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Crépitement de flammes
---
Sirène
---
Choc et bris de verre
*- Appel au central.
*Incendie circonscrit au 18, rue du Chapelier Roux.
*18, rue du Chapelier Roux.
*- Reçu. On vous envoie une unité supplémentaire.
"You Make Me Feel" (Jimmy Somerville)
---
- Attends, attends, j'ai besoin de comprendre.
Tu m'expliques ? La baraque crame comme ça ?
- On a rien fait ! - Salaud !
Ordure !
Saleté !
Fumier, va !
Tu vas voir ta gueule !
Viens ici ! - J'ai rien fait !
- Tu vas voir ta gueule, salopard !
- Tu vas t'arrêter, rouquin ?
---
---
---
- Timéo, pour la dernière fois,
qui t'a balancé ces saloperies ?
- Papa, on s'en fiche.
C'est pas grave.
- Si, c'est grave !
Tu peux pas te faire insulter parce que t'es roux.
- Ouais.
- C'est le fils Da Silva ?
---
--- Crissement des pneus
Je prends rendez-vous avec la CPE, comme les gens normaux.
- Non, non, non. Rire jaune
Ca, ça se règle entre papas d'école.
--- Crissement des pneus
- Mais freine ! ---
- Tiens, regarde.
*---
Oh, Da Silva !
- Quoi ?
- Ton père va le plier en deux. - Comme ça, ton fils
insulte le mien ? - Ouais.
- C'est ça ? Gifle puis fracas
---
- En conséquence,
la Cour condamne la société Pharmafit Oxygen
à payer la somme de 25 000 euros
à titre des dommages et intérêts
pour exécution déloyale
du contrat de travail et rupture d'égalité de traitement.
(- Merci !)
- L'audience est levée.
- Ce dossier,
je le connaissais les yeux bandés ! Ma plaidoirie, elle était là !
Rien contre toi, chérie.
- ... de Bouton d'Or...
- Elle peut pas m'encadrer, cette juge.
Elle supporte pas les hommes.
Je partirais pas en vacances avec elle.
Pourtant, je suis MeToo. J'aurais pissé
dans un violon, ça aurait fait le même effet.
Connasse, va ! Elle soupire.
- Ca suffit maintenant, Maxime.
T'as refusé la conciliation à l'amiable.
Donc y a un gagnant et un perdant.
T'es au courant, je crois ?
- Maman ?
Tu valides que Mme Corenni, SVT, est pas là ?
- Avec le stress, évidemment que je prends cher.
Je vais plus vous faire chier longtemps.
Le jour où mon coeur va péter, faudra pas chouiner.
Y aura plus de papa, plus de Maxime. Y aura "terminé, bonsoir".
- Salsa !
- MAQUINALMENTE
- De l'autre côté de mon miroir
- MAQUINALMENTE
- Un seul baiser aura suffi
- MAQUINALMENTE
- Au point brûlant de notre histoire
- MAQUINALMENTE
- Pour donner un sens à nos vies
- MAQUINALMENTE
- Je t'ai dans la peau,
Colmar !
Merci !
- Tu salues et tu te casses. - Merci !
Acclamations
L'humeur est caliente, ce soir ?
Souvent, quand je vous croise,
vous me dites : "Babyloup, on vit une époque
"tristoune. Tu mets de la chaleur dans nos vies."
Et si ce soir, justement,
je vous donnais un rab de chaleur ?
- Babyloup !
- Babyloup !
- Babyloup !
- Vous me la réclamez sur mes réseaux.
Il s'agit bien sûr de... "Loco Loca".
---
- Je vais la chanter a cappella avec quelqu'un.
- Moi !
Non.
- Moi !
- Salut. Non.
Inspiration Mmh mmh.
Elle crie.
---
Ce que je ressens pour toi
- DANS UNE FAVELA, UNE FERIA
- Me rendra fou d'amour pour toi
- LEVE LE BRAS GAUCHE, LEVE LE BRAS DROIT
- Et même au plus loin de la fiesta
Je serai toujours là pour toi
Soy...
- Loco loca
- Dans ma guitare, y a des mots bleus, soy...
- Loco loca
- Un oeillet rouge dans tes cheveux Soy...
- Loco loca
- Et de l'amour pour qui le veut
Acclamations
Merci !
Elle glousse.
---
Chasse d'eau
Pardon pour le standing, c'est pas le Ritz.
Je partage ma loge avec Zouk Machine.
- La dernière fois, c'était pas mieux.
La fête du Munster, à Rosheim ? - Ouais, c'était fou.
2 000 personnes en sueur.
- Comme quoi, quand c'est gratuit, les gens se déplacent.
- T'es qu'une merde, Hervé !
Tu peux pas chanter deux morceaux !
C'est sur ton contrat ! T'as qu'un tube.
- Ah ouais ?
Et "Mambo Mamba", "Chica Latina", "Desperado" en live ?
Elles sentent la merde ?
Je vais t'attraper par les couilles.
- J'arrive !
Je suis en dédicace ! - Espèce de raclure de chiottes !
Fils de pute !
Elle gémit.
"C'est beau la vie" (Isabelle Aubret)
---
- Le vent dans mes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau
C'est beau la vie
Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par-dessus tout
Que c'est beau
C'est beau la vie
Tout ce qui tremble et palpite...
- Puis des retraits, beaucoup de retraits.
Mmh ? - Oui, un petit peu.
- Beaucoup de retraits. - Ah bon ?
- Beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Et le 5 février,
130 euros au Blue Raie Club, à Périgueux.
- Non ?
Ca me dit rien. Le quoi ? Le Blue R...
- Blue Raie Club. J'épelle.
- Non. - B-L-U-E. Bon ça, OK.
Plus loin, pour ceux qui ont pas compris,
R-A-I-E. - Ouais, mais...
*Musique rythmée
Le site est trompeur. Ca ressemble à un petit PMU.
On a juste bu des coups.
- Mais oui, bien sûr, un PMU. Avec un donjon ?
Me prends pas pour une conne !
Tous mes collègues me disent :
"Ton mec, c'est un pervers narcissique."
- Les mots à la mode... - "Une feignasse,
"une poubelle." - Oh non !
- "Il squatte chez toi, paye pas un caddie ni le loyer,
"et il est à -4 000."
On fait quoi ? (- Je sais pas.)
- On coupe la CB ? - Non.
- On fiche Banque de France ? Mmh ?
Elle soupire.
Oh...
Mais c'est quoi, cette beauté de l'espace ? Oh !
Oh, oui, oui, oui !
Mais alors ?
Mais alors ?
Mais... Mais...
Mais coucou !
Eh beh alors ?
Comment il s'appelle, ce petit coeur de beurre,
avec ses petites cuisses
toutes potelées ? Elle gémit.
Miam, miam, miam ! Oh, j'ai faim !
Miam, miam, miam, miam, miam !
Je fais le jeûne intermittent, j'ai rien mangé ce matin !
- Elle bouffe des raisins secs car c'est top pour la fertilité.
Je veux pas d'un mini-moi qui aura un masque à gaz à cause des virus,
des pensées suicidaires à cause des réseaux.
- Out ! - Mais arrête, papa !
Elle est dedans ! - C'est dehors, Hugo, tu le sais !
Hervé,
dis-lui. - Je sais pas, j'ai pas vu.
- Je déteste la mauvaise foi, Hugo.
Les mauvais perdants, ça fait les mauvais gagnants.
Et fais pas le malin
avec ta tignasse.
J'en avais beaucoup plus que toi.
(- Casse les couilles, putain.)
*"Maquinalmente"
---
- Ouais, maman ? - Prends-les en photo.
- Dis-moi vite, je suis en plein sport.
- Dans 15 ans, plus un poil sur le caillou.
- Quoi ? Attends, quel journal ?
Roulis d'un train
Qui est mort ?
---
- Excusez-moi ?
Vous en avez pour longtemps ?
Je dois y aller, moi aussi.
- Ah non, non. Bougez pas, surtout.
Je descends, je vais tourner de l'oeil.
Vous pouvez m'aider ? - Oui.
Respiration forte
---
Si vous voulez, on saute tous les deux.
Mais on le fait vraiment.
Pas de "3, 2, 1, je saute et pas vous".
- Wow.
- Hé !
Tenez.
- Putain !
Ouais.
- Ca peut toujours servir.
- Ouais. Lâchez-moi le bras. - On est pas à l'abri.
Musique triste
- Il a voulu foutre une ratatouille à Da Silva.
Son gamin avait insulté le nôtre.
L'autre, 40 kilos, il l'a couché par terre.
Dadou, il a rien vu venir.
C'est le coeur qui a pété.
On lui avait dit qu'il devait pas s'énerver.
Il avait déjà fait un infarctus.
---
- Ah non, Jordy.
- Quoi ? - C'est pas Annick, c'est Jannick,
avec un J. Tu le fais exprès !
- Attends, attends.
Regarde.
- On peut pas te faire confiance.
C'est foutu. - Regarde.
- Bon, c'est bon ?
- Tu vois, c'est pas foutu, mon coeur.
- Ne m'appelle plus "mon coeur".
*- Et encore une bougie de soufflée Encore une année de passée
*Encore une bougie de soufflée Et encore une année de passée
*Nous te souhaitons un joyeux anniversaire
*Pour que t'aies tout bon pour l'année entière
- Oh mais non, ça va.
- Alors, hein ! C'est Jordy, ça. - Arrête.
- Comment il va ? Il a l'air en forme.
Il gémit.
Bonjour.
*- ... voeux de bonheur profonds et sincères
- Allez, Jannick,
on prend une grande inspiration et on souffle.
- Allez, nous, on y va. - Bah attends !
Pensez à faire un voeu, pour peu qu'il se réalise.
- Bah... J'aimerais bien un petit cadeau
de la part de Karine et Franck.
Avant de partir là-haut.
*- Et à l'année prochaine...
- Vu que j'en ai plus pour longtemps.
- Maman...
- Non mais vous plaisantez ? Vous avez une santé de fer.
35 ans de gendarmerie, vous nous enterrez tous.
- Si seulement.
- Allez, on doit y aller.
- Je comprends rien du tout.
- Elle crache partout.
- Il existe des bougies où y a que le chiffre. C'est plus...
Raclement de gorge
- Ah ! Bravo ! Franck applaudit.
Maman, je t'aime.
- Bon...
- Excusez-moi, mais j'ai du mal à me situer.
Qui sont Jannick et Franck ?
Question.
- Qu'elle m'a quitté pour Franck ? Six mois.
Et que lui et sa mère vivent à la maison ? Deux.
- Ah, parce que le type et sa vieille vivent chez vous ?
- Euh, oui.
- Donc le mec te pique ta femme,
et toi, tu lui laves ses slips ?
- Mais non, c'est le temps qu'ils se trouvent une baraque.
Je préfère les avoir à la maison.
Enfin, pas ses slips, eux.
Nous avoir tous les deux sous le même toit,
à force, elle va finir par se rendre compte qu'elle se goure.
C'est certain.
Clic
*- Dans la jungle Terrible jungle
*Le lion est mort ce soir
*Et les hommes Tranquilles s'endorment
*Le lion est mort ce soir
*- OWIMBOWE, OWIMBOWE, OWIMBOWE OWIMBOWE, OWIMBOWE
*OWIMBOWE, OWIMBOWE
*- Tout est sage Dans le village
*Le lion est mort ce soir
*Plus de rage Plus de carnage
*Le lion est mort ce soir
*- OWIMBOWE, OWIMBOWE, OWIMBOWE OWIMBOWE, OWIMBOWE
*OWIMBOWE, OWIMBOWE
*- L'indomptable
*- LE REDOUTABLE (- Arrête)
*- LE LION EST MORT CE SOIR
*VIENS, MA BELLE
*VIENS, MA GAZELLE
*LE LION EST MORT CE SOIR
Clic Respiration forte
Grincements
---
- Il veut pas partir, ce con.
- C'est pas comme chez Leclerc, tu changes pas de caddie.
Gémissement d'effort - On redresse.
- Il est en train de glisser.
- Mets-le debout. On s'en fout, c'est un pote.
Faut qu'on se coordonne.
Merde, y a une marche. Dégringolade
Si vous avez besoin de quoi que ce soit, pour vous ou le petit,
nous, on est là.
- Tu le sais pas, mais t'as devant toi 3 tontons de compète.
D'accord ?
Si jamais tu veux taper dans le ballon,
ou juste papoter, tu fais signe.
- Docteur Rougier !
Docteur Rougier !
- Pardon, Corinne, je vous passerai un coup de fil,
mais j'ai des consultes.
- J'ai prévu le petit canon à la maison.
- Bah oui, le petit canon.
Hervé Baumier. Enchanté.
- Vous vous fichez de moi ?
Personne se reconnaît ?
*Musique électro
- Allez, ils vont nous repérer.
- Putain, merde ! - Hé !
Vous voulez un coup de main ?
Petit rire gêné
- Coucou, les boys !
Non bah, comme c'est la dernière teuf du lycée,
on s'est peut-être dit que,
pour une fois, on pouvait...
- Marion, mes parents sont hyper strictos.
- Téqui, téqui... téquila, les gamins !
- Donc je suis hyper limité dans mes invites. Voilà.
- C'est bon, soyez cool. Laissez-les rentrer.
- Non mais de quoi je me mêle ?
Tu casses les couilles, Jordy,
à toujours défendre tous les bouffons du bahut.
- Hervé ?
Euh...
Je peux utiliser tes toilettes deux minutes ?
Et promis, après, je m'en vais.
Ouais ?
- Ca vous aurait coûté quoi de nous inviter
rien qu'une fois en trois ans ? Vous invitez même
la prof d'allemand. Vous êtes des balais
à chiottes. Tout le monde le pense.
Personne n'ouvre sa gueule.
Ils vous ont tous fait chialer au moins une fois !
La bonne nouvelle : on aura plus à supporter
vos gueules de cul l'année prochaine, et plus jamais.
Vous aurez des vies de merde.
Le karma, ça s'appelle.
- Ca va ?
Vous trouvez votre bonheur ?
J'ai failli jeter, mais ça m'a fait mal au coeur.
- Tiens, regardez ça.
C'est nous.
- Ah oui, attention. Ouh là là... Hé !
Dis donc, Jojo. - Quoi ?
- Dans l'immobilier,
on dirait que t'as fait des extensions.
Hervé et Maxime rient.
---
Toi, Anne,
en revanche, t'as pas changé.
- Ah, la vie quand même.
Elle nous mijote de sacrés pot-au-feu.
Anne, si vous aviez su, au moment de cette photo,
que vos chemins se recroiseraient à l'hosto...
Vous l'avez sauvé une fois, c'est pas rien.
- Bonjour.
Je suis le chirurgien qui vous a opéré.
Là, y a écrit "docteur Rougier", mais je suis Anne Lochard.
On était ensemble au lycée Clemenceau.
- Ah !
Ah ben...
Ben, merci.
- Mais cette fois, on est arrivés trop tard.
- Ca, il s'est pas étouffé avec vos coups de fil.
Mais il appelait pas non plus.
En revanche, il répétait souvent :
"Bientôt, j'inviterai les anciens de Clemenceau, à la maison.
"Quelque chose de simple. 2-3 grillades.
"Un bon coup de jaja.
"Mais ensemble."
- Allez.
Allez, à Dadou.
- Santé.
- Et à Anne Lochard. Aux retrouvailles.
- Rougier. Anne Rougier.
- Ah oui, c'est vrai, pardon. Docteur Rougier.
J'imagine qu'un monsieur Rougier traîne.
- Ca t'étonne ?
- Non, je m'intéresse.
T'as des enfants ?
- Un mari, des enfants, classique.
Faut que j'y aille.
Je suis en retard. - T'as suivi mon parcours ?
Euh... Babyloup.
"Maquinalmente", "Loco Loca"...
- Vaguement. - Ouais. Bref, tu sais,
entre la vie parisienne, les dates de tournée, les galas
et Dadou qui nous rappelle qu'on est pas éternels,
je me ferais bien un petit check-up.
Avec toi, ce serait moins cafard.
- Ben oui, je comprends. Mais t'as de très bons cardios à Paris.
- Oui, tu vas pas venir consulter ici. C'est débile.
Le niveau est pas le même.
Tu veux crever ou quoi ?
C'est des infirmeries, ici, des dispensaires. Pas des hôpitaux.
Excuse-moi, Anne, c'est pas par rapport à toi, mais...
- Non ! Non, non.
Elle expire.
Tonalité *- Alors, poulette ?
- Ils étaient là.
*- J'en étais sûre. Ils ont morflé ?
*Ils étaient habillés comment ? Pas de bise ?
- Non ! Gémissement de dégoût
Entrechoquement de couverts
---
Pompage
- 17,8. C'est bien.
Ca baisse.
- Vous avez pas bougé d'ici. C'est votre petit cocon.
- Ce que ça a changé en 30 ans ! Oh là là.
- Maman, tu vas pas commencer. - Quoi ?
Les tours, derrière, c'est la Cour des Miracles.
Oh, ça ! Pour avoir 8 femmes et faire la queue aux allocs...
- Bon.
- Tiens, je t'ai gardé ça.
On avait déjà deux enterrements ce matin.
- Trois
dans la même journée, on le fait plus.
- Ah, Daniel...
C'était pas le couteau le plus aiguisé du tiroir.
Ca nous a quand même
donné l'occasion de voir Hervé.
Faut qu'il y ait un mort dans le coin pour qu'il nous rende visite.
Il nous a pas encore
amené sa Julie.
Peut-être qu'il a honte de nous.
- Ou c'est un Julien. Ils sont de la jaquette dans le show-biz.
Sonnerie - Oh là là...
- Ca m'empêcherait pas d'avoir un petit-fils.
Même les pédés peuvent mettre les bonnes femmes enceintes.
---
Allô ?
Le gamin est venu nous voir. - C'est Roselyne.
Elles s'appellent tous les soirs à 5 h pétantes.
- Roland est ému, il le montre pas. C'est pas une génération
qui a appris à dire "je t'aime".
On a pas reconnu ses copains de lycée.
Le coup de pelle qu'ils se sont pris ! Ca fait mal au coeur.
- Je suis désolé. - Y en a pour 30 minutes.
Réglées comme une horloge.
- Ils sont chauves.
Le grand a une gueule de 70 ans. On dirait Claude,
mon frère qui a 10 ans de moins.
- Tu vas te péter la gueule.
- Ah bon ?
- Eau-de-vie de prune,
12 ans d'âge. - Ouais.
Bouchon
En fait, c'est injuste.
Y en a qui marquent. (- Fous-en dans la soupe.)
- C'est génétique.
L'autre jour, une dame sur le marché m'a donné 48.
- Encore un peu. Roland rit.
- Ah, tu vois !
Musique rythmée
- C'est le meilleur hommage à rendre à Dadou.
On se fait ça dans le gymnase
du lycée, comme dans les films ricains.
On invite toute la classe.
- On part sur un apéritif dînatoire. - Voilà.
- Verrines, petites bouchées... - Voilà.
- Finger food, quoi. - Ouais.
- C'est pile-poil le timing où ils se disent :
"On les aimait bien, ces trois loustics.
"Ils deviennent quoi ? Ce serait sympa de les revoir."
---
- Ils auront envie de nous voir ? Même Marion Tessault ?
- Alors, c'est vrai que souvent, vous me demandez :
"Marion, on prend quoi quand on est en intimité ?"
---
Feuille de plaisir, forêt des Landes,
triple épaisseur, hyper efficace.
J'ai eu l'occasion de tester d'autres marques,
et j'ai souvent été hyper déçue.
---
Pour les loulous, Douceur du verger.
---
*- Vous voyez cette vidéo si vous étiez en terminale en 93
*au lycée Clemenceau.
*- Et on vous a retrouvés, veinards.
*- En 30 ans, le franc a disparu,
*on peut plus cloper au resto, mais on peut téléphoner en marchant.
*- Et Jordy Chartrou a bouffé toute sa famille.
*Hein ? *Hervé rit.
*Oh, ça va. Bon...
*Comme certains d'entre vous le savent, Daniel Mollet, Dadou,
*est parti faire le con dans les nuages.
*Ca nous rend bien tristes, mais c'est là
*qu'on sent le besoin de se retrouver.
*- On a donc eu l'idée d'organiser une soirée de retrouvailles
*pour lui rendre hommage.
*Comme au bon vieux temps. La soirée de l'année.
*- Rendez-vous samedi 26 avril... - Putain, les trois...
La vache. *- Au gymnase,
*dans notre bon vieux lycée.
*- On demande 50 balles, et posez un RTT lundi
*parce qu'il va y avoir bobo crâne.
*- La fin est bien. C'est bien. *- Ouais, c'est marrant.
*Tu peux couper sur le noir.
- On était à celui de Punta Cana.
Un 4 tridents. Ils disent "tridents" au Club Med.
- Tu leur montres le buffet de langoustines ?
Les langoustines à la braise face à la mer, ça, c'est un truc...
- Par exemple, le tir à l'arc, c'est pas mon truc.
Et là-bas...
- Salut, Anne.
- Salut. T'as pris de belles couleurs.
- Tu trouves ? Pourtant, je me suis crémé.
- Ils ont rien et...
- Y a encore pas mal de courrier qui arrive pour toi à la maison.
On a regardé avec Mélanie, c'est simple.
Va sur l'onglet "Je déménage" sur service-public.fr.
- C'est fait, merci. C'est le temps que ça se mette en route.
- Mais tu comprends, c'est un peu gênant pour Mélanie.
C'est pas plaisant, quoi. - Bien sûr.
Mélanie raconte toujours.
En parlant de pas plaisant, tu pourrais poster
moins de photos de Mélanie en vacances sur ton Instagram,
déjà que j'ai la chance de vous voir tous les jours.
- Bien sûr. Je comprends.
- Je te demande juste un petit peu moins
de Mélanie déguisée en dauphin,
qui se fait body-painter les seins sur la plage.
- Je ne te force pas non plus à me follow.
- C'est moi sur le trapèze dans une école de cirque.
J'avais peur, mais je suis hyper douée.
Voix entremêlées
- Ca remonte à quand ?
- Bonne question.
Discussion inaudible
- Jojo, prends pas
celle tout à droite. C'est un Meursault
à 200 balles. - Ca, c'est bon.
---
- Bon...
- "C'est un ceviche de lapin." Une femme rit.
- La mauvaise foi ! - Le fameux ceviche de lapin.
- Non, merci.
Musique mélancolique
- Comment ? - "Comment ?"
---
--- Hervé rit.
---
*- Regarde-moi, mon coeur. Je t'aime !
- Elle est douée,
cette pute.
Sonnette
Bonsoir, Suzelle. - Bonsoir.
- Elle a été sage ? - Impeccable.
Elle a refait un peu liquide. Je lui ai donné un Smecta.
- Ah.
Ma fille !
Couinements
*- Et toi, Bruno, comment il t'appelait, Daniel ?
*Dis-le ! *- Bruno la tafiole.
*- T'étais bien loin d'avoir touché ton premier kiki.
*- Oui...
- Marion, j'ai passé une journée dégueulasse.
Si on pouvait parler d'autre chose...
*- Ah là là ! Bougez pas !
*Y a Elodie Porcher qui déboule sur le Zoom.
*Vous vous souvenez d'Elodie Porcher ?
*Elle a reçu leur invite, elle est aussi choquée.
*- Kikou, là-dedans !
*- T'as pas changé, ma belle.
*- C'est-à-dire que je fais gaffe. Je m'entretiens.
*Oh là là ! L'émotion que ça fait de vous voir tous, là.
*Y a tous les souvenirs qui remontent.
- C'est vrai qu'on était les petites vedettes
du lycée. - Pour comparer avec aujourd'hui,
je dirais qu'on était un peu les influenceurs stars du bahut.
- Les reustas, comme on les appelle.
- Voilà, les reustas.
*- J'ouvre le paquet cadeau que Daniel venait de m'offrir.
*Et là, y avait un gel douche Fa,
*des Cotons-Tiges et un rasoir Gillette pour homme.
*Soi-disant, j'avais de la moustache et je sentais fort.
- Votre papa était doué.
Son grand drame,
c'est qu'il était jamais 1er.
- C'est vrai, ça.
- Y avait Anne Lochard, indétrônable.
C'était un génie. - Non.
On était toujours à touche-touche.
- A touche-touche de rien du tout.
Y avait Anne Lochard là, et Maxime Chipirones,
juste en dessous. Ca rendait Joël
dingue. Pour lui, y avait
de la place que pour les 1ers.
- Pas vrai.
- Si t'étais pas 1er, t'étais un naze.
- Il était gentil, papi Joël ?
- Il avait son caractère.
Mais vous l'auriez adoré, c'est sûr.
- Je vais aller chercher la petite soeur.
*- Et là,
*j'ouvre ma gourde. Ca avait pas le goût que d'habitude.
*Les quatre sont morts de rire. Daniel avait pissé dedans.
*- Han ! Honteux !
*On s'en remet jamais.
*- Mais bon, c'était y a 30 ans.
*- Mais enfin, t'as quand même bu sa pisse.
- Il est mort à quel âge, papi Joël ?
- Il est né comme mon père,
donc en 46.
Et il est parti quand Max est rentré à la fac. Eh ben,
il avait 48 ans. - Celle-ci,
on va se la boire ensemble.
Le petit Meursault,
il devra passer tout droit.
- Et toi, t'as quel âge, papou ?
- Ben... 48.
- Han !
*"You Make Me Feel" (Jimmy Somerville)
---
- Les coupinous ! Les coupinous !
S'il vous plaît, écoutez-moi. J'ai une super idée.
On se la fait, cette nouba du 26 avril.
Chez moi, en région PACA.
*J'ai une piscine creusée et une tireuse à bière.
---
*On va se déchirer la gueule sans ces trois connards !
- Coralie Grenier, c'est non aussi. On en est à 12 "non".
On serait en soirée électorale, je dirais qu'une tendance se dessine.
- Merci, Sylvie.
- T'as pas oublié le classeur ?
- Mais non, Eliane. Il est dans la voiture, il bouge pas.
- Je chante quoi, aujourd'hui ?
- Alors, aujourd'hui, c'est la lettre I.
- Ah.
- Et voilà, pour toi.
Petit rire (- Chouette.)
- Ton micro.
- Plutôt crever.
J'y mettrai pas un pied. Ces vieilles couilles
qui te racontent qu'ils ont une super vie
alors qu'ils veulent se foutre une bastos.
Encore une belle idée, ça.
Pardon, Jannick.
- Je l'emprunte pour mon replay d'Affaire conclue.
Oh !
Vous n'avez pas bougé.
Les gros, faudra m'expliquer,
plus vous boudinez, plus vous mettez du serré.
- Mais c'est même pas moi, c'est Rodrigue Batisto. Je suis là.
- C'est enrichissant de rencontrer leurs prédécesseurs,
de connaître leur parcours.
- C'est nous qui vous remercions, M. le proviseur.
Grâce à vous, on va pouvoir se retrouver ici, dans ces murs.
- Oui, alors, je vous ai gardé le meilleur pour la fin.
Figurez-vous qu'il reste dans nos effectifs
un professeur que vous avez eu à l'époque.
- Oh ! - Oui. Regardez.
- Aussi nul que la première fois !
- C'est là. Allez. - C'est pas possible !
*Musique rock
- Arrête.
Arrête, arrête.
Oh... Petit rire
Qu'est-ce que tu fais ? Ca va pas ! Arrête.
- Et alors ? - On va se faire cramer.
- Ca y est, je suis plus ta prof.
Il soupire.
J'ai une grande nouvelle à t'annoncer.
Quand t'as passé
le concours du conservatoire à Paris,
j'étais sûre que tu serais accepté.
J'ai demandé ma mutation.
Et c'est oui.
Je démarre en septembre à Fernand Léger, à Ivry.
On va pouvoir vivre ensemble.
Tu vas pouvoir le dire à tes parents, à tes amis
et on aura plus à se cacher.
Sonnerie
- Madame Chotard, quelle émotion de vous retrouver.
- C'est ça, c'est ça. Allez, oust !
Dehors.
Toi, reste.
On ferme la porte.
Petit rire gêné
Il gémit.
30 ans que j'attendais de te la mettre.
Craquement
Vocalise Soupir de soulagement
Elle mérite pas un mot d'excuse ?
T'es qu'une merde.
Dis-le !
- Je suis qu'une merde, Liselotte.
- Pourquoi t'es revenu ?
Pour me détruire une 2e fois à 4 mois de la retraite ?
Tu vas pas me ressauter, hors de question.
30 ans à croupir dans ce mouroir avec ces gueules de cul.
- A lundi, Liselotte.
- A lundi, Jean-Noël.
(- Hé !)
- Tu m'as abandonnée comme un vieux clébard sur une aire d'autoroute.
Pas un mot.
Pas une explication. Rien. Respiration forte
---
Elle renifle.
---
Tu mets plus ton Paco Rabanne que je t'achetais au Marionnaud ?
Voix étouffée - Non.
Il expire.
*- La bataille des idées ? C'est défendre Napoléon, Jeanne d'Arc.
*C'est de ne pas s'excuser sur ce qu'a été la France.
- Je sais pas ce qui s'est passé. Elle était si gentille,
si douce.
Là, on dirait que la vie lui a roulé dessus...
avec un motoculteur.
- Je m'en souviens très bien de madame Chotard.
Une beauté.
Elle a dû tomber sur un bonhomme qui l'a bousillée,
qu'est-ce que tu veux...
Pour peu qu'en plus,
elle ait eu une ménopause difficile et une thyroïde
déréglée... - Mmh.
- Puis ça y est, ouais.
- Pourquoi elle t'a gardé à la fin du cours d'allemand ?
- Non, pour rien. Tu sais, quand t'es connu,
les gens te posent mille questions à la con.
- Mmh. - Ouais, ça,
je peux imaginer.
Bruit de pas
- On a eu un retour de Bruno Vial ?
- Négatif.
- Parce que je sais où il est cet après-midi.
Musique douce
- Les mariés, là, c'est très bien.
Trois, deux,
un... - OUISTITI.
- Les 3 retardataires,
on se met en place. - On veut surtout pas
déranger.
Y a Bruno et... Anne.
Salut, Anne.
Sifflement de dégonflement
*- Testing, testing.
*C'est parti pour le vin d'honneur.
*Le vin d'honneur, y a pas de labeur.
*A l'apéro, y a tout ce qu'il faut.
- Vous êtes venus pour me foutre la tête dans les chiottes ?
- On t'a jamais foutu la tête dans les chiottes !
*- Soirée...
*tentaculaire !
*Looping !
*Folie plus délire
*égale...
*mariage qui transpire.
*Accélération...
*maximale.
*Y a que du love.
*Ce soir, j'aimerais pas être le matelas de Bruno et Ganesh,
*si vous voyez ce que je veux dire.
*Musique électro
- Approchez-vous. Approchez-vous de l'estrade.
Soyez pas timides, amis indiens. C'est pas un enterrement.
Il rit. Cheese...
Naan.
Effet Larsen
Alors moi, j'aimerais entendre une petite anecdote sur notre Bruno.
Qui de mieux qu'une maman pour ça ?
Je sais pas où est la maman.
Elle est où ?
Bonjour, madame.
Alors, est-ce que vous avez une jolie anecdote sur votre fils ?
Je sais pas, un souvenir de vacances ?
- Non.
- Ses premiers pas, un truc comme ça ?
Bon alors, le papa ? On va demander au papa.
- Il a pas voulu venir.
Il soupire.
- Je vais demander à Maxime Chipirones,
parce qu'ils ont fait tout leur lycée ensemble.
Il a un pacson d'anecdotes
sur notre Nono.
(- Merci.)
- Y en a tellement...
- Oui.
- Berlin.
Il traduit.
- Mai 89. ---
Voyage scolaire.
---
Il fait nuit noire.
Nous longeons
ce fameux mur de Berlin.
Et là,
cinq skinheads
et leurs dobermans.
C'est la fin.
Y a plus d'issue.
Mais c'est mal connaître mon Bruno
qui, dans un geste de bravoure héroïque,
saisit une pierre du mur,
vise un de ces porcs,
le plus costaud.
Le caillou touche sa cible...
---
et ricoche sur le museau du clebs.
Alors là, strike !
---
- Ah là là. ---
Chuchotements
- Le mur tombe le 9 novembre.
Plus tard, je fête mon anniversaire. J'ouvre
le cadeau de Bruno.
Et là,
je reconnais le caillou.
Il avait été le récupérer.
Ce caillou, Bruno,
c'est notre histoire.
Il te revient.
---
Il est à toi, frérot.
- J'adore cette histoire. A chaque fois
que Maxime me la raconte,
bah j'ai les poils.
- Je me souviens du voyage au Futuroscope, en 2nde.
Mais Berlin, jamais ? - Jamais.
- Ouais.
- D ! - David !
- Daniel ! - David, Daniel.
- Dhanraj.
- Dhanrad ? - "Raj".
- Ah, Dhanraj !
Ah, d'accord ! Ca compte quand même.
Ensuite, E !
- Etienne ! - Oui, bonsoir !
- Esteban ! - Oui.
- Eric ! - Eric !
- Hello.
- T'es pas très jeux de mariage ?
- C'est surtout que, si je reste à l'intérieur,
il faut pas 10 secondes à Hervé
pour me vanner devant toute la salle.
Déjà qu'ils m'ont désigné capitaine de soirée.
- Ah.
- C'est dingue, parce que toi et moi, on est restés sur Reims.
Pourtant, on s'est jamais recroisés en 30 ans.
- Et toi, j'avais entendu dire, à l'époque,
que tu t'étais marié avec Karine Muraine.
- Ah, oui.
On a même une petite fille.
- Mmh ? - Yvy.
- Ah ! - Enfin, petite...
Elle a 14 ans, donc...
- Mmh.
Ca va ?
- Ouais, ouais. Ouais, ouais. Oh là !
Non, c'est parce que... Il renifle.
Avec le pollen, là, les beaux jours qui arrivent,
les allergies, je suis hyper client.
Il expire.
Et toi,
t'es venue
sans mari, sans enfant ?
Peinarde, quoi.
- C'est ça.
Sans mari, sans enfant, peinarde.
- Ca va ?
- Aïe. Oui. Petit rire
Doit y avoir des bouleaux.
Elle renifle. Parce que moi aussi,
j'ai un gros terrain allergique. - Ouais.
- Ca doit être les graminées.
- Ouais, c'est ça. - Mmh.
- Bravo. Bon, j'ai assez parlé, là.
On a bien réuni Reims et Bombay. Alors, je vois
cette petite scène toute vide, orpheline.
Ca fait de la peine. Je peux pas laisser ça.
On va remédier au problème.
On va repartir en haut de l'alphabet.
Et on va demander à Anne
quelle est sa chanson préférée.
- Ah non, je sais pas. J'en ai pas vraiment.
- Petite menteuse !
Quelqu'un de... très proche
m'a craché le morceau.
1993,
l'année de notre bac.
Et en plus,
cette chanson dit vrai.
Hein ? Alors, dis-nous le titre.
- Si t'essaies de me faire chanter, je prends ce micro
et je te fais la coloscopie la plus folle du 21e siècle.
Et je suis médecin.
- Des promesses...
*"Il me dit que je suis belle" (Patricia Kaas)
- Il me dit que je suis belle
Je le vois courir vers moi
Ses mains me frôlent
Et m'entraînent
C'est beau comme au cinéma
- Plus de trahison
De peine
Mon scénario n'en veut pas
- IL ME DIT QUE JE SUIS REINE
ET PAUVRE DE MOI, J'Y CROIS
PAUVRE DE MOI, J'Y...
*- Vous avez l'air torchés. Vous avez trop de la chance !
Je me fais chier comme un rat mort.
Chasse d'eau
Les noces de lavande des beaux-parents,
ça sentait pas la partouze.
J'arrive, belle-maman. Je vous rejoins, j'arrive.
*"La Chenille" (La Bande à Basile)
*- Allez, oh ! C'est la chenille !
C'est la chenille !
---
*- Hé, Marion !
- What ?
Y a tous les fils de putes de la région, quoi !
Anne, reprends ce téléphone !
The Indians, give it to Anne !
Give it her phone back !
To the little blonde with the "ecarted" teeth !
Don't do the "chenille" with them ! They are motherfuckers !
---
- J'y arrive p... J'y arrive pas.
- Allez, vas-y, démarre, c'est bon. - Mmh ?
- Elle est ivre morte.
- Bien sûr qu'elle est ivre morte. Il expire.
Elle gémit.
--- - Oh, ça me saoule.
Elle sanglote. - Tiens, regarde.
Elle pleure.
---
- Mais tu fais quoi ? - Deux secondes.
- Mais non, pas deux secondes !
Jordy ! Il claque la portière.
Putain !
- Hé.
Ca t'endort pas, le curry ?
- Regarde, y a l'Armée du Salut qui débarque.
- C'est le mélange peut-être, coco-curry.
- Pleure pas comme ça, je vais t'aider. Donne-moi ta clé.
- J'ai bu au moins trois lassis à la mangue.
- Un sac à vin, cette nana. - C'est acide, la mangue.
---
- C'est pas grave, tu t'es gourée de trousseau.
Ca arrive.
(Chut.)
(Pleure pas, tu vas réveiller tes enfants.)
- Qu'est-ce qu'elle s'est mis dans le gosier, la cardio.
- Putain, ça brûle au plexus.
- Elle donne où, ta chambre ? - Là !
- Aïe !
---
Eh bah, à l'ancienne.
Je vais jeter un caillou pour réveiller ton mari.
---
- Qu'est-ce qu'il fout, Jordy ? Hervé rote.
Ouvre la fenêtre, ça pue.
- Oh oui, mon Rougier ! Elle est belle, ta moustache.
Oh oui, mon Rougier !
Oui, oui, oui !
On ouvre la fenêtre.
- Hé, gros dégueulasse,
tu veux mes yeux ? Dégage
ou j'appelle les flics.
- Non, c'est pas du tout ce que vous pensez.
En fait, j'essaie d'aider votre... femme
à rentrer chez elle, parce que je...
Elle est un peu pompette, en fait.
- Rougier !
Descends ouvrir à ta femme !
- Anne, c'est plus chez toi ici.
C'est affreusement gênant.
Et tu terrorises Mél.
- Oh là !
- Qu'est-ce qu'on fout là ?
Miaulement
- Vous avez pris un chat, alors que t'es allergique ?
- Euh, bonsoir, Anne. C'est un petit bengal.
C'est une race hypoallergénique.
- Elle, je vais lui mettre une patate.
Rougier !
Elle tape toujours.
Gémissement d'effort
- OK.
- Je t'ai demandé un enfant, tu as dit :
"Non, j'en ai déjà deux."
Je t'ai demandé un chien, tu as dit :
"Ca va dégueulasser la baraque." Et là,
t'as adopté
un chat pour faire plaisir à ta pute ?
Miaulement
- Faut se respecter, Anne.
- Qu'elle aille pisser dans la litière.
- Ecoute, je pense vraiment... - Toi, ta gueule !
Si tu me parles, tu mets un slip !
- Vu qu'Anne a sa tête dans la chatière,
donne-lui son courrier et les papiers du divorce à signer.
- Je les signerai pas, les papiers.
Tu t'appelleras jamais Rougier.
Tu seras Mélanie Croustand.
Je redeviendrai jamais Anne Lochard !
- Ouais, non mais là, il faut...
Attention à ta tête.
Viens. Voilà.
Ca va ? - Arrête !
- On peut aller se coucher, Anne ?
- Tu m'as demandé la permission avant de coucher avec mon mari ?
Avant de me flinguer 12 ans de mariage ?
- Anne...
- Vous êtes contents ? Hein ?
La Lochard est toujours la même pauvre fille !
Elle a plus de mari, elle a pas d'enfant ! Elle est seule !
Et tout ça, c'est de votre faute.
Vous avez gâché ma vie. Du premier
au dernier jour du lycée,
vous vous êtes foutus de ma gueule en permanence !
Ca fait du bien, quand on est pas sûre de soi,
à 14 ans, qu'on a des montées d'hormones qui font qu'on a envie
de sauter de joie à 9 h et de se buter à 10 !
Et toi ?
Qu'est-ce que tu crois ?
Moi aussi, j'avais envie que tu me plaques contre le mur.
Anne renifle.
Vous êtes toujours les mêmes gros bâtards
que quand vous étiez méchants et cons.
Elle gémit.
Pardon.
Vous rirez moins le 26 avril
quand vous serez tout seuls dans votre gymnase,
la gueule dans le seau à punch
et dans les pains surprise pour oublier.
Et nous,
on sera tous ensemble.
Parce que tout le monde a dit oui !
On sera tous avec les anciens de Clemenceau chez Marion !
- Mmh. - Avec...
la piscine,
la tireuse à bière...
Tous, sauf vous !
Parce que la roue...
elle tourne !
- Wouah... - Bah ouais, elle est pétée.
- Merde, mon sac !
- Elle est défoncée.
Elle gémit.
- Oh, putain.
- Je vais aller l'aider. - Quoi ?
- Non, non, attends.
Attends.
Elle grogne.
- Lâche-moi !
*Musique électro
- Vous allez vous faire trop de potes à Paris.
Je serai le vieux pote de Reims qu'on va vite oublier.
- Mais non, Jojo, arrête.
T'es un vieux frère de Reims.
Et quand on est frères, c'est pour la vie.
- T'encroûte pas ici. - Je peux pas laisser Karine.
Et puis elle veut pas partir d'ici.
C'est ça aussi, le couple.
C'est le sacrifice.
- Euh, pardon de vous déranger.
Je faisais juste un petit tour de la maison.
Je suis resté un peu plus. Désolé, Hervé.
- Ils vont nous abandonner comme des connards, ces deux-là.
- Mais je m'en branle. J'ai besoin de personne.
Je vais faire de l'oseille.
Je roulerai en BM série 3. Et j'aurai une piscine.
Et pas une hors-sol, hein. Une vraie, une creusée.
Et quand je serai vieux,
je baiserai des putes à Acapulco et j'aurai un dentier en or.
- N'empêche, c'est con
que tu l'aies pas déjà, ta piscine.
- Mmh.
- Je me serais bien foutu le cul dedans, là.
- Ah ben...
Dommage que vous soyez pas
amis avec Marion Tessault.
Elle, elle en a une belle, de piscine.
Et ses parents sont pas là du week-end.
Cris de joie
---
Chut ! Vous allez les réveiller, là.
Vous avez tous fait votre plouf, tout le monde sort.
- Allez, viens te baigner, petit phoque !
- On est moins concernés que dans les grandes villes.
Encore que j'ai dû prendre le bus...
- M'attendez pas, j'ai un rendez-vous. Je dîne dehors.
- La voiture était en contrôle technique.
Je monte dans ce bus. C'était extrêmement rude.
Les gens sont de plus en plus égoïstes.
*- Merci, Michel, de témoigner parce que c'est pas facile.
*Mais se faire cracher au visage par votre femme
*doit impliquer une réponse.
*Vous pouvez pas vous laisser souiller par de la salive,
*fût-elle de votre femme. *- Oui, Maryse.
- Tiens, papa.
Ton rab d'huile piquante. - Merci, mon coeur.
Elle a posé des questions, maman ?
"Il dîne où ? Avec qui ?
"Il a rencontré quelqu'un ?" Elle soupire.
- Ils ont trouvé une maison à louer.
Tout ça, c'est bientôt fini.
Tu vas être fort, hein ?
- Bien sûr que je vais être fort.
*- Pareil, on dort pas au pied du lit, Michel.
- Le chat de madame Robillard est retourné
dans le cerisier, apparemment. - Tu rentres pas trop tard, hein ?
C'est ta maison, quand même.
Petit rire - OK.
*- "Je dors près de Nadine, qu'elle le veuille ou non."
Portière
*Là où c'est plus problématique,
*c'est que vos enfants vous violentent physiquement.
- C'est chez nous ! C'est horrible !
*- Finir son père à coups de pied. - Viens !
Respiration forte
---
- Ah ! Me dis pas que je l'ai tuée.
- Tu l'as pas tuée. 4 points de suture.
Dans une heure, vous êtes sortis. - Ah, merci.
J'étais là, tout seul. Personne voulait me répondre.
J'ai dit que je connaissais le Dr Rougier.
"Monsieur ou madame ?" "Madame."
Ils m'ont dit que t'étais de garde.
- T'as bien fait, j'étais juste au-dessus. Ce soir, c'est calme.
Allez, viens, je t'accompagne.
- Merci.
- J'emprunte l'ordinateur de l'ex-compagnon de ma belle-fille
pour trouver la recette du soufflé au comté sur Marmiton.
J'ai ouvert l'écran. Ca s'est mis en route
tout seul.
Un film à caractère... cochon.
Une femme sur un chantier,
le zouzou à l'air,
avec plein d'ouvriers du bâtiment autour. Aïe !
- Pardon, madame. Je termine le dernier point.
Un peu de courage. - Deux lui envoyaient
des coups de leur zouzou
sur le visage. Petit rire
Fallait voir la taille des zouzous.
(- Chez cette femme, tout le monde a un zouzou.)
(- Oui, apparemment.) - Aïe !
Même les macaques se font pas ça.
(- Tu sais, j'ai jamais tapé)
("groupe d'ouvriers" ou "coup de zouzou visage".)
(C'est l'algorithme qui te propose des vidéos.)
(- Oui, je vois.) - J'ai envoyé valser l'ordinateur.
Je suis tombée et je me suis cognée
sur le coin de la table basse, la toute moche.
Y avait du verre partout.
(- C'est pas le moment, mais...)
(je me débarrasse de ma table basse.)
Parce que j'ai dû déménager rapido.
- J'imagine. (- Elle est)
(en marbre veiné noir, mais qui tend vers le cacao.)
(Si ça peut te dépanner, je te fais un bon prix.)
- Ca pue la Bétadine. - Merci.
- C'est lui ! En plus,
il vient se montrer, ce maniaque.
Il s'astique le pinceau en pensant à vous quand il regarde ça.
Allez, roule.
- Et si c'est ta fille qui tombe là-dessus ?
Si c'était pas ta maison, je t'aurais foutu dehors.
- Bonsoir, Karine.
Je suis Anne Rougier, anciennement Lochard.
On était ensemble
en terminale. - Ah oui.
Eh bien, au plaisir, Anne. - Oui.
- "Plaisir", c'est le mot du jour, apparemment.
- Karine.
Musique triste
---
--- Elle renifle.
---
*- J'ai pas réussi
*à lui dire que j'avais lu sa lettre.
*Il me parlait de cette soirée avec les anciens.
*Ca lui redonnait un peu le sourire.
*Mais y a cette contre-soirée chez Marion qui vient tout gâcher.
*Hervé, t'es là ? *- Ben oui, je suis là.
Tonalité
*Coucou, mon Jojo. Ca va ?
*- Euh... top. *- Ben c'est top.
*C'est vrai qu'on sort de l'hiver.
*Les jours qui rallongent, c'est agréable.
*Justement,
*je t'appelais pour une proposition
*que tu pourras pas refuser.
Donne-lui ton sac.
(- C'est Lââm.)
(- Oh...)
- Bonjour.
Je me présente en deux mots.
Je suis Maxime Chipirones.
Je suis le meilleur pote d'Hervé, Babyloup.
- Lââm. - Je vous avais reconnue,
même avec les lunettes et le chapeau.
Je vous aurais reconnue même...
Directement, je vous ai vue arriver.
"C'est Lââm", à la seconde.
Je vous prends peu de temps.
Je vais y aller droit au but.
Mais je voulais vraiment vous dire : merci du fond du coeur
de m'accueillir au sein de votre petite troupe.
C'est une joie pour moi de participer,
ne fût-ce qu'un petit tronçon,
à votre tournée. Juste pour vous dire
qu'on descendra à Nice. On doit aller voir quelqu'un,
une ex-copine de classe. C'est un grand mot.
Marion Tessault.
On relance la soirée des anciens, pour faire court.
Et elle organise, le même jour que nous, une contre-soirée.
Alors là, je peux vous dire que là... ça passe pas.
Elle va prendre un bon savon. C'est une peau de vache de faire ça.
Je vous mets dans la confidence, et ça reste entre nous,
je vous demande votre discrétion, notre pote Jojo va pas bien.
Je vous passe les détails parce que ça vous regarde pas.
Lui descend avec Anne Lochard car il partait de Reims.
Nous, de Paris. On s'est dit : "On se retrouve dans le Sud."
On va régler nos petites affaires. Et je peux vous dire que...
quand je prends en grippe, je lâche pas.
C'est au-dessus de mes forces. C'est...
Vous êtes Indra !
Les Worlds Apart ?
Bonjour. Maxime Chipirones.
Il le salue. - Enchanté.
- J'ai l'impression d'être aux Enfoirés.
Et vous, vous êtes ? - On est les techniciens.
- Les techniciens, je m'en fous.
"Saturday Night" (Ray Dean)
---
- Tu me dis quand t'as un creux. J'ai pris plein de trucs
au distributeur de la pédiatrie. Ils ont plus de choix.
Kinder Bueno, Mentos, thé glacé, sandwichs triangle.
On croit qu'ils sont dégueu alors qu'ils sont vraiment dégueu.
---
Ca me rappelle les départs en vacances, petite.
Ma mère nous réveillait à 4 h du matin pour faire la route.
Deux coussins au pied de la banquette,
et ça faisait un mini-lit pour ma soeur et moi.
- Si t'as sommeil, t'hésites pas. Avec ta nuit de garde...
Tu peux t'allonger sur la banquette.
- Ah non, copilote jusqu'au bout.
- La loi Pinel, en fait, c'est une réduction d'impôt de 12 à 20 %
dans le cadre de l'achat d'une résidence secondaire
et pour laquelle tu t'engages à la louer sur plus de six ans.
Je peux pas faire plus court. - J'ai vraiment pas de cul.
- C'est la petite soeur de la loi Girardin.
- Oh, je l'adore, celle-là.
*"Mmmbop" (Hanson)
---
- Jette un coup d'oeil sous ton siège.
---
Je l'ai fabriqué pour Eliane, que je conduis à ses rendez-vous.
Y a 200 textes de chansons.
Elle rêvait d'être chanteuse.
Du coup, quand elle monte avec moi, elle part en tournée.
--- Ils chantent.
---
- Ce que je ressens pour toi
- JE TE DONNE MA MOTTE JE TE DONNE MA MOU
QUAND TA VOIX LES EMPOTE A TON POPE TEMPO
- OK, OK. Ca va pas du tout, là.
C'est le final. Personne est sur le bon temps.
C'est horrible. Pardon, ça fait 30 ans
que vous vivez ici, vous chantez en phonétique.
"Je te donne ma motte, je te donne ma mou" ?
Ca veut rien dire. Pas une dedans.
J'ai passé 48 heures à Londres, j'arrive à articuler "Yesterday".
Ils chantent "Baby Come Back".
---
- Hello, everybody is cool. Give me five.
- On l'a chantée pour toi, Anne.
- Oh, merci.
- Il t'a parlé. - Il m'a touché la main.
- Il a dit quoi ?
- Ils sont mariés, ils ont six gosses. Tous les trois.
Acclamations
Qui crie en stéréo
Je suis de toi Et l'autre mot que je n'ose pas
Mes mains, mon corps te disent merci
De m'avoir fait homme dans ta vie
- MAQUINALMENTE
- De l'autre côté de mon miroir
- MAQUINALMENTE
- Tu connais bien, dis donc. - Ben oui.
- MAQUINALMENTE
- C'est tellement passé à la radio.
Tu peux pas ne pas connaître cette chanson.
---
Bonne nuit. Je vais me coucher, je suis crevée.
- "Bonne nuit. Je suis crevée, je vais me coucher" ?
- Moi aussi. Avec le trajet, je suis...
- Vous déconnez ? - Je suis cuit.
- Je sors de scène, en montée d'adrénaline.
On n'a pas fait 900 bornes
pour aller se coucher ! Mais attendez !
Nice ! La promenade des Anglais !
Les casinos, la French Riviera, quoi !
Il soupire.
- Hé, arrête toi-même ! - Oh !
- C'est toi !
Ils rient.
- Attention les cheveux d'Hervé ! - Y a sa teinture qui bave.
- C'est dégueulasse ! Enfin, ça va pas, non ?
Et ça ? - C'est à moi, ça !
- Tiens, Anne.
- J'en veux plus ! - ANNE !
- Non, merci ! - Allez !
Anne, allez !
Bois un coup. - Oh putain, y a les flics.
- Oh, putain.
- Bonsoir.
- Bonsoir.
C'est moi ou ça s'est rafraîchi en fin de journée ?
- Mmh.
- Oui, c'est vrai que ça a un peu... - Oui.
- Oui, ça s'est rafraîchi en fin de journée.
- C'est la demi-saison. On sait jamais
comment s'habiller, comment...
- Vous êtes la copine à Colette et Guy ?
- Ah non, je suis pas la copine à Colette et Guy.
- Ils vous avaient amenée
la dernière fois chez Catherine et Felipe ?
- Ah non, vraiment, ça me dit rien. - Non, Jean-Paul.
Je crois qu'on a jamais pratiqué ensemble.
Je commence par la petite boule à gauche.
Y a à bouffer, là-dessus.
- Ah oui, donc c'est bien ça.
C'est...
- Les gars,
carte blanche sur Martine. Faites gaffe à ses lombaires.
On a passé le week-end à la frontière espagnole.
On est tout cassés. - Tout cassés.
- Tout cassés ?
Ils rient.
"On est tout cassés."
- Et toi... Attends.
Et donc tu nous as trimballés dans un repaire échangiste.
- Je te jure, je savais pas. Mais je reviendrai.
- Qui entre chez les gens par effraction pour se baigner ?
- Juridiquement, y a pas eu d'effraction.
C'est Bruno qui a fait le code du portail.
- Bravo, Bruno. Toi, ta gueule, Maxime !
Vous êtes des bâtons de merde. Je vous hais.
- Euh, je vais y aller, moi.
Il commence à se faire tard.
- Madame Chotard, l'eau était chaude ?
- Désolé, on voulait vraiment pas vous faire peur.
- Oui, on va te laisser reprendre ta nuit, Marion.
- Vous croyez que je vais me rendormir ?
Ben non !
Alors personne ne bouge !
On va voir si je suis pas digne de faire la fête avec vous.
*Musique rythmée
- Saint-Estèphe 73. - C'est quoi ça, encore ?
- Une machine à saucisses ? - Non, une machine à churros.
Tiens, prends-la.
Petit rire - T'es bien équipée, hein.
C'est fou, tout ce barda. - C'est grâce à mon père.
C'est le patron d'Electroland.
Tu vois où c'est ? - Bah oui.
- Mes frites, elles sont bien grasses comme j'aime.
Il importe plein de trucs des States !
On teste tout ici avant que ça parte en rayon.
--- Il tousse.
- Putain, Dadou, fais gaffe. La cendre
sur le tapis, là... - Oh, t'inquiète, c'est rien.
La femme de ménage passe demain. Elle est là pour ça.
---
Popcorn !
Wouh ouh !
--- Elle rit.
Bruno, putain, je vole !
---
--- Bris de verre
--- Elle crie.
Ma baraque ! - Putain, ça crame !
- Ma baraque brûle ! - Au feu !
- Putain, il est où, Jordy ? - Et Anne ?
Aboiements
---
Bip
- Ma poulette !
Vous faites un pas, j'appelle Verisure.
T'es vraiment une belle salope.
Tu m'as dit : "J'ai une conférence à Nice.
"Je passe te faire un kissou, ma Marionnette.
"Je verrai les petites."
- Marion, ils sont là pour apaiser les choses.
Dialoguer.
Redémarrer sur des bases saines. - Marion,
c'est Hervé Baumier.
Babyloup.
On est venus
avec le calumet de la paix.
- Tu sais ce que j'y fous, dans ton calumet ?
De la mort au rat, pour que tu crèves !
J'ai le coeur qui tamponne.
J'ai du mal à respirer.
- Non, Marion, tu fais un vagal.
Laisse-moi rentrer. Je viens seule.
Ca y est, j'ai perdu l'oreille
interne. Ils m'ont tout pété,
les enculés !
(- Vas-y, suis-la, Jordy.) - Vas-y, suis-la.
- Je peux pas.
Gémissement
- 900 bornes pour me dire que Jordy voulait se foutre en l'air
et qu'il fallait l'aider ?
T'as pété ton bilan carbone pour rien.
- Il est seul. Il a personne. - Tu crois
sincèrement que c'est une pauvre soirée
qui va lui redonner goût à la vie ?
T'es qu'une traîtresse.
En 40, t'aurais sucé toute la Kommandantur pour du beurre.
Tu l'as, l'image ?
Tu l'as ?
- Oui, on a l'image avec les petites.
J'ai peut-être eu tort
de venir ici avec les garçons.
- Parce que maintenant, tu les appelles "les garçons" ?
C'est "Anne et les garçons".
Mais tu sais ce qui va leur arriver, à tes garçons ?
Mon Jérem, c'est un sanguin.
Quand on touche à sa femme,
il devient fou.
Il a 10 ans de MMA au cul.
Il va les monter au plafetard, tes garçons !
Bip
- Je suis Jérem, le mari de Marion.
Un petit rafraîchissement pour vous faire patienter ?
- Ah putain, mais j'ai compris.
Maintenant que t'es bonnasse, tu te tapes Hervé Baumier.
T'en as toujours rêvé.
- Tu dis n'importe quoi. - Fous le camp de chez moi.
Et considère que tu n'es plus la marraine de Jade et Joy.
Je te démarrainise.
Je sais pas comment on fait mais je vais trouver.
- Et puis, on est à 10 bornes de l'Italie.
Alors, quand on veut manger une bonne glace,
c'est vrai que c'est pratique.
Moi, ma préférée, c'est stracciatella.
- Ah ! - Alors ?
- Tu sais, cette soirée de 93, on en a jamais reparlé.
Ni entre nous, ni avec personne.
C'était une grosse connerie.
C'était même un bouquet final de feux d'artifice
d'années de conneries.
- Ah.
- Mmh.
- Qu'on rende hommage à Daniel,
c'était peut-être pas la meilleure idée.
Tu t'es fâchée avec Marion à cause de nous.
- Oui. - Oui, voilà.
Tu sais de quoi j'ai envie ?
D'une glace stracciatella.
- Han !
*Chanson italienne
---
- On pouvait pas partir sans s'arrêter là.
A ta droite, le théâtre
du Festival de Sanremo. C'est mythique.
Le berceau de la variété italienne.
Tout est parti d'ici.
Ici, c'est les débuts
de Laura Pausini, Eros Ramazzotti.
"Sarà perché ti amo", "Felicità"...
Ca me fout les poils.
Qu'est-ce que tu fous ?
Discussion en italien au loin
(Non, non, non, non !)
(Non !)
C'était la grande mode des tubes latinos.
Ils cherchaient un Ricky Martin français.
J'ai passé l'audition et ils m'ont pris, ces cons.
- Quand j'ai compris que c'était toi, Babyloup,
je voulais fracasser ma radio.
Pareil quand je te voyais le samedi matin au Hit Machine
et que je révisais dans ma chambre à la cité U.
Et puis je...
Je l'ai pas vu venir, je me suis mise à la fredonner
et à la trouver presque...
agréable.
- Tu vois, rien que pour ça, je regrette pas.
Et pour mes parents aussi, ils étaient tellement fiers.
Invités à la galette des Rois du maire de Reims
deux années de suite, quand même. C'est pas rien.
- T'as jamais eu envie
de faire quelque chose d'un peu plus...
personnel ?
Un peu plus Hervé Baumier, un peu moins Babyloup.
- La maison de disque
voulait enfoncer le clou dans le côté latino,
mais j'ai fait tout le contraire.
Obstinément, un album piano-voix que j'ai écrit et composé.
Et j'en ai vendu 12.
Donc... je me suis fait dégager.
- Ca faisait comment ?
- Euh... Il soupire.
"Quand les tempêtes parquent
"Et la pluie s'amoncelle
"Quand plus rien ne marque
"Et que ma peau me gèle..."
Tu trouves ça nul ? - Non.
je trouve ça très beau. - C'est vrai ?
C'est pas grave. Au bout d'un moment, il faut savoir qui on est.
Moi, j'anime les mariages et les bar-mitsva.
Une chanson, une chenille, l'enveloppe et dodo.
Tu vois, ce piano ? C'est un peu une métaphore de ma vie.
"T'as eu ta dose de lumière, tu peux dégager."
- Je suis pas d'accord.
Ce piano, on lui remet sa petite bâche, il va se reposer un peu,
et demain soir, il brillera dans une autre ville.
Parce que c'est un instrument noble, le piano.
Il va avoir encore une belle vie,
pleine de musique et d'applaudissements.
Cris en italien
Alors finalement, t'as peut-être raison.
--- Alarme
Ce piano, c'est...
C'est un peu toi.
---
Il soupire.
- Jojo ?
Jojo ?
Jojo ?
- Oui ?
- Est-ce que...
Est-ce que je suis un sale type ?
- Bonne nuit.
- J'ai prévu un petit atelier maquillage. Ca te va ?
- Ouais. - Et toi, ça te va ?
Oui !
C'est génial. Je suis contente.
- Si Hervé m'avait dit qu'il avait pris les clés sans te demander,
je l'aurais jamais accompagné.
Discussions entremêlées
---
- Votre patron vous a invitée
à son anniversaire.
Vous avez l'air
d'avoir une belle relation.
- Il a dit que si je venais pas, il me sucrerait ma place de parking.
Fallait remplir la table.
- Bon anniversaire, Maxou !
- Bravo ! - Joyeux anniversaire.
- C'est bien !
Musique mélancolique Petit rire jaune
- Et toi, t'as quel âge, papou ?
---
- 48.
---
- Alors, j'aimerais porter un toast.
Je vais pas être long.
On est tous là
pour célébrer notre Maxou.
On s'aime comme des frères depuis nos 12 ans.
Ca fait 36 ans. 36 ans.
J'ai pas peur
des 36 prochaines années, tant qu'on est ensemble. A toi.
On garde nos verres levés.
Elle gémit.
Une autre occasion de boire. Ca fait plaisir.
Soso, ma belle-soeur de coeur,
vient de recevoir
le trophée Lawyer
of the Year Val de Marne !
S'il vous plaît !
Applaudissements - Ouais ! Bravo, maman !
- Merci, chéri. - Et c'est pas de la gnognotte.
Quand les avocats savent
qu'ils vont plaider face à Maître Chipirones,
ils font de l'huile d'olive avec leurs fesses.
Hervé rit.
---
---
Maxou ! - Attention avec tes bagues.
- Magnifique ! - Oui, Hugo ! Attaque !
- C'est quoi, le problème ?
- Oui, là ! Oui, vas-y ! - Passe, passe !
- Bloque !
- Bloque-la, bloque-la !
- OUAIS ! - Bravo !
Occupe ! Attaque !
- Elle crie beaucoup, hein.
- Attention. Bloque, bloque, bloque !
- Je vais avoir un acouphène, moi.
- Avance, avance !
- J'ai pas fait exprès. - Doucement.
Il gémit. - Ah, j'ai mal.
- Fais le coup franc.
- Ca va ? - Vas-y tranquille.
- Allez, allez, on avance ! Allez, Léonard !
- Bien ! Tu déchires !
- Non, elle est hors-jeu. - Quoi ?
- De quoi tu parles ?
- Tu comprends pas quoi dans "hors-jeu" ?
Et arrête ou je vais chercher les ciseaux !
- Mais tu fais chier, putain !
Va crever, puisque tu penses qu'à ça !
- Ca va ? - Je pète le feu.
Bris de verre
On claque une porte.
- Tu peux plus nous voir,
c'est ça ? Mais oui, Maxime,
ton fils court plus vite que toi. Et ta femme est pas trop mauvaise.
Il soupire.
Oh oui, je comprends, c'est terrifiant.
- J'ai pas fait exprès de le faire tomber.
- Bien sûr, ouais.
Et tu as encore ta fille de 7 ans que tu peux battre au Uno.
Mais alors dépêche-toi,
parce qu'elle grandit aussi.
Tu sais, je peux comprendre plein de choses.
Je sais ce que représente cet anniversaire pour toi.
Mais là, t'es en train de nous bousiller.
- Que fout Julie ? Julie !
(Oh, putain.)
Il soupire.
Hé, Max, ressaisis-toi un petit peu.
Tu peux pas tout détruire comme ça.
- Au moins, j'ai construit quelque chose.
- Oh. - Tu comprends ?
T'es gentil, Hervé,
pas de conseils sur la famille.
Oui, le jour
où je tirerai mon coup dans un chiotte,
ouais, là, je ferai appel à toi.
- On peut rester un peu plus longtemps ? Je m'amuse avec Manon.
- Non, on se casse.
- Pourquoi faut toujours
s'envoyer des saloperies à la gueule ?
- Commence pas avec ta petite morale.
On va parler du type qui loge son ex-femme,
son nouveau mec et sa vieille,
parce qu'il est pas capable de taper du poing sur la table.
- T'as raison.
J'en suis incapable. Même quand mon meilleur pote
me bousille mon véhicule dans un pays étranger,
je dis rien. Puis de toute façon, tout le monde s'en branle.
C'est que Jordy.
Non, vous, vous êtes des...
belles boules de pétanque bien luisantes.
Et puis moi, je suis à côté,
le cochonnet. Je sers à rien.
*"La Fête est finie" (Orelsan)
*- Un jour, tu te demandes qui c'est ce porc dans la glace
*Et pourquoi tu t'essouffles alors que t'as monté trois marches
*Un jour, ton pote traîne qu'avec ses collègues de taf
Pourtant, c'est le genre de connard
Que vous détestiez en classe
Un jour, tu te rends compte que personne n'écoute tes histoires
T'étais un jeune cool, maintenant t'es qu'un oncle bizarre
Un jour, t'as beaucoup plus de remords que de désirs
Et t'as passé trois mois de stress pour trente minutes de plaisir
Quand y a plus d'alcool sur le sol que dans les verres
C'est qu'il est l'heure de rentrer
Quand y a plus de musique et t'es seul sur la piste
Il faut que t'arrêtes de danser
La...
La fête est finie
La...
La fête est finie
On était censés changer des choses
Depuis quand les choses nous ont changés ?
On était censés rien faire comme les autres
Est-ce que tout le monde mentait ?
On était censés changer des choses
Depuis quand les choses nous ont changés ?
On était censés rien faire comme les autres
Est-ce que tout le monde mentait ?
---
--- Il souffle.
---
--- Elle soupire.
---
Il soupire.
- Faut que je te parle.
Gémissement d'effort
- Alors pour de vrai, tu veux pas d'enfant ?
De toute façon, même tes spermatozoïdes
sont rassis. Une truie en fin de vie en voudrait pas gratos !
Le premier mec venu... Le premier mec venu,
en deux secondes je suis enceinte,
tellement je suis fertile !
Dès demain, je coupe ta CB
et t'iras chercher une carte de retrait
avec ta gueule du musée Grévin !
Comme ça, j'aurai plus ta teinture de merde
sur mes oreillers !
Et prends ton slip en viscose et torche-toi le cul avec !
Porte
*- Papa souhaitait que cette maison reste dans la famille.
Il ronfle.
*- Je veux pas être indiscret mais j'ai cru comprendre...
- Elle est plus légère et plus jolie.
- Elle est plus joyeuse.
- On y gagne sur tous les tableaux. - De partout.
- Et puis alors le veiné marron,
comme ça...
- Ma table de femme mariée devient ta table de célibataire. Emouvant.
- Si tu le dis.
On frappe. - Toc toc, y a quelqu'un ?
- Non, c'est pas vrai !
- Je viens vous emprunter votre ordi.
- Pardon ?
- Je blague.
J'ai dû oublier mon Télé 7 Jeux. Il me reste deux grilles. J'entre ?
- C'est fait, non ?
- Oh, dites donc ! Vous avez pas perdu de temps.
- Ah non.
- Ah non, pas du tout.
- Vous verriez le foutoir là-bas.
Et puis alors Karine, aimable comme une porte de prison.
Elle a pas
un bon fond. Vous, vous êtes un peu soumis.
Il vous faut une bonne femme gentille, qui ait du coeur.
Hein ? - Euh, oui.
- Il vous a fait un cadeau, mon Francky.
- Ah bon ?
Merci, Francky. - Bravo, Francky.
- Ah !
Le seul avantage avec les gros,
c'est que vous vieillissez moins vite.
Y a tellement de gras sur le visage
qu'il y a moins de rides, forcément.
- Une bonne fois pour toutes,
ça, c'est Rodrigue Batisto, d'accord ?
Moi, je suis là. Il est là.
Je suis là. OK ?
Allez-y, maintenant. Déversez votre fiel.
- Et là,
c'est Daniel Mollet ?
- Ben oui.
- J'avais jamais fait le rapprochement.
Oh !
A trois interventions par nuit en 30 ans,
on se rappelle pas de tout, forcément.
Mais celle-là,
elle m'a marquée à vie.
Tu vas t'arrêter, rouquin ? Ou au gnouf !
C'est moi qui ai pris la déposition du gamin.
Il chialait comme une madeleine.
"Je vous jure que j'ai pas jeté de cigare sur le tapis."
Je fais mon petit tour
avec l'expert. Jean Bayard, qu'il s'appelait.
Musique intrigante
Une feignasse de première classe.
Il avait trouvé l'arme du crime.
"On va vite faire marcher l'assurance de ces pauvres gens."
Mais...
y avait un truc qui me chiffonnait.
Dans leur déposition,
les gamins avaient tous mentionné une machine à kebab.
Pas commun, une machine à kebab chez soi.
Enfin, je veux dire, chez un Européen.
Mais la gamine a toujours nié.
Bingo !
Y avait peut-être pas la machine à kebab, mais y avait son carton.
Tout le monde m'a pris pour une folle, à l'époque.
Bip
- J'ai paniqué, ça te va ? Mon père m'aurait tuée.
Et Daniel, ça faisait longtemps qu'il nous pourrissait la vie.
Je suis pas fière, hein.
Musique rythmée
Je voulais que ça s'arrête jamais.
J'avais les mecs les plus cool
dans ma piscine, où y avait jamais personne.
Ce soir-là, j'étais juste quelqu'un, quoi.
---
Ah, non !
Et y a eu ces putains de flammes.
J'ai tout de suite compris que c'était ma faute.
Mais entre tout avouer
ou foutre Daniel Mollet dans la sauce,
j'ai pas hésité une seconde, j'y suis allée.
---
--- Elle gémit.
---
Tu veux un Figolu ?
- T'aurais fait quoi à la Kommandantur pour du beurre ?
- Bonjour, Maxime. - Bonjour, Corinne.
- Merci d'avoir fait le déplacement.
- Je vous l'avais proposé. - Oui.
- Je suis vraiment touché que vous m'ayez appelé, moi.
Alors, il lui arrive quoi, à ce petit bonhomme ?
- Salut.
On sonne.
- Bonjour, Hervé. - Ca va ?
- Merci du déplacement. - Je suis pas très loin.
- Ah ? - Ouais.
Comment je peux l'aider, le petit champion ?
---
- Je lui ai apporté des cartes Pokémon. Les gamins adorent.
Il soupire.
- Et elle a pas nié ? Elle a pas feinté ?
- Elle a reconnu tout de suite. - On peut la saigner
sur le préjudice moral. Y a aucun problème.
Si ça suffit pas, je descends dans le Sud
et je vais brûler son pavillon. - Ouais.
- J'en ai rien à foutre.
- Quand même. - Quoi ? Bien sûr.
- Non, brûle.
- Si je peux me permettre, je crois pas que ça soit la bonne réponse.
Daniel a été en colère toute sa vie
contre tout et contre tout le monde.
Et regardez où ça l'a mené.
Tout passe vite,
si vite.
- Ouais, alors ça, c'est vrai.
Là, je suis un petit peu retourné vivre chez mes parents.
Bref.
Quand je les regarde, je me dis
qu'effectivement, ça trace. - Tu sais, mon Jojo,
je repensais à ton histoire, chez moi,
avec les boules de pétanque. Et je me suis dit
que si t'es le cochonnet, je suis une boule de pétanque rouillée.
- Pas faux.
Après, je pratique peu.
Mais pour moi, le cochonnet, c'est la star du jeu.
Sans cochonnet, y a pas de jeu.
- Mmh.
T'es notre cochonnet spécial,
mon Jojo.
- On est d'accord, il mérite son hommage, Daniel ?
- Bah oui.
- Mais personne veut nous revoir. - Alors, justement,
je me suis permis d'avancer un peu de mon côté.
- Oh !
Hervé rit.
- Oh. - Ah ouais.
Ah ouais, c'est précis.
Ca fait peur. - Il reste des choses,
rassurez-vous, à commencer par le lieu.
Vous avez annulé
le gymnase. J'ai appelé, mais à J-8,
c'est trop tard.
Faut trouver autre chose.
- Oui. - Si vous voulez
toujours la faire, la fête.
Musique pop - Papa, tu m'aides
à réciter ma poésie ?
- Tu demandes à maman ? Elle a plus l'habitude.
- Mais si tu le fais jamais, toi, t'auras jamais l'habitude.
--- Petit rire
---
- Viens, je vais te dire quelque chose.
Tu sais, mon papa, ton papi Joël,
il disait toujours :
"Celui qui a la parole, c'est celui qui a le pouvoir."
Regarde toujours ton public dans les yeux,
c'est très important.
Je compte sur toi pour vraiment occuper l'espace.
Vas-y, tu déclames.
- "Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
"prennent des albatros, vastes oiseaux des mers."
---
--- Miaulement
---
- Wow !
--- Hervé siffle.
---
--- Klaxon
---
- Ah ben le voilà. - Oui.
- Sabine,
Bruno est le mari de Ganesh.
- Ah, mais j'avais pas compris !
---
- One, two, check.
Check. One, two.
Merci d'être là. On est passés par toutes les couleurs.
La vie a décidé de nous ramener ici,
chez Roland et Arlette.
Merci, papa. Merci, maman,
de nous laisser encore foutre le bordel chez vous.
- Et tout le monde dehors à 2 h, bien sûr.
Protestations - ARLETTE !
ARLETTE !
ARLETTE !
ARLETTE !
ARLETTE ! ARLETTE !
- C'est beau de revoir vos visages 30 ans après.
J'aurais envie de vous dire : "T'as pas changé."
A 50 piges, c'est ce qu'on a envie d'entendre.
On a tous envie de retrouver nos bouclettes,
nos 15 secondes au 100 mètres.
Mais voilà, tout ça, c'est plus pour nous.
C'est pour nos enfants.
Et c'est très bien comme ça.
On a passé tout Clemenceau à la sulfateuse.
On vous a pas épargnés.
Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, on vous présente nos excuses.
Voilà.
Soyez rassurés, sachez
que le karma nous a bien rattrapés derrière.
Bref.
Alors, vive tous ceux qui ont pris du bide
à cause du stress.
Vive tous ceux qui ont perdu leurs cheveux
à cause des coups dans la gueule.
Et vive aussi tous ceux qui ont su rester jeunes et beaux.
Oui, oui.
Y en a. - Merci.
- Mais ce soir, ils sont pas venus.
Alors vive nous, quoi !
Et maintenant, à Jordy.
- Ils parlent tellement bien, les deux. J'ai rien à rajouter.
Huées - JORDY !
JORDY !
JORDY !
JORDY !
JORDY ! JORDY ! - Ah, si.
Si, une pensée pour Daniel,
Dadou,
qui vous pissait dessus y a 30 ans,
depuis ce toit, là.
Ca fait un truc.
Jordy rit légèrement.
*Musique pop
- J'aurais pas dû. Ils veulent pas me voir.
J'ai fait une connerie monumentale.
Si je me fais lyncher, tu tapes dans le tas.
---
Ah là là ! Ca s'allume sur ma gueule, en plus.
---
- Marion vient d'arriver. - Anne !
J'ignore pourquoi je suis venue.
Pas le visage. J'ai réunion parents d'élèves lundi soir.
- Mais personne va te frapper au visage.
Respire un coup, libère la colonne.
- Je vais te chercher un verre. Tu me lâches la main ?
- Il arrive comme un taureau.
Il va me foutre une taloche.
Et Jérem qui est même pas là.
- Coucou, Marionnette.
Bienvenue.
- Coucou, Max.
Merci de... de me recevoir.
Et bravo pour la team orga qui a assuré grave.
- Tu vois, là ?
Tu as le bar. Alors fais-moi plaisir,
demande le Clemenceau.
C'est notre cocktail signature.
- Oui, oui, oui. Evidemment que je le goûterai.
- Tu sais ce qui me ferait plaisir ?
C'est qu'on se prenne 5 petites minutes pour discuter.
Pas ce soir, évidemment. C'est la fête.
Mais demain, peut-être ? - Oui, non mais on va trouver.
On va trouver un créneau, avec tous les moyens qu'on a maintenant.
Les téléphones, les...
Mais en attendant, je pense que je vais me mettre
un petit Clemenceau dans le cornet.
Pour un peu décompresser de tout cet épisode
de décom... de compression...
de... de décomp... de compression.
Petit rire gêné
- Marionnette...
- Rapprochez-vous, s'il vous plaît. Rapprochez-vous de la scène.
Venez.
Y a quelques jours, mon super pote,
Jordy, est venu me voir parce qu'il voulait
organiser une surprise
pour Anne.
Anne Lochard.
On fait les kékés mais la star de la soirée, c'est Anne.
Il a eu une idée dingue. Je lui ai filé un coup de main.
Je crois que je me suis pas trop mal démerdé.
*Musique douce
---
- Il me dit que je suis belle
Qu'il n'attendait que moi
Il me dit que je suis celle
Juste faite pour ses bras
Il parle comme on caresse
De mots qui n'existent pas
De toujours et de tendresse
Et je n'entends que sa voix
--- Brouhaha au loin
Il frappe. - Je peux entrer ?
---
Pardon, on a encore foutu un beau bordel.
---
La bonne nouvelle :
l'année prochaine, on sera plus là pour t'emmerder.
En fait,
ta vraie vie, elle commence maintenant.
Elle sera trop chouette.
Parce que tu vas devenir un grand médecin.
Tu...
Tu vas sauver plein de vies
et gagner plein d'argent.
Les gens intelligents finissent toujours par gagner plein d'argent.
---
- C'est ma chanson préférée.
De tous les temps.
Elle me fait du bien.
---
Ca sent bizarre.
- Pardon, c'est le kebab sauce blanche de Marion.
- Non, y a une odeur de brûlé. - Putain, il est où, Jordy ?
- Et Anne ? - Anne,
j'ai cru comprendre que cette chanson avait accompagné ta vie.
C'est moi qui vais te demander de m'accompagner.
- Fais passer à Anne.
Effet Larsen
- Oh là là,
j'en reconnais quelques-uns.
Vous, vous devez avoir du mal.
Madame Chotard.
Votre prof d'allemand à Clemenceau.
Merci à la maman d'Hervé de m'avoir invitée
pour faire la surprise.
C'est une belle surprise, Hervé ?
- Ouais.
- Il me dit que je suis belle
Qu'il n'attendait que moi
Il me dit que je suis celle
Juste faite pour ses bras
Hervé ? - Oui ?
- T'as toujours ton grain de beauté sur la fesse gauche ?
- N'importe quoi. - J'ai bien connu sa fesse gauche.
Et la droite aussi.
- Mais attends, il se tapait Chotard ?
- Ben oui, manifestement.
- Mme Chotard a une très belle histoire à raconter.
Il était une fois...
un chanteur latino minable.
- Bon, allez.
Liselotte !
Liselotte !
Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Il soupire.
Je suis un con, je t'ai fait souffrir.
*"All Of My Tomorrows" (Anders Gunnar Kampe)
J'ai jamais su faire autrement.
Voilà.
A 7 ans, j'ai refusé que ma mère m'abonne à Pif Gadget.
La mention "engagement sur 12 mois", ça me filait des vapeurs.
Aujourd'hui, c'est pareil.
---
J'ai pas de femme, j'ai pas de gosses.
J'ai pas de bagnole.
Même pas une trottinette dans le garage.
J'ai pas de garage vu que j'ai pas de baraque.
C'était pas toi, le problème.
T'étais parfaite.
Je sais pas quoi te dire de plus. - Rien.
Ca me va.
---
- Je sais pas si je mérite un cadeau.
- Ouvre-le.
---
Il te va mieux que celui que tu portes là.
---
- Merci.
Bon, on y retourne ?
*Musique électro
---
- Coucou.
- Coucou. Petits rires
Je m'en remets pas. Elle a chanté juste pour moi.
Non, mais Jordy, personne ne m'a jamais fait ça.
Personne n'a jamais fait ça à personne.
T'es magnifique. Y a que toi qui le sais pas.
- Mais non.
C'est toi qui es magnifique.
- Jordy, t'aimes encore un peu la vie ?
---
Non, enfin, je veux dire...
Est-ce que t'aimes encore assez la vie pour...
pour...
---
- Wow !
---
Je pose mon parfum pour pas qu'on me le choure.
---
Jordy, tu tournes dans le sens des aiguilles.
Et toi, Anne, dans le sens inverse.
Ca fait longtemps
que vous pratiquez pas.
Petit rire forcé - Ta gueule.
- Ouais.
---
Musique au piano
- Thank you for being a friend
Travel down a road and back again
Your heart is true You're a pal and a confident
---
I am not ashamed to say
I hope it always will stay this way
My heart is off
Won't you stand up and take a bow
---
And if you threw a party
Invited everyone you knew...
- J'ai le trac.
- T'as le trac ? Et moi, alors ?
Viens. - On avait dit que c'était toi.
C'est toi. - Je te le demande.
- Si tu veux.
---
- THANK YOU FOR BEING A FRIEND
- C'est normal, c'est ta place.
- Alors je la prends, OK.
- THANK YOU FOR BEING A FRIEND
- Regardez derrière vous.
---
Regardez.
--- Réaction de la foule
---
---
- T'avais beaucoup de cheveux. - Bah ouais.
Ceci dit, ils étaient déjà filoches.
Les tiens sont épais comme tout.
Tu vas devoir les supporter une cinquantaine d'années.
Je vous laisse, j'arrive.
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- Venez. - Allez !
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Ah ! - Ah, Bruno.
- Viens, Bruno.
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Allez, venez !
- Allez !
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- Rodrigue !
- Toujours là, vous.
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- Hervé !
- Liselotte !
Allez, Liselotte !
- Et Patricia !
- Pat !
- Ah oui, Patricia.
- L'appelle pas Pat. - Patou. Patou.
- Corinne, Timéo, venez.
Ca nous ferait tellement plaisir.
Venez, venez tous les deux.
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- On y est ?
Alors, faites-moi
le sourire
que vous allez découvrir sur cette photo
dans 30 ans.
On y va !
Encore !
Magnifique !
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- MAQUINALMENTE
Musique latine
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- Je m'entends chanter
Un refrain que j'ai inventé
Qui crie en stéréo
Je suis de toi Et l'autre mot que je n'ose pas
Mes mains, mon corps te disent merci
De m'avoir fait homme dans ta vie
- MAQUINALMENTE
- De l'autre côté de mon miroir
- MAQUINALMENTE
- Un seul baiser aura suffi
- MAQUINALMENTE
- Au point brûlant de notre histoire
- MAQUINALMENTE
- Pour donner un sens à nos vies
- MAQUINALMENTE
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- Encore, mon coeur bat
Que je te devine ou te vois
Comme un mendiant, chien fou
Je me jette à tes genoux
- JE ME JETTE A TES GENOUX
- Loco de toi depuis toujours
Toi qui as inventé l'amour
- MAQUINALMENTE
- De l'autre côté de mon miroir
- MAQUINALMENTE
- Un seul baiser aura suffi
- MAQUINALMENTE
- Au point brûlant de notre histoire
- MAQUINALMENTE
- Pour donner un sens à nos vies
- MAQUINALMENTE
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- Salsa !
- MAQUINALMENTE
- De l'autre côté de mon miroir
- MAQUINALMENTE
- Un seul baiser aura suffi
- MAQUINALMENTE
- Au point brûlant de notre histoire
- MAQUINALMENTE
- Pour donner un sens à nos vies
- MAQUINALMENTE
- De l'autre côté de mon miroir
- MAQUINALMENTE
- Un seul baiser aura suffi
- MAQUINALMENTE
- Au point brûlant de notre histoire
- MAQUINALMENTE
- Pour donner un sens à nos vies
- MAQUINALMENTE
Mélodie douce au piano
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- Quand les tempêtes parquent Et la pluie s'amoncelle
Quand plus rien me marque Et que ma peau me gèle
Je file au matin blême Parler à tant d'absents
Qui me disent ta quête S'appelle obstinément
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Il n'y a qu'un mot à dire Il n'y a qu'un mot à vivre
Ce mot, certes sûr Te protège du givre
Ce mantra qui redonne La foi aux indigents
Mes lèvres s'ouvrent douces Epris obstinément
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Pourquoi les mots s'imposent
Pourquoi le temps nous ment
Pourquoi toutes ces choses
Filent au firmament
Pourquoi quand je défaille
Ma vie part en fumée
Et quand la nuit s'installe
Un mot vient me sauver
A tous mes soleils noirs
Apocalypses et alizés
Je vous dis au revoir
Mais jamais à plus jamais
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Sous-titres : Emilie Nicolas
Sous-titrage : TransPerfect Media France
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