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Zulu
...
- Je suis fatigué, putain.
Je t'attends, moi. Je t'attends.
Ca me fait mal.
Mais là, j'arrête. Je vais pas passer ma vie à te courir après.
- Alors t'en va pas, reste ! Paul ?
Je sais que... c'est pas toujours facile
de me comprendre et de me suivre.
Mais c'est toi que je veux.
Je veux me lever tous les matins
en sentant ton odeur, je...
Je veux te voir faire le clown pour amuser
notre petite-fille tous les jours.
Je veux t'entendre râler parce que j'ai encore perdu mes clés
et qu'on retourne la maison
pour les trouver, je...
Je veux qu'on parte en week-end
tous les 2 à moto.
Je veux manger tous les soirs des pizzas avec toi, je...
Je veux te voir rire, je veux te voir pleurer.
Je veux m'endormir tous les soirs dans tes bras,
coller mes pieds froids sur les tiens.
Je veux plus jamais être séparée de toi...
jusqu'à ce que la mort nous sépare, Paul.
Et maintenant, il faut dire quelque chose s'il te plaît.
S'il te plaît.
Je t'aime.
...
- Pardonnez-moi,
Inkil Chumpi.
On n'aurait jamais dû faire ça.
Ah ! Ah !
Ah !
- Inkil Chumpi.
Inkil Chumpi.
- Bonjour. Merci, Roberto. - Ca va, Roberto ?
- Bonjour.
- Bonjour, Erwan !
- Salut, Erwan, ça va ? - Oui, ça va.
C'est marrant de vous voir ensemble,
c'est la 1re fois. - C'est le hasard.
Hein, c'est le hasard ? - Oui !
Le hasard complet car moi, j'arrivais de par là.
- Moi aussi. De là. - De là.
Du coup, ça s'est rejoint, on s'est retrouvés ensemble. Pouf !
C'est pas fait exprès. - Et le capitaine
va fureter, comme d'habitude.
- Oui, je vais fureter.
C'est mon grand truc.
Par là, je vais fureter.
- Je...
Et donc, qu'est-ce qu'on a, Erwan ?
- Erin Bosco, 29 ans, archéologue, elle organisait l'expo inca
qui débute dans 15 jours. Avec Eva, on a nos billets.
- Oui, c'est magnifique !
- Vous l'avez déjà vue ? - Non, en revanche,
j'ai vu celle sur les Mayas,
il y a 4 ans.
- C'est pas les mêmes civilisations, commandant.
- Si quand même, ça se ressemble beaucoup.
- Non,
les Mayas ne momifiaient pas
leurs morts. - Sinon, qui a trouvé le corps ?
- Le gardien. Camille l'interroge.
- Vous avez vu son bras ? C'est une blessure de défense.
- La mort remonte à plus de 6 heures d'après la rigidité du corps.
- Oui, je confirme.
Bon !
Celui ou celle qui l'a frappée, n'y est pas allé de main morte.
- Erin m'a demandé de couper les alarmes hier soir.
Elle voulait vérifier quelque chose.
- Vous l'appelez par son prénom ? - Oui. Il lui arrivait
de passer à ma loge. On bavardait, on buvait un thé.
- Hm.
On aurait besoin des images de vidéosurveillance
pour comprendre ce qui s'est passé. - Je voudrais bien...
mais quelqu'un a éteint les caméras, cette nuit.
- Comme par hasard !
Vous auriez une idée de qui ça pourrait être ?
- C'est le problème, j'en sais rien.
Ecoutez...
Je comprends pas, je...
J'ai un peu honte, je me suis endormi.
Ca m'était jamais arrivé,
mais hier j'ai eu un coup de barre.
- Excusez-moi. - Vous ne pouvez pas passer.
- Si ! Laissez-moi passer. - Hop hop hop ! Doucement.
Vous êtes ? - Professeur Maxime Fortier.
Je suis l'archéologue
qui a rapporté ces merveilles du Pérou. Elle est là !
- Et vous êtes ?
- Je suis Cléo Dupré, l'assistante du Pr Fortier.
- Vous connaissiez Erin ?
- C'était mon amie. On a fait des fouilles dans les Andes.
Elle m'avait demandé de l'aider pour son exposition.
- D'accord.
J'ai l'impression qu'il y a des espaces vides dans les vitrines,
c'est normal ? - Non. Sûr ?
- Oui, venez voir.
- C'est terrible.
Pauvre Erin.
- Je suis rassuré. J'ai cru que vous étiez plus inquiet pour la momie
que pour Erin.
- Cette momie a 500 ans, c'est une princesse chachapoyas. Vous n'avez
aucune idée de sa valeur. - Venez voir.
- Où est la "macana" ?
- C'est bien ce que je pensais, le musée a été cambriolé.
- C'est sans surprise, votre victime a eu le crâne fracassé.
- Et les hématomes ?
Ca pourrait être un geste de défense ?
- Oui. On est plus que sur de l'hématome, il y a une fracture.
- Donc, elle était gauchère. - Oui.
- Autre chose ?
- La mort a été instantanée et se situe autour de 22h30.
- Pile 30 mn après qu'on ait coupé les caméras.
- Et j'ai retrouvé ça au fond de la plaie.
- On dirait de la pierre. - Exactement.
Ce sont des éclats d'obsidienne, utilisée par les Incas
pour fabriquer statues et armes.
- Ca pourrait correspondre à un des objets volés au musée.
Paul m'a envoyé une liste. - Faites voir.
- Tenez.
- Merci.
Ah voilà ! Une "macana".
- Une quoi ?
- Une macana, une épée précolombienne,
en obsidienne justement.
- Donc, ce serait un cambriolage qui a mal tourné alors.
- Ca expliquerait
les analyses de sang du gardien
contenant des traces de coca. - Du coca ?
- Non, pas la boisson, la plante utilisée comme psychotrope.
- On aurait drogué le gardien pour pouvoir cambrioler le musée ?
Très bien.
C'est tout ? - On a fini.
- A plus tard, Franck. - Au revoir.
- D'après sa plainte, Erin Bosco a été cambriolée, il y a 8 jours.
- Deux cambriolages en si peu de temps, c'est pas de bol.
- A mon avis, c'est pas une coïncidence.
- Je vous laisse l'intérieur, je m'occupe du jardin.
- Ca marche !
...
Téléphone.
- Je te manque déjà ?
- Moins qu'à toi, ça n'a pas sonné,
- N'importe quoi.
C'est mon côté professionnel.
- J'ai trouvé un pot de feuilles de coca.
- D'accord. Ca veut dire qu'Erin aurait drogué le gardien du musée ?
- Ouais, peut-être, ou peut-être qu'elle a participé au cambriolage.
- Capitaine ?
Capitaine !
- Je te laisse.
- Allô ?
Allô ? Paul ?
Qu'est-ce qu'il m'énerve quand il fait ça !
- Capitaine ? - Oh !
Ca va pas de brailler ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Il y a un autre mort. - Merde,
c'est un chien ça ?
- Dis-moi, ce chien, c'est celui d'Erin Bosco ?
- D'après son collier, oui.
- Il est mort de quoi ? - On sait pas.
- C'est illégal d'enterrer son chien dans son jardin.
- Tout le monde le fait donc...
- Qu'est-ce qui lui a pris de cambrioler elle-même
sa propre exposition ? Elle avait un complice, tu penses ?
- J'imagine puisque les objets ont été volés au musée.
- T'as changé
de parfum ?
- Ca fait 25 ans que je le mets ! - On dirait celui de Paul.
- De qui ?
- Paul.
- Paul ?
- Paul Marchal. - Ah oui, Paul Marchal !
N'importe quoi, Paul Marchal ! Non, non, non !
J'ai changé de lessive
parce que Lucile a des problèmes de peau.
Il me fallait une lessive plus écologique
et elle est plus musclée, en effet. Euh, musquée !
- D'accord.
- Vous avez trouvé quelque chose ?
- Non. Enfin, rien qui puisse identifier le complice d'Erin.
- Si c'est celui qui a tué Noël,
ça va chauffer. - Noël ?
- C'est le nom du chien.
- Léon ?
- Ah oui, Léon.
Regardez, capitaine.
On dirait la liste des objets
qu'Erin voulait voler. - Non. Non, non.
Ca correspond pas à la liste de Fortier.
- Il y a des bons d'expédition, direction le Pachacamac,
comme dans "Tintin".
C'est inca ? - Oui, voyons.
- C'est quoi,
ce vieux bout de corde ? - Un quipu !
- Un quoi ? - Quipu, tu sais pas ce que c'est ?
- Non. - Un vieux système
d'écriture utilisé par les Incas.
Chaque noeud correspond à une lettre ou un chiffre.
- Ah ouais ? - Ouais.
- "Inkil Chumpi,
"ceux qui violeront le repos de la princesse
"seront maudits à jamais." - C'est quoi ce charabia ?
- Je sais pas,
il y en a 6 pages. C'est comme une malédiction, en fait.
- Merde !
Erin était maudite.
- Si ce quipu...
- "Pou" !
- Bah pourquoi ?
Ca s'écrit avec un U. - Oui,
mais avec l'accent dessus, ça se prononce "ou". "Quipou" donc.
- OK ! Alors pourquoi Erin a gardé cette relique chez elle,
au lieu de l'exposer au musée ?
Tu vois ?
- Non, non !
Ne l'ouvre pas,
malheureuse !
Erin a bien écrit dans son carnet que tous ceux
qui le touchaient étaient maudits, regarde.
"Ceux qui violeront
"le repos de la princesse seront maudits à jamais."
- C'est incroyable !
- Quoi ? - Un quipu, une malédiction
et voilà Indiana Jones.
- Bah ouais !
En même temps, c'est...
C'est comme ça que tu m'aimes. - Tu fais quoi, Paul ? Arrête.
Arrête.
- Elle n'assume pas. - C'est pas la question !
J'assume mais pas là.
- Comment on fait, Mme la commandante ?
On va se croiser. On s'évite ?
Je me fais muter ?
- Ca peut être très excitant.
- Tu veux jouer à ça ? Tu tiens pas 2 mn.
- Ah oui ? On verra qui craquera le 1er.
- D'accord.
C'est long. OK, très bien !
- Paul ? - Oui !
- La porte !
- OK.
- Oh non ! T'as un souci avec les portes, faut aller voir un psy.
- Non mais là, c'est la malédiction. - Ne dis pas n'importe quoi.
Elle était fragile.
Paul ? - Quoi ?
- Ouvre-moi. - Non.
- Bah si !
- Non. Comme ça, on garde nos distances.
Fini les tentations. - Non ! C'est pas drôle, ça !
- Bisous ! - Mais non, Paul !
- Bonne journée.
- C'est ridicule, ces histoires de malédiction.
Ce sont de vieilles superstitions incas, c'est tout.
- Et le "Unkil Chumpi", c'est qui ?
- Inkil Chumpi.
C'était une princesse inca.
La légende dit qu'elle a été transformée en statue
pour avoir offensé les dieux,
que son fiancé aurait juré de tuer quiconque s'en approcherait.
- Oh ! Le lien entre la légende et la momie, c'est quoi ?
- Inkil Chumpi était souvent invoquée
par les familles des défuntes et on glissait un quipu
dans leur tombe pour éloigner les profanateurs.
- Ah ouais !
OK, OK.
- Quand on a découvert le quipu...
les sherpas qui nous accompagnaient se sont enfuis.
Ils étaient terrifiés.
- Et vous, vous avez réagi comment ?
- On est archéologues, on croit pas trop à ce genre de trucs,
mais depuis quelque temps, Erin était stressée.
Elle s'est fait cambrioler, son chien
est mort, ça l'a...
Ca l'a beaucoup chamboulée.
Elle a dit qu'on n'aurait pas dû profaner la tombe de la momie.
- Elle voulait rompre la malédiction.
- Ca l'obsédait. Elle était hyper tendue,
elle ne dormait plus.
Maintenant, je me dis... peut-être qu'elle avait raison.
On est peut-être tous maudits.
- Je pense qu'Erin s'est dit que pour briser la malédiction,
la momie devait regagner son tombeau.
- S'il vous plaît, soyons sérieux.
Aucun archéologue ne renoncerait à cette momie.
- Ah...
Je serais vous, je dirais pas ça parce que chez Erin, on a retrouvé
ce bon d'expédition.
Le Pachacamac, ça vous parle ? - Oui.
- C'est le nom du cargo affrété par Luis Quipes.
- Luis Quipes ?
C'est qui ?
- C'est un fanatique, prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut.
- Ah ah...
Et qu'est-ce qu'il veut ?
- La momie bien sûr.
se battent pour garder la momie.
en France pour la récupérer,
bloque son rapatriement.
- D'accord, et Erin dans tout ça ?
- Erin devait rendre à Quipes
des objets qui seraient pas dans l'expo.
- D'où la liste que t'as retrouvée ?
Et si Luis Quipes en a voulu davantage ?
le complice ?
- Bah... Si Erin a voulu se libérer de la malédiction,
il pouvait l'aider.
- C'est brillant. Bravo, capitaine !
- De rien. Du coup, tu me paieras en nature ?
je vais réfléchir, puis je...
Je vous tiens au courant.
- En nature ?
- C'est des végétaux, en fait. - Des végétaux ?
- Léa me doit une plante.
- Ca va, capitaine ? - Ah...
Ah, putain !
- Capitaine ! Enfin de retour.
- Mon colonel ! Bah oui,
j'aurais loupé le mariage d'Erwan pour rien au monde.
Franck a pratiqué la nécropsie du canidé.
- Le chien d'Erin,
oui. - Hm hm.
Figurez-vous que l'animal a été empoisonné.
- Ca et le cambriolage,
on s'est donné du mal
pour faire croire à Erin qu'elle était maudite.
- Quelqu'un qui voulait récupérer la momie.
Marchal a raison : Luis Quipes ferait un parfait suspect.
- Il l'aurait manipulée pour qu'elle cambriole le musée ?
- La peur est le meilleur des arguments.
- Ouais. Et on le trouve où, ce Quipes ?
- Le Pachacamac a quitté le port de Sète ce matin,
mais il n'était pas dedans.
- Et les antiquités ?
- Celles qu'on a retrouvées dans le cargo,
c'est celles que Fortier avait accepté
de restituer au Pérou.
- S'ils n'ont pas chargé les objets volés, ils sont toujours en France.
- Je vais contacter
le transporteur du musée. - Excellente idée, capitaine !
- T'as des nouvelles de Marchal ?
- Oui, il n'a rien de cassé.
- On fait quoi là ?
- Le transporteur a livré des caisses au port
et une autre à l'aérodrome.
Quipes a récupéré la caisse, on va l'intercepter avant qu'il parte.
...
- La caisse est encore là, on arrive juste à temps.
- Que faites-vous là ?
- Gendarmerie nationale.
Lâchez ça !
- Je vous ai pris pour des voleurs. - C'est ironique pour un voleur !
- Et tueur de chien ! - No he robado nada,
tous les papiers sont en règle. - On va le vérifier.
- Allez-y.
- C'est la macana.
- D'après l'inventaire, ça devrait être au musée, pas dans la caisse.
- T'as vu le sang ?
Je crois qu'on a retrouvé l'arme du crime.
- Vous commettez une grave erreur.
Soy inocente.
Erin, c'était mon amie.
- Tuer son chien et cambrioler sa maison,
c'est une drôle de preuve d'amitié. - J'ai rien à voir avec ça.
C'est Inkil Chumpi.
- Ne me faites pas croire que la malédiction existe vraiment.
- Les forces de l'occulte sont puissantes.
Vous connaissez la malédiction du pharaon Toutankhamon ?
- Tout le monde connaît,
des archéologues sont morts après la profanation du sarcophage.
- La même chose est arrivée à cause de la momie.
Tous les sherpas se sont enfuis,
même un archéologue est tombé malade et il a disparu.
C'est pour cela qu'Erin voulait rapporter la momie au Pérou.
Elle savait que c'était l'unique manière d'arrêter la malédiction
de la princesse Inkil Chumpi.
- Donc, ce cambriolage, c'était son idée pour vous rendre la momie ?
- Elle devait la mettre dans les caisses que le transporteur
a récupérées ce matin.
- Sauf que la momie n'était pas dans ces caisses.
Elle a jamais quitté le musée.
- C'est pas lui.
S'il avait tué Erin, il aurait récupéré la momie.
- Oui. Il était quand même en possession de l'arme du crime.
- C'est le tueur qui a glissé l'arme dans une des caisses
en partance pour le Pérou pour s'en débarrasser.
- Et pas n'importe quelle caisse !
Celle-là même dans laquelle Erin voulait mettre la momie,
avant de se faire tuer.
- Qui aurait mal vécu de se faire trahir pour son pire ennemi ?
- Je m'en occupe.
- J'adore votre sens de l'initiative.
- C'est vrai ? - Hm.
- Et il y a d'autres choses que vous adorez ?
- Là comme ça, ça me vient pas.
- Je vais vous aider.
Ah ! - Pardon, j'avais oublié. Ca va ?
- Ca va.
Ca fait un peu mal mais ça va.
- Fais attention aux portes !
- Erin, après tout ce qu'elle a fait pour l'expo,
nous aurait trahis, moi, le musée, tout le monde ?
- Hm.
Si vous l'aviez su, vous auriez réagi comment ?
- Je l'aurais virée en m'assurant que personne d'autre ne l'embauche.
Attendez, vous... Vous croyez pas que c'est moi qui l'ai tuée ?
Ca n'a aucun sens. J'aurais tué Erin pour une momie ?
- Pas n'importe quelle momie ! La pièce centrale de l'expo.
Sans elle, tout tombe à l'eau. - J'étais à un gala de charité.
Cléo pourra en témoigner comme les autres convives.
- J'ai fait le plus vite possible, qu'y a-t-il ?
- J'ai reçu les résultats d'analyse de sang.
Celui d'Erin est bien sur la macana.
- Vous aviez raison, on a l'arme du crime.
- Oui, à un détail près.
Il n'y a pas que son sang, le labo a isolé d'autres anciennes traces.
- C'est possible car c'était une arme rituelle.
On peut imaginer les sacrifices incas de l'époque.
- Oui, mais c'est un sang daté d'il y a 6 ou 7 mois.
- Attendez, vous me dites qu'on a une autre victime avant Erin ?
- Hm hm.
- Donc, on a un nouveau meurtre à élucider,
sauf qu'on sait pas qui est la victime,
ni où ni quand elle a été tuée. Un café ?
- D'après Franck, le sang date d'il y a 6 ou 7 mois.
- Ah merde ! J'ai laissé...
- Si tu me l'as pas faite 100 fois, celle-ci ! C'est pas grave.
- 6 ou 7 mois, tu dis ?
C'est pile le moment où la momie a été exhumée.
Donc, le meurtre a eu lieu
au Pérou. - Probablement.
- OK. Ah !
Nom de...
- Mais que t'es con ! - Désolé, pardon.
C'est la malédiction. - Non, t'es maladroit, c'est tout,
et mon pull est tout neuf, Paul ! - Désolé.
- Essuie-moi ! - Pardon, oui. Excuse-moi.
J'aurais jamais dû toucher ce quipu.
- Tu me passes le Kleenex ? Merci. On en était où ?
Oui, je me disais que si Erin se pensait maudite,
c'est peut-être parce qu'elle avait quelque chose sur la conscience,
une sorte de punition divine ou quelque chose
comme ça. - T'insinues quoi ?
- Luis Quipes nous a dit
qu'il y avait avec eux un archéologue péruvien
qui était tombé malade et qui avait disparu.
- On l'a aidé à disparaître.
- Ouais. Je vais changer de pull. - Je suis désolé.
- C'est pas grave. - Pardon.
Je suis adroit d'habitude ? - Bof.
- L'archéologue péruvien qui a disparu s'appelait Miguel Calvo.
- Miguel Calvo.
- Il avait 30 ans. - 30 ans.
- A l'époque, les recherches menées ont été arrêtées par la neige
parce que c'était l'hiver là-bas, à l'époque.
- Eh oui, l'hiver !
Et depuis, pouf,
plus rien, plus de nouvelles.
- Non, mais en revanche, j'ai peut-être découvert
ce qui lui était arrivé. Tenez.
Avec le dégel, la zone est redevenue accessible
et des bergers ont découvert...
un dinosaure. - Un dinosaure ?
Un dinosaure !
- Un corps, commandante. Vous êtes avec moi ?
- Oui,
un corps, bien sûr, et ça pourrait être le corps
de Miguel Calvo ? - L'autopsie
n'a pas encore eu lieu, mais le corps est bien conservé,
et la description physique a l'air de correspondre.
- Et... Pardon ! Excusez-moi, ça n'arrête pas. Il y a 2 semaines,
vous dites ? 2 semaines.
Ca pourrait correspondre au moment où les crises d'angoisse d'Erin
se sont aggravées ? - Oui.
Messages.
- Bien ! On a fini, hein ? - Oui.
- Et sinon, ça va, vous ?
- Moi, ça va très bien.
Et vous, vous êtes radieuse !
- Merci beaucoup.
- On dirait même que vous êtes amoureuse.
- Comme vous y allez !
- Vous avez rencontré quelqu'un ? - Non.
Il faut que j'y aille, j'ai rendez-vous avec...
Pas rendez-vous d'ailleurs.
Je vais retrouver Marchal au musée pour cette enquête
un peu compliquée.
Je vous laisse les clés de la boutique, Sabine !
- Très bien.
Donc, bon rendez-vous avec le capitaine Marchal
pour l'enquête.
- C'est ça ! Vous fermez la porte en sortant ?
Vous avez changé Marchal.
Quand je vous ai rencontré, vous étiez plutôt salons de la moto,
pas les musées !
- N'importe quoi !
J'ai pensé qu'une reconstitution nous permettrait de comprendre.
- Mais vous avez bien fait. Je vous écoute !
- D'après ce qui est écrit là,
le site de fouilles est à 5 417 mètres.
- Pourtant, on a retrouvé la victime à 6 000 m.
- Oui,
je suis pas alpiniste mais 600 m de dénivelé à cette altitude-là,
c'est pas rien.
L'oxygène se raréfie, t'as du mal à marcher.
- Pourquoi ils se sont imposés ça ? Il aurait fallu redescendre.
- Ouais.
Téléphone. - Attends.
Mon téléphone ! - Ah non, non !
Eteins. - Non, c'est Franck.
- Ah, tiens... - Oh, arrête !
à l'ADN du corps retrouvé.
n'est pas accidentelle.
viennent de la macana.
- Voilà, on n'a plus de doute.
C'est bien Miguel Calvo la 2e victime.
- Il n'y a rien qui te choque sur ces photos ?
- Des photos sur l'expédition ? - Ouais.
Il y a Fortier, Erin, Cléo,
il y a les sherpas, Luis Quipes.
- Mais pas de Miguel Calvo.
- Eh non ! Pourtant, il faisait partie de l'expédition.
- C'est bizarre ça, non ? - Oui.
- Je vais voir ça avec Erwan.
- Oui. - A plus !
Je t'aime. - Moi aussi.
- Je n'étais plus au campement le jour où Miguel a disparu.
- Ah bon ? Vous étiez où alors ?
- On est redescendus à pied à Cuzco avec Luis, ça nous a pris 2 jours.
- La météo annonçait des chutes de neige.
Il fallait faire vite pour rapatrier la momie.
- Luis Quipes nous a dit que M. Calvo était malade ce soir-là ?
Il souffrait de quoi au juste ? - Je sais pas vraiment.
Après l'ouverture du tombeau,
il a eu maux de tête et fièvre.
- Vous êtes resté avec Erin pour vous occuper de lui ?
- Hm.
- Et après le départ de Cléo et Luis,
il s'est passé quoi ? - Rien.
Non.
Dans la nuit, on s'est installés tous les trois autour du feu,
et c'est là que Miguel a commencé à tenir des propos bizarres.
Il n'arrêtait pas de parler de la malédiction.
Il a fini par s'endormir et nous aussi.
- Rien d'autre ?
- Non.
Le lendemain matin, il n'était plus là.
Avec Erin, on s'est dit qu'il avait pris peur comme les sherpas
et qu'il s'était enfui.
- C'est bizarre, il était malade, il avait de la fièvre.
Comment il aurait pu s'enfuir ? - Qu'est-ce que j'en sais ?
Je sais pas.
Il était un peu plus en forme au réveil.
- Sauf qu'on a retrouvé son sang sur la macana.
- C'est la meilleure !
Après m'avoir accusé du meurtre d'Erin,
vous me collez sur le dos celui de Miguel ?
Quel culot !
- Vous étiez seul sur le camp avec Erin à plus de 5 000 m d'altitude.
C'est forcément l'un de vous qui l'a tué.
- Quand votre collègue m'a interrogée, j'ai un peu menti.
- C'est-à-dire ?
- Le soir du gala, le Pr Fortier a projeté un film à nos invités.
L'idée, c'était de présenter notre travail aux futurs mécènes,
mais je l'ai vu sortir pendant la projection.
- Pourquoi vous n'avez rien dit ? Le professeur vous l'a demandé ?
- Non, c'est moi. Le professeur, c'est un peu mon mentor.
J'avais du mal à imaginer qu'il ait pu tuer Erin,
mais maintenant...
- Maintenant quoi ?
- Erin est morte, il n'a pas l'air triste.
Il n'y a que sa momie qui compte.
- Vous vous souvenez combien de temps il s'est absenté ?
- Non.
Le film durait à peu près 45 minutes.
- OK.
- Bon ! Je reviens de l'hôtel de ville
où le gala de charité avait lieu.
- T'as mis combien de temps ?
- Moins de 20 mn.
- Fortier a eu le temps d'aller au musée, tuer Erin et revenir au gala
avant la fin de la projection. - De placer la macana dans la boîte
pour faire accuser Quipes.
- Qu'il empêche Erin de rendre la momie, OK, mais tuer Calvo ?
- Il s'est passé quelque chose dans les Andes,
la nuit où Fortier et Erin étaient seuls avec Miguel.
- Quelque chose dont elle aurait été le témoin ?
- Ouais, ou complice.
Léa avait raison.
Elle n'était pas seulement hantée par la malédiction,
mais par sa culpabilité aussi.
- Hé, hé, hé, hé !
T'as rien à me dire ?
- Non.
- Ton parfum là, il sent bon.
Il est très musqué.
- Ouais... OK, merci.
- Non mais il s'accroche.
Il s'imprègne ça et là, sur certaines personnes.
T'es sûr que t'as rien à m'annoncer ?
- Mais à propos... Non, pourquoi ?
- D'accord.
D'accord.
Mais... ça me fait plaisir.
- Ah !
- Je suis si fière de toi, mon fils. Bravo, hein !
On fête ça en famille très vite.
Embrasse Pauline et Lucile. - Youhou hou !
- T'as eu Thomas ? - Ouais !
Il m'a envoyé un texto.
Le concours du 1er coup comme son père ! Comme son père !
- Et major comme sa mère ! - Ah oui, c'est vrai.
J'adore, ça m'excite quand tu te dandines comme ça.
Tu m'as excité toute la journée, même sans te dandiner.
- Mais sinon...
Oh...
Je crois qu'on a un problème. - Oui, j'ai senti aussi. Attends.
Je vois ce que c'est.
C'est la malédiction ça ! Ca a du bon, remarque.
Ah non, attends !
OK.
A droite. A droite alors. - Putain.
Comment on fait ? - Putain.
- Ah non. - Pardon,
je vous dérange ?
- Vous dérangez pas, Erwan.
Pourquoi vous dites ça ? - On débriefait.
- C'était pour vous dire que j'avais pris ma journée de demain
pour les préparatifs du mariage. - Vous avez raison.
C'est bien de l'avoir fait.
- OK ! Bon ben, on se voit demain alors ?
- A demain à la cérémonie ! - Bonne soirée à vous 2 !
- Bye ! - A demain !
- Bye bye !
La vache, comment on a failli se faire gauler !
- T'es sérieux ?
- Hm. - D'accord. Je t'aime.
- Je t'aime.
- Colonel ! Je vous cherchais. - Vous êtes matinal.
- Oui, j'ai passé la nuit... - Café.
- J'ai passé la nuit sur l'autopsie de Miguel Calvo, enfin pas moi,
car j'étais ici en visio, c'est le légiste...
- Franck, l'essentiel. L'essentiel. - Oui.
La commandante m'avait prévenu
que Miguel avait des maux de tête et de la fièvre avant de mourir,
il souffrait d'encéphalites.
- C'est une inflammation du cerveau, ça ?
- Oui, dû à un virus ou une bactérie.
Son corps étant dans la neige, on a extrait du liquide céphalorachidien
qui contenait les traces d'un virus local.
- Et sinon, d'autres symptômes ? - Delirium, agressivité.
Avec l'altitude et le manque d'oxygène, il a dû devenir fou.
- Oui, jusqu'à penser que son état était dû à la profanation.
Bon, à part ça ? Allez, allez !
- Je crois savoir qui l'a tué.
- Merci.
M. Fortier, j'aimerais qu'on revienne
sur la fameuse nuit où Miguel a été tué.
Qu'est-ce qui s'est passé après que vous vous soyez endormis
autour du feu tous les trois ?
- Miguel nous a réveillés en pleine nuit.
Erin et moi.
Il voulait ramener la momie dans son tombeau.
C'était surréaliste.
- Ouais.
C'est que son état était dû à la malédiction, c'est ça ?
- On a voulu le raisonner.
Mais il criait qu'on allait tous mourir.
J'ai voulu lui barrer le passage et il s'est jeté sur moi.
Il m'a étranglé.
- Et Erin, qu'est-ce qu'elle a fait ?
- Elle a paniqué, alors elle a pris la macana
et elle l'a frappé.
Elle l'a frappé encore,
puis j'ai entendu un craquement et il m'a lâché.
C'était de la légitime défense. - Oui.
Légitime défense, oui.
Pourquoi vous avez caché le corps ?
Et vous n'avez parlé à personne de cette histoire ?
Légitime défense ?
- Miguel était mort. Il n'y avait plus rien à faire.
- Bah non.
Et puis avec une enquête de police locale,
c'était compliqué de rapatrier la momie.
N'est-ce pas ?
Qui a eu l'idée de cacher le corps ?
- C'est moi.
Pour protéger Erin.
Eviter qu'elle aille en prison.
- Et quand elle est rentrée en France...
elle a été prise de remords,
elle a pensé que ce qui s'était passé avec Miguel,
c'était le début de la malédiction. Elle a paniqué.
Elle vous a menacé.
Et vous l'avez tuée.
- Je vous répète.
Je n'ai pas tué Erin
et je vois pas pourquoi elle m'aurait menacé
vu que c'est elle qui a tué Miguel. J'ai eu l'idée de cacher le corps.
- Sauf que tout ça est faux, M. Fortier.
Tout.
J'ai ici les radios du crâne de Miguel.
On voit nettement que l'angle de la fracture
a été donné par un droitier.
Et Erin est gauchère.
Emmenez-le.
- Ecoute, on est ravissantes ! - J'ai pas mis un peu trop de...
- Non, c'est parfait, t'es très jolie.
- Merci. Vous n'auriez pas du...
Merci.
- A ce stade, on peut se tutoyer. - OK.
- Vous préparez une infiltration ?
- Enfin ! C'est le mariage d'Erwan, vous faites quoi dans cette tenue ?
Vous étiez où ? - Sur une enquête criminelle.
- Une enquête criminelle ? - Le meurtre de Léon.
Le chien d'Erin.
Tout le monde s'en fiche de ce Basenji.
- De ce quoi ? - Basenji, un chien congolais,
hyper rare.
- AH !
- Non mais... - Attends, Célestin,
on s'en fout pas du tout de ce Basenji.
T'as trouvé quoi ?
- C'est pas Luis Quipes qui l'a empoisonné.
Franck a demandé au labo d'analyser le poison,
il l'aurait ingéré 3 heures avant de mourir,
donc la veille du cambriolage.
- Or, ce jour-là, Luis Quipes n'était pas à Montpellier.
Il était à l'ambassade du Pérou. - C'est ce que je dis,
c'est pas Quipes.
- Donc Quipes n'aurait peut-être rien à voir
avec les mésaventures d'Erin.
- Attendez... Si c'est pas lui qui a pourri la vie d'Erin,
c'est qui alors ?
- Ca peut pas être Fortier.
Il n'avait aucun intérêt à ce qu'Erin s'inquiète,
sinon elle aurait renvoyé la momie. - Au pire,
raconter ce qui s'était passé au Pérou avec Miguel.
- Et si tout ça n'avait aucun rapport avec la momie ?
- Tu veux dire que celui qui a pourri la vie d'Erin
aurait pu avoir un autre mobile pour le faire ?
- Bah ouais.
Des raisons plus personnelles, par exemple.
- C'est quelqu'un qui connaît la malédiction d'Inkil Chumpi.
- Et qui connaît aussi Miguel,
car les malheurs d'Erin ont commencé après la découverte
du corps de celui-ci.
- Il aurait voulu venger la mort de Miguel.
Message. - Ca alors !
- Qu'y a-t-il ?
- C'est pas Erin qui a supprimé Miguel
du reportage photo au musée.
La manipulation a été faite après sa mort.
- Donc, c'est le meurtrier qui l'a fait.
- Quand on est venus la dernière fois,
il y avait un album photo qui m'avait interpellé.
Bingo !
- Des photos de l'expédition ? - Rien ne te saute aux yeux ?
- Cléo et Miguel
sortaient ensemble. - Oui.
C'est elle qui a tué Erin.
- On n'a aucune preuve pour la coffrer.
- Mais pour la faire avouer, oui.
Rendez-vous au musée.
- Inkil Chumpi.
Inkil Chumpi. - Qui est là ?
C'est pas drôle.
- Inkil Chumpi.
Inkil Chumpi.
- Et vous partiez où comme ça ?
Vous avez vu un fantôme ? - Laissez-moi passer.
- Cette peur dans vos yeux,
ce n'est rien à côté de celle d'Erin.
Elle s'est crue maudite à cause de vous.
- Pendant des mois,
elle savait que Miguel était mort, elle m'a rien dit.
Elle m'a laissé croire qu'il m'avait abandonnée.
- Comment vous avez découvert que Fortier et Erin
vous avaient menti ?
- Je les ai entendus se disputer.
Le corps de Miguel venait d'être retrouvé et Erin...
elle avait peur.
- Pourquoi elle, plutôt que lui ?
- Parce que c'était la plus fragile. Je voulais qu'elle avoue.
- Alors ce soir-là,
vous l'avez confrontée à ses mensonges ici ?
- Elle racontait n'importe quoi.
Elle m'a dit que Miguel était mort à cause de la malédiction,
qu'il fallait rendre la momie.
Je voulais juste qu'elle arrête de mentir.
J'ai pris la macana, je l'ai frappée.
- D'accord.
Et après, vous...
Vous l'avez cachée dans une des caisses en partance pour le Pérou,
mais on a retrouvé la macana.
Alors vous vous êtes dit :
"Pourquoi ne pas faire accuser Fortier ?"
- Fortier a tué Miguel pour protéger une momie,
il méritait de payer.
...
- On est super à la bourre, je te promets.
Oups ! - C'est pas notre genre.
Regarde-moi ! Qu'est-ce que t'es belle, sérieux !
C'est toi qui te maries ou quoi ?
- Allez, on est à la bourre ! - Attends ! Merde, merde.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Non, rien... tu vas rire !
- Je suis pas sûre de rire. T'as oublié les alliances ?
- Non, je les ai pas oubliées. - Tu les as pas perdues ?
- Mais non ! Je les avais mises là.
- C'est une blague ?
Enfin, un mariage sans alliances !
- C'est vraiment important les alliances, en fait ?
- Tu changeras jamais, en fait. - Je rigole !
- On fait quoi ?
- On n'y va pas.
Merde.
- Tiens.
- T'as remis ton alliance ?
- Pourquoi ? Il fallait pas ?
- Je sais pas.
- On est là ! - Pardon.
- Les voilà ! - C'est juste que...
- Désolée.
- Tiens, c'est toi qui t'en occupes.
- J'y crois pas.
La commandante et le capitaine sont ensemble ?
- Je pense que vous êtes le seul à n'avoir rien remarqué.
- Consentez-vous à prendre pour époux M. Erwan Lebellec ?
M. Erwan Lebellec, consentez-vous à prendre pour épouse
Mlle Eva Poncet ? - Oui.
- Nous allons pouvoir procéder à l'échange des alliances.
- Vas-y, ma puce.
...
- Au nom de la loi, je vous déclare unis par les liens du mariage.
Vous pouvez embrasser la mariée. - BRAVO !
- Vive les mariés !
- Bravo !
- J'ai une poussière dans l'oeil.
- Moi aussi ça me fait toujours ça, la campagne.
- Elle lui va bien la bague
à Erwan, la bague à tête de mort. La Bretagne, il est marin,
donc les pirates.
- Quelle mauvaise foi ! Un jour, elle va t'étouffer.
Tu verras. En attendant, moi je l'aimais bien,
mon alliance.
- C'est une demande en mariage ?
Je dis oui. - T'es sûr ?
- Je l'aime bien, notre tandem. C'est vrai !
Je vais nous prendre à boire.
- Moi, ça me serait jamais arrivé de perdre les alliances.
Je suis un gars de confiance. - Ah oui ?
- J'ai été admis à l'école
d'officier. - Et haut la main !
Dans 2 ans, il rejoint la gendarmerie.
- Je pourrai lui donner ? - Bien sûr.
- Tout à l'heure, c'était papa. Maintenant, c'est moi.
Hein, ma beauté ?
- Franck est beau garçon et poète.
Il peut même vous réciter du Ronsard.
- Du Ronsard ?
- Je vous laisse faire connaissance.
- Marchal s'est pas moqué de la commandante,
parce qu'elle est vraiment très belle, cette bague.
La tienne, en revanche...
- Bah quoi ?
- Bah...
- Tiens.
- C'est quand même une belle famille.
- Ouais.
Rires.
...
- A nous ! - Ouais, à nous.
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