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Est-ce qu'on peut découvrir sous certaines tentes de camping ? Des fois,
je suis incapable de résister à ces tentations.
Au moment où elles ne sont plus totalement maîtresses de leur volonté,
au moment précis où elles basculent du conscient à l'inconscient, là
exactement, là où le plaisir naît, je ne résiste pas.
Je goûte à ces chattes offertes.
C'est immonde ! Mais aucune n'est aussi bonne que la tienne.
Leur vie secrète.
Vous n'imaginez pas ce que cachent les chambres d'hôtel ces femmes apparemment
irréprochables en train de se donner à des inconnues d'un jour.
C'est pas mal non plus les types.
Je peux toucher.
Oh, Christina, tu fais ça si bien.
Oh, non, non, Christina, ne t'arrête pas.
C'est merveilleux. Je ne crois pas que ça
puisse être aussi bon avec un garçon.
À l'époque, nous n'étions que de toutes jeunes filles.
Tous les soirs, nous avions droit à l'inspection de la mère supérieure.
Puis nous allions en rang par deux jusqu'à la salle de bain commune qui se
trouvait à l'extrémité du... Là, nous faisions notre toilette.
Puis, lorsque la toilette était terminée, nous regagnions le dortoir où
nous étions autorisés à nous coucher après avoir mis nos chemises de nuit et
avoir dit nos prières.
À ce moment, arrivait le gardien de nuit.
Un homme ? Un homme, parfois un curé.
Il dormait dans une espèce de pièce aménagée à l'extrémité du dortoir et
dont les murs n'arrivaient pas tout à fait jusqu'au plafond.
Ce qui lui permettait d'entendre le moindre bruit, car il était interdit de
parler naturellement.
Pourtant, nous ne faisions rien de mal.
Nous profitions du calme pour réviser nos leçons.
Mais si certaines d'entre nous se faisaient prendre à faire du bruit par
le surveillant, alors elles étaient immédiatement punies.
Et les sanctions étaient sévères ? Ça dépendait.
Certaines s'en tiraient avec de simples réprimandes.
Mais ça pouvait être plus sévère quand même.
Ils nous menaçaient souvent de faire un rapport à la mère supérieure et là, nous
risquions le renvoi immédiat.
Alors, nous faisions tout pour ne pas le mériter.
C'est ainsi que jour après jour, notre éducation se perfectionnait.
Et puis un jour, j'en ai eu assez et j'ai décidé de faire une fugue.
Oh non, pas tout de suite.
Plus de sentiments, Miel. Plus de passion, tu vois.
N'oublie pas, c'est le jour de tes 18 ans et t'es heureuse.
Allez, on essaye encore.
Mon premier film était une chronique de la vie d'une jeune fille de bonne
famille, avec ses joies et ses peines.
L'école post-néo-réaliste italienne, si vous voyez ce que je veux dire.
Voilà, comme ça c'est mieux. Allez, vas-y, laisse-toi aller maintenant.
Comment s'appelait le film ? Tendre Adolescente.
Mais, on ne l'a jamais vu.
Je crois qu'il a été perdu.
Je ne sais pas vraiment.
Et vous avez tourné d'autres films ? C'est-à-dire que j'avais signé un
contrat pour toute une série, alors j'ai tourné les suites.
Mais c'est fou qu'on ne les ait jamais vus ! Oui, je ne sais pas ce qui s'est
passé. Il y a eu Tendre Adolescente au collège, Tendre Adolescente en vacances,
Tendre Adolescente passe son bac et le dernier, Tendre Adolescente se marie.
Et tous ces films ont disparu ? Je ne peux pas le croire.
C'est un véritable crime.
C'est pourtant le cas.
Vous êtes seule ce soir, mademoiselle ? Oui, je crois que les autres sont allés
dîner en ville.
Alors, je vous prépare un plat de spaghettis à la vongole ? Non, j'ai
envie d'un risotto ce soir.
Tant pis si ça prend plus de temps.
Vous avez raison, il est tout bonnement divin.
Pour le vin, je vous conseille un soave de chez Anselmi. Avec le risotto à la
vénitienne, ce sera une vraie merveille.
C'est encore toi, espèce de crapule. Tu n'as pas encore compris. Fous-moi le
camp. Je vous en prie, ne vous fâchez pas.
Nous devons apprendre à cohabiter.
C'est la meilleure. Et pourquoi donc ? Nous sommes les deux seuls à partager
mon secret.
Et j'en ai rien à faire de ton secret à la con. Je ne veux plus te voir, c'est
clair.
Mais c'est déjà fait. Tu te répètes et c'est pas drôle.
Réfléchissez. Je suis le seul à savoir que vous n'êtes pas folle.
Tu parles d'une consolation.
Qu'est-ce que vous pouvez être désagréable ? Je peux faire mieux.
Aïe ! Écoute-moi bien, je vais serrer jusqu'à ce qu'elles éclatent.
Aïe ! Ça fait mal, hein ? Aïe ! Tu mériterais même que je te les coupe.
Et voici les risottos des mademoiselles.
Et maintenant, ça suffit, laisse-moi tranquille. La prochaine fois, je te les
arrache.
Pardon ?
Non, non, rien.
Je peux savoir pourquoi on vous appelle Miel ? Tu ne me lâcheras jamais.
Dites-moi pourquoi.
Écoute, si je te le dis, tu me lâches.
Il paraît que je l'ai très douce, si tu veux savoir.
Je ne comprends pas.
Tu comprendras.
C'est vrai.
On dirait du miel.
Je ne te le fais pas dire.
Ça te plairait d'aller goûter directement à la source ? Il n'y a pas
question.
Mais qu'est-ce que tu fais ? Arrête immédiatement, espèce de porc !
Continue.
Continue et surtout n'arrête pas.
Ah, vous voyez, je vous l'avais bien dit que ce risotto, c'était l'extase.
Miel ! Nom de Dieu, juste au bon moment.
Vite, allez, mon slip, il faut que je me lève.
Mais qu'est-ce que c'est que cette pause ? Tiens-toi bien pour une fois.
C'est curieux, ça sent encore cette odeur.
Ça ne serait pas toi ? Mais je croyais que vous deviez dîner en ville.
Oui, eh bien, finalement, on a décidé de rester à l'hôtel. Allez, pousse-toi et
fais-nous une place.
Mais tu es folle ! Mais qu'est-ce que tu as encore ? Lâche-moi donc ! C'est
que... il y a quelqu'un qui essaie... d'entrer.
Il n'emprunte pas la porte principale.
Il veut passer.
Par derrière ? Décidément, cette fille est irrécupérable.
Arrête immédiatement ton cirque.
Un problème, mademoiselle ? Il est en train d'entrer par derrière.
Eh bien, cette fois, ça y est.
Il est entré pour de bon.
Tout entier.
Bon, et bien maintenant ça suffit. Tu te calmes et tu ne bouges plus de la
soirée.
Il en reste ?
Dieu,
quel beau cul !
À le voir aussi rond, aussi parfait, sans défense, j'ai peine à croire à ce
qui s'est passé hier soir.
Je ne l'ai pas vraiment fait exprès, mais après tout, elle n'avait qu'à pas s
'asseoir sur ma chaise, et rien ne serait arrivé.
Oh non, ne bougez pas ! Oh, elle est trop belle ! Il ne faut pas que je
regarde, ou je ne vais pas pouvoir me contrôler.
Est-ce qu'elle dort vraiment ? Ou bien elle fait semblant ? C'en est trop.
Il faut que je la touche.
Que se passe-t-il ? Regardez ce que je vous ai apporté.
C'est la même que celle que je vous ai déchirée.
Toi, je ne t'adresse plus la parole.
Je suis vraiment désolé pour hier soir.
Je ne sais pas ce qui m'a pris.
En fait...
C'est Béatrice que j'aime.
Elle me rappelle tellement le grand amour de ma vie.
Ah oui ? Même après que tu aies vu la manière dont elle se comporte ? Qui puis
-je ? Vraiment ? Alors tu aimes Béatrice.
En attendant, c'est moi que tu encules.
Si j'étais toi, tu sais ce que je ferais ? Non.
Eh bien, je sortirais un peu pour voir le monde.
Essayer de connaître un peu les femmes et la vie.
En attendant, ciao.
Je vais me baigner.
Je me souviens qu'à cette époque, j'étais follement amoureux de la fille
de nos voisins, Béatrice.
Elle paraissait avoir toutes les qualités du monde.
C'était une sorte d'ange pour moi.
Ce fut votre premier amour ? Il n'osa jamais lui
adresser la parole.
Il se contentait de rêver de moi.
Oui.
Malheureusement, elle était bien trop sale pour envisager m'adresser un jour
la parole.
Revenons-en à vos débuts au cinéma.
Vous êtes devenue une star tout de suite ? En stop ? Dites donc, vous étiez
courageuse. Oh, ça ne s'est pas trop mal passé.
Pas trop mal.
Rien de particulier.
Et c'est comme ça que, de voiture en voiture...
Vous savez, il y a une chose qui m'intrigue énormément.
Ah oui ? Et c'est quoi ? Je voudrais vraiment savoir si vous avez tout le
temps le goût du miel.
Même sans pain.
Comment ? Je
pourrais passer ma vie comme ça.
N'imaginez pas à quel point ça pouvait être bon.
Je ne peux pas dire le contraire, je vous... Je
ne crois plus à rien d'autre.
Ou presque.
Seule la chatte existe.
C'est elle qui donne le seul but à ma vie.
Tais-toi, Elish.
Tu m'as transformé.
Tu me fais mourir.
Qu'est-ce que tu racontes ? Si tu veux, je te rends invisible et tu viens avec
moi. Quoi ? Je peux devenir invisible aussi ? Mais tu ne m'as jamais dit que c
'était possible.
N'arrête pas, je te supplie.
Mais tu ne me l'as jamais demandé.
Viens, tu vas voir comme c'est amusant.
C'est pas mal ici aussi.
N'en profite pas trop, tu veux.
J'ai dit, essuie-moi, pas caresse-moi.
Quel salaud tu fais ! Remarque, tu sais ce qu'elle fait ta Béatrice quand tu ne
la mates pas en train de pisser ? D'abord, ce n'est pas ma Béatrice.
Chaque représentation, avant de commencer, alors que le rideau est
encore baissé, il se couvre les yeux d'un petit masque de satin, et puis elle
appellera de mire et...
Et se fait exciter jusqu'à la limite de l'orgasme.
En place sous la scène, sous les yeux de tout le monde.
C'est pas possible.
En public ? Mais comment ? Elle se la fait lécher jusqu'à devenir
incandescente.
Exactement comme tu es en train de le faire maintenant.
Soit disant que ça la fait mieux jouer.
Mienne ! Qu'est-ce que tu es encore en train de faire, espèce de chien en
chaleur ? Oh non ! Juste au moment où je... Je ne suis plus même.
Cette découverte a bouleversé ma vie.
Quand je vois passer une belle femme, je ressens une telle émotion que je
pourrais en mourir.
Je passe des heures allongée par terre pour regarder sous leur jupe.
Mais c'est dégueulasse ! C'est sublime ! Je vois des culs de toutes sortes, de
toutes formes, de toutes couleurs.
Celui d'une mère avec ses enfants, celui d'une femme assise à la terrasse d'un
café, c'est le bonheur absolu.
Si tu veux, je t'en fais profiter.
Waouh ! C'est vrai que c'est drôle.
J'ai vraiment du mal à réfriger mes envies.
Regarde, rien qu'en saisissant une main féminine, je peux créer des situations
insensées.
Attends, laisse-moi essayer.
Tiens, ce n'est pas de la crème chantilly que je vais faire couler dans
sa bouche innocente.
Rien ne t'arrête.
Garçon, je... Tu peux avoir un peu plus de crème.
Ah, délicieuse.
Je peux goûter ? Je suis sûr que même les contractuels ont
une chatte divine sous leur jupe.
Tu vois, on peut tout faire.
Tout imaginer, tout tenter.
Tu ne vas pas regarder ça.
Mais t'es dégueulasse, je refuse de regarder.
Tu as tort.
Plus cruel ! Plus cruel ! N'oublie pas que Juliette détestait sa sœur Justine !
Comme c'est beau !
Comme c'est beau !
Toi, les marquis de Sartre, tu ne les bouges pas, toi, parfait ! Ah,
enfin, ça marche.
Rassurez-vous, je suis toujours là.
Approchez de la fenêtre, plus près.
Tout ceci est complètement dingue, c'est impossible.
C'est vous qui sentez le caramel comme ça ?
Je suis légèrement diabétique, alors ça et la chaleur.
Mais vous êtes vraiment tout nu ? Oh, c'est moi qui vous fais cet effet ? On
vous a déjà dit à quel point vous êtes ravissante ? Je suis sûre que je rêve.
Bon, si c'est un rêve, alors autant en profiter.
Oh, Dieu, que c'est bon.
Qu'est-ce que c'est drôle, sans rien voir.
Pour un rêve, ça m'a l'air bien trop réel.
Je suis désolé, je ne savais pas.
C'est la première fois que ça m'arrive.
Quoi ? L'être invisible ? Non, non.
Ce que vous venez... Je veux dire... Ce que je viens de faire.
Ne faites pas de bêtises. Vous me suivez ? Waouh ! Vous n'êtes jamais
fatigué, dites donc ! Désolé.
Le plaisir est pour moi.
En effet.
Oui, eh bien, faites attention à l'ascenseur.
On pourrait quand même couper le chauffage.
Si je m'aère un peu ? C'était une lettre écrite par mon grand-oncle.
Et il racontait que tout ce qu'il avait écrit était absolument vrai.
Je vois.
Et toi, tu n'as pensé qu'à une seule chose, en profiter pour aller mater ta
copine d'enfance ? Ah non, pas du tout.
Je n'avais jamais pensé à ça.
Eh ben, t'as eu tort.
Moi, je ne me serais pas gênée à ta place.
T'imagines un peu tout ce qu'on pourrait faire si on avait la faculté de
disparaître comme ça ? Oh, je peux te dire que je m'amuserais comme une folle.
Vous croyez ? Ah, mais ce n'est pas possible.
Mais je vais finir par le croire que t'es puceau.
Mais qu'est-ce que vous feriez alors ? Pardon ? Oui, si vous aviez la
possibilité de vous rendre invisible comme moi, quelle est la première chose
que vous feriez ? Voyons... Si on ne pouvait pas me voir ? Je
ne sais pas, comme ça, de but en blanc, ce n'est pas facile à dire.
Alors, vous voyez ? Je vois quoi ? Eh bien, ce n'est pas aussi simple que vous
le croyez.
En tout cas, je trouverai vite, je peux te le dire.
T'as vu ta Béatrice, elle... Pas besoin de se rendre invisible pour profiter de
ses charmes. Ah, évidemment, ça t'a plu, ça.
C'est sûr qu'elle, ça ne lui plairait pas vraiment de devenir invisible.
Il suffit qu'une pute montre son cul pour que... Aïe ! Mais t'es fou ! Mais
qu'est-ce qui te prend ? Cessez donc de dire du mal de cette jeune femme.
Cette jeune femme, comme tu dis, ne pense qu'à se faire tirer par tout ce
qui bouge. Ça, je peux te le dire.
Vas-y, ne te gêne pas, frappe-moi !
T'as beau jouer les puceaux, je sais bien que ça t'excite, espèce de
dégueulasse. N'empêche, Béatrice est une pute, une pute, une pute ! Fatiguée ?
Allô, oui ? Niel
? Béatrice te fait dire de ne pas oublier le dîner au Palais du Prince de
Campostrini. Oui, oui, j'ai pas oublié.
Alors, c'est terminé ou il y a deuxième séance ?
Je te sens.
Et puis, vu la chaleur, je parie que tu dois être en train de mater.
Béatrice, Béatrice. C'est vite dit, hein ? Si on peut se faire des petits à côté,
on ne dit pas non, hein ?
En
tout cas, moi j'en ai assez.
Alors, ciao.
Et en ce qui te concerne, je suis morte et enterrée.
Oublie-moi, Capito.
Il faut absolument que je te raconte quelque chose.
Tel que je te connais, c'est une histoire de cul.
Très drôle.
Dis donc, tu sens pas cette drôle d'odeur encore ? On dirait du caramel.
Qu'est-ce qui fait chaud ici ? Mais qu'est-ce que tu fabriques ? On va te
voir. Je ne vois personne ici qui ne m'ait déjà vue dans cette tenue. Oui.
Eh bien ça, je n'en serais pas si sûre à ta place.
Eh bien, tant mieux.
C'est un beau spectacle, non ? Je n'ai jamais été égoïste, moi.
Je comprends que les mecs adorent voir ça. C'est beau, non ? Alors, il y a
quelqu'un que ça dérange ? Quelqu'un qui n'aime pas ça ? Claudia, passe-moi le
bandeau, s'il te plaît.
Dans le fond, je me demande pourquoi on n'est pas toujours tout nus.
Ça serait plus pratique, plus hygiénique, non ? Tu imagines le temps
qu'on gagnerait ? Oh, quelle nature ! Et alors ?
Je n'en reviens pas.
Ça ne doit pas vous déplaire.
Ça doit vous faire un drôle d'effet de la voir comme ça après vos souvenirs de
petit garçon.
Ça... ça change.
Tiens, Béa.
Viens. Qu'on me laisse me décontracter, je suis fatiguée.
Tu ne devineras jamais ce que j'ai vu dans ta chambre.
Un homme invisible.
Qu'est-ce que tu dis ? Tu as vu un homme invisible ? Tu sais que t'es forte, toi.
Depuis, il ne me lâche plus.
Qui ça ? L'homme invisible.
Il est ici avec nous.
Tu veux dire qu'il est en train de me mater ce cochon ? Mais c'est un drôle de
cochon ton homme invisible.
Aïe ! C'est de la part de l'homme invisible.
Ça t'apprendra à raconter des conneries. T'es folle, tu me fais mal.
C'est moi qui suis folle ? Tu crois que t'es normale avec ton histoire d'homme
invisible ? Elle a vu un homme invisible.
Dis donc, tu devrais peut-être réduire ta consommation de cames. Oh, un homme
invisible ? Où ça ? Ça vous défrise ? Oh là là, petite, ne nous parle pas comme
ça, je te prie. N'oublie pas qui est la vedette ici.
Et c'est pas toi, Miel.
Dis donc, Perrault, tu sais pourquoi on l'appelle Miel, cette espèce de petite
cochonne ? Ça ne vous regarde pas.
Remarque, Béatrice, ça doit faire mal une épingle dans les fesses. De quoi je
me mêle ? Perrault, attrape-moi celle-là.
On va lui donner une leçon.
Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, lâche-moi espèce de salaud, tu me fais
mal.
Continue Perrault, il n'y a rien de tel pour apprendre le respect aux petites
filles mal élevées.
J'ai une meilleure idée.
j'en connais des types qui paieraient des fortunes pour une paire de fesses
pareilles
Ravissant spectacle.
Mais vous êtes fous ?
Je
ne ferai pas ça à ta place.
Regarde comme elle apprécie tout ça.
Il m'écœurait, je préfère partir.
Alors, tu viens ? Finalement, c'est pratique.
Fascinant. Tout à fait fascinant.
Et à part piquer les courants d'air et les masques, tu sais faire autre chose ?
Très bien. Tu ne bronches pas.
Eh bien, on va voir si ça ne te fait pas réagir.
ça te fait réagir ça hein ah faut que tu adores ça cette petite est véritablement
surprenante elle ferait n'importe quoi pour se faire remarquer la preuve
je sens que ça ne va pas être long
je
ne peux pas le croire
Insensée, quelle honte ! Quel talent ! Vous n'avez jamais rien vu.
Elle s'y prend comme un manche.
Tiens, et avec un doigt dans le cul, qu'est-ce que t'en penses ?
Bon alors toi, t'as compris ce qu'on veut ?
Du cul ?
Par chance, je devais être douée car je fus rapidement engagée pour le premier
spectacle que donnait cette académie.
Parfait, excellent, exactement ce que je veux.
Bon bah t'es engagée ma fille et tu débutes ce soir.
Et vous y êtes restée longtemps ? Je ne sais plus très bien, quelques mois
probablement. Un jour, j'ai rencontré un metteur en scène de cinéma qui m'a
proposé de faire un bout d'essai. Ma mère est morte alors que j'étais encore
tout jeune.
Mon père travaillait au Foreign Office.
Comme il voyageait beaucoup, il m'a mis en pension à Oxford, où j'ai fait
connaissance avec la qualité de l'enseignement et de la discipline
britannique.
C'est fou ce que j'ai pu apprendre durant cette période.
Madame vous attend sur la terrasse, si vous voulez bien me suivre.
Si on veut la suivre ?
Jusqu'au bout du monde. Eh, on se tient bien, s'il vous plaît.
Bienvenue au château, messieurs.
Je vous suis vraiment très reconnaissant d'avoir accepté de nous recevoir.
Il n'y a pas de quoi.
Je fais ma promo.
Comment voulez-vous procéder ? On pourrait peut-être prendre quelques
plans avec le parc derrière avant de faire l'interview, proprement dit.
Je ne sais pas, moi, qu'est-ce que tu en penses ? Pas de problème.
Si vous voulez bien vous placer près de cette statue, je pense que ça devrait
être pas mal.
Quelques secondes, je règle et on est bon.
Si vous pouviez bouger un peu pour voir là.
Il serait même plutôt d'une banalité à toute épreuve.
Tu veux tout savoir de ma femme
? Euh, tout ? Pas vraiment.
Vous savez, un best-seller pour son premier roman, ce n'est quand même pas
très très courant.
Je serais d'ailleurs ravi si vous acceptiez d'y apporter votre témoignage.
Sachez, jeune homme, que je suis entièrement aux ordres de ma femme, si
elle le souhaite.
Vous aussi, vous avez connu la qualité de l'éducation anglaise ? Eh bien, je
suis née à Venise, de parents français qui étaient venus là pour leur voyage de
noces. Toute jeune, je fus également mise en pension au couvent des oiseaux.
Vous sortez d'un couvent ? Et pourquoi pas ? C'est interdit.
Non, non, mais vous savez, les couvents pour jeunes filles ont parfois une
réputation un peu… Sulfureuse ? Oui, c'est ça.
Oh, moi, à cette époque, mon bonheur, c'était de venir passer mes vacances
dans ce château, chez mon oncle.
Et après ? Après, on m'a proposé de faire du théâtre.
Et c'est comme ça que je me suis retrouvée dans une troupe en tournée à
travers l'Italie.
Et c'est là que tout a commencé.
« Mais il n'y a personne, madame ! » « Il y a quelqu'un dans ma cabine ! »
Décidément, elles ne savent plus quoi faire pour se faire remarquer et montrer
leurs fesses.
Clara, mais tu es folle ! Hein ? Mais qu'est-ce que... Mais... Mais... Mon
Dieu ! La malheureuse, tu es folle ! Enfin, contre-toi ! Et vous, qu'est-ce
que vous avez à la regarder comme ça ? Allez-vous-en tous, allez !
Mais... Mais...
Qu'est-ce qu'il se passe ? Laissez-moi ! Laissez-moi !
Mais qu'est-ce qu'elle a ? Elle est folle.
Personne ne l'a touchée, celle-là.
Le salaud ! C'est à ça qu'il s'amuse ?
Je
te sens parfaitement, espèce de salopard ! Arrête ce petit jeu immédiatement !
Vous, allez jouer plus loin !
Qu'est-ce que vous diriez d'une serviette ? Merci.
Voluse ! Voluse ! Elle est là-bas, Voluse ! Rendez-moi ma serviette ! Non,
s'il vous plaît, je suis toute nue.
Mais qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse ?
Attendez
! Il faut vous couvrir.
Grimpez vite, je vous fais la courte échelle.
C'est ça, et je sais déjà ce que tu vas regarder pendant que tu grimpes.
Oh, je vous en prie, ne faites pas votre numéro.
Je vous connais sous toutes les coutures.
Maintenant, je sais même le goût que vous avez.
D'ailleurs, nous attendons que ce soit un grand producteur américain qui
voudrait monter un spectacle à bras d'ouvert.
Je crois que je reprendrai bien un peu de ces spaghettis.
Espèce de salope.
Qu'est-ce que tu es encore en train de m'indigancer ? Je suis désolée, je suis
tombée. Le cul à l'air, évidemment. C'est dégoûtant.
Mais pas du tout, pas du tout.
Vous croyez qu'ils sont al dente ? Je vais lui régler son compte.
Je veux la recette.
J'adore les services de cette chaîne.
Les attractions sont remarquables.
Vite, montez ! Et maintenant, on va où ? Fais le tour et retourne-moi à l
'hôtel. C'est encore là que nous serons tranquilles.
Debout, Garce, et rabille-toi.
Fille chercher tes affaires au théâtre.
Fais ta valise et disparais-tu et viré ! Oh
non ! T'es encore là, toi ? Mais tu calmes ! Rends-moi mon pareo.
Écoute. Je ne peux pas passer ma vie à quatre pattes uniquement parce que tu as
découvert la chatte.
En plus, on est dans le couloir, mais rends-toi compte si quelqu'un passait.
Lâche-moi, je te dis, tu me fais mal.
Ça suffit, espèce de brute, fiche-moi le camp.
Attends, vieux porc, j'en ai pas fini avec toi.
C'est à cause de toi que j'ai été virée.
Pour rire, on dirait.
Je te tiens maintenant, je vais t'apprendre une chose.
Il faut être deux pour se payer du bon temps. Et quand je dis non, c'est non.
Alors, Miel, tu parles encore toute seule ? Ah, Ademir, regarde, le fameux
homme invisible, il est là.
Décidément, Miel, tu ne t'arranges pas.
Je te jure qu'il est là, je le tiens par le bras.
Parfait, on va résoudre cette histoire une fois pour toutes.
Voilà une bonne chose de régler. Il n'y a plus d'homme irrisible.
Mon Dieu, tu sens... Je ne voulais pas.
Tu es blessée.
S'il te plairait pour moi.
Tu ne peux pas me faire ça.
Tu méritais une leçon, sale égoïste.
Je te jure que tout ce que je t'ai dit sur Béatrice était vrai.
Le spectacle va bientôt commencer. Elle va faire comme d'habitude. Avant que le
rideau ne se lève, elle va appeler Radomir pour se faire faire.
T'es pas mort ?
Donc,
tu ne trouves pas qu'il fait une chaleur à crever ici ? Et en plus, ça sent les
caramels.
Ah non, tu ne vas pas t'y mettre, toi aussi.
Pas que toi pour utiliser une autre fenêtre pareille.
radomir où es-tu passé ah
enfin ah je vois tu es allé te déshabiller petit bis
attention le rideau va se lever la liaison est ok
oh tu es vraiment déchaîné ce soir comme c'est bon
Putain, ça a vachement évolué au théâtre ce soir.
C'est un scandale ! Arrêtez-là ! Rideau ! Rideau ! Rideau !
Assez, assez, on voit rien !
Manquez plus qu'un orage.
Non ! Non ! Puisqu'elle aime tant ça, ça lui apprendra !
Non !
Oh !
tout le monde aux abris ! La tempête a nous emporté !
Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Oh, un tas de choses.
Béatrice a fait un vrai tabac.
Venez vite, mademoiselle. Suivez-nous.
Les sénats, elle est complètement folle.
Au secours ! Au secours ! Aidez-moi ! Au secours !
Qu'est-ce qui se passe ? C'est toi ?
Tu es un monstre ? C'est la tête du décor ! Regarde !
Elle flotte ! Elle va peut-être nous sauver !
Ça y est, je me tiens.
J'ai attrapé la barre.
Accrochez-vous bien à moi.
La mer m'emporte.
Attrapez quelque chose, vite.
Ça y est, c'est bon.
Mais c'est mort.
Désolée, j'ai attrapé ce que j'ai pu.
Encore, je pense que je croyais que tu avais été tué.
J'ai la tête dure.
Heureusement qu'il n'y a pas que la tête, d'ailleurs.
Tiens bon.
Je veux dire, résiste.
Le vent nous pousse vers la plage. On va s'en sortir.
Et le jour se lève.
Pourquoi je ne risque pas de lâcher ? C'est pour toi que je me fais du souci.
Je ne voudrais pas qu'avec l'eau froide... Oh, ne t'en fais pas pour ça,
il suffit que je te regarde.
Miel.
Si vous voulez bien m'excuser, mon mari m'appelle.
On va vous raccompagner.
Mais, est-ce que je pourrais... Oh là là, on dirait qu'il fait de plus en plus
chaud, là.
J'arrive, chérie.
Mais écoutez, racontez-moi la fin. Vous ne pouvez pas me laisser comme ça.
Que pourrais-je vous dire de plus ? Souvenez-vous, la tempête avait tout
emporté sur son passage.
Oui, oui, tout à fait. Et alors ? Alors ? Lorsqu'elle s'est calmée, j'ai compris
que Duncan m'aimait vraiment et qu'il m'avait sauvé la vie.
Nous nous sommes mariés et depuis, en effet, on ne nous voit plus jamais
sortir.
Rester enfermée nuit et jour dans ce château ? Je n'ai pas dit ça.
Je vous ai dit qu'on ne nous voyait plus jamais sortir.
Si vous voulez bien me suivre, messieurs.
Mais, mais, mais vous n'êtes pas... Mais vous êtes... C'est vous ?
Douce.
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