All language subtitles for Tandem.S06E08

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

- Ce sera mieux. Prends ça comme un nouveau départ.

- M'éloigner de mes enfants,

c'est pas si simple. - Tes enfants sont grands.

Eux aussi peuvent bouger. - Hello ! Je dérange ?

- Non, jamais.

Tu veux une tartine ? - Oui, merci.

SMS.

- Paul, y a un souci ?

- On a un meurtre à Port Camargue.

- Pourquoi tu fais cette tête ?

- Tu connais la victime ?

- La victime, je sais pas, mais le suspect, c'est Julien.

- Le Julien d'Alice ?

Je viens. - Pas question.

- C'était mon pote avant d'être le mec d'Alice.

Je veux être là pour lui.

- Paul.

Thomas a raison. Tu devrais aussi prévenir ta fille.

Mais restez en retrait.

- D'accord. Appelle ta soeur.

- Bonjour, commandant. - Bonjour.

- Ca marche.

- Bonjour. - Bonjour.

Anthony, Erwan. - Bonjour, commandant.

Mickael Wagner, il vivait dans un bateau, là-bas.

Employé au Yacht Club de Port Camargue depuis un an.

- Quelqu'un y a été envoyé ?

- Célestin essaie de les joindre. Julien connaissait ce garçon ?

- Ils étaient amis d'enfance.

Je l'ai même croisé à une soirée organisée par Alice.

Le coup sur la tempe

peut être la cause de la mort ? - Vraisemblablement. Regardez.

L'arme du crime. L'anspect que Julien a jeté à l'eau.

- "Lance" quoi ?

- L'anspect. Une barre d'accastillage.

- Julien aurait attrapé la 1re arme qui lui tombait sous la main.

Donc : meurtre de sang chaud, voire accident. Des empreintes ?

- C'est possible.

Le portable de la victime a été retrouvé dans l'eau.

- Ca bouge.

- Je trouve que ça va.

- Forcément, vous êtes breton.

- Ca peut pas être Julien. Mickael et Sandro,

c'est comme ses frères. - Sandro ?

- Sandro Mancini. Ils ont grandi dans les mêmes foyers.

- Savez-vous s'il y avait des soucis entre Mickael et Julien ?

- Non. Mickael et Sandro, je les ai jamais trop fréquentés.

- Moi non plus, je sais rien. Pour moi, tout allait bien entre eux.

Téléphone. - Désolée.

- Depuis ton stage à la brigade, tout le monde te connaît, ici.

Reste dans le coin.

Si t'as la moindre info, envoie-moi un texto.

- OK. - J'appelle Sandro.

- Transférez le corps. - Maman ?

- Pardon.

Que fais-tu là ? - Thomas m'a prévenue.

- J'attendais de voir la situation pour le faire.

- Que dit Julien ?

- Il refuse de parler.

On sait pas grand-chose, mais 2 témoins l'accusent formellement.

- Maman, dis-moi...

Tu sais que Julien est innocent. - C'est pas la question.

C'est le seul suspect.

- C'était trop compliqué de dire : "oui, ma chérie, il est innocent" ?

- Baisse d'un ton. On est tous inquiets.

Je veux aider Julien. Pour ça, je dois bien faire mon travail.

- Moi aussi, je veux aider Julien. Je vais donc lui trouver un avocat.

Merci, maman.

- Quelqu'un a vu Marchal ?

C'est n'importe quoi ! - On pensait qu'Alice devait savoir.

- Qui ça, "on" ? - Inès et moi.

- Génial ! Maintenant, elle me fait la gueule.

- Et pour Julien ?

- Il refuse de parler. Même à moi. - C'est incompréhensible.

Il peut nous faire confiance : on a toujours été là pour lui !

- Il a changé depuis l'arrestation de son père. Il s'est renfermé,

il est devenu plus nerveux. Que s'est-il passé entre ces gamins ?

- Va voir Sandro Mancini.

Tous les 3 étaient comme des frères, d'après Inès.

- Comment elle sait ça ? - Par les enfants.

- Eh bien, je vais convoquer Sandro.

Téléphone.

- Ouais !

du Yacht Club, Gonzague Delorme et sa soeur Anne-Marie,

attendent qu'on passe les voir.

- Pas encore. On vient juste de recevoir les fadettes.

Erwan a dit qu'il s'en chargeait. Je vous rejoins au Yacht Club ?

- Je vais voir ce que je peux tirer du portable de la victime.

- Tu as aussi les fadettes.

Ordre de Marchal. Il a besoin de moi à Port Camargue.

- OK.

- Fais pas la tête, Sabine va revenir.

C'est juste 3 jours de formation. - Oui, je sais.

C'est pas ça...

Le témoignage des pêcheurs est sans équivoque, Julien refuse de parler,

je me demande si l'affaire est pas aussi simple qu'elle en a l'air...

- Primero, ça nous fait moins de boulot.

Secundo, encore un beau succès pour notre duo. Tertio, j'y go.

- J'en peux plus.

- Tu veux parler à personne ?

Même pour laisser un message à Alice ? Elle s'inquiète.

Julien... Juste un mot, je lui transmettrai.

- Comme je le disais à Alice,

je comprends rien à tout ça. - Tu l'as vue quand, Alice ?

- Elle m'a appelé. C'est elle qui m'a appris la nouvelle.

- OK. Julien avait des raisons d'en vouloir à Mickael ?

- Non.

Je crois pas.

- Il n'y avait aucun différend entre eux ?

- Pas que je sache. On se voyait plus trop depuis 2 ou 3 mois.

- Pour quelle raison ? Vous étiez inséparables.

- Rien de spécial. Mickael avait beaucoup de taf au Yacht Club.

Avec mes partiels d'informatique, je sors plus.

Et Julien est avec Alice.

- La vie, quoi... Pourtant, Julien et Mickael se sont revus ce matin.

- Messieurs,

le service doit être irréprochable.

On ne doit pas vous voir, pas vous entendre.

- Delorme ?

- Gonzague Delorme. En quoi puis-je être utile ?

La gendarmerie, j'imagine...

- La gendarmerie, oui.

Perspicace. - Bonjour.

On a des questions à vous poser sur la mort de Mickael Wagner.

- C'était un brave jeune homme. - Vous lui connaissiez des ennemis ?

- Il s'est battu, le mois dernier. - Avec qui ?

- Un jeune est venu l'agresser ici.

Oui, c'est lui.

- Vous savez pourquoi ils se sont battus ?

- Non. Ma soeur, oui. Elle est là-bas avec Lison, ma fille.

- D'accord.

Autre chose à me dire ? - Non, rien de plus.

C'était un chouette garçon, gentil, travailleur...

Si tous les saisonniers étaient comme lui ! Je lui avais proposé

un CDI.

Il avait pas eu une enfance facile, mais il avait sa place parmi nous.

- D'accord. Merci.

- Il y a eu une altercation le mois dernier, avec Mickael...

- Oui. Le garçon est arrivé furieux, accusant Mickael de l'avoir trahi.

- A propos de quoi ? - Je sais pas. Il lui a dit :

"Putain de traître ! La famille, c'est sacré."

Pardon, mais je cite. - Pas de problème.

Qu'a répondu Mickael ? - Rien.

Il a ignoré l'autre garçon, qui lui a sauté dessus.

Ambroise et moi les avons séparés.

- Ambroise ?

- Ambroise Labruyère, le manager. Ca fait un mois qu'il est ici.

Il est parti tôt ce matin chez un fournisseur, à Nîmes.

- D'accord.

- Vous êtes la fille de M. Delorme ?

- Oui.

- Vous travaillez ici ?

- J'aide mon père et ma tante. - Tu aidais.

Lison prépare les Mines.

L'école des Mines. - L'école d'ingénieurs.

- Oui, bien sûr.

Je vous laisse ma carte.

Appelez-moi quand votre manager est là ou si vous avez oublié un truc.

- Au revoir.

Elle fredonne.

- T'es en forme ! C'est le départ qui se rapproche, c'est ça ?

- A ce propos : pardon ! Je t'enlève ton partenaire préféré.

- Ca va faire vide, sans vous 2, quand vous serez à Lille.

Sinon, j'ai redémarré le portable de Mickael Wagner.

Lui et Julien n'étaient plus trop copains.

- Pourquoi ?

- Julien accusait Mickael d'être devenu

comme ces "gros bourges" pour lesquels il travaillait.

- Pourquoi il lui balançait ça ?

- Il a pas voulu parler de son père à M. Delorme, pour un boulot.

- Son père était surendetté. Il a braqué l'épicerie par désespoir.

- Julien est monté en pression contre son pote après le procès.

- Quel rapport ?

- Julien a pensé que si son père avait eu un job,

il serait pas arrivé à une telle extrémité.

- Il venait de retrouver son père et avait peur de le perdre à nouveau.

On sait pourquoi

il a agressé son ami. Mais pourquoi revenir le tuer un mois plus tard ?

Ah !

Les résultats du labo viennent de tomber.

- Ca donne quoi ?

- Il n'y a pas que les empreintes de Julien sur l'arme du crime...

- C'est-à-dire ?

- Il y a aussi celles du 3e frère, Sandro Mancini.

- Il s'est bien foutu de moi, le Sandro.

- Il allait pas te dire qu'il avait participé au meurtre.

- J'ai demandé à Erwan de le placer en garde à vue.

- Qu'est-ce qui leur a pris ?

- Je vais voir Julien. Il sera peut-être plus disposé à me parler.

- Et moi, je fais quoi ?

- Tu prends des initiatives. C'est pas toi qui veux être commandant ?

- Tu vas longtemps faire la gueule ? On est censés s'épauler,

et tu t'éloignes de moi.

- Tu demandes une mutation à Lille et c'est moi qui m'éloigne de toi ?

Drôle de façon de voir les choses. - C'est la meilleure solution.

C'est plus tenable pour Inès. - Bien sûr...

Tu me rappelles grâce à qui vous vous êtes réconciliés ?

Tu m'as même remerciée. Que s'est-il passé depuis ?

Notre proximité insupporte Inès, alors elle manipule tout le monde.

- Non ! Ca non ! Inès ne manipule personne.

SMS.

Bon, je retourne au Yacht Club. Ambroise Labruyère est rentré.

Le patron de l'hôtel. - Pas le patron, le manager.

- Putain...

- Commandant, votre fille vous attend dans votre bureau.

- Merci, Sandra.

Pardon, ma chérie. Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Je trouve pas d'avocat qui accepte de représenter Julien.

- C'est normal. Il n'y a que lui

pour demander un avocat. - Voilà... Laisse-moi le convaincre.

- un prévenu ne peut communiquer qu'avec son avocat.

C'est le serpent

qui se mord la queue.

Ca va être compliqué. - Maman, Julien,

depuis tout petit, il se méfie de l'autorité.

Il avait deux ans

quand son père est parti en prison.

Il a besoin d'être rassuré.

Au cas où tu l'aurais pas compris, c'est un service que je te demande.

- Non, c'est un passe-droit au mépris de toutes les procédures.

- Je te parle sentiments, tu me réponds législation.

Je pensais que t'étais humaine.

Boulot ou famille :

on voit tes priorités.

Tom, faut que je parle à Julien. - T'as demandé à maman ?

OK, elle a dit non. Désolé, je peux rien faire pour toi.

- Maman va l'interroger. Je peux lui parler juste avant dans le couloir.

- Non, il sera escorté.

Ensuite, il va mijoter en salle d'interrogatoire.

- Seul ?

- Oui. Une technique de maman pour mettre en condition le prévenu.

- Ca serait parfait.

- Parfait ? Tu rigoles ?

Parler à Julien avec un garde devant la porte ?

- Il me faudrait quelqu'un pour faire diversion.

- N'y pense pas ! T'es malade ? Et si on se fait choper ?

- On parle de Julien. Mon mec. Ton pote.

Le voilà.

Tu connais le gendarme qui l'accompagne ?

- Oui, c'est Denis. Il était cool avec moi en stage.

- OK. Tu dois faire un truc crédible pour qu'il quitte son poste.

- Je sais pas, Alice, là...

J'ai bossé dur

pour en arriver là. Ma carrière va s'arrêter avant d'avoir commencé.

- Tom.

Tu es mon seul espoir. On s'est toujours serré les coudes.

J'ai besoin de toi.

- OK. D'accord.

- Je te promets : si ça tourne mal, je prends tout sur moi.

- Personne croira que tu m'as forcé.

On le fait ensemble, on tombe ensemble.

Point barre.

- Salut, Denis. - Salut.

T'as fini ton stage ? - Oui, génial...

- Ca va ? Tu t'es pas fait mal ? - Non, ça va

Tu peux récupérer ceux qui sont là-bas ?

- Bien sûr.

- M. Labruyère.

Bonjour. Capitaine Marchal. - Je vous attendais.

Que voulez-vous savoir ?

- Avez-vous revu le garçon qui s'en est pris à Mickael y a un mois ?

- Non, mais Mickael n'avait pas l'air inquiet, après l'altercation.

- Vous n'avez pas l'air affecté. - Et ?

- Et ça m'interpelle. - C'est votre problème. Au plaisir.

- Un problème entre vous et la victime ?

- Aucun. C'est pour le Yacht Club qu'il était un problème.

- Vous arrêtez pas en si bon chemin.

- Y avait des rumeurs. En général,

les membres du club s'inscrivent en couple.

Mais certaines femmes, peu passionnées par le bateau,

s'ennuient ici pendant que leurs maris sont en mer ou au port.

Elles sont riches, esseulées...

- D'accord. On accélère un peu.

- Face à un barman avec du baratin, du muscle et une belle gueule...

- Non ? Mickael jouait les gigolos ?

- Un coup dans l'eau. Il a même pas réagi quand j'ai parlé de Sandro.

- J'ai vu. Je fais une copie de l'enregistrement, pour le dossier.

Euh... Commandant, on a un problème.

- C'est une blague ?

- Comment elle a fait pour entrer ?

- Elle lui dit tout... Alice, qu'est-ce que tu fous ?

aider, sans poser de questions ?

- Léa ?

- Oui. J'ai une petite info.

- Plus tard ! Est-ce que tu vois Alice sur le parking ?

- Pourquoi Alice serait ici ?

- Pas de questions ! Alice est-elle sur le parking ?

- Oui, elle est là.

A côté de la voiture de Julien. - Que fait-elle ?

- Elle ouvre le coffre.

Elle sort un sac.

- Quoi ?

- C'est un ordre ! Alice récupère des pièces à conviction !

- La salle d'interrogatoire... Il me manque les menottes, non ?

- Calme-toi,

je t'en supplie. Tu ne te rends pas compte

de ce que tu as fait. - Si.

J'ai aidé l'homme que j'aime, étant la seule à m'inquiéter pour lui.

- Tu crois que tu l'as aidé ?

Avec tes conneries, Julien est encore plus suspect.

Et tu as commis un délit

en impliquant un gendarme. Avec l'aide de ton frère !

Et tu as tenté de dissimuler des pièces à conviction.

- Que je voulais te ramener ici.

- Pardon ?

Tu me prends pour une imbécile ?

Pourquoi Julien t'a demandé de récupérer ces portables ?

Ca a un rapport avec le meurtre

de Mickael ?

Tu veux jouer, Alice ? Alors, on va jouer.

Mlle Alice Marchal, vous êtes placée en garde à vue

à compter de ce jour, lundi 6 juin, à 14h14, pour obstruction.

- Pardon ?

- S'il vous plaît.

Putain !

- C'est une histoire de fou. C'est pas possible.

C'est... J'y crois pas, hein. Léa a mis Alice en garde à vue.

- Elle fait juste son boulot de commandant.

- Et comme Thomas l'a aidée, il va être impliqué.

- J'ai tout fait pour que ça reste en interne.

Alors ! L'enquête ?

- Je suis sur une autre piste. Une rumeur à vérifier.

Erwan reprend les textos et les mails de Mickael depuis un an.

- Un rapport avec les portables récupérés par Alice ?

- Pour l'instant, aucun.

- Avec les empreintes de Sandro et Julien

sur l'arme du crime ? - Non. Je sais pas où on va.

- Paul, faut te ressaisir. Tu mets le turbo

et tu me ramènes des réponses. - Oui.

- Ca va aller.

- Ca va ? - Non, ça va pas.

C'est le bordel. Alice et Thomas risquent de finir au tribunal,

et moi, je pars à 800km. - Te sens pas coupable.

Alice et Thomas agissent avec leurs tripes, ne leur en veux pas.

Ils ont besoin d'être soutenus.

Hein ?

Allez...

- Tu en es où ? - Je remonte le temps.

Mickael échangeait des SMS

avec plusieurs numéros. - Des sextos ?

- Pas vraiment : "A demain au club, même heure, même endroit."

- Oui, c'est discret.

Il nous reste plus qu'à identifier les expéditrices des messages.

- Et voir si un mari jaloux ne s'en est pas pris à Mickael.

- Quand tu auras fini, c'est les portables récupérés par Alice.

Il faut identifier les propriétaires.

- Rien que ça... Téléphone.

- Enquêteur Morel,

- Lieutenant,

ici Anne-Marie Delorme. J'ai un petit problème au club.

- Comme je le dis : "Y a pas de problèmes, y a que des solutions."

- Là, c'est un problème : des vols ont été commis dans nos vestiaires.

- Qu'est-ce qui a disparu ?

- Les téléphones portales d'une dizaine de membres.

- On organise des excursions de 24h,

sur notre vieille frégate. - Sans technologie.

- Les gens paient pour ne pas avoir leur portable avec eux ?

- Exactement.

On peut revenir aux vols ?

- OK. Les participants déposent leurs affaires persos ?

- Oui. Ils sont partis hier. Et en revenant il y a une heure,

ils ont constaté la disparition de leurs téléphones portables.

- Montrez-leur ça.

S'ils reconnaissent leurs téléphones,

ils notent leurs coordonnées.

- Vous les avez déjà retrouvés ?

- Je suis du genre à toujours avoir un coup d'avance. Ou deux ou trois.

- Ils étaient où ?

- Secret d'enquête.

Autre chose a été volé ? - Non. C'est incompréhensible.

Aucun portefeuille n'a été touché. - Juste les portables...

Qui a les clés des vestiaires ?

- Les membres du club, le personnel, le service de nettoyage...

- La moitié de la ville... Je peux vous poser une question délicate ?

Seul à seul ?

Apparemment, certaines adhérentes aiment bien la chair fraîche.

- Je vous demande pardon... - Inutile, c'est pas de votre faute.

Vous saviez que des mémères du club s'offraient les faveurs de Mickael.

- Je n'écoute jamais les rumeurs.

Et notre club est des plus respectables, jeune homme.

- Moi, c'est lieutenant, madame.

- Tu réalises ?

Ta carrière de gendarme pourrait s'arrêter avant d'avoir commencé.

- Oui, papy m'a déjà sermonné.

- Sois-en heureux, il va essayer de garder l'affaire en interne.

Et Denis ? A cause de vous, il risque un blâme.

- Je suis prêt à tout assumer. Je pouvais pas rester

sans rien faire. Alice devait juste dire à Julien de prendre un avocat.

- Je comprends, mais pas comme ça.

- Si Alice était venue te voir, t'aurais fait la même chose.

- Peut-être, mais pas comme ça. Y a des procédures, point.

- Mickael avait sa place

au Yacht Club, il voulait tirer un trait sur son passé d'enfant placé.

- Quitte à tourner le dos à ses frères.

Par exemple en ne tendant pas la main à Julien

et à son père.

- Mickael surprend Julien et Sandro qui volent dans les vestiaires.

- Il les arrête, ils se battent, il les suit dehors...

- Et c'est l'accident fatal.

On va pas se mentir :

on a un très bon mobile pour Julien et Sandro.

Marchal ?

Rien à dire ? - Non.

C'est une hypothèse sérieuse.

- Et cette piste mystérieuse que tu devais creuser ?

- Laquelle ?

- Mickael aurait couché avec des femmes mariées du club.

On aurait pu avoir un mari jaloux, voire plusieurs, comme suspects.

Mais là, ça tient plus.

- Bien !

Il faudra déférer Julien et Sandro

chez le juge. Bonne soirée.

- Bon... Tu libères Alice ou je m'en charge ?

- Hum ! Ce sera ni l'un ni l'autre. Alice va passer la nuit ici.

- Tu plaisantes ? - J'ai l'air de plaisanter ?

On doit la traiter comme n'importe quel prévenu.

- Léa, quand même...

- On doit être irréprochables sur cette affaire.

J'ai pas le choix.

- On a essayé de faire lever ta garde à vue avec ton père,

mais ta mère veut rien entendre. - Je sais, la procédure...

Elle essaie même pas de me comprendre.

- Moi, je te comprends. J'aurais fait comme toi.

- Je sais que Julien est innocent. Mais elle veut pas m'écouter.

- Faut pas en vouloir à ta mère, elle fait ce qu'elle peut.

- Comment ça ?

- La situation est pas évidente pour elle.

Toi et ton frère, vous grandissez, vous prenez vos propres décisions.

C'est pas simple.

- C'est pas une raison pour me mettre en garde à vue.

- Je comprends que ça te choque, mais mets-toi à sa place.

Pour une mère, c'est compliqué de couper le cordon.

- Je vois pas le rapport.

- Te voir avec Julien, qui est pas franchement le gendre idéal,

ton frère qui fait l'inverse de ce qu'elle a rêvé pour lui

en devenant gendarme, ton père qui retombe amoureux...

- OK, mais elle peut pas décider de la vie de papa.

Ni de celle de Thomas ni de la mienne.

- Tu as peut-être raison.

Après, c'est pas à moi de le dire, mais...

Peut-être qu'il est temps que tu prennes ton envol.

Pour plus être sous... Comment dire ? Sous...

- Sous sa coupe.

Merci, Inès. Ca me fait du bien de te parler. Toi, tu me comprends.

Ca fera bizarre,

quand tu seras à Lille avec papa. - On sera toujours là pour toi.

Venez à Lille, avec Julien.

Et Thomas, aussi.

En tout cas...

Sens-toi libre de faire ce que tu veux.

- Salut, Erwan. - Salut.

Ca va ?

- Je suis crevé. J'ai bu des coups toute la soirée.

- En semaine ?

- Evidemment, monsieur je-me-couche-à-l'heure-des-poules.

- 21h30, ça va !

Bref, le labo a envoyé un mail matinal.

Les portables ont tous été piratés la nuit qui précède le meurtre.

- Pour être débloqués et revendus ? - Non.

Pour récupérer coordonnées bancaires

et mots de passe. J'ai demandé une analyse au service informatique.

- OK. Donc, Julien et Sandro

récupèrent les portables pour les pirater pendant la nuit

et les remettre en place hier. Et Mickael les a surpris.

- Possible, mais il voulait pas être impliqué, même indirectement.

- Logique, il voulait pas perdre son boulot.

Notification.

- Ca y est, on a une annonce qui correspond aux données volées.

Alors, ça va remonter l'adresse IP, comme d'habitude...

Donc...

- On va trouver le nom du vendeur : Sandro, comme prévu...

- 2 secondes.

- Non, c'est Mickael, le vendeur de données volées.

- Mickael Wagner voulait arnaquer les membres du club ?

- Julien et Sandro étaient ses complices.

Le contraire de ce qu'on pensait.

- Si les trois étaient complices, quel serait le mobile du meurtre ?

- On n'en sait pas plus. - Bonjour, Léa. Erwan.

- Bonjour, Franck. J'allais venir vous voir.

- Justement !

- Justement quoi ? - Y a pas de raison

que ce soit toujours à vous de venir.

- Oui... Vous avez quoi ?

- Rien, tout va bien.

- Erwan, je pose mal les questions ? Je ne suis pas assez claire ?

- Pardon ! Si ! J'ai 2 informations, dont une qui va vous plaire.

L'autopsie montre

que Mickael a une côte cassée, signe d'un massage cardiaque.

- On a tenté de le sauver. - Sandro ou Julien,

après avoir réalisé leur geste. - Ca, je sais pas.

Le labo a reconstitué l'angle de frappe sur la victime.

Le meurtrier mesure entre 1m 85 et 1m 90, ce qui n'est pas le cas

de vos 2 suspects.

Je viens d'innocenter Julien, cachez votre joie.

- S'ils sont innocents, pourquoi ils se taisent ? Ils protègent qui ?

On arrête de jouer au roi du silence, ça m'amuse plus.

Julien !

Sandro !

Le légiste affirme que ni l'un ni l'autre n'a tué Mickael.

Alors, que se passe-t-il ?

Qui essayez-vous de couvrir ? Mais putain, parlez !

L'un de vous deux a-t-il fait un massage cardiaque à Mickael ?

- C'est moi.

J'ai essayé de le sauver, mais je suis arrivé trop tard.

- C'est pour ça que t'étais assis sur lui ?

Je pensais que tu l'avais buté.

Je disais rien pour pas te balancer.

- Pareil pour moi.

- C'est pas possible d'être aussi con.

- J'y crois pas. Ces deux crétins se taisaient sur un quiproquo.

- Au moins, le cauchemar est terminé, maintenant.

Merci de m'avoir amenée ici.

Maman va pas trop crier ? - Ca va aller, t'en fais pas.

Mais ne te réjouis pas trop vite.

Vérifions d'abord que ces 2 crétins ne cachent pas autre chose.

Bon ! Ta mère

a levé ta garde à vue : tu rentres à la maison,

tu te douches et tu vas dormir. OK ?

Viens.

- Merci, papa.

- Montre-nous comment t'as essayé de sauver Mickael.

- Déjà, y avait un bâton.

Posé sur lui. Je l'ai enlevé.

- L'arme du crime. D'où les empreintes.

- J'avais le sac avec les portables. Je l'ai posé ici.

Après...

- Ca correspond aux ecchymoses et à la côte cassée.

- Tu peux arrêter.

Et ensuite ?

- J'ai compris que Micka était mort, j'ai paniqué.

Je suis parti en oubliant le sac. - J'attendais Mickael

sur son bateau. Au bout de 30mn, j'en ai eu marre, je suis sorti.

- Et tu as vu Sandro.

- J'ai pas eu le temps de l'appeler qu'il est parti comme un dingue.

Je me suis précipité vers le corps.

J'ai planqué les portables dans ma caisse et je suis revenu nettoyer.

- Nettoyer ?

Effacer les empreintes de Sandro avant d'appeler les secours ?

Mais les pêcheurs sont arrivés.

Mickael a été tué pendant que tu l'attendais dans son bateau.

- J'ai rien vu.

- Pour résumer : Mickael a volé les portables,

Sandro les a piratés...

Et toi, Julien ? Ton rôle dans tout ça ?

- Rien.

Avec Sandro, ça faisait longtemps qu'on s'était pas fait une soirée.

Avant-hier soir, j'ai débarqué chez lui pour lui faire la surprise.

Et je l'ai vu hacker les portables.

- Julien a pété un câble.

Depuis que j'ai repris les études, il laisse rien passer.

- Comme un grand frère qui s'inquiète pour toi.

Il a pas vraiment tort. Et après ?

- Il voulait savoir qui m'avait donné les portables.

J'ai été honnête. Mickael m'avait demandé de l'aider, je l'ai aidé.

- Mais Julien l'a mal pris.

- Il était vénèr. Hier matin,

quand Alice m'a appelé pour me dire qu'il avait été arrêté...

- Tu t'es dit que c'est lui qui avait tué Mickael.

- Sandro est trop naïf. Mickael se servait de lui.

- C'est pour ça que tu allais le voir.

- Je voulais lui dire ce que j'avais sur le coeur.

Il avait pas voulu aider mon père, et en plus,

il embarquait Sandro dans un truc illégal.

- Il y a quelque chose qui m'échappe.

Micka était intégré au Yacht Club, apprécié des Delorme,

il avait un CDI

qui arrivait... Pourquoi prendre le risque de tout foutre en l'air ?

- Mickael gérait le restaurant,

on lui avait promis le poste de manager,

il bossait comme un chien, et c'est un fils à papa qui a eu le poste.

- C'est Mickael qui t'a dit ça ?

- Oui. Son CDI, c'était juste pour rester le larbin de service.

Ca l'intéressait pas. Il a décidé de partir avec sa meuf au Mexique.

- Sa meuf ? Quelle meuf ?

- Je sais pas, mais il la kiffait grave.

- Comment tu le sais ?

- Il a tout claqué dans 2 billets d'avion,

et il cherchait de la maille pour vivre là-bas.

- Ca vous embête pas de vérifier ? - Pas du tout.

- Inès checke les agences de voyages pour retrouver ce billet d'avion.

- J'ai trouvé aucune liaison sérieuse

dans la vie de Mickael.

- Pourquoi il aurait menti à Sandro ?

Sa dernière maîtresse, ça remonte à quand ?

- Plusieurs semaines.

- Il a peut-être arrêté de coucher à droite à gauche par amour ?

- Alors, ça veut dire jamais un mot doux par SMS ou par mail ?

Quand on est en couple, on s'écrit matin, midi et soir.

La nuit...

Vous vous écrivez souvent, avec... - Avec Inès ?

- Oui.

- Non. On passe nos journées ensemble, alors...

- Mickael et moi...

On se cachait pour pas donner une mauvaise réputation au club.

La fille du patron avec un stagiaire, c'est pas top.

- Et fuir avec lui au Mexique, c'est mieux ?

- Comment ça ? Et ta prépa ?

- Je m'en fous ! C'est votre rêve,

à papa et à toi.

Moi, je voulais vivre avec lui, loin.

Dans un pays où il aurait pas été considéré juste comme un serveur.

- Lison, que s'est-il passé ?

Hein ?

- J'ai vidé mon compte pour qu'on ait de l'argent au Mexique.

Je voulais

lui faire une surprise.

Mais la banque a appelé la maison.

- Et votre père l'a appris.

- Il était fou de rage.

- Je voulais juste protéger ma fille.

- En tuant un gamin de 23 ans. - Evidemment, non.

C'était un accident.

Ma femme est morte il y a 15 ans. J'ai élevé Lison seul.

Ma petite chérie allait intégrer une grande école.

- Et alors ?

Elle pouvait prendre une année sabbatique avant sa prépa.

- Avec un gigolo ? - Donc, vous étiez au courant

des agissements de Mickael.

- Je lui donne une chance de se rattraper, et il se venge

en séduisant ma fille. - Vous êtes allé le voir hier matin.

- Je lui ai demandé combien il voulait pour partir loin de Lison.

Ca l'a rendu fou. - Il était très amoureux d'elle.

- Il m'a sauté dessus.

- Il était plus fort que moi.

J'ai eu peur.

Je me suis défendu.

- Evidemment,

certaines poursuites demeurent, mais Julien et Sandro sont libres.

- T'as l'air déçue.

- Je suis pas déçue, non. J'ai eu peur, Alice.

Julien a joué avec le feu. Tu as joué avec le feu.

Tu étais en position de complice. Vous avez pris de gros risques.

- Non, Julien a juste essayé de protéger son frère.

Tu lui en veux de t'avoir menti,

mais moi, je l'aime encore plus pour ça.

Il est prêt à tout pour ceux qu'il aime, lui.

- Comment tu peux dire un truc pareil ?

Hein ?

Je ferais n'importe quoi pour ton frère et toi.

Mais y a des lois et des limites. Et une fois qu'on a franchi

ces lois et ces limites, on les franchit à nouveau.

- Tu sais quoi ?

Garde tes lois et tes limites et ton envie de contrôle pour toi.

C'est Inès qui a raison.

T'es incapable de couper le cordon. Tu veux tous nous manipuler.

Thomas, papa, moi...

Tu veux nous garder sous ta coupe. Faut que je me libère de toi.

...

- Qu'est-ce qui se passe ?

- T'as dit à Alice qu'elle vivait sous la coupe de sa mère

et qu'il valait mieux qu'elle parte avec nous ?

Putain, Inès...

Tu te rends compte de ce que ça veut dire ?

Comment t'as pu faire ça ?

- Je sais pas.

- Tu sais pas ? Je te faisais confiance.

Tu m'as manipulé. J'allais tout sacrifier, moi.

- Paul, écoute-moi.

Je comprends pas pourquoi j'ai fait ça, je te jure.

Toi et Léa, vous êtes tellement complices...

J'ai vu ça comme une menace.

J'ai eu peur. J'ai eu vraiment peur.

J'ai fait ça pour nous protéger. Par amour pour toi.

C'était maladroit,

mais c'était pas méchant. Paul...

Faut que tu me pardonnes.

- Je peux pas, ça. C'est impossible.

Tu m'as trahi.

- Paul...

- C'est fini.

france.tv access

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.