis mon enfance.

Elle vit des moments difficiles.

Je l'ai toujours soutenue

et je la soutiendrai toujours.

Je suis sûr que le Général Giraud

et le Général de Gaulle

sauront lui redonner un destin.

C'est un grand jour pour moi.

Alors,

je viens vous infliger

ma chanson préférée.

Rires

Quand je vois nos soldats

Marcher joyeux musique en tête

Ah, je dis, marquant le pas :

"Comme jadis, la France est belle"

Comme autrefois

-Soldats, je revois

Carnot décrétant la victoire

Marchez à la gloire

Mes chers enfants

Revenez triomphants

-Bravo ! Bravo. -Merci.

À la France victorieuse !

-Vive la France !

-Vive la France !

Brouhaha

-Quel chacal !

-Parfois, il faut un chacal pour diriger un pays.

En anglais -Président...

-C'est inadmissible, Ike !

Gérez le problème De Gaulle.

-Bien sûr.

Permettez-moi,

sauf votre respect, M. le Président, nous avons une guerre à mener.

-Ce n'est pas une suggestion, Général.

Je n'accepterai pas ce putsch.

Réglez-moi ça !

-Organisez une réunion avec les Généraux Giraud et de Gaulle...

Fracas et cris au loin

Musique oppressante

-Lâchez-moi !

Propos en allemand

Aïe, vous me faites mal ! -Lâchez-moi.

-Avance !

Musique de tension

Respiration forte

Coup de klaxon

Grésillement de la radio

Gémissements

Accent allemand -L'adresse.

Laquelle ?

En allemand -Parle !

Crissement des pneus

Cris en allemand au loin

-Qu'il soit su que nous sommes invaincus, nous, les Français Libres.

Grésillements et interférences

Bips

Bips

Grésillements

-Invaincus.

-Répétez ça, s'il vous plaît.

-Invaincus.

-"Invaincus" ?

Ça veut dire quoi ?

Grésillements

Elle halète.

Bips

Elle expire.

Respiration forte

Brouhaha

-Ah.

-Votre interprète.

-Pour lui.

-Mes Généraux,

comme vous savez,

nous préparons une énorme opération militaire.

Il faudra un ordre hiérarchique strict

et une parfaite répartition des tâches.

-Bien sûr.

Je pensais que c'était clair.

Le Général Giraud est le chef militaire des Français,

il doit diriger l'armée.

-Oui, oui.

Et aussi en charge des affaires politiques

en tant que coprésident.

-Une petite question :

en tant que chef militaire des Alliés,

êtes-vous aussi en charge de la politique américaine ?

-Mais je suis aussi garant

du gouvernement provisoire que Roosevelt a aidé à instaurer.

Où est le problème ? -J'ai lu votre discours.

Je croyais que vous étiez un républicain convaincu.

La séparation des pouvoirs civils et militaires est le b.a.-ba.

-Vous commandez une armée de mercenaires, métèques et communistes,

des généraux promus par un déserteur.

-Je n'ai jamais déserté. -Moi non plus.

Vos 15 000 mercenaires

et vos méthodes fascistes, nous nous en passerons.

-On me traite de fasciste

parce que je demande le respect des règles républicaines.

-Vous créez des problèmes là où il n'y en a aucun.

Je ne travaille pas avec ce fou.

-Je vais être très clair, Général de Gaulle,

on ne va rien changer à l'organisation actuelle.

Mon interlocuteur est Giraud,

lui seul,

et sur tous les sujets. Point final.

-Merci, Général.

-Comme tout...

grand chef de guerre,

vous suivez les instructions de votre Président.

Je le comprends et le respecte.

Je vous souhaite la victoire

dans les difficiles opérations à venir.

Général.

Brouhaha

Porte -Messieurs...

Bien. -Messieurs, il est temps de régler

le problème de la séparation des pouvoirs.

-N'avez-vous pas entendu le Général Eisenhower ?

-Je suis heureux que vous en parliez.

Pourriez-vous dire d'un mot, ici, ce qui vient de se passer ?

-Le Général Eisenhower nous a convoqués

et il a décidé que je conserverais les pouvoirs civils et militaires,

ce que Gaulle voulait contester.

-Vous venez de le dire, nous avons affaire

à un cas manifeste d'ingérence étrangère

à l'encontre de la souveraineté française.

Je propose d'étudier, séance tenante, la façon adéquate

de réaffirmer notre souveraineté.

-Ah oui, et serions-nous ici sans les Alliés ?

-Je propose un vote immédiat.

-Arrêtez votre numéro.

-Ce qui s'est produit constitue-t-il une ingérence de l'armée américaine

à l'encontre du gouvernement provisoire français ?

Musique intrigante

-Non, ça...

Bien, maintenant votons sur...

la question

qui nous occupe.

Dans la République française que nous refondons ici même,

une personne peut-elle cumuler le pouvoir civil et le pouvoir militaire ?

Dans ce cas, mon Général, je ne vois d'autre solution

que votre démission de ce comité.

Monnet, notifiez les trois décisions qui viennent d'être prises

par la France.

Prenez séance tenante les décrets nécessaires.

-Bien.

-Mon Général.

Rex...

-Où ?

-Au siège de la Gestapo.

On ne peut rien faire.

Musique dramatique

-Continuons.

On ouvre la porte.

-Livia !

On a reçu ton message à temps.

-Merci.

On ignore qui a trahi.

Mais vous étiez sur la liste.

Vous devez disparaître dans une autre ville.

Ça ira ?

-"Mon ami,

"La fin approche.

"Voici venir la récompense.

"Bientôt, ensemble, nous pourrons pleurer de joie.

"Charles de Gaulle."

-On ne se reverra pas.

Bonne chance.

Il soupire.

Brouhaha

-Parfait !

-Je dois m'en mêler ? -Vous devez lui parler.

-Je m'en charge.

-Faites-le avant midi.

Ah, McSherry !

Venez donc nous montrer.

-Oui, M. le Président.

Supprimez : "République française". Seulement le drapeau.

-Mettons : "France", à la place.

-Non.

Pas un pays,

plus maintenant.

Seulement le drapeau. Il tousse.

-M. le Président...

Propos en anglais

-Nos hommes sont prêts à administrer la France.

Chacun d'eux prendra un département.

-Parfait.

-Eisenhower dit compter sur les Français Libres,

dès le débarquement et après.

-Qu'il dise ce qu'il veut,

de Gaulle sera maintenu à l'écart du théâtre d'opérations.

Point suivant ?

Musique intrigante

Propos en anglais

Gouvernement Militaire des Territoires sous Tutelle

-"Nouvelle Wallonie" ?

-On croit rêver.

-Et pourtant...

-Nous devrions peut-être parler à Roosevelt.

-Non... Anthony.

Nous devons gagner cette guerre.

Nous crèverons ce furoncle en temps voulu.

-Informons au moins de Gaulle.

Discrètement, via ses services secrets.

Musique grave

Musique épique

-Mon Général,

je vous demande de créer au plus vite

une division blindée

qui regroupera les Forces Françaises Libres

dont vous disposez

et les effectifs des armées d'Afrique.

Vous en prendrez le commandement.

Dans la direction de mon bras.

Respiration forte

Roosevelt compte occuper la France,

l'amputer d'un tiers,

et transformer ce qui reste en condominium.

Peut-être même en gardant Pétain.

-Mon Général ? -Leclerc,

je sais ce que je dis.

Si nous ne nous imposons pas, il n'y aura pas de France.

Une seule bataille décidera de tout.

Et je vous la confie.

Ces instructions priment sur tout ordre, d'où qu'ils viennent.

Passées ou futures,

elles sont secrètes et irrévocables.

Philippe...

Ne prenez plus de risques absurdes.

Si vous tombez avant d'avoir réussi...

Je n'ai pas d'autre option.

Musique intrigante

Je vous confie la bataille suprême qui décidera de tout :

Paris.

Mes mains dans les vôtres. Charles de Gaulle.

Musique épique

Ainsi donc,

après trois années

d'indicibles épreuves,

le peuple français

reparaît.

Il a un Conseil de la Résistance

qui réunit tous ceux

qui luttent dans la clandestinité contre l'envahisseur.

Il a un gouvernement provisoire.

Acclamations et applaudissements

Il lui faut une grande armée.

Musique rythmée

C'est dans le désert

qu'est en train de ressurgir, en ce moment même,

la force qui nous a fait défaut

en 1940.

Rapide, moderne, entièrement conçue pour l'attaque.

La force qui rassemblera tous les Français

puisqu'elle naît de leur union.

-Bravo !

-Vous êtes affectés

à la 2e division blindée sous mon commandement.

C'est la première grande force dans laquelle

se trouvent réunis des Français qui, depuis trois ans, étaient séparés.

Et même ennemis.

Je vous demande de réfléchir

à l'importance de cette réunion.

-Dans le monde,

certains esprits, prétendument réalistes,

ont pu croire que pour les Français,

et pour les Français seulement,

l'effort de guerre était susceptible d'exister

en dehors de la morale.

-Notre pays est dans une situation

qu'il n'a jamais connue.

Il est devenu

une nation de second ordre.

Nos élites ont failli.

Quand demain, vous verrez un notable, vous pourrez vous demander

s'il a été un incapable avant 40

ou un lâche depuis.

Mais nous, nous ne pouvons pas nous payer le luxe de divisions internes.

-Les théoriciens ont pu

imaginer

que nos soldats, nos marins, nos aviateurs

différents en cela de tous les soldats, de tous les marins,

de tous les aviateurs de l'univers,

iraient au combat sans se soucier des raisons

pour lesquelles ils affronteraient la mort.

-À partir du moment

où vous aurez mis le pied sur la terre française

vous serez jetés dans la bataille,

sans transition.

-La France

est une captive torturée

qui, sous les coups,

dans son cachot,

a mesuré une fois pour toutes

les causes de ses malheurs

et l'infamie de ses tyrans.

-Pas le temps de vous familiariser avec le terrain et l'adversaire.

Vous aurez à prendre des initiatives

rapides. -Sans prétendre

au don de prophétie,

nous n'avons qu'à entendre

battre nos cœurs,

pour exprimer ceci :

-Dans l'existence,

on ne réussit que si l'on est obsédé par une idée.

Acclamations

Brouhaha

-On repointe l'inventaire et on charge les caisses.

-Je croyais les divisions blindées interdites aux nègres.

-Vous avez un problème ? -Capitaine, Capitaine...

Capitaine, c'est pas la peine.

-Laissez tomber.

-À cause d'eux, on a perdu nos 4 000 tirailleurs sénégalais.

-Les trois quarts de la division.

-Pensez aux hommes au lieu de penser à la division.

Ils se sont battus comme des lions

et ont été renvoyés comme des vaincus.

-Les Américains, ils ont des règles pour tout.

-Un jour, ils feront la morale au monde entier.

-Ils sont quand même impressionnants.

-Par là.

-Mon capitaine !

-Ariane ? -On est complètement perdus.

-Nous aussi.

Sur la hauteur.

-On a pas la moindre idée de ce qu'on est censé faire.

-Ni quand. -Ni où on est censé le faire.

-On sait même pas où est Leclerc.

Moteur d'avion à l'approche

-Ils ont construit ça en combien de temps ?

-On est pas prêts de le trouver.

-Regardez, leur Général.

-Mon Général, M. Churchill en ligne.

-Entre vous et moi, avons-nous besoin de De Gaulle ?

-Combien de pertes est-on prêts à accepter ?

C'est ça, la question.

-Soyez précis.

-Plus les Résistants se déploient,

moins on perdra d'hommes.

Chaque acte de sabotage,

chaque intervention de l'Armée secrète

sur la logistique allemande nous soulagera.

Et on en a vraiment besoin.

Les hommes de De Gaulle pourraient faire toute la différence.

Et moi, j'ai confiance en lui.

-L'avez-vous dit à Roosevelt ? -Plus d'une fois.

Je n'ai même pas le droit de parler à de Gaulle.

-Comment dira-t-on aux Anglais que leurs enfants

sont morts parce qu'on n'a pas parlé à de Gaulle ?

-Je sais, Anthony !

Peut-on éviter de démanteler sa division blindée ?

-La division Leclerc n'est pas aux normes,

il lui manque 253 véhicules.

-Oui, j'ai lu le dossier.

Mais...

pourriez-vous intervenir ?

-Votre ligne est-elle sécurisée ?

-Oui.

-Eh bien...

je pourrais peut-être trouver d'autres véhicules.

Et dire à mes hommes de fermer les yeux.

Ça aiderait pour de Gaulle ? -Oui.

-Entendu.

-Si on veut que nos enfants pensent

qu'on a agi en adultes la veille de ce moment historique,

il faut faire venir de Gaulle d'urgence.

On ne peut pas débarquer en France dans son dos !

-C'est quoi ?

-Le message d'Eisenhower en cas de succès, et ça...

c'est pour l'inverse.

-Où est M. Météo ?

Pardon.

-Quitte à frôler l'enfer autant être brave et digne.

-Cet idiot a dit que l'orage cesserait, je veux qu'il le redise.

Il interpelle Churchill.

De Gaulle !

-Le préfet est le chef de la police, de la gendarmerie,

des pompiers et de l'école.

Ils répètent tous. -Le préfet est le chef de la police,

de la gendarmerie, des pompiers et de l'école.

-Très bien, les gars.

Je vous présente M. McSherry, notre responsable.

Allez-y, présentez-vous.

Qui commence ?

-Comment tu t'appelles ?

-John Boivin. Lansing, Michigan, 39 ans.

Affecté à Limoges.

-Bill Abella, de Tucson, Arizona.

Marié, trois enfants.

Je suis vigneron, j'ai hâte d'être à Bordeaux !

Rires

-Parfait.

Continuez.

-On reprend.

Le gouvernement de Vichy...

-Mon Général.

-Ça, sur les dépenses militaires à venir.

-Ah !

Général.

Léger brouhaha

-Monsieur le Premier ministre.

-Merci d'être venu.

Merci, messieurs.

Je prends sur moi

de vous informer que nous allons

lancer un débarquement en Normandie

dans les prochaines heures, si le temps permet cela.

-Je vous remercie de m'avoir convié.

-Quelques heures après

que l'opération soit lancée,

Eisenhower fera une allocution radiodiffusée.

Il est essentiel

de montrer notre unité

pour répandre la peur chez l'ennemi.

J'espère que vous consentirez

à parler après lui.

-De quel droit Eisenhower donnerait-il des ordres

à la population française ?

De quel droit

prendrait-il des décisions qui incombent

au Gouvernement provisoire français ?

Vous croyez que j'ignore que les Américains s'apprêtent à débarquer

munis d'une monnaie fabriquée aux États-Unis ?

-Je crois

que vous devriez aller voir Roosevelt à Washington.

-Pour quoi faire ?

Je lui ai demandé dix fois d'aller le voir.

Il n'a jamais jugé bon de me répondre. -Mon Général,

la bataille va être longue.

Vous pouvez encore le convaincre.

-Le convaincre de quoi, monsieur Eden ?

-Le président... -Monsieur,

si vous ne soutenez pas publiquement les soldats alliés

qui viennent libérer votre pays,

nous prendrons cela pour une insulte, moi et tout le Parti travailliste.

-Une insulte ?

J'ai vécu prisonnier à Londres.

J'ai dû faire face à une opposition systématique à Alger.

J'ai envoyé des propositions

auxquelles ni vous ni Roosevelt n'avez répondu.

Et voilà que le Parti travailliste se sentirait insulté par moi.

Je n'avaliserai pas les déclarations d'Eisenhower en parlant

après lui.

Allez, faites la guerre avec votre fausse monnaie.

-Général de Gaulle, sachez-le

une fois pour toutes :

chaque fois qu'il nous faudra choisir entre vous et Roosevelt,

nous choisirons Roosevelt.

Entre l'Europe et l'Amérique, nous choisirons l'Amérique.

Musique grave

-J'en prends bonne note, Monsieur le Premier ministre.

-Pas question qu'il aille en France.

Enchaînez-le.

Musique dramatique

Moteurs d'avion

Tic-tac d'horloge

Musique majestueuse

-Un jour crucial dans l'histoire mondiale,

celui que les êtres libres espéraient.

C'est le jour J.

Ces images de France

dévoilent la victoire des Alliés.

Un assaut mené

par les soldats américains du Général Eisenhower.

Les opérations ont été planifiées avec soin

pour repousser un ennemi résolu.

Ici, le Premier ministre Churchill met pied à terre.

Il a suivi les opérations avec une fierté légitime.

Il y a 4 ans, les Britanniques, vaincus lors de la Bataille de France,

étaient évacués.

Là, ils reviennent,

acclamés en héros.

D'aucuns se demandent :

où est le Général de Gaulle ?

-Mon Général,

la Maison-Blanche annonce votre venue immédiate à Washington.

-Avez-vous reçu une invitation ?

-Non. -Alors ?

-Vous pourriez demander la reconnaissance du Gouvernement.

-Je n'irai pas faire acte de candidature auprès de Roosevelt.

On soupire.

-Mais si Eisenhower avait la permission de nous parler,

cela faciliterait les opérations pour les Résistants,

pour Leclerc et pour les forces alliées.

-Eisenhower veut pouvoir établir le contact avec vous.

-J'ai une idée.

Brouhaha

-Bienvenue à Washington, Général.

-Reculez !

Ne restez pas là !

En anglais -Mon pays a fait une erreur,

Général.

Nous pensions pouvoir nous isoler du chaos du monde.

Il est clair à présent que nous devons le régenter.

-Ce chaos comprend quelque 150 pays.

-Certains doivent prendre leur part : la Grande-Bretagne, l'URSS.

Les autres bénéficieront de notre protection.

Nous établirons des bases militaires permanentes dans le monde,

y compris en France.

À ce propos, vous avez sans doute des requêtes à me faire.

-Pas que je sache, M. le Président.

Léger rire

-Je crois que nous n'avons toujours pas reconnu votre...

Comité.

Est-ce le CFLN ? J'ai du mal avec les sigles.

Il s'appelle maintenant "le gouvernement français",

qui d'ailleurs vous offre un petit présent.

Symbole de la résilience française,

il a été réalisé en 1942

tandis qu'on attendait les pièces pour réparer le vrai sous-marin.

-Ça alors !

Merci beaucoup.

Et...

Harry ? -Voici, monsieur.

-Pour vous.

-Merci, Monsieur le Président.

Musique intrigante Il rit.

-Yeah...

-On a 3 semaines de retard.

Le Président nous veut en Allemagne,

il doute de la stratégie de Paris.

Mais en fait...

-Les Allemands contrôlent toutes les positions-clés à Paris.

Ils se préparent à tenir bon.

Ce serait très long, au prix de nombreuses pertes,

de reprendre la ville.

ROOSEVELT RECONNAÎT DE GAULLE

Mon Général ?

-Mmh.

-Le Général Eisenhower a demandé à vous voir à votre arrivée.

-Les Alliés vont pas tarder !

S'ils arrivent pas, on sera pas assez nombreux.

Brouhaha

-À Port-Royal, les Allemands sont arrivés

avant qu'ils aient eu le temps de finir.

Tirs et cris

-On rentre, les enfants. -Pourquoi ?

-C'est dangereux, allez ! Viens.

-Bienvenue en France, mon Général.

Insurrection à Paris. Ils ont érigé des barricades.

-Qui leur a donné l'ordre ? -Personne.

Action spontanée.

-Faut arriver avant que les Allemands les massacrent.

-Allez, allez, allez !

La Monnaie de Paris, avec nous !

-En position !

Musique de tension

Brouhaha

-On se dépêche.

Déchargez les sacs, bloquez l'entrée principale.

Messieurs,

le Conseil nous ordonne de reprendre le contrôle de la Monnaie,

au nom de notre souveraineté.

-On a besoin de vous.

C'est la Monnaie de la France.

Merci.

Explosion au loin

Tirs au loin

Tirs et explosions au loin

Elle siffle.

Tirs et explosions

Explosion

-C'est bon, y en a plus pour longtemps.

On se prépare pour la suite.

Dronne, Porte d'Italie. -Reçu.

-Strauss, contournez par le nord et entrez par Asnières.

-Oui. -Je prendrai la porte d'Orléans.

-Mon Général,

la logistique a subi une attaque.

Trois camions de carburant ont été brûlés.

-Passez-moi le commandant allié !

Discussions en anglais

-Cherbourg : 6.

Quelqu'un compte en anglais.

Angoulême : 4. Quelqu'un compte en anglais.

Lisieux : 8.

Quelqu'un compte en anglais.

-8 000 francs, mon Général.

-Vous allez où ?

-Ça chauffe à l'hôtel de Ville, je pars en renfort.

Allez, allez !

-Merde.

-Oh merde, merde, merde.

Propos en allemand

Allez, on se dépêche.

Paul, accélère.

Plus vite !

-Mon Général.

-Ici, Général Gerow, j'écoute.

-Ici, le Général Leclerc.

Reprenons notre avancée vers Paris. Besoin urgent de carburant.

-Négatif, Général. La 3e armée ira vers le nord.

Vous irez en reconnaissance avec la 1re

et serez sous ses ordres.

-Mais le plan est d'aller à Paris !

-Je répète :

le plan a changé.

Général Leclerc...

Vous me recevez ?

Général Leclerc...

-Je vous en prie.

-Général de Gaulle.

-Général.

-Général Eisenhower,

une insurrection a lieu à Paris en ce moment même.

-Paris est trop dangereux, je ne m'y risque pas.

-Envoyons la division Leclerc seule alors.

-Il faut plus d'une division pour prendre Paris. Impossible.

-Si nous n'intervenons pas, ce sera un bain de sang.

Nous ne nous le pardonnerons jamais.

-Je suis désolé, Général.

J'ai des ordres.

Ils font chauffer les moteurs.

-Économisez votre carburant.

Ou donnez-le aux autres !

-Mon Général, moi et mes Espagnols, on en a assez

pour aller sur Paris.

Quel est le premier devoir de la Force L ?

Musique épique

-Dronne, prenez tous vos hommes.

Passez par où vous voulez. Foncez !

-On y va !

Exclamations en espagnol

Cris

-Dites aux Parisiens de tenir ! On sera là demain.

Respiration forte

-Mon Général,

Leclerc a envoyé une compagnie à Paris.

Il a passé outre nos instructions.

-C'est inadmissible !

-J'entends redéployer sa division

et lui retirer son commandement.

-Il ne fait que son devoir envers son pays, Général.

-Mon Général...

Musique intrigante

-C'est un ordre direct à Leclerc.

Et donnez à toute sa division

le nécessaire pour atteindre Paris.

-À vos ordres.

Musique épique

Musique de tension

-Paul !

Respiration forte

Gémissement

Respiration forte

Gémissements

-Ça va ? -Non !

Il se vide de son sang. Faut le sortir d'ici !

-Essaie de nous couvrir ! On te rejoint.

-Tiens ! Il reste quasiment rien.

Gémissement

Respiration forte

Musique dramatique

Elle crie.

Respiration forte

-Rendez-vous !

-Qu'il soit su que nous sommes invaincus, nous, les Français Libres.

Nous ne nous soumettons pas, nous ne nous reculons pas.

Nos enfants n'auront rien à nous reprocher.

Tintement de cloche Propos en allemand

-Voilà les renforts, faites de la place !

-Ils sont au bout de la rue !

-Les Allemands sont droit devant, à 300 mètres !

-Une section là-bas, à 300 mètres. Soyez prêts.

-Sur mes cahiers d'écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable, sur la neige

J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues

Sur toutes les pages blanches

Pierre ou sang

Papier ou cendre

J'écris ton nom

Sur les images dorées

Sur les armes des guerriers

Sur la couronne des rois

J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert

Sur les nids, sur les genêts

Sur l'écho de mon enfance

J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits

Sur mes phares écroulés

Sur les murs de mon ennui

J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir

Sur la solitude nue

Sur les marches de la mort

J'écris ton nom

Sur la santé revenue

Sur le risque disparu

Sur l'espoir sans souvenir

J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot

Je recommence ma vie

Je suis né pour te connaître

Pour te nommer

Liberté

Musique majestueuse

Acclamations

Exclamation en espagnol

-Bravo! On s'est battus, nous aussi !

Propos en anglais

Quelqu'un compte en anglais.

-Hé, mon Général !

-Continuez. Ça fera des allume-feu pour cet hiver.

Brouhaha

Acclamations

-Général,

c'est l'heure de proclamer la restauration de la République.

-La France

n'a jamais cessé de se battre.

La République n'a jamais cessé d'exister.

Musique douce

Tintement d'une horloge

-Monsieur le Président.

-Monsieur le Premier ministre.

-On a fait du chemin

depuis que je vous ai reçu

seul,

dans mon bureau.

-Ce jour-là, vous avez décidé seul du destin de la France.

-Ma foi, vous êtes

un meilleur hôte

qu'invité.

-Monsieur le Premier ministre,

aujourd'hui,

je vous propose une alliance.

À l'est et à l'ouest.

Deux grandes puissances

vont gouverner le monde,

mais nos deux nations peuvent

garantir leur indépendance ensemble

si leur amitié passe par-dessus tout.

-Monsieur le Président...

Euh...

Dans la politique comme dans ma stratégie,

je préfère convaincre les plus forts

plutôt que me mettre en travers de leur route.

Je me force d'être présent dans toutes les affaires du monde.

Je ne consens à rien pour rien.

Et je touche toujours quelques dividendes pour mon pays.

Musique dramatique

Ainsi va le monde.

-Je vois.

Continuons.

Il soupire.

-Quand je vois nos soldats

Passer joyeux musique en tête

Ah, je dis, marquant le pas :

"Comme jadis, la France est belle"

Comme autrefois

Soldats, je revois

-Pour vous. -Carnot fêtant la victoire

Marchez à la gloire

Mes chers enfants

Revenez triomphants

Musique épique

La musique épique devient moderne.

Musique dramatique

Musique majestueuse

Musique grave

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.