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[musique de tension]
[Devred] Nos avions de chasse sont actuellement
en plein territoire hostile.
[homme] Sous-marin d'attaque classique.
Ils nous testent.
C'est peut-être pas un État, mais un industriel.
[Sami] On est contents de te revoir, Lafayette.
Après un arrêt cardiaque, il peut y avoir des séquelles neurologiques.
Tu vois flou ?
[Lafayette] Non.
[Duval] On a trois morts : Biraben, Camus et le commandant Devred.
Émilie Lafont est vivante.
Ils ont tué le commandant. Qu'est-ce qu'ils me feront si je parle ?
Ils sont ici. La prochaine, c'est moi.
[crissements de pneus]
- Ça serait deux tueurs ? - [tir avec silencieux]
Je pense plutôt à quelqu'un qui s'adapte.
[bips réguliers]
[Fischer] Contusions.
Strangulation à mains nues...
Délicat de faire passer ça pour un suicide.
La plupart des meurtres se font dans le cercle le plus intime.
Pas de raison que la Marine fasse exception.
[musique inquiétante]
Le lieutenant de vaisseau Émilie Lafont.
Il faudra que je lui parle.
Et à vous aussi.
Elle est encore à bord.
Elle se cache.
Vous avez bien fait de me parler.
Il m'a juste posé des questions.
- [tintement] - [de l'eau coule]
[homme] Un homme à la mer sur bâbord.
Un homme à la mer sur bâbord. Ceci n'est pas un exercice.
[déclic]
Un meurtrier, c'est comme un artiste.
Il faut étudier ses œuvres pour le connaître.
[bips réguliers]
[bips rapprochés]
[la musique monte en puissance]
[elle gémit]
[la musique s'estompe]
[il soupire]
- [on frappe à la porte] - Entrez.
Je vous dérange ?
Vous souhaitiez m'interroger ?
Non.
[homme] On catapulte Lafayette et Dino.
[il ferme la porte]
Juste savoir si une des victimes vous avait parlé
ou alerté sur quelque chose.
Non.
- Rien qui ferait avancer mon enquête ? - Non, Lieutenant.
J'ai du mal à comprendre
pourquoi vous refusiez que j'interroge vos officiers.
C'est inutile.
Vous leur faites confiance.
C'est bien.
Dans mon monde, ça s'appelle de l'obstruction.
Oui, mais nous ne sommes pas dans votre monde,
nous sommes sur mon porte-avions.
Il y a une chaîne de commandement.
C'est un petit peu plus complexe que vos VCSM.
[rire étouffé de Fischer]
Malgré leurs 22 mètres et leurs huit membres d'équipage,
nos vedettes côtières de surveillance ont fait leurs preuves.
Bravo.
Vous avez bien appris votre leçon.
[rire étouffé de Fischer]
Merci.
"Pacha".
Ça vous dérange pas, ce genre de surnom ?
Un peu dominateur, non ?
C'est un terme amical.
Si amical que vos hommes n'osent pas l'employer devant vous.
Un truc à l'ancienne.
Comme un peu tout, ici.
La modernité d'une institution ne se juge pas qu'à son vocabulaire.
Non, pas que.
- Vous connaissez Linant Bey ? - Linant de Bellefonds.
Un autre Pacha français.
Vous l'avez lu ?
Non, je vais pas vous mentir.
[Devred] Hm-hm.
Pour construire le canal de Suez, il y a 150 ans,
le gouverneur d'Égypte lui a proposé de raser
les pyramides de Gizeh,
et d'en utiliser les pierres
pour ériger des barrages sur le Nil.
On attend d'un Pacha
qu'il soit capable de tout détruire, mais...
sa vraie force, c'est de savoir dire "non".
Non au pouvoir. Non à l'argent.
Non à la trahison.
[musique de tension]
[rire étouffé]
J'ai servi avec des gendarmes maritimes toute ma vie.
Et vous n'êtes pas l'un d'eux.
Lâchez ça.
[tintement]
Tournez-vous.
Vous auriez dû fréquenter plus souvent les bibliothèques.
[il le pousse avec son arme]
Avancez.
Dans le tiroir, les menottes.
[Fischer grogne sous l'effort]
[choc puissant]
[cri de douleur]
[choc]
[tintement]
[gémissement de douleur]
[grognement d'effort de Fischer]
[Devred tombe]
[il reprend son souffle]
[Duval] Derrière cette porte, on a deux centrales nucléaires.
Donc, vous faites exactement ce que je dis.
Je tente un truc. Rien de méchant.
Qu'est-ce que c'est ?
Vous inquiétez pas. J'étais à la cyber, avant.
[musique angoissante]
- [interférences] - [femme] J'ai perdu la main.
- Qu'est-ce qui se passe, là ? - Cyberattaque.
[claquements secs]
- [Roumane] On n'a plus de jus. - [Danton] On n'avance plus.
[Fischer] Je peux rien pour votre bateau. Mais je peux trouver Émilie Lafont.
Les locaux techniques. Le genre d'endroit où il faut chercher.
[capitaine d'armes] Je vais aux soutes bâbord.
[clapotis]
[marin] On évacue !
[homme] De PC sécurité.
[chef] Oh !
À l'aide !
Je l'interroge seul si vous avez plus important à gérer.
Ils ont tué le commandant.
Vous vous rendez compte de ce qu'ils me feront si je parle ?
[Duval] Qui ça, "ils" ?
[Fischer] Duval pour Fischer.
J'ai eu mes collègues. La mère de Lafont est en sécurité.
Je vais lui parler pour revoir quelques détails.
Vous avez raison, on a peut-être raté un truc.
[Duval] Je vous rejoins.
[la musique monte en puissance]
[la musique s'estompe]
Votre mère est en sécurité.
La police est avec elle.
Ils vont surveiller sa maison 24 heures sur 24.
- Merci. - [rire étouffé]
[cliquetis]
- [déchirure] - [elle gémit]
- [giclée] - [elle gémit]
[elle gémit en tombant]
[musique angoissante]
[cliquetis]
[longue inspiration]
[grognement de douleur]
[il gémit]
- [la musique s'arrête] - [bips réguliers]
[bourdonnement inquiétant]
[claquement grave]
[musique intrigante]
[Danton] On a fouillé tout le bâtiment.
Aucune trace du tueur.
Les caméras de surveillance sont toujours H.S.
On n'a rien.
[la musique s'arrête]
Il vous a attaqué en premier ?
[Fischer soupire]
J'ai entendu un bruit.
J'ai à peine eu le temps de me retourner, c'était trop tard.
[souffle étranglé]
Est-ce que vous avez vu son visage ?
Non. [respiration difficile]
Il avait une cagoule ou...
Mais je suis sûr que c'était un homme.
Ça correspond à 80 % de l'équipage.
Euh...
Vous êtes sûr que si on vous montre des photos de l'équipage,
vous pourriez pas reconnaître sa corpulence, sa silhouette ?
Je suis désolé.
[un talkie bipe]
Excusez-moi.
Danton, de Fabretti.
Votre état est incompatible avec la poursuite de votre mission.
Donc, on va vous rapatrier en hélico.
Non, je...
La situation a changé, Fischer.
Eh bah, justement. Je suis sûr que je serai utile.
Négatif, reposez-vous.
Par contre, si quoi que ce soit vous revient, même un détail,
vous me le faites savoir.
Commandant. [respiration sifflante]
Je suis désolé. Je...
J'ai pas pu la protéger. Je...
- Je m'en veux. - Non, non.
Vous avez fait tout ce que vous pouviez.
[Danton] Les rebelles, Commandant.
Nouvelle attaque.
[la porte s'ouvre]
[il soupire]
[la porte se ferme]
[Fabretti] La direction du renseignement militaire confirme.
On a un convoi de rebelles lourdement armés
qui traverse actuellement le désert du Sinaï.
En direction d'un camp de l'OMS.
La première attaque
n'était pas assez spectaculaire à leur goût.
Ils cherchent la médiatisation pour déstabiliser la région.
Sur place,
on a cinq médecins français, arrivés il y a deux mois.
Combien de familles ? Et combien d'enfants ?
À peu près 200 civils.
[musique de tension]
On attend confirmation, mais le convoi transporterait
des missiles longue portée.
On a ordre d'organiser une frappe aérienne afin de neutraliser la menace.
Heure d'arrivée estimée ?
À ce rythme, 9h15.
On a moins de 30 minutes.
Bon. Vous me préparez les chasseurs, c'est la priorité.
On a une chance d'éviter l'embrasement de la région.
[bips]
[Duval] Mais l'espion va vouloir frapper, encore.
Vous me tenez informée.
- [cliquetis] - [alerte]
[il grogne]
[gémissement]
[il frissonne et grogne]
[il respire profondément]
- [il souffle] - [alerte continue]
[grognement]
[l'alerte cesse]
[la musique s'estompe]
- T'as des maux de tête ? - Non.
- Des nausées ? - Non, non. Ça va, hein.
C'est vrai que pour quelqu'un qui a fait une chute de 7 500 m,
- t'es pas trop mal. - [rire nerveux]
Et tes yeux, ça va ?
[Sami] Justement, on va checker.
Tiens, regarde-moi.
Dix sur dix.
- Tu peux me lire les caractères ? - Oui, bien sûr.
X, T, U, P, Z, N, U, F, K.
J'ai fait les plus petites, pour pas perdre trop de temps.
OK. Bon bah, c'est bon pour moi.
Je vais te signer ton bon de sortie.
[Sami prend des papiers]
[Sami signe]
[musique inquiétante]
[conversation indistincte]
[femme] Le commandant est priée
de se rendre d'urgence au Central Opérations.
[il grogne en marchant]
Le commandant est priée de se rendre d'urgence
au Central Opérations.
[inspiration]
[expiration profonde]
[il stabilise sa respiration]
[la musique s'arrête]
T'avais une seule mission :
la fourchette du commandant.
Et t'as merdé !
Je sais.
Je suis désolé, chef. J'ai cherché partout.
[le chef soupire]
Bon, après, tu t'es bien intégré.
Tu m'as sauvé d'un frigo inondé,
et comme si ça suffisait pas,
ce con a des mains en or en pâtisserie.
Alors, ça dit quoi ?
[tous] Accepté !
[ils frappent sur les plans de travail]
[propos inaudibles]
- Pardon de gueuler, c'est la tradition. - T'inquiète.
À l'époque, le chef m'a menacé de me foutre à la flotte. [rire]
Tu fais partie de la famille !
On dit en cuisine : que la bouffe soit bonne et...
[tous] Qu'il y ait que le piment qui nous arrache la gueule !
- [chef] Tu te la couleras pas douce. - OK.
Jeannot, t'avais planqué la fourchette ? Dis-lui où, qu'il nous la ramène.
[petit rire du chef]
[percussions mystérieuses]
[bips rapides]
- Alors, qu'est-ce qu'on a ? - Sous-marin Kilo.
Contact acoustique à 20 nautiques.
Le même que la dernière fois ?
Probable.
Même signature acoustique : sud-sud-est, azimut 0.4.9.
Il ne répond pas aux demandes d'identification, Commandant.
Bien. Il faut que le groupe aéronaval se tienne prêt à riposter.
Fabretti doit contacter l'état-major.
Oui.
C'est une attaque coordonnée.
[musique de tension intrigante]
[femme] De Central Opérations. De Centrale Opérations.
Poste de combat.
Poste de combat.
Allez, on y va, on s'équipe !
On perçoit son arme, ses munitions. Et dans la foulée, on passe en arme rouge.
Allez, allez.
[il ferme à clé]
[cliquetis]
[la musique s'estompe]
[respiration rauque]
[il grogne]
[il halète]
[bourdonnement menaçant]
Notre cible :
un convoi rebelle en mouvement vers un camp au nord.
Objectif : empêcher l'acheminement de missiles longue portée
dans une zone où des civils serviront de boucliers humains.
On aura moins de dix minutes après catapultage pour neutraliser.
Mission limitée, deux appareils.
Tirs de précision sur cible mouvante.
On profite de la fenêtre radar de trois minutes.
On frappe, on disparaît.
Sans se faire repérer.
Deux pilotes.
- Un qui tire... - Et un qui pointe.
[rires discrets]
[Beck] Un qui assure la couverture
et la supériorité aérienne pendant toute l'opération.
On ne perdra personne aujourd'hui.
[musique solennelle]
C'est clair ?
Équipe réduite,
strike chirurgical sur cibles micro, mobiles avec protection aérienne...
C'est chaud.
On a qui en face ?
Partez du principe que le monde entier vous en veut.
Pilote en soutien :
Dino.
Leader et chargée du tir :
Poulidor.
Allez vous préparer.
[conversations indistinctes]
[la musique s'estompe]
[bas] Qu'est-ce que tu fous là ?
Le doc a dit que ça allait.
En combi de vol ?
T'as perdu ta qualif, failli mourir.
C'est ici, ma place.
Pourquoi t'as menti ?
De quoi tu parles ?
T'as appris par cœur les lettres sur le poster.
[musique dramatique]
À quel âge t'as su que tu voulais voler, toi ?
T'as réfléchi à quoi faire si tu pouvais pas voler ?
Ben non.
Toi et moi, on est pareils. On peut faire que ça.
J'ai pas envie que ça s'arrête.
[il grogne de douleur]
[musique inquiétante]
[respiration rauque]
[il renifle]
[il grogne]
[il renifle]
[expiration]
[il souffle]
[la tension retombe]
Point de situation des rebelles ?
Impossible d'évacuer les civils du camp.
C'est confirmé.
Le convoi transporte des missiles longue portée.
D'après les renseignements, missiles balistiques intercontinentaux.
Aucun groupe autonome n'a ce genre de logistique.
De quoi dézinguer une ville à 5 000 km en 15 minutes.
Oui, ou un porte-avions. Ils savent qu'on arrive.
Roumane, le sous-marin ?
Aucune réponse, Commandant.
- Trajectoire ? - Inchangée.
[Fabretti] On a contacté Moscou, Pékin, et même Washington...
Tout le monde entretient le flou.
Officiellement, ce sous-marin n'appartient à personne.
Il va bientôt entrer dans notre périmètre.
On a envoyé un hélico et un sous-marin
en mission de surveillance.
Il va falloir engager.
C'est de l'intimidation pour qu'on laisse le convoi.
Prêt à parier ta vie ?
Les instructions sont claires : la France ne déclenche pas d'hostilités.
On a une autorisation de faire feu en cas de menace avérée.
[fort] On a un espion à bord,
un sous-marin nous fonce dessus et bientôt des missiles pointés,
et on fait rien ?
Il te faut quoi ?
Une torpille ennemie en approche.
Ou un ordre formel d'interception.
[Danton soupire]
La priorité, c'est nos aéronefs et la frappe préventive.
Beck, faites au plus vite.
Roumane,
combien de temps avant que le sous-marin nous engage ?
- Plus ou moins six minutes, Commandant. - Vous me tenez informée.
On passe en menace torpille. Diffusez.
- [musique angoissante] - [alarme]
[homme] De Central Opérations. De Central Opérations.
Nous sommes sous menace torpille. Nous sommes sous menace torpille.
Le personnel ajuste sa tenue : gants, cagoule, et lunettes. À poste.
[battements réguliers étouffés]
[bips rapides]
[Roumane] Sous-marin Kilo ennemi en portée de tir torpille.
Vitesse faible.
Azimut 2.4.5. Distance : huit nautiques.
Probablement à l'immersion périscopique.
Les règles sont claires.
On ouvre le feu qu'en cas de menace immédiate.
Je sais.
Et c'est ce que nos ennemis cherchent.
[les bips rapides continuent]
C'est une décision qui nous engage tous,
je vais pas la prendre seule.
Alors, allez-y, je vous écoute.
On est en zone de danger torpille rouge.
On n'hésite pas, on engage en premier. C'est lui ou nous.
[Fabretti pousse un long soupir]
Roumane, je vous écoute.
Nous sommes avertis.
Même s'ils nous torpillent, on peut contre-attaquer.
Je le répète, on riposte uniquement.
[grésillement]
[Roumane] Attendez, on a capté quelque chose.
Interférences et signaux parasites sur fréquence non attribuée.
C'est pas normal de recevoir ce type de message.
Ça fait deux fois que le sous-marin se révèle sans attaquer.
C'est pas une menace.
[musique intrigante]
On a été hackés, peut-être que d'autres aussi.
Je vous suis pas, Commandant.
[Danton] Son sonar et ses radars seraient H.S.
Il se montre pour dire qu'il est compromis.
Quelqu'un veut cette guerre, mais pas eux.
Faut qu'on sache.
- Déclenchez le protocole. - [la musique s'arrête]
[il soupire]
[bas] Ah, putain...
"Sous les catapultes, sous les catapultes"...
Tu pouvais pas être plus précis ? Merci, Jeannot.
[musique inquiétante]
OK, elle est pas là.
[il souffle]
[musique mystérieuse]
[musique de tension]
[bips réguliers]
Prêts à tirer, Commandant.
Feu.
[détonation]
[sifflement]
On est pas sûrs qu'ils puissent voir la fusée.
[Danton] Peut-être qu'ils peuvent nous entendre.
[en anglais] Kilo,
ici le porte-avions français Charles de Gaulle .
Fusée éclairante blanche.
Pas d'intention hostile.
Exécutez désengagement.
Vous me recevez ?
Terminé.
[en russe] Kilo,
Charles de Gaulle .
Signal blanc.
Non hostile.
Effectuer un désengagement.
Confirmer.
Terminé.
[en français] On vient de réécrire toute la doctrine de l'OTAN.
Ils répondent pas.
[la tension monte crescendo]
[Roumane] Contact en manœuvre d'évitement.
Azimut confirmé, 1.8.0. Vitesse en baisse.
Ils s'éloignent. Ils ont dû recevoir notre appel.
- [musique calme] - [Fabretti inspire]
On vient peut-être d'éviter de déclencher une guerre.
[Duval] Beck ?
Catapultage autorisé.
Neutralisez ce convoi.
[musique intrigante]
[Poulidor] On décolle jamais sans se dire "bonne chance".
Bonne chance.
Je sais que c'est dur.
J'ai confiance en toi.
Tu vas revenir plus fort.
- Hm-hm. - "Hm-hm" ?
[il rit doucement]
Allez, vas-y.
- Elle va penser quoi, le commandant ? - [petit rire]
Je décolle dans cinq minutes.
On n'emmerde pas un pilote qui va décoller.
[soupir d'aise de Lafayette]
Tu fais attention à toi.
Hm.
En décodant le virus, on a trouvé quelques subtilités.
Rapidement, s'il vous plaît.
On a confirmation. On n'a pas été hackés par un gouvernement.
Hm-hm ?
Le chiffrement utilisé, c'est pas une signature militaire.
Ou c'est ce qu'ils veulent qu'on pense.
[femme] Négatif. On connaît les protocoles
des services de renseignements russes, chinois, même américains.
Là, c'est du très haut niveau. Civil.
C'est qui, alors ?
Des mercenaires du numérique, experts cyber du privé.
[musique inquiétante]
[femme cyber] On a déjà vu ce protocole chez Atlas,
un consortium d'investisseurs français et anglo-saxons
officiellement spécialisé en cybersécurité.
Officieusement, il monte des opérations pour l'industrie de l'armement.
Ça recoupe les infos de la DRM sur le contact de Lafont.
Les vendeurs d'armes ne parient jamais sur la paix.
On a localisé l'entrée de l'intrusion.
Et c'est justement depuis le poste ZSN de Lafont,
il y a 72 heures, 15h27.
[la musique s'estompe]
[Fischer] Trouver Émilie Lafont, interroger son équipe,
fouiller ses dossiers.
C'est notre seule piste. Pour ça, j'ai besoin de vous, Héléna.
[Duval] OK. Derrière cette porte, on a deux centrales nucléaires.
Donc, vous faites exactement ce que je dis.
[musique sombre]
Vous inquiétez pas. J'étais à la cyber.
[femme] Ça a planté.
[homme] Plus rien répond.
Lieutenant Paul Fischer, gendarmerie maritime.
Mes respects, mon commandant.
"Commandant".
C'est pas "mon commandant" dans la Marine.
[DRM] Plusieurs identités, contacts en Europe de l'Est et en Russie.
[Fischer] Je peux rien pour votre bateau. Mais je peux trouver Émilie Lafont.
Ils ont tué le commandant. Qu'est-ce qu'ils me feront si je parle ?
Je suis désolé... J'ai pas pu la protéger.
[Duval] Vous avez fait tout ce que vous pouviez.
La confiance, c'est mutuel.
La confiance, ça se gagne.
Ne laissez pas sortir Fischer de l'infirmerie. À vous.
[elle halète]
Médecin chef de commandant,
ne laissez pas sortir Fischer de l'infirmerie, à vous.
Il est plus là, Commandant.
[musique de tension percussive]
[Danton] Un problème ?
On cherche une taupe, mais ça a jamais été l'un d'entre nous.
Fischer.
[Duval] Il était après Lafont. Dès qu'il a pu, il l'a éliminée.
- On lance une chasse à l'homme. - Non, on risque le bain de sang.
On peut pas prendre un tel risque, Commandant.
Il pense qu'on sait pas.
C'est notre avantage.
S'il veut arrêter la mission, il va s'en prendre aux avions.
[signal de validation]
[grondement mécanique]
[Duval] Il y a un endroit où il peut nous compromettre.
La ZSN.
C'est moi qui l'y ai emmené.
Bon, on met qui dans la boucle ?
Tous les adjoints, ils savent quoi faire. Vous, avec moi.
Prévenez le capitaine d'armes pour protéger les catapultes.
[Danton] Capitaine d'armes, de COMEC.
- J'écoute. - Suspicion de sabotage aux catapultes.
[respiration saccadée]
[homme] Poste de catapultage, cinq minutes.
Poste de catapultage, cinq minutes.
[les moteurs des Rafale vrombissent]
[capitaine d'armes] Recherche activité anormale, zone catapultes.
[musique inquiétante]
Lève les mains !
Retourne-toi !
Pose ça !
[la tension monte crescendo]
Montre tes mains !
À genoux !
J'aurais dû te finir dans la buanderie.
Vous allez faire quoi ?
Me tirer dessus à quelques mètres des réacteurs ?
[il ricane]
Posez la sacoche, vous n'êtes pas un terroriste.
[Danton] Pose ça, maintenant !
[Danton respire fort]
- [un talkie bipe] - [Beck] Catapultage moins deux minutes.
Bientôt, vos avions seront cloués au sol.
[elle hyperventile]
- [opérateur] Préparation latérale. - [homme] Le Rafale 15.
Poulidor, 161.
En préparation à l'avant.
[homme] À l'avant, le Rafale 44.
Dino, 152.
[musique de tension]
[cri de douleur]
[grognement]
Engin explosif !
Explosif aux catapultes. Démineurs en urgence.
[bips réguliers]
[bips réguliers]
Micro-charge de destruction de serveur collée à la ligne vapeur.
[grincements métalliques]
[capitaine d'armes] Minuteur autonome.
Circuit imprimé connecté directement.
[bas] Enfoiré...
Il a contourné la puce de sécurité.
C'est armé.
Impossible de confiner. Faut couper.
Affirmatif.
[homme] Check et calculs effectués, catapulte parée.
[bip]
- Catapulte avant parée. - [elle expire]
[bips réguliers]
[la musique monte en puissance]
[bip]
[la tension retombe]
[claquement sec]
[petit choc]
[musique solennelle]
- [son talkie bipe] - Dispositif neutralisé.
[le Rafale cingle l'air]
[Sami] Poulidor vient de décoller. Dino sera le deuxième.
Hm-hm.
Le dis à personne, s'il te plaît.
Enfin, pas tout de suite, en tout cas.
Pendant ton arrêt cardiaque, ton cortex visuel a été atteint.
C'est trop tôt pour savoir si c'est temporaire ou permanent.
Mais t'as été pris en charge rapidement.
On peut espérer une récupération totale.
[homme] Dino en position, catapulte avant.
[claquement sec]
[Beck] Catapultage Dino réussi. Fin de transmission.
Reçu.
[femme] Le convoi a accéléré.
Ils ont dû être informés de l'opération.
- Ils sont à dix minutes des civils. - [Poulidor] Bien reçu .
Objectif à trois minutes, fin de transmission.
Dino, manœuvre d'approche.
Reçu, on va shooter avant.
[bips]
Ils sont encore trop hauts.
Ils descendent à altitude minimale, t'inquiète pas.
[alerte]
Appareil hostile en approche.
Deux chasseurs Su-57.
[musique inquiétante]
[Dino] Ils sortent d'où ?
Cinquième génération, les mêmes que pour Lafayette.
On est morts.
[Poulidor] Au dogfight , oui. Mais pas à la course.
On va les semer.
[Dino] OK, je décale.
- Toi, tu tires. - [Poulidor] Reçu.
Ils se séparent. Poulidor a une chance.
[Lafayette] Ah bon, tu crois ?
Avec un chasseur aux fesses ?
Tu devrais pas être là.
[respiration rapide]
[grognement d'effort]
[alerte]
Merde, merde, merde. Il m'accroche.
Flares ! Flares !
[détonations]
[sifflements]
[respiration rapide]
[alerte]
Elle fait croire à une perte de contrôle.
[musique de tension]
[le Rafale cingle l'air]
- [alerte] - [elle gémit]
[claquement]
Elle remonte !
Elle est passée derrière lui.
J'engage.
[musique épique]
[sifflement]
[homme] Explosion confirmée.
Chasseur ennemi éliminé.
Cap sur le convoi.
- [Dino] Le chasseur me colle toujours. - Tiens bon.
[grincement]
Elle perd de l'altitude.
Non, non. Elle fait semblant.
Elle plonge sous les radars.
[homme] Poulidor à portée de tir.
Dans 20,
19...
[accélération]
Captured .
Six... cinq...
quatre...
trois... deux...
[sifflement]
[déflagration]
[elle gémit]
[le Rafale cingle l'air]
Confirmation. Convoi neutralisé.
[soupir]
Dino, toujours là ?
Le Su-57 engagé avec Dino fait demi-tour.
Il rentre.
[soupir de soulagement]
[Dino] Bien joué, Poulidor.
On rentre à la maison.
[petit rire]
[la musique s'estompe]
[Duval] Émilie Lafont a tué Katarina Biraben, mais c'était pas prévu.
Alors, on vous a envoyé faire le ménage.
Et finir le travail ?
Vous bossez pour qui ?
Un embrasement de la région,
ça ouvre un marché de plusieurs dizaines de milliards d'euros.
Alors, un réarmement massif vaut bien le sacrifice de quelques marins.
- D'un porte-avions. - [il fait craquer sa nuque]
Pour qui vous travaillez ?
Bien.
Vous allez parler ici et maintenant ou à Djibouti.
Et les forces spéciales sont moins compréhensives que moi.
Vous perdez votre temps, Commandant.
Même les États ne savent plus quoi faire.
[rire étouffé de Fischer]
Le vrai pouvoir n'a pas de drapeau.
Emmenez-le.
Ah oui, Héléna.
Ce que vous êtes devenue,
c'est à moi que vous le devez.
- Bon voyage. - [rire étouffé de Fischer]
[musique mystérieuse]
Le camp de l'OMS est sécurisé, Commandant. Aucune victime civile.
Les missiles intercontinentaux sont en miettes.
On a même eu les félicitations des Américains.
Ça a dû leur faire mal.
Et de l'état-major.
[musique épique]
Bien.
On va relâcher un peu la pression.
Ah, ça vous arrive ?
[rire étouffé]
[Beck] Rafale Poulidor et Dino en approche.
Alors ?
C'est bien.
Peut-être que l'angle pourrait être un petit peu plus...
Arrête, arrête, arrête. C'est vert.
Vert.
[soupir]
[acclamations et applaudissements]
Félicitations, Capitaine.
- Ça va ? - [elle souffle]
- [tous] Bravo ! - Poulidor !
[les applaudissements résonnent]
[la musique s'adoucit]
Les derniers rebelles ont reculé.
L'état-major vient d'abaisser son niveau d'alerte.
Les Russes et les Américains aussi.
On reste prépositionnés
et mobilisés.
Bravo à tous.
Commandant ?
[bas] La base de Djibouti n'a pas réceptionné l'hélicoptère de Fischer.
Comment ça ?
L'hélico a changé de cap en vol.
Et on vient de retrouver son transpondeur en mer.
[Danton] Il s'est crashé ?
[Fabretti] Aucun débris, aucune trace.
On l'a perdu.
[musique mystérieuse]
[Danton soupire]
[murmure des vagues]
[la musique s'estompe]
[musique sombre énigmatique]
Sous-titrage : Elsa Bascoul pour TRI TRACK
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