All language subtitles for Le.Charles.2026.S01E03.FRENCH.AD.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP.5.1.H264-HeavyWeight.fre

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Original subtitles

[musique de tension]

[Fischer] La première victime n'était pas prévue.

Une altercation, une dispute.

Pour la deuxième victime, le tueur était armé.

Ce serait deux tueurs ?

Plutôt quelqu'un qui s'adapte.

Elle s'engueulait avec quelqu'un la veille de sa mort.

- Vous pouvez l'identifier ? - C'était le commandant Devred.

Katarina n'était pas ma maîtresse. C'est ma fille.

[Duval] Peut-être une troisième victime, Émilie Lafont.

[Fischer] Pas vue hier ni aujourd'hui.

Elle était proche des victimes.

Je sais que vous êtes là. Montrez-vous !

[elle gémit]

Un chasseur non identifié a violé l'espace aérien grec.

[Duval] On interdit les couples pour une bonne raison.

Urgence cabine de commandant.

Officiellement, vous êtes notre nouveau Pacha.

[battements réguliers étouffés]

[musique inquiétante]

[murmure des vagues]

[battements réguliers étouffés]

[bips rapides]

Classification ?

Inconnue, potentiellement hostile.

L'oreille, t'as quoi ?

Sous-marin d'attaque, classique. Diesel-électrique.

- Russe ? - [Roumane] Pas sûr.

On a essayé de les contacter, pas de réponse.

Il faut prévenir Devred.

[Danton souffle]

[grande inspiration] On diffuse.

Vous avez entendu le commandant ?

De Central Opérations. De Central Opérations.

Aux postes de combat. Aux postes de combat.

[homme] Le personnel ajuste sa tenue. Gants, cagoule ignifugée. À poste.

[bips et battements étouffés]

Tout le groupe aéronaval est aux postes de combat.

Hélicoptère prêt à décoller.

D'ici là, ils ont dix fois le temps de nous allumer.

[elle soupire]

On approche de l'ennemi, azimut 2.8.7.

Toujours aucune réponse, Commandant.

[bips rapprochés]

On va pas attendre qu'ils nous torpillent.

- Autorisez le tir à neutraliser. - Il faut savoir qui c'est.

Autorisation engagée, oui ou non ?

Négatif.

[Duval] Il bouge, là.

[Roumane] Il change de cap.

[grondement puissant]

Changement de cap confirmé.

Il défile. Azimut... 2.5.5.

- [battements rapides] - En éloignement.

[les bips cessent]

Il est où ?

[battements étouffés faibles]

Bon, il est où ?

[la tension monte]

Il s'est dilué.

J'ai... J'ai plus de trace.

[la tension retombe]

On veut nous faire passer un message.

Le message est passé.

[claquement résonnant]

[Duval] Le commandant Devred est mort.

Il a été victime d'une agression violente.

On l'a retrouvé dans son bureau.

Après la mort de Biraben et celle de Camus...

La disparition de Lafont...

On s'en prend maintenant au cœur de notre commandement.

On nous attaque de l'intérieur pour nous stopper.

Alors, on est tous très affectés,

mais nous n'avons pas le luxe de nous arrêter.

La mission continue.

Paris m'a donné l'ordre d'assurer la continuité du commandement.

Danton me secondera, comme le veut le règlement.

Je l'ai chargé de renforcer la surveillance.

Fusiliers marins en patrouille permanente dans tout le bâtiment

et renforts sélectionnés dans chaque service.

Plantons armés H24 devant nos postes stratégiques.

L'important, c'est que l'on garde notre calme,

notre solidarité.

Et je ne vous cache rien...

On a un meurtrier à bord.

Qui ne dictera pas nos actes.

[musique dramatique]

On va le trouver.

[Fischer inspire]

[Duval] Communication générale du commandant.

Équipage du Charles , ici le commandant Héléna Duval.

C'est avec une immense tristesse

que je dois vous annoncer la mort du commandant Devred.

Cette nuit,

le commandant est tombé dans l'exercice de ses fonctions.

Pour beaucoup d'entre nous,

il était plus qu'un commandant.

Daniel Devred était un marin

et un homme d'exception.

[murmure des vagues]

Aujourd'hui,

nous perdons un chef.

Et la Marine perd l'un des siens.

À partir de cet instant,

j'assume le commandement du Charles .

[la musique monte en puissance]

Nous continuerons la mission

avec discipline et avec l'exigence

que le commandant Devred attendait de chacun d'entre nous.

[la musique s'estompe]

[elle renifle]

[soupir]

[respiration étranglée]

[elle renifle]

[musique triste]

[elle contient un sanglot]

[elle renifle]

[grondement grave]

[elle sanglote]

[murmure des vagues]

[homme] On nous cache quelque chose, Commandant.

Y a un truc qui cloche.

Avant sa mort, un de mes gars a vu Duval et le Pacha.

Ils avaient l'air proches.

[il expire] Proches comment ?

Très proches.

[annonce indistincte sur les haut-parleurs]

[musique sinistre]

Comme des gens qui partagent des secrets.

[communications radio et conversations indistinctes]

[quelqu'un s'approche]

L'analyste a réécouté la trace du sous-marin.

C'était bien un moteur électrique Kilo.

Une tombe ?

C'est pour ça qu'on l'a vu venir qu'au dernier moment.

Y a pas plus silencieux.

Russe ?

À l'origine.

Ils en ont vendu aux Chinois et aux Indiens.

[elle soupire]

L'Iran en possède des versions modernisées.

La Corée du Nord aussi.

Exact.

[elle soupire]

Renforcez la veille sonar.

On nous observe.

Bien pris, Commandant.

Pourquoi les avions n'ont pas apponté après leur mission ?

Dino et Lafayette ont été déroutés à cause des conditions météo.

Ils stationnent à La Sude, sur la base navale de l'OTAN, en Crète.

J'attendais votre réveil pour vous informer.

J'espère que ça va pas empirer.

On va tenir, Roumane.

[musique douce et mystérieuse]

[déclic]

Qu'est-ce que vous avez trouvé ?

Pas d'arme du crime.

Un mort, c'est un drame.

Trois, c'est une opération bien organisée.

S'en prendre au commandant, c'est s'en prendre à la mission.

Quelqu'un veut nous arrêter.

[déclic]

- Un espion ? - Ou une espionne.

J'exclus aucune possibilité, Commandant.

[déclic]

Émilie Lafont.

Soit elle est morte, elle aussi.

Soit c'est une suspecte.

Vous avez vu votre agresseur. Rien de notable ?

Non. Non, mais il aurait pu me tuer.

[Fischer soupire]

Il me faut les fichiers de tout l'équipage.

En priorité les affectations récentes ?

[Fischer] On cherche une taupe.

On commence par là.

Les nouveaux, les mutations.

Ensuite, on élargit.

OK. Vous lui arrangez ça.

Vous venez ?

[musique inquiétante]

[brouhaha]

[propos inaudibles]

Y a un problème ? Je peux savoir pourquoi tu me regardes comme ça ?

[chef] Oh ! On se calme.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Comment tu fais pour rester aussi calme ?

T'as entendu ce qu'ils ont dit ?

[bas] Y a un meurtrier parmi nous.

Et là, ça peut être n'importe qui.

Bon, les pioupious.

Votre attention, là.

[il soupire]

Je vois vos regards, hein.

Je sais ce que vous vous dites :

"Qui c'est, ce fils de...

"qui s'en est pris à notre équipage ?

"À notre Pacha ?"

Moi aussi, je me demande.

Vous pensez que c'est Alice ?

[rire étouffé]

Elle sait pas couper une julienne sans en foutre partout.

[rires]

Alors, tuer quelqu'un...

Vous voyez Jeannot faire ça ?

Jeannot, il a chouiné la première fois qu'il a vidé un canard.

[rire général]

Toi.

T'as tué quelqu'un, toi ?

Moi ?

Non, non. Bien sûr que non.

Bien sûr que non, non.

Vous voyez ce bébé qui se demande pourquoi il s'est engagé

et qu'est-ce qu'il fout là ?

Vous pensez qu'il a quelque chose à cacher ?

Oh !

Je vous ai posé une question.

Est-ce que vous croyez qu'il a un truc à cacher ?

[tous] Non, chef.

- J'ai pas entendu ! - [tous] Non, chef !

- Est-ce qu'il a quelque chose à cacher ? - [tous] Non, chef !

Vous savez pourquoi on a toujours ça sur nous ?

Parce que s'il vous arrive le moindre truc,

c'est pas le doc qui va venir vous sauver.

Le doc, il sera loin.

- C'est eux. - [musique grandiose]

Vos frères et vos sœurs d'armes.

Parce que c'est ce qu'on est :

une famille.

Alors oui, y a une ordure quelque part,

mais il est pas dans notre putain de famille !

- [tous] Ouais ! - [ils frappent leurs ustensiles]

C'est bon. Ça va, c'est bon.

Allez, retournez au boulot, bande de feignasses.

[tous] Oui, chef !

[la musique devient sombre]

Appel nominal.

Morel.

Delmar.

Wesley Diamé, c'est qui ?

C'est moi.

Suivant.

Tu portes ça tout le temps.

Même si t'as chaud, même si c'est pas confortable. OK ?

Bien reçu.

On renforce la surveillance dans les zones sensibles.

Donc, on mobilise du personnel non essentiel aux manœuvres, comme toi.

Arme.

Tu sais t'en servir ?

J'ai fait le stage pendant ma formation, mais...

Mais t'es pas à l'aise.

Cinq ans sur le Charles , j'ai jamais eu besoin de m'en servir.

Mais si je dois le faire pour sauver un de mes hommes, je vais pas hésiter.

Et toi ?

Bah, j'hésiterai...

J'hésiterai pas, Capitaine d'armes.

C'est bien.

Danton t'a affecté aux cabines de commandement.

Suivant.

[claquement sec]

[femme] Communication cyber.

Passage en posture de communication rouge.

Toutes les communications sortantes sont coupées.

Commandant.

Les appareils connectés, téléphones...

Repos.

...doivent être éteints et rangés...

Vous m'avez appelée ?

Fin de communication cyber.

Vous et Lafayette, vous gardez vos distances.

Je veux vous voir ensemble uniquement pendant les briefs de mission.

[soupir soulagé]

Merci, Commandant.

J'ai besoin de pilotes efficaces, concentrés.

Prêts à agir sans hésitation.

Donc, fini, les états d'âme.

Donnez le meilleur à partir de maintenant ou je vous fais remplacer.

Compris ?

Rompez.

[musique de tension]

[la porte se ferme]

[conversations à bas volume]

[communication radio indistincte]

Nos pilotes ont escorté les deux chasseurs ennemis vers la Libye.

On fait tout pour éviter la confrontation aérienne

ou l'incident diplomatique.

- Mais clairement, ils nous testent. - Qui ?

On sait pas, Commandant.

Les chasseurs, le sous-marin...

qui soutiennent les rebelles terroristes ?

Paris a aucune preuve de ça.

Ce qui est sûr, c'est qu'ils veulent participer à la fête.

[quelqu'un feuillette des pages]

Danton.

Qu'est-ce que vous foutez là, vous ?

C'est plutôt à moi de vous le demander.

Qu'est-ce que vous faites chez le commandant Duval ?

On est sur un bâtiment en crise.

- C'est mon devoir d'être méfiant. - Hm.

C'est marrant, ce tic nerveux.

On vous l'a jamais dit ?

[Danton soupire]

Je vous ai vu tout à l'heure, dans les coursives.

Vous parliez à un de vos gars et vous l'avez refait,

plusieurs fois.

Vous avez appris une mauvaise nouvelle ?

Ça concernait le commandant ?

Je fais mon job. Hm ?

Faites le vôtre.

Vous croyez vraiment qu'elle cache quelque chose ?

On s'en fout, de ce que je crois.

[musique mystérieuse]

[Fischer referme l'armoire]

Danton ?

[Fischer soupire]

[communications radio et conversations indistinctes]

Je dois vous demander de me suivre, Commandant.

- Y a un problème ? - Venez avec moi, s'il vous plaît.

[musique de tension]

- Le chef de quart reprend la manœuvre. - Reçu, Commandant.

[Duval] Vous allez me dire ce qui se passe ?

Danton ?

Je dois vous mettre aux arrêts, Commandant.

Pardon ?

Fischer, que se passe-t-il ?

On a trouvé une preuve compromettante dans votre cabine.

Quoi ?

Mais enfin, vous voyez bien qu'on essaie de me piéger.

Peut-être.

[bip]

Mais vous connaissez la procédure autant que moi.

Danton, réfléchissez bien.

Votre arme, Commandant.

[la tension monte crescendo]

[la musique s'arrête]

[musique inquiétante]

[bourdonnement]

[tintement]

[Fischer] Le sabre du commandant Devred.

Probablement ce qui a servi à le tuer.

Voilà ce qu'on a retrouvé dans le poste du commandant Duval.

Le temps qu'on établisse les faits, elle est aux arrêts dans sa cabine.

Faut envisager de suspendre la mission.

Ne serait-ce que pour la sécurité à bord.

- Suspendre ? - Hm.

- Fabretti, ça veut dire... - [Roumane] Qu'on protège notre équipage.

Non. Qu'on est incapable de tenir notre mission.

On est le seul porte-avions nucléaire d'Europe.

Si on flanche, on n'expose pas que nous.

Faut que j'en informe l'état-major.

- Moi, ma hiérarchie. - Pas dans l'immédiat.

[Roumane] Tu déconnes, là ?

Le commandant est mise en cause et tu vas cacher ça ?

Si ça tourne mal, vous l'aurez sur la conscience.

On est bientôt en guerre. Notre conscience est préparée.

On a des ordres, on les suit. Faites votre boulot.

Interrogez-la. Si c'est vraiment elle, on préviendra l'état-major.

Bien reçu, Commandant.

[il inspire]

[la porte se ferme]

Depuis quand c'est toi qui donnes les ordres ?

Relis le règlement.

Il t'arrange bien, le règlement, là. [rire moqueur]

T'as vraiment envie de jouer au Pacha ?

On suit la procédure.

On suit les ordres.

On garde le cap.

[musique solennelle]

Rompez.

[la musique s'estompe]

[il souffle]

[la porte se ferme]

[tonalité d'appel]

[homme] Allô ?

- [elle soupire et renifle] - Allô, y a quelqu'un ?

Tu m'entends, papa ?

Ah, Héléna.

Ça va ?

Ouais. Ouais, ouais. Et toi ?

Ouais, ouais.

Ça va, je tiens le coup.

Tu manges ?

Oui.

Puis, ta sœur passe me voir de temps en temps et...

Elle m'a demandé de tes nouvelles, d'ailleurs.

- Hm-hm. - Tu devrais l'appeler aussi.

Oui, oui. Je vais l'appeler.

- Tu rentres quand ? - [elle inspire]

Ça, je sais pas. Je sais pas encore.

Hm. Bien reçu, Commandant. [rire]

Tiens, au fait, le nouveau voisin est venu hier.

Quoi ? Quel nouveau voisin ?

Tu sais, le type du troisième.

Il vient juste d'emménager et il voulait se présenter, enfin...

Il a l'air sympa.

On a parlé de toi. [petit rire]

[musique inquiétante]

De moi ? Pourquoi ?

Ben, ça l'intéressait vachement.

Il m'a posé des questions.

Quel genre de questions ?

Ben, sur toi, sur ton travail, sur...

Enfin, tu vois, quoi.

Ben, non, je vois pas. Tu lui as dit quoi, exactement ?

Ben rien.

Que t'étais en mer, c'est tout.

OK.

OK.

Écoute, si quelqu'un sonne à ta porte

que tu ne connais pas, n'ouvre pas, d'accord ?

- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? - Non, rien.

Juste, si tu connais pas la personne, n'ouvre pas,

même si elle a l'air sympa ou si on te dit qu'on vient de ma part.

Héléna, tu me fais peur, là.

Non, c'est juste par précaution, papa.

C'est tout.

Bon. Tu me rappelles bientôt ?

Oui. Oui, oui...

Allez, repose-toi. Je t'embrasse.

Moi aussi.

Bisous.

Bisous.

[musique mystérieuse]

[chocs répétés]

[le choc retentit]

[il souffle]

[conversations indistinctes]

[murmure des vagues]

[il soupire]

[grondements métalliques oppressants]

[il soupire]

[clapotis des vagues]

[musique de suspense rythmée]

[la musique s'estompe]

[musique inquiétante]

Vous croyez que je serais assez stupide

pour planquer l'arme du crime dans ma cabine ?

[il se racle la gorge]

Éclairez-moi.

Pourquoi on voudrait vous piéger ?

Couper la tête du Charles , c'est nous forcer à faire demi-tour.

La France recule, laisse le champ libre à d'autres.

Tuer Devred,

apparemment, ça n'a pas suffi. On s'en prend à moi.

Visiblement, c'est bien parti.

Fabretti est certainement en train d'alerter l'état-major, à Paris.

Pas encore.

Danton a refusé. Il est moins bête qu'il en a l'air.

Il veut des vraies preuves.

Moi, j'ai qu'une intuition.

Je vous écoute.

Que vous êtes innocente.

[musique mystérieuse]

[soupir anxieux]

[bas] Hé !

Tu peux aller voir le capitaine d'armes à ma place ?

Comme ça, après, moi, je prends ma pause.

Parce qu'il faut que j'appelle ma mère.

Vous savez que Devred a expressément demandé

que Katarina Biraben soit à bord ?

[elle déglutit]

Vous en connaissiez la raison ?

C'était sa fille.

Je l'ai appris juste avant sa mort.

C'était mon ami.

Je comprends.

Vous me cachez rien d'autre ?

Je veux juste savoir la vérité, vous savez.

- Vous aussi, non ? - [elle soupire]

La confiance,

c'est mutuel.

La confiance, ça se gagne.

[on toque]

Oui ?

[musique sombre]

J'ai envoyé le planton chez le capitaine d'armes.

La voie est libre, faut pas traîner.

Attendez, là...

La dernière chose dont on a besoin, c'est d'insubordination.

On doit trouver Émilie Lafont,

interroger son équipe, fouiller ses dossiers.

C'est notre seule piste.

Pour ça, j'ai besoin de vous, Héléna.

L'équipage a besoin de vous, Commandant.

[elle soupire]

OK.

[musique percussive intrigante]

Allez.

[Duval] On a quelques minutes avant qu'on nous trouve.

OK. Derrière cette porte, on a deux centrales nucléaires.

Donc, vous faites exactement ce que je dis.

[signal de validation]

[elle compose le code]

- [bips répétés] - [elle soupire]

[grondement mécanique]

[la porte s'immobilise bruyamment]

Prenez un masque.

[grondement mécanique]

Enfilez ça.

[la musique s'arrête]

[grondement électronique de la porte]

[musique sombre]

[grondement électronique de la porte]

[la porte se ferme bruyamment]

[homme] Émilie Lafont supervise les opérations de maintenance, ici.

Avec la propulsion nucléaire, on tient dix ans en mer

sans interruption ni le moindre plein.

Mais les réacteurs ont besoin d'une surveillance permanente.

C'est le job d'Émilie Lafont.

J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi sérieux,

mais depuis qu'elle a embarqué, elle avait l'air perturbée.

Par quoi ?

Le mal du pays, j'imagine.

Elle allait sur la passerelle arrière prendre l'air.

Autre chose qui sortirait de l'ordinaire ?

Je l'ai surprise en train d'envoyer des mails à terre.

À son petit copain, sans doute...

Je lui ai passé un savon.

On peut voir son poste de travail ?

C'est une zone sensible, Commandant.

Rayonnements, manipulations critiques...

Il faut une autorisation spéciale.

Vous l'avez.

[il souffle]

Elle a quitté sa cabine.

Elle a été aidée par le maître d'hôtel du Pacha et Fischer.

[Danton soupire]

Ça ressemble à un aveu, non ?

Retrouvez-les. Rapidement.

L'équipage est déjà affaibli par ce qui est arrivé à Devred.

Je veux pas d'une autre panique dans nos rangs.

[le capitaine d'armes part]

[Danton compose un numéro]

[la porte se ferme]

Ici le second.

Je veux un relevé des accès badge récents du commandant Duval.

Dépêchez-vous.

[vrombissement de machines]

C'est une brèche dans le protocole. Il peut pas entrer.

C'est un ordre.

[il soupire]

[signal de validation]

[bips]

[la porte se déverrouille]

[musique mystérieuse]

[la porte se referme]

C'est toujours fascinant,

les lieux où on fait plus confiance à la machine qu'à l'humain.

[grésillement]

[l'ouverture d'une porte retentit]

[Duval] On va être repérés. Faut faire vite.

- [signal d'erreur] - Merde.

Laissez tomber. On a besoin de son badge, son code PIN.

Mon badge passe pas.

Hm.

On a très peu de temps avant qu'ils arrivent.

Qu'est-ce que c'est ?

Je tente un truc. Rien de méchant.

[musique de tension]

[grésillements électroniques]

[Fischer] Allez...

Allez...

OK, j'y suis.

Non, mais c'est quoi, ça ?

Un script de déverrouillage maison.

Ça force un accès en maintenance en mode dégradé.

Non, c'est trop dangereux. Retirez-la.

Vous inquiétez pas. J'étais à la cyber, avant.

Le système est segmenté pour protéger les zones à risque, il se passera rien.

Vous voulez retrouver Lafont ?

- Capitaine d'armes pour Danton. - Oui ?

Duval a badgé y a sept minutes à la ZSN.

Bien reçu.

Envoyez cinq fusiliers marins à la Zone de Sûreté Nucléaire.

[Fischer] On fait un tour dans sa messagerie.

[un téléphone sonne]

[sonnerie]

- Ils savent qu'on est là. - Hm.

Dépêchez-vous.

[la sonnerie continue]

[un autre téléphone sonne]

On croit que vider la corbeille supprime les messages.

Eh ben non.

Pourquoi a-t-elle des messages cryptés dans une messagerie déjà sécurisée ?

Ça doit pas être des mots doux pour son petit ami.

[sonnerie]

Oui ?

[Duval] Attendez. Celui-là, c'était y a 48 heures.

Elle l'a envoyé, alors qu'elle était censée avoir disparu.

Lafont est notre lien entre les deux victimes.

Et elle est planquée à bord.

Suivez-moi.

Une fugitive sur mon propre bâtiment.

C'est ici que son chef a dit qu'elle venait souvent.

[la musique s'estompe]

C'est tranquille, mais il y a du passage.

Pas l'idéal pour se planquer sereinement, non ?

Suivez-moi.

[bas] C'est ici qu'on stocke les bouts et les doublons.

Il y a jamais personne. Sortez votre arme.

[musique mystérieuse]

[Duval] Depuis le début, elle était là.

[des pas retentissent]

Oh, merde...

[capitaine d'armes] Commandant ?

J'ai ordre de vous ramener.

Je vais vous demander de nous suivre. Sans résistance, s'il vous plaît.

Je veux voir Danton.

Je crois que c'est réciproque.

Lafont, via sa messagerie, envoyait des messages cryptés

jusqu'au lendemain de la mort de Biraben.

Fischer va les décrypter.

On saura avec qui elle était en contact.

Et on a trouvé sa planque, aussi.

Et ce serait elle qui aurait planqué le sabre sous votre lit ?

Ah, ça, je sais pas.

Mais on veut arrêter le Charles , alors on s'en prend à son commandant.

On fait quoi ? Vous allez m'enfermer à nouveau ?

Mais non. Moi, j'ai suivi la procédure.

Quand on me cache quelque chose, mon rôle, c'est de le découvrir.

Et d'estimer si c'est un danger pour l'équipage.

Surtout quand mes officiers se font tuer.

Mais vous n'avez pas sonné l'alerte quand j'ai quitté la cabine.

Pourquoi ?

Parce que je voulais savoir si vous étiez en train de fuir

ou si vous étiez en train de chercher.

Vous savez que ce n'est pas moi.

Je ne sais rien.

Tant que je n'en ai pas la preuve.

Mais Devred vous estimait.

[musique solennelle]

Alors, j'attends de comprendre pourquoi.

- On fait quoi, maintenant ? - Maintenant ?

Je garde les yeux ouverts.

Si vous jouez franc jeu, je vous aiderai.

Vos ordres, Commandant ?

[propos indistincts sur haut-parleur]

L'alerte météo a été levée ?

Dino et Lafayette ont eu ordre de rentrer ?

Affirmatif. Et ?

Leurs transmissions ont été endommagées, ils auront besoin de soutien.

Du soutien.

Genre, vous ?

C'est une excellente idée. Vous êtes un génie.

Parce que vous voulez voler, maintenant ?

C'est pas à la carte, ici, Poulidor.

Bien reçu.

Ils auront peut-être besoin d'une escorte et ce ne sera pas vous.

Quelque chose à redire ?

Non, c'est très clair, Commandant.

J'ai besoin de vous en cas d'attaque. Je peux pas me permettre de vous éloigner.

Fallait pas être aussi douée.

Et concernant l'autre point et afin de lever toute ambiguïté...

oui, je suis un génie.

[elle soupire]

[tonalité d'appel]

Vous êtes bien chez Jacques Duval, laissez un message.

- [bip] - Papa, c'est moi.

Papa, si t'es à la maison, décroche, s'il te plaît.

[musique inquiétante]

[tonalité d'appel]

[femme] Gendarmerie de Toulon.

Bonjour. Capitaine Héléna Duval.

Je vous appelle pour une vérification de domicile en urgence.

C'est pour mon père, Jacques Duval.

24, rue Lamartine à Toulon.

J'appelle, mais il répond pas.

Depuis quand ?

Depuis ce matin, mais j'ai pas pu appeler depuis 24 heures.

Il devrait être chez lui.

Bien pris, Commandant. On envoie une patrouille.

Merci.

- Vous avez un numéro ? - Non, je vous rappellerai. Merci.

[ressac des vagues]

[annonce indistincte sur les haut-parleurs]

Tu travailles pas au carré, aujourd'hui ?

Non, je suis en réserve.

Intitulé chic pour dire que j'ai été viré du carré.

Qu'est-ce que t'as fait ?

[il souffle]

J'ai ouvert une porte.

OK. Il se passe quoi, maintenant ?

Je vais rester en cuisine et attendre qu'on m'oublie.

Ou que quelqu'un veuille à nouveau un café.

C'est dommage.

Pourquoi ?

Moi, je bois que du thé !

[il rit doucement]

[Duval] Roumane.

Émilie Lafont est vivante.

Plus vite on la retrouvera, plus vite le bâtiment sera en sécurité.

Elle serait capable des trois meurtres ?

Elle doit savoir qu'on la cherche et agit peut-être pas seule.

Mettez vos hommes en alerte.

On verrouille tout et revérifie tout.

Bien pris, Commandant.

Commandant.

Les Rafale de Dino et Lafayette ont été accrochés.

Conduite de tir en quittant l'espace aérien grec.

Quand ?

On a perdu le contact y a deux minutes.

On n'a plus de contact radio ni de transpondeur.

[musique de tension]

[Beck soupire]

[homme] De passerelle. De passerelle.

Prise des dispositions pour un appontage d'urgence d'un Rafale.

Appontage dans deux minutes.

Évacuation et fermeture des portes et panneaux étanches

du pont 04, des ponts 02 et 03,

des tranches Sierra et Tango et de la plage arrière.

[communications radio et conversations indistinctes]

[propos hachurés à la radio]

Les transmissions ont pris un coup. On rétablit le contact.

- C'est qui ? - Dino.

Le radar a aucun contact avec Lafayette.

Dino, ici GOLF.

[musique dramatique]

[Dino] Commandant, on s'est fait engager par des chasseurs ennemis.

Ils sont revenus et ils nous sont tombés dessus.

[Dino] No joy avec Lafayette.

Je répète : j'ai perdu le contact.

Il a été touché ?

[Duval] Je répète : est-ce que Lafayette a été touché ?

- Je sais pas, Commandant. - [Poulidor souffle]

[Beck] Rafale en approche.

[musique solennelle]

[homme] Appontage en cours.

[crissement]

[réacteur d'avion au loin]

[propos indistincts]

[homme] Lafayette, Avia. Radio check.

Lafayette, Avia. Radio check.

À tous, d'Avia : toujours pas de contact avec Lafayette.

[homme] J'ai le Hawkeye, Commandant.

Confirmation, Lafayette a été touché, mais il est encore en vol.

Azimut 0.9.3.

Distance 40 nautiques, en rapprochement.

- Qu'un de nos avions l'escorte. - Il perd de l'altitude.

L'infrarouge détecte une avarie thermique, moteur gauche.

[musique de tension]

Donnez-moi une image.

- [alertes] - Est-ce qu'il va pouvoir revenir ?

[la musique s'estompe]

C'est normal, ça ?

- De quoi ? - Bah, y a plus rien.

- Ils devaient pas être deux à revenir ? - Je sais pas, je compte plus.

Tu fous quoi sur ton téléphone ?

Tu veux parler plus fort, encore ?

[le chef soupire]

[notification]

J'ai du wifi.

Quoi ? En pleine mer ? Tu te fous de moi ?

Regarde.

Déconne pas. C'est interdit.

Fais ce que tu veux. J'appelle mes enfants.

Hein ?

[musique oppressante]

[notification]

[Fabretti] Commandant.

J'ai l'état-major sur le canal sécurisé.

Ils ont des consignes.

[elle soupire]

- Montez la conférence en passerelle. - [homme] Reçu.

[elle souffle]

Paris, ici le commandant Duval, Charles de Gaulle .

Transmission prioritaire, je vous reçois.

[alerte]

[interférences]

Paris, vous me recevez ?

[grésillements]

[claquement sec]

[homme] De passerelle. Avarie électrique totale.

À vos postes.

[interférences électroniques]

[homme] Plus rien répond.

Putain, c'est quoi, ce bordel ?

[femme] J'ai perdu la main.

- Qu'est-ce qui se passe, là ? - Je sais pas.

Plantage ?

Non, là, non.

[bourdonnement électronique]

Cyberattaque.

[claquement sec]

[une alarme retentit]

[musique sombre énigmatique]

Sous-titrage : Elsa Bascoul pour TRI TRACK

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