All language subtitles for Italie Folies 1 (1990)

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Original subtitles

Toute ressemblance avec des lieux ou des personnages existants ou ayant existé

est fortuite ou involontaire.

Les mecs, nous touchons au but. Dans dix jours, Naples sera à nous.

Il faut penser à s'attaquer à Rome.

Ah oui ? Mais penser à Rome, hein ? Faudra d'abord résoudre les problèmes

avec Antoine, car j'en ai assez.

C'est clair ?

À mon avis, si Don Gaetano envisage quelque chose, il sait ce qu'il fait. Il

ne peut pas se tromper.

Je te crois.

J'aimerais monter une affaire sérieuse.

Je pars pour Rome aujourd'hui. Essayez de vous arranger.

Parfait. Ciao.

À bientôt.

Au revoir et bonne chance. Au revoir, Eric.

Faites ton mieux à Rome. Ciao, Gaetano.

Je compte sur vous pour Antoine. Pas de problème. On s'en occupe.

Parfait. Maintenant, je vais vous laisser. J'ai des trucs à faire moi

aussi. À bientôt.

Fais attention à toi.

À bientôt.

On va aller se manger un bon plat de spaghettis aux fruits de mer au

restaurant à côté de la gare.

Bonne idée, Don Gaetano.

Alors, quand est-ce que tu m'accompagnes à San Giorgio ? Tu recommences avec ça ?

Je recommence pas, fille, je te demande, parce que quand je te parle, moi, ça te

rentre une oreille et ça te ressort par l'autre.

Tous les matins, c'est toujours la même histoire. Pendant que j'essaie

tranquillement de déjeuner, que j'aille au travail ou que je reste ici, tu me

parles de San Giorgio. San Giorgio. C'est vrai que j'en parle souvent parce

que tu ne m'as jamais accompagné. Si tu l'avais fait, je n'en parlerais plus.

Mais qu'est-ce que tu veux faire à San Giorgio ? Je veux voir des choses

vraies, mon fils. Celles du passé, celles qui intéressent un vieux comme

moi. Il y a précisément quelque chose d'important que je veux voir.

Papa, je comprends, mais ce n'est plus possible.

J'ai deux jours de congé.

Tu m'as dit que la fenêtre avait du feu. Et tu veux que je la répare. Ça me fait

perdre une journée de temps. Et tu sais que je dois emmener la voiture chez le

garagiste. Mais tu parles de Saint-Georges. Maintenant, tu prends l

'excuse de l'auto.

Mais non, je ne prends aucune excuse. Si je t'amène là-bas, je perds une journée

entière. Comment peux-tu perdre toute une journée ? Mais pourquoi tu ne prends

pas le métro ? Mais comment je le prends ? Je ne suis pas un gamin de 10 ans qui

sait comment on fait. Non, non, papa, j'ai trop mal à la tête. J'ai fait un

rêve terrible la nuit dernière.

Et qu'est-ce que c'était ? Rien de spécial.

Le rêve que je fais d'habitude.

Mais voler, voler, mais tu déposes un avion.

Mais si.

Seulement, cette nuit, c'était différent. J'ai pas pu survoler la mer

comme d'habitude et j'ai pas pu décoller. Je faisais... Et je ne

parvenais pas à trouver la poussée nécessaire à mon envol et à mon

décollage. Soudain, j'ai réussi à m'élever. Ça faisait... Mais je suis

retombé aussitôt. Et toi, tu me parles de San Giorgio.

Ah, Esposito.

Exposito, mon vieux, quelle magnifique journée, quel beau soleil.

Seulement, même s'il fait 40 degrés à Londres, ça ne justifie pas que tu te

mettes dorsenu, tu crois ? Je suis dans la police depuis 30 ans. Fais-moi

plaisir, Espo. Fais comme moi, enlève ta chemise. Oh non, s'il te plaît, j'ai pas

envie, mais laisse-moi. J'ai un minimum de sens moral, moi. C'est à moi que tu

parles de moral. Non, il m'ennuie pas, je suis un policier, moi. Je me sens

responsable de tous mes actes. D'ailleurs, j'ai très envie d'appeler le

commissaire pour lui dire bonjour, lui parler, je sais pas, moi. Laisse donc le

commissaire en paix. Ça fait des mois qu'il essaie d'avoir deux jours de

congé. Maintenant qu'il les a

Laisse-le en paix.

C'est une bonne raison. Je vais te dire quelque chose. Je vais aller dans la

voiture et je vais dormir une petite demi-heure. Quand le soleil tape, on a

tous besoin de cette pièce. Ça m'est égal. Je vais l'appeler. Tu comprends

pas ? Et n'essaie pas de m'en empêcher. Ça ne servira à rien. Je veux l'appeler.

On est tranquille. Là, il fait beau. Laisse-t'en paix. Toi qui fais ta vie,

je ne te demande rien. Fais ce que tu veux. Mais ne te fâches pas. C'est

inutile. Je l'appelle. Tu es têtu, tu sais.

Exposito, appel central. Passez-moi, Tony.

Qui sait ? Il m'appelle même les jours de congé.

Ici Tony, qu'est-ce que tu veux ? Bonjour commissaire. Je savais que vous

étiez libre ce matin et c'est pour ça que j'en profite pour vous appeler.

Vous savez que lorsque je suis seul, ça ne va pas. Je ne suis pas vraiment à l

'aise et je voulais vous demander de me faire une petite faveur. Voulez-vous

venir avec moi manger une brioche à Merguelin ? Espo, tu deviens fou ou quoi

? Tu veux qu'on aille manger une brioche ensemble ?

Non, je ne suis pas fou, commissaire. Rassurez-vous, mais vous m'avez mal

compris. Je veux simplement parler un peu avec vous parce que je ne connais

personne ici et je me sens un petit peu seul.

Je veux juste vous parler, c'est tout.

Tu veux me dire quelque chose concernant le boulot et tu ne peux pas me parler, c

'est ça ? Commissaire, j'aimerais te dire exactement ce qu'il en est devant

un bon café, c'est possible ? Espo, tu me donnes une demi-heure pour me

préparer et on se retrouve à Mergueline, ça marche.

C'est parfait, merci beaucoup, commissaire.

Terminé. Il va falloir que je m'en aille.

Tu as le temps d'aller manger une brioche avec tes copains de travail,

mais pour m'accompagner à San Giorgio, là, tu es trop occupé, c'est pas vrai ?

A ton avis, pourquoi j'y vais ? Je ne sais pas, j'ai juste entendu ce qu'il t

'a dit, que vous alliez manger une brioche ensemble. Parce qu'il travaille

avec moi et qu'il va me dire quelque chose de très important. Bon, plus la

peine de t'en faire, ça y est, tu m'as convaincu, mon fils. Mais qu'est-ce que

tu t'imagines ? Que je me dépêche de bon matin juste pour le plaisir de manger

une brioche avec un collègue ? Mais non, pas du tout, je veux juste te dire que

ce n'est pas si long d'aller à San Giorgio et de revenir ici, comme comme

tu le prétends. Papa, tu me prends la tête avec San Giorgio.

C'est très agréable de manger en musique. Maestro ! Oh, c'est bien vrai,

Sam. À votre disposition.

Merci. Merci, quoi, Papina ? À ta santé.

Encore un petit verre, mon vieux, c'est bon.

Tu entends comme il joue bien ? Il me rappelle mon grand-père. J'allais t'en

parler, justement.

Non mais ça va pas ? Eh mec ! Espèce de minable ! Tu vas crever comme lui ! J'ai

rien fait !

Commissaire,

depuis deux ou trois jours, je vous trouve très étrange. Est-ce que par

hasard, quelque chose n'irait pas ? Depuis combien de temps t'es dans la

police ? Depuis trois ans. Pourquoi ?

Et en trois ans, t'as encore rien compris.

Tu ne sais pas que lorsque la ville est tranquille, c'est qu'ils sont tous en

train de manger.

Commissaire, ils sont tous en train de manger, oui, mais nous aussi on mange.

Alors tout est tranquille et tout va bien.

Mais tu sais ce qui me préoccupe, Espo.

Quand il y en a un qui se réveille et qui soudain veut manger plus que les

autres. C'est là qu'on a des problèmes.

Et Pascal, qu'est-ce que tu regardes ? Tu vois le type avec le blouson là-bas ?

C'est un commissaire de police.

Pour voir un tueur de flics.

Réponds et dis-moi ce qu'ils veulent.

Ici Esposito à vous, centrale, j'écoute.

Qu'est-ce que tu fais ? Ça fait plus d'une demi-heure que je t'appelle.

Je n'étais pas dans ma voiture, je suis sur le port avec le commissaire. Passe

-moi ça, passe-moi ça. Ici le commissaire, qu'est-ce qu'il y a ?

Bonjour commissaire, ici Marine.

Il y a eu une fusillade au Tchir près de la gare.

On nous a signalé au moins un mort.

On envoie police secours ou pas ? Oui, ça s'est passé au restaurant ? Oui, au

restaurant.

Envoyez police secours, mais on arrive nous aussi.

Esposito, qu'est-ce que je te disais ?

Eh bien, c'est parti.

Eh bien, ce repas t'a plu, Mona. J'espère que tu es satisfaite. Oh oui, c

'était formidable.

Et ce raisin est vraiment bon.

Il me semble que c'est du raisin napolitain. Ça ne m'étonnerait pas. Il

est particulièrement bon dans cette région.

La vérité, il est incroyablement sucré. C'est fantastique. Don Antonio, vous me

demandez au téléphone.

Eh bien, veuillez m'excuser. Mais bien sûr.

Ah, mais qu'est-ce que tu manges ? Je ne connais pas le nom, mes chaves. C'est

une goyane. Ah oui, c'est ça.

Je ne mange pas assez de fraises optiques pour me souvenir de leur nom.

Don Antonio.

Ça s'est pas trop mal passé.

J'en ai tué un et je n'ai que blessé l'autre.

Oui, à l'agent. Non, je vous assure que si je l'ai fait, je n'avais pas le

choix.

Oui, parfait.

Merci beaucoup. Au revoir, Don Antonio.

Cette histoire de raisin à la fraise est très amusante. J'aime beaucoup les

histoires drôles dans ce genre. J'en connais pas mal, mais je les écoute

seulement. Je dois avouer que je ne sais pas les raconter.

J'ai eu de très bonnes nouvelles de notre ami commun. Vraiment ? Tout s'est

passé pour le mieux.

Et voilà qui est confortant. Vous pouvez vous réjouir.

Mais je m'en réjouis.

Parfait, je l'avais bien choisi.

Je le reconnais.

Alors, vous n'avez rien vu ? Non, non, non, rien, commissaire.

Pour le moment, personne n'a vu quelque chose. C'est étrange. Regarde-moi ça.

Ils tirent au neuf, ces gars-là.

Commissaire, il faudrait aller chercher Esposito dans la voiture. On en a

besoin. Pourquoi, avec lui, vous mangez des brioches, et avec moi... Dis-moi, qu

'est-ce que tu ferais ? Je m'occuperais des témoins.

Il faudrait demander à monsieur, par exemple, ce qu'il a vu ou entendu. Dites

-nous ce qui vous a frappé. Monsieur le commissaire, c'est vrai que j'étais sur

les lieux, mais je n'ai rien vu. Je ne m'occupe pas des clients. Vous avez bien

entendu tirer, tout de même.

J'ai entendu tirer, bien sûr, mais ça s'arrête là. Vous avez bien mangé avec

les clients ? Non, je suis le gardien du parking. Vous étiez un ami des victimes,

vous les connaissez ? Non, je ne les connaissais pas à proprement dire.

Maintenant, ils venaient manger tous les jours. C'était la deuxième fois que je

les voyais. Pourquoi je m'en tirais ? Je faisais la police. Vous n'avez rien noté

quand ils entraillaient ou quand ils sortaient ? Moi, je ne fais pas

attention à ces choses-là. Capuano, tu vas l'emmener

Je n'en ai rien ajouté.

Tu n'as vu entrer absolument personne.

Personne, tu en es sûr. Mais rien de particulier n'a attiré ton attention.

Non, je n'ai rien remarqué de spécial.

Dis, mon amour, qu'est-ce que c'était que ce coup de téléphone au restaurant

tout à l'heure ? Ah oui, il s'agissait d'une chose personnelle qui ne t

'intéresse pas, mon amour. Par contre, j'ai remarqué une chose. Tu as beaucoup

discuté avec Nicolas, le petit blond, au restaurant à midi.

Mais qu'est-ce que tu veux dire ? Nous étions en compagnie, non ? Et comme je

suis une femme éduquée, je me devais parler un peu à l'un, un peu à l'autre.

Ça ne veut absolument rien dire. Tu sais bien que tu es le seul et l'unique pour

moi, non ?

Tu sais bien que je n'aime que toi et que je ne suis heureuse qu'avec toi.

Mon visage et mon corps sont à toi.

Et quand tu poses tes mains sur moi, je ne sais vraiment plus où j'en suis.

Regarde ça.

Tu aimes ma grosse poitrine ? Oh, beaucoup.

Elle est belle.

Elle te plaît vraiment ? C'est la plus belle que j'ai jamais vue.

Monsieur Gaetano, avez-vous reconnu la personne qui vous a tiré dessus au

restaurant ? Commissaire, comment va l'ami qui m'accompagnait ? Je suis

désolé de vous apprendre qu'il est mort, monsieur.

Quoi ? Qu'est-ce que vous dites ? C'est la triste vérité.

Vous devez absolument nous aider, sinon nous ne retrouverons jamais les tueurs.

L'avez-vous reconnu ? Oui, je l'ai reconnu, commissaire.

Faut me donner son nom. Donnez-le-moi.

Commissaire, ils étaient deux, Pinto Mikel et Esposito Jova. Les Suédois et l

'Américain ? Il faut les arrêter tout de suite, commissaire.

Capuano, la Camorra ne parle jamais à la police.

Commissaire, ne croyez pas ça, ils ont tué mon ami.

Monsieur Gaetano, par mesure de précaution, nous allons vous arrêter.

Capuano, la Camorra est muette. Je ne suis pas convaincu par ce qu'il a dit.

Ça va aussi encore plus fort. Ça sera meilleur.

Je ne veux plus moins te manger, mais te regarder, poupée.

Don Gaetano, comment allez-vous ? Un petit peu mieux, merci.

Mais qui a pu faire ça ? Je sais que c'est quelqu'un de chez toi.

Comment ? Don Antonio aurait... Oui, Don Antonio est responsable.

Mais ne t'inquiète pas, je sais quoi faire. Dans notre malheur, nous avons

beaucoup de chance.

Demain, les deux tueurs seront arrêtés.

Tu seras le seul en liberté du camp de cette ordure. Et c'est toi qui vas me

venger.

Du coup, je te jure avec sa femme ? Oui.

Tu vas faire quelque chose, Marcy. C'est très important.

Quand tu les auras tués, tu feras en sorte que la femme téléphone la police

et qu'elle dise qu'Antonio Sport a tué Nicolas le serpent, son complice.

Ainsi, nous serons débarrassés des deux.

D'autre part, j'ai un ami qui est en prison depuis un certain temps.

Et lui est prêt à tuer n'importe qui pour moi, je le sais. Il s'occupera de

Nicolas comme il faut. Il n'y aura plus aucun traître.

Et bientôt, Nab le sera, non ? Tu entends ? Nab ne sera rien qu'un nom.

Don Gaetano, je vous admire.

Vous êtes le meilleur.

Vous êtes le meilleur et le plus grand.

Mesdames et messieurs, bonjour. Je vais avoir le plaisir de vous présenter la

première émission en direct du Mal...

Mon chéri, qu'est-ce que tu fais ici ? Ah, mon amour.

Est-ce que tu m'aimes encore ? Oh, mais tu sais que je ne suis pas

seule, voyons. Du calme.

Détends-toi, ne t'affole pas, ma chérie.

Ce matin, je dois faire quelque chose de particulièrement important.

Qu'est-ce que c'est ? Ça ne te regarde pas. Ne t'en occupe pas.

Reste ici et attends-moi.

Mais où est-ce que tu vas ? Attends-moi ici.

Aujourd'hui, les deux autres ne sont pas venus étuyer tout seuls. Et pourquoi ne

sont-ils pas venus ? Je ne sais pas pourquoi. Ils doivent être occupés

ailleurs. Il n'y a que toi pour surveiller la maison.

Tout va bien.

Ne vous inquiétez surtout pas. Tout va bien.

Il est devenu fou.

Qu'est-ce qui lui a pris de faire ça ?

C

'est fait.

Mais qu'est-ce que tu as fait ? Tu sais très bien ce qui s'est passé.

Merci, tu es devenu fou.

Écoute-moi attentivement maintenant.

Tu vas décrocher le téléphone et appeler la police.

Et tu vas leur dire, ma chérie, que Nicolas le serpent a assassiné ton cher

mari Dan Antonio.

Tu te souviendras.

Nicolas le serpent.

Simplement Nicolas le serpent.

Tu es devenu complètement fou, toi.

Allô ? Allô, la police ? Je suis la femme de Don Antonio.

Mon mari a été assassiné par Nicolas le serpent.

Venez vite chez moi.

Tu es fou, merci.

Maintenant, nous sommes seuls, n'est-ce pas ?

Je sors mon chéri.

Ciao.

Stan, viens ici.

Oui, patron.

Je veux que tu suives ma femme.

Je veux aussi que tu t'assures qu'elle ne rencontre pas son frère.

Je pars sur le champ, patron.

Quel sale drogué, ce minable.

Allô, j'appelle Central, vous m'entendez ? Ici Central, c'est Marina, je t

'écoute. Marina, j'étais avec le commissaire sur un meurtre près de la

gare, il est resté là-bas. Il faut le contacter d'urgence, car on en a un

nouveau sur les bras et à mon avis, ils sont liés. Bonjour, commissaire. Jean

-Paulo. Laisse tomber, Marina, j'entends sa voix, il est là.

Commissaire, où étiez-vous ? Vous me laissez toujours tout seul quand il y a

un meurtre. C'est pas bien. Capuano, tu dois savoir te débrouiller, t'es un

flic.

Comment ça se passe pour l'instant avec celui-là ? Don Antonio, il paraît que c

'est Nicolas qui l'a eu, le serpent.

C'est sa femme qui a téléphoné. Combien de coups ? Un seulement.

Un seul coup ? Un coup sec.

Un coup sec ? Oui, un coup sec. Une seule balle, un coup sec. Il y a eu des

coups gras, peut-être.

Hein, Capone ? Capice, j'essaie de vous dire qu'un coup sexe, ça veut dire un

tir précis sans bavure et que c'est forcément Nicolas le serpent. Il faut qu

'on l'arrête. On va l'arrêter, mais on est sûr de rien. Seul le coup de

téléphone de la femme nous force à croire que c'est lui qui l'aurait

refroidi. Capone, ouvre grand tes oreilles. A mon avis, ce meurtre a un

rapport avec l'autre meurtre, celui du gorille de Smek au restaurant.

Tu sais bien, voyons, comment il s'appelle, Gaetano.

Ah, la bête. La bête, c'est ça, le bel âge, plutôt mature. Notre type du

restaurant. C'est lui que je pensais. Celui qui n'est pas mort. Je suis

persuadé qu'il n'y a rien, c'est sûr. Mais ce n'était pas des professionnels,

c'était juste des petits délinquants qui traînaient comme ça.

Je crois, enfin, je ne sais pas.

Qu'est-ce qu'il y a ? C'est Marina, à toi.

Je t'écoute, Marina.

Je ferai parler au commissaire s'il est avec toi.

Il est là, je te le passe.

Ici Tony, j'écoute.

Commissaire, c'est au sujet du coup de téléphone concernant le meurtre d

'Antonio Le Port.

Qu'est-ce qu'on doit faire ?

Envoyez police secours, je suis sur place.

Il ne faut pas le toucher.

Mais ne le touche pas, je te dis, les mecs de l'identité vont venir relever

les empreintes et toi tu fous tes mains partout.

Capuano, je ne sais vraiment plus quoi faire avec toi, prends ça.

Tu vas rester ici parce qu'il faut quelqu'un... Bon, je vais laisser ça ici

pour le service.

Mais qu'est-ce que tu fais ? Que voulez-vous que je fasse ? C'est moi qui

vais la garder, Capuano.

Tu vas rester ici un moment. Je dois m'en aller. Je n'ai pas trop longtemps.

J'ai resté seul avec le mort.

Commissaire, c'est pas possible. Chapoineau, pour l'amour du ciel, il est

mort. Il te fera rien. Il est inoffensif. L'exposition est

tranquillement assise dans la voiture et moi, vous voulez que je reste ici à

garder le mort. C'est pas juste.

Chapoineau, tu restes ici. Bien, patron, je vous promets de ne pas quitter ce

type d'une semelle.

Il me faut de l'argent. Je dois m'acheter une dose.

Tu sais que je ne peux plus te donner d'argent, dis frère. Si Nicolas l

'apprenait, ce serait dramatique. Tu dois comprendre. Il me faut ma dose, c

'est très important. Je n'ai pas de liquide sur moi. Je ne peux rien te

donner.

Tu exagères, tu sais.

Je suis obligée de me séparer de l'anneau dont Nicolas me fait cadeau.

Tiens. Merci, Sarthe.

Bravo Mona, j'ai tout vu.

Tu comprends ? J'ai vu tout ce qu'il y avait à voir, ma chère Mona. Alors

écoute-moi, attends-moi un peu.

Dis, tu ne veux pas que je répète tout ce que j'ai vu ? Il faut être gentil.

Tu comprends ce que je te dis ? Non, ma femme est absente. Elle est sortie en

ville.

Stan non plus n'est pas là, désolé.

Non, non, non, j'ignore où il est.

Excusez-moi, mais on frappe à la porte. Je dois aller voir. Au revoir.

Et qui est là ?

C'est la police.

Allez, doucement, doucement. Mais qu'est-ce que vous voulez ? Tenez-le

fermement.

Arrête, crapule.

Tiens-le, tiens-le.

Debout, salaud. Plus vite.

Calme-toi.

Calme-toi.

Je ne bouge plus.

Mon avocat. Je veux un avocat.

Vous n'avez pas le droit.

Mon avocat ! Petite fois pour votre bouclé.

Doucement.

On va t'apprendre à vivre, nous.

Ça te plaît ? Tu mouilles, cocotte ?

J'aimerais savoir pourquoi tu m'as emmenée ici. Que veux-tu faire ? Tu la

fermes et tu te masturbes. Si tu refuses, je vais tout dire à ton petit

mari.

C'est bien.

Mais qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi tu t'en vas ? Tais-toi et branle-toi.

C'est...

Attends, attends.

J'entends quelqu'un. Je vais aller voir ce qui se passe. Bouge pas.

Et moi, qu'est-ce que je fais ? Tu m'attends, tu m'attends.

Oh, c'est beau.

Ah oui.

Allez,

viens là, j'ai ta langue.

Neuf cloches bêtises.

Je suis bien, ouais.

Vous savez pas ce qui nous attend, les mecs.

On sent que c'est bon.

Oh putain !

Oh shit !

Merci. J'ai contacté Roberto, le copain dont je t'ai parlé, qui est en prison.

Il est d'accord pour éliminer Nicolas le serpent.

En échange de service, il me demande une faveur.

Il souhaite faire l'amour avec sa femme.

Tu la connais, sa femme, toi ? Bien sûr, Don Gaetano.

La femme de Roberto est elle aussi originaire de Marseille comme moi, c'est

ma ville.

Je peux aller la chercher quand vous voulez.

Ah, alors c'est parfait, il n'y a plus de problème. Avec tes connaissances, tu

vas me retrouver cette petite. Tu vas aller la voir.

Et tu lui diras qu'on va l'amener voir son mari, qu'elle doit venir avec toi.

Tu la ramèneras le plus rapidement possible. J'ai un ami à la prison qui

pourra nous arranger le coup facile.

Bonsoir, Don Gaetan.

Salut, les gars.

Venez par ici.

Voici la femme de Roberto.

Bien. Je te la confie, tu fais attention à elle. Pas de problème.

Tiens, prends ça, c'est pour toi.

Merci. À tout à l'heure.

Entendu.

Edith,

je reviens dans une heure à peu près. Je serai là avec la femme, ne vous

inquiétez pas.

On va chez toi, le Monseigneur.

Oh, la chanteuse, ferme-la un peu, tu me l'éclatais avec tes ventilles. Vous

pouvez pas arrêter de me tuer, mon gars.

Écoutez-moi, ce soir, j'ai l'intention de vous faire une énorme surprise, mes

mignons. Mettez-toi, laisse-le parler. Vous pourrez regarder, mais pas toucher.

Roberto, le cadeau de ton bienfaiteur est arrivé, ça y est. Mais le cadeau en

question ne peut pas rester plus d'une heure. Après, je reviens le chercher.

Quoi ? Seulement une heure ? Oui, seulement une heure, mon vieux Roberto.

D'autre part, ton bienfaiteur te rappelle de ne pas oublier ta part du

contrat. On est d'accord ? Parfait.

Madame, je vous en prie, vous pouvez entrer.

Amusez-vous bien. Je reviens dans une heure. Merci, ne t'inquiète pas pour

moi.

Et moi aussi, je veux toucher !

Oh, dis donc, les petites chasses !

Les

petits camions !

Qu'est-ce que c'est que ça ? On se croirait dans un boxon. Poussez-vous,

laissez-moi.

Et casse-toi.

Laisse-le fouiller. Je l

'adore

tes gros seins.

Vas-y, suce la vie.

Moi j'en ai marre de me souvenir dans l'autre.

J'aimerais bien que j'aime ça dans le plus beau.

Ouais, ouais, c'est ça !

Hey, qu'est-ce qu'il y a ?

Eh bien, eh bien, la récréation est terminée, c'est fini.

Allez maintenant, tout le monde dehors, dépêchons, dépêchons. Vous allez tous

prendre un peu l'air. Toi et toi, maniez-vous du balai ouste. Et vous

aussi, mademoiselle.

Nicolas ? Nicolas ? Oui, quoi ? Nicolas ? Ouais.

Commissaire ?

Capueno ? Je voulais vous demander quelque chose. Vous êtes dans la police

parce que ça vous plaît vraiment, sans regret ? Vous avez toujours voulu être

commissaire, ou alors vous aviez d'autres ambitions et vous n'avez pas pu

les réaliser ? Capueno, t'as pas l'impression que c'est pas le moment

pour de belles questions ? On est bien ici, relaxe-toi un peu.

Tu veux que je te confie quelque chose, mon vieux Capueno ? Mais tu me promets

de parler, hein ? C'est juré. Depuis tout petit, j'ai toujours voulu être un

acteur. Un acteur, vous ? C'est pas possible.

Un acteur, j'ai toujours fait des imitations à l'art, ça va ? Avec la tête

que vous avez ? Capueno ?

Un peu de respect.

Et quel genre d'acteur vous vouliez être ? John Travolta, dans le genre ? Non, j

'aime les imitations. Je faisais des imitations d'animaux. D'animaux ?

Absolument, d'animaux, ça me plaît. Mais tu es sûrement allé souvent au zoo quand

vous étiez petit ? Non, c'est pas ça. J'aimais surtout les chiens.

Et j'aimais beaucoup faire le chien. Le singe, parfois.

Le singe, hein ? Et vous faisiez le zèbre aussi, commissaire ? Après, mon

père a voulu que je rentre dans la police. Je suis policier.

Finalement, c'est pas plus mal. Si c'est ce que vous dites est vrai, commissaire,

je veux voir comment vous faites.

Quoi, ici ? Si vous refusez, ce sont des mensonges.

Soyez sympa, faites le chien. Faire le chien ici ? Mais on pourrait nous voir.

Regardez un peu autour de vous, il n'y a personne.

Seulement vous, moi, la mère et quelques mouettes. C'est pas dangereux, ça. Tu me

tentes beaucoup, j'adore les invitations.

Faites un petit effort. Mais tu me jures que ça restera entre nous ? Vous savez

comme je suis, discret, fidèle et complice. Tu veux le chien, hein ?

Ouais, c'est ça. Faites le ch Des chiens ! Des chiens ! Des chiens ! Des chiens !

Des chiens ! Des chiens ! Des chiens ! Des chiens ! Des chiens ! Des chiens !

Des chiens ! Des chiens ! Des chiens ! Des chiens ! Des chiens ! Des chiens !

Des chiens ! Des chiens ! Des chiens ! Des chiens ! Des

chiens

! Des chiens ! Des

chiens ! Inspecteur Capuano ? Salut,

Capuano. Euh, Capuano, c'est moi. Non, mais qui parle ? Je voudrais parler au

commissaire Tony.

Mais, c'est pour vous, je crois. Ici, Capuano. Ah non, ici, Tony. Tu m'induis

en erreur avec toutes tes bêtises. Ici, Tony, j'écoute.

Commissaire, on a besoin de vous.

Il s'est passé un truc très grave.

Nicolas Serpent a été assassiné dans sa cellule. Dans sa cellule ? C'est

incroyable.

Oui, commissaire, dans sa cellule. Il a été poignardé. Très bien, envoyez deux

ambulances. Nous arrivons.

Merci, commissaire.

Terminé. Nicolas, le serpent ? Tout s'éclaire si soudain qu'à point l'homme.

Donne, Gaetano, dans le journal, il y a des nouvelles intéressantes. Merci

beaucoup, professeur.

J'ai faim, moi.

Ça y est, c'est terminé, mon vieux. Cette petite frappe de Nicolas le

Serpent est refroidie.

Je t'avais dit qu'on lui ferait la peau, non ? Laissez-moi regarder un peu.

Un autre de nos ennemis est mort.

J'espère que tu es content.

Maintenant, je sais que vous êtes puissant, Don Gaetano.

Tu vois comment je traite les gens qui me veulent du mal.

Tu es belle.

C'était mon mari et je l'ai beaucoup aimé.

Ton petit mari, maintenant, il est mort.

Faut l'oublier.

Tu vas l'oublier, déshabille-toi vite.

Plus vite que ça.

Dépêche-toi.

Mais qu'est-ce qu'elle fait, tu as vu ? Elle a perdu son mari, elle se

déshabille pour faire l'amour. Elle ne s'en fait même pas.

– Mais alors, ce sont toutes des prostituées dont il faut profiter ? –

Oui.

Bon sang, bon sang, elle est belle celle-là, vraiment belle.

Tends un peu, va doucement.

Pas la peine d'être pressé.

On en a tout le temps.

Oh, t'es belle, belle comme un cœur.

T'es à moi, ouais.

Non plus.

Allez.

Encore.

Montre-moi tes fesses maintenant, je veux les voir.

Sois moi, comme le reste.

Allez, ton slip.

Et doucement.

Ok, sans.

Sers.

T'es belle.

C'est quoi ce truc ?

Oh, t'aimes si c'est...

Eh bien, mes amis, on s'en fait plus, hein ? Alors ? On reste pas, hein ?

Fabuleuse ! Allez, allez ! Lui, hop

! Il est trop le pauvre ! Terminé pour lui ! Allez, allez, allez ! Viens,

viens, dépêche-toi ! Allez !

Don Gaetano, voilà la personne qui vient de Gênes. C'est lui qui peut nous

fournir la drogue facilement.

Et cette drogue, comment est-elle ? Cette cam est la meilleure. C'est la

mienne et je la garantis.

Tu peux me faire confiance.

Je n'ai jamais roulé un associé. Tu me rappelles un type qui m'a volé beaucoup

de fric. Si tu commences sur ce ton-là, on peut arrêter tout de suite. Écoute,

mais fais attention.

Parce que tu portes une arme, tu veux jouer les caïds et tu crois me faire

peur ? Je ne me plais pas à celui-là. Je veux qu'il parte.

J'aime les gens de confiance.

Cette affaire rapportera beaucoup.

Toi, je te connais, t'es sérieux, hein ? Et ma réputation n'est plus à faire dans

le milieu.

Si on marche ensemble, on va devenir les rois de la Cam, hein ? Je ne sais pas.

C'est sans doute une alliance qui peut se faire.

J'ai besoin de réfléchir encore quelque temps.

Mince ! Carmen !

Je ne peux pas passer une journée de plus avec ce commissaire. Je craque.

C'est une calamité. Il est désagréable. Je croyais qu'il t'aimait bien. Carmen,

le fait est que ce rigolo s'arrange toujours pour que Esposito reste dans la

voiture et pour que moi, le pichon, j'aille toujours faire les sales

boulots. Je me demande si Esposito ne lui fait pas des présents pour s'attirer

ses faveurs.

Tu crois vraiment qu'il fait une chose pareille ? Très franchement...

Tu es la seule à qui je puisse me confier, la seule qui me comprenne

réellement. Attends une minute, il faut que j'appelle Marina au central pour

prendre des... Non, mon chéri, tu n'appelleras personne maintenant. Qu'est

-ce que tu dis ? Tu fais des rêves toutes les nuits sur la radio, le

central, tes collègues, et moi j'ai mal au cœur de t'entendre parler à voix

haute pendant ton sommeil comme un gamin apeuré. Carmen ! Tu te fatigues trop, tu

es trop agitée. Carmen, que dis-tu ? Tu te viens folle, tu crois vraiment que la

nuit je parle de radio, de boulot, de Marina, de tout ça ? Ce n'est pas

sérieux. Si, tu es très agitée. Tu es très énervé, je vais te préparer une

bonne camomille.

Non, Carmen.

Carmen, l'amour de ma vie, le trésor, tu sais ce que tu dois faire pour remplacer

ta chère camomille ? Quelque chose qui me fera vraiment plaisir.

Tu veux que je chante une chanson ? Carmen, tu es la seule qui me comprend.

Alors, Don Gaetano, que faites-vous ? J'en ai franchement marre d'être ici. La

drogue, pas la drogue, qu'ils la vendent, ça sale cas, mais qu'ils

fichent le camp d'ici.

Ne vous inquiétez pas.

Je dois vous dire que le génois...

m'a proposé de conclure l'affaire avec lui, mais sans vous mettre dans la

confidence.

Quel pauvre Mila, mais pour qui il se prend ? Je crois que la petite Brune

derrière moi s'intéresse de très près à mon cas, je dois m'en occuper.

Je comprends.

Bon, j'en ai marre, je pars.

Bonsoir à tous, amusez-vous bien.

Au revoir. Au revoir, Don Gaeta.

Alors, merci.

Tu es en forme ce soir ? Donne-moi un peu à boire.

Non, excusez-moi, je dois partir, voyez-vous. J'ai rendez-vous avec la

belle Eva. On a convenu qu'elle m'apporterait un petit échantillon de

drogue. C'est bon, on va la rejoindre. Ciao, ciao.

Attendez, je voudrais savoir... Voilà, le trio me vira au grand complet, juste

à l'intertour. Comment je fais pour les voir ? Je regarde par en dessous, comme

ça, ça va ? Il y a même l'avocat derrière.

Un avocat de mineux, oui, vous avez vu avec qui il s'est ? C'est une

pourriture. Un Marseillais ? Pour moi, l'avocat, c'est pas un gros poisson.

Regarde pas, Féga, il semble que chacun va partir de son côté.

De toute façon, ce gros port d'avocat, on s'en fout. On n'aura pas besoin de

mandat de perquisition, on ira faire une balade chez lui. On trouvera un moyen d

'entrer par la fenêtre, par la cheminée, enfin, on se débrouillera.

Marseillais a sa voiture là-bas. On a posté une unité pour pouvoir le bloquer.

Gaëtan au laboratoire, lui, je crois qu'il va rester seul ici. Appelle le

centre. Non, non, non, appelle pas le centre.

Je sors avec Valérie, ça ne te dérange pas au moins. Je vois pas le problème.

Ça va être sa fête à la belle. Ciao. Ciao.

Ça y est, ils s'en vont, c'est le moment. Allez, tu te la brutes. Comment

moi piquer la presse ? Mais vous, vous devez avoir une meilleure technique que

moi. C'est à vous de l'arrêter.

Je te protège, chapouan.

Allez, un peu de courage.

Montrez-moi vos papiers.

Au nom de la loi, arrêtez vos sommations !

Arrêtez, vous m'entendez ? N'aggravez pas votre camp, pauvres imbéciles !

Arrêtez !

Mais qu'est-ce que t'as le temps pour plonger ? Je peux pas, je suis tout

habillé, j'ai pas de chance, je sais pas ce que je vais faire. Ah, c'est trop

tard, mon pote. On va appeler le central, ça va s'arranger. Non, non, n

'appelle pas le central, on va se débrouiller.

Tiens, il y a le Marseillais là-bas. On va le choper.

Arrête-toi, police, police ! T'es sourd ou quoi, on a dit police ! Arrête-toi !

Capot, ça t'huméole ! Quel cochon ! Pousse-toi, mon...

C'est pas la peine de t'époumoner, restons-la bloquée ici. On va le suivre

en voiture. Comment ? Mais on l'avait à portée de main ! Il y a un changement de

tactique. Moi aussi j'ai les yeux.

Vous avez une idée ? Suis-le, on verra bien. T'as vu ça, un peu de la pâté qu

'on lui a mise ? Il aura des cicatrices toute sa vie. On a été super.

J'ai même vu une dent volée. C'était pas à vous, au fait. Non mais, et puis quoi

encore ? Je disais ça à tout hasard, on sait jamais. Des fois, dans une mêlée,

on se rend pas bien compte. Moi, j'ai pris un doigt dans ma main et je l'ai

tordu, tordu, c'était dingue. Alors ça, c'était mon doigt. Je n'en sais rien,

tout ce que je sentais, c'était ce doigt qui s'écrabouillait, comme ça, dans ma

main. Je me disais que plus je le tords... Ce doigt, c'était le nien, il

tire quand je pensais que c'était un harcèguet. Oh non

Mais où est-ce qu'il va ? Exposito, tu restes là, on sait jamais. Ouais,

toujours les meufs. Hé, écarte sa voiture ! Je viens de le voir se garer.

Et alors, on attend deux minutes, et puis on entre dans la baraque, et on

fait une petite perquisition. Mais on peut pas aller perquisitionner comme ça

chez les gens, on a même pas de mandat.

Je t'en prie, sois pas aussi stupide, on peut très bien se passer de mandat. Et s

'il nous reconnaît, qui sait, après tout, surtout après le petit épisode du

porc, il y a eu le temps de nous apprécier. Ah mais non, on l'a tellement

tabassé qu'il doit avoir la tête en compote alors qu'il est... Alors t'en

fais pas !

Alors, chérie, t'as apporté un petit peu de blanche ? De la bonne ? Oui, c'est

pour ça que je suis là. Tu m'en donneras des nouvelles.

File-moi un échantillon.

Bien, voilà.

C'est de la première qualité. C'est ce qui se fait de mieux, tu verras. Qu'est

-ce que t'en dis ? Ça te va ? Je crois.

Il y en a assez, la terre ? Merci.

Elle est douce, pour moi.

Ça m'a l'air...

Cacha, crue-toi ! Ça y est, c'est fait.

Bonjour, monsieur le police.

Bonjour, c'est pour quoi ? On peut entrer ? Je ne comprends rien, vous

voulez pas m'expliquer ? Ça ne fait rien, ça ne fait rien, touche à rien. L

'admoiselle est italienne ? Oui.

Montrez vos papiers, mon collègue. Toi, assieds-toi. Tes papiers.

Non, non, ses papiers, c'est bien. Oui, une minute.

Tes papiers et ta carte d'identité.

Ton passeport. Tes papiers, quoi. Voilà mon passeport.

Tenez, regardez.

Qu'est-ce que c'est que votre truc, là ? C'est moi en photo.

C'est pas ça que je vous demande. C'est votre carte d'identité.

Je le sais bien, mais j'ai toujours une photo avec. Oui, mais je voulais pas

demander. Je veux vos papiers, c'est clair. Ah, très bien, ça va.

Vous mettez pas en colère.

Excusez, mais vous avez... Ah, c'est le mot sur le bout de la langue. Un mandat,

voilà, c'est ça. Vous avez un mandat de papier. Bien sûr que oui, nous avons

tout ce qu'il faut. Vous pouvez nous le montrer, alors ? Mon collègue s'en

occupe, et toi, tu me fais visiter le reste.

Si vous voulez. Capuano, tu vas rester ici. Qu'on ne touche à rien. Tu

surveilles l'admoiselle ? Je ne veux pas qu'elle bouge. Clé à l'œil, commissaire.

On va voir les autres pièges.

Je vous suis.

On fait quoi, maintenant ? Vous avez entendu le commissaire. On ne bouge pas.

Alors comme ça, même si j'ai envie d'aller faire pipi, j'ai pas le droit d

'y aller ? Eh oui, vous n'avez plus qu'à vous retenir. Voyez-vous, nous sommes

ici pour une perquisition.

C'est notre boulot, alors évidemment, on a l'habitude, on sait ce qu'on a à

faire, et vous, vous pouvez... Je comprends, vous avez entièrement raison.

Je suis content de vous l'entendre dire, mais au sujet du... Commissaire, il est

un peu... C'est pas pour dire du mal, mais il est un peu... Moi, je le trouve

spécial, il est un peu gité à mon avis. C'est un très gentil garçon, vous ne le

connaissez pas. Moi, je travaille avec lui depuis des années.

Et puis, on a tous nos problèmes. Vous savez, je vois moi, par exemple, à la

maison, je suis un homme marié, j'ai une femme... Elle a de la chance.

C'est une grande famille. C'est l'enfer. Vous ne pouvez pas vous imaginer,

mademoiselle. La journée avec le boulot, je cours dans tous les sens. Et le soir,

au lieu d'être au calme, j'ai mes filles.

Elles crient papa. Elles sont contentes de me voir. Alors, elles jouent la fête.

Enfin, où allez-vous ? Je m'occupe un peu.

Non,

je suis là.

Non, seulement j'en ai assez d'avoir vos messieurs mes cuisses.

Si vous n'êtes pas capable de vous retenir, je reste là. Et vous, dans

votre coin.

Seulement, je ne suis pas ce que vous voyez. Je vous en prie, vous m'écoutez.

Je vais appeler le commissaire.

Non, voyons, ce n'est pas la peine de lui en parler. Je fais toutes mes

études. De toute façon, je n'ai rien à cacher.

Je n'ai rien fait de mal. C'est juste un malentendu. Qu'est-ce qui se passe ici ?

Rien du tout, commissaire. Au fait, vous avez trouvé quelque chose. Comment ça,

rien ? Il t'a touché ? Taisez-vous.

Quoi voulez-vous parler ? Je parlais de votre collègue. Il a essayé. Enfin non,

il n'a pas essayé. Il l'a fait. Il a pas arrêté de mettre ses mains sur moi en

parlant. J'aurais pu le mettre, moi. Qu'est-ce que t'as fait ? Mais dis-le

franchement. Mais qu'est-ce qui t'a brûlé ? Je suis pas du style à avoir les

mains sur moi.

Pardonnez-moi, mais tu vois ce que tu me fais faire. Allez, viens, on s'en va, on

s'en va. Bon, on vous laisse.

Je peux récupérer ma carte, monsieur ? Voilà, bien, au revoir. Merci beaucoup.

Merci, mademoiselle. Merci, au revoir.

Au revoir.

N'importe comment, on se reverra. J'espère bien que non. Ouais, c'est ce

qu'on dit.

Pourquoi t'as été foutu des peluches dessus ? C'est ma façon de me...

Facile. On est des as.

On a eu de la chance.

J'en suis mort.

Au revoir.

Au revoir.

Sous-titrage ST' 501

Oh ! Oh !

Ce qui revient au fond. Oui.

Oui. Oui.

Oui.

Excusez-moi. Suis-moi. Mais dépêche-toi, éclaire-moi, c'est moi qui suis devant.

Mais commissaire, attendez-moi. Arrêtez à m'épouser. Ça va pas, vous vous êtes

cassé quelque chose. La ferme, c'est tout le monde.

Au lieu de parler, éclaire-nous un peu. Mais c'est pas possible, déjà qu'avec

mes cheveux blancs, on peut se faire repérer facilement.

On va se faire surprendre, je le sens.

On est foutus.

Derrière vous, blancs en eau.

Vous croyez qu'on tiendra là-dedans ? Ne pose pas de question et bouge ton nez, c

'est pas le moment d'éternuer. C'est pas que notre enfant.

Fermez la porte. C'est pour ça que je suis venu.

Sinon, on va se faire surprendre.

Fermez la porte, vite.

Tu m'avogles avec ta lampe.

Ta lampe, c'est sourd, quoi.

Ne sois pas si stupide.

Je comprends bien ce que vous voulez dire.

Oui,

seulement, on est un peu à l'étroit et il fait chaud là-dedans. Qu'appoie-nous,

viens-moi ta lampe.

Commissaire, vous n'avez pas chaud, vous ? Je ne veux plus t'entendre.

On dirait qu'il y a quelqu'un, j'entends rien. Je t'en fais pas, je suis là. J'en

fais sûr, j'ai entendu quelque chose.

Tu n'as rien entendu, amour ? Je me demande si ça ne vient pas de l'armoire.

Tu ne veux pas aller chercher ? Laisse l'armoire tranquille. Ça doit venir de

là. Ne fais pas de fixation là-dessus. Nous avons bien plus important à faire.

Je t'assure qu'il y a quelque chose. Je te le jure. Je t'en prie, ferme la porte

de l'armoire. Encore cette histoire d'armoire ? Si, va, ferme la porte.

Que se passe-t-il ? Je suis embêté, commissaire. J'en peux plus. Je ne peux

pas me retenir chez une grosse servite. Mais dis-moi ! Pas le moins fort ! Il

faut trouver un moyen de sortir d'ici.

Calme-toi ! Vous êtes drôle. De toute manière, ils ont fermé à clé la porte de

ce placard, gros. Non, mais qu'est-ce que... Faut tenir le coup. Ma mamie, un

commissaire, je... Magnifique ! Tu

es belle, ma chère.

Et son voix en l'air tranquillement. C'est malin. Pourquoi vous ne m'avez pas

répondu ? C'est une belle femme. Mais comment on peut faire pour sortir d'ici

? Comment elle est ? Vous l'avez vu ? Ah, détroit, détroit.

Oui, c'est ça.

C'est ça. Vas-y, continue.

Ah, voilà.

Oui.

Elle est à ton cou.

Applique-toi. Montre-moi tes beaux repères. Carisse-les.

Oui. Ouvre ta bouche. C'est ça.

Ah, tu es épanoui.

Je m'y tourne, on sait, suce, suce le bien, ah,

c'est ça, vas-y, avale, je veux me sentir engouffré, oui, fais

sentir la chaleur de tes grosses tétines.

C'est cinq minutes sans parler. J'avais prévenu, je suis claustrophobe. C'est

pas du cinéma, c'est... Qu'est-ce que tu vas chercher là ? Je t'assure que c'est

vrai.

Il va rester là, de tes côtés. Je le

touche. Une seconde. Voilà, reste là.

Carreste-toi.

Vas-y avec beaucoup de sensualité.

Joue avec tes seins, ma peau.

C'est la caverne d'Ali Baba, oui.

Écarte ta petite culotte, je veux voir ta toise en temps, oui.

Maintenant, montre-moi ton panorama.

Oui, quelles fesses, on dirait des pommes caresselées.

Chatouille-toi un peu.

Baisage, baisse ta culotte, je veux voir tes fesses nues.

Voilà, c'est ça, quelle belle goutte de chair. Baisse, enlève-la, montre-moi,

cambre-toi, je veux voir ta chatouille, et oui, comme ça c'est beau.

Touche-toi, descend les mains, chatouille, ta petite cramouille.

Retourne-toi un peu, tourne-toi vers moi maintenant.

Mets une jambe sur la commode, vas-y.

Ecarte-la bien, que je plonge sous ton doux trésor.

Dites, vous entendez comme j'ouvre ? C'est...

Cette infernale, elle est chaude, cette nana ! Arrête ! Mais tu vas nous faire

repérer ! Et alors j'ai juste dit qu'elle était chaude ! Tourne un peu le

miroir, que je puisse voir ton bergagot briller de son filet de jouissance,

petite coquine ! Qu'il est beau, chaud et humide ! Est-ce que c'est beau ?

Applique-toi, ma belle ! Oui ! Suce bien ! Elle est bonne,

hein ?

Maintenant, tourne le miroir vers mon membre. Bon, sens qu'il est beau.

Oui !

Remets

la glace près de ta bouche. Vas-y, oui !

C'est l'heure de quoi ? Moi, maintenant, les autres font des calipètes et lui, il

ronge.

Doucement, tout doux, tout doux.

Pauvre commissaire Tony, il va toujours travailler, on s'épuise vite. La journée

a été longue et mouvementée, n'est-ce pas ? Et moi, là-dedans, hein ? C'est

vrai, il boit la faim, je t'aime toujours avec lui, j'en fais autant si

ce n'est pas plus. Non, non, non, c'est lui qui dort.

Et moi qui surveille.

Je m'en fous, je préfère appeler le central pour du renfort. Ils vont venir

nous libérer et en vitesse. Moi, j'ai pas envie de passer toute la nuit là

-dedans.

Allô, le central, ici, Capuano. Allô, le central, vous me recevez.

Le central, bonsoir.

Écoutez-moi bien, je me trouve actuellement rue Horace.

Nous étions sur la piste de Gaetano, la règle avec le commissaire. Nous sommes

tous les deux enfermés. J'ai bien dit enfermés depuis deux ou trois heures.

Dans un placard, dans une villa.

Envoyez-nous des unités pour nous sortir de là au plus vite. On est bloqués et on

n'a pas trouvé de solution.

Explique-moi ce que tu veux là, mais qui est-ce qui t'appelle ? Le central.

Qu'est-ce que tu leur as dit ? Je leur ai demandé de nous envoyer durant... T

'es vraiment pas fûté comme type, toi.

Pourquoi tu veux nous faire passer pour des marioles ? On va voir l'air fin

maintenant. Et en plus de ça, tu fais du boulot, mais les autres sont pas partis.

Si, je pense que si.

Vraiment, t'en es sûr ? Je ne les entends plus. Vous les entendez, vous ?

Vous vous êtes endormi, commissaire. Mais non, je ne dormais pas. J'ai juste

fermé les yeux pour trouver un moyen de sortir. C'est presque deux heures, les

yeux fermés, commissaire. Moins fort, j'ai encore ta lampe dans les yeux. Moi,

je pense quand je ferme les yeux.

Je le répète, je t'ordonne de te taire combien de fois dois-je te le dire ?

Moi, je rêve, je ne pense pas quand j'ai les yeux fermés. Comment vous faites,

vous, pour penser que vous imaginez que je vais... Moi, t'es pas l'hiver, tu ne

peux pas commencer avec des stupé... Du central, répondez, commissaire. Tiens,

je t'avais oublié.

Ici, le commissaire, à vous.

Ah, enfin, voilà, c'est moi, Marina, du central. Mais vous êtes où ? C'est des

bobards qui m'a dit qu'il y a plein de... Tu sais comment il est, il aime

faire des farces.

Nous sommes en voiture, on rentre à la maison. On sera là dans 10 minutes,

terminé. Mais ça ne reçut pas trop, je suis rassurée comme ça.

Ciao. Vous ne pouvez pas faire attention à votre flingue et vous le pointez trop

sur moi. Je vais essayer.

Maintenant, prends de l'élan et défonce-moi cette porte.

Vous savez, Don Gaetano, nous avons eu beaucoup de chance, c'est sûr.

Parce qu'après la discussion qu'on a eue l'autre jour sur le port, il y a eu deux

flics qui sont venus ici perquisitionner, mais ils n'ont rien

trouvé.

La belle Eva avait bien caché la drogue, c'est comme ça qu'on s'en est sortis.

Mon petit merci, il faudra faire gaffe à l'avenir. Vous montrez plus prudent,

sinon ce serait la prison. J'espère que tu comprends que l'autre jour, j'ai dû

obliger de plonger.

Oui. Mais il y a encore un petit problème. C'est le type de gêne.

Vous pensiez qu'il était parti ? Mais savez-vous qu'il voulait traiter cette

affaire sans vous ? En fait, le génois, c'est pas du tout un problème. Ça m'est

égal. Mais la belle Eva s'en est un. Où est-elle ? Je crois qu'elle est encore

admable. Alors, essaye de retrouver cette petite pétasse et fais-la

disparaître. Message reçu.

on m'a

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