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Original subtitles

Mais je t'aime.

Comment je vais dire ça ? Je t'aime, Beth.

Je t'aime, Beth.

C'est que je t'aime, Beth.

Son doux regard rayonne.

J'ai un doux regard, moi ? Absolument.

Salut, Steve.

Salut, Matt Hagen.

Matt, je croise les doigts pour vous. Bonne chance.

C'est gentil, Steve.

Bientôt le week-end.

Ouais,

c'est normal, la scène se passe en hiver.

Et c'est là que je dis, je ne suis moi que quand je suis avec toi. Oui, mais

appuie moins sur le Z avec.

J'ai pas laissé mon écharpe ? Ouais, ouais, elle est là. Ah, super.

Tu connais John ? Ah non, bonjour. Bonjour.

Jen, c'est mon meilleur pote Cory. Il est célibataire et joue le rôle de l'ex

de Beth.

Sinon, je crois qu'il y a ton agent et ton gestionnaire d'affaires dans les

parages. Qu'est-ce qu'il te vaut cet honneur ? Alors là, mystère.

Il vient de me plumer en général. On t'attend sur le plateau, non ? À toutes

sur la glace. Et Jen, à la prochaine.

Je crois que t'as une touche.

Tu veux bien dire à Pam que j'aimerais qu'on retravaille la dernière réplique ?

Ça marche.

Tu veux que je prévoie une pause pour les nominations ?

Je n'en sais rien.

Je n'ai pas envie d'en faire tout un plat. Matt, j'espère que tu seras dans

la liste. Merci, Julie.

Matt a un truc à demander à Pam.

Tu butes toujours sur « je t'aime » ? Je n'ai jamais entendu personne me le dire.

C'était dit, mais sans vraiment le dire.

Bon, lance-toi et on verra ce que ça donne.

Oui ? Oui, vas-y, je suis sûre.

Dis-moi, ma blessure, ça tient ? C'est tout bon.

Matt, ça va commencer si tu veux regarder.

Matt ? Matt ? Dis-moi, ça ne prend pas bien.

Allez, par ici, mon client numéro un.

La liste des nommés pour l'Oscar du meilleur acteur.

Kirk Crawford dans No Man's Land.

Sidney Whitaker dans Satan.

Grant Cooperman dans Un Mauvais Jour.

Surtout un mauvais film. Frédéric Tonsino dans Avant le Déluge.

Et Matt Hagan.

Allez, on goûte la scène et puis on va tous fêter ça. Je peux, je veux absenter

une seconde. Oui, vas-y, bien sûr.

Oui, oui, ça va.

Tout le monde en place ! Envoyez la neige ! On fait une prise ! Un jet

privé, quoi ! Oublie pas que c'est juste pour la promo des Oscars, ok ? On

retourne au taf lundi.

Un avion rien que pour nous, fais pas le nez blasé, putain ! Fais comme si on

était dans notre monde, tranquille ! Sauf que non, nous on a grandi à Loser

Heights. Allez, bon sourire pour ma mère.

C'est bon ? Oh, bonjour.

Merci, moi c'est Matt, enchanté.

Oh, t'as vu ça ? Minibar à volonté !

Qui n'aime pas les histoires de ceux qui partent de rien et finissent par

triompher envers et contre tout ? Eh bien, mon prochain invité en est l

'incarnation même.

C'est un acteur caméléon bourré de talent.

Vous pouvez me croire, on ne parlera bientôt plus que de lui. Et c'est un

enfant de Gothard.

Mesdames et messieurs, on applaudit bien fort Matt Hague.

Quel triomphe pour une première apparition dans l'émission. Ça mourrait

ce moment.

Et donc, question.

Comment est-ce qu'un petit gars venu de Lucas Heights, Lucas Heights, dans le

West Side, comment ce gars-là parvient-il à devenir le... L'archétype,

l'English gentleman.

J'ai eu des profs géniaux comme Madame Powell, qui dirige un centre d'art

dramatique pour jeunes à Lucas Heights. Elle m'a aidé à dépasser mes blocages.

Il est très dur pour un Américain de se glisser dans une peau d'Anglais. Vous

êtes bluffant. Il suffit de mettre ses dents en avant, en fait.

Vous utilisez juste vos dents. Et vous pouvez bien sûr moduler votre voix,

votre guise, comme dans un de mes films préférés de l'an dernier qui s'appelle

La rivière de l'enfer. Vous me faites cette réplique-là ? La réplique de La

rivière de l'enfer ?

Il nous faut du contenu pour nos raisons. Pour cette caméra-là, vous

serez gentil.

Je vous traquerai tous jusqu'au dernier.

Et l'enfer galope à mes côtés.

Vous êtes une foule à vous tout seul.

J'imagine qu'il y a des jours où il n'est pas évident de trouver le vrai

Madagascar. Il est là, quelque part.

Les Oscars, ça te fait pas la queue ! Salut ! Salut ! Salut ! Qu'est-ce que

je te disais ? C'est fini, t'as la queue ! Non

! Merci ! On peut

toujours lâcher le West Side, mais le West Side ne lâchera jamais ! On peut l

'avoir devant ? Il a reçu une nomination aux Oscars ! L'écoutez pas !

C'est mon meilleur ami au monde !

Je te reconnais, toi ? T'es célèbre ? C'est mon visage qui donne cette

impression. Et je l'adore, ton visage.

Ah ouais ? Je suis actrice, figure-toi.

Enfin, pas vraiment actrice, mais mes parents disaient que j'avais du talent.

J'ai fait des castings, mais pour l'instant, ça donne rien.

Tu vas y arriver. Le tout, c'est de ne pas lâcher.

Moi non plus, j'étais pas très sûr de moi, tu sais.

Il faut que j'aille retrouver mon pote.

Eh ben alors ? T'as peur d'être vu avec moi ? On fait ça tard ? J'ai peur de

toi, c'est tout.

Tu veux une dosette de courage ?

Matt, qu'est-ce que tu fous ? Tu vois pas qui c'est ? C'est Ménia Torres.

Quoi ? Elle est avec Marco Zappo.

Pas ce soir, a priori.

Pas de choses, trouve-lui une robe de chambre.

J'ai pas besoin de robe de chambre.

Tu crois que je sais pas où t'étais hier soir ? Ferme ta gueule.

Je suis partagé.

Je lui défonce le fion ou je lui défonce la tronche.

Patchez dit que t'es un petit gars du West Side. T'es de quel quartier ? Des

Narrows. Les Narrows, la zone.

Patchez a connu ton daron, hein, Patchez ? Joey Monocouille. Oh, Dieu ! Jimmy

Monocouille, patron.

Jimmy Monocouille.

Parait que c'était une raclure qui s'en prenait aux femmes et aux enfants. Une

véritable putain de moviette.

Et parait qu'il te cognait.

Mon daron faisait pareil.

Sauf que moi.

Je l'ai cogné à mon tour.

Et je l'ai tué.

Je savais pas du tout, moi, qu'elle était avec quelqu'un. Je suis vraiment

désolé. Pas ce soir, a priori.

C'est ça que t'as répondu quand ton pote t'a dit avec qui elle était.

Pas ce soir, a priori.

Tu sais, mon boulot est pas si différent du tien.

Ouais, c'est vrai, ça, j'interprète un rôle.

Moi aussi. J'ai pas raison, ça. Oui.

Je joue le gros dur.

Je joue le caïd.

Et donc, quand quelqu'un me montre le respect, je dois le corriger.

C'est ce que mon public attend.

Non, attendez.

Il ne faut surtout pas déranger les voisins.

Je ne savais pas qu'elle était avec quelqu'un.

Je suis vraiment désolé. Arrêtez. Non, non, non.

Il est plus si mignon.

Excusez-moi, est-ce qu'il va s'en sortir ? Cette

affaire a toute notre attention, monsieur Hagen, mais...

Vous savez bien que, dans cette ville, les témoins sont souvent frappés d

'amnésie.

J'étais juste là pour danser, pour m'amuser.

C'est lui qui m'a draguée.

Il se vantait d'être une grande star de ciné. Et aussi, il a dû mettre quelque

chose en douce dans mon verre.

Autrement, je vois pas comment je me serais retrouvée chez lui.

Dès que je me suis réveillée, je me suis cassée. Pardon, je suis partie. Et il

avait rien au visage à ce moment-là. Et Marco Zabo, mon petit ami, il est pas du

tout venu. Il était pas là.

Elle est mort.

Marco Szabo a été remis en liberté ce matin. Le bureau du procureur a estimé

qu'il n'y avait pas assez de preuves pour aller au procès.

Il le relâche comme ça. Elle, elle, elle... Elle meurt comme elle respire.

Il n'y a aucune justice, putain ! Si vous engagez une procédure civile, vous

perdrez. Marco Szabo aura les moyens d'acheter les jurés, quels qu'ils

soient, ou de faire pression sur eux.

Déjà, pas un jour passe sans que des gens vous salissent dans la presse. Vous

voulez vraiment leur faire la guerre ? Il m'a charcuté le visage.

Personne n'acceptera de témoigner contre lui. Moi, je témoignerai.

Et Corrie aussi.

Ça va vous coûter une fortune.

Je m'en fous de combien ça va coûter.

Hypothéquer l'appartement, s'il le faut.

Bien.

Je mets ça en route.

Va falloir me donner procuration, vu que vous êtes coincé ici, comme vous voulez.

Tu te dis que Franck a raison ?

C'est juste que... Je suis pas sûr que le risque en vaille la peine. C'est elle

qui m'a dragué. C'est pas vrai que je suis un connard de prédateur de boîte de

nid. Je sais bien, Matt.

Mais ? Il y a mes parents qui reçoivent des coups de fil chez eux.

Anonyme. Et l'autre jour, quelqu'un a suivi ma nièce qui sortait de l'école.

Quoi ? Zabo, c'est pas un vulgaire petit loupard. C'est un caïd.

Il nous tuera.

On peut pas oublier toute cette histoire ? On tournait à Ghost City ?

Mais comment tu veux que je fasse ça avec ce visage ? Franck, c'est pour

récupérer mon visage. Ce n'est pas de la chirurgie de confort.

C'est une question de survie.

Sans ça, je ne peux pas tourner.

Débloquez-moi les faux.

Je n'ai pas du tout l'impression que ça s'arrange.

Il faudra...

Encore un certain nombre d'opérations avant de voir les résultats qu'on veut.

Ouais, Matt Hagen, il a grandi dans notre quartier. Mais il restait un peu

dans son coin.

Et les autres, ils se défoulaient sur lui.

Alors quand il devient célèbre, il se dit qu'il peut tout s'autoriser.

Ouais, perso, je serais pas étonné qu'il ait inventé toute cette histoire.

C'est un acteur au final, non ? Et un acteur, ça invente.

Alors que de nouveaux témoignages jettent une lumière peu reluisante sur

son passé, Matt Hagen va enfin connaître l'issue de sa procédure à l'encontre de

Marcos Zabor.

Mesdames et messieurs les jurés, déclarez-vous le défendeur responsable

ou non responsable de cette agression ? Non responsable.

Merci. La responsabilité du défendeur n'est pas retenue. Il n'y aura pas d

'indemnisation.

Et l'Oscar est attribué à... Grant Cooperman pour Un Mauvais Jour.

Il dit, putain, c'est quoi cet email ? Ça fait six ans que je suis client et on

m'écrit que l'agence veut faire le point sur la collaboration ? Je t'en prie,

Matt, ne t'énerve pas.

Il y a toutes ces histoires qui parlent d'agression.

Il dit, c'est une putain de campagne de dénigrement ! Allez-nous faire fond ! C

'est des conneries, il dit !

Tu sais aussi bien quoi ? Je sais que les médecins et les avocats coûtent

cher, mais il ne peut pas rien me rester.

J'ai fait des placements en votre nom pour couvrir vos frais, ils ont été

infructueux. Franck, je ne vous ai jamais dit de faire le moindre

placement. Vous m'avez donné procuration pour agir en votre nom.

Et vous avez hypothéqué votre appart, vous n'avez pas oublié ? Et j'ai

vraiment fait ce que j'ai pu pour vous, mais c'est la vie.

Désolé mon petit.

Bon, je dois raccrocher, j'ai un client qui m'attend.

Mais tu sais !

Matt, c'est Corey.

C'est là encore pour avoir des nouvelles.

Je m'inquiète vu que je t'ai mis plusieurs messages.

J'espère que tout va bien, que tu vas bien.

Moi je suis toujours à Coast City pour chercher du boulot, mais... Mais ouais,

j'ai hâte de te revoir.

Courage.

Donc ces nano-cellules sont comme des médecins microscopiques et qui

travaillent dans le corps humain.

N'est-ce pas un peu effrayant ? Des essais cliniques rigoureux ont démontré

que ces cellules réparent sans le moindre danger les lésions osseuses,

tissulaires et nerveuses. Elles sont à la fois auto-régulées et auto

-évolutives. Elles apprennent à repérer les anomalies et font au mieux pour le

patient. Docteur Core, votre argumentaire est très séduisant. Alors

pourquoi vos investisseurs vous ont abandonné ? Parce qu'ils ont volé mes

idées et créé une boîte de cosmétiques.

Mais je continue parce qu'un de mes proches a eu une maladie dégénérative et

si cette technologie avait existé plus tôt, lui et ses semblables auraient pu

retrouver leur vie d'avant.

Sous-titrage ST'

501

Combien d'interventions ? Six.

Alors on a bien profité de vous.

Et de vous.

J'ai vu que vos investisseurs ont volé vos idées pour créer une autre start-up.

Que désirez-vous, monsieur Hagen ? Retrouver ma vie d'avant.

Docteur Core.

Et je suis volontaire pour un essai humain.

On n'est pas habilité pour ça.

On se passe d'habilitation.

Ce serait illégal.

Comment ? taillader nos visages avec un grand arrêt, mais il faut faire avec.

Ce n'est pas de la chirurgie esthétique.

Les nano-cellules ne font pas que soigner en surface.

Elles infiltrent vos tissus.

Votre profil cellulaire est transformé.

Je veux soigner les maladies dégénératives grâce à elles. Je sais que

votre frère a eu la maladie de Huntington.

Risque de transmission au 50%, et vous, vous avez été épargné.

Montrez-moi.

On fera des essais humains au mieux dans un an.

Vous ne tiendrez pas un an.

Sans investissement, on voudrait tout arrêter dans six mois.

Il s'agirait d'une application très limitée et très ciblée.

Et je signe tout ce qu'il faut pour tout prendre à ma charge.

J'examinerai votre demande.

Je n'ose plus sortir de chez moi, et si je le fais, tout le monde détourne le

regard.

Ma vie est finie.

Même si votre intervention échoue, ou si elle me tue, ce sera toujours mieux que

de rester comme je suis.

Au revoir, monsieur Hagen.

Là, ça, ça, c'est pas une chose qu'on met sous la pasta.

C'est ça qui fait tout et la pasta.

C'est pas mal.

Je regagne de la confiance.

Pour la cuisine ? Ouais.

Non, sérieux, j'ai absolument rien contre ton gars. C'est une vraie

horreur, ce qu'on lui a fait.

Le souci, c'est tout ce qui se dit sur son passé.

Non, parce que tu crois tout ce que dit la presse.

Si tu veux, je jette un oeil dans son dossier pour toi.

T'es le premier à dire que le système est pourri.

Selon lui, le verdict était joué d'avance, et moi je le crois.

Je te demande juste de faire gaffe.

Ton boulot, c'est de traquer les meurtriers et les truands. À toi de

faire gaffe.

Ceci dit, autant que tu te sers de lui comme cobaye.

Et pas de toi-même.

Le centre socioculturel d'Ena Rose, c'était mon oasis chaque week-end, pour

m'échapper de chez moi.

J'ai pas eu une enfance des plus faciles. Quand on te rabaisse à longueur

de journée, tu...

Tu finis par croire que tu le mérites.

J'avoue que j'ai encore le syndrome de l'imposteur.

Mais mon but, c'est pas de vous apitoyer.

C'est de vous dire ce que peut apporter le métier d'acteur.

Toutes nos souffrances, nos humiliations, on les utilise comme

moteur.

Et on fait du beau à partir du moche.

Allô ? J'ai reçu votre mail.

Il est minuit passé, monsieur Hagen. Je vous avais dit d'appeler demain.

On est demain.

Vous acceptez ?

Donc,

ces nanocellules se comportent comme des cellules sous-chambrionnaires.

Elles ciblent les tissus endommagés et les remplacent par de parfaites

répliques.

Genre Acteur Studio ? On peut dire ça.

J'ai lu que vous avez passé huit jours en service de réa avant de jouer un

chirurgien. Dans Le Prince des Coeurs. Vous avez trouvé ça comment ?

Une femme médecin à queue de cheval et lunettes qui sanglote chaque fois qu'un

patient décède.

J'aurais trouvé un film de zombies plus crédible que ça.

Prenez surtout pas de pincettes.

Mon fiancé trouve que je suis sans filtre.

Bientôt mariés ? En ce moment, on est débordés.

Des charges électriques modérées, juste de quoi les activer.

Vous les contrôlez de là ? Elles se contrôlent toutes seules. C'est toute la

beauté de l'intelligence artificielle.

Elles apprennent en permanence.

Elles trouvent leur propre voie.

Il se passe quoi s'il y a un problème avec l'IA ? On appuie sur le bouton

tueur qui fait mourir les nanocellules.

Aucune inquiétude à avoir.

C'est pour me détendre, ce morceau.

Non.

C'est pour me détendre, moi.

Allez, je commence tout doux.

Seulement une dizaine de clusters.

Ouais. Salut.

Vas-y, entre.

Ça va ? T'as un truc, là.

T'as un de l'autre côté.

Je peux t'en piquer ? Ouais, vas-y, serre-toi.

Qu'est-ce que je peux faire pour toi, John ? Tu peux voir la déposition de

témoins dans l'affaire Hagen ? Pourquoi la crime s'intéresse à cette histoire ?

C'est perso.

J'ai ma copine qui l'a comme patient.

Et elle le croit innocent. Et moi, je le crois à ce grand principe.

La présomption de culpabilité.

Ouais.

Et moi, je dis que qui se frotte au chien attrape des puces.

J'aimerais pas que ma chérie tente que toi, un type de ce genre.

Très classe, Tom.

Merci.

Merci à toi. C'est sympa.

Je t'en prie.

Bravo à toi.

Merci.

Tu veux qu'on aille boire un verre ? Ouais.

Ça faisait mille ans que je ne m'avais pas vu. On disait qu'on pouvait se

saouler avec.

J'espère que tu ne le crois plus maintenant que tu es chercheuse.

Ceci étant dit...

Ça contient du glycérol, qui est une toxine.

Et ça a coloré ta langue en vert, ce qui est assez répugnant.

Merci.

J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi cash que toi.

Si tu m'avais vue avec mes investisseurs avant qu'ils me coupent les fonds, j

'étais une crème à la vanille.

Et il y a une avant-première dans huit jours.

C'est une comédie musicale dans laquelle je devais jouer avant qu'on me remplace.

Tu veux venir avec moi ? Il y aura un tapis rouge et j'ai hâte que le monde

entier admire ton oeuvre.

On n'est pas prêts.

Pourquoi ?

C'est le comeback du siècle pour toi et moi.

S'ils t'ont remplacé, pourquoi tu veux y aller ? Pour qu'ils voient ce qu'ils

ratent.

Ils m'ont viré du film sans la moindre hésitation.

Comment on dit déjà ? La meilleure des vengeances, c'est de bien vivre sa vie.

Allez, on évite les tapis rouges avant de faire de nouveaux tests.

Nous sommes en direct du Tokyo Rouge pour l'avant-première de The Light

Between avec ses vedettes Mickie Claire et Freddie Tamsinan.

C'est l'endroit où il faut être vu à Gotham ce soir.

Excusez-moi, avec qui êtes-vous ? Monsieur, vous pouvez avoir votre nom ?

C'est ma taille, hein ?

Bonsoir,

Aiden.

Nikhil, c'est le maître Fiki.

Freddy, toutes mes félicitations.

Matt, bonjour.

Troy Hand, Talenska, Jifan.

Rappelez-moi et on verra s'il y a des opportunités. Partons à Troy, il est

pris.

Je vous appelle. Bien.

Les vautours sont de sortie.

Tu m'as déjà dépouillé jusqu'à l'os.

Mais quelle belle ossature.

Tu t'es fait refaire.

J'en ai vu des réflexions réussies, mais alors là, crois-moi, jamais à ce point.

Je suis vraiment ravie de te voir si bonne mine.

Je suis content de te voir, moi aussi.

Tu m'en veux beaucoup.

Tu m'as jeté comme un chien.

Mon chiot, tu sais bien que dans notre milieu, tout n'est que façade.

Par contre, moi, j'ai toujours cru en ton talent.

La seule chose qui intéressait les autres, c'était ton visage.

Je voulais que tu le vois à mon visage, Hildy. Le jour où je te dirai enfin d

'aller te faire foutre.

Est-ce que ça va ? Ton œil...

Qu'est-ce que...

Tu bouges pas du tout. J'ai le visage qui tombe en l'envers. Je t'injecte une

mini-dose sous l'œil, mais il faut que t'arrêtes de bouger. Je t'y permets

plus. Bouge pas.

T'as pas d'os cassé.

Je vais te chercher un antidouleur.

Une semaine a passé depuis le surdosage. J'ai arrêté tout traitement et pour l

'instant, son visage est stable. Mais les seuils de sécurité prévus ont

largement été dépassés. Chérie, t'as pas vu mon coup de poil de nez ? Euh...

Etagère du milieu, avec le gel de rasage.

Tiens, et j'ai vu une photo de ton gars et une avant-première.

Wow ! Presque aussi beau que ton fiancé.

Oui, pas tout à fait. On va devenir milliardaire, acheter une nouvelle

baraque. Peut-être que je pourrais enfin envoyer chier la police ripoux de

Gotham.

Un de nous deux au moins fait un truc important.

C'est ça.

Parce que je peux pas s'épiler.

Il faut vraiment le dire, perso.

Qu'est-ce que t'as ?

Ce que j'ai, c'est que ta peau est revenue se rattacher toute seule.

Aucune cellule vivante fait ça.

C'est un miracle.

Et tu mérites des compliments.

Je veux pas de compliments et je veux pas créer d'hommes augmentés.

Tu te rends compte de ce qui se passera si jamais ça s'apprend ? T'auras tous

les fonds qu'il te faut et la reconnaissance que tu mérites.

Non, non, c'est pas tout à fait ça.

Je serai réliée de l'ordre des médecins et toi, on t'enverra dans la zone 51.

On te mettra dans un bocal, littéralement.

Tu retrouveras jamais ta vie d'avant.

Toutes les simulations que j'ai faites étaient avec des doses infinitésimales.

Bien moindres que la dose que tu t'es injectée et je n'ai aucune idée des

effets secondaires possibles, ni des moyens d'y faire face.

On est dans l'inconnu complet.

Mais c'est un problème.

On peut pas tout maîtriser.

Faut savoir sauter sans filet, comme quand j'ai sonné à ta porte.

Et jusqu'à maintenant, tu m'as fait que du bien.

À l'extérieur, mais aussi à l'intérieur.

Je me sens... Je me sens vraiment bien.

Comme si j'étais quelqu'un d'autre.

Je me dis que tout devient possible.

Kathleen, tu te rends pas compte ? Putain, tu as...

De quoi guérir le monde entier.

Franchement, ce n'est pas un Oscar, c'est le prix Nobel que tu vas

retoucher.

Alors tu dois t'incliner devant les compliments.

Oui, c'est vrai que c'est exact.

Mais j'essaie de ne pas me faire trop d'idées.

Je vais par là.

Ok.

Matt, merci d'avoir fait tout ce chemin pour nous voir.

Lis les scénars et on se reparle bientôt.

Franchement, on serait ravis de te présenter.

Laurie ! Eh, salut toi.

Ça va ?

Je suis trop content de te voir.

J'ai l'impression de revivre.

Les agents me courent après.

J'ai rencontré quelqu'un ? Non.

Ouais, à Gotham.

J'ai jamais ressenti un truc aussi fort.

Putain, c'est super ça. Tu m'étonnes que tu sois pressé de rentrer.

Tu vois, tout s'est arrangé.

Tu rayonnes.

Et là, c'est pas un coup arrangé par ton attaché de presse. Mais ferme-la, toi !

Et toi, comment ça va ? Je suis dans la course pour un film qui se tourne à

Gotham. Attends, quoi ?

Mais pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? Il n'est pas encore à moi ce rôle.

Mais c'est super.

Je suis trop fier de toi.

C'est parti, ça y est.

Lâche-moi.

Monsieur Hagen, je vous en ai grappillé deux autres.

Merci.

Exploitation de casino.

J'universifie mes activités. On sait jamais, j'irai peut-être même jusqu'à

produire des films, vu que j'ai flirté récemment avec la célébrité.

Monsieur,

vous devez rester attaché.

Vous devez regagner votre siège.

Monsieur, le commandant demande que tout le monde revienne au siège.

Il y a un truc qui a déclenché ça dans l'avion ? Oui, j'ai vu mon gestionnaire

avec Zabo. C'est un putain de vautour qui travaille pour lui.

Pourquoi est-ce que les symptômes reviennent comme ça ? Pourquoi est-ce

que ça ne tient pas ? Calme-toi.

On va arranger ça.

D'accord ? Respire.

Respire et donne-moi ta main.

OK ? Fixe ta pensée.

Concentre-toi sur la différence entre mon doigt et mon ongle.

OK ? Et maintenant, serre bien.

J'ai détourné ton attention.

Pour que tu sois dans le présent, que tes vacuules restent.

Apparemment, les nanos sont déboussolés quand tu as des idées noires, mais... On

dirait que, quand tu te calmes, elles se calment.

Je suis calme parce que tu me tiens la main.

Je me sens mieux avec toi.

Ah, John, je te présente Matt Hagen.

Bonsoir. Bonsoir. John Borrelli, enchanté.

Moi aussi.

Je suis super fan, en fait.

Ah, le rosé de flic, l'antigong.

Non, ça, c'est Freddy Tansino.

Je suis con.

Désolé, je confonds.

C'est un type très bien.

Je vous laisse. Encore pardon d'avoir débarqué comme ça.

Non, t'inquiète, c'est rien. En tout cas, appelle si t'as d'autres réactions.

À une prochaine ? Oui, ça marche.

Allez.

Pour comprendre ce qui provoque cette réaction chez les nanos, j'aurais besoin

de savoir ce que tu ressens.

Le type que tu as vu.

Celui qui travaille pour Zabo.

Parle-moi de lui.

Si tu ne fais que ruminer... Quoi ? Des trucs refoulés ? Une violente colère

envers quelqu'un. Il faut que tu l'évacues. Tu veux que je te dise

comment je me sens ? Je suis parti de rien.

J'en ai chié pour sortir de la dèche et une fois que c'était fait, j'ai été

trahi par les gens à qui je faisais confiance.

Lâché par la justice.

Une bande de brutes a charcuté mon visage et ils n'ont même pas été

condamnés. Ils m'ont volé mon argent, ma vie, ma carrière, mon appartement.

aperçu de ce qui vient de se passer.

Pose la tête.

Ton visage a changé sous l'effet de la colère.

Quand t'as parlé de ton agression de Marcos Zabot et de ton gestionnaire.

Franck. Oui.

Oui, pense à lui.

Putain, j'y arrive pas. C'est trop tordu.

Je suis même pas sûr de vouloir.

J'imagine que c'est une réaction inconsciente au stress.

Je dois t'observer pendant ton sommeil

Merci.

41 jours après le surdosage, les nanocellules continuent de se multiplier

et de provoquer des mutations inexplicables. J'ignore encore s'il est

en mesure de maîtriser ces métamorphoses ou si les cellules étrangères agissent

de façon autonome.

Ouais, Franck, c'est Matt Hagen. J'ai déjà appelé plusieurs fois. C'est pour

mon fric.

Ne m'oblige pas à venir te voir.

Rappelle-moi.

Sale voleur de merde ! Je vais te foutre en l'air, moi !

Combien de fois va falloir que je vous dise de fermer la clé, même quand vous

êtes là ?

Bonjour,

Franck.

Oli était sorti et je me suis permis d'entrer.

J'ai eu raison, non ? Hein ? À la télé, j'ai vu votre visage.

Le médecin a enfin trouvé la solution.

Tu veux rien.

Non, lui, il m'a juste plumé.

Tu le sais bien d'ailleurs, vu que c'est toi qui l'as payé.

Et t'as volé ce qui restait.

Je veux que tu me rendes mon argent, Franck. Non, je refuse d'écouter des

accusations aussi absurdes.

Alors tu bosses pour Zabou maintenant ? Euh, je... D'accord, je conçois qu'à vos

yeux, il y ait conflit d'intérêt, mais... Du coup, j'ai gardé que l'un de

vous deux comme client.

Et à mon procès au civil.

T'as aidé Zabo à avoir gain de cause.

T'as arrosé les témoins.

Je suis blanc comme neige.

Je remplis ses chèques, je gère son argent et je fais ses moindres volontés.

Ok, j'ai cherché des trucs pas nets dans votre passé, mais j'ai pas fait ça seul

dans mon coin.

Comment j'ai trouvé ces témoins selon vous ? J'étais jamais allé dans les

narroses, mais votre pote Corée, lui, il s'est fait un plaisir de me servir de

guide.

Non, c'est des conneries. Ouais, il s'est pas fait prier, je dois dire.

Et c'était pas juste la peur qui le motivait, il est ambitieux, ce petit

enfoiré.

Espèce de mytho de merde ! Je suis là, monsieur Fitz.

Monsieur Fitz ? Tout

va bien ? C'est quoi, vous ? C

'est quoi, ce petit...

Et bien alors, répondez ! Quand j'appelle ? J'ai la bouche pleine.

C'est pour ça.

C'est que j'ai eu peur que vous fassiez une attaque ou je ne sais pas, moi. Je

suis désolé.

Il vous faut autre chose ? Je

veux bien se mousser.

Je vous en ai apporté un ce matin, vous n'avez pas aimé.

Vous savez quoi ? Autant que j'y aille moi-même.

D'ailleurs, j'étouffe un peu ici.

Je crois en avoir pour un certain temps, alors vous n'avez qu'à prendre votre

après-midi.

Oh, eh bien ça, vous êtes sûr ? Oui, je sens que je vais lever le pied moi

aussi.

Votre manche, il y a quoi dessus ? Du ketchup.

Non, non, non, non.

Matt, c'est Kathleen.

Tu devais venir au labo ce matin.

Rappelle-moi s'il y a un problème. Je resterai plus tard.

Mes chers amis, bienvenue au Weichsler Show.

Et voici celui qui fait un buzz phénoménal, l'ignoble tueur, Matt Hagen.

C'était pas voulu. Mon corps, ma main, m'obéissaient plus.

Je ne maîtrisais rien du tout. Arrête de culpabiliser, il l'avait bien cherché,

Frank. Et maintenant, quels sont tes projets ? Dire à Kathleen qu'on

abandonne. Pourquoi ? La TV d'un meilleur vide pense à toutes les choses

formidables qui s'ouvrent à toi.

Je dis rien à personne.

Je quitte Gotham, je repars à Kostiti.

C'est plus d'actualité.

Et puis pense à toutes les affaires dont tu dois encore t'occuper.

Tu as bien entendu tout ce que Franck a dit à propos de Corey ? Franck a menti.

Corey aurait jamais fait ça.

Demande-lui.

Tu verras ce qu'il te dit.

Et si vous nous faites du tort, ne crierons-nous pas vengeance.

Corey a rien à voir avec ça ! Tu es une foule à toi tout seul.

Je me demande qui est le vrai Matt Hagen.

La femme de ménage l'a trouvé là ce matin.

Mort depuis des heures.

Tu sais pour qui il bossait, ce type. Du coup, il faut gérer ça avec un

certain... Un certain quoi ? Tu seras sympa de m'expliquer.

J'aurais besoin d'une liste de tous les versements que Fitzpatrick a fait pour

le compte de Zabot. De tous les noms sur son livre de comptes.

Commission, bovin, prépouté.

Espérons que ton nom n'y est pas.

C'est toi.

Salut.

Qu'est-ce que tu fais ici ? T'avais dit que tu risquais de tourner à Gotham.

T'as bien fait de venir.

Je l'ai tapé en arrivant. C'est une dinguerie ce tournage. C'est pas grave.

Sympa ta perruque.

Tu joues le rôle de Donald Sutherland.

Et ça, c'est... C'est un second rôle, mais pas si petit que ça.

Est-ce que ta copine est là ? Non, je... En fait, je suis venu

pour te parler d'un truc.

Parle de quoi ? J'ai une question un peu gênante à te poser. C'est un truc qu'on

m'a dit.

Mais que j'ai pas pu croire, mais je veux vérifier ça avec toi.

Hein ? Quand ils t'ont menacé, les gars de Sabo, ils t'ont demandé quelque

chose.

Genre quoi ? Genre des infos sur mon passé, des saloperies à sortir contre

moi au procès.

Quoi ? Attends, jamais je te ferai un coup pourri, quitte à dire ces

conneries.

Laisse tomber.

T'es carré, t'es mon plus vieil ami.

J'ai toujours pu compter sur toi, pourquoi j'aurais...

Je sais, excuse-moi, je... J'y ai pas cru, comme je te l'ai dit, mais il

fallait que je te demande.

Alors, on oublie ? On oublie.

Tiens, alors, serre-nous à boire, il y a de quoi dans le placard de gauche.

On m'accorde pour tourner.

Je te dirais bien de rester, mais c'est une scène genre en plateau fermé.

Une scène d'amour.

Avec Mia Torres.

Tu sais avec qui elle est ? Oui, je sais.

C'est genre... une énorme... genre... une coïncidence vague, mais...

C'est un rôle qui se refuse pas.

J'espère vraiment qu'elle joue mieux que toi.

Tu sais, j'ai refusé de témoigner contre toi.

Je... Je l'aurais juste filé.

Les infos.

Sur deux ou trois mecs, des naroses.

T'as eu le rôle comme ça ? J'avais rien demandé.

Je... J'ai pu faire ce qu'ils voulaient parce qu'ils m'ont menacé.

Et Zabo, il a deux relations dans le cinéma. Alors, je voulais refuser le

rôle, mais j'ai eu la trouille de leur dire non.

Matt, il faut que tu me crois.

Je t'aime, tu sais.

Je t'aime, moi aussi.

Il n'attend plus de toi.

Laissez-moi juste une minute.

Ouais, c'est bon, il sort là. Salut, j'ai mon téléphone dans ma voiture.

Ah, ok, pas de souci, on ira te le chercher.

Ils sont tous sur le plateau.

Ok, Martin, on est en route.

Reçu.

Merci.

C'est pas trop tôt.

Allez quoi, on va perdre la journée.

Alors, on a tour de cette scène ?

Ça

va ? Tout va bien ? Moteur 100.

Action ! Qui es-tu ? Je ne te reconnais même plus.

Je n'étais pas prêt à tout te dire, mais là, je ne vais plus rien te cacher.

J'ai fait du mal à des gens qui ne méritaient pas du tout.

Et si j'ai fait ça, c'est ta faute.

Dis pas le texte.

Je suis prêt à être qui tu veux, t'as qu'à demander.

Tentez avec moi, Alice.

Coupez ! Coupez !

J'ai dit coupez !

Ton œil, t'as du sang plein l'œil.

Putain, les acteurs ! Hé ! Hé ! Reviens, toi !

Hé !

Ouvre cette porte ! T'es sourd, putain ! Putain, ouvre ça tout de suite

! L

'espèce de bouchon !

Personne entre vous sort, police comprise. Ça marche.

Monsieur Zabot, je peux vous parler ? Donc,

Franck Fitzpatrick bossait pour vous ? Oui. Et alors ? Bah alors, il est mort.

Et les corriboreries que vous avez pistonnées pour ce film, il est mort

aussi.

Ok, inspecteur, et où vous voulez en venir ? Où étiez-vous le jour où Franck

a été tué ? Vous voulez un alibi ? C'est ça. J'étais en plein déjeuner avec le

maire. Où le proc ? À la longue, je m'y perds un peu.

Et vous avez payé la note comme vous avez payé les témoins et les flics dans

l'enquête sur Mataga.

C'est dans les comptes de Franck, et c'est du délit d'entrave. Alors il va

falloir le déterrer pour qu'il puisse témoigner en ce sens, inspecteur.

Est-ce que je peux rejoindre ma petite amie ? Oui, allez-y, je vous en prie.

Elle a l'air sous le choc, en effet.

En fait, vous croyez qu'elle se tapait aussi, Bowery ? Il paraît que c'est son

truc, les jeunes acteurs.

Mes amitiés, à votre jolie fiancée, je vous souhaite à tous deux de rester en

bonne santé assez longtemps pour arriver jusqu'au mariage.

L'acteur Corey Bowery a été retrouvé mort sur les lieux de tournage du film

Les Duels.

Tournage qui a eu lieu ici à Gotham. La police considère sa mort comme suspecte.

Bowery était un ami d'enfant du célèbre Macragne.

On les voit ici ensemble l'été dernier lors d'une collecte de fonds pour le

groupe socio-culturel d'Ena Rose.

C'est là qu'ils s'étaient tous deux pris de passion pour le métier d'acteur.

Leur ancien professeur, mademoiselle Marcia Prowell, a déclaré...

J'y peux rien si Borélie épluche les comptes de Franck.

J'ai aucun moyen de l'en empêcher. Alors à quoi ça sert que je te paie, putain ?

Ce qui est embêtant avec les policiers modèles,

c'est qu'ils oublient qu'il peut arriver de légers soucis à leurs proches.

Matt ? C'est Kathleen.

Tout va bien ?

Matt

? Matt

?

Je n'ai pas arrêté de t'appeler. Ne proche pas.

Je suis un monstre.

Non.

Écoute-moi.

Ce ne sont pas les cellules qui te contrôlent.

C'est toi.

Il faut que tu oublies ton passé.

Tourne la page. Pense à tout ce qu'il y a de bien dans ta vie.

Aujourd'hui, je n'ai que toi de bien dans ma vie.

Qu'est-ce qui s'est passé hier ? Qu'est-ce qui a pu déclencher ça ?

Toutes ces choses qui sont en moi.

Tu as dit qu'au besoin, avec le bouton tueur, on pouvait les détruire.

On ne peut plus y recourir, à ce bouton.

Parce que ça me tuerait, moi aussi.

C'est John.

Je le rappellerai.

Zabo l'a menacé, alors.

Il s'inquiète pour moi.

Il t'a menacé toi aussi ? Non.

Tu vois ? Tu es la seule qui puisse me sauver.

Me dis pas que je me fais des idées sur nous deux.

Matt, j'ai déjà quelqu'un.

Je t'en parle plus si tu me dis que t'es heureuse.

Tu ne peux pas être sûre de ce que tu ressens.

Que ça vient bien de toi. Si, j'en suis sûre.

Je vis dans le mensonge depuis toujours.

Je refoule pour éviter de souffrir, jouer d'autres personnages. C'était mon

seul moyen d'éprouver quoi que ce soit.

Mais ce n'était pas réel.

Et là, je t'ai rencontré.

Je t'aime, Kathleen.

Je suis papa.

Je t'appelle demain.

Un petit message à transmettre de la part de Monsieur Zabo, c'est rien de

personnel.

Compris ?

Moi

aussi j'ai un message

pour ton Monsieur Zabo.

Je vous draguerai tous jusqu'au dernier.

Et l'enfer galope à mes côtés.

J'étais occupée avec Matt Hagen.

Je veux que tu me dises tout ce que tu séduis.

Je n'ai pas voulu te demander ça avant d'en savoir plus.

Mais il y a son nom qui ressort dans plusieurs affaires.

Franz Fitzpatrick, son gestionnaire, a été tué.

Son ami Cory Bowery aussi.

Et tout à l'heure, une femme a témoigné qu'elle pense avoir vu Hagen bretcher

Fitzpatrick le jour du crime.

Tu veux dire qu'il serait impliqué ? Je veux rien dire du tout.

Lui aussi, il peut être tué.

Ou c'est peut-être lui qui se venge.

Non, mais arrête, John.

Ça fait plusieurs semaines que je le vois tous les jours.

C'est mon patient.

Je t'apprends que ton patient est potentiellement lié à deux affaires de

meurtre.

Et toi, tu me regardes comme si je te plombais l'ambiance. Arrête, c'est

absurde. Ah bon ? La plupart des gens seraient effrayés.

Choqués. Toi, tu fais que le défendre. Je sais pas, moi.

T'as une réaction pas banale.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'à force, je sais lire la culpabilité sur le

visage des gens.

Allez, chérie.

Qu'est-ce qui se passe ?

Sal

! Comment ça va, mon pote ?

Ouais, bof, on fait aller.

Il est là ?

Zabo ? Il gomme son Zagra dans son bureau là-haut. J'imagine que Mia est en

chaleur.

Saluté-t-elle. Patron, il fait que de demander.

Je faisais ses commissions.

Ah ouais ? Eh ben, il risque de t'enfiler d'autres. Il est chauffé à

blanc. Il dit qu'il va envoyer quelqu'un descendre le flic et sa gonzesse.

C'est quoi ce mot ?

Je te signale que tu devais m'appeler, Sal.

Ah ouais ? Bah ouais.

T'avais dit qu'on irait faire du shopping.

Tu te souviens pas ? Faut dire, l'autre fois, t'as fait exposer ma carte.

Allez, c'est bon, je te pardonne.

Danse avec moi.

Tu bouges comme un dieu.

Ah ouais, j'ai trop envie.

Ça va devoir attendre.

Il y a le patron qui me demande.

Mais je t'appelle, OK ?

Zal ! Putain, je te permets pas de m'éviter, grosse vache de mes deux.

T'as même plus une minute pour tes potes ou quoi ? Enfin quoi, putain !

Toute la bande est là ce soir.

Assieds-toi et bois un coup. J'aimerais bien, mais j'aime plus le patron. Non,

non, oublie-le. Il pète les plombs ce soir. Il veut refroidir tellement de

gens que c'est plus un caïd, c'est un climatiseur. Je te conseille d'entrer

dans son bureau ce soir.

Tiens, je te présente mon cousin Bobby Chobis.

Sois sympa. Raconte à Bobby la première fois qu'on le s'est vu. S'il te plaît.

Raconte. La pire soirée de ma putain de life.

T'es qu'un gros crevard.

Et ton allergie aux cacahuètes, pauvre bouffon ! Laisse-moi ça ! Tiens, entre

les doigts ! Eh oh les gars, il y a Jimmy C qui a été buté ! On l'a retrouvé

au chiotte ! Oh non ! Allez, sale ! Tiens ! Allez-y, je vous rejoins ! Allez

!

... ... ... ...

C'est pas grave

Rendez-la là-haut ! Là-haut ! On est bien là ! On en sert ! Passez vos

détails ! Poussez-vous ! Arrêtez-vous de là !

Putain !

Henri-Alain ! Henri-Alain ! Henri-Alain ! Henri-Alain ! Henri

-Alain ! Henri-Alain ! Henri-Alain ! Henri-Alain ! Henri-Alain !

Sous-titres par

Jérémy

Diaz

Désolée Rosie, c'est le patron qui a donné l'ordre.

Personne ne monte.

Viens, on y va, je te mets à l'abri.

Allez, viens.

Ouvrez.

Et il n'y a personne d'autre qui entre, ok ?

Ouais.

Du tapage nocturne.

Ok, allez, allez.

C'est quoi tout ce boucan ?

T'as ce putain d'acteur que t'as charcuté.

C'est quoi cette histoire que tu me sors, ma chérie ? C'est quoi ce qu'elle

me sort, Patches ? C'est vrai ce qu'a dit le patron.

Hagen, il est ici déguisé.

Non mais putain.

Non mais putain, Patches. C'est quoi ce putain de délire ? Patches, c'est quoi

ce délire ? Descendez-le, patron.

tiré sur lui aussi ! Il fallait que je sois sûr, ok ? Mais lui, vous êtes

parents ! C'est moi, allez.

Putain, comment il peut y avoir deux putains de patchés, ça ? Patchés.

Dis à Pan que je l'aime.

Appelle un de tes médecins ripoux ! Courageux, reste avec moi, s'il te

plaît, reste avec moi, réveille-toi.

Non, non, non, tiens bon, on appelle un médecin. Ouais, c'est moi.

J'ai besoin que tu viennes au club, on a comme un souci.

Tiens bon ! J'ai un gars qui s'est pris une balle.

Allez, s'il te plaît !

Reste avec moi !

C'est pas si cher.

à tes orbites. Tu la ressens. C'est mes globules qui cherchent à rentrer en moi

et forcent le passage.

Tu vas pisser ton sang et cracher des boyaux par tous les bords de ta peau.

Bonjour.

Pardon de débarquer comme ça, j'ai eu votre adresse par Kathleen.

Je peux entrer ? Oui.

Elle va bien ? Kathleen ? Ça va. Pourquoi cette question ? Elle m'a dit

que Zabo avait fait pression sur vous deux.

Ah non, c'est fini.

Quelqu'un a réglé ça.

Au prix d'une série de meurtres au Vésuvius. Vous connaissez cette boîte ?

Oui. Ah oui, forcément.

Ouais, cet enfoiré Xabo, ses complices, sa nana, tous tués.

Je vais pas mentir, John, je dois avouer que ça me rend pas forcément triste.

J'imagine que vous non plus.

Je tenais juste à souligner que tous ceux qui vous trahissent finissent par

le payer.

Je pense à Franz Fitzpatrick et Corey Bowery.

Dans ce qui est de Franck...

Il roulait pour la mafia, apparemment.

Mais j'ai été très triste pour Corey.

On était très amis.

Et sinon ? Je vous ai dit autre chose, Kathleen ? À quel sujet ? Au sujet de

nous.

Elle et moi.

Vous êtes un sacré vénère.

On est fiancés depuis longtemps.

Et à force de ne pas passer à l'étape suivante, on a tendance à remettre en

cause la relation.

Et je sais que je serai toujours là pour elle.

Je crois qu'il y a des gens qui ont envie... de plus.

Ouais.

Genre de français tête baisée.

Quitte à foutre des vies en l'air.

Il y a des choses qui ne se maîtrisent pas.

Une dernière question avant de vous libérer.

Vous étiez où hier soir ? J'étais ici.

Sur ordre du médecin.

On se surplita.

John, j'ai un truc à te dire.

Moi aussi.

Je l'ai vu tout à l'heure.

Ma tagline.

Je n'ai pas envie d'en rajouter dans le genre pénible.

Tout ce que je veux, c'est que tu sois heureuse.

Quelle que soit la forme que ça prend à tes yeux.

J'ai lu ton rapport d'enquête.

Je crois que tu as vu juste à propos de Hagen.

Au départ, j'ai cru que c'était le tueur.

Mais j'ai regardé la vidéo surveillance de la boîte de nuit et... Il apparaît

nulle part.

Tu ne me croiras sûrement pas, mais... Il change de visage.

Il peut prendre le visage d'autres personnes.

Je suis pas à croire tout ce que tu veux, mais tu te rends compte que c'est

du délire.

J'ai la preuve en vidéo.

J'ai apporté tout ce que j'avais au labo.

Et pourquoi tu me dis ça ce soir ? Parce que j'ai eu peur de t'en parler jusqu

'ici.

J'étais sûre que tu me demanderais de tout arrêter, que tu me dirais de ne

plus le voir.

Je savais plus où j'en étais, j'aurais jamais dû faire un truc pareil.

Je te montre ça sur mon outil.

que je sache la tête que tu ferais en le regardant.

Parce que là, je saurais que c'est moi que tu aimes.

Comment je

pourrais t'aimer après ça ? Tu ne sais même plus qui tu es.

Alors dis-moi qui tu veux que je sois.

Je peux même me mettre dans sa peau, si ça te fait plaisir.

C'est qu'une peau, c'est qu'une infime partie de ce qu'on est.

Pourquoi est-ce que tu as peur de m'aimer, alors que c'est ce que tu veux

? C'est ma faute, tout ça.

Tu comprends ? Le vrai toi, je l'ai vu.

Sous la peau.

Je peux t'aider à redevenir comme avant. S'il te plaît.

Non.

Tu m'as assez aidé comme ça.

retrouver le corps de Hagen.

Tout ce qu'on a, c'est votre témoignage.

Quand vous avez appuyé sur ce bouton tueur, pensez-vous qu'il aurait pu

trouver le moyen de le court-circuiter ? Non,

je ne crois pas.

Vous auriez un dollar ? Oui.

Je ne t'effacerai pas comme ça.

Tu es bien trop têtue.

Je suis désolé.

Moi aussi, je suis désolée.

On ne parle que de toi.

Les critiques sont tombées.

Elles sont bonnes, j'espère.

Matt Hagen est une révélation.

Il est allé chercher au fond de son âme et a mis son cœur à nu pour nous montrer

notre vraie nature.

Une interprétation inoubliable.

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