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...
- Ca te va ? - C'est bon.
- OK.
- Là. Regarde.
- Ca fait des images de fou. - Carrément.
C'est dingue.
Vu comme ça, c'est magnifique.
- Approche-toi.
- Par là ? - Oui.
Ces terrasses !
C'est quoi, ça ?
Rapproche-toi.
- C'est quoi ?
- Putain...
...
On frappe. - Entrez ! Bonjour, Franck.
J'aurais souhaité
votre avis.
- Bonjour. Oui ?
- Céline Ducourneau, 38 ans, paysagiste,
retrouvée inconsciente chez elle.
Pas de trace de lutte. - Vous me faites un brief complet ?
- Excusez-moi. C'est une femme qui a déjà subi des violences conjugales.
- Choc sur le lobe
temporal.
Aucun autre hématome.
- Je l'ausculterai
dans 24 heures,
mais à mon avis,
je n'en saurai pas plus.
- Elle est arrivée il y a 2 semaines avec sa fille, pour refaire sa vie.
- Et son mari ?
- Il doit sortir de prison
bientôt, on ignore quand exactement. Inès se renseigne.
- C'est son mari
qui l'a retrouvée, vous croyez ?
- On n'écarte aucune hypothèse. Elle devait voir quelqu'un aujourd'hui ?
- Non, juste jardiner.
Je les héberge
gratuitement.
- C'est la 1re fois que vous faites ça avec l'association ?
- Oh non.
Je ne compte plus.
- Avec Céline, ça se passait comment ?
- Les femmes battues, ça ne rayonne pas
de joie. - Elle a parlé de son mari ?
- Elle a eu dix jours pour changer de vie.
Quand on les relâche, certains se précipitent chez leur ex.
C'est pour ça
qu'on conseille aux femmes de disparaître totalement.
- Son mari est encore
en cellule.
Il sort demain.
- Pas d'effraction, pas de traces de lutte, mari en prison...
On classe l'affaire ? Merci, Mathieu.
- Y a quand même un truc qui me titille...
Si je te dis "TGD", tu réponds... ? - "Téléphone Grand Danger".
Téléphone muni d'une touche spéciale
qui permet d'être géolocalisé et secouru en dix minutes.
Tu me prends pour une débutante ? - Pas du tout, c'est pas ça.
Elle en a un ?
- Depuis cinq jours, en prévision de la libération de son ex-mari.
On ne l'a pas retrouvé. On a juste ça, son téléphone normal.
- Et alors ? - Si c'est un accident,
pourquoi on l'a pas retrouvé ? - Oui, c'est pas faux.
Essaie de le localiser.
- Le dernier appel, c'est pas un numéro enregistré.
- OK, Paul. Tu me tiens au jus ?
- Oui, bien sûr. Ben je vais l'appeler.
Ah, Léa, au fait...
Pour notre PACS, ce soir, je me disais...
Est-ce que je... Est-ce que je mets une cravate ?
- T'as jamais porté de cravate, Paul, pas même à notre mariage.
Tu ne seras pas crédible, avec une cravate.
- Ah bon ? D'accord. J'en mets pas, alors.
- Une cravate ?
Un téléphone sonne.
...
Allô ?
- Eh bien en fait, c'est le téléphone de Greg.
- Ton prof de yoga ? - Oui, il l'a oublié hier soir...
- C'est lui qu'elle a appelé.
- Visiblement.
- Et bien sûr, tu...
Tu couches pas avec lui ? - C'est pas le problème.
- J'enquête, je pose les questions. - Il n'y a pas encore d'enquête.
- Quelle coïncidence !
Ton prof !
Attends mon rapport !
- Paul, on se calme ! C'est pas une coïncidence.
Greg est bénévole
dans une association d'aide aux victimes de violences conjugales.
Il va passer. Tout va bien.
- Ton amant est suspect !
- C'est pas mon amant !
Ce PACS te rend nerveux. J'aime quand tu es jaloux, ça te va bien.
Vraiment... Oui, Erwan ?
- On a récupéré la fille de Céline Ducourneau au lycée.
On lui pose deux trois questions. - MERCI, ERWAN.
- Ca ne peut plus durer.
- Ton Jérémy... - Grégory.
- Il doit être interrogé par quelqu'un de neutre.
Je vais m'en charger. - Neutre, toi ? Vraiment ?
- Lydia Cenac, qui héberge Céline,
dit que vous l'avez vue hier matin, et que ça s'est mal passé.
- C'était juste une conversation tendue.
Lydia nous a prévenus
que Céline avait vu son mari en prison la semaine dernière.
- Elle devait couper tout contact.
- C'est la condition pour être aidée par l'association.
- Quel rôle y avez-vous ?
- Je fais partie du bureau.
On reçoit les demandes, on cherche les hébergements.
On les aide
à se stabiliser. - Et Céline vous a trahis. Aïe.
- Mais non, elle nous a pas trahis. On est juste là pour la protéger.
Beaucoup retournent avec leur ex, je sais de quoi je parle.
- Ah bon ? Vous avez déjà une ex qui est revenue avec vous ?
- Vous êtes sérieux, là ?
Ma mère s'est fait taper dessus par mon père pendant des années.
Elle est partie, mais
finissait toujours par revenir, et lui cognait plus fort qu'avant.
J'ai été ce gamin qui veut protéger sa mère,
et qui s'en prend une à chaque fois qu'il essaie.
Hier, j'ai haussé le ton pour protéger Céline contre elle-même,
et pour protéger sa fille.
- Vous pensiez que Céline allait revenir avec son mari ?
- Elle est allée lui dire qu'elle changeait de vie,
qu'il ne la retrouverait pas. Enfin c'est ce qu'elle m'a dit.
- Vous êtes allé la voir chez elle ce matin ?
- Non. - Pourquoi cet appel ?
- Je sais vraiment pas.
Si seulement j'avais eu mon téléphone sur moi...
- Inès ?
- Oui ? - Marchal est en interrogatoire ?
- Oui, avec Grégory Salviano.
- Oui, je connais. - Ah bon ?
- Enfin un peu. C'est mon prof de yoga.
- C'est drôle !
- Non. Et le téléphone "Grand Danger" ?
- Tant qu'il n'a pas été activé, on ne peut pas le localiser.
- Et les vidéos
de la résidence ? - Je les regarde, mais bon...
Y a 150 appartements, alors des visites, y en a eu plein !
- OK, laissez tomber. - Passer 3 jours pour un accident
de jardinage...
- Vous connaissez ?
- Prenez votre arme. Venez.
Sonnette au loin.
Suivez-moi.
- Commandant, on est où ? Qu'est-ce qui se passe ?
- Couvrez-moi.
...
Gendarmerie nationale !
...
- Qu'est-ce que
vous faites là, Léa ?!
Si Rodolphe nous a retrouvés, il faut aller chercher mon fils.
- On a déjà envoyé quelqu'un, Laure. Votre mari ne vous approchera pas.
- OK.
- On vous a dit pourquoi j'avais été mutée ici ?
- Vous avez été sanctionnée pour avoir agressé un homme.
- Rodolphe Meunier. C'était lui, sur la vidéo.
Laure est aidée par la même association
que Céline Ducourneau. - Comment vous savez ça ?
- Je m'en suis occupée. - Attendez...
Que s'était-il passé ?
- J'ai menacé Rodolphe Meunier,
il a porté plainte et a convaincu Laure d'en faire
de même. - Mais il la frappait.
- Ce sont des situations complexes.
Après l'histoire
du lieutenant Barbier, j'ai voulu lui écrire.
Elle m'a répondu que sa vie était devenue un enfer.
- Vous l'avez orientée vers l'association.
- Par le biais de Grégory Salviano.
Il les héberge depuis qu'ils sont partis de chez eux.
- D'accord. Donc là, on est chez votre prof de yoga.
Sonnerie.
- Excusez-moi.
Oui, Erwan ?
au lycée, il a disparu.
- Disparu ? - Qui ?
C'est mon fils ? Il est où ?
- Merci.
- Il aurait agressé Céline pour obtenir
notre adresse ?
- Peut-être.
- On s'est vues chez elle la semaine dernière.
Nos enfants sont dans le même lycée mais elle ignore où on est logés.
- On va tracer le portable de votre fils.
- Arthur n'en a pas.
- Son père
aurait pu le harceler.
- Il a déjà été violent avec votre fils ?
- Non. Ca, je l'aurais pas supporté.
Mais ces derniers mois, il n'arrive plus à gérer ses émotions.
- Ca peut s'expliquer ?
- Il a perdu son boulot.
C'est un gentil, vous savez.
C'est juste que quand il s'énerve,
il est capable de tout.
...
C'est lui.
- Respirez. On n'est pas là, vous n'êtes au courant de rien.
Ca va aller.
- Allô ?
- Pourquoi tu m'appelles ?
il m'a suivi de son plein gré.
- Pourquoi t'as fait ça ?
- Arrête.
J'ai vraiment changé. J'ai...
de m'abandonner comme ça !
Je te demande à nouveau pardon.
- Je sais. Je...
Je suis désolée.
J'aurais pas dû t'abandonner.
Moi aussi, je t'aime.
Je t'en supplie, fais pas de mal à Arthur.
- Je sais. Je suis désolée, pardon.
je t'en veux pas.
- On l'a borné sur la D66, en direction de la côte.
Il a dû retrouver son fils en lui écrivant sur Internet.
- Arthur aurait donné le nom de son lycée à son père ?
- Non.
Mais il lui a envoyé ça.
Tenez.
C'est Emma, la fille de Céline Ducourneau.
- Et Rodolphe aurait reconnu la vue depuis l'appartement ? Impossible.
- Non. Dans les photos, on peut retrouver les coordonnées GPS.
- On prévient le GIGN, et on envoie
une équipe
vers la côte.
J'avertis le colonel. - Excusez-moi, mais... Le GIGN ?
Pour ça ?
- Je connais cet homme, il est très dangereux. C'est clair ou pas ?
- Oui, c'est clair.
- Tu sais que tu m'as manqué, toi ?
Il faut que tu saches que t'es ce que j'ai de plus important.
- Toi aussi, tu m'as manqué.
- Tu fais quoi ?
T'es pas bien, là ?
- Si. Mais t'avais dit 15 mn, et là, ça fait une demi-heure.
- Arthur... Bon, alors tant pis.
Voilà, ça devait être une surprise :
Ta mère nous rejoint, on part en vacances tous les trois.
- C'est vrai ?
- Ouais, c'est vrai. - Elle m'en a pas parlé.
- Bien sûr que non : ça devait être une surprise.
On y va,
et je lui envoie un texto pour qu'elle nous rejoigne.
Et puis en plus, y a une autre surprise.
Mets ta ceinture.
T'es content ? - Ouais.
...
- Le colonel arrive. - On lance une alerte "enlèvement" ?
- Pour un papa qui retrouve son fils ?
- Et le GIGN, alors ?
- Le GIGN ? Pour qu'il se braque ?
- Non, non.
- Voilà. - Attends.
- Je comprends que tu aies de l'empathie,
surtout aujourd'hui, mais... - De l'empathie ? Oui.
C'est mieux que les méthodes du colonel. Pourquoi aujourd'hui ?
- Ben vous vous pacsez ce soir, avec le commandant.
T'es tout content... - Quel rapport ?
- A moins... - Tenez.
- Merci. - C'est pour empêcher la mutation ?
- Commandant,
vous n'aviez pas à faire venir cette femme et son fils !
Si la situation se détériore, je vous tiendrai pour responsable.
Bon. On en est où ?
- Il a envoyé un SMS : ils ont rendez-vous
dans 45 minutes.
- Il est impulsif, orgueilleux et jaloux.
Il est intelligent, mais ne sait pas gérer ses crises de violence.
- Il a tenté
de se suicider.
- Pour faire revenir sa femme.
- S'il se sent humilié, il devient dangereux.
- Bref, une bombe à retardement. Sa femme peut aller au rendez-vous ?
On est capables d'assurer sa sécurité ?
- Je vais y aller.
- Pardon ? Non, tu vas pas y aller.
- Laure serait capable de retourner avec lui, si son fils est menacé.
- Mais il te déteste ! Il y a 3 ans, il a porté plainte contre toi.
- Justement, il sera obligé de me parler.
Et puis si c'est mon erreur, c'est à moi de l'assumer.
N'est-ce pas, colonel ? Je dois y aller.
- Et ce PACS ? Toujours sûr de vous ?
- Je vais avec elle.
- Je ne nie pas que c'est difficile,
mais je l'aime, elle m'aime, et elle le sait, tu vois ?
Et toi, tu m'aimes ? - Bien sûr,
papa.
Pourquoi tu dis ça ?
- Je sais pas. J'ai l'impression que t'es pas bien avec moi, là.
- J'ai promis de pas communiquer avec toi tant que la situation
serait pas réglée.
Et cette surprise ?
- Je ne peux pas te la dire.
- Allez, dis-moi !
- C'est quelque chose dont tu rêves depuis longtemps.
Alors ? - Je sais pas. Dis-moi.
- J'ai loué un voilier, on va partir à l'aventure.
- C'est vrai ? - Bien sûr.
- Si maman est d'accord...
- Ca te dirait, d'aller voir ce voilier ?
- Ouais.
- Viens.
C'est là-bas.
- Je la sens pas, cette affaire. T'es sûre de toi, Léa ?
- Arrête de me poser la question.
- Je suis inquiet. T'es obligée de gérer ça ?
Tu peux pas déléguer ?
- Quand j'ai vu Laure pour la 1re fois,
elle était pleine de bleus, terrorisée...
- Y a 1 000 cas
comme ça par jour en France, tu vas pas sauver tout le monde.
- C'est à cause de lui, ma sanction. - Je sais.
Bon... OK. Quoi que tu décides, je suis là. D'accord ? Je suis là.
- Je dois y aller. - Oui.
Le colonel attend que tu dérapes, lui fais pas ce plaisir, d'accord ?
...
- Il est toujours pas là. Il est en retard.
je vois pas le conducteur.
C'est lui. Dès qu'il se fixe, j'y vais.
- Il appelle sa femme.
- Laissez sonner.
- Bonjour, Rodolphe.
Où est Arthur ?
- Donc c'est vous...
à m'abandonner.
Je veux voir Laure.
- Où est Arthur ?
C'est à ma femme que je veux parler ! C'est clair ?!
- On a deux bonbonnes de gaz, un briquet,
- Nos hommes sont pas équipés pour des explosifs.
- Eloignez-vous tous.
savoir où est Arthur.
qu'elle serait là. Elle ment !
Je mérite pas ça.
- Commandant, reculez !
- Et elle a raison : elle voulait voir son fils, et il est pas là.
On peut pas vous faire confiance ?
Hein ?
Je sais que c'est douloureux pour vous,
mais ça l'est aussi pour Arthur,
pour Laure.
On peut pas
avancer comme ça. Regardez, je suis pas armée.
Sortez de la voiture,
- Arthur, Arthur... Et moi ?! Tout le monde s'en fout ou quoi ?!
Mon fils contre ma femme.
Pourquoi je serais le seul à tout perdre ? Alors vous choisissez.
Mais je vous préviens : à la fin, y a quelqu'un qui va devoir payer.
- OK. Calmez-vous.
Je vais venir avec vous.
- Commandant !
mon talkie, et on part ensemble.
- Elle a posé son téléphone portable ! Et son talkie !
Elle rentre dans le véhicule du suspect. Il vient de jeter
son téléphone.
- Mais non, putain !
...
- Alors ? - On les a perdus.
- Il fallait les faire suivre, putain !
- C'était trop risqué. Ne me parlez pas sur ce ton.
- Il faut perquisitionner chez Meunier à Lyon.
- Il appelle via Internet.
Intraçable. - Décroche.
Décroche !
- Allô ?
- Col. Vauvert.
- Où est votre fils ?
Et le commandant Soler ?
Je suis un bon mari.
- Et moi ?!
J'y peux rien si j'ai du mal à me contrôler ! Je les aime !
me garantisse que si ma femme demande le divorce,
nous aurons une garde partagée équitable.
- Ca marche pas comme ça. Où sont-ils ?
- Je veux parler à Laure, point ! Juste elle et moi !
- Vous avez agressé quelqu'un
- J'ai agressé personne, moi !
- Céline Ducourneau est dans le coma.
Je veux la garde de mon fils ! Et je veux voir ma femme ! Seule !
Ne rappelez pas, sinon !
- Capitaine.
- Quoi ? - Votre fils est là.
- Ah bon ? - C'est urgent.
- OK. Merci.
Tom ? Tu voulais me voir ? C'est important ?
- Ils me laissent pas rentrer.
- Journée compliquée.
- Je dois juste taper un courrier. - C'est pas un endroit pour toi.
On t'a laissé l'habitude de venir, mais c'est pas une bonne chose.
- Allez... - Va à la bibliothèque.
Ou chez un copain. Mais pas ici.
D'accord ? Quoi ? C'est quoi, cette tête ?
- C'est à propos
de l'année prochaine, je sais ce que je veux faire.
- On en parle ce soir, d'accord ? - Je veux être gendarme, papa.
- Hein ?
- Je me sens bien, ici. Je trouve que votre métier est utile.
J'ai envie de faire comme maman et toi.
- Rodolphe !
Rodolphe !
Il pleure en silence.
Rodolphe ?
Que s'est-il passé ce matin chez Céline ?
Rodolphe !
Si c'est pas vous
qui l'avez blessée, dites-le.
- Elle ne doit pas le rencontrer.
Il préférera mourir
avec elle.
- Je pense qu'il n'a pas agressé Céline Ducourneau ce matin.
- Ca changerait quoi ? - Il a sonné chez elle à 10h15.
On l'a retrouvée à 10h40.
- Au lieu de le braquer, je pense qu'on peut regagner sa confiance.
Erwan, viens ! - Où ça ?
- Je vous tiens au courant. - Répondez-moi,
cap. Marchal !
- Rodolphe, qu'avez-vous fait d'Arthur ?
- Vous croyez que je l'aurais séquestré ?
- Je sais pas. Je sais pas ce que
vous avez fait !
J'ai soif.
Donnez-moi de l'eau.
Sonnerie au loin.
...
- Laure, je veux
te parler en vrai !
- Laisse-moi parler à Arthur.
- C'est toi qui as appelé les flics ! Alors assume !
J'ai donné mes conditions !
- Pourquoi tu les as appelés ?!
- Je suis ton mari, pas un gamin !
Je veux la garde d'Arthur ! Ne m'appelle pas avant !
- Arthur !
Arthur !
- Tais-toi, il est pas là. Assieds-toi.
- C'est bon, là.
Rodolphe, il faut qu'on parle.
Rodolphe, calmez-vous.
Asseyez-vous.
Si vous n'avez rien fait à Arthur, tout peut s'arranger.
- Malaise, chute dans l'escalier ou à vélo, les excuses classiques.
- Vous avez reçu ça de Lyon ? - Oui. On ne peut pas se fier
au déclaratif
des patientes.
- "Syncope neuro-cardiogénique, ischémie
"vertébro-basilaire". - Des pertes de connaissance.
- Ca lui est arrivé
deux fois après l'incarcération de son mari. Pourquoi mentir ?
- Quand le souvenir est ravivé, ça peut provoquer un évanouissement.
- Combien de temps entre le souvenir qui remonte et l'évanouissement ?
- Entre 0 et 10mn.
- Quelqu'un a pu venir lui poser des questions qui l'ont choquée.
Une fois seule, elle a pu
s'évanouir et se blesser.
- C'est une hypothèse cohérente. - Sans qu'à aucun moment,
elle ait été agressée physiquement. - Oui. C'est probable.
- Merci, docteur.
- Merci.
de terre dans l'appartement.
- A moins que Meunier ne se soit essuyé les pieds...
- Il n'est pas allé sur la terrasse.
- Pourtant il a bien fallu qu'il obtienne l'adresse du lycée.
- Quoi ?
- Je crois que j'ai compris.
Et le papier du juge, vous l'avez ?
- Non.
Mais on voudrait
pas agressé Céline Ducourneau.
- Bien sûr que non. Moi, quand je déconne, j'assume !
- Pouvez-vous nous dire comment vous avez eu l'adresse
du lycée de votre fils ?
- J'ai vu l'adresse sur une lettre, sur une table.
Je savais qu'il allait
au même lycée que sa copine.
- Il dit la vérité. Voici la lettre.
- Vous n'avez rien fait qui ne soit pas réparable.
- Vous êtes qui, vous ?
- Euh, je...
Paul Marchal,
gendarme, et aussi ex-mari de Léa Soler.
Thomas et Alice.
c'est, de pas voir ses enfants.
que d'avoir trouvé la femme de sa vie,
de penser à elle tous les soirs sans pouvoir l'embrasser
parce qu'on a un peu
Mais je dis pas que votre femme reviendra,
que vous avez changé.
Donnez-lui une chance de vous faire confiance.
- Je veux pas qu'on m'efface.
ne vous effacera, on va trouver une solution.
Vous pourriez mettre l'image, pour que je voie Arthur et Léa ?
- Attendez.
Bris de verre.
Putain...
Je te fais confiance, et toi,
Y a pas de voisins ! On est en basse saison !
- Rodolphe ?
- Vous direz à Laure que tout ça, c'est sa faute !
Elle m'a jeté comme une merde !
Tant pis pour elle !
J'ouvre le gaz !
- Rodolphe !
Qu'y a-t-il ?
- Elle aurait dû me faire confiance.
- Merde !
Il a parlé de basse saison : il est toujours à la Grande-Motte.
- OK. On envoie une équipe là-bas.
Pas vous. - Non !
- Vous restez ici.
- Pourriture. - Ta gueule !
- C'est bon, de frapper les femmes, hein ?! T'es qu'un lâche !
Cris étouffés.
...
- C'est de ma faute.
- Mais non, Emma. Tu n'es responsable de rien.
- Les policiers m'ont demandé où maman avait rangé son téléphone
"Grand Danger".
J'ai menti.
- Alors il est où, le téléphone "Grand Danger" de ta mère ?
- Je l'ai prêté à Arthur.
- Pourquoi ?
- Il savait que son père viendrait, mais n'osait pas le dire à sa mère.
C'était au cas où il serait en danger.
Je suis désolée.
- Non, Emma, sois pas désolée. Au contraire.
Il l'avait avec lui ce matin ? - Oui. Il l'a mis dans son sac.
- Passez-moi le capitaine Marchal. De la part de Grégory Salviano.
Sifflement du gaz.
Sonnerie.
...
Bip. - Merde.
Euh...
...
- Quoi ?
- Léa, c'est moi.
Bon, alors si tu m'entends, je... Je voulais te dire que je t'aimais.
Que je suis avec toi... Enfin qu'on est tous avec toi.
Et qu'en cas de très grand danger, il faut garder espoir.
en très grand danger,
il faut pas mettre tous les hommes dans le même sac.
Arthur l'a bien compris, d'ailleurs,
qu'en cas de très grand danger,
- Ferme ta gueule !
C'est quoi, ce message codé ?!
Vous avez 15 mn !
Pas une seconde de plus ! Après, je fais tout sauter !
- Putain de merde !
- Il me prend
pour un con !
La voix de Paul résonne. - Léa, si je te dis "TGD"...
- "Téléphone Grand Danger", muni d'une touche spéciale,
qui permet d'être géolocalisé et secouru en 10mn.
- Pour les femmes en très grand danger,
il faut pas mettre tous les hommes dans le même sac.
...
- Ils seraient ici ? - On le saura
si elle active le TGD.
Il rejette nos appels. - Il est toujours conscient.
- Tu fais quoi ?!
Hein ?!
Bips.
- Le TGD est activé. Ils sont à 300m d'ici. Dans l'immeuble là-bas !
- On y va !
...
- Rodolphe... Si t'as vraiment ouvert le gaz, ferme-le.
- Arthur est avec toi ? Il est où ?
- Tais-toi. C'est moi qui parle !
Je veux que tu saches que tout ça,
c'est de ta faute. T'as pas voulu me donner une seconde chance.
- Ca fait 16 ans. - Tu m'as pas fait confiance !
...
- Tout va bien. Tout va bien.
-C'est sécurisé.
...
- Arthur !
Ca va ? - Oui.
- J'ai eu si peur...
T'es sûr ?
Il t'a rien fait ? - Il voulait juste
qu'on se retrouve, j'attendais
sur le bateau.
- Ca va, toi ? - Je suis fatiguée.
- Léa !
J'ai eu peur, putain...
Il t'a frappée ? T'as mal ? - Non, ça va.
- J'ai vraiment eu peur, Léa.
Tu vas me dire que c'est l'émotion, mais...
Depuis cet après-midi, je me dis : "Putain, mais on attend quoi ?"
Je sais que ça te fait peur, les relations, l'engagement, tout ça...
Mais regarde les risques que tu prends dans ton métier.
T'aurais peur de t'attacher
à quelqu'un ?
Parce que moi, même
si y a un risque, je veux le prendre avec toi.
Zéro engagement, zéro pression.
Juste être là pour toi.
- On m'attend pour le débrief.
- OK.
...
- Fermez la porte.
- Même pas un petit "Je suis content que vous alliez bien" ?
- Vous m'avez encore désobéi en opération, c'est la faute
de trop.
- Je répète depuis 3 ans que cet homme est dangereux.
Mais on m'a mutée ici en laissant une femme en plein drame familial.
- Vous avez ignoré mon ordre.
- Je pensais que mon métier était d'aider les gens. Je me trompais.
- Vous pouvez venir ?
Votre carte. Vous êtes suspendue.
Félicitations.
Vous êtes le nouveau commandant de cette brigade.
Sophie m'a bien informé.
Votre dossier est plus
que complet.
- Léa, c'est moi. C'est Paul.
Je suis devant la mairie, tu sais, pour le PACS.
Je comprends que tu sois crevée,
mais ça ferme dans une demi-heure.
Alors... Ben voilà.
Je reste devant. Je t'attends.
Voilà. Bisous.
Ah ! J'étais en train de te laisser un message.
J'avais peur que t'aies changé d'avis.
Pas de cravate, mais chemise neuve, sans carreaux, en mode PACS-man.
- Très jolie. - Alors ?
Ca s'est passé comment, le débrief ?
- Tu veux vraiment me prendre dans tes bras tous les soirs ?
Ou tu disais ça pour la circonstance ?
- Je sais pas. Tu voudrais que je te réponde quoi, là ?
- On va pas se pacser, Paul.
- Si, enfin...
Mais ton dossier ?
Si on le fait pas, le colonel
va te muter.
- On n'en est plus là. - Ah bon ?
Pourquoi ? Il t'a dit quoi ? - L'important, c'est qu'avec
l'arrestation de Rodolphe Meunier, je prouverai que j'avais raison.
Je vais pouvoir me battre, sans tricher.
- Mais le PACS, pour toi, c'est tricher ?
- Je veux pas tricher avec toi, Paul.
Je veux bien prendre des risques et me mettre en danger,
mais pas avec toi.
Je t'aime tellement, Paul.
Je veux pas risquer de te perdre en mélangeant tout.
- Merci. Merci d'avoir été prêt à faire tout ça pour moi.
Elle est très jolie, cette chemise.
...
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