All language subtitles for Tandem.S04E04

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

Choc.

Surprise ! - Ca va, ma chérie ?

- J'ai pris un covoiturage de nuit.

- Tout va bien, sois pas désolée.

Je suis contente. - Maman...

- On t'a réveillé. - Oui.

- Alice,

voici Grégory.

- Enchantée, Grégory.

- Je vais mettre un tee-shirt.

Téléphone.

- Y a le téléphone.

- Oui, Erwan ?

J'arrive tout de suite.

Y a des choses

qui ne changent pas, je dois y aller.

Je vous laisse faire connaissance.

- Oui.

- T'es belle.

Y a un truc qui a changé.

Je t'aime. - Moi aussi.

- Et... A plus tard.

- Tu as faim ? Je fais de très bons pancakes.

- Alice ! Greg fait des pancakes délicieux !

Il fait ses propres tisanes, et aussi des flans au tofu !

- Dans ce cas-là...

- Le corps est près du bassin. - OK.

Bonjour.

- Bonjour commandant. - Bonjour Erwan. Alors ?

- Elle portait cette carte

autour du cou.

- Le feu d'artifice que j'ai entendu hier soir était tiré d'ici ?

- Oui, pour fêter l'inauguration du musée des Folies. Une folie,

à Montpellier...

- C'est une maison noble ou bourgeoise

de l'Ancien Régime, oui, comme le château de l'Engarran.

Vous, c'est les bateaux, moi, c'est les châteaux.

- Pas que sous l'Ancien Régime, mais bon...

- Touchée

par une fusée ? - Oui.

On en a retrouvé une là-bas. C'est peut-être un accident.

- D'accord.

La fusée part,

percute la victime, rebondit et va s'écraser là-bas.

Pourquoi pas.

La manche a été arrachée,

alors que la blessure

est à l'abdomen, comme s'il y avait eu une bagarre.

On n'a pas signalé sa disparition ? - Son mari est parti à Lyon.

- Sans sa femme ?

- Judith devait l'y rejoindre ce matin.

- J'imagine que Marchal explore les alentours.

- Oui, il est dans les bois.

- Et eux, là-haut ? - Agathe Rénier,

la conservatrice, et Xavier Ortega,

responsable des espaces verts.

- Je vais aller les voir. Faites le point avec les techniciens.

- Bien. - Merci.

- Alors ?

- J'ai rien trouvé. Et toi ?

- On a le portable de la victime, et aussi ceci.

- C'est quoi ? - Du verre.

C'était à coté. - Du verre ?

- Il y a

de la poudre dessus. - De fusée ?

- A confirmer. Et on a des traces de pas qui traversent l'allée

et qui mènent à la scène de crime.

- Donc le meurtrier arrive et repart par le bois,

et se fond dans la foule.

On a un millier de suspects.

- J'y vais avant que vous me demandiez de tous les interroger.

- Mais non.

- Et ce colloque avec le colonel ? Je dois me préparer à vous appeler

"commandant Marchal" ? - Je sais pas si c'est pour moi.

- Oui, un commandant, ça ne peut pas aller fouiller les bois, creuser...

- Je ne suis pas un sanglier, Erwan.

- Ben non. - Ben non.

- J'y vais.

- OK, moi, je vais renifler par là.

- A plus tard.

- Mme Rénier, M. Ortega, bonjour.

Gendarmerie nationale.

- Vous connaissiez bien Judith ? - Non, j'ai été mutée ici

y a un mois seulement pour encadrer la fin des travaux.

Je ne sais pas grand-chose sur elle.

- Vous êtes ici depuis quand ?

- Ca fait cinq ans. Je la voyais régulièrement,

depuis que Pyrociel avait été choisi, y a un an.

- Un an de préparatifs ?

- Judith disait que c'était un événement spécial, pour elle.

Elle s'impliquait beaucoup. - Pourquoi ?

- Elle avait vécu

avec son père, enfant, dans une aile du château.

- Donc ce feu d'artifice était une sorte d'hommage ?

- Oui, à son père, qui était artificier amateur.

Judith parlait beaucoup de lui.

- Elle avait changé de comportement, ces derniers temps ?

- Hier, c'était très tendu avec M. Balard.

- M. Balard ?

- Le patron de Pyrociel.

- Il l'a engueulée,

dans le parc.

- Et il a pris sa place pour tirer le feu d'artifice.

- D'accord.

Merci. Bon courage.

- Hep ! Léa !

Alors Alice est rentrée ?

- Tu ne dis même plus bonjour, Paul ?

- Pardon. Bonjour Léa.

- Bonjour. Tu parlais de ma fille ?

- De "notre" fille.

- Ca faisait longtemps, ça.

- Elle est rentrée, elle va m'appeler ce soir.

Alors elle a rencontré Grégory ?

C'est pour ça que t'as l'air bizarre !

- Pas du tout. - Mais si.

- Ca s'est très bien passé.

On peut enchaîner sur l'enquête ? - Oui. J'ai une piste.

- Ah oui ? Monsieur Balard.

- Si tu sais déjà tout...

- Mais non. Je t'écoute.

- Les employés, là-bas, m'ont dit que c'était un sanguin.

Il y a 5 plaintes contre lui aux prud'hommes.

- Charmant.

Et que voulait-il à la victime ? - Il pense qu'il y a eu une erreur

sur le choix des obus, et il l'en a tenue responsable.

- Raison pour laquelle il l'a virée.

- Elle tenait à ce show.

- Elle a pu s'énerver contre lui.

Envoie Erwan et Inès chez Pyrociel, je vais chez le proc.

- D'accord. Et moi, du coup ? Je...

- Quand on veut devenir commandant, on prend des initiatives.

A plus tard, commandant.

- Allez, sérieux...

C'est sérieux.

- Si Balard était à sa console de tir, il pouvait pas en même temps

tuer Judith de l'autre côté du château.

- Pyrociel gère les lancements à distance de la console

avec une tablette. - Et cette histoire d'obus ?

- Judith Collet aurait installé des obus trop puissants.

- C'est une sacrée boulette, ça. - C'est ce que Balard va te dire.

Je te laisse l'interroger ? - OK.

- Bonjour monsieur.

- C'était une énorme erreur, mais j'allais pas la tuer pour ça.

Après la dispute,

je ne l'ai pas revue.

- D'où avez-vous lancé

le feu d'artifice ? - De la cour. Je n'étais pas seul.

- On va vérifier, M. Balard.

- Bonjour. - Bonjour.

- Le bureau de Judith Collet ?

Gendarmerie nationale.

Vous travailliez avec Judith ?

- Oui. Elodie Gastien, responsable du pôle Recherche et Développement.

- Depuis longtemps ?

- 10 ans. C'était une nana adorable, passionnée par son métier.

- Et dans sa vie privée, elle avait des soucis ?

- Non, elle adorait sa fille et son mari.

Ils étaient tout pour elle.

- Elle s'était déjà trompée ?

- Jamais. Elle était très pro, hyper fiable.

C'est incompréhensible.

Mais je devais réagir.

La vie des spectateurs était en jeu.

- Elle a réagi comment ?

- Mal, c'est sûr. Et elle a refusé de reconnaître son erreur.

- Personne d'autre

n'aurait pu se tromper en livrant les obus ?

- Ca va ? Passe-moi le 200, s'il te plaît.

Voilà.

Judith avait apporté des obus de 200mm, au lieu de 125.

- Ah, d'accord.

Et un sabotage extérieur ?

- Non, tout est sécurisé. L'entrepôt est classé

Seveso 2, sous vidéo-surveillance, et chaque entrée est contrôlée.

- Mais quelqu'un a pu intervenir ici sans que Judith ne le voie.

- Non, elle choisissait elle-même ses fusées

et contrôlait le chargement.

- Tout ça dans la foulée ? - Sans rien quitter des yeux.

- Je n'y connais rien, et pourtant je ne les confondrais pas.

- Des projets pyrotechniques dessinés par Judith.

Elle les imaginait,

et je mélangeais les poudres pour réaliser les fusées.

On formait un duo de choc.

- Bonjour. Je m'incruste.

Vous êtes... ?

- Elodie Gastien.

- Je suis le lieutenant Zaidi.

Vous êtes au courant de l'erreur de Judith pour le feu d'artifice ?

- Bien sûr. Personne ici n'a compris comment elle a pu se tromper.

Elle a dû être distraite.

- OK. Merci.

Tout est minutieusement classé, étiqueté...

- Tu penses qu'on a voulu la piéger.

- C'est pas un hasard si elle a été tuée après.

- On n'a rien à quoi s'accrocher.

- Imaginez qu'elle ait découvert qui a fait ça.

Vous imaginez, là ?

Elle menace de le dénoncer, alors on la fait taire.

- On n'a rien pour étayer cette hypothèse.

- Ben si. Mon instinct.

Là, vous faites votre commandant Soler.

- Moi ? Non.

- Si, vous faites votre petit chef. - Ah ? D'accord.

- Judith a une vie normale, une fille et un mari qu'elle adorait,

aucun problème perso... - C'est là que je te coupe.

Voilà le message que lui a laissé son mari il y a 3 jours.

homme ! Dis-moi qui c'est !

- Où étiez-vous au moment du meurtre,

monsieur Collet ? - A l'écart, sur le parking.

J'aime pas les bains de foule, mais j'étais venu pour Judith.

- Vous étiez seul ?

Vous lui aviez laissé un message... - J'ai regretté tout de suite après.

- Pour quelle raison ? - Je l'accusais sans preuve.

C'est juste qu'elle avait changé, ces derniers temps.

- C'est-à-dire ? - Elle s'habillait

plus féminine, chantait le matin, semblait sûre d'elle, comme...

- Une femme amoureuse.

- Elle me cachait des choses.

Alors j'ai craqué et je lui ai laissé ce message.

- Et comment a-t-elle réagi ?

- Elle m'a dit de lui faire confiance, qu'elle m'expliquerait.

- Ca vous a rassuré ?

- Je l'aimais.

J'avais envie de lui faire confiance.

- Mon colonel, vous vouliez me voir ?

Pour l'instant, on étudie tous les éléments.

- C'est quoi, ce mail ?

Tu ne veux plus que je t'aide à devenir commandant ?

- Je sais pas si c'est le bon moment.

- Ce sera quand, alors ?

- Je suis bien, ici, avec mes collègues, avec ma famille.

- Ils partiront tôt ou tard.

- Et j'adore la région. - Paul !

Tu as le bon âge. Si tu attends, tu vas perdre ton tour.

- Oui, je sais... - Et ?

- Ca fait vingt ans que je vis comme ça, au présent.

Je suis très honoré que vous proposiez d'être mon mentor,

sincèrement, mais...

Je n'ai pas d'autre ambition que de continuer à vivre au présent.

- Je suis impressionné, Paul.

Sincèrement.

Dubitatif, mais impressionné.

C'est une force, de savoir ce qu'on veut, surtout ce qu'on ne veut pas.

- Où est le capitaine Mauriac ? - Je l'ai pas vue.

- Elle a disparu.

Marchal, vous avez vu Mauriac ? - Non.

Léa ! Tu bois un café avec moi ? Parce que j'en ai deux.

- Pourquoi t'en as deux ? - Parce que la machine déconne.

- Merci. - Je t'en prie.

J'ai passé un super moment avec ton père.

- Mais tu passes ta vie avec lui ! Pourtant quand on était mariés,

c'était pas le grand amour. - On s'est toujours bien entendus.

- Tu penses quoi de cette enquête ? - Euh... Et toi ?

Tu suspectes le mari ?

- Il a un bon mobile, pas d'alibi... Mais le trompait-elle vraiment ?

- J'aimerais suivre la piste d'Inès. - Tu veux mon accord ?

- Non, faut pas exagérer.

Je te tiens informée. - Ouf.

- Léa ! Deux secondes.

J'ai réfléchi à la proposition de ton père de devenir commandant.

- Et alors ?

- Et alors ça claque. "Capitaine Marchal", ça claque.

"Commandant Marchal", c'est... Ca furète, un commandant ?

Non, ça ne furète pas, or ce que j'aime, c'est fureter.

Et puis l'autorité, c'est pas mon truc.

Et j'aime bien cette hiérarchie. - Que tu aimes tant respecter.

- Voilà. Et elle est là. C'est ça qui compte.

- Je t'avais dit

que tu dirais non. Merci pour le café !

- De rien.

- Je vais chez la victime. - J'ai rien trouvé sur elle.

Son planning est bien rempli, aucune fenêtre pour caser un amant.

- C'est quoi, ça ?

La liste de ses trajets en tramway ?

- Déprime.

- Attendez... Elle allait où, là, deux soirs par semaine ?

- Sa salle de sport,

d'après son mari. - Vous connaissez mal Montpellier.

Y a pas de salle de sport, là.

- T'es certain ? - C'est chez la nounou de ma fille.

- Y a quoi là-bas ? - Des usines et des bureaux.

Je vois mal Judith Collet y retrouver son amant.

- Pourquoi ? Ca peut être excitant, un peu d'aventure et d'imprévu.

Ca met du piquant.

Non ? T'es pas d'accord ? - Si. J'y vais.

Je suis en retard.

Je crois qu'on m'attend. Pardon.

A plus tard.

- Je sais pas où on va, mais je te suis.

Capitaine Marchal, rock'n'roll comme jamais.

- On va dire ça comme ça. - Sinon c'est quoi, le projet ?

- Y a un truc qui me chiffonne, dans la déposition du mari de Judith.

- Tu travailles à l'instinct, toi. - Exactement.

- Eh bien parle.

- Judith a commencé comme stagiaire chez Pyrociel il y a dix ans.

Elle a gravi les échelons,

et Balard lui a récemment proposé le poste de directrice artistique.

- Elle a refusé ?

- Exactement. Mais elle a demandé à Balard un délai d'un an.

- Pourquoi ?

- Son mari l'ignore, mais Balard doit le savoir, donc...

- Je savais que je pouvais te faire confiance, à toi.

- On va dire ça comme ça. C'est marrant, cette mode...

- Quelle mode ? - De refuser les promotions.

Les gens n'ont plus d'ambition. - Euh... Y a un message caché, là.

- Non, aucun.

- D'accord.

- Aucun de caché, en tout cas. - De ?

- Judith se sentait pas prête à devenir directrice artistique.

Elle voulait attendre un an. - Mais vous n'aviez aucun doute.

- Aucun. Elle faisait déjà plus ou moins ce boulot.

- Donc son refus était plus ou moins inexplicable, si on peut dire ça

comme ça.

- Je ne voulais pas la perdre, alors je n'ai pas insisté.

- C'était il y a un an, ça.

Elle allait l'accepter, là ? - Elle devait me dire ça bientôt.

Vous cherchez quoi ? - Qui a pu échanger

les deux obus.

- Vous êtes têtus.

- TRES.

- Suivez-moi.

- Pour accéder au stock,

il y a un code à huit chiffres.

Judith ne l'a jamais donné à personne. Que voulez-vous de plus ?

- La vidéo-surveillance du bâtiment exclut toute intrusion étrangère.

C'est quelqu'un d'ici

qui a inversé les obus.

Tu sais quoi faire.

- Les empreintes sur le clavier.

- Bonjour Franck. - Bonjour Léa.

- Alors ?

- D'après l'imagerie médicale, c'est pas joli.

La fusée lui a foudroyé le foie, la mort a été immédiate.

- Elle était penchée au moment du tir ?

- C'est ça. - Prévenez-moi après l'autopsie.

- Oui. Ah, Léa, je sais pas si ça a un rapport avec l'enquête,

mais je voulais vous montrer ça.

Au niveau de la dernière articulation du majeur.

- C'est quoi ?

- La "bosse de l'écrivain". - C'est quand on écrit beaucoup ?

- J'en avais jamais vu une aussi énorme, surtout à notre époque.

- Son travail n'exigeait pas

qu'elle écrive de manière intensive.

- Pourtant cela indique qu'elle écrivait plusieurs heures par jour.

- OK. Faites-moi parvenir le rapport.

- Bien sûr. - La bosse de l'écrivain...

- Merci beaucoup, bonne journée.

- Ca donne quoi, les recherches sur la zone industrielle où se rendait

la victime ?

- Entreprises, associations diverses...

- Pas d'hôtel ? - Aucun.

Il s'agit sûrement pas d'une histoire de cul.

- Une zone industrielle, c'est pas vraiment...

romantique.

J'ai trouvé ça en perquisitionnant chez la victime.

- Mots cochés, Syllabes entourées...

Ca me rappelle quand mes enfants apprenaient à lire. Et ces photos ?

- C'est le stock de Pyrociel.

- C'est quoi, les symboles sur les étagères ?

- Sûrement un système de classement.

- Comme à l'école maternelle. La liste des associations ?

Merci.

"Association

"de lutte contre l'illettrisme".

C'est là qu'elle allait.

Les livres griffonnés,

les symboles, la bosse de l'écrivain :

Judith Collet apprenait à lire et à écrire.

Vérifiez s'il vous plaît. Merci Erwan.

- J'ai cru qu'elle me trompait, alors qu'elle apprenait à lire.

Quel con.

- Pourquoi nous avoir caché que Judith était illettrée ?

- Ce n'est pas facile d'en parler.

Elle adorait les surprises. C'est pour ça qu'elle ne m'a rien dit.

Et moi, j'ai rien vu.

- Vous ne pouviez pas savoir.

En revanche,

notre légiste a découvert sur le majeur droit de Judith

la bosse de l'écrivain : elle a dû écrire pendant des heures,

et on n'a rien qui confirme ça. - Je ne sais pas.

On ne se voyait plus beaucoup, elle passait son temps au travail.

- Qui d'autre savait ? - Sa collègue Elodie.

A la maison, je gérais,

mais au boulot, elle s'appuyait sur elle, elle lui faisait confiance.

- Bien sûr.

- Que fais-tu ici ?

- On emporte tout.

- Pourquoi Mauriac m'envoie,

si t'es là ? - Elle le sait pas.

Je suis dans la team

Marchal, ou plutôt dans ma team.

J'ai résolu le mystère.

- Bel esprit

d'équipe !

- Quel mystère ?

- Celui des obus. On l'a résolu.

- Je l'ai résolu.

- Vous m'expliquez ?

- Il y avait un 3e jeu d'empreintes

sur le clavier.

- Elodie Gastien a échangé les obus. - Et a fait accuser Judith Collet.

- Ah, OK.

- Tu nous aides, du coup ?

- Oui, Erwan ? - J'ai le parcours d'Elodie Gastien.

Diplômée, elle aussi a gravi tous les échelons chez Pyrociel.

- Pour diriger le pôle "Recherche".

- Elle a suivi

beaucoup de formations.

- Ah oui, formation pour devenir artificière, module

de direction artistique...

- Pourquoi Balard n'a rien dit ?

- Elle les a payées. - Il savait pas ?

- Non.

- Elle briguait en secret le poste promis à Judith.

- Tout en restant la bonne copine qui couvrait son illettrisme.

- Et bien qu'elle ait les diplômes, Balard offre le poste

à Judith. - Qu'elle allait forcément accepter.

- D'où l'échange des bombes, pour la faire virer pour faute grave.

- Sauf qu'elle n'a pas été virée, juste sanctionnée.

Ca ne suffisait plus.

- Ca se tient.

- Elodie conservait

ces croquis,

tous dessinés par Judith. - J'adore.

C'est hyper joli.

- On peut voir, nous aussi ? - Oui.

- Ah oui.

- Arrêtez vos salades, Mme Gastien !

C'est avant ou après l'avoir tuée que vous avez volé son carnet ?!

- J'ai rien fait de tout ça ! Judith me l'a donné, ce carnet !

- Alors expliquez-vous !

- OK... J'ai fait une énorme bêtise hier.

Mais c'était injuste, je méritais ce poste plus qu'elle.

- Vous avez espéré

qu'elle n'apprenne pas à lire aussi vite, sauf qu'elle a travaillé dur.

Elle a progressé.

- En un an, je l'ai vue prendre de l'assurance.

J'étais sûre qu'elle allait accepter le poste.

- Vous avez échangé

les obus.

- Quand j'ai su qu'elle ne lancerait pas ce spectacle,

je m'en suis voulu.

- Bien sûr.

Mais pas au point d'aller vous dénoncer.

- J'ai appelé Judith pour tout lui dire.

En fin d'après-midi. Elle m'a dit de ne pas en parler à Balard.

- Pourquoi ?

- Elle m'a dit de garder le carnet, qu'elle allait refuser le poste.

- On va vérifier.

- Je sais.

- Pourquoi faire tous ces efforts

si c'est pour finalement refuser le poste ?

- Judith avait promis à Elodie de tout lui raconter ce matin.

- C'est les cahiers que Judith avait cachés au labo depuis un an.

- Il y a quoi ? - Elle rattrapait

40 ans d'illettrisme, il y a toute sa vie depuis sa naissance.

J'en ai pour la nuit. - Ca tombe bien.

La nuit est propice à la lecture. Enfin... Entre autres choses.

- Euh...

J'ai un mail.

Judith allait bien refuser le poste pour avoir plus de temps libre.

- Pour faire quoi ?

- Du bénévolat dans des associations contre l'illettrisme.

- Oh flûte !

- C'est pénible, cette générosité.

- Non. Mais si elle avait été chassée par un concurrent,

ça nous aurait fait une piste. - Je vais continuer à chercher.

- J'y vais. Je vous fais livrer des pizzas.

C'est pour moi. - Merci, capitaine.

- Tu vas où ?

- Je vais courir avec Marchal, avant de passer la nuit sur l'ordi.

- Attention à ne pas attraper son manque d'ambition.

- Je suis très bien à mon poste.

- Tu m'étonnes.

Question mâles dominants, on a été mal servis, ici.

- Ca nous arrange.

Bon courage. - C'est vrai. Bonne soirée.

...

La porte d'entrée claque.

...

- Salut Grégory. - Salut.

Il coupe le son.

Je t'invite à écouter davantage de musique classique.

Ca favorise la dopamine, le sommeil, ça aide à se relaxer.

- OK.

Je vais me relaxer dans ma chambre en parlant à mon copain.

- Je vais aller méditer.

Tu devrais me rejoindre.

La méditation permet une meilleure connexion avec les autres.

- Je vais me connecter à mon copain.

- Tu m'étonnes.

Ouais, à plus.

Ca va ? - Et toi ?

- Je parlais à Alice. Ca colle pas trop avec Grégory.

- Ah ? Pourquoi ? - C'est Grégory, quoi.

Il mange des graines, il médite,

et il remercie l'univers avant d'aller se coucher à 22h.

- Pourtant, toi, ça se passe bien avec lui.

- Moi, tant que maman est contente...

Mais Alice parle déjà d'aller vivre chez toi.

- Ah bon ?

- Elle voudrait écouter sa musique sans se préoccuper de sa dopamine.

- Sa dopamine ?

- Oui. Je...

Allez ! On court jusqu'au parc ? - Alors même pas une journée passée

avec lui et elle déchante ?

- Oui. On y va ?

- Et elle veut vivre chez moi ?

- Oui.

- Je suis là ! Ca va, Thomas ? On va au Jardin des plantes ?

- Plutôt que de courir comme des chiens de traîneau,

on pourrait aussi se poser à une terrasse de café.

On profite du soleil. - Je me suis changé ! Allez !

On va courir !

- On peut aussi boire un coup.

Tom ! Elle a dit quoi d'autre sur Grégory ?!

- Bonjour. J'ai du courrier ? - Oui, commandant. Voilà.

- Merci. - Léa !

- Paul, on dit bonjour. - J'ai eu Alice hier soir.

- Elle t'a demandé à venir s'installer chez toi, non ?

- Oui. Tu sais pourquoi ?

- Non. C'est un peu compliqué, pour elle, avec les études,

Julien qui est loin, sa mère avec un nouvel homme...

- Avec n'importe qui, ça aurait été difficile.

Ce n'est pas forcément lié à Grégory.

- Autre chose ? - Je te connais.

Ce type te correspond pas.

- Greg n'est pas un type, c'est un homme.

- C'est à ce point-là ?

- Un homme solide, fiable, un homme ancré,

très ancré.

- T'as besoin de fantaisie, d'être avec quelqu'un de marrant.

J'ai rien contre la dopamine, hein. - La dopamine ?

- T'es heureuse ?

- Oui. - Elle est heureuse.

C'est ça qui compte. - Merci, Paul.

L'enquête avance ? - Ah oui.

Le labo a analysé les bouts de verre retrouvés près du corps.

- Oui ? - C'est des verres de lunettes.

- D'accord.

- Des verres neutres.

- En tout cas, la victime n'en portait pas.

- Donc ça doit appartenir au meurtrier. J'y vais.

- Tu vas où ?

- Au château. Je retourne fouiller. Un truc à vérifier.

- Bonjour Inès. - Capitaine.

- Votre nuit sur les cahiers de Judith, ça a donné quoi ?

- J'ai peut-être quelque chose qui lie le meurtre à son illettrisme.

Les premières années de Judith avec ses parents au château.

- Alors qu'est-ce qu'on a ?

Une enfance heureuse, non ?

- Jusqu'au décès de sa mère, Judith avait six ans.

S'ensuivent des échecs scolaires, et une affreuse belle-mère.

- "Elle se mettait en travers

"de ma route..."

- "Folcoche me privait du seul parent qui me restait."

J'ai une mémoire eidétique.

Je retiens tout ce que je vois.

- On fait la paire : moi, j'entends rien. Quick et Flupke.

"Folcoche",

comme la méchante héroïne du roman d'Hervé Bazin, "Vipère au poing".

C'est violent, non ?

- C'est à cause d'elle que Judith a abandonné l'école très tôt.

- Les causes de l'illettrisme sont complexes, mais si en plus,

un enfant n'est pas épanoui dans son foyer... Comment s'appelle

la belle-mère ? - Elle ne le dit pas. Mais attendez.

Notre victime, Judith,

était en train de mettre en place un blog pour raconter son parcours.

- Elle allait balancer sur Internet

le vrai nom de Folcoche ? - Oui.

Mais elle a pas eu le temps.

- La pratique du "name and shame".

L'effet aurait été dévastateur.

- De quoi se faire lyncher sur Internet : menaces, insultes...

- Vie ruinée.

Vouloir faire taire Judith, c'est un bon mobile de meurtre.

Merci, Inès. Et bravo.

- Elle m'avait parlé de son enfance, mais sans nommer sa belle-mère.

Elle avait tiré un trait sur ça. - En apparence, peut-être.

Mais elle avait des choses à régler.

- Non, c'était fini. Y a un mois, elle a pas eu peur

de retourner fouiller dans les papiers de son père,

pour le feu d'artifice.

- Elle a attendu le dernier moment pour récupérer ce genre d'infos ?

On peut les récupérer ?

- Bien sûr.

- Merci. Je vous laisse finir.

Excusez-moi ! Pardon.

Capitaine Marchal, gendarmerie nationale.

Je peux voir vos lunettes ? - Oui.

- Merci.

Elles sont pas correctrices. - J'ai aucun problème de vue.

- D'accord.

C'est pas du verre. - Vous devez pas bricoler souvent.

Pour protéger les yeux, on utilise du plastique incassable.

- D'accord. Merci.

- Merci. Excusez-moi, je sais que vous avez pas le droit d'en parler,

mais vous avez un suspect ?

- On cherche toujours. D'ailleurs, vous savez

combien de personnes portent des lunettes ici ?

- Une dizaine, je dirais.

Voire quinze. - Vous pourriez me noter

les noms ?

- Je vous les dicte.

Avec ces gants... - Je vous écoute.

- Y a Georges Svisnensky.

Je vous l'épellerai pas. - Je note que les prénoms.

- Judith avait fait un album photo.

- Ca, c'est ses carnets scolaires de début de primaire.

L'année où sa mère est morte, elle a des problèmes

de concentration, et deux ans plus tard, elle décroche total.

- Là, c'est avec ses parents, à une époque où elle était heureuse.

Ca, c'est intéressant.

A mon avis, la 2e partie du puzzle, c'est la belle-mère.

- La pauvre Judith... C'était une gamine complètement traumatisée.

- En revisitant son histoire, elle a rouvert toutes ses blessures.

- Merde...

Faites voir.

Regardez ça.

- Les années ont passé, mais on reconnaît ce visage.

- Ah ben oui.

La belle-mère tyrannique,

c'est Agathe Rénier,

la conservatrice du château.

Téléphone. - Merci, M. Ortega.

- De rien.

- Oui, Inès ?

Oui, Agathe Rénier

est ici.

- Vous avez quoi ?

- Agathe Rénier habitait dans la région

y a trente ans, elle est revenue y a un mois pour ce poste au château.

- Alors que Judith crée un spectacle pour l'inauguration du musée,

le destin... - Lui envoie

la belle-mère qui la maltraitait.

- J'appelle Marchal, il est là-bas. - C'est fait.

Il est prévenu.

Je l'ai déjà appelé. - Super.

- Chers collaborateurs,

je tenais à vous remercier.

Ce musée a pu voir le jour avant tout grâce à vous,

mais aussi grâce à M. Verbier,

le maire, Mme Lecoeur, responsable régionale des Affaires culturelles,

et enfin M. Durand, le directeur du Patrimoine de l'agglomération

de Montpellier.

Et je voudrais

qu'on ait une pensée émue pour celle qui nous a offert avant-hier

ce beau feu d'artifice qui marque la renaissance

du château de l'Engarran, et une nouvelle ère.

A ta santé, Judith.

- A Judith. - Merci.

- A plus tard.

- Pardon.

Mme Rénier, bonjour.

Capitaine Marchal, gendarmerie nationale.

Pourriez-vous m'accompagner s'il vous plaît ?

- Pourquoi nous avoir menti à propos de Judith ?

- J'étais la coupable idéale. Et je regrette cette période de ma vie.

- Ca, maltraiter une petite fille, on a connu plus glorieux.

- Je n'ai pas été à la hauteur, mais je n'ai jamais été un monstre.

- Elle dit le contraire.

Et elle n'a rien inventé.

- J'avais que 18 ans, quand je suis tombée amoureuse de son père.

J'ai pas pris conscience du soutien dont elle avait besoin,

de l'amour qu'elle réclamait, et ça, je m'en suis toujours voulu.

- Et les humiliations, quand elle récitait mal ses leçons ?

C'est du harcèlement

psychologique, et l'âge que vous aviez n'a rien à voir là-dedans.

- C'est à cause de vous, si elle ne savait ni lire ni écrire.

Votre attitude l'a traumatisée, vous avez gâché sa vie.

Vous le savez ?

- Judith ne voulait plus se taire.

Elle vous a dit qu'elle allait dévoiler votre nom sur son blog.

- Oui, la veille de sa mort, cette peste m'avait fait du chantage :

ou je partais, ou elle balançait mon nom.

Elle allait me pourrir la vie. - Et là,

votre image, votre réputation

était menacée. - Au moins, l'affaire est réglée.

La menace a disparu.

- Même si elle allait publier son torchon,

jamais je l'aurais tuée ! Jamais !

- On n'a aucune preuve

contre Agathe Rénier. - C'est pas la coupable.

- Pardon ?

- Elle porte des verres correcteurs. - Donc je ne la défère pas

au parquet sous prétexte de myopie ? Voyons, Paul !

- Lis la dernière page que Judith a écrite il y a quelques jours.

- Ca confirme qu'elle voulait aider les illettrés. Et alors ?

- Lis-la. - "J'ai trouvé quelqu'un

"qui a besoin de moi, c'est mon devoir de l'aider."

Ce serait qui, ce quelqu'un ?

- Quelqu'un qui n'a pas besoin de lunettes.

Monsieur Ortega ? Agathe Rénier nous a demandé de vous remettre

cette lettre en main propre.

Vous étiez très proche d'elle,

au cocktail. C'est peut-être une lettre d'amour ?

Vous ne lisez pas ?

- Il a oublié ses lunettes.

- Non, c'est l'astuce qu'il utilise

avec les gens, les fausses lunettes.

- Stratégie d'évitement

pour cacher son illettrisme. - Il m'a dit avoir une bonne vue.

L'excuse ne marche pas.

- Les morceaux de verre lui appartenaient, alors ?

- Je l'aurais pas vu s'enfuir.

- J'y vais ? - Carrément.

- M. Ortega !

A part pour vous blesser, c'est une mauvaise idée !

- Je voulais pas. Je vous jure que je voulais pas.

- On va en parler.

Regardez-moi, M. Ortega.

Je vais m'approcher de vous. Regardez-moi.

Regardez.

Donnez-moi la main.

On va en parler, d'accord ?

Voilà.

- Je voulais pas. Je vous jure que je voulais pas.

- Finalement, vous partagiez pas mal de choses avec Judith.

Vous étiez devenus assez proches.

- Elle vous apprenait à lire et à écrire, n'est-ce pas ?

- Oui.

Elle m'a redonné confiance en moi, mais c'était loin d'être gagné.

- Vous saviez,

pour son blog ?

- J'ai trouvé Agathe en larmes.

Elle m'a raconté que Judith allait la salir,

qu'elle devrait démissionner

et partir loin, que sa carrière

était foutue.

Elle était vraiment mal.

- Alors le soir de l'inauguration, vous avez voulu dissuader Judith.

- Elle m'avait dit qu'elle serait là pour contempler le feu.

Depuis des mois, elle me répétait de tout faire pour réaliser

mes rêves, que rien n'est jamais impossible.

Moi, mon rêve, c'était d'avouer enfin mes sentiments à Agathe,

et peut-être vivre une jolie histoire avec elle.

- Mais Judith ne pouvait pas imaginer que vous puissiez

aimer cette femme qui lui avait pourri toute son enfance.

- Elle a tenté de vous convaincre qu'Agathe n'était pas pour vous.

- Elle m'a dit qu'Agathe s'était encore moquée de son orthographe,

qu'à nouveau, elle l'avait humiliée,

comme autrefois...

Et qu'elle voudrait jamais d'un type qui sait pas lire et écrire.

- Alors vous avez pris la défense d'Agathe, et ça s'est mal passé.

- Non. Non...

Elle m'a pris par la main pour qu'on aille voir Agathe,

et qu'elle me dise en face ce qu'elle pensait des illettrés.

Je vous jure que je voulais pas... Je l'ai repoussée un peu trop fort

et elle est tombée

sur les mortiers au moment où la fusée est partie.

Je voulais pas...

...

- Y a rien, là-dedans.

- T'es sûr que je te dérangerai pas ?

- Si, forcément.

Je plaisante ! Non, je suis content.

Evidemment. Et cet appart, je l'ai acheté

pour Thomas et toi. Chez moi, c'est chez vous.

- Merci, papa.

Ca n'a rien à voir avec Grégory ou maman, hein !

- Oh, la toute petite valise !

- Non, pas le sac !

C'est à maman. Prends juste le carton.

- Ah merde...

- Ca va ? Tu t'en sors ?

france.tv access

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.