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Original subtitles

Attends, j'ai besoin de comprendre.

Tu peux m'expliquer ? La baraque crame ? Comme ça ?

Viens ici ! Viens ici dans ma gueule ! Tu vas t'arrêter mon gars !

Simeo, pour la dernière fois, c'est qui qui t'a balancé ces saloperies ? Papa, s

'il te plaît, on s'en fiche.

C'est pas grave.

Si, c'est grave.

Tu peux pas te faire insulter juste parce que t'es roux.

Ouais.

C'est le fils d'Asylva ?

Je vais prendre rendez-vous avec la CPE lundi, comme les gens normaux. Non, non,

non.

Ça, ça se règle entre papas d'école.

Mes frères ! Tiens, regarde.

Oh ! La sylva ! Quoi ? Ton père va le plier en deux. Il insulte le mien parce

qu'il est roux ? C'est ça ?

En conséquence, la Cour condamne la société Pharma Phytoxygène à payer la

somme de 25 000 euros à titre des dommages et intérêts pour exécution

déloyale du contrat de travail et rupture d'égalité de traitement.

L'audience est levée.

Ce dossier, je le connaissais les yeux bandés. Ma plidoirie, elle était là.

Rien contre toi, chérie.

Elle ne peut pas m'encadrer, cette juge. Elle ne supporte pas les hommes.

Tu ne partirais pas en vacances avec elle, je te le dis. Attends, je suis

mytho, moi.

J'aurais pissé dans un violon si elle lui aurait fait le même effet, madame la

juge.

Connasse, va.

Ça suffit maintenant, Maxime.

C'est toi qui as refusé la conciliation à l'amiable.

Donc, il y a un gagnant et un perdant.

Tu es au courant, je crois.

Ah non ? Oui.

Tu peux valider que Mme Corénie, SVT, elle est pas là demain ? Avec le stress

là, évidemment.

Évidemment que je prends cher.

De toute façon, je vais plus vous faire chier, bien entendu.

Le jour où mon cœur va péter, faudra pas venir chouiner.

Y'aura plus de papa, y'aura plus de Maxime, y'aura terminé bonsoir.

Salsa !

Je t'ai dans la peau, Colmar ! Merci !

Oh, tu salues, tu te casses. Merci

! Colmar et Caliente, ce soir !

Souvent, quand je vous croise dans la rue, vous me dites « Babylou, on vit une

époque un peu tristoune.

Merci pour la chaleur que tu mets dans nos vies.

Et si ce soir, justement, je vous donnais un petit rap de chaleur ?

»

Vous me la réclamez souvent sur mes

réseaux. Il s'agit bien sûr de Loco Loka.

Ce soir, je vais la chanter a cappella avec quelqu'un pris au hasard.

Non.

C'est lui, c'est lui. Non.

Lève le bras pour moi, lève le bras pour moi Et même au plus loin de la fiesta

Je serai toujours là pour toi Soy loco loca Dans ma guitare y'a

des mots bleus Soy loco loca Un ailier rouge dans tes cheveux Soy loco loca

Et de l'amour pour qui le veut

C'est pas le rite, mais bon, comme je partage ma loge avec les autres

machines. T'inquiète.

La dernière fois, c'était pas mieux.

La fête du Minster à Roshim. Tu te souviens ? Ouais, c'était fou.

Il y avait 2000 personnes en sueur.

C'est comme quoi, tu vois, quand c'est gratuit, les gens se déplacent.

C'est une merde, Hervé ! Tu peux pas chanter de morceaux, jamais ! C'est sur

ton contrat.

T'as captivé encore ! Ah ouais ? Et Mambo Mamba ? Et Chica Latina ?

Desperado, la version live ? Elles sentent la merde, fils de chien !

Non mais je vais t'attraper par le cou ! J'arrive Michel ! Je suis en dédicace !

Espèce de racleur de chiotte ! Le

vent

dans mes cheveux blancs Le soleil à l'horizon Quelques

mots d'une chanson Que c'est beau C'est beau la vie

Un oiseau qui fait la roue, sur un arbre déjà roux, et

son cri par-dessus tout, que c'est beau, c'est beau la vie,

tout ce qui tremble et palpite.

Puis des retraits, des retraits, des retraits, des retraits, beaucoup de

retraits.

Oui, un petit peu. Beaucoup de retraits.

Beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et le 5 février, 130 euros au

Blu-ray Club à Périgueux.

Non.

Le quoi ? Blu-ray ? Blu-ray Club.

J'épelle, hein. B-L-U-E. Bon, ça, OK. Plus loin, Ray, pour ceux qui n'ont pas

compris. R-A-I-E.

Ouais, mais... Le site est trompeur parce que ça ressemble plus à un petit

PMU. On a juste bu des couilles avec les copains de la tournée. Oui, bien sûr.

Avec un donjon.

Ne me prends pas pour une conne, Hervé.

Tu sais ce qu'ils me disent, tous mes collègues ? « Julie, ton mec, c'est un

pervers narcissique. » Ouais, alors ça, c'est les mots à la mode, ça. « Un

feignasse. Une poubelle.

Ça fait quatre mois que vous êtes ensemble, il squatte chez toi, il paye

pas un caddie, pas une goutte de loyer, et pourtant, il est toujours à moins

4000. » Alors, on fait quoi ? On coupe la CB ? On fiche Banque de France

?

Mais c'est quoi cette beauté de l'espace ? Oh oui, oui, oui, mais alors ? Mais,

mais alors ? Mais, mais... Mais, du coup ? Et bien alors ? Comment

il s'appelle ce petit cœur de beurre avec ses petites cuisses toutes potelées

? Ah, j'ai faim ! Je fais le jeûne intermittent, là, j'ai rien mangé ce

matin !

Elle bouffe des raisins secs parce que, soi-disant, c'est tip-top pour la

fertilité. C'est sans fin, son truc. Ça va, j'ai le droit de pas vouloir d'un

mini-moi qui ira à l'école en masque à gaz à cause des virus.

Qui aura des pensées suicidaires à cause des réseaux sociaux.

Oh ! Mais arrête, arrête, papa, elle est qu'à mon dos, là ! Elle est dehors,

Hugo, tu le sais très bien ! Hervé, dis-lui. Elle est... Je sais pas, j'ai

pas vu.

Je déteste la mauvaise foi, Hugo, hein ! Tu sais, les mauvais perdants, ça fait

les mauvais gagnants ! Et arrête de faire le malin avec ta tignasse, s'il te

plaît !

À ton âge, j'en avais beaucoup plus que toi ! Que j'ai connu, putain !

Ouais,

maman ? Prends les pierres en photo, tu vas voir ! Ouais, non mais dis-moi vite

parce que je suis en plein sport.

Dans 15 ans, t'as plus un poil sous le caillou ! Quoi ? T'attends pas. Quelle

journée ? Qui est mort ?

Excusez-moi ?

Vous en avez encore pour longtemps ? Parce que je dois y aller moi aussi.

Ah non, je ne vais pas surtout.

C'est moi qui vais descendre, je vais tourner de l'oeil. Vous pouvez m'aider ?

Oui.

Si vous voulez, on n'a qu'à sauter tous les deux.

Par contre, si on le fait, on le fait. Pas de 3, 2, 1, je saute et pas vous.

Oh.

Hé ! Tenez !

Ça peut toujours servir.

Ouais, laissez-moi le bras. On n'est pas à l'abri.

Il a voulu foutre une ratatouille au père d'Asylva et à son gamin qui avait

insulté le nôtre.

L'os 40 kilos tout mouillé, il l'a couché par terre.

Dado, il n'a rien vu venir.

Ses cœurs qui a pété.

On lui avait dit qu'il ne devait pas s'énerver.

Il avait déjà fait un infarctus.

Ah non, Jordy.

Quoi ? C'est pas Annick, c'est Jannick, avec un J. Tu le fais exprès.

Oh, regarde.

C'est tout toi, ça. On peut pas te faire confiance.

C'est foutu. Regarde.

C'est bon ? Tu vois, c'est pas foutu, mon cœur.

Ne m'appelle plus, mon cœur.

Oh, mais non, ça va.

Comment il voit ? Il a l'air... Bonjour.

Allez, Yannick.

On prend une grande inspiration et on souffle. Allez.

On y va du coup ? Bah attends ! Et puis madame, pensez à faire un vœu pour qu'il

se réalise.

J'aimerais bien un petit cadeau de la part de Karine et Franck avant de partir

là-haut.

Vu que j'en ai plus pour longtemps.

Maman ! Non mais vous plaisantez, vous avez une santé de fer.

35 ans de gendarmerie, vous nous enterrez tous.

Si seulement.

Oui.

Là, je comprends rien du tout.

Il existe des bougies où il n'y a que le chiffre.

Maman, je t'aime.

Excusez-moi, mais j'ai du mal à me situer.

Qui sont Yannick et Franck ? Question.

Qui m'a quitté pour Franck six mois.

Et que lui et sa mère vivent à la maison de...

Ah, parce que le type et sa

vieille vivent chez vous.

Euh, oui.

Donc le mec te pique ta femme et toi tu lui laves ses slips.

Mais non, c'est juste le temps qu'il se trouve une nouvelle baraque.

De toute façon, je préfère les avoir à la maison.

Enfin, pas ses slips, eux.

Je suis sûr que nous avoir tous les deux sous le même toit, à force, ça va finir

par se rendre vongole secours.

C'est certain.

Plus de rage, plus de carnage, le lion est mort ce soir.

Il faut pas partir, ce con.

Puis là, c'est pas comme chez Leclerc, hein. Tu peux pas changer de caddie.

Je te retresse.

Il est en train de blesser.

Mais le circuit, on s'en fout de sa pote.

Il faut qu'on se coordonne.

Merde, il y a une marche.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit pour vous, pour le petit, nous, on est

là. Toi, bonhomme, tu le sais pas encore, mais t'as devant toi trois

tontons de compètes.

D'accord ? Alors, si jamais tu veux taper dans le ballon ou juste papoter,

tu fais signe.

Docteur Rougier ? Docteur Rougier ? Pardon, Corinne, je...

Je vous passerai un petit coup de fil, mais je dois y aller, j'ai des

consultes. Ben non, non, j'ai prévu le petit canon à la maison.

Ah oui, le petit canon.

Hervé Beaumier.

Enchanté. Vous fichez de moi.

Personne se reconnaît.

Allez grouille là, vous nous repérez. Putain de merde ! Vous voulez un coup de

main ? Coucou les boys !

Non bah, comme c'est la dernière teuf du lycée, on s'est peut-être dit que pour

une fois on pouvait... Marion, mes parents sont hyper strictos. T'es qui, t

'es qui, t'es qui ? T'es qui là les gamins ? Donc je suis hyper limité dans

mes invites.

Voilà.

C'est bon les gars, soyez cool.

Laissez-les rentrer.

Non mais de quoi je me mêle ? Tu casses les couilles Jordi.

Tu fais toujours défendre tous les bouffons du bahut.

Hervé ? Je peux utiliser tes toilettes deux minutes et promis

après je m'en vais.

Ouais ? Ça vous aurait coûté quoi de nous inviter ? Rien qu'une fois en trois

ans ? Vous invitez même la prof d'allemand ?

Vous êtes des balais à chiottes, et tout le monde le pense ici.

Personne n'ouvre sa gueule, mais ils vous ont tous fait chialer au moins une

fois.

Mais la bonne nouvelle, c'est qu'on n'aura plus à supporter vos gueules de

cul l'année prochaine, et plus jamais d'ailleurs.

Vous aurez des vies de merde.

Le karma, ça s'appelle.

Ça va ? Vous trouvez votre bonheur ? J'ai failli tout jeter, mais ça m'a fait

mal au cœur.

Tiens, regardez ça, c'est nous.

Ah oui, attention là.

Oh là là. Eh, dis donc Jojo, quoi ? Si t'étais dans l'immobilier, on dirait que

t'as fait des extensions dans toute la baraque.

Toi, Anne, en revanche, t'as pas changé.

Ah la vie quand même.

Elle nous mijote de sacrés potes au feu.

Anne, si vous aviez su, au moment de cette photo, que vos chemins se

recroiseraient sur un billard à l'hosto.

Vous l'avez sauvé une fois quand même, c'est pas rien.

Bonjour.

Je suis le chirurgien qui vous a opéré.

Là, il y a écrit Docteur Rougier, mais je suis Anne Lochar.

On était ensemble au lycée Clémenceau.

Ah... Ah ben... Ben, merci.

Cette fois, on est arrivé trop tard.

Ça, on peut pas dire qu'il s'est tout fait avec vos coups de fil.

Mais ne l'appelez pas non plus.

En revanche, j'ai répété souvent, bientôt, j'inviterai les anciens de

Clémenceau, là, à la maison, quelque chose de simple, deux, trois grillades

sur le balcon, un bon coup de jaja, mais ensemble.

Allez.

Allez, à dadou.

Santé. Et Anne Lochar, au retrouvaille.

Rougier. Anne Rougier.

Ah oui, c'est vrai, pardon. Docteur Rougier.

J'imagine qu'il y a un monsieur rougier qui traîne dans le quartier.

Ça t'étonne ? Non, ça je m'intéresse.

T'as des enfants ? Et à Marie, des enfants classiques.

Il faut que j'y aille, je suis vraiment en retard.

Je sais pas si t'as suivi un petit peu mon parcours.

Babylou,

maquine de menthe, le colocard.

Vaguement. Bref, tu sais, entre la vie parisienne à 100 à l'heure, les dates de

tournée, les galas, tout ça, et puis Dadou qui nous rappelle, ben...

qu'on n'est pas éternels, je me dis qu'il me ferait bien un petit check-up

complet et qu'avec toi, ce serait moins cafard. Oui, je comprends, mais t'as de

très bons cardio à Paris.

Tu peux pas venir consulter ici, c'est débile. Le niveau est clairement pas le

même qu'à Paris.

Toi, tu veux crever ou quoi ? C'est des infirmeries ici, c'est des dispensaires,

pas des hôpitaux.

Excuse-moi, Anne, c'est pas par rapport à toi, mais... Non, non.

Alors, poulettes ? Ils étaient là, les trois. J'en étais sûre. Ils ont morflé.

Ils étaient habillés comment ? Tu leur as pas fait la biche, j'espère ? Non.

17

,8.

C'est bien. Ça baisse.

Finalement, vous avez pas bougé d'ici.

C'est votre petit cocon.

Est-ce que ça a changé en 30 ans ? Oh là là ! Bon, non, non, tu vas pas

commencer. Ah quoi ? Les tours derrière, c'est devenu la cour des miracles, hein

? Oh, ça ! Pour avoir huit femmes et faire la queue aux allocs.

Bon.

Tiens, je t'ai gardé ça.

On voulait y aller, mais on avait déjà deux enterrements ce matin, alors...

Trois dans la même journée, on l'a déjà fait, c'est trop.

Ah, Daniel.

C'était pas le couteau le plus aiguisé du tiroir, non.

Enfin, ça nous a quand même donné l'occasion de voir Hervé.

Il faut qu'il y ait un mort dans le coin pour qu'il nous rende visite.

Il ne nous a même pas encore amené soeur Julie.

Peut-être qu'il a honte de nous.

Ou c'est peut-être un Julien. Ils sont tous de la jaquette qui flotte dans la

chemise.

Ça ne m'empêcherait pas d'avoir un petit-fils.

Maintenant que même les pédés peuvent mettre les bonnes femmes enceintes.

Allô ?

On a le gamin qui est venu nous voir. C'est sa copine Roselyne. Elle s'appelle

tous les soirs à 5 heures pétantes. Vous voyez Roland comme il est mûr. Il est

comme ton bonhomme, il ne le montre pas.

Ce n'est pas une génération qui a appris à dire je t'aime.

Il est venu avec deux copains de décès. On ne les a pas reconnus.

Le coup de pelle qu'ils se sont pris ces deux-là, ça fait mal au cœur.

Je suis désolé.

Il y en a pour 30 minutes.

Les deux sont réglés comme une horloge. En fait, ils sont chauves, tous les

deux. Le grand, il a 70 ans, on dirait Claude. On ferait le cadet qui a 10 ans

de moins. Papa, qu'est-ce que tu fous, là ? Tu vas te péter la gueule.

Ah bon ? Haute vie de prune, 12 ans d'âge. Ouais.

En fait, c'est injuste. Il y en a qui marquent, d'autres qui marquent. Vous

sortez dans la soupe à la blette.

C'est génétique.

Le jour où il y a une dame sur le marché, elle m'a donné 48.

On y va encore un peu, là.

C'est le meilleur emballage qu'on puisse rendre à Dadou. On se fait ça dans le

gymnase du lycée, comme dans tous les films américains.

On invite toute la classe au bar sur un apéritif dinatoire.

Des petites verrines, des petites bouchées, des finger foods.

C'est plus de fois le timing où ils se disent « Eh, on les aimait bien ces

trois petits loustics, qu'est-ce qu'ils deviennent ? » C'est sympa de revoir

leur tronche.

Vous croyez vraiment qu'ils ont envie de nous voir ? Même Marion Tesso ? Alors c

'est vrai que souvent, vous me demandez, Marion, on prend quoi quand on est en

intimité ? Feuilles de plaisir, forêt des Landes, triple épaisseur, hyper

efficace. J'ai eu l'occasion de tester d'autres marques, mais j'ai souvent été

hyper déçue.

Pour les loulous, douceur du verger.

Salut salut, si vous voyez cette vidéo c'est que vous étiez en terminale en 93

au lycée Clémenceau.

Et on vous a retrouvé bande de petits veinards.

30 ans ont passé, en 30 ans le franc a disparu, on a gagné deux coupes du

monde, on ne peut plus cloper au resto mais on peut téléphoner en marchant.

Et Jean-Richard Trou a bouffé toute sa famille.

Comme certains d'entre vous le savent déjà, Daniel Mollet, Dadou, est parti

faire le con dans les nuages. Ça nous rend tous bien tristes mais c'est dans

ces moments-là qu'on sent le besoin de se retrouver.

On a donc une idée d'organiser une grande soirée de retrouvailles pour lui

rendre hommage.

Et surtout comme au bon vieux temps, ce sera la soirée de l'année.

Donc on vous donne tous rendez-vous le samedi 26 avril à 20h pétante au gymnase

dans notre bon vieux lycée Clémenceau. On demande 50 balles par tête de pipe et

de poser un RTT lundi parce qu'il va y avoir Bobocrane.

La fin est bien. Hein ? C'est bien la fin. Ouais c'est marrant.

Ça, tu peux couper sur le noir quand je me rapproche. Nous, on était à celui de

Punta Cana. C'est un cas de trident. Ils disent trident, clomettes, ils disent

pas étoiles. Tiens, chérie, tu leur montres le bûcher de langoustines ? Les

langoustines à la braise face à la mer, ça, c'est un truc.

Moi, par exemple, le tir à l'arc, c'est pas du tout mon truc.

Et là-bas... Salut, Anne.

Salut.

T'as pris de belles couleurs ? Tu trouves ? Pourtant, je me suis bien

crémé.

Dis, il y a encore pas mal de courriers qui arrivent pour toi à la maison. On a

regardé avec Mélanie, c'est simple.

T'as juste à aller sur l'onglet « Je déménage » sur service-public.fr.

C'est fait, je te remercie.

T'imagines que c'est le temps que ça se mette en route ? Mais tu comprends, c

'est un peu gênant pour Mélanie.

C'est pas plaisant, quoi.

Bien sûr.

En parlant de pas plaisant, peut-être que tu pourrais poster un peu moins de

photos de Mélanie en vacances sur ton Instagram.

Déjà que j'ai la chance de vous voir presque tous les jours ici.

Bien sûr, je comprends.

Je te demande juste un tout petit peu moins de Mélanie déguisée en dauphin au

spectacle nautique, de Mélanie qui se fait body-painter les seins sur la

plage. Je ne te force pas non plus à me follow.

Là, c'est moi sur le trapèze parce qu'il y avait une école de cirque.

J'avais un peu peur au début, mais en fait, je suis hyper douée.

C'est une bonne question.

Jojo, prends pas celle tout à droite, là, c'est un morceau à 200 balles, ça.

Non, c'est un 4 ballons.

C'est un ceviche de la mort.

Mauvaise foi.

Merci.

Regarde-moi mon cœur, je t'aime ! Elle est douée cette pute.

Bonsoir Suzette.

Bonsoir. Elle a été sage ? Impeccable. Bon, elle a refait un peu liquide, j'ai

donné un smecta au câble.

Ah ! Ma fille !

Et

toi Bruno, comment il t'appelait Daniel à l'époque ?

Dis-le ! Bruno Latafiel. Alors que t'étais bien loin d'avoir touché ton

premier kiki.

Oui... Marion, j'te jure, j'ai passé une journée absolument dégueulasse si on

pouvait clore le sujet et parler d'autre chose.

Ah là là !

Bougez pas ! Y'a Elodie Porcher qui déboule sur le Zoom, là.

Vous vous souvenez d'Elodie Porcher ? On s'est retrouvés sur LinkedIn, elle a

reçu leur invite, elle est aussi choquée que nous. Qui coulent là-dedans ? T'as

pas changé, ma belle ? C'est-à-dire que je fais gaffe, hein. Je m'entretiens,

quoi. L'émotion, ça fait de vous voir tous, là.

Y'a tous les souvenirs qui remontent.

Ce qui est vrai, c'est qu'on était les petites vedettes du lycée, faut dire ce

qui est.

Pour comparer avec aujourd'hui, je dirais qu'on était un peu les

influenceurs stars du bahut.

Les rostas, comme on les appelle. Voilà, les rostas.

Alors là, j'ouvre le paquet cadeau que Daniel Mele venait de m'offrir, toute

contente. Et là, il y avait un jal de cheva, une boîte de coton-tige et un

rasoir gilette pour homme parce que soi-disant, j'avais la moustache et je

sentais fort.

Votre papa était doué dans toutes les matières, mais son grand drame...

c'est qu'il était jamais premier.

Parce qu'il y avait Anne Lochar, qui était indétrônable. C'était un génie.

Non. De ce que je me souviens, on était toujours à touche-touche.

Il y avait à touche-touche dans rien du tout. Il y avait Anne Lochar, là, et

Maxime Chipironès, juste en dessous.

Ça rendait Joël complètement dingue, parce que pour lui, il y avait de la

place que pour les premiers.

C'est pas vrai. Si t'étais pas le premier, t'étais un naze.

Il était gentil, Papy Joël.

Il avait son petit caractère, mais vous l'auriez adoré, c'est sûr.

Bon allez, je vais aller chercher la petite soeur.

Et là, j'ouvre ma petite gourde, ça avait pas le goût du dessert de d

'habitude. Les quatre, ils sont morts de rire. C'était Daniel Mollet qui avait

pissé dedans.

Oh ! Honteux ! On s'en remet jamais d'un truc pareil.

Mais bon, c'était il y a 30 ans.

Mais enfin, t'as quand même bu sa pisse.

Et il est mort à quel âge, Bobby Joël ? Eh ben, il est né la même année que mon

père, donc en 46.

Et il est parti quand Max est rentré à la fac.

Eh ben, il avait 48 ans.

Bon, celle-ci, on va se la boire ensemble.

Le petit Meursault, il devra passer tout droit.

Et toi, t'as quel âge, papou ? 48.

Les compagnons ! Les compagnons ! S'il vous plaît, s'il vous plaît, écoutez

-moi. J'ai une super idée.

On se la fait, cette nouba du 26 avril.

Chez moi, un régium paca.

J'ai une piscine creusée et une tireuse à bière.

On va se déchirer la gueule sans ces trois connards.

Je viens de raccrocher avec Coralie Grenier, ses noms aussi.

On en est à 12 noms.

On serait en soirée électorale, je dirais qu'une tendance se dessine.

Merci. T'as pas oublié les classeurs ? Mais non, Eliane est dans la voiture,

elle bouge pas, tu sais bien.

Je chante quoi aujourd'hui ? Alors, aujourd'hui, c'est la lettre I.

Ah. Et voilà, pour toi.

Ton micro ? Plutôt crevé.

J'y mettrais pas un pied.

Ces souris de vieilles couilles là, qui te racontent qu'ils ont une super vie

alors qu'ils veulent tous se foutre d'une pastose dans la bouche ? Encore

une belle idée ça ? Pardon, Jeannick.

Je vous l'emprunte.

Je me fais mon replay d'affaire conclue.

Oh ! Vous n'avez pas bougé.

Les gros, ça, faudra m'expliquer un jour, plus vous boudinez, plus vous

mettez du serré.

Mais c'est même pas moi, c'est Rodrigue Battisto.

Je suis là.

C'est toujours très enrichissant pour des lycéens de rencontrer leurs

prédécesseurs, de connaître leur parcours.

Ben, c'est nous qui vous remercions, monsieur le proviseur.

Face à vous, on va pouvoir se retrouver ici, dans ces murs, et ça, c'est... Oui,

alors, je vous ai gardé le meilleur pour la fin.

Figurez-vous qu'il reste dans nos effectifs un professeur que vous avez eu

à l'époque.

Oh oui ! Regardez.

Là, allez-y.

Allez.

Arrête.

Arrête, arrête.

Qu'est-ce que tu fais ? Non, non, ça va pas ou quoi ? Arrête.

Mais alors ? On va se recrémer, là.

Ça y est, je suis plus ta prof.

J'ai une grande nouvelle à t'annoncer.

Quand t'as passé le concours du conservatoire à Paris en début d'année,

j'étais sûre que tu serais acceptée.

Alors j'ai demandé ma mutation.

Et c'est oui.

Je démarre en septembre à Fernand Léger, à Ivry, en banlieue sud.

On va pouvoir vivre ensemble.

Tu vas pouvoir le dire à tes parents, à tes amis, et on n'aura plus à se cacher.

Et je n'ai qu'un mot.

Trente ans que j'attendais de te le mettre celle-ci.

Elle mérite pas un petit mot d'excuse, la prof d'allemand.

T'es qu'une merde.

Dis-le ! Je suis qu'une merde, Islotte.

Pourquoi t'es revenu ? Pour me détruire une deuxième fois à quatre mois de la

retraite ? Si tu crois que tu vas me ressauter, c'est hors de question.

30 ans à croupir dans ce mouroir avec ses gueules de cul.

À lundi, Liselotte. À lundi, Jean-Noël.

Tu m'as abandonné comme un vieux clébard sur une aire d'autoroute début juillet.

Pas un mot.

Pas une explication. Rien.

Tu mets plus ton petit Paco Rabanne que j'allais t'acheter au Marionneau dans la

rue Piatton ?

C

'est quoi la bataille des idées ? C'est

défendre Napoléon, c'est défendre Jeanne d'Arc, c'est de pas en permanence s

'excuser sur ce qu'a été la France, c'est de... Je sais pas ce qu'il s'est

passé. Elle était si gentille, si douce.

Là, on dirait que la ville lui a roulé dessus avec un motoculteur. Moi, je m'en

souviens très bien de Mme Chotard.

Une beauté. Elle a dû tomber sur un bonhomme qui la bousillait.

Qu'est-ce que tu veux ? Pour peu qu'en plus, elle ait eu une ménopause

difficile et une thyroïde déréglée.

Puis ça y est.

Pourquoi elle t'a gardé à la fin du cours d'allemand, la prof ? Non, pour

rien.

Tu sais, quand t'es connu, les gens se sont obligés de te poser mille questions

à la con.

Ouais, ça je peux imaginer.

On a eu un retour de Bruno Vial.

Négatif.

Parce que je sais où il est cet après-midi.

Elle est mariée, là c'est très bien.

Trois, deux, un... Biscuiti ! Les trois retardataires, on se met en place,

s'il vous plaît.

On veut surtout pas déranger.

Et Bruno et... et Anne.

Salut, Anne.

Allez, c'est parti pour le vin d'honneur. Le vin d'honneur, il n'y a

pas de labeur. À l'apéro, il y a tout ce qu'il faut.

Vous êtes venus pour m'humilier ? Me foutre la tête dans les chiottes ? Mais

t'es complètement en siphonie, t'as jamais foutu la tête dans les chiottes.

Tentaculaire !

Folie plus délire égale mariage qui transpire.

Accélération maximum.

Il n'y a que du love, il n'y a que du love. Et ce soir, je n'aimerais pas être

le matelas de Bruno et Galèche.

Si vous restez, je vais venir.

Approchez-vous.

Allez-y, approchez-vous de l'estrade. Ne soyez pas timide, amis indiens.

On sourit, c'est pas un enterrement.

Cheese. Nana.

Alors moi maintenant, j'aimerais entendre une petite anecdote sur notre

Bruno. Et qui de mieux qu'une maman pour parler de son fiston ? Alors je ne sais

pas où est la maman, elle est où ? Bonjour madame. Alors, est-ce que vous

avez une jolie anecdote sur votre fils ?

Un souvenir de vacances ?

Non.

C'est le premier pas, un truc comme ça.

Bon alors le papa, on va demander au papa.

Il est où le papa ? Il n'a pas voulu venir.

Alors moi je vais demander à Maxime Chipironès, parce qu'ils ont fait tout

leur lycée ensemble, et croyez-moi, il a un paxon d'anecdotes sur notre nono.

Il y en a tellement... Berlin.

Mai 89.

Voyage scolaire.

Il fait nuit noire.

Nous longeons ce fameux mur de Berlin.

Et là, 5 skinheads et Lord Obermann. C'est la fin.

Il n'y a plus d'issue.

Mais c'est mal connaître, mon Bruno, qui, dans un geste de bravoure héroïque,

saisit une pierre du mur, vise un de ses ports.

Le plus costaud.

Le caillou touche sa cible et récoche même sur le museau du Klebs.

Alors là, strike ! Ah là là ! Le

mur tombe le 9 novembre.

Quelques mois plus tard, je fête mon anniversaire, j'ouvre le cadeau de

Bruno.

Et là, je reconnais le caillou.

Il avait été le récupéré.

Ce caillou, Bruno, c'est notre histoire à tous les deux.

Il te revient.

Il est à toi, frérot.

J'adore cette histoire. À chaque fois que Maxime me la raconte, j'ai des

poils.

Je me souviens du voyage au Futuroscope, en seconde. Et Berlin. Jamais ? Jamais.

David ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel !

Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel !

Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel ! Daniel !

Il ne faut pas plus de discours d'un Hervé pour me valer devant toute la

salle.

Déjà qu'ils m'ont désigné capitaine de soirée.

C'est dingue parce que toi et moi, on est restés sur

Reims.

Pourtant, on ne s'est jamais recroisés en 30 ans.

Et toi, j'avais entendu dire à l'époque que tu t'étais mariée avec Karine Muren.

Ah oui, on a même eu une petite fille.

Yvie.

Enfin petite.

Elle a 14 ans.

Ça va ? Ouais, ouais.

C'est parce que... Avec le pollen, les beaux jours qui

arrivent, les allergies, je suis hyper client.

Et toi ? T'es venue sans mari, sans enfant.

Pénarde, quoi.

C'est ça.

Sans mari, sans enfant, peinarde.

Ça va ? Oui.

Il doit y avoir des boulots sur la propriété.

Parce que moi aussi, j'ai un gros terrain allergique. Oui.

Celui de les graminés.

Oui, c'est ça.

Bravo ! Bon, j'ai assez parlé, là.

Je crois qu'on a bien réuni, hein, ces bombettes.

Et puis alors je vois cette petite scène toute vide, cette petite scène

orpheline. Ça fait de la peine, vous me connaissez, moi je veux pas laisser ça

comme ça. Alors on va remédier au problème, on va repartir tout en haut de

l'alphabet.

Et on va demander à Anne, quelle est sa chanson préférée ? Ah non mais je sais

pas, j'en ai pas vraiment.

Petite menteuse, quelqu'un de très proche m'a craché le morceau.

1993,

l'année de notre bac.

Et en plus, cette chanson dit vrai.

Alors, dis-nous le titre.

Si t'essayes de me faire chanter devant tout le monde, je prends ce micro et je

te fais la coloscopie la plus folle du XXIe siècle.

Et je suis médecin.

Des promesses.

Il me dit que je suis belle.

Je le vois courir vers moi.

Ses mains me frôlent et m'entraînent.

C'est beau comme au cinéma.

Plus de trahison, de peine.

Mon scénario n'en veut pas.

Il me dit que je suis reine.

Et pauvre de moi, il se croit.

Vous avez l'air complètement torchés, vous avez trop de la chance.

Moi, je me fais chier comme un rat mort.

En même temps, les noces de la vente des beaux-parents, ça sentait pas la

partouze.

J'arrive, belle-maman, je vous rejoins. Je vous rejoins, j'arrive.

Allez, allez, oh, tire la chenille, là ! Tire la chenille !

Il y a tous les fils de putes de la région, quoi ! Anne ! Reprends ce

téléphone ! Les Indiens ! Les Indiens ! Donne-le à Anne ! Donne-lui son

téléphone ! A la petite Blonde ! La petite Blonde avec les écarpillés d'œufs

! Dans toute cette chenille avec Anne, il y a des meufs !

Allez, vas

-y, démarre, c'est bon.

Elle est ivre-morte.

Bien sûr qu'elle est ivre-morte.

Oh,

ça me saoule.

T'as rien.

Elle pleure.

Mais qu'est-ce que tu fais, là ? Deux secondes, deux secondes. Non, pas deux

secondes. J'en redis ! Putain.

Eh.

Ça t'endort pas, le curry ? Regarde, il y a l'armée du salut qui débarque.

C'est le mélange, peut-être, coco curry.

Pleure pas comme ça, je vais t'aider.

Donne-moi ta clé.

J'ai plus au moins trois lacis à la mangue.

Un sac à vin, c'est un. C'est acide, la mangue.

Mais c'est pas grave.

Tu t'es juste couru de trousseau.

Ça arrive.

Chut. Pleure pas comme ça, tu vas réveiller tes enfants.

Qu'est-ce qu'il s'est mis dans le cosy et la cardio, là ? Putain, ça brûle au

plexus. Lève de nous ta chambre.

Là. Aïe.

Eh ben l'ancienne.

J'ai jeté un petit caillou à la fenêtre pour réveiller ton mari.

Qu'est-ce qu'il fout aujourd'hui. Ah putain.

Ouvre la fenêtre. Ça pue.

Et dis-donc, grand dégueulasse, tu veux mes yeux ? Tu dégages ou j'appelle les

flics ? Non, c'est pas du tout ce que vous pensez.

En fait, j'essaie d'aider votre... femme à rentrer chez elle, parce que je...

Elle est un peu pompette, en fait, et du coup... Bougez ! Des hommes iront à ta

femme ! Anne, c'est plus chez toi, ici.

C'est affreusement gênant. Et puis tu terrorises Mel.

Mais qu'est-ce qu'on fout encore là ?

T'avais pris un chat ? Alors que t'es allergique ? Euh, bonsoir, Anne. Euh, c

'est un petit Bengal.

C'est une race hypoallergénique.

Elle ? Je vais lui mettre une patate.

Fous-y ! Aucun.

Quand j'ai demandé à l'enfant... Tu m'as dit non, j'en ai déjà deux avec mon ex

-femme. Quand j'ai demandé un chien, tu m'as dit ça va dégueulasser la baraque.

Et là, t'as adopté un chat pour faire plaisir à ta pute !

Faut se respecter quand même, Anne.

Bah qu'elle ait pissé dans la litière pendant qu'on y est. Bon, écoute, Anne,

je pense vraiment... Toi, ta gueule ! Si tu me parles, tu me mets en slip ! Vu

que Anne a sa tête dans la chatière, t'en profiterais pas pour lui donner son

courrier ? Et les papiers du divorce à signer aussi ? Je ne signerai pas les

papiers du divorce.

Tu ne t'appelleras jamais Rougier. Tu seras toujours Mélanie Crouston. Et moi,

je ne redeviendrai jamais Anne Lozard.

Attention à ta tête.

Ça va ? On peut aller se coucher, Anne ? C'est bon pour toi ? Parce

que tu m'as demandé la permission avant de coucher avec mon mari ? Avant de me

flinguer 12 ans de mariage ?

Vous êtes contents ? Hein ? Là, le cher, c'est toujours la même pauvre fille.

Elle n'a plus de mari.

Elle n'a pas d'enfant. Elle est seule.

Et tout ça, c'est de votre faute.

Vous avez gâché ma vie.

Du premier au dernier jour du lycée, vous êtes foutus de ma gueule en

permanence. Ça fait du bien, hein, quand on n'est pas sûr de soi à 14 ans, qu'on

a des montées d'hormones qui font qu'on a envie de sauter de joie à 9h et de se

buter à 10.

Et toi ? Qu'est-ce que tu crois ? Moi aussi j'avais envie que tu me plaques

contre le mur.

Vous êtes toujours les mêmes gros bâtards que quand vous étiez méchants et

cons.

Pardon.

Vous allez moins rire le 26 avril quand vous serez tout seul dans votre gymnase

dégueulasse, la gueule dans le seau à penches et dans les pains surprises pour

oublier.

Et nous, on sera tous ensemble.

Parce que tout le monde a dit oui ! On sera tous avec les anciens de Clémenceau

chez Mario !

T'es foncé.

Oh putain.

Je vais lui dire.

Quoi ? Non, attends.

Attends.

Ah ! Lâche-moi ! Vous allez vous faire trop de nouveaux potes à Paris.

Et moi, je serai plus que le vieux pote de Reims.

Celui qu'on va vite oublier.

Eh non, Jojo, arrête. T'es un vieux frère de Reims.

Et quand on est frère, c'est pour la vie, mec.

Mais personne ne t'oblige à t'encrouter ici.

Je ne peux pas laisser Karine.

Et puis de toute façon, elle ne veut pas partir d'ici.

C'est ça aussi le couple.

C'est le sacrifice.

Pardon de vous déranger, je faisais juste un petit tour de la maison.

Finalement, je suis resté un peu plus.

Désolé, Hervé.

Mais bien sûr qu'ils vont nous abandonner comme des connards, c'est de

l'âge ordi.

Mais je m'en branle.

J'ai besoin de personne, moi.

Et je vais faire de l'oseille.

J'en serai en BM série 3 et j'aurai une piscine.

Et pas une hors-sol, hein.

Une vraie.

Une creusée.

Et quand je serai vieux, je baiserai des putains qu'à Poulko et j'aurai un

dentier à un or. Voilà.

N'empêche, c'est con que tu n'aies pas déjà ta piscine.

Je me serais bien foutu le cul dedans, là, tu vois.

Ah ben... C'est dommage que vous ne soyez pas amis avec Marion Tesso.

Parce qu'elle, elle en a une belle de piscine. Et ses parents, ils sont pas là

du week-end.

Vous allez les réveiller, là.

Maintenant, c'est bon, vous avez tous fait votre plouf, tout le monde sort.

Allez, viens te baigner, petit foge !

On est beaucoup moins concernés que dans les grandes villes. Encore plus.

La dernière fois, j'ai dû prendre un jus.

Attendez pas pour manger, j'ai un rendez-vous. Je dîne dehors. Je monte

sur ce bus. C'était extrêmement rude. Je suis d'accord avec vous, les gens sont

de plus en plus égoïstes.

Merci Michel de témoigner ce soir, parce que c'est pas facile.

Mais se faire cracher au visage par votre femme doit impliquer une réponse

de votre part.

Vous pouvez pas vous laisser souiller comme ça, par de la saline.

fut-elle de votre foi ? Où est Boris ? Tiens, papa.

Ton rabe d'huile piquante.

Merci, mon cœur.

Elle a posé des questions, maman ? Il dit non.

Avec qui ? Il a rencontré quelqu'un ? Ils ont trouvé une maison à louer.

Tout ça, c'est bientôt fini.

Tu vas être fort.

Bien sûr que je vais être fort.

Il y a encore le chef de Madame Robillard qui est retourné dans le

cerisier apparemment.

Bon, tu rentres pas trop tard.

C'est ta maison quand même.

Ok.

C'est chez

nous, c'est horrible !

Ah ! Je l'ai tué. Me dis pas que je l'ai tué. Non, tu l'as pas tué. Quatre mains

de suture. Dans une heure, vous êtes tous sortis. Ah, merci.

Non, c'est parce que je voulais pas t'embêter. J'étais là tout seul et

personne voulait me répondre. Du coup, j'ai dit que je connaissais le docteur

Rougier. Ils m'ont dit monsieur ou madame. J'ai dit madame. Et du coup, ils

m'ont dit que t'étais de garde.

T'as bien fait, j'étais juste au-dessus.

Et ce soir, c'est plutôt calme.

Mais viens, je t'accompagne.

Merci.

J'emprunte l'ordinateur de l'ex-compagnon de ma béte fille.

pour trouver la recette du soufflé au comté sur Marmiton. J'ai ouvert l'écran,

ça s'est mis en route tout seul.

Un film à caractère cochon.

Une femme sur un chantier, le joujou à l'air, avec plein d'ouvriers du

bâtiment autour.

Aïe ! Pardon madame, je termine le dernier point.

Encore un peu de courage.

Il y en avait deux qui envoyaient des coups de leur joujou sur le visage.

Vous allez voir la taille des Zouzous.

Apparemment, chez cette femme, tout le monde a un Zouzou.

Oui, apparemment. Aïe ! Même les macaques se font pas ça.

Eh, tu sais, j'ai jamais tapé groupe d'ouvriers au coup de Zouzou-visage.

C'est l'algorithme qui te propose des vidéos, alors du coup... Oui, oui, je

vois tout à fait. T'as envoyé Valsé l'ordinateur ? Je suis tombée en arrière

et je me suis cognée sur le coin de la table basse, celle qui est toute moche.

Il y avait du verre partout ! C'est pas le moment.

Mais je me débarrasse de ma petite table basse.

Parce que j'ai dû déménager rapido.

Elle est en barbe refaînée, noire, mais qui tend vers le cacao.

Si ça peut t'épanouir, je te fais un bon prix. Rentre à la maison, ça pue la

bétanie. Ah, c'est lui ! En plus, il vient se montrer, ce maniaque.

Je suis sûr qu'il s'astique le pinceau en pensant à vous deux quand il regarde

ces cochonneries.

Allez, roule !

T'imagines si c'est ta fille qui tombe là-dessus ? On serait pas dans la maison

de tes parents que je t'aurais déjà foutu dehors.

Bonsoir, Karine.

Je suis Anne Rougy, anciennement louchard.

On était ensemble en terminale.

Ah oui.

Eh bien, au plaisir, Anne.

Plaisir, c'est le mot du jour, apparemment.

Karine.

J'ai pas réussi à lui dire que j'avais lu sa lettre.

Il me parlait de cette soirée avec les anciens, ça lui redonnait un peu le

sourire. Mais il y a cette contre-soirée chez Marion qui vient tout gâcher.

Hervé, t'es toujours là ? Bah oui, je suis là.

Coucou mon Jojo, comment ça va ? Euh, top.

Bon, bah c'est top. Et puis c'est vrai qu'on sort de l'hiver, les jours qui

rallongent, c'est agréable.

Justement, je t'appelais pour une proposition que tu pourras parfuser.

Donne-moi ton sac.

C'est là.

Bonjour. Alors, je me présente en deux mots.

Qui je suis ? Je suis Maxime Chiperones. Je suis le meilleur pote d'Hervé

Babilou.

L'âme ? Je vous avais reconnu, même avec les lunettes, les chapeaux.

Je vous avais reconnu même... Directement, je vous ai vu arriver. Mais

ça, c'est l'âme, directement, à la seconde. Je ne vais pas prendre beaucoup

de votre temps.

Je vais y aller droit au but. Mais je voulais vraiment vous dire merci, merci,

merci du fond du cœur de m'accueillir.

au sein de votre petite troupe et c'est une joie pour moi de participer, ne fût

-ce qu'un petit tronçon à votre tournée.

Juste pour vous dire que nous on descendra à Nice parce qu'on doit aller

voir quelqu'un, une ex copine de classe, copine de classe c'est un grand mot,

Marion Tesso, parce qu'en fait on est en train de relancer la soirée des anciens

pour faire court et elle organise le même jour que nous une contre-soirée.

Alors là je peux vous dire que là...

ça passe pas, c'est loin d'un... Elle va prendre un bon savon, faites-moi

confiance, parce que c'est une peau de vache de faire ça.

Et quand vous savez, mais là, je vous mets dans la confidence et ça reste

entre nous, je vous demande votre discrétion, notre pote Jojo, il va pas

bien du tout.

Je vous passe les détails, parce que ça vous regarde pas, entre guillemets. Lui,

il descend avec Anne Le Chat, pour faire court, parce qu'il partait de Reims, et

comme nous, on partait de Paris, on s'est dit, on se retrouve dans le Sud,

et puis là, on va régler nos petites affaires, et je peux vous dire que quand

je prends quelqu'un en grippe, je suis pas prêt de le lâcher.

C'est au-dessus de ma force. C'est quelqu'un qui... Vous êtes Indra ? De

World's Apart.

Bonjour.

Maxime Chibiron-Lest. Hayden. J'en ai.

J'ai l'impression d'être toujours enfoiré, moi, ici. Et vous, vous êtes ?

Nous, on est les techniciens.

Ouais, technicien, je m'en fous, ça.

Je me dis qu'on a un petit creux.

Je vous ai pris plein de trucs.

Aux distributeurs de la pédiatrie, ils ont plus de choix.

Quinoa Bueno, Mentos, thé glacé, sandwich triangle.

On croit qu'ils sont dégueux, alors qu'en fait, ils sont vraiment dégueux.

Ça me rappelle les départs en vacances quand j'étais petite.

Ma mère nous réveillait à 4h du matin pour faire la route.

Elle mettait deux coussins au pied de la banquette et ça faisait un mini-lit pour

ma sœur et moi.

Si t'as un sommeil, t'hésites pas, avec la nuit de garde que tu viens de te

taper.

Regarde, tu peux t'allonger sur la banquette arrière si tu veux. Ah non,

non, copie-la jusqu'au bout.

La loi Pinel, en fait, c'est une réduction d'impôt de 12 à 20% dans le

cadre de l'achat d'une résidence secondaire et pour laquelle tu t'engages

à la louer sur une période de plus de 6 ans. Je peux pas faire plus de... J'ai

vraiment pas de cul, putain.

C'est la petite sœur de la loi Girardin.

Oh, j'adore celle-là.

Jette un coup d'œil sur ton siège.

Je l'ai fabriquée pour Eliane. C'est une patiente que je conduis à ses rendez

-vous médicaux.

Il y a 200 textes de chansons.

Elle a rêvé d'être chanteuse toute sa vie.

Du coup, quand elle est montée avec moi, Eliane, elle part en tournée.

C'est le final, c'est hyper important, personne n'est sur le bon temps, c'est

horrible. Pardon les gars, mais ça fait 30 ans que vous vivez en France, vous la

chantez encore en phonétique.

Je te donne ma motte, je te donne ma moue, ça ne veut rien dire, ne vous en

mettez pas une dedans.

J'ai passé 48 heures à Londres, dans toute ma vie, j'arrive au moins à

articuler yesterday.

On a chanté pour toi.

Oh, merci.

Il t'a parlé.

Mais il m'a touché la main.

T'emballes pas, ils sont mariés, ils ont six gosses.

Tous les trois.

Je suis de toi et d'autres mots que je n'ose pas Des mains à mon corps

te disent merci De m'avoir fait homme dans ta vie De l'autre

côté de mon miroir Tu connais bien, dis donc.

C'est tellement passé à la radio.

Tu ne peux pas ne pas connaître cette chanson.

Bonne nuit tout le monde, à demain, je vais me coucher, je suis vraiment

crevée. Comment ça, bonne nuit tout le monde, à demain, je suis crevée, je vais

me coucher ? Moi aussi, avec le trajet, je suis un peu... Vous déconnez ou quoi

? Ouais, pareil, je suis cuit. Je sors de scène, là, je suis en pleine montée d

'adrénaline. On n'a pas fait 900 banques pour aller se coucher.

Mais attendez, les copains... Hé, Nice ! La promenade des Anglais, là ! Les

casinos, la French Riviera, quoi !

Attention, les cheveux d'herbets ! Ils sont comme ceux qui bavent ! T'es

dégueulasse ! Ça,

c'est à moi, ça ! Tiens, Anne ! Allez,

bois un coup ! Oh putain, il y a les flics !

Bonsoir. Bonsoir.

C'est moi ou ça s'est rafraîchi en fin de journée ? Oui, c'est vous, Sam.

Oui, ça s'est clairement rafraîchi en fin de journée. C'est la demi-saison.

C'est même comment s'habiller, comment...

Vous n'êtes pas la copine à Colette et Guy ? Ah non, je ne suis pas la copine à

Colette et Guy.

C'était vous qu'ils avaient amené la dernière fois chez Catherine et Philippe

? Ah non, vraiment, ça ne me dit rien.

Non, j'aime pas. Je crois qu'on n'a jamais pratiqué ensemble.

Moi, je commence par la petite poule à couche.

Il y a un pouffi là-dessus.

Ah oui, donc c'est bien ça.

C'est... Les gars.

Vous avez carte blanche, Jean-Martin.

Mais faites gaffe à ces lombaires.

On a passé le week-end à la frontière espagnole.

On est tout cassés.

Tout cassés ? Tout cassés ? Et

tant que tu nous as trimballés, nous avons peur qu'ils changissent.

Non, je te jure, je savais pas.

Mais je reviendrai.

Qui entre comme ça chez les gens par effraction pour se baigner dans leur

piscine ? Juridiquement.

Il n'y a pas eu d'effraction.

C'est Bruno qui a fait le code du portail.

Bravo, Bruno. Et toi, ta gueule, Maxime. De toute façon, vous êtes des bâtons de

merde. Je vous hais.

Je vais y aller, moi.

Il commence à se faire tard.

Ça va, Madame Chotard ? L'eau était bien chaude ? Désolé. On ne voulait vraiment

pas vous faire peur à toutes les deux. Oui, oui.

On va te laisser reprendre ta nuit, Marie.

Parce que vous croyez que je vais réussir à me rendormir ? Ben non !

Alors personne ne bouge ! Vous allez voir si je suis pas digne de

faire la fête avec vous !

Il importe plein de trucs testés ! Du coup, on teste tout ici avant que ça

parte en rayon ! Putain, Dado, fais gaffe, là, la cendre sur le

tapis, là ! Oh, non, non, non, t'inquiète, c'est rien ! Il y a la femme

de ménage qui pèse des mains, elle est là pour ça ! Popcorn !

Et Anne ?

Ma

poulette !

Vous faites un pas de plus, j'appelle Vérissure.

Tu m'as dit, j'ai une conférence à Nice, je passe te faire un kissou, ma

marionnette. En même temps, je verrai les petites.

Marion, ils sont là pour apaiser les choses.

Dialoguer, hein ? Redémarrer sur des basses scènes.

Marion, c'est Hervé Beaumier.

Babylou.

On est venus avec le calumet de la paix.

Tu sais ce que j'y fous dans ton calumet, Babylou ? De la mort au rat,

pour que tu trêves ! J'ai le cœur qui tamponne.

J'ai du mal à respirer. Non Marion, tu fais un vagal. Laisse-moi rentrer.

Je viens seule.

Ça y est, j'ai perdu l'oreille interne.

Ils m'ont tout pété les enculés.

Vas-y, suis-la.

Vas-y, vas-y. Vas-y, suis-la. Vas-y.

T'as fait 900 bornes pour me dire que Jordi Chartroux voulait se foutre en l

'air et qu'il fallait l'aider ? T'as pété ton bilan carbone pour rien ma

fille. Marion, il est seul, il a personne.

Tu crois sincèrement que c'est une pauvre soirée qui va lui redonner goût à

la vie à Jordi Chartroux ? T'es qu'une traîtresse.

Toi, en 40, t'aurais sucé toute la commande en tour pour une plaquette de

beurre.

Tu l'as, l'image ? Tu l'as ? Oui, on a l'image avec les petites.

J'ai peut-être eu tort de venir ici avec les garçons.

Ah, parce que maintenant...

Tu les appelles les garçons.

C'est carrément Anne et les garçons.

Mais tu sais ce qui va leur arriver à tes garçons ? Mon Jerem, c'est un

sanguin. Quand on touche à sa petite femme, il devient fou.

Il a 10 ans de MMA au cul.

Il va les monter au plafetard, tes garçons.

Je suis Jerem, le mari de Marion.

Je peux vous proposer un petit rafraîchissement pour vous faire

patienter ? Ah putain, mais j'ai compris.

Maintenant t'es bonnasse ? Tu te tapes Hervé Beaumier ? Ben oui, t'en as

toujours rêvé. Tu dis n'importe quoi.

Fous le camp de chez moi.

Et considère que tu n'es plus la marraine de Jade et Joy.

Je te démarinise.

Je sais pas comment on fait, mais je vais trouver.

Et puis on est à dix bandes de l'Italie.

Alors quand on veut manger une bonne glace...

C'est vrai que c'est pratique.

Moi, ma préférée, c'est Stracciatella.

Alors ? Tu sais, cette soirée de 93, on n'en a jamais

reparlé.

Ni entre nous, ni avec personne.

Bah, c'était une grosse connerie, quoi.

C'était même un bouquet final de feux d'artifice, d'années de conneries.

Et puis que nous, on rende hommage à Daniel, c'était peut-être pas la

meilleure idée.

En plus, tu t'es fâchée avec Marion à cause de nous.

Oui.

Ouais, voilà.

Tu sais de quoi j'ai envie, là ? D'une glace stracciatella.

On ne

pouvait

pas partir sans s'arrêter là. À ta droite, le théâtre du festival de Saint

-Raymond. C'est mythique.

C'est fou !

C'était la grande mode des tubes latinos, et ils cherchaient un Ricky

Martin français.

Alors j'ai passé l'audition, et puis ils m'ont pris, c'est con.

À l'époque, quand j'ai compris que c'était toi, Babylou, je voulais

fracasser ma radio à chaque fois que tu passais. Et pareil, quand je te voyais

le samedi matin au Hit Machine, et que je révisais dans ma chambre à la CTU.

Et puis je... Je ne l'ai pas vue venir, je me suis mise à la fredonner.

Et elle a trouvé presque... agréable.

Tu vois, rien que pour ça, je ne regrette pas.

Et puis pour mes parents aussi, ils étaient tellement fiers.

Ils ont été invités à la galette des rois du maire de Reims deux années de

suite quand même. Ce n'est pas rien.

Et tu n'as jamais eu envie de faire quelque chose un peu plus personnel ? Un

peu plus Hervé Beaumier, un peu moins Babylou ? Après le premier album, la

maison de disques voulait enfoncer le clou dans le côté latino.

Mais j'ai fait tout le contraire, obstinément. Ça s'appelait un album

piano-voix que j'ai écrit et composé.

Et j'en ai vendu 12.

Donc, je me suis fait dégager.

Ça faisait comment ? Quand

les tempêtes parquent et la pluie s'amoncèle,

quand plus rien ne marque,

et que ma peau me gèle... Tu trouves ça nul ? Non, je trouve ça très beau.

C'est vrai ? C'est pas grave, au bout d'un moment, il faut savoir qui on est.

Moi, j'anime les mariages et les bar mitzvahs.

Une chanson, une chenille, une enveloppe et dodo.

Tu vois, ce piano, c'est un peu une métaphore de ma vie.

C'est bon, t'as eu ta dose de lumière, maintenant tu peux dégager.

Je suis pas d'accord.

Ce piano, on lui remet sa petite bâche, il va se reposer un peu, et demain soir,

il brillera dans une autre ville.

Parce que c'est un instrument noble, le piano.

Il va avoir encore une belle vie, pleine de musique et d'applaudissements.

Alors finalement, t'as peut-être raison.

Ce piano, c'est... C'est un peu toi.

Jo ?

Jo ? Jo ?

Oui ? Est-ce que... Est-ce que je suis un sale type

?

J'ai vu un petit atelier maquillage.

Ça te va ? Ouais. Et toi, ça te va ? Ouais.

C'est génial.

Je suis contente.

Je te jure que si Hervé m'avait dit qu'il avait pris les clés dans ta poche

sans te demander, je l'aurais jamais accompagnée.

C'est chouette que votre patronne vous invitait sur l'anniversaire.

T'avais l'air d'avoir une belle relation, tous les deux.

Pas tant.

Il m'a dit que si je ne venais pas, il me sucrerait ma place de parking au

cabinet.

Il fallait remplir la table.

Le bon anniversaire, Mathieu ! Bravo ! Le bon anniversaire ! Et

toi,

t'as quel âge, papou ? Ben... 48.

J'aimerais porter un toast.

Je ne vais pas être long, promis. On est tous là pour célébrer notre maxou.

On s'aime comme des frères depuis nos 12 ans.

Ça fait 36 ans. 36 ans, et bien sache que je n'ai pas peur des 36 prochaines

années tant qu'on est ensemble.

À toi, maman. Hé, regardez, je vais l'astronome. Et alors, attendez, on

garde nos verres levés.

Parce qu'on a une autre occasion de boire un coup et ça, ça fait toujours

plaisir. Soso, ma belle sœur de cœur, vient de recevoir le trophée Lawyer of

the Year.

Val de Marne, s'il vous plaît ! Ouais, bravo maman ! Merci, mon chéri.

Alors, je me suis renseigné, c'est pas de la gnognotte. Croyez-moi que quand

les avocats, ils savent qu'ils vont plaider face à Mecci Pironès, passez-moi

l'expression, mais ils font de l'huile d'olive avec leurs fesses.

Mon Maxou ! Attention avec tes bagues.

Magnifique ! Oui, Hugo ! Attaque, attaque ! Allez, allez, allez ! Vas-y,

vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y ! Oui ! Passe, passe !

Bien joué ! Occupe ! Attends ! Elle crie beaucoup, hein ? Mais non, attention !

Blague, blague, blague, blague ! Je suis en ramacouphène, moi, j'ai un concert,

maman. Avance, avance ! J'ai pas fait exprès. Vas-y, doucement.

Tiens. Vas-y, tranquille.

Allez, allez, allez, on avance, on avance ! Allez, Léonard ! Oui, c'est

bien, tu déchires ! Non, elle est hors-jeu ! Quoi ? Mais papa, de quoi tu

parles ? Mais elle est hors-jeu, bordel ! Qu'est-ce que tu comprends pas d'hors

-jeu ?

Et arrête avec tes cheveux ou je vais chercher les ciseaux de cuisine.

Mais tu fais chier, putain ! Va crever ! Puisque tu penses qu'à ça

!

Ça va

? Je pète le feu.

Tu peux plus nous voir à ce point, c'est ça ? Mais oui, Maxime, ton fils court

plus vite que toi.

Puis ta femme, elle est pas trop mauvaise dans son travail.

Oh oui, je comprends, c'est terrifiant.

J'ai pas fait exprès de le faire tomber.

Bien sûr, ouais.

Et j'ai encore ta fille de 7 ans que tu peux battre, Uno.

Mais alors dépêche-toi, parce qu'elle grandit aussi.

Tu sais, Maxime, je peux comprendre plein de choses.

Je sais ce que représente cet anniversaire pour toi.

Mais là, tu es en train de nous bousiller.

Je ne sais pas ce que fout Julie.

Julie ! Max,

ressaisis-toi un petit peu.

Tu ne peux pas tout détruire comme ça.

Ça veut dire qu'au moins, moi, j'ai construit quelque chose.

Tu comprends ? Tu es gentil, Hervé. Tu ne vas pas te mettre à me donner des

conseils sur la vie de famille ?

Alors oui, le jour où je vais tirer mon coup dans un chiotte de gare, ouais, là,

je ferai appel à toi.

Hervé ? On peut rester un peu plus longtemps ? Je m'amuse trop avec Manon.

Non, on se casse.

Pourquoi il faut toujours s'envahir des saloperies à la gueule, comme ça ?

Commence pas avec ta petite morale, hein.

Sinon, on va parler du type qui loge son ex-femme, et le nouveau mec de son ex

-femme, et la vieille du nouveau mec de son ex-femme. Tout ça parce qu'il est

pas capable de taper avec son petit poing sur la table.

T'as raison.

T'as raison, j'en suis incapable.

Même quand mon meilleur pote me bousille mon véhicule dans un pays étranger, je

dis rien. De toute façon, tout le monde s'en branle.

C'est que je redis.

Non, vous êtes des... Je porte des belles boules de pétanque, bien

luisantes, et puis moi je suis à côté, je suis le petit cochonnet.

Je sers à rien.

Un jour tu te demandes qui c'est ce gros porc dans la glace Et pourquoi tu t

'essouffles alors que t'as monté trois marches Un jour ton pote traîne qu'avec

ses collègues de taf Pourtant c'est le genre de connard que vous détestiez en

classe Un jour tu te rends compte que personne n'écoute tes histoires T'étais

un jeune cool, maintenant t'es plus qu'un oncle bizarre Un jour t'as

beaucoup plus de remords que désir Et t'as passé trois mois de stress pour

trente minutes de plaisir

Quand il y a plus d'alcool sur le sol que dans les fers, c'est qu'il est l

'heure de rentrer.

Quand il n'y a plus de musique et t'es tout seul sur la piste, il faut que t

'arrêtes de danser.

La fête est finie.

On était censés changer des choses Depuis quand les choses nous ont changés

? On était censés rien faire comme les autres Est-ce que tout le monde mentait

? On était censés changer des choses Depuis quand les choses

nous ont changés ? On était censés rien faire comme les autres Est-ce que tout

le monde mentait ?

Il faut que je te parle.

Alors, pour de vrai, tu veux pas d'enfant ? De toute façon, même des

spermatozoïdes sont racis. Une truie en fin de vie, elle en voudrait pas gratos

! Le premier mec venu, le premier mec venu, il me colle au mur en deux

secondes, tu en sabes ! Tellement je suis futile ! Dès demain, je coupe ta CB

et t'iras chercher une carte de retrait à la poste avec ta gueule du musée

Grébin !

Comme ça, j'aurais plus ta teinture de merde sur mes oreillers ! Et prends ton

slip en viscose, torche-poing le cul à Mac !

Enfin,

papa souhaitait que cette maison reste dans la famille.

Enfin, pour ne pas être indiscret, mais justement, j'ai cru comprendre.

Elle est plus légère et plus jolie. Parce qu'elle est plus joyeuse.

On y gagne sur tous les tableaux. On y gagne de partout.

Et puis alors, le véné marron comme ça.

Ma table basse de femme mariée devient ta table basse comme célibataire.

C'est émouvant.

Si tu le dis.

Toc, toc, il y a quelqu'un ? Non, c'est pas vrai.

Je vais vous emprunter votre ordi. Pardon ? Je blague.

J'ai dû oublier mon téléset de jeu, il me restait deux grippes à faire dessus.

Je peux entrer ? C'est fait, non ? Oh, dis donc ! Vous avez pas perdu de temps,

hein ? Ah non ? Ah non, pas du tout.

Vous verriez le foutoir, là-bas.

Puis alors, Karine, aimable comme une porte de prison, hein ? Oui, de toute

façon, elle a pas un bon fond.

Vous vous êtes un peu soumis, il vous faut une bonne femme gentille, une bonne

femme qui ait du cœur.

Ah ? Euh, oui.

Finalement, il vous a fait un cadeau, mon Francky.

Ah bon ? Merci, Francky, alors. Bravo, Francky. Ah !

Le

seul avantage avec les gros,

c'est que vous vieillissez moins vite.

Il y a tellement de gras sur le visage qu'il y a moins de rides, forcément.

Alors, une bonne fois pour toutes, Jenica, ça...

C'est Rodrigue Basisto, d'accord ? Moi, je suis là.

Il est là, je suis là, ok ? Allez-y maintenant, déversez votre fiel.

Et là, c'est Daniel Mollet ? Ben oui.

J'avais jamais fait le rapprochement.

Ah,

trois interventions par nuit en 30 ans, on se rappelle pas de tout, forcément.

Mais celle-là, elle m'a marqué la vie.

C'est moi qui ai pris la déposition du gamin.

Il chialait comme une madeleine. Je vous jure que j'ai pas jeté de cigare sur le

tapis.

Je fais mon petit tour avec l'expert, Jean Bayard, qui s'appelait.

Une feignasse de première classe.

Il avait trouvé l'arme du crime.

On va vite faire marcher l'assurance de ces pauvres gens.

Mais il y avait un truc qui me chiffonnait.

Dans leur déposition, les gamins avaient tous mentionné une machine à kebab.

Pas commun, une machine à kebab chez soi. Enfin, je veux dire, chez un

Européen.

Mais la gamine a toujours nié.

Bingo !

Il n'y avait peut-être pas la machine à kebab, mais il y avait son carton.

Tout le monde m'a pris pour une folle à l'époque.

J'ai paniqué, ça te va ? Mon père m'aurait tuée.

Et Daniel, ça faisait tellement longtemps qu'il nous pourrissait la vie.

Je ne suis pas fière.

Je voulais qu'elle s'arrête jamais cette soirée. J'avais les mecs les plus cools

du lycée rien que pour moi dans ma piscine où il n'y avait jamais personne.

Ce soir-là, j'étais juste quelqu'un, quoi.

Et puis, il y a eu ces putains de flammes.

J'ai tout de suite compris que c'était ma faute.

Mais entre tout avouer ou sauver ma peau et foutre Daniel Mollet dans la sauce, j

'ai pas hésité une seconde.

J'y suis allée.

Tu veux un figou du ? Je sais pas ce que t'aurais fait, toi, à la commande en

tour pour une plaquette de beurre.

Ah, bonjour, Maxime.

Merci d'avoir fait le déplacement.

C'est normal, je vous l'avais proposé.

Et je suis vraiment touché que vous m'ayez appelé moi.

Alors, qu'est-ce qui lui arrive à ce petit bonhomme ? Salut.

Bonjour Hervé. Ça va ? Merci d'avoir fait le déplacement. Bon, je t'en prie,

je suis pas très loin en ce moment.

Ah ? Ouais.

Comment est-ce que je peux l'aider, le petit champion ? Du coup, je lui ai

apporté des petites cartes Pokémon, les gamins adorent ça.

Et elle a pas nié ? Elle a pas essayé de feinter un petit peu ? Non, elle a

reconnu tout de suite.

On peut la saigner sur le préjudice moral, ça y est, aucun problème.

Et si ça suffit pas, moi je descends dans le sud, je vais à Nice et je vais

lui brûler son petit pavillon tout propre là. Ouais. J'en ai rien à foutre.

Bah quand même. Quoi quand même ? Bien sûr. Non, brûle.

Si je peux me permettre, je crois pas que ça soit la bonne réponse à tout ça.

Daniel, il a été en colère toute sa vie, contre tout et contre tout le monde.

Et regardez où ça l'a mené.

Tout passe vite, si vite.

Ouais, alors ça c'est vrai.

Bon, moi, là, par exemple, je suis un petit peu retourné vivre chez mes

parents.

Bref, quand je les regarde, je me dis que oui, effectivement, ça trace.

C'est mon Jojo. Je pensais à ton histoire que t'avais racontée chez moi

avec les boules de pétanque et le cochonnet.

Et je me suis dit, si toi t'es le cochonnet, moi, j'ai une vieille boule

de pétanque toute rouillée.

Pas faux.

Après, je pratique peu.

Mais pour moi, le cochonnet, c'est la star du jeu.

Sans cochonnet, y a pas de jeu, non ? Et toi, t'es notre petit cochonnet spécial,

mon Jojo.

Hein ? Bon, on est d'accord, il mérite son hommage, Daniel.

Bah oui.

Mais la personne qui veut nous revoir... Alors, justement, je suis permis d

'avancer un peu de mon côté.

Oh ! Oh ! Ah ouais ? D'accord.

Ah ouais, c'est précis, ça fait presque peur. Il reste plein de choses à faire

ensemble, rassurez-vous. À commencer par le lieu.

Oui, parce que vous avez annulé le gymnase. J'ai appelé le proviseur, mais

à J-8, c'est trop tard pour le récupérer. Donc, il faut trouver autre

chose. Oui.

Enfin, si vous voulez toujours la faire.

La fête.

Papa, tu m'aides à réciter ma poésie ? Je sais que tu veux pas demander à

maman. Elle a plus l'habitude que moi. Mais si tu le fais jamais, toi, t'auras

jamais l'habitude.

Viens.

je vais te dire quelque chose.

Tu sais, mon papa, ton papy Joël, il disait toujours, celui qui a la parole,

c'est celui qui a le pouvoir.

Regarde toujours ton public dans les yeux. C'est très important.

Je compte sur toi pour vraiment occuper l'espace.

Vas-y, tu déclames. Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent

des albatros face aux oiseaux des mers.

Wow !

Merci d'être là.

Ce n'était pas gagné. On est passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.

Mais bon, la vie a décidé de nous ramener ici, chez Roland et Arlette.

Merci papa.

Merci maman.

de nous laisser foutre le bordel chez vous encore une fois.

Et tout le monde dehors à deux heures, bien sûr.

C

'est

beau de revoir vos visages 30 ans après. J'aurais envie de vous dire, t'as pas

changé. Parce qu'à presque 50 piges, c'est ce qu'on a tous envie d'entendre.

On a tous envie de retrouver nos bouclettes, nos 15 secondes au 100

mètres.

Mais voilà.

Tout ça, c'est plus pour nous.

C'est pour nos enfants.

Et c'est très bien comme ça.

A l'époque, on a passé tous les mensos à la sulfateuse.

On vous a pas épargné.

Et c'est pour tout ça qu'aujourd'hui, on vous présente nos excuses.

Voilà. Soyez rassurés, sachez que le karma nous a bien rattrapés derrière.

Bref.

Alors vive tous ceux qui ont pris du bide à cause du stress.

Vive tous ceux qui ont perdu leurs cheveux à cause des coups dans la

gueule.

Et vive aussi tous ceux qui ont su rester jeunes et beaux.

Oui, oui, il y en a. Merci.

Mais ce soir, ils sont pas venus.

Alors vive-nous, quoi ! Et

maintenant, aujourd'hui.

Ils parlent tellement bien les deux, j'ai rien à rajouter.

Si une pensée pour Daniel Dadou,

qui vous pissait dessus il y a 30 ans, depuis ce toit là,

ça fait un truc.

J'aurais jamais dû venir, ils veulent pas me voir en plus.

J'ai fait une connerie mondiale.

Si je me fais lyncher, tu tapes dans le tas.

Ah là là, ça serait ouf sur ma gueule en plus.

Ah, Marion vient d'arriver.

Ah non, je sais pas pourquoi je suis venue.

Surtout que personne me frappe au visage. J'ai réuni en parent d'élève

lundi soir.

Mais personne va te frapper au visage, Marion. Allez, respire un coup, libère

la colonne. Je tiens cher à un verre.

Tu peux me lâcher la main s'il te plaît ?

Oh là là, et l'autre qui a vu comme un taureau.

Il va me foutre une taloche. Les Jérômes qui n'est même pas là.

Coucou Marionette.

Bienvenue.

Coucou Max.

Merci de me recevoir.

Et bravo pour la Timor-Ga, car ça serait grave.

Tu vois là, tu as le bar.

Alors fais-moi plaisir, demande le Clemenceau.

C'est notre cocktail signature.

Oui, évidemment que je le goûterai.

Tu sais ce qui me ferait plaisir aussi ? C'est qu'on se prenne 5 petites minutes

tous les deux pour discuter.

Pas ce soir, évidemment, c'est la fête. Mais demain peut-être ? Oui, on va

trouver un créneau avec tous les moyens qu'on a maintenant.

Les téléphones, les... Mais en attendant, je pense que je vais me

mettre un petit clémenceau dans le cornet.

Pour un peu décompresser de tout cet épisode de compression.

Marionnette.

Rapprochez-vous, s'il vous plaît, rapprochez-vous de la scène.

Venez.

Il y a quelques jours, mon super pote Jordi Chartroux est venu me voir parce

qu'il voulait organiser une surprise.

Pour Anne.

Anne Lochar.

Parce qu'on fait des kékés sur scène, mais la vraie star de la soirée, c'est

Anne. Il a une idée assez dingue, mais je lui file un petit coup de main et je

crois que grâce à mon carnet d'adresse, je me suis pas trop mal démerdé.

Il me dit que je suis belle Il n'attendait que moi

Il me dit que je suis sereine Juste

faite pour ses bras Il parle comme en carrière

De mots qui n'existent pas

De toujours et de tendresse Je n'entends que sa

voix Je

peux entrer ?

Pardon,

on a encore foutu un beau bordel.

Mais la bonne nouvelle, c'est que l'année prochaine, on ne sera plus là

pour t'emmerder.

En fait, ta vraie vie, elle commence maintenant.

Et elle sera trop chouette.

Parce que tu vas devenir un grand médecin.

Tu vas sauver plein de vies et gagner plein d'argent.

Parce que les gens intelligents, en fait, ils finissent toujours par gagner

plein d'argent.

C'est ma chanson préférée.

De tous les temps.

Elle me fait du bien.

Ça sent bizarre.

Ouais, pardon.

C'est le kebab sauce blanche de Mario. Non, non, non, il y a une odeur de

brûlé. Putain, il est aujourd'hui ! Anne ? J'ai cru comprendre

que cette chanson avait accompagné ta vie.

Maintenant, c'est moi qui vais te demander de m'accompagner, tu veux bien

? Je vais passer à Anne, s'il te plaît.

Oh là là, j'en reconnais quelques-uns.

Vous, vous devez avoir du mal à me reconnaître.

Madame Chotard, votre prof d'allemand à Clémenceau, merci à la maman d'Hervé de

m'avoir invité pour faire la surprise.

C'est une belle surprise, hein, Hervé ? Il me dit que

je suis belle, qu'il n'attendait que moi.

Il me dit que je suis celle juste faite pour ses bras.

Hervé ?

T'as toujours ton petit grain de beauté sur la fesse gauche ? J'ai bien connu sa

fesse gauche.

J'ai bien connu la droite aussi. Attends, il se tapait Chotard ? Ben oui,

manifestement. Madame Chotard a une très belle histoire à vous raconter.

Il était une fois un chanteur latino minable.

Bon, allez.

Liselotte ! Liselotte !

Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Oui, je suis un gros con. Oui, je t'ai

fait souffrir.

J'ai jamais su faire autrement.

Voilà.

À 7 ans, j'ai refusé que ma mère m'abonne à Pif Gadget.

Parce que dans mon ancien engagement sur 12 mois, ça me fait des dévapeurs.

Aujourd'hui, c'est pareil.

J'ai pas de femme, j'ai pas de gosse.

J'ai pas de bagnole.

J'ai même pas une trottinette électrique qui m'attend dans le garage vu que j'ai

pas de garage puisque j'ai pas de baraque.

C'était pas toi le problème.

T'étais parfaite.

Je sais pas quoi te dire de plus. Rien.

Ça me va.

Je sais pas si je mérite un cadeau.

Ouvre-le.

Il te va mieux que celui que tu portes là.

Merci.

Bon, on y retourne ?

Coucou.

Je m'en remets pas.

J'avais l'impression qu'elle a chanté juste pour moi.

Non, mais Jordi, personne ne m'a jamais fait ça.

Personne n'a jamais fait ça à personne, d'ailleurs.

T'es magnifique. C'est que toi qui le sais pas.

Mais non, c'est toi qui es magnifique.

Jordi, t'aimes encore un peu la vie ? Non, enfin, je veux

dire... Est-ce que t'aimes... Encore assez la vie pour... pour...

Wow !

Je pose juste mon parfum pour pas qu'on me le choue en bas.

Jordi, tu penseras bien tourner ta langue dans le sens des aiguilles d'une

montre et toi, Anne, dans le sens inverse. Tu remontes la pendule.

Comme ça fait longtemps que vous avez pas pratiqué.

Ta gueule.

Ouais.

C'est le crack ! Quoi ? C'est toi

qui le fais,

je le demande.

Merci beaucoup.

C'est vraiment gentil. C'est ta place. C'est vraiment bon. C'est...

Regardez derrière vous.

Regardez. Sous

-titrage

MFP.

C'est vrai que t'as eu beaucoup d'yeux, papa ? Ah bah ouais ! Ceci dit, ils

étaient déjà filoches.

Regarde les tiens, ils sont épais comme tout.

Tu vas devoir les supporter une bonne cinquantaine d'années, mon chéri.

Bon, je vous laisse, j'arrive.

Allez, c'est bon, allez ! Allez

!

On y est ? Alors, faites-moi le sourire

que vous allez découvrir sur cette photo dans 30 ans.

Un refrain que j'ai inventé Qui crie en

stéréo Je suis de toi et d'autres mots que je n'ose pas Les

mains à mon corps te disent merci De m'avoir fait homme dans ta vie

De l'autre côté de mon miroir Un seul baiser aura

suffi

Au point brûlant de notre histoire Donner un sens à nos vies

Encore

mon cœur bat Que je te devine ou te vois

Comme un mendiant chien fou Je me jette à tes

genoux

Salsa !

De l'autre côté de mon miroir Un seul baiser aura suffi

Au point brûlant de notre histoire Donner un sens

à nos vies De l'autre côté de mon miroir Un

seul baiser aura suffi Au point brûlant de notre

histoire

Sans s'annouver, ma quina mente

il n'y a qu'un mot à vivre ce mot certes sûr te protège du givre ce mantra qui

redonne la foi aux indigents mes lèvres s'ouvrent douces et prient obstinément

pourquoi les mots s'imposent

pourquoi le temps nous ment pourquoi toutes ces choses

filent au firmament

Pourquoi quand je défaille, ma vie part en fumée ? Et quand

la nuit s'installe,

un mot vient me sauver.

À tous mes soleils noirs, apocalypse réalisé.

Je vous dis au revoir, mais jamais à plus jamais.

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