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Dites-moi, Anna, pourquoi est-ce que vous refusez avec tant d'obstination la
décision du tribunal de vous hospitaliser provisoirement ? Je veux
pas qu'on m'enferme ici, avec tous ces gens dans ma tête.
Si vous faites ça, ils vont se rapprocher de moi.
Non ! Non ! Lâchez-moi !
Non ! S'il vous plaît ! Arrête tes jérémiades, tu veux
? Le docteur a dit que t'en étais tout à fait capable.
Non ! Je vais pas te porter, tu comprends ? Tu peux très bien me
débrouiller toute seule ! Non, je peux pas !
Franck, t'es réveillé ? Ferme-la, espèce de cinglé. Tu fais juste un mauvais
rêve.
Comment ça va ce soir ? Ça va bien.
Tu es très bien.
Je te remercie.
Dis-moi, tu veux bien venir ? J'ai un truc pour toi.
Tu me rends dingue.
Embrasse-moi.
J'ai envie de te sucer.
T'as envie que je te suce.
Tu vas voir, je vais bien m'occuper de toi. Toi.
Donne ça, hein.
C'est bon ?
Ça te plaît ? Peut-être que je te suce comme ça.
T'en fais encore, hein ? Je vais te baiser avec ma bouche. Tu veux ?
Allez, viens.
Baise-moi.
Allez, vas-y, baise-moi.
C'est bon, vas-y.
Vas-y, enfonce ta putain de bite dans ma chatte.
Vas-y.
Tu sais que j'aime ça.
Vite, vite, vite, vite.
Vas-y, c'est bon.
Vas-y, allez, baisse-moi bien ! Vas-y, baisse-moi !
Allez, continue.
Allez.
Allez, vas-y, pêche-moi.
Vas-y, des grands coups.
Oh, viens jouir sur moi. Allez, viens.
Viens jouir sur moi, oui.
Je vais sentir ton sperme.
Vas-y, parte.
Mademoiselle Stone.
Mademoiselle Stone, je vous demande votre attention.
Mais dites quelque chose, s'il vous plaît. Maître. Ne laissez pas m'emmener.
Maître. Non. Ce tribunal ordonne le placement de l'accusée Anna Stone en
détention préventive à l'hôpital psychiatrique de Béchaud pour une mise
en observation de 60 jours. Cela afin de déterminer son aptitude à passer en
jugement pour meurtre au premier lieu. Votre honneur.
Pouvez-vous calmer votre délire ? Votre honneur, s'il vous plaît. Non, je veux
pas. Je vous demande de calmer votre friand. Calmez-la.
Lâchez-moi ! Attendez, votre honneur. Vous pouvez pas le faire.
Votre honneur, s'il vous plaît. Je ne peux tolérer un tel mépris.
Monsieur Manix.
Monsieur Manix.
Veuillez regagner votre pavillon immédiatement. C'est qui la fille,
chambre 4 ? Je vous ai dit de bien vouloir... Il y a un truc différent chez
elle.
Regagnez votre pavillon.
Écoute-moi bien, espèce de petite nympho suceuse de bite. Peut-être bien que le
docteur Archer n'est pas au courant que tu piques des pilules en douce, mais
moi, je le sais.
D'accord ? Alors, il faudrait peut-être mieux que tu répondes à ma question.
On va te reprendre, tu veux ? Ok.
C'est qui la fille, chambre 4 ? Elle est en observation pendant 60 jours.
Pourquoi ? On l'accuse d'avoir tué son mari.
Eh ben, tu vois, c'était pas si difficile.
Elle ne pourra jamais tenir 60 jours.
Il y a un problème ici.
Voudriez-vous vous occuper de M.
Mannix et le raccompagner à son pavillon ? Encore toi ? Allez, viens par là.
J'aimerais que nous voyions ensemble encore quelques points à propos de notre
nouvelle pensionnaire.
Aucun incident dont vous voudriez me faire part.
Je la vois toutes les heures et je n'ai rien de particulier à vous signaler.
Pourquoi elle a-t-on mis chambre 4 ?
C'est moi qui en ai donné l'autorisation.
Elle représente une menace pour elle-même et pour les autres.
Qu'est-ce qu'on a là, officier ? Une nouvelle patiente.
Stone. Anna Stone.
Vous pouvez lui retirer ses notes, je vais chercher le dossier.
Tu vas te plaire ici.
Si, il y a peut-être une chose dont il faut que je vous parle.
Je vous écoute.
Frank Mannix semble beaucoup s'intéresser à elle.
À long terme, cela peut s'avérer très intéressant.
Peut-être qu'après cette réunion, nous pourrions administrer à Mlle Stone une
forte dose de Thorazine et la mettre en contact avec M.
Mannix.
Vous pensez vraiment que c'est une bonne idée ?
Je pense que c'est une merveilleuse idée.
C'était un psychiatre de grande renommée avant ces malheureuses circonstances. Et
je suis sûr qu'il peut encore nous être fort utile.
Utile ? Et ça ne vous fait rien d'être allé trop loin avec lui ? Il s'est porté
volontaire. Enfin, pour l'amour du ciel.
Vous l'avez détruit et maintenant, vous voulez faire la même chose avec elle.
Docteur, il est inutile d'essayer de me dissuader de mettre en contact ces deux
patients.
Est-ce bien clair ? Très clair.
Eh bien, c'est parfait.
Eh bien, je crois que maintenant le devoir vous appelle.
Dites-moi, Anna, pourquoi est-ce que vous refusez avec tant d'obstination la
décision du tribunal de vous hospitaliser provisoirement ?
Je veux pas qu'on m'enferme ici avec tous ces gens dans ma tête.
Si vous faites ça, ils vont se rapprocher de moi.
Mais qui sont ces gens, Anna ? Des gens dans ma tête.
Oui, on est d'accord sur ce point.
Mais ce sont des voix ? Bien sûr que ce sont des voix.
Comment je saurais qu'ils sont là, autrement ?
Remarque très pertinente.
Et que vous disent ces gens ? Écoutez,
il ne me semble pas que je sois Jeanne d'Arc.
Ils ne me disent pas de faire quoi que ce soit.
Ce qu'ils veulent, c'est moi.
Quand vous dites qu'ils vous veulent, qu'est-ce que vous voulez dire par là
exactement ? Est-ce qu'ils vous veulent sexuellement ?
Ils veulent que je les accompagne.
Très bien, Anna.
J'aimerais que maintenant vous m'accompagniez, vous êtes d'accord ?
Monsieur Jackson, voulez-vous lui retirer sa camisole, s'il vous plaît ?
Très bien, docteur.
Anna, Anna, Anna, je vais être très franc avec vous.
Je commence à me faire du souci à votre sujet.
D'abord l'incident qui vous a conduit ici, ensuite celui qui s'est produit ce
matin. Vous comprendrez que tout cela me préoccupe.
C'est pourquoi j'ai décidé de m'intéresser personnellement à votre
cas, à votre situation, vous comprenez ?
J'ai l'impression, Anna, que vous n'appréciez pas la grande qualité de
notre personnel, qui pourtant est là pour vous aider à, disons, résoudre vos
problèmes en quelque sorte.
Saviez-vous que notre centre de thérapie corporelle au troisième étage obtient
les meilleurs résultats de tout le pays ? Nous mettons tout en œuvre pour que
vous vous sentiez ici, chez vous.
Et puisqu'on en parle, Anna, bienvenue à la maison.
Je vous en prie.
Entrez, asseyez-vous.
M. Washington, restez à l'entrée.
Je peux être honnête avec vous ? Attention, si vous parlez de ça à qui
que ce soit, je n'irai avoir jamais eu cette conversation avec vous.
je mène quelques recherches à titre personnel et je m'intéresse tout
particulièrement aux femmes qui ont commis un meurtre tout cela bien sûr en
vue de me faire publier ma position dans cet hôpital
m'offre un choix très large de sujets d'étude j'avais espoir de vous inclure
dans mes travaux bien sûr en échange de votre coopération
Je suis tout disposé à prolonger votre séjour ici autant qu'il sera nécessaire,
ce qui vous permettrait de retarder votre procès et ce qui donnerait à vos
avocats une occasion de bâtir une meilleure défense.
N'oubliez pas, Anna, vous
êtes accusée de meurtre au premier degré, ce qui pourrait signifier la
peine de mort.
Si j'étais à votre place, je crois que j'aimerais que mes avocats aient tout le
temps qu'il leur faut pour être en mesure de bâtir la meilleure défense
possible.
Entrez.
Voilà, docteur.
Bon.
Pourquoi ne pas prendre un jour ou deux pour réfléchir ? Je vais d'abord
commencer par vous donner un petit médicament.
Ensuite, il y a quelqu'un que j'aimerais beaucoup vous présenter.
Puisque je te le dis, elle me contrôle toujours dans le rêve qu'elle fait
et quand je dors, elle me suce le cerveau.
J'aime bien.
Mais je l'ai bien eu.
Je me suis échappé. Je n'arrive plus à dormir.
Depuis trois jours.
Échappé ? Mais nous sommes toujours là, dans ton rêve. Tout va bien.
C'est la réalité.
Comment tu sais qu'elle te dit la vérité ? C'est ton rêve ? Ça suffit comme ça,
Lisa.
Ernie, continuez.
Bref, quand je suis dans son rêve et que moi je
résiste, elle arrive à me séduire en
changeant en femme.
Et où avez-vous rencontré cette femme auparavant, Ernie ? Nulle part.
Vous ne l'avez jamais rencontrée ? Non.
Franchement, on ne peut pas dire que ce soit étonnant.
Pourquoi est-ce que tu dis ça ? Parce que t'es un monstre, Ernie.
Et toi, t'es qu'une gros salope.
Peut-être que ce qu'il essaye de dire, c'est que... Tu peux voir Dieu, hein ?
Moi, je le vois pas. Ou peut-être qu'il peut voir l'amour. Moi, je le vois pas.
Et puis, je vois pas non plus la télé. Tu serais gentil, tu bouges tes...
Messieurs, s'il vous plaît ! Est-ce qu'il est possible de laisser Ernie
continuer ? Je veux que chacun ait le temps de s'exprimer.
Et puis après...
Elle sort de la piscine et elle se dirige vers moi.
Ça ressemble plutôt à une éjaculation nocturne, Ernie.
J'ai tellement
envie de toi.
S'il vous plaît.
Attends, c'est des conneries, Ernie.
Je crois bien que t'as lu un petit peu trop de ses romans à l'eau de rose.
Mais tu sais quoi ? Moi aussi, je rêve.
Ça m'arrive encore de temps en temps.
Du genre bien dégueulasse.
Je peux te dire que mon bonhomme, ça le mettait dans un drôle d'état.
Lui qui était tout droit sorti de son Tennessee.
Lisa ? Salut, Brad.
Ça me fait plaisir de te voir.
Je t'en prie, assieds-toi.
Ok.
Vas-y.
Merci. Qu'est-ce que tu regardes, là ? Juste un exemplaire du fonds de
prévoyance rédigé par ton père.
Ah oui ? Justement, à propos du fonds de prévoyance, je me demandais s'il n'y
avait pas un moyen d'arranger ça.
Mais il n'y a rien à arranger.
Il stipule que tu recevras la plus grosse partie de ton argent à tes 25
ans, autrement dit dans 9 mois.
Ah bon ? Ok, je suis sûre qu'on peut faire quelque chose. Tu sais que je t
'aime beaucoup, Lisa, mais j'ai les mains liées. Je ne peux absolument rien
changer à ce document sans la présence de ton père.
Je ne peux rien faire, il faut que tu attendes tes 25 ans.
Oh, moi je suis persuadée qu'on peut arranger ça.
Qu'est-ce que tu fais ? Je fais exactement ce que t'attends.
Et tu le sais.
Ouais.
Je vais voir ce que je peux faire.
J'en suis sûre.
Oh,
Lisa.
On va enlever tous ces vêtements.
Oh,
mais dis-moi.
C'est bien dur tout ça.
Allez, dépêche-toi.
Je pense qu'on ne devrait pas.
Mais arrête de penser et baise.
Lisa.
Alors, c'est comment ? Splendide.
Lisa.
Alors, c
'est bon ?
T'en veux encore ? Encore, oui.
T'en veux encore, vieil homme ? Oui.
Oh, mais oui, t'en veux.
Lisa, m'appelle pas vieil homme, s'il te plaît.
Mais je t'appelle comme je veux.
C'est moi qui mène le jeu maintenant.
D'accord, mais m'appelle pas vieil homme, s'il te plaît.
Me dis pas ce que j'ai à faire.
Je m'occupe de toi.
Comme je veux.
Et autant que je veux.
de me dire ce que j'ai à faire.
Oh, Lisa.
Oui.
Oh, mais t'en vas pas comme ça.
Oh, oui.
Surtout, t'endors pas, vieil homme. Ferme-la, Lisa.
Oui.
Dis-moi que ça te rend fou. Oui, ça me rend fou.
Vas-y.
Vas-y, Lisa.
Vas-y, suce-moi les tétons.
C
'est
tellement bon, Lisa.
Allez, vas-y. Continue comme ça.
Oui, là, exactement, vas-y.
Vas-y, enfonce-la.
Peut-être qu'une petite... Queue fragile comme la tienne devrait plutôt venir
par là.
Oui.
Je t'envoie ça, oui.
Ah, oui.
Ah.
C'est plutôt excitant, non ? Oui. Dehors.
Dehors.
Est-ce que ça t'excite ? Oui. Ah, oui.
Ok.
Oui.
Ah. Elle te plaît, ma petite queue fragile, hein ? Je l'adore.
Ah, elle t'aime ça.
Ah. Ah.
Vas-y.
Vas
-y,
prends-moi bien.
Vas-y.
Vas-y, c'est bon.
Vas-y, viens par là. Vas-y.
Ah, c'est bon.
Oui.
Enfonce bien ta tête. Vas-y, t'arrête pas. Oui.
Oh, reviens. Oui.
Oh, oui.
Ah.
Ah.
Ah, j'aime ça.
Ah.
Oui.
Ah.
Ah.
Ah.
Donne-moi du plaisir encore.
Baise-moi, vas-y, oui,
ah, vas-y, ah, oui, c'est bon, prends-moi bien, oui, allez, vas
-y, surtout t'arrête pas, ah, baise-moi, ah,
t'arrête pas, prends-moi mon petit cul, oui, oui, ah,
ah, ah,
ah, vas-y, ah,
ah, ah,
Baise-moi.
Ah oui.
Ah oui.
Viens, mon petit chéri.
Oui. C'est bon, ce que tu me fais là.
Oui.
C'est bon.
Oui.
Oui.
Baise-moi.
Prends-moi, allez, t'arrête pas.
Oh, bien dégueulasse.
Eh bien, là, voici la salle de séjour commune. C'est un lieu de détente, de
repos. Bonjour, mon nom est Earl et je travaille pour la compagnie d
'électricité. Et j'ai vérifié les paiements et... Elle a pas payé sa
dernière facture. Earl, c'est très gentil. Merci beaucoup. Pourquoi ne pas
parler à Bob ? Bob, t'as payé ta facture, toi, au moins ? Les voix, je
les entends plus.
Ça, c'est le médicament qui commence à faire effet. Je suis sûr que vous allez
vous sentir beaucoup mieux. Je voudrais vous présenter quelqu'un, venez.
Venez.
Allez, n'ayez pas peur.
Franck ? Franck ? Franck ? Monsieur Mannix, venez.
Je voudrais vous présenter Anna Stone.
Franck ? Est-ce que vous voulez bien montrer à Anna la salle de jeu ? Et
surtout... Faites qu'elle se sente à l'aise. Combien vous me payez ? Combien
vous me payez ? Moi je fais votre boulot, mais combien vous me payez ? Je
compte sur vous pour la mettre à l'aise.
Allez, en avant pour la visite guidée de la maison défaut. On y va, c'est parti.
Alors on va commencer par là.
Alors là, tu vois, on a les tables de jeu pour que tout le monde puisse jouer.
Tout le monde s'assoit, tout ça.
Volontairement, bien sûr. C'est un petit peu comme des tranquillisants quand t
'injectes. Et pas pour que de cerveau tu piges. Non, c'est pas grave. Ils t'ont
déjà bien attaqué. Alors là, tu vois, t'as les livres. Là, tu vois, les
bouquins. Soi-disant pour te faire penser. Des bouquins qui veulent te dire
de quoi penser. Mais on va pas perdre notre temps avec ces conneries.
Tu veux savoir pourquoi ? Pourquoi j'ai pas de temps, moi, pour les livres ? C
'est une très bonne question. Une question très pertinente. La réponse s
'appelle la psychothérapie. Là, comme par exemple...
Si tu veux, j'ai les échecs. Là, comme ça, tu peux jouer aux échecs si t'as
envie. Et tous les samedis matins, il y a le dessin. Le dessin, c'est animé, tu
vois. Et moi, j'ai mon truc quand j'étais gosse. Mais ici, non, j'ai
compris pourquoi c'était si important. Et pourquoi c'est si important ? Parce
qu'ils peuvent maîtriser nos esprits. La maîtrise, tu vois. Ce qu'ils font, c'est
qu'ils te mordent des petits personnages dans la tête et puis tu mets un certain
état et puis un certain temps et puis ils te montrent des personnages et tu
vois, ça te fait faire un certain truc qui te ramollit sur le cerveau. Alors
toi aussi, tu les as ? Je te demande pardon.
Les voix.
Tu les entends aussi ? Je traîne peut-être un gros paquet de maladies
psychologiques, des névroses, des psychoses, tu vois. Mais entendre des
voix, ça ne fait pas partie de ta corps.
Tu sais, il y a un type qui a des petits passages ici et qui disait quand il
arrivait lui aussi d'entendre des voix et aussi parler de certaines voix. Alors
lui, il est bien siphoné. Et lui, il avait sa place ici.
Mais moi, je ne suis pas sanglé.
Et d'ailleurs, je ne sais même pas pourquoi il est venu.
Transférer dans un autre hôpital, peut-être bien.
Il faut que je sorte d'ici.
Tu veux sortir d'ici ? Mais il faut tous qu'on sorte d'ici, tu comprends ? Mais
qu'est-ce qui se passerait si on laissait ces gens sortir comme ça, dans
les rues, tu vois ? C'est de la folie qui commencera à chanter, à infecter
tout. Les soi-disant saints d'esprit partout dans la ville, avec des
mouvements d'hystérie collective.
Mais ça, ça n'arrivera pas.
Alors toi, tu veux peut-être sortir, mais à mon avis, c'est de la folie.
Viens, on va prendre des livres. Les livres.
Bien joué.
Bien joué.
Tu vois, on a un mur entier de bouquins. Et regarde, il y a des bouquins qui
veulent que tu marches ou pas. Ils continuent de m'appeler. Qu'est-ce que
tu dis ? Ils me tiennent la porte ouverte.
De quoi tu parles ? J'ai tué mon mari il y a quelques mois.
Qu'est-ce que tu veux dire ? Je pensais qu'il le prendrait et qu'il me
laisserait tranquille.
Mais toi, tu sais ce que c'est, hein ? Non ? Non, non.
Moi, je sais que tu sais. Non, non, je sais pas. Mais si, tu sais. Non, non.
Les voix.
Les voix dans ma tête.
Mais pourquoi est-ce qu'ils rient ? Mais pourquoi ils arrêtent pas de se moquer
de moi ? Mais empêche-les ! Empêche-les de se moquer de moi !
qu'est-ce qui va pas ma belle mauvais rêve alors raconte-moi pourquoi t'es ici
laisse-moi deviner t'as fait cramer ta baraque ou peut-être bien tout le pâté
de maison me dis pas que c'est ça quand même tu t'es entaillé le poignet
avec le couteau de cuisine préféré de maman ou peut-être bien que c'est parce
que personne ne t'aime
et qu'on a trouvé un prétexte pour t'envoyer ici je
pourrais bien m'en balancer de savoir pourquoi t'es là parce qu'ici on forme
une seule et même grande famille tous avec un seul objectif la raison ah
la raison pour que nous puissions retrouver le monde extérieur nos
vies extérieures mais qui va dire qu'on a retrouvé la raison l'infirmière en
chef elle est tellement shootée qu'elle sait même plus ce que c'est le docteur
archer peut-être il est tellement pris par son bouquin qu'il aura pas une
minute pour toi alors si tu veux mon avis t'es là pour un bon moment
hébergé sous le toit de ta nouvelle famille j'étais la petite préférée de
papa
Je faisais tout ce qu'il me demandait et lui, il en profitait pour abuser de moi.
Et quand l'État l'a découvert, on m'a envoyé ici.
Un jour, ils m'ont dit que je pouvais rentrer à la maison.
C'était le paradis.
Et puis j'ai rencontré l'homme de mes rêves.
Il m'aimait tellement qu'il m'obligeait à me tuer. et à sucer tous ces
potes dégueulasses écœurants ces picoleurs de bière fallait
bien que je l'aide à supporter le vicelard qu'il était quand j'ai tenté de
me rebeller il leur a dit que j'étais une cinglée
et me voilà
Et toi aussi, tu vas rester ici.
Mais bon, je m'inquiète pas trop.
Parce qu'on va tellement te droguer que tu seras même plus consciente quand les
infirmiers viendront jouer à cache-bâton avec toi.
C'est l'heure des médicaments.
Non ! Comment ça, non ? Non ! Non !
Que s'est-il passé ? Elle m'a attaqué ! Je venais juste lui donner ses
médicaments et quand je suis arrivée, elle m'a attaqué ! Non ! Non ! Je vous
en prie ! Je ne veux pas rester ici, s'il vous plaît ! Non ! Non ! Entendons
-nous bien, Anna, vous n'irez nulle part sans que moi ! Je vous en donne l
'autorisation ! Il vous sera pour... Prochez de moi. Il faut m'emmener.
Calmez-vous.
Personne ne va vous emmener. Vous êtes en sécurité.
Je vous garderai ici aussi longtemps que vous le souhaitez.
Non.
Mettez-la dans la chambre 4.
Non. Lâchez-moi.
Lâchez-moi. Non.
Non.
Laissez-moi.
Non.
Aidez-moi.
Aidez-moi.
Non. Lâchez-moi.
Non.
Je veux pas qu'on m'enferme ici avec tous ces gens dans ma tête.
Si vous faites ça, ils vont se rapprocher de moi.
Ils veulent que je les accompagne.
Écoutez, il me semble pas que je sois Jeanne d'Arc.
Ils me disent pas de faire quoi que ce soit. Ce qu'ils veulent, c'est moi.
Cela fait plusieurs fois qu'elle demande après vous, Franck.
Elle semble beaucoup vous apprécier.
C'est un cas très important pour moi.
Peut-être pourriez-vous m'apporter votre aide.
Et en échange, je pourrais vous obtenir quelques privilèges supplémentaires.
Peut-être un jour de permission.
Ou deux.
Vous devez me croire sacrément givré si vous pensez que je vais me creuser la
tête à savoir ce qu'elle a tout ça pour quelques jours de perles.
Non, ça, non. Et pourquoi donc, Franck ? Pourquoi ? Parce qu'elle n'est pas de
notre planète. En tout cas, plus maintenant. Et elle l'a quitté il y a
déjà un bon moment.
Vous voyez ce que je veux dire ?
C'est comme ce type dans le film, là.
Sauf que là, on peut la voir se balader, mais elle est aussi morte que le disco.
C'est pas la première fois que je vois ça. Non, non, non, pas la première fois.
Il y a des tonnes de cadavres qui se baladent dans la cour des miracles.
Vous voyez, ces types qui poussent des chariots avec des boîtes de conserve à l
'intérieur en gueulant sur eux-mêmes.
C'est pas eux qui gueulent. C'est pas eux qui gueulent. C'est pas eux qui
gueulent. C'est les esprits de l'autre monde.
Vous voyez ?
Ce qu'ils essayent de faire, c'est les ramener dans l'autre monde.
C'est ça qu'ils font. C'est un putain de merdier. Et moi, je veux surtout pas m
'en mêler. Il en est pas question.
À quand remonte votre dernière aventure ? Tu peux venir jouir sur moi.
Tu peux prendre mon petit cul.
Tu peux me mettre un doigt.
Tu peux même me la bouffer.
Tu peux faire tout ce que tu veux.
Le docteur Archer a payé beaucoup d'argent pour qu'on passe un bon moment
ensemble.
Comment tu connais le docteur Archer ? C'est mon thérapeute.
À vrai dire, c'est peut-être moi sa thérapeute.
Alors ? Tu veux qu'on continue la conversation ou tu vas te décider à me
baiser ? Quoi que tu fasses, t'avises pas de m'embrasser.
J'ai envie de sucer.
Ah, t'aimes bien ça, hein ? Ouais, vas-y, là, quitte-toi d'elle.
C'est bien, ça.
C'est un beau morceau.
Bien mouillé.
C'est ça, c'est très bien. Attrape-moi les fesses.
Vas-y, attrape-les.
Suis-moi la bite oui ! Vas
-y
!
Moi, c'est si bon.
Vas-y, prends-moi plus vite.
Allez, vas-y.
Vas-y.
Vas-y.
Vas-y, prends-moi bien ma petite chatte.
Ouais, c'est bon comme ça.
Vas-y, profond.
Oui,
facile. Baisse-moi, baisse-moi.
Oui !
T'arrête pas, prends-moi. T'arrête pas, mon chéri.
Oui, tu peux me baiser quand tu veux.
Tu peux t'occuper de moi. Fais tout ce que tu veux. Vas-y, t'arrête pas.
Vas-y, défense-moi, ma petite chatte.
Oui, c'est si bon comme ça. Oui, prends-moi, t'arrêtes pas en si bon
chemin, mon chéri. Oui,
prends-moi derrière.
Prends-moi derrière.
Laisse-moi la mettre. Vas-y.
Est-ce que c'est bon ? C
'est une meilleure culotte, tu savais ça ?
Imbattable, il n'y a rien à dire.
Allez, tiens, tiens, tiens.
Allez, prends ça.
C'est un bon coup.
C'est une meilleure culotte.
Fantastique.
Allez, prends ça.
Comme ça.
C'est bien ça, ouais.
Baise-moi... Baise-moi... Oh oui, viens !
Oh,
viens, c'est bon.
Mon petit chéri ! Allez, prends-moi bien ! C'est bon
ce que tu fais, vas-y !
Défonce
-moi, mon petit cul !
Prends-moi comme ça, vas-y, baise-moi, continue.
Oui !
Bien
joué, vas-y.
Oui, c'est bon.
Je veux sentir ta bite.
Dis-moi, dis-moi, t'as aimé ? Ouais, j
'avais un cabinet privé à Beverly Hills et je me faisais alors un sacré paquet
de pognon. Mais bon, tu sais ce que c'est que d'écouter les femmes au foyer
pleines aux as qui viennent vider leur sac à longueur de journée. C'est le truc
qui te rend fou, Olivier.
Alors, ce que j'ai fait, c'est que j'ai proposé mes services à un centre d'aide
sociale dans un quartier défavorisé. Et c'est là que j'ai découvert qu'il y
avait des gens qui, en fait, étaient fous. en apparence des gens qui... Oui,
oui, ok, ok, c'est pas notre sujet.
On se concentre.
Ok, alors, dis-moi comment ça a commencé. Allez, raconte-moi. Allez, vas
-y. Jeffrey.
Jeffrey, d'accord.
Bon, alors... Jeffrey, ouais, c'est... C'était ton mari ? Non. Non, Jeffrey, c
'est pas ton mari. D'accord.
Chut.
Personne ne veut me comprendre.
Ça va aller, t'inquiète pas.
S'il te plaît.
Calme-toi. S'il te plaît, reste avec moi. Je suis là.
S'il te plaît.
Oh mon dieu
Oh...
T'as liaison avec... Jeffrey, il savait.
Ron était un homme si bon.
Ron ? Ce Ron, c'était ton mari, Ron ? Ouais, c'était ton mari.
Il ne méritait pas ce qui lui est arrivé.
Ok.
Les voix ! Il faut qu'elles s'arrêtent.
Je pensais qu'elle le prendrait, qu'elle me laisserait tranquille.
Ok.
Il s'est passé quoi ? Dans l'Outre-Monde, qu'est-ce qui s'est passé
? Les clés ? Faites-le sortir.
Non ! Non ! S'il vous plaît ! Non ! Je suis sûr que je peux obtenir
du docteur Archer un petit peu plus de temps avec toi.
S'il te plaît, tu es le seul qui puisse me comprendre.
Bientôt. Je te le promets.
I would do anything you wanted me to do
I would go mad inside
I may not feel
the same way that I used to do
So beat me up and hit me, shout aloud,
hooray. But when you're done and had your fun,
you'll feel bereaved.
A large part of you will have jumped on a
plane and left
I look in vain to
find the line I've overstepped You must
have scrubbed it out
I touched your face and kissed your eyelids when you slept
Our empty bed still smells of you
So eat me up and spit me out,
flush me away So beat me up and
hit me, shout
Sous-titrage ST' 501
En termes cliniques, son trouble correspond à une fuite du souvenir. C
'est une conscience de sa culpabilité intimement liée à une conception
littérale de l'enfer.
Une conception littérale de l'enfer ? Exactement. Vous croyez qu'il y a
quelque chose après la mort, non ? Oui, bien sûr.
Très bien.
Parce que c'est pas ça qu'elle a.
Vous venez de dire... Attendez, je vous ai donné une définition clinique de sa
maladie pour que vous puissiez savoir quel crédit vous pouvez accorder à la
réalité. Vous voyez ?
Et c'est quoi la réalité ? La réalité, c'est qu'elle a eu une liaison.
Et puis un soir sur l'autoroute en entrant chez elle, elle s'est pris un
poteau et c'est là qu'elle a traversé le miroir.
Ensuite, elle se rappelle qu'elle a suivi un éclat de lumière qui l'a
conduit au-delà des nuages jusqu'au paradis. Elle a suivi la lumière depuis
le pays des morts. Qu'est-ce que vous me racontez comme conneries ? Ah, mais vous
savez, pour certains, c'est pas des conneries.
Demandez à des anthropologues, ils vous le diront. Ils vous diront que c'est ce
qui se passe quand on meurt. C'est ce qui se passe quand on meurt, d'accord ?
Et seul quelqu'un qui l'a vécu peut le décrire. C'est exactement comme ça qu
'elle les décrit.
Mais il y a un problème.
Sur le chemin qui mène à la porte des morts, il y a eu un problème. Ils l'ont
ramené à la vie.
C'est ce qui s'est passé.
Ils l'ont ramené à la vie. En fait, elle a vu beaucoup trop de choses.
Elle en a trop vu. Bien plus qu'on ne peut en voir.
Exactement.
Ils veulent la ramener au pays des morts. Et donc, si elle a tué son mari,
c'était juste pour... C'était juste pour apaiser les esprits. Elle pensait qu'il
la laisserait partir, qu'il la laisserait tranquille.
Vous savez... Elle l'a tué pendant son sommeil.
La meilleure façon de procéder à un docteur.
Il est temps pour moi de faire ma tournée. Je vais vous accorder 30
minutes supplémentaires avec elle afin de voir si vous pouvez me ramener
quelque chose d'un peu plus concret que ce charabia sur le pays des morts.
Allez, viens.
Reste avec moi cette fois.
Ne me quitte pas. C'est d'accord.
Sous-titrage ST' 501
C'est bon.
ça va.
... ... ...
S'il te plaît, faut que je sorte d'ici. Ouais, tu peux être libre, c'est très
sensé, vraiment très sensé. S'il te plaît, aide-moi. Ouais, ok, eh bien,
voilà ce qu'on va faire.
Toi, tu vas appeler le gardien et moi je me mets derrière la porte et tu vas
voir, ça va marcher, ok ? On y va, ça va marcher, fais ce que je te dis.
Gardien ! Gardien ! Qu'est-ce qui se passe ?
J'avais tout ce qu'une fille pouvait désirer.
Le bonheur qui était le mien s'était envolé depuis ce fameux soir sur l
'autoroute.
C'était depuis ce moment-là que j'entendais des voix.
Elles ont pris le dessus sur les souvenirs de mon bonheur passé.
Elles me parlaient toujours de cette porte, la porte de l'au-delà.
Mais en quoi c'était ma faute si elle était ouverte ?
Je pensais que tout ce qu'elle voulait, c'était quelqu'un.
Alors j'ai cru que si, moi, je leur donnais quelqu'un, elle me laisserait
tranquille.
C'est pour ça que je leur ai donné mon mari, qui était tout pour moi.
Mais ça ne leur a pas suffi.
Peut-être qu'en fait, je suis morte sur cette table d'opération et que c'est mon
enfer que je suis en train de découvrir.
Voilà où m'a conduite ma propre mort.
A pleurer, Dieu ne m'aura pas servi.
Il m'a tourné le dos.
Et maintenant, je suis vraiment toute seule.
Et tout ce dont j'ai besoin, c'est quelqu'un qui me croit.
Non ! Dépêchez-vous ! Appelez une ambulance ! Mon Dieu, non ! Ce sont les
voix qui m'ont dit de ne pas la laisser partir.
C'est elles qui me l'ont dit.
Écoutez, écoutez.
Vous entendez ? La porte se referme. Vous entendez ? Vous entendez ? C'est la
porte qui se referme.
Les voix, elles m'ont dit de ne pas la laisser partir.
La porte se referme.
La porte se referme.
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