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[musique suspense]
- Bonjour. - Bonjour.
C'est bon.
Allez, on se dépêche !
On n'a pas toute la nuit.
[musique douce]
[Luis] C'est le collier de la Reine.
Ouais.
Ils le mettent aux enchères. Ça va dépasser les 20 millions.
Putain…
Tu peux te l'offrir. C'est quoi ?
Mille ans de SMIC ?
[cliquetis du zoom]
- [serveur] Voilà pour vous. - Merci.
T'as une sale tête, Assane.
T'as une belle gueule, mais une sale tête.
- Tu peux pas t'acheter un rasoir ? - Si.
- Figure-toi que j'ai un job. - Un job ?
Mais c'est formidable, ça.
- Félicitations ! - Merci.
Et c'est quoi ?
Faut que je devine ? C'est…
C'est compliqué et ça va pas durer, c'est ça ?
Comme d'hab.
Arrête de cacher les choses.
Pour toi, pour moi. Pour notre fils.
Je peux voir Raoul, ce week-end ?
Bien sûr, tu peux voir Raoul ce week-end.
Mais est-ce que lui voudra te voir ?
- Tu l'as planté trois fois. - Je suis pas le père idéal.
Bon.
Samedi, 8 h ?
Samedi, 8 h.
- Ça va changer, Claire. - Oui, ça, on verra.
Je vais changer.
[Claire] Tu diras ça à ton fils.
Tiens, avec un peu de retard.
La pension alimentaire.
Garde tes sous. Achète-lui plutôt un cadeau.
À samedi.
Sois pas en retard.
[musique douce]
[musique rythmée]
[grondement de train]
[on frappe]
- C'est qui ? - C'est Perenna.
Entre. T'as l'argent ?
[Assane] En fait, j'ai une galère.
J'ai pas la thune et je voulais voir avec Vincent…
[homme] Viens, on va prendre l'air.
- Tu fais quoi ? - Bouge de là, bâtard ! Putain !
[Assane] Attends, écoutez-moi ! Vincent !
Écoutez-moi !
Oh, putain !
[Vincent] Il est où, mon argent ?
Je l'ai passé à la mère de mon fils.
Donne-moi plus de temps.
On va aller la voir, la mère de ton fils.
Non ! Tu décolles rien du tout, d'accord ?
Tu me reposes.
Et je vous explique comment faire beaucoup d'oseille.
Comme jamais vous pourrez en dépenser. Ou jette-moi tout de suite.
Je veux pas rester dans le vide. J'ai peur.
- Allez, Kevin. Ramène-le. - J'ai peur.
Je suis agent d'entretien. Au Louvre.
- C'est un bon job de merde, ça. - Ça dépend.
Les œuvres que je nettoie valent des millions.
Je les ai à portée de main.
- Tous les soirs. - Je vois pas arriver mon pognon.
Il arrive.
Vendredi prochain, un collier sera vendu aux enchères.
Il a appartenu à Marie-Antoinette et il vaut des millions.
Mais ça va pas se passer comme prévu, car le collier…
on va le voler.
Kevin, décollage.
- Putain, sérieux ? - Tu vois, là ? Vous m'avez sous-estimé.
Pas regardé.
Vous m'avez vu, mais vous m'avez pas regardé.
Comme eux.
- Qui ça, "eux" ? - Mes employeurs.
Ceux qui vivent là-bas pendant qu'on vit ici.
Ceux qui sont tout en haut. Ils nous regardent pas.
Grâce à ça, on va devenir riches.
J'ai besoin d'un gars qui décide vite et bien.
D'un gars un peu costaud.
Et moi, je connais le musée.
Moi, je fais quoi ?
Ah ouais.
Les enchères vont avoir lieu là.
Il y a des caméras partout.
Le seul endroit sans caméra, c'est là.
Le vestiaire des agents d'entretien où il n'y a rien de valeur.
Couloir séparé.
Entrée séparée. Ascenseur séparé.
Faudrait pas qu'ils nous voient.
Du coup, on vous verra pas.
- Comment ça, "vous" ? - Vous trois.
Vous entrez balayeurs, vous sortez millionnaires.
Comment on rentre ? Avec nos bonnes gueules ?
[Assane] Je vais te faire rentrer.
Il est où, ce badge ?
Mais avec quoi vous allez entrer ? Ils scannent tout.
Sauf les poubelles qui sortent…
et les produits d'entretien qui entrent.
Dans le spray, tu mets ce que tu veux. De la javel, du liquide pour vitres…
Ou du chloroforme.
Les enchères commencent, vous allez au vestiaire. Là,
Vincent et Kevin, vous piquez la tenue des gardes,
vous en aurez besoin après.
Rudy, direction la salle de surveillance.
Il y a qu'un gars, il est toujours à l'ouest.
Il y a rien à craindre.
Et puis, tu désactives les caméras.
Une panne de deux minutes et les flics sont prévenus.
Après deux minutes, ils déboulent et mettent trois minutes à arriver.
Deux plus deux plus trois.
- Sept minutes pour pas vous faire gauler. - Quoi ?
C'est chaud, mais suffisant pour arriver là,
l'antichambre où sera gardé le collier.
Piquez le collier et sortez.
Là, Rudy vous attend avec la voiture
discrète et rapide qu'il va nous dégoter.
Et on est riches.
Vous pouvez observer de l'or pur qui suspend une rivière de diamants.
Des questions ?
- Tu fais quoi, toi, pendant tout ça ? - Moi ?
Moi, j'achète le collier.
[guide] Suivez-moi pour la suite de la visite, merci.
[Assane] Tu bosses ici ?
Ça change de chez nous. Tes patrons sont cool ?
Disons qu'ils sont présomptueux.
- "Présomptueux", Assane. - Papa, sérieux ?
"Présomptueux."
"P-R-É
S-O-M
P-T-U-E
- U-X." - Bravo, mon fils.
[tonnerre]
[le moteur ne redémarre pas]
Madame Pellegrini ?
- Besoin d'aide ? - Non.
Merci.
C'est moi, madame. C'est Babakar.
Le nouveau chauffeur de votre mari.
Ah…
Ah, pardon, excusez-moi. Je ne vous avais pas reconnu.
J'ai un problème.
- Le capot, s'il vous plaît. - Oui, d'accord.
Rentre !
Ton papa et toi, vous venez d'où ?
Du Sénégal, madame. Pas très loin de Thiès.
Ta maman, elle est où ?
Essayez, maintenant.
Ouais, c'est bon !
Merci beaucoup !
- Je vais vous conduire, madame. - Non, merci.
Non, j'insiste.
Bon. Ben, d'accord.
Tu sais ce qu'est ton papa ?
Un gentleman.
C'est vrai.
Si, c'est vrai.
"Gentleman."
[musique suspense]
Bonsoir.
Merci.
Bonsoir.
Merci.
- Monsieur Paul… - Sernine.
Merci. Bonne soirée.
[commissaire-priseur] Mesdames et messieurs, prenez place.
Notre vente va bientôt commencer.
Tenez. Bon courage.
[commissaire-priseur] Le collier de la Reine.
Le fabuleux collier dont l'histoire se confond avec l'histoire de France.
Offert par Louis XVI à Marie-Antoinette,
il disparaît pendant la Révolution avant de réapparaître,
deux décennies plus tard, entre les mains de Napoléon,
qui l'offre à Joséphine.
Commence ensuite un voyage incroyable dans toute l'Europe.
De la Russie des tsars au palais de Constantinople,
il finit par atterrir dans le trésor secret du Troisième Reich.
Puis il est acquis par la famille Pellegrini,
qui se le fait dérober il y a 25 ans.
Après vous, monsieur.
[ton sec] La porte.
Rentrez-la, je veux pas qu'elle prenne la pluie.
Bien, monsieur.
[commissaire-priseur] On le croyait perdu. Il avait en réalité été démantelé
et ses sept pierres disséminées aux quatre coins du monde.
C'était sans compter sur la ténacité de M. Pellegrini,
qui a traqué et recherché chacun des joyaux,
et aujourd'hui, le collier reconstitué est de retour chez lui, ici, à Paris.
Mesdames, messieurs, chers amis,
je vous demande d'accueillir la fille de son propriétaire,
la délicieuse Juliette Pellegrini.
[Juliette] Bonsoir.
["Sensualité" d'Axelle Red à la radio]
[Assane] Mme Pellegrini a dit que je pouvais venir.
[Juliette] C'est toi, le fils du chauffeur ?
Moi, c'est Juliette.
Normalement, tu réponds. Ça s'appelle une conversation.
- Je m'appelle Assane. - Et t'as quel âge, Assane ?
J'ai 14 ans.
La semaine prochaine.
Dis-moi, Assane… C'est vrai, ce qu'on dit sur les blacks ?
Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes, là ?
Paraît qu'ils savent pas nager.
- Je sais nager. - Ah ouais ?
Fais voir.
Si tu nages jusqu'à moi, je t'embrasse.
Un vrai baiser,
pas ceux de ta mère.
[applaudissements]
[Juliette] Merci, bonsoir.
Lorsque mon père a reconstitué ce collier,
il s'est promis d'en faire quelque chose d'exceptionnel.
C'est pourquoi ce soir,
la vente servira à créer la fondation Juliette et Hubert Pellegrini.
La fondation soutiendra des projets culturels et artistiques.
Je vous remercie.
[commissaire-priseur] Bien. Chers amis, nous allons débuter les enchères.
Avec, pour le collier de la Reine,
une mise à prix de 17 millions d'euros.
[coups violents]
[coups violents]
Central, on va checker les vestiaires.
[commissaire-priseur] Une première enchère à 18 millions,
pour se mettre en jambes, si j'ose m'exprimer ainsi.
Qui dit 18 millions ? Je vois 18 millions ?
18 millions ici pour Herr Kruger. Danke schön.
J'ai 19 millions ici, merci.
20 millions pour madame au fond.
Merci, madame.
21 millions pour Herr Kruger. Wunderbar.
Ils arrivent !
Bonjour.
[Rudy] Les mecs, c'est pas instantané !
29 millions au téléphone, est-ce que je vois 30 ?
Kevin !
Central !
32 millions pour Herr Kruger, est-ce que je vois 33 ?
Nous sommes à 32 millions pour le collier.
Central, tout va bien aux vestiaires ?
Central, tout va bien ?
[grosse voix] Oui, fausse alerte.
Bien reçu.
32 millions d'euros une fois,
32 millions d'euros deux fois…
J'ai une enchère à 33 millions d'euros pour monsieur là-bas ?
33 millions ?
Excusez-moi. Merci.
Très bien.
Nous sommes donc à 33 millions d'euros
pour ce monsieur. Bienvenue !
33 millions d'euros.
Comment vous pouvez dire une chose pareille ?
Vous avez une petite idée de ma situation ?
Vous me prenez à la gorge, merde !
Allez-y, ne vous gênez surtout pas. Je vous paye pas pour lire.
Excusez mon mari, il est perturbé par ses affaires, en ce moment.
Oui.
- Je comprends. - Prenez un livre pour votre fils.
Oui, choisissez.
Alors ?
Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur.
Très bon choix.
[Commissaire-priseur] J'ai 36 ? 36 pour Herr Kruger, merci.
37. 37 millions.
38 ?
39 millions d'euros.
Est-ce que j'ai 40 millions d'euros ?
Je n'ai pas 40 ?
39 millions d'euros une fois…
39 millions d'euros deux fois…
39… 40 millions pour Herr Kruger.
Je suis à 40 millions pour notre premier enchérisseur.
Si nous avions commencé là, nous aurions gagné du temps.
Enfin, c'est très bien.
[commentaires sportifs]
Putain, il est bon, lui !
Excuse-moi ?
Et merde.
[musique action]
Allez.
Allez !
Sept minutes.
40 millions d'euros.
Est-ce que j'ai 41 millions ? 41 millions, monsieur.
"Caméras off."
41 millions d'euros,
est-ce que je vois 42 ? 41 millions d'euros…
Est-ce que j'ai…
42 millions d'euros quelque part ?
Monsieur, les enchères sont déjà à vous.
Certes.
Mais je trouve que cette vente traîne un petit peu.
Gagnons du temps. J'enchéris à 60 millions.
- J'ai bien entendu 60 ? - C'est bien ça.
60 millions d'euros ! Bien, écoutez…
Mesdames, messieurs,
c'est l'heure de vérité. 60 millions d'euros.
- Je respire pas, là-dedans. - Chut.
J'ai un autre enchérisseur pour le collier ?
Non ?
60 millions d'euros pour monsieur
une fois, 60 millions d'euros deux fois,
60 millions d'euros trois fois, adjugé à monsieur.
Bravo !
T'as pas peur qu'il nous double ?
T'inquiète, on va le doubler avant.
Merci.
Cinq minutes !
Cinq minutes !
[commissaire-priseur] Tout me semble en ordre, merci.
Je l'avoue, je ne m'attendais pas à un acquéreur comme vous.
Comme moi ?
C'est-à-dire ?
Eh bien…
Aussi jeune !
Voilà votre collier, justement !
Enfin, le temps que votre transfert soit validé,
- évidemment. - Évidemment.
M. Pellegrini est très à cheval sur les procédures.
À ce sujet,
sa fille aimerait vous rencontrer, au cas où…
Non, je ne préfère pas.
Si je pouvais le voir ?
À ce prix-là… Juste un petit coup d'œil.
- Ce collier est mon bébé, désormais. - Certes.
Bon, allez !
[Assane] Merci.
[bips]
[M. Pellegrini] Je mets le collier au coffre.
Vous avez bien accès à mon bureau ?
- Oui. - Et vous savez que le coffre est là.
- Non. - Ben, voyons.
Je vous ai vu rôder, l'autre jour.
Je nettoyais la bibliothèque.
- Vous étiez là. - Ne mêlez pas ma femme à ça.
La vérité, inspecteur Dumont,
c'est qu'il vit sa situation précaire comme une injustice.
Pour se venger, il m'a dérobé le collier.
Je le jure, je n'y ai jamais touché.
- Qui d'autre ? - J'en sais rien !
On va se calmer. On va tirer ça au clair au commissariat.
- D'accord ? - Débarrassez-moi de ce…
De ce quoi, hein ?
- De ce quoi ? - [inspecteur] Oh ! On se calme.
Lâchez-moi !
J'ai rien fait ! Aidez-moi, madame Pellegrini !
- On y va ! - Prévenez mon fils !
Je suis innocent ! Lâchez-moi !
Voilà.
Stop !
Décidément, avec vous…
[grondement de moteur]
- Bonsoir, monsieur. Police nationale. - Bonsoir.
Si vous roulez pas, coupez le moteur.
Oui, bien sûr.
Faut penser à la planète, un peu.
Exactement.
- Bonne soirée. - Bonne soirée.
Allez, les mecs.
J'ai rien fait, je dirai rien…
[Assane] À quoi tu joues ? Barrez-vous !
[Assane crie]
[Vincent] On y va.
[Assane] Au secours ! Au voleur !
Au voleur !
[alarme]
[alarme]
[cris]
Il y a eu un braquage. Personne ne sort.
Je vérifie avec le central.
[garde] Deux hommes s'échappent par le couloir des agents d'entretien !
[Rudy] Allez !
C'est quoi, cette voiture ?
T'as pas trouvé plus discret ?
- T'as quoi, dans la tête ? - Il y avait que ça.
Allez, monte !
- [sirènes de police] - Je vais te tuer !
[gardien] Votre père arrive.
Merci.
P3 !
Diop. Parloir.
Diop ?
Merde…
Un médecin en urgence ! Suicide en P3 !
[tonnerre]
[musique triste]
Bonjour, Assane.
Je suis désolée.
Si je peux faire quelque chose…
Oui, madame.
Merci, madame.
Pardon, madame.
Allez vous faire foutre.
Rudy, je vais te tuer !
Je te jure, c'est pas ma faute.
[Vincent] C'est cette bagnole de merde !
[Rudy] Elle est trop puissante.
Lâche-moi, toi.
[Vincent] Kevin, bouge plus !
[Rudy] Elle avait pas l'ABS !
Personne ne touche à rien. Clients et employés vont témoigner.
Vous plaisantez ? M. Sernine est une victime.
Ces voyous l'ont malmené.
Pourtant, on a lutté.
Laissez, Thibault. Je suis à la disposition du capitaine.
Je connais pas votre boîte, "Nanobay".
- Elle fait quoi ? - Vous utilisez votre portable ?
- Oui. - Alors vous me faites gagner de l'argent.
[un portable sonne]
- Allô ? - Capitaine, c'est Guédira.
On a ramené les suspects,
on va les interroger pour savoir s'ils avaient des complices.
- Et le collier ? - On l'a récupéré.
- Il part au labo pour des analyses. - Très bien.
Dites, capitaine, vous connaissez les aventures d'Arsène Lupin ?
- Qu'est-ce que tu racontes, Guédira ? - Cette histoire me fait penser
aux aventures d'Arsène Lupin. J'ai tout lu, donc…
C'est pas le moment. Va attendre les résultats.
OK.
- J'y vais. - OK, merci.
On a le collier et les gars qui ont fait le coup.
- Rentrez, on vous appelle si besoin. - Vous êtes sûr ?
- Oui, allez-y. - Merci beaucoup.
- Thibault. - Monsieur Sernine.
- On se revoit pour le collier. - Merci.
Monsieur Sernine ?
Permettez ?
Vous voulez me fouiller ?
[tintement]
[Assane] C'est un souvenir.
Je suis en état d'arrestation ?
Merci, inspecteur.
Nous apprenons que l'auteur présumé du vol du collier de la Reine
s'est suicidé dans une prison de la région parisienne.
L'homme, un père de famille d'origine sénégalaise,
était le principal suspect dans la disparition du précieux bijou.
Sa mort laisse les enquêteurs sans piste sérieuse
permettant d'élucider le vol de cette pièce d'une valeur inestimable
acquise il y a des années par la famille Pellegrini.
Le collier aurait été dérobé par un domestique
employé au domicile principal…
Quoi ?
Tu me rappelles ta mère.
[musique mélancolique]
[Assane] "Joyeux anniversaire."
"Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur."
"Nous allons vous raconter l'histoire d'un voleur, mais pas n'importe lequel.
La première chose à savoir sur Lupin, c'est que personne ne sait qui il est.
Il se peut que vous l'ayez déjà vu.
Mais n'allons pas trop vite.
Et reprenons depuis le début."
[musique soul]
[jingle du journal télévisé]
Bonjour à tous, chers téléspectateurs,
soyez les bienvenus sur l'émission du matin.
On commence avec un peu d'histoire
et cette information qui vient de nous parvenir :
le collier de la Reine, bijou ayant appartenu à Marie-Antoinette,
a été retrouvé la semaine dernière. Ce collier à la valeur inestimable
qui avait disparu à la suite d'un vol il y a 25 ans,
sera exposé au musée du Louvre
avant d'être mis aux enchères par ses propriétaires,
la famille Pellegrini. Cette vente…
[Assane] Arsène Lupin a de multiples talents.
C'est un maître du déguisement. Il peut changer d'identité en un instant.
J'ai aucun poste de libre.
À l'agence, ils m'ont dit que…
L'agence, ils se sont trompés.
- T'es d'où, au Sénégal ? - Bakel. Tu connais ?
Mon père est de là-bas.
Il m'emmenait faire les courses chez un gars,
près de la station-service.
- Tu connais Abdoulaye ! - Oui, je connais Abdoulaye !
On se dépêche ! On n'a pas toute la nuit.
Ne faites jamais confiance à Arsène Lupin.
Son nom n'est peut-être pas Lupin.
Ses noms sont innombrables.
Luis Perenna, c'est un bon nom de merde, ça.
- Bon, tu veux de l'oseille ? - Ouais.
Je te passe 1 000. Les intérêts, c'est 10 % par semaine.
- Dix par semaine ? - Ouais.
- Ça te va pas ? - Si.
T'as compris, si t'essayes de me niquer…
- Merci. - Reviens pas sans l'argent !
Ses talents, Lupin les utilise pour commettre ses larcins.
Rien ne peut contrecarrer ses plans.
Mais son plus grand talent, sans aucun doute…
Pardon. Merci.
C'est d'avoir toujours un coup d'avance.
Très bien.
Finalement, Arsène Lupin est un loup solitaire…
qui de temps en temps fait appel à ses amis
à la morale parfois douteuse mais à la loyauté infaillible.
Tiens, voilà la copie.
Ah ouais…
Tu t'es surpassé, Benjamin.
C'est pas nickel, j'ai eu une semaine.
La prochaine fois, donne-moi du temps.
Il y aura pas de prochaine fois.
Je dois passer à autre chose.
C'était important pour moi de le récupérer.
Merci, mon pote.
On y va !
[Assane] Au secours !
Au voleur !
[Assane siffle]
- Merci. - Ils scannent tout.
Sauf les poubelles qui sortent
et les produits d'entretien qui entrent.
- Putain ! Ça pue, ton truc ! - On est d'accord.
Qui vient changer les couches de ses mômes ici ?
Au Louvre !
Vous entrez balayeur…
vous sortez millionnaire.
[musique rythmée]
[sonnerie de téléphone]
[homme] Allô ? Oui, lieutenant ?
On vient de rentrer.
Très bien, merci.
Hé, Guédira.
Selon le labo, le collier est un faux.
Préviens l'acheteur, il s'appelle Paul Sernine.
- Ça s'écrit comment ? - Paul, P-A-U-L.
Sernine avec un "S".
Oui, lieutenant.
Des voyous déjà condamnés pour des délits mineurs.
Ils étaient trois.
Je vous envoie leurs déclarations.
Pas de souci. Merci, à plus tard.
- Salut, hein ! - Ouais, salut.
[sonnette]
Bah, t'es en avance ?
Je t'avais dit, j'ai changé.
Raoul, c'est papa !
- Il est pas en retard ? - Merci, la confiance !
Oh là… Je te demande pas ce que t'as fait de ta nuit.
- Rien de spécial. - Rien de spécial ?
- Tranquille. - Bien sûr.
[craquement]
- Ça va mieux, hein ? - Merci.
Alors, j'ai pas la classe ?
Tu te fous de moi !
- [Assane] Ça va ? - Tu m'étouffes.
Je suis ton père, c'est normal que je t'étouffe.
- Pas trop tard, hein ? - Salut, maman.
Salut.
Salut.
Paraît que t'es toujours sur ton portable ?
C'est dommage.
À ton âge, j'aimais lire.
Normal, il y avait pas de portables.
Ça, c'est moche.
Tu mérites pas mon cadeau.
Quel cadeau ?
Tiens.
Ça va te plaire.
Ton grand-père me l'a offert.
J'aurais aimé que tu le connaisses.
Arsène Lupin est plus qu'un livre.
C'est mon héritage. Ma méthode.
Ma voie.
Je suis Lupin.
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