All language subtitles for Le.Charles.2026.S01E02.FRENCH.AD.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP.5.1.H264-HeavyWeight.fre

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Original subtitles

Chers officiers, le Charles de Gaulle se dirige

vers une zone de conflit à haute intensité.

Vous pouvez compter sur votre commandant et son second, Héléna Duval.

[Devred] Les rebelles ont coulé un porte-conteneurs français

et un de nos Rafale a été engagé.

Ça n'est plus seulement une mission de dissuasion.

[chef] Bienvenue sur le Charles .

[Devred] Elle s'est suicidée.

[Sami] Elle est pas morte pendue.

Toulon nous envoie un enquêteur.

Lieutenant Paul Fischer, gendarmerie maritime.

[Fischer] Contusions. Strangulation à mains nues.

Délicat de faire croire au suicide.

Qui partage cette cabine ?

Le lieutenant de vaisseau Émilie Lafont.

Je soupçonne tout le monde ici.

Vous n'allez pas sérieusement soupçonner mes officiers supérieurs ?

Alors, que venait faire la victime près de votre passerelle hier matin ?

Biraben voulait parler au commandant. Je l'en ai empêchée.

[homme] Homme à la mer sur bâbord.

C'est Camus.

Elle est vivante ?

- [claquement résonnant] - [corne de brume]

Je boucle le rapport sur l'équipage

et je t'envoie la rotation des équipes avant demain, 6h.

Parfait ! Et sinon, tu dors de temps en temps ?

Parce que je t'ai encore rien demandé.

J'ai pas oublié ta passion pour les tableurs.

[elles rient]

- J'ai même repris ton code couleur. - Vraiment ? Merci.

- Je suis ravie de rembarquer avec toi. - Moi aussi.

[une alarme retentit]

[homme] De PC sécurité. De PC sécurité.

Pour exercice. Pour exercice.

Alarme incendie en GOLF 0618.

Le personnel sur zone évacue en confinant

et en emportant tout le matériel de sécurité avec lui.

[musique angoissante]

[conversations indistinctes]

[bips électroniques]

[la porte se referme]

[bip]

[grésillements électroniques]

[soupir]

[respiration profonde]

[bips rapides]

[l'alarme continue de retentir]

De PC sécurité. De PC sécurité. Pour exercice.

[la porte s'ouvre]

[bip]

Alarme incendie en GOLF 0618.

[homme] RAS, on avance.

[la musique monte en puissance]

[musique sinistre]

[grondement grave]

[fracas des vagues]

Deux meurtres en 24 heures, Commandant.

Deux femmes.

[elle respire profondément]

[Duval] Vos ordres, Commandant.

[bourdonnement anxiogène]

[la musique s'estompe]

[machinerie]

[Beck] À 7h40 ce matin,

un chasseur non identifié,

de construction russe,

a violé l'espace aérien grec.

Y a eu contact avec un chasseur de l'armée grecque.

Sans engagement.

On a détecté des communications cryptées avec une station proche de la mer Rouge.

Bon, probablement les rebelles

qui ont engagé Poulidor hier.

Mais ils ont pas d'avion. Qui les soutient ?

On sait pas encore.

Ça peut être n'importe qui.

Russie, Chine,

Iran...

Mais l'Europe ne peut pas laisser cette provocation sans réponse.

Si ça se reproduit...

Et ça va se reproduire.

Nous avons ordre de projeter nos Rafale pour montrer les muscles.

Et identifier les chasseurs ennemis.

Donc, on reste en alerte.

Ça peut être dans deux jours.

Comme dans deux minutes.

Rompez.

[musique sombre]

L'état-major est formel.

On passe en EVENGRAVE.

Excusez-moi. C'est quoi, l'EVENGRAVE ?

Le plus haut niveau dans nos procédures d'enquêtes.

Fabretti reporte directement au chef d'état-major de la Marine.

Qui reporte au ministre.

Briefez notre commandant opérations.

Et proposez les options tactiques au commandant des armées à Paris.

Roumane travaille déjà sur plusieurs scénarios.

Avec des points d'appui pour ravitaillement et escale.

Il n'y aura pas d'escale. Impossible.

On va rapatrier les corps en hélico.

- Vous continuez dans ces conditions ? - C'est notre métier.

On ne peut pas se permettre de retarder notre déploiement.

Tant qu'on ne nous donne pas l'ordre, on continue.

[Devred se racle la gorge]

Il faut qu'on parle à l'équipage.

[Devred] D'accord. Mais personne ne parle de meurtre.

Ça vaut aussi pour vous, Lieutenant.

[rire étouffé]

Vous me demandez d'enquêter sur deux meurtres

sans dire qu'il y a eu deux meurtres ?

C'est bien ça ?

Oui. Tant que vous n'avez pas de piste tangible,

on ne crée pas la panique.

On va pas annoncer à notre équipage qu'on a un tueur à bord,

à l'aube d'une crise internationale.

Vous allez retrouver qui a fait ça, à mes conditions.

Interdiction d'interroger les officiers sans mon accord.

Sur mon bateau, avec mon équipage, je veux tout savoir.

Où vous allez, à qui vous parlez. C'est clair, Lieutenant ?

Très clair, Commandant.

J'escorterai l'enquêteur.

Et vous, vous suivrez mes instructions.

On double la sécurité. Un fusilier marin dans chaque coursive.

- Bien pris. - [Devred] Merci.

[musique oppressante]

[gémissements d'effort]

[ils soufflent]

Il se passe quoi, là ?

[homme] Je sais pas.

Hm.

[déclic d'appareil photo]

[la musique s'estompe]

[elle respire profondément]

Un meurtrier, c'est comme un artiste.

Il faut étudier ses œuvres pour le connaître.

Sauf qu'un artiste veut être reconnu. Pas lui.

C'est ce qu'on va découvrir.

[soupir satisfait]

Vu les marques sur leurs corps, elles se sont débattues.

Et le mode opératoire est différent.

Hm...

À quoi vous pensez ?

Je pense que la première victime n'était pas prévue.

Le tueur a agi à mains nues dans la précipitation.

Une altercation qui a mal tourné, une dispute.

Pour la deuxième victime, le tueur était armé.

Donc, on peut pas exclure la préméditation.

On pourrait avoir affaire à deux tueurs ?

Je pense plutôt à quelqu'un qui s'adapte.

Camus...

Vous avez servi ensemble.

Vous la connaissiez bien ?

Oui.

Elle vous parlait ? Se confiait à vous ?

Vous savez ce qui la reliait à Katarina Biraben ?

Non.

C'est dommage.

Et quelqu'un d'autre peut nous éclairer ?

Ou je dois demander une autorisation ?

[note intrigante]

[on toque à la porte]

Voilà.

Elles étaient que deux dans cette cabine ?

Oui.

Gabrielle Camus et Émilie Lafont.

Depuis le meurtre.

[profonde inspiration]

Et on peut la trouver où, cette Lafont ?

Sûrement à son poste : aux propulsions, dans la zone de sûreté nucléaire.

Très bien. Allons-y.

C'est une centrale nucléaire, Lieutenant.

On va pas débarquer et l'interroger comme ça.

- On va la convoquer. - [rire étouffé]

Combien y a-t-il de femmes à bord, Commandant ?

242, pourquoi ?

240, maintenant.

Je vous prie de m'excuser. C'était pas très malin.

Non.

En travaillant aux Ressources humaines, Camus les connaissait toutes ?

Oui.

Gabrielle avait beaucoup travaillé pour la féminisation du Charles .

Dans ce cas, pourquoi Biraben a voulu parler au commandant plutôt qu'à Camus ?

Je sais pas.

C'est habituel que des jeunes officiers veuillent parler au commandant ?

Non.

[musique dramatique]

[femme] Le lieutenant de vaisseau Émilie Lafont

est priée de se rendre en passerelle.

Le lieutenant de vaisseau Émilie Lafont est priée de se rendre en passerelle.

[homme] Je vais minuter les différents scénarios.

Il faudrait des infos sur le positionnement de la Turquie.

Ils ont augmenté leurs patrouilles aériennes.

[Fabretti] OK, merci. Je te tiens au courant.

[soupir]

- Allez, qu'est-ce qu'il y a ? - Quoi ? Rien.

Pas de langue de bois de l'état-major. Je te connais.

Tu veux que je te dise quoi ?

Que t'es pas d'accord avec ce qu'on fait.

Que t'aurais arrêté la mission.

Tu me connais. Moi, je fais ce qu'on me dit.

Mais ?

Mais cette fois-ci, c'est différent.

Cette fois-ci, j'ai laissé un gosse à terre.

Je sais, c'est pas facile, ça.

On nous forme à tout.

Au commandement, à la discipline,

à la guerre...

[bas] À tout, mais pas à ça.

[il souffle]

Ma femme est enceinte.

- [tout bas] Encore ? - [il rit] Le numéro cinq.

T'es un grand malade, toi !

On me le dit souvent.

[inspiration étonnée]

Félicitations.

Quand même.

[petit rire] Courage.

Merci.

On fait ce qu'il faut, tu crois ?

On fait ce qu'on doit.

Et après, on rentre à la maison.

[musique solennelle]

[les pales de l'hélicoptère frappent l'air]

[l'hélicoptère décolle]

[il s'éloigne]

[inspiration étranglée]

[musique inquiétante]

[la musique s'estompe]

[Duval] L'équipage aura du mal à encaisser deux morts d'un coup.

Faut qu'on leur donne un moment pour souffler.

- Tu penses à quoi ? - Un No fly day ?

Pour garder la famille unie ?

Demain ?

Pas de catapultage, sauf urgence. Pas d'exercice, pont libre.

Ils décompressent.

Et toi aussi.

T'as besoin de parler ?

Non.

T'es pas tout seul.

Je suis là, Daniel.

[rire contenu]

Bien sûr que si, je suis tout seul.

Tu verras.

[musique solennelle]

Hé !

T'as rien vu ou entendu d'inhabituel au carré commandant ?

Euh, non. Non, pourquoi ?

Je sais pas. J'ai vu des patrouilles de fusiliers.

Avec deux mortes, c'est normal.

Non, les rondes renforcées comme ça,

c'est qu'on cherche quelqu'un ou qu'on est en danger.

[homme] Commandant.

Fixe.

Mes respects, Commandant.

Messieurs-dames, on va avoir besoin de vous.

Le Pacha vient de décréter que demain sera un No fly day .

Menu spécial ?

De quoi remonter le moral des troupes, chef.

Vous allez trouver.

[homme] Masquage des feux. Masquage des feux.

Passage en situation de nuit.

[musique inquiétante]

[une porte métallique s'ouvre]

[grondement métallique]

[la tension monte crescendo]

[la tension retombe]

Que faites-vous là ?

Commandant, je peux vous parler ?

[fracas des vagues]

La femme que j'ai trouvée, je l'avais déjà vue avant.

Je comprends pas.

La lieutenant Biraben.

Je l'ai vue s'engueuler avec quelqu'un la veille de sa mort.

Et elle s'engueulait fort.

Ce quelqu'un, vous pouvez l'identifier ?

Hm-hm.

C'était le commandant Devred.

Vous êtes sûr ?

Certain, je l'ai fait entrer au carré. Elle y a pas accès.

Faut être officier sup', mais le Pacha m'a demandé.

Il l'aurait fait rentrer dans son carré et le ton est monté ?

[Wesley] Hm.

À quel propos ?

Je sais pas, j'ai pas entendu.

C'était d'ordre professionnel, plutôt d'ordre privé ?

Ils avaient l'air de bien se connaître.

[musique mystérieuse]

Merci de m'avoir prévenue. N'en parlez à personne.

- Vous direz pas que je vous l'ai dit ? - Rompez.

Camus...

Pardon ?

Camus, c'était votre amie ?

Bonne nuit, Quartier-maître.

[note inquiétante]

[soupir]

[musique sombre]

[homme] Communication de la passerelle.

Aujourd'hui, l'activité aérienne est stoppée au profit d'un No fly day .

Le pont est libre jusqu'à 18h.

À 10h, le personnel disponible est attendu sur le pont d'envol

pour une cérémonie d'hommage au lieutenant Camus

et à l'enseigne de première classe Biraben.

[conversations à bas volume]

- Ça va, Lieutenant ? - [profond soupir]

Je sais pas comment vous dormez avec ce roulis.

On était à mer zéro cette nuit.

Y a pas plus calme, comme indice de houle.

[rires moqueurs]

- [Fischer] Ah. - Euh...

Est-ce que vous avez une idée du mobile des meurtres ?

À ce stade, tout est possible.

Tension de la vie à bord, féminicide,

une dispute amoureuse, une vengeance,

la jalousie...

Donc, une raison plutôt personnelle ?

Derrière les grades, Commandant, il y a avant tout des humains.

[Fischer] Commandant.

Votre No fly day , c'est trop dangereux.

La sécurité est limitée.

L'équipage n'est pas vigilant, puisque...

vous avez décidé de lui cacher la réalité du danger.

Imaginez que le tueur veuille recommencer.

Vous me suggérez d'annuler ?

Oui.

On n'annule rien tant qu'on n'appelle pas nos Rafale.

Fischer, vous avez le champ libre pour interroger vos témoins.

[rire étouffé]

[Devred] Je veux des résultats.

Pas des suppositions.

Vous les aurez, Commandant.

[Devred] Messieurs, Mesdames les officiers,

officiers mariniers,

équipage,

pilotes.

Nous sommes tous réunis pour rendre hommage

à deux membres de notre équipage

décédées dans l'accomplissement de leur mission.

Le lieutenant de vaisseau Gabrielle Camus

et l'enseigne de vaisseau première classe

Katarina Biraben.

Je sais votre peine.

Et je la partage.

Perdre quelqu'un ici,

c'est perdre quelqu'un de notre famille.

Personne n'oubliera le sourire de Camus.

Personne n'oubliera

la détermination de Biraben.

Nous avons le droit d'être tristes,

mais nous avons le devoir de continuer, ensemble.

Sur le Charles ,

on ne fait qu'un.

[déclic]

Alors, ce que chacun de nous peut faire

pour rendre hommage à nos deux camarades

et à tous ceux qui sont tombés,

c'est donner le meilleur de lui-même.

Je compte sur vous.

Comptez sur moi.

Et maintenant, nous allons observer une minute de silence.

[le vent souffle]

[musique sombre]

[la musique couvre le vent]

[grondement inquiétant crescendo]

- Donc, vous travailliez avec Biraben ? - Oui.

Elle vous a parlé de quelque chose ?

Non. À aucun moment.

Elle s'est disputée avec quelqu'un ?

Non.

OK, si quoi que ce soit vous revient, vous venez me voir.

Bien pris, Commandant.

Vous menez votre propre enquête parallèle ?

- C'est de la concurrence déloyale. - [soupir] Excusez-moi, Lieutenant.

C'est quoi, votre piste ?

Première mission comme second sur le porte-avions, deux meurtres.

Ça doit être dur, je sais. Mais votre silence protégera personne.

Une intuition non plus.

Ça, c'est vous qui le dites.

Y a six ans, on préparait un flag sur un bateau de pêche à Lorient.

On avait tout planifié.

Juste avant d'intervenir, l'adjudant a senti un truc.

Il a bloqué la brigade sur le quai, avant de monter sur le bateau.

Dix secondes plus tard, le bateau a explosé sous nos yeux.

Avait-il senti une odeur de fioul ? On le saura jamais.

- Sans son intuition, je serais pas là. - OK, dites-moi.

C'est quoi, votre intuition ?

Émilie Lafont.

Pas vue hier. Pas vue dans sa cabine aujourd'hui.

Pas vue à la cérémonie.

Je croyais qu'elle était proche des deux victimes.

Lieutenant de vaisseau Émilie Lafont,

trente et un ans,

ingénieure atomicienne.

Elle a disparu depuis 48 heures.

Vous fouillez tous les gisements. Vous interrogez tous les chefs de poste.

Je veux un compte rendu toutes les 30 minutes.

[homme] Le lieutenant Émilie Lafont est demandée en passerelle.

[femme] Émilie Lafont, ingénieure atomicienne.

- Vous l'avez vue ? - Non.

Il faut la retrouver. Allez, on y va.

[musique de tension]

Hm... Non.

[la tension monte crescendo]

[la musique s'estompe]

[quelqu'un écrit]

- [on toque] - Ouais. Entrez.

[elle ferme la porte]

Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

Je voudrais avoir accès au dossier Biraben.

Mais Fischer l'a déjà consulté.

Il y a une règle qui m'empêche d'y avoir accès ?

Mais non.

Voilà. Biraben.

- Merci. - Je vous en prie.

[elle tourne les pages]

[musique mystérieuse]

Un souci ?

Non. Tout est OK.

- Merci. - À votre service.

[elle ferme la porte]

Ça arrive souvent, que le commandant nomme lui-même des marins ?

Non, il n'intervient pas dans le choix de l'équipage.

C'est une prérogative

de la direction du personnel militaire de la Marine et de l'état-major.

Il y a des cas exceptionnels où il signerait une affectation lui-même?

[Fabretti] Euh...

Pourquoi vous me demandez ça ?

Ah...

Aucune nouvelle d'Émilie Lafont.

Rien depuis l'appel. Je l'ai fait chercher partout.

Elle est introuvable.

[musique inquiétante]

- Oui ? - Vous avez été promu ?

C'est quoi, votre problème, Danton ?

C'est une réunion d'officiers supérieurs, Lieutenant.

- J'ai été invité. - Par qui ?

Par moi.

[Duval] Bon.

On a peut-être une troisième victime, Émilie Lafont.

D'abord l'aviation, ensuite les RH. Et maintenant l'atomique.

On veut nous fragiliser.

[Fischer] Trois victimes, trois femmes.

C'est-à-dire ?

Peut-être qu'on leur dit qu'elles ne sont pas les bienvenues ?

On va attendre d'avoir des preuves avant de conclure cela.

Et restons concentrés sur la mission.

Les infos sont tombées.

Les rebelles ont avancé en direction de Suez

et ils continuent à gagner du terrain.

La Turquie a fermé son espace aérien.

Il va se passer quelque chose.

[Devred] On doit identifier qui est derrière ces manœuvres.

Dites à Beck de préparer les deux meilleurs pilotes à décoller.

Bien reçu, Commandant.

[musique de tension]

- Six, tu sautes. - Neuf.

C'est à moi.

Huit.

On décolle ?

Dans les heures qui viennent. Peut-être avant.

Dino.

Poulidor.

C'est pour vous.

Et moi ?

Tu seras en backup .

Pourquoi ?

On teste un nouveau binôme.

On risque d'être engagés et je vais rester sur le pont ?

Poulidor connaît bien la zone et a prouvé son sang-froid avant-hier.

Allez, briefing dans 20 minutes.

[Poulidor] Reçu.

[note sombre]

[Dino] À toi.

[Dino rit]

Pas grave. Vas-y, joue.

Attends.

[pales d'hélicoptère]

Commandant.

C'est Lafayette qui devrait y aller.

Vous n'êtes pas du genre à vous défiler, quel est le problème ?

Son binôme avec Dino est mieux rodé.

Ils seront plus efficaces en cas d'engagement.

[il rit]

Je raconterai pas une connerie pareille au Pacha.

["Break A Sweat" - JDP & Matthew Goodman]

[il souffle]

[gémissement d'effort]

[la chanson s'arrête]

Dans le carré du commandant, on a des couverts en argent.

Ça date, mais c'est genre quand les bateaux, c'étaient des galions.

En mode Pirates des Caraïbes et tout.

Quel rapport avec votre découverte du corps de Biraben ?

La fourchette.

- Va falloir être plus précis. - Le Pacha...

Euh, c'est comme ça qu'on surnomme le commandant.

Il a ses propres couverts. S'il les a pas, il pète un câble.

Donc, moi, je cherchais sa fourchette.

- À l'autre bout du porte-avions ? - Ouais.

Genre un bizutage.

D'accord...

[il souffle]

Mon premier jour comme gendarme,

mon adjudant m'a envoyé chercher une boîte d'étincelles.

[rire] Ça existe pas, ça.

Vous êtes plus rapide. Il m'a fallu trois jours pour comprendre.

Au final, la réponse la plus simple est souvent la bonne.

Vous connaissiez la victime ?

[il est essoufflé]

Non. C'est ma première fois sur le Charles .

J'ai commencé sur une frégate à la souille.

La souille ?

- Ouais, à la plonge. - Ah.

Je commence bas, mais je vais monter haut.

- C'est pas ça. - Vous inquiétez pas.

Je suis déjà maître d'hôtel dans le carré or.

Mais vous verrez, je vais finir pilote.

Faites-moi signe si quelque chose vous revient.

Ouais. Et vous, si vous trouvez ma fourchette.

Bon courage.

[musique mystérieuse]

[Fischer] C'est habituel

que des jeunes officiers veuillent parler au commandant ?

[Wesley] La lieutenant Biraben. Je l'ai vue s'engueuler avec quelqu'un...

C'était le commandant Devred.

[Fabretti] Il n'intervient pas dans le choix de l'équipage.

C'est une prérogative

de la direction du personnel militaire de la Marine et de l'état-major.

[musique angoissante]

[la musique s'estompe]

[crissement régulier des machines à laver]

Je sais que vous êtes là. Montrez-vous !

Vous m'entendez ?

[grondement inquiétant]

[gémissements]

[musique de tension]

[Duval crie]

[elle halète]

[elle suffoque]

[elle gémit]

[elle reprend son souffle]

[tintement]

[crissement métallique]

[homme] Comme tout le monde, on met ça en boule.

Non, mais sérieux, t'as vu tout ce bazar ?

[elle souffle]

Qui va ranger ça, encore ?

Allez, allez. Fin de la relâche.

Le commandant va appeler aux postes de combat.

Tout le monde remonte. Allez.

Allez, on remonte. Fin de la relâche.

Terminé, messieurs.

Mais oui, maman. On est bien nourris, je te jure.

Oui, ça va.

[il rit]

Oui, je te dis, ça va.

Oui, t'inquiète pas, oui.

Oui. Euh, je te laisse. Bisous.

[Danton] Quartier-maître ?

Moi ?

- Détendez-vous. [petit rire] - Oui.

Ça va ? Vous tenez le coup ?

- Oui, Commandant. - Bien.

Vous vous entendez bien avec le second ?

Le commandant Duval ? Euh, je la croise de temps en temps.

Hm...

Vous aimez bien discuter.

Oui. Oui, oui. Elle est plutôt accessible.

Et vous parlez de quoi ?

Euh, alors là... De...

De rien...

- De bouffe... - [rire étouffé]

S'il y a un problème, je parlerai plus.

Non, non, au contraire. Au contraire.

Mais si vous parliez d'autre chose que de...

bouffe.

De choses importantes concernant

l'équipage.

N'hésitez pas à venir m'en parler.

Hm ?

C'est un ordre.

Bien pris, Commandant.

Allez, rompez.

[musique oppressante]

[annonce indistincte sur les haut-parleurs]

[communications radio et conversations indistinctes]

- Je peux vous parler, Commandant ? - Hm.

Vous êtes prête, Capitaine ?

C'est à Lafayette d'y aller.

Je resterai en backup .

Il en pense quoi, Beck ?

Il attend vos ordres.

[il soupire]

À l'école,

quand ils vous ont appelée Poulidor,

je leur ai dit que c'était pas une bonne idée.

Vous voulez passer toute votre carrière en backup ?

Commandant, je vous demande de m'appuyer.

Vous avez été pilote et commandé une flottille.

Vous savez que Lafayette est plus indiqué pour cette mission.

Non.

Non.

Mais quelles que soient les raisons,

on ne fait pas décoller un pilote qui ne veut pas voler.

[femme] Le commandant est prié de se rendre d'urgence à l'infirmerie.

[il inspire]

[musique inquiétante]

- Dites si je vous fais mal. - Ça va.

Commandant.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - C'est moins grave que ça en a l'air.

Tu t'es fait agresser.

Fischer avait raison.

Non, c'est pas parce que je suis une femme.

Il m'attendait pas.

Je l'ai surpris près de ton carré.

Je l'ai suivi.

Il s'est senti coincé, il m'a attaquée.

Il ou elle ?

C'était pas Émilie Lafont, si c'est à elle que tu penses.

C'était un homme. Il était entraîné.

- Vous pouvez nous laisser ? - [Sami] Oui, bien sûr.

- [Duval] Merci. - [Sami] Je vous en prie.

[la porte se ferme]

Tu l'as suivi.

Mais pourquoi tu t'es mise en danger comme ça ?

Prends une arme, à partir de maintenant.

Tu devais surveiller Fischer, pas faire son travail.

Pourquoi ? T'as peur que je découvre des choses ?

De quoi tu parles ?

Ça, c'est...

Katarina Biraben.

Une fille que tu connaissais soi-disant pas.

T'as fouillé mon bureau.

Pourquoi me mentir ?

C'était qui ? C'était ta maîtresse ?

Camus, Lafont... C'étaient quoi, vos relations ?

- Arrête. - Je comprends pas.

Elles ont découvert qu'elles étaient plusieurs ?

- Qu'est-ce que t'imagines ? - Je sais pas. Vas-y, je t'écoute.

Katarina n'était pas ma maîtresse.

C'est ma fille.

[musique dramatique]

[Devred] Y a 25 ans,

on était en mission depuis des mois.

Une escale en Sardaigne.

J'ai appris sa naissance des années plus tard.

Entre-temps,

je m'étais marié avec Marie.

On attendait notre troisième.

J'ai pas eu le courage.

Personne ne savait.

On n'a jamais vraiment été en lien

jusqu'à ce qu'elle s'engage.

C'est pour ça que tu t'es occupé personnellement de son affectation.

De mes quatre enfants, c'est la seule qui est entrée dans la Marine.

Je suis vraiment désolée, Daniel.

Après 20 ans de distance, c'est elle qui a fait le premier pas.

Alors, j'ai voulu faire quelque chose pour elle.

Comment tu vas faire pour tenir le coup ?

[léger rire]

J'ai pas le choix.

Qu'est-ce qu'il va se passer, maintenant ?

[elle se racle la gorge]

Pour l'instant, personne doit savoir.

[homme] Poste de catapultage. Le commandant est demandé en passerelle.

C'est l'heure.

Je m'en occupe.

- Dans ton état ? - Je gère, t'inquiète pas.

Je te rejoins.

[Duval] Merci.

[homme] Sur le pont, poste de catapultage.

On catapulte Lafayette et Dino dans dix minutes.

[la musique devient épique]

Merci.

[le moteur se met en marche]

[conversations indistinctes]

T'es prudent ?

Toujours.

Garde à vous.

[Duval] Vous vous rendez compte ?

Vous mettez la mission en péril.

Si on interdit les couples à bord, c'est pour une bonne raison.

Vous lui auriez laissé votre place, si vous n'étiez pas ensemble ?

Vous croyez vraiment qu'il est meilleur que vous ?

[Poulidor] Affirmatif.

Bien sûr que je lui aurais laissée.

C'est le meilleur.

Séparez-vous. Plus de ça à bord.

Rompez.

[musique intrigante]

[elle souffle]

[communications radio et conversations indistinctes]

- Ça va, Commandant ? - Tout va bien.

Qu'est-ce qu'on a ?

Deux avions, cette fois. Cinquième génération.

Classifiés ?

Hostiles.

Construction russe, mais non identifiés.

Ils vont entrer dans l'espace aérien grec. Encore une fois.

OK.

- Tout est OK ? - Affirmatif.

Je suis chaud. Bam-bam.

L'indicatif de vol, c'est : identifier, intercepter

et escorter tout ça gentiment, Dino.

Bien sûr.

Au cas où ces avions seraient perdus loin de chez eux

sans aucune mauvaise intention.

Voilà, t'as tout compris.

Et s'ils nous attendent ?

Ils vont nous trouver.

- Bam-bam. - [il rit] Là, tu me plais.

[brouhaha]

[homme] Poste de catapultage. Quatre minutes.

À tout à l'heure.

T'es prêt ?

Je comprends pas pourquoi t'as fait ça.

C'est pas le moment.

Je veux pas que tu te sacrifies pour moi.

Concentre-toi sur la mission. Tu la voulais, non ?

Et toi ?

Toi ou moi, qu'est-ce que ça change ?

On est une équipe.

Tu le crois vraiment ?

[musique solennelle]

[bips de la passerelle]

- Le Pacha ? - Il arrive.

Je prends la manœuvre.

[chef de quart] Le second prend la manœuvre.

[crissement]

[respiration régulière]

[Wesley] Du coup, "Tango",

c'est l'heure de décollage et "Bravo", l'atterrissage.

[Rim] Non.

Quoi ?

Non, c'est l'inverse, je te dis.

Comment ça ? C'est quoi, la logique ?

La logique, c'est que j'ai raison.

[claquements secs]

[chef de quart] Vitesse constante. Vent favorable.

Très bien. On donne le go.

[femme] Lazair 22, vent 180°, 10 kts.

Paré catapultage.

[homme 1] Vert catapultage.

Lafayette est prêt. Commandant ?

OK. Allez-y.

[homme 2] Catapulte latérale parée.

[sifflement du moteur]

[Wesley et Rim] Trois...

deux, un !

[claquement sec]

[vrombissement du moteur]

[Wesley pousse un cri admiratif]

[petit gémissement]

[respiration profonde]

[le Rafale cingle l'air]

[sifflement]

[claquement sec]

[choc métallique]

[il respire lentement]

[musique grandiose]

[Wesley rit]

[il hurle]

[les Rafale s'éloignent]

- Reprenez la manœuvre. - [chef de quart] On prend la manœuvre.

[la musique s'arrête]

[conversations indistinctes]

Commandant ?

Daniel, je peux entrer ?

[musique inquiétante]

[bas] Daniel !

Oh non...

[respiration haletante] Danton ?

Danton, urgence cabine de commandant.

[la musique s'estompe]

[musique dramatique]

[soupir choqué]

[Fischer souffle]

[bourdonnement angoissant]

Il faut prévenir Paris tout de suite.

[homme] Le commandant est demandé d'urgence au Central Opérations.

[la musique monte en puissance]

C'est vous qu'on appelle.

L'état-major va nommer quelqu'un, mais en attendant...

le second prend les commandes.

Officiellement,

vous êtes notre nouveau Pacha.

[Danton] Commandant.

[la musique s'estompe]

[musique sombre énigmatique]

Sous-titrage : Elsa Bascoul pour TRI TRACK

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