All language subtitles for Tandem.S04E01

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

- Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

C'est quoi, ça ?

Putain, merde !

Philippe !

...

*-Le prof dit : "Avant les vacances de Noël,

*"vous serez un tiers de moins." - C'est les jeux du cirque ?

- Hé ! Coucou, ma chérie.

*-Bisou, maman.

- Ca va ?

Ta grand-mère veut t'envoyer des cookies.

T'as besoin d'autre chose ?

- Un imperméable. - T'es drôle, le matin.

*-Tout ça parce que je suis en Bretagne.

- T'es en retard, toi.

- Ca va couper. - Bisou.

*-Bisou.

- Ce soir, je dors chez papa. Bisou.

- Tu m'embrasses pas,

Thomas ?

- J'ai pas le temps.

- Super...

- T'es sortie du lit sans m'embrasser.

- Peut-être que j'avais envie de me recoucher.

- Hé, maman...

T'as fait le chèque pour le RU ?

- De quoi tu parles ? - Du restaurant

universitaire.

- Ah oui, le chèque... Demande à ton père, ce sera plus rapide.

- OK.

- Salut, bonhomme. - Bisou.

- Je sais, je sais. - Je t'ai rien dit.

Tes enfants sont adultes.

Ils peuvent comprendre que tu refasses ta vie.

- Et en même temps, ils sont pas si grands que ça.

Et pour ce genre de conversation,

il faut trouver le bon endroit, le bon moment, la bonne humeur.

- C'est pour eux qu'on se cache ?

- Evidemment. Pour qui d'autre ?

Téléphone. C'est quoi, cette question ?

Oui, Paul ?

La savonnerie de Saint-Bauzille, d'accord. On se rejoint là-bas ?

OK. A tout'.

Je vais leur parler.

- Ouais.

...

- Bonjour, commandant.

- Bonjour. Marchal est là ? - Je l'ai pas encore vu.

- Ca va ? - Je vous trouve en forme.

- C'est gentil.

On n'a touché à rien ? - Non.

- Il y a eu bagarre. - Apparemment.

- Qui a trouvé le corps ?

- Le contremaître, Mourad Rebaï. - Il l'a identifié ?

- C'est son patron.

Philippe Préjean, 54 ans, gérant de la savonnerie.

- On a l'arme du crime ? - Oui.

C'est une maryse. On mélange le savon avec.

- D'accord.

Vu la rigidité, le décès remonte à hier soir entre 20h et 23h.

On a fait un relevé d'empreintes ? - Aucune empreinte sur la maryse.

- D'accord.

"Savonnerie Galtier, 1922." - Une savonnerie traditionnelle.

France Préjean, la femme de la victime, l'a héritée de son père.

- Autre chose ?

- Des cheveux dans la main de la victime.

- Prélevez l'ADN de l'entourage

et voyez les correspondances. - D'accord.

- Mme Galtier-Préjean, M. Préjean

était votre 2e mari, c'est ça ? - Oui.

On vivait ensemble depuis longtemps mais on s'est mariés il y a 6 mois.

- Il était gérant ici.

- On travaille en famille.

Laurent, mon 1er mari,

faisait la gestion et Philippe a pris la relève.

Pourquoi la vie s'acharne ?

Sanglots.

- Notre père est mort

il y a 8 ans. - De quoi ?

- Un accident.

- Après sa mort, Philippe m'a soutenue.

Il a toujours été là, surtout dans les moments difficiles.

- Et ça se passait comment avec votre beau-père ?

- Plutôt bien.

- Et vous, Théo ?

Une porte s'ouvre.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

Mourad vient de me dire.

- Ma chérie...

- Bonjour. Gendarmerie nationale. Vous êtes ?

- Chloé Préjean, la fille de Philippe.

- Nous devons faire un prélèvement d'ADN sur chacun d'entre vous.

- Une procédure

de routine. - On vous envoie une équipe.

Le fils aîné qui s'entendait bien avec son beau-père, j'y crois pas.

- C'est dur de voir débarquer un père de substitution.

- Ah oui ? - Oui.

- En plus, il arrivait avec une fille.

Il faut repenser l'organisation de la maison.

- La fille de la victime travaille à la savonnerie mais ne vit pas là.

- Ah ! Marchal... - Oui ?

- On a failli vous attendre. - J'étais au bureau à 8h, moi.

- Je file à la gendarmerie.

- A 8h ? Incroyable, ça.

Moi, c'est à cause de Thomas.

Il se lève en retard, il va en cours à reculons.

La fac de bio, c'était pas une bonne idée.

- Non, non, recommence pas avec ça.

En fac de droit, ça aurait été pire.

Devenir gendarme... - C'est n'importe quoi.

- Il est trop sensible.

- En même temps, regarde-toi. - Madame est taquine aujourd'hui.

- Avec une licence de bio, s'il rate son concours...

- Il aura des tas d'options.

Léa, on n'a rien fait de mal.

- D'accord. - C'est quoi, ça ?

- Quoi ? - Un collier.

- Ben oui.

- Tu mets pas de colliers.

- Si, ça m'arrive.

- Comme quoi, on change. - Oui, tout le monde... ou presque.

La scène de crime est dans la rue, sous le porche.

Je vais te laisser

creuser, t'imprégner.

Voilà.

- OK.

- Le capitaine Marchal devait m'accueillir. Sabine Mauriac.

- Je l'appelle. - Merci.

Elle parle fort. - Sabine Mauriac ?

Bonjour.

Je suis Inès Zaïdi, lieutenant.

Bienvenue,

capitaine.

- Vous êtes au courant de mes blessures de guerre.

Parlez normalement, je suis appareillée.

- Pardon, je suis désolée. En fait, on m'a...

- C'est pas grave.

- Je vais vous accompagner.

- Faisons ça, c'est aussi bien.

- C'était flottant dernièrement avec la mise à pied du commandant.

Mais la direction lui a donné raison.

Alors le colonel a dû partir.

Le capitaine Vannier que vous remplacez est parti aussi.

Voilà, c'est ici. Pour l'informatique, c'est le 128.

Je vérifie... Ca marche.

Des questions ?

- Ca va aller. Ah, si. Le nouveau colonel...

- Vous savez qui c'est ?

- Non. - Je crois savoir.

Vu la bonne humeur du commandant...

- Ce serait Soler ?

- Sabine Mauriac.

Enchantée.

Il parle fort. - Erwan Lebellec.

Elle chuchote. - Elle entend bien.

- Quoi ?

- Elle est appareillée. - Je vous entends aussi.

- Oui. - Voilà.

- Je vous briefe sur le dossier,

la savonnerie Galtier.

On vous a dit pour le 128 ? - Oui, on m'a tout dit ou presque.

- Il y a 4 m de profondeur ? - Ca va en dessous.

- C'est donc là que vous cuisez le savon.

- C'est une réaction chimique entre les huiles et la soude.

- C'est dangereux.

- Avant la réaction, oui. C'est ce qui est arrivé à l'ancien patron.

- D'accord. - Il est tombé dans la cuve.

Ca a été terrible. Terrible pour sa femme, pour ses deux fils.

M. Belmont, c'était quelqu'un de bien.

- Et l'autre, Préjean ?

- On dit pas du mal des morts.

Préjean, il voulait tout moderniser,

remplacer l'huile d'olive par du coprah.

Du coprah dans des savons Galtier !

- C'est bien de se diversifier. - C'est une savonnerie, ici.

- Ses deux beaux-fils

marchaient là-dedans ? - Ils avaient pas leur mot à dire.

Il les mettait à l'écart. J'ai dit à Préjean

que c'était eux les héritiers. - Et alors ?

- Il a menacé de me virer.

Me virer après 30 ans de maison !

J'ai toujours bossé ici. - Oui...

- Très intéressant, capitaine Mauriac.

- Coucou.

- Bonjour. Paul Marchal.

- Le capitaine Mauriac

remplace Vannier.

Vous étiez censé l'accueillir ce matin. Voilà.

Vous avez des infos ? - Des suspects.

La victime était impopulaire.

Préjean mettait ses beaux-fils sur la touche.

- Non ? - Si.

- C'est incroyable, hein ?

Quelle info !

- Donc vous le saviez.

- Oui. Regardez ça.

*-Bienvenue à la savonnerie Galtier-Préjean,

*une maison de tradition.

*La différence,

*c'est qu'on a su s'adapter

*au monde moderne avec des produits naturels.

*L'idée vient de ma fille.

*Chloé est déjà prête à reprendre la direction de l'entreprise.

*La relève est assurée.

- La savonnerie s'appelle

Galtier-Préjean.

Il est passé quand, ce reportage ?

- Il y a 15 jours.

- Imaginez la réaction des beaux-fils.

- Il impose sa fille.

- D'ailleurs, ce serait bien que vous alliez la voir.

Elle est arrivée à l'IML.

- Là ? - Oui.

Merci.

La porte.

- Merci.

Je voulais le voir une dernière fois.

- Je comprends.

Sanglots.

...

Ca va aller ?

Est-ce que je peux te poser une dernière question ?

Ton père a dit que tu allais reprendre l'entreprise.

C'est vrai ?

- C'était juste une possibilité.

Il disait ça comme ça. - Il avait l'air sûr de lui.

C'est pourtant Benjamin et Théo qui vont hériter de la savonnerie.

Après le reportage,

je lui ai demandé pourquoi il avait dit ça.

Il a répondu un truc du genre...

"Benjamin et Théo, ils ont pas les épaules."

- D'accord. Merci. Je ne t'embête plus.

Je te ramène.

- 20 ans de mariage, c'est génial !

- La rançon du succès, c'est que ça m'a collé 20 kilos en trop.

- Vous avez du nouveau grâce aux papiers de la savonnerie ?

- La fille de Préjean allait bien reprendre la société.

Il a imité la signature de sa femme

pour qu'elle cède des parts à Chloé.

- Carrément ?

- Pour trois fois rien.

Si les fils l'ont découvert, ils devaient en vouloir à Préjean.

- Je convoque Benjamin.

- J'aimais pas Philippe.

Toujours à vouloir faire la loi, surtout avec Théo.

Mais je l'ai pas tué.

- Il s'accaparait la savonnerie.

Vous l'avez su

grâce au reportage

et vous avez fouillé dans les papiers de la société.

- C'est quoi, ce truc ?

Des parts au nom de Chloé ? Maman les aurait jamais vendues.

- Selon un expert, il a imité sa signature. Vous ne saviez pas ?

- Bien sûr que non.

- Que s'est-il passé avec Préjean dans l'atelier ?

Le ton est monté et... - Je vous dis que non.

Je lui en voulais pas pour ça.

Je crois...

Je crois qu'il a tué mon père.

- Il a pu se raconter des histoires.

Un adolescent soudain privé de son père

qui écope d'un beau-père qu'il a du mal

à supporter... - Situation complexe.

- Y a pas eu d'enquête.

On a retrouvé le corps de Belmont déjà décomposé par la soude.

- Qui a identifié le corps ?

- Préjean. - Pratique.

Il a pu éviter qu'on aille voir de trop près.

- Surtout qu'il a tout gagné.

Il a récupéré la savonnerie, la femme et le reste.

C'était peut-être pas une mort accidentelle.

- Il faut faire exhumer le corps de Belmont.

Pour ça, il faut l'autorisation de sa femme.

- C'est pas évident à demander. - Ca ira plus vite.

Je vous laisse gérer.

- On veut juste vérifier

avec une autopsie. Je sais que c'est compliqué.

- Vous pensez vraiment que Philippe...

Enfin... qu'il a pu...

- Ca paraît impensable ?

- Je signe où ?

- Ici.

- Bonjour. - Bonjour.

- Ah non...

- Tirer quelque chose d'un corps

dissout dans la soude,

ça, c'est de la médecine légale.

- Vous avez trouvé quelque chose ?

- Regardez.

- Non, c'est bon.

- Déjà, c'est une mort violente.

Un coup porté au crâne. - Pas une chute dans une cuve ?

- Non. Un coup porté à la tête avec un objet très lourd et plat.

- Laurent Belmont a été assassiné ? - C'est difficile à dire.

Mais j'ai une surprise. Vous voyez la synostose crânienne

et la synoviale articulaire ? - Bien sûr...

- Ca indique

qu'il avait moins de 30 ans. - Vous vous trompez.

Belmont est mort aux alentours de 50 ans, donc...

- Donc...

- Ce n'est pas Laurent Belmont ?

- Exactement.

- Très bien, capitaine. Merci.

On a trouvé une voiture abandonnée.

Oui, je lui dis. A plus tard.

Capitaine, le résultat des tests ADN est tombé.

- Une correspondance avec les cheveux ?

- Oui, avec l'ADN Y des fils Belmont.

- L'ADN de leur père. Les cheveux appartiennent à Laurent Belmont.

- C'est fou. Tout le monde le croit mort depuis des années.

- Ah, j'ai trouvé un truc.

Un permis de conduire

au nom de Manuel Belmonte.

Ca peut le faire. - Oui.

- Bingo.

- C'est pas possible.

C'est pas possible.

Laurent nous aurait jamais abandonnés.

- Ca arrive. - Pas lui !

Il était pas comme ça.

- Ca va, je comprends. - Non.

Laurent était un apprenti de mon père.

Pour nous, il aurait tout donné.

- Les gens changent.

Vous, vous avez reconstruit votre vie.

- Philippe m'a toujours aidée. - Jusqu'à imiter

votre signature pour céder des parts à Chloé.

- Quoi ?

- Laurent aurait pu

le tuer pour ça ?

- Mais vous êtes dingue. C'est grotesque.

- Maman...

Ca va ?

- Oui.

Oui, ça va.

- Vous plaisantez ?

- Votre père est vivant.

On a son ADN, son permis de conduire.

- Depuis que j'ai 14 ans,

tous les jours,

je nous imaginais faire des choses ensemble.

Aller à la pêche, se faire un film tous les deux.

Il m'a tellement manqué.

Mais pourquoi il nous a laissés tous souffrir comme ça ?

- Benjamin Belmont est libre. - Très bien.

- C'est pas facile pour Benjamin. - Tu m'étonnes.

Imagine que ton père t'ait laissé tomber.

- Belmont en avait marre et il est reparti de zéro en Espagne ?

- Il part acheter des clopes et il revient pas ?

- Ca arrive souvent.

- Sauf que Belmont a peut-être jeté un type dans la soude pour fuir.

- C'est invraisemblable.

Pourquoi faire un truc pareil ? Pour une femme ?

- Non. J'ai vérifié la compta sur 10 ans.

Belmont avait un secret mais pas celui que tu crois.

- Il était en faillite.

- Toutes ses demandes de prêt ont été refusées.

- Si tu t'adaptes pas au monde moderne, t'es foutu.

- Belmont

aurait déposé le bilan s'il avait pas été "mort".

- Il avait une assurance-vie ?

- Oui. L'argent est passé du compte de France Galtier

à celui de l'entreprise.

- Le comptable, c'était Préjean. - Bien joué.

Donc Belmont et Préjean étaient de mèche.

- Et peut-être même complices pour le corps.

Bien.

- Et si Belmont n'avait juste pas eu le courage d'avouer

qu'il avait foutu en l'air la société ?

Mais pourquoi revenir maintenant ? - Il a peut-être vu le reportage.

Voyant que Préjean voulait spolier ses fils,

il voulait des explications.

- Ou il ne supporte pas que sa femme se remarie et il réapparaît.

- Il est mal placé pour être jaloux.

- Le type qui revient quand sa femme tourne la page, c'est classique.

- C'est classique ?

- Ca arrive. - Pas toujours.

- Non, mais souvent.

- Et dans l'autre sens ?

- Comment ça ?

- Pour les femmes, c'est pareil ?

- Je sais pas.

Pourquoi ?

- Le nouveau colonel, on a des échos ?

- Tu sais quelque chose ?

- Non. Je pensais que t'avais du nouveau.

- Non, je sais rien.

- Ils ont pas dû choisir encore. - Ca doit être ça.

- Je vais courir avec Thomas.

- Embrasse-le

pour moi. - Ca marche.

- Paul, par là.

- Je le savais.

- Je suis mort.

- Ca fait à peine 1h.

- J'ai pas ton âge. J'en peux plus, j'arrête.

- Si on ralentit, c'est plus la même filière de production d'ATP

qui transporte l'énergie dans le sang.

- Quoi ?

- T'as voulu

que je fasse une fac de bio. - Ta mère aussi.

- Malgré vos tactiques,

je veux être gendarme.

Je continue l'entraînement seul.

- De quelles tactiques tu parles ? Je te laisserai pas dire ça.

On veut bien

que tu deviennes gendarme, mais laisse-toi des options ouvertes.

Avec une licence de bio,

t'auras des débouchés dans l'agroalimentaire, la santé,

l'environnement.

Pourquoi tu ris ? - T'as des options ouvertes, toi ?

- De quoi tu parles ?

- C'est quoi, tes projets de vie actuellement ?

- On s'en fout, il s'agit pas de moi.

- Côté boulot et amour,

c'est calme. - C'est sympa. Pourquoi tu dis ça ?

- Ca bouge plus beaucoup.

Papa, je veux devenir gendarme.

Tu dois croire en moi.

On se retrouve à la maison.

- "Ca bouge pas beaucoup". Quel petit con.

Hé, Tom !

Je vais te mettre 20 mn dans la vue !

- Super. Profitez. Embrasse-le pour moi.

Bisou, mon Isa. Bye bye !

J'ai vécu une journée épuisante.

Et là, je rêve d'une petite terrasse en amoureux

avec un petit verre de blanc, des gens qui parlent.

La vie, quoi.

- J'étais plutôt sur un plan dîner en amoureux au calme.

- Tu rigoles ? - Non, je suis sérieux.

Je m'occupe de tout.

- D'accord. - Et donne-moi ça.

- Non, Greg...

- Léa, apprends à couper. C'est pour ton bien.

- Ne l'éteins pas.

- Non, je l'éteins pas.

Léa... - Oui ?

- J'ai acheté des fleurs de courgette.

Tu m'en diras des nouvelles.

- C'est joli.

- Pourquoi on doit revoir le contremaître ?

- Si quelqu'un est au courant du retour de Belmont,

c'est sûrement le fidèle employé.

- M. Rebaï...

Bonjour. Lieutenant Zaïdi. - Bonjour.

On a encore des questions. - Je vous écoute.

- Vous étiez proche de M. Belmont ?

- Oui. Il m'a fait embaucher quand j'étais jeune.

Un homme bien.

Claquement.

- Je vais voir à l'intérieur. - Non !

Sous quel motif ?

- Vous avez fait ça ?

Envoyez une voiture chez Mourad Rebaï.

- Bouge plus !

Bouge plus !

- Comment vous avez pu faire ça ?

- Ca s'appelle la loyauté.

- Il y a 2 meurtres dans l'histoire. - Ca me regarde pas.

Quand je suis rentré avant-hier soir et que je l'ai vu,

j'ai cru que c'était un fantôme.

- Vous ignoriez qu'il était vivant ? - Oui.

Je lui ai ouvert ma porte sans rien demander et j'en suis fier.

- Et vous, pourquoi vous êtes revenu ?

- Philippe voulait voler l'héritage de ma femme et de mes enfants.

- Donc vous l'avez tué. Comment ça s'est passé ?

- Je l'ai attendu dans l'atelier pour discuter.

- Il a reconnu ce qu'il avait fait ? - Il m'a nargué.

Il a dit que je pouvais rien contre lui vu que j'étais mort.

C'était vrai.

Si je me montrais, France et les garçons me pardonneraient jamais.

- Et ensuite ?

- Ensuite, on s'est engueulés et je l'ai frappé. C'est tout.

J'ai tout dit.

- Et dans la cuve, à votre place il y a 8 ans, c'était qui ?

- Vous pouvez pas comprendre.

La savonnerie allait faire faillite.

Comment annoncer ça à France et aux enfants ?

Ils allaient être à la rue par ma faute.

Tous les jours je songeais à me tuer.

- Mais pour toucher l'assurance, le suicide ne marche pas.

- Un type est arrivé un soir tard. C'était un routard.

Il m'a proposé un coup de main en échange d'un billet.

Je lui ai demandé de charger le camion pour une livraison.

- Il s'appelait comment ? - Fabien.

J'ignore son nom.

A mon retour,

il était allongé, mort. Le hayon du camion lui était tombé dessus.

- Accident mortel avec un travailleur au noir. Pas de bol.

- Et là, j'ai eu l'idée.

Je pouvais plus rien pour lui, mais avec l'argent de l'assurance...

- Vous pouviez sauver la savonnerie.

Il suffisait que le mort prenne votre place.

Préjean,

il était au courant ?

- Oui. Il m'a surpris quand je jetais le corps dans la cuve.

Il m'a juré qu'il dirait jamais rien.

Qu'il ferait le nécessaire. - Il a tenu parole

mais pas comme vous l'imaginiez.

- C'était si dur de rester loin.

J'allais sur les réseaux sociaux

pour voir si ça allait.

- Vous avez vu le reportage.

- Oui.

Vous connaissez la suite, j'ai tout dit.

- S'il vous plaît.

- Non.

- Laissez-moi passer.

Où il est ?

- En garde à vue.

- Je veux le voir. - Impossible.

France... - C'est simple.

- France...

- Pourquoi ?

Pourquoi tu as fait ça ?

Tous les soirs depuis 8 ans, je m'endors en pensant à toi.

Tous les matins,

je me réveille sans toi ! Je te pardonnerai jamais !

- Doucement.

Calmez-vous.

Venez.

J'imagine que c'est traumatisant de voir revenir son mari

qu'on croyait mort depuis 8 ans.

Mais il a fait ça par amour pour vous, pour vos enfants.

- C'est exactement Laurent, ça. Toujours à vouloir nous protéger.

Mais la savonnerie, la maison, je m'en fichais.

C'est de lui dont j'avais besoin.

Les garçons avaient besoin de lui. - Je crois qu'il n'a pas réfléchi.

Il était acculé.

L'opportunité s'est présentée, il a agi.

- Dites-moi qu'il a pas tué Philippe.

Je vous en supplie.

Je dois lui parler.

Juste un peu.

- La procédure l'interdit.

- Il faut que je l'entende de sa bouche.

- Personne les surveille ?

Tu respectes pas la procédure. Le colonel est plus là, et voilà...

- Ca y est, t'as fini ?

- J'étais désespéré.

J'ai pensé que ce serait mieux pour vous.

Je supportais pas de vous voir tout perdre.

Chaque jour je pensais à vous.

Je comptais : "Aujourd'hui, ça fait un mois."

Et puis un an.

Et puis 2 ans, 3 ans.

Je me disais : "Aujourd'hui, Théo se souvient plus de moi."

Je pensais que tu m'avais oublié,

que je comptais plus pour vous.

- Comment t'as pu penser ça une seconde ?

- Tu me pardonneras jamais.

- Je sais plus qui tu es.

Qui tu es, hein ?

Qui tu es ?

C'est toi qui l'as tué ?

Jamais j'aurais cru ça.

Réponds-moi ! - Arrête.

- C'est toi ? - J'avais pas le choix.

Tu comprends ? J'avais pas le choix.

Il chuchote.

- Quoi ? - Il a dit quoi ?

- Quoi ?

- Il a dit quoi ? - Je sais pas.

- Sortez-la d'ici.

*S'il vous plaît !

- Tu crois à ses aveux ?

- Son mobile est plus que justifié,

il était sur la scène du crime.

- Je parle de ton ressenti, de ton instinct.

- Belmont a pas pu être précis pour le meurtre de Préjean.

En revanche, pour le routard, il a donné tous les détails.

Y a un truc qui cloche.

- Et pourquoi il est pas reparti en Espagne après le meurtre ?

- Il serait resté pour qu'on l'arrête ?

- Je sais que ça paraît énorme mais c'est une hypothèse.

- Attends deux secondes.

*-J'avais pas le choix.

- Je sais qui va pouvoir nous aider.

- Qu'est-ce qu'il me fait encore ?

- "Pense à eux."

- Vous êtes sûre ?

- Lire sur les lèvres est un des rares intérêts d'être malentendant.

- Il dit rien d'autre ?

- Quand on se connaît, on a besoin de peu de mots pour se comprendre.

- Oui, bien sûr.

"Pense à eux"...

- Oui, parfait. Merci, monsieur.

Au revoir.

- Qu'y a-t-il ? - C'est le proc.

Il est pas content qu'on ait laissé Belmont voir sa femme.

- Franck confirme

que la blessure du routard colle avec le témoignage de Belmont.

Il s'agirait bien d'un accident.

- OK.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Le procureur

exige le transfert du dossier de Belmont pour une mise en examen.

- Il sait qu'on doute de ses aveux ?

- Ca lui suffit pas.

- J'ai besoin de creuser avant de transférer des dossiers.

- La promo va lui échapper.

- Vous voulez me convaincre que vous avez tué Préjean ?

Montrez-moi.

- J'ai avoué. Ca suffit pas ? - Non. Je suis un perfectionniste.

Allez.

Montrez-moi.

Préjean était où ? Vous vous êtes battus où ?

- Par là.

On s'engueulait.

Il a dit que mes fils arriveraient jamais à rien dans la vie

et je l'ai giflé.

Il s'est jeté sur moi, on est tombés par terre.

- La maryse, elle était où ?

- Là-bas, contre le mur.

- Comment vous l'avez ramassée alors que vous vous battiez ici ?

- Je me suis dégagé, j'ai été la chercher

et après, je l'ai frappé.

- Philippe Préjean a été frappé par-derrière. Vous m'expliquez ?

- Il s'est retourné. - Bien sûr, c'est logique.

Vous êtes arrivé armé et il vous a offert son dos sans se défendre ?

Je n'y crois pas du tout.

Je crois qu'il y avait quelqu'un d'autre ici

et c'est ce quelqu'un d'autre qui a tué Préjean

et que vous essayez de couvrir à tout prix.

M. Belmont...

Je comprends.

C'est difficile. Je me mets à votre place, c'est très difficile.

Mais il faut un nom.

Alors, Benjamin ou Théo ?

- Mes fils étaient à la maison. - Dites-moi ce qui s'est passé.

- Laissez-moi tranquille.

Laurent a avoué.

- Il n'a pas tué Philippe.

- Benjamin...

Votre frère est où ?

Théo a pris la fuite.

...

- Gendarmerie nationale. Bonjour.

...

- Je voulais pas que ça se passe comme ça.

Je voulais aller voir les flics pour leur dire que c'est moi,

que papa n'avait rien fait.

Mais ma mère, elle m'a empêché.

- Elle a fait ce que toutes les mamans font.

Elle a essayé de te protéger.

Pourquoi elle t'a mis dans ce bus ?

- J'allais chez des cousins à Lorient.

- Raconte-moi ce qui s'est passé avant-hier soir.

- J'allais souvent le soir à l'atelier pour me calmer,

quand Philippe avait vraiment été trop odieux avec moi.

Je fumais une clope.

- En cachette ?

Tu es donc allé à l'atelier,

sauf qu'il y avait Philippe et ton père.

- Au début, je l'ai pas reconnu.

Et puis d'un coup, sa voix... Ca m'a bouleversé.

Je me croyais devenu fou.

Philippe frappait papa, c'était horrible.

Il lui a mis les mains autour du cou.

- Alors tu as pris la maryse.

- J'ai pas réfléchi, j'ai frappé pour qu'il le lâche.

Après, ça a été tellement vite.

Papa m'a pris dans ses bras.

Il a dit qu'il m'aimait,

qu'il fallait que je rentre, qu'il allait s'occuper de tout.

Sanglots. - Chut... C'est pas ta faute, Théo.

- OK. Merci, Léa.

Théo vient d'avouer.

- C'est pas sa faute, il a juste voulu me sauver.

- Que va-t-il arriver

à mon fils ?

- Je crois qu'il peut plaider la légitime défense.

Vous devrez répondre de vos actes

pour ce qui s'est passé

il y a 8 ans.

Vous avez presque une vie entière à rattraper, là.

...

- Coucou !

- Ah... maman.

Que fais-tu là ? - Ca y est, c'est officiel.

- Et depuis quand ?

- Cet après-midi.

- Je croyais qu'il y avait trois candidats.

- L'un d'eux est redoutable.

- Bonjour, commandant.

- Bonjour, papa.

- On n'embrasse pas son colonel ? - Si, si.

- Il commence demain.

- Félicitations.

Et bienvenue. - Merci.

france.tv access

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.