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Dans le monde, seulement quelques pays connaissent le phénomène de l'usure.
L'Italie est certainement l'un des États les plus touchés par cette plaie
sociale.
Dans notre pays, la machine bureaucratique, complexe, est un terrain
fertile pour les usuriers.
En effet, les banques italiennes manifestent un manque total de
disponibilité vis-à-vis de tous ces clients potentiels qui ne peuvent
garantir un emprunt.
Et elles imposent également des procédures de remboursement longues et
compliquées pour ceux qui disposent de ces garanties.
C'est ainsi que s'explique la consolidation d'une pratique de plus en
plus courante dans le monde du crime organisé.
Car elle permet de gros profits aux dépens d'un ensemble de millions de
personnes.
Le virement devra impérativement être effectué avant le 4 octobre. Entendu.
Sinon, l'accréditation arrivera en Suisse après la date prévue et nous
serions forcés de passer par une procédure administrative compliquée. Les
délais seront respectés, mais l'important, c'est d'avoir la garantie
que mon client n'aura le contrat qu'il a passé avec vous. Soyez assurés qu'il n'y
aura aucun problème.
Nous avons essayé de trouver une solution et ce matin, j'ai
personnellement parlé avec le directeur général de la banque et je suis au
regret de vous communiquer qu'il nous sera totalement impossible d'honorer
votre chèque.
Si vous ne faites pas machine arrière, je serai ruiné.
Il est inadmissible que la banque avec laquelle je suis en affaires depuis de
nombreuses années et à qui j'ai fait faire à maintes reprises de gros
bénéfices me laisse choir juste au moment où j'ai le plus besoin d'elle.
Vos reproches sont totalement injustes, monsieur Desimone. Je voudrais vous
rappeler que nous avons consenti sans le moindre problème un crédit de 700
millions. Mais vous avez demandé comme garantie une évaluation financière de ma
société et de tous les biens immobiliers que je possède.
Mais aujourd'hui que je n'ai plus de garantie, je ne suis plus rien à vos
yeux et vous me traitez comme un véritable escroc alors que vous ne tenez
absolument pas compte de l'honorabilité de ma personne, mon cher.
Je n'ai pas l'intention de polémiquer sur la question, mais je vous fais
respectueusement remarquer que si les banques avaient toujours concédé des
prêts en tenant seulement compte de l'honorabilité de ces nombreux clients,
aujourd'hui, elles n'existeraient plus parce qu'elles manqueraient de fonds.
Je comprends bien ce que vous dites, mais je vous demande seulement de m
'accorder un nouveau découvert d'un montant tout à fait insignifiant, compte
tenu, évidemment, de relations que j'ai toujours eues avec votre banque. Je suis
désolé d'insister, mais il faut que vous compreniez bien quelque chose. Votre
situation ne vous permet pas de dire que 100 millions de lire ne représentent qu
'une somme insignifiante.
Soyez réaliste, vous avez largement dépassé le découvert que la banque avait
bien voulu vous accorder. Et vous venez de nous dire froidement...
que demain matin, nous recevrons un chèque de 100 millions que vous nous
avez demandé d'honorer comme les autres.
Il faut que vous compreniez que tout ceci fait planer un doute quant à votre
solvabilité, monsieur Desimone. Eh bien, tant pis alors, faites comme vous
voulez. Vous allez me causer des préjudices tout à fait irréparables.
Alors, mon cher, ne soyez pas aussi pessimiste. Nous trouverons bien une
solution. En attendant, vous n'avez aucun souci à vous faire.
Demain, nous rejetterons le chèque de 100 millions.
Ça vous laissera un peu de temps pour trouver l'argent.
Et pour le reste...
Vous disposez encore d'une entreprise suffisamment solide et elle ne peut vous
offrir que de bonnes garanties pour l'avenir. Et bientôt, ceci ne sera plus
qu'un mauvais souvenir.
J'aimerais avoir votre optimisme, mais je ferai de mon mieux pour y arriver.
Je vous remercie quand même.
Encore une petite signature et ce sera terminé.
Vous êtes sûr que je pourrais venir la chercher vendredi matin ? Ne vous faites
aucun souci. Le temps d'obtenir la carte grise et de poser les plaques. Jeudi
soir, vendredi au matin. Au revoir, vendredi. Entendu. Mais respect à votre
épouse.
Bonjour, papa. Qu'est-ce que tu fais planté là ? Pourquoi tu n'es pas venu là
-bas ? J'étais avec un client. Je ne voulais pas te déranger. C'est tout.
Comment ça s'est passé à la banque ?
Bien mieux que je ne pensais. Ils sont en train d'examiner le pour et le
contre, mais ils m'ont dit qu'il ne devrait pas y avoir de problème et qu
'ils nous accorderont un découvert plus important.
C'est normal, tu leur as fait gagner beaucoup d'argent et c'est le moins qu
'ils pouvaient faire pour te renvoyer l'ascenseur.
Ça fait plaisir de voir que l'honnêteté est toujours récompensée.
Oui, mon garçon, notre salon automobile possède un gros handicap. Il est situé à
l'intérieur d'une galerie piétonnière où les rayons de soleil ne pénètrent
jamais. Sinon, pour le reste, c'est parfait.
Salut, toi ! Ils ont peut-être mis la table dehors.
D'accord, si tu me présentes le copain anglais, Dominique.
Bonsoir, les filles. Bonsoir, papa.
Tu peux venir un instant, j'ai quelque chose d'important à te dire. Tu as vu ma
nouvelle cravate ? Comment vous la trouvez ? Elle va très bien avec ton
costume. C'est une copine qui me l'a offerte. Elle est jolie, hein ? Oh
ouais, elle est pas mal.
De quoi vous parliez ? Encore à dire du mal des hommes, hein ? Qu'est-ce qu'il y
a ? Pourquoi tu fais cette tête ? La banque m'a refusé un découvert plus
important. Quelle catastrophe ! Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ?
Mais alors pourquoi tu n'essayes pas de vendre tous les bijoux et les pièces d
'or que nous possédons ? Quand nos créanciers recevront ton chèque en bois,
ils ne resteront sûrement pas les bras croisés.
Et à qui veux-tu que je vende tout ça avant ce soir ? Et de toute façon, ça ne
ferait que reculer le problème d'une quinzaine de jours.
Et il y a encore des chèques à venir d'un montant de 300 millions.
Nous n'avons pas les moyens d'honorer notre dette. Seule la banque peut nous
tirer de ce mauvais pas.
Essayons de vendre notre société.
J'ai travaillé dur toute ma vie en faisant beaucoup de sacrifices pour
essayer d'assurer notre futur et celui de nos enfants.
Et je ne vois pas pourquoi je devrais accepter de tout perdre de cette façon
sans rien faire.
Alors dis-moi, pourquoi tu as emprunté autant d'argent à ces chacals ? C'est
fou ce que tu peux m'énerver quand tu parles de ça.
Qui aurait pu imaginer que toutes les ventes à la commisette n'étaient qu'une
vaste escroquerie ? Si tout s'était passé comme prévu, j'aurais pu
rembourser toute la dette et nous aurions gagné l'équivalent d'une année
de travail.
Et qu'est-ce que tu vas faire pour nous sortir de là ? Je ne sais pas, il faut
que j'y réfléchisse. Tout ce que je te demande, c'est de ne pas en souffler,
moi, Maurice, pour l'instant.
Je voudrais éviter de le mêler à toute cette histoire.
Maman, papa, c'est prêt.
On arrive tout de suite.
Je suis sûr que nous nous en sortirons comme les fois précédentes. Aie
confiance, Laura.
Dis donc, t'en fais une tête d'enterrement.
C'est nous qui te faisons cet effet-là.
Ne dis pas de conneries. C'est à cause de cet enfoiré de concessionnaire. Sa
banque m'a renvoyé son premier chèque. Et j'ai les boules parce qu'il ne m'a
même pas prévenu que son chèque ne serait pas payé.
Qu'est-ce que tu en as à foutre ? Avec les chèques qu'il t'a signés, tu peux
faire saisir sa boîte et toutes les voitures qui sont exposées dedans.
Mais tu ne comprends rien. Je ne suis pas inquiet pour un sou. C'est son
manque de respect qui me fout en boule. Je ne peux pas le supporter.
J'ai horreur de ça.
Ne te nerve pas et dis-nous plutôt ce que tu as décidé de faire.
Je ne sais pas, il faut que j'y réfléchisse.
Demain, j'irai lui parler, et puis après, nous aviserons.
Excuse-moi, Franco, je peux te dire un mot ? Qu'est-ce que tu veux, toi ? Je te
préviens, tu as mal choisi ton moment pour venir me casser les pieds, Marco.
Non, non, c'est important, je t'assure.
Il est drôlement pétard.
Tu peux le dire.
Sois chic, rends-moi service, s'il te plaît. Je ne te demande que 5 millions
et je te les rembourserai dans 60 jours.
5 millions remboursables à 60 jours, ça représente 700 000 lire d'intérêt.
Entendu, je vais te faire un chèque et toi, tu m'en fais un pareil.
Mais rappelle-toi que si tu ne tiens pas parole à la date de remboursement, je te
le ferai regretter.
C'est clair ? Sois tranquille, tu peux compter sur moi. Tu es un véritable ami.
Bonjour, je voudrais voir Monsieur Desimone. Je suis désolé, mais mon père
est parti en voyage d'affaires à l'étranger, et je ne crois pas qu'il
sera de retour avant le mois prochain. Mais si je peux vous aider... C'est toi
qui as le fric ? Qu'est-ce que ça signifie ? Ou bien tu as de quoi honorer
les 100 millions que ton père devait me rembourser.
Voici le chèque que la banque a rejeté.
Et dans ce cas, nous pouvons en parler.
Au contraire, tu lui demandes de venir ici sans perdre de temps.
C'est bien qu'il est chez lui, moi.
Il a intérêt à venir. S'il ne veut pas que j'aille le trouver personnellement,
est-ce que c'est bien compris ? Écoutez, je ne vous permets pas de me parler de
cette façon et je vous conseille de vous en aller tout de suite.
Je n'avais pas l'intention de faire de vagues, mais tu commences à m'énerver.
Je déteste ça.
Fais très attention à toi, mon garçon.
Tu ferais mieux d'avertir ton père si tu ne veux pas que je me défoule sur toi.
Tu ne crois pas que ça peut être dangereux de laisser Mauricio tout seul
au bureau en ce moment ?
Ne t'inquiète pas, ma chérie.
Capriano ne désire qu'une seule chose. Il veut me voir personnellement et
récupérer l'argent que je lui dois. Dans ce cas, pourquoi tu ne vas pas déposer
une plainte à la police ? Comme ça, on pourrait enfin dormir en paix.
Je ne sais pas. J'ai besoin d'y réfléchir un peu avant.
Allô ? Oui, je te le passe tout de suite.
C'est Maurizio.
Bonjour, Maurizio. Je t'écoute.
Papa, je suis en compagnie d'un certain monsieur Capriano qui veut te parler.
Mais je t'avais pourtant bien dit de dire que j'étais parti en voyage d
'affaires. Je croyais avoir été très clair dans un chien. Inutile d'engueuler
ton garçon, canaille. Il a fait de son mieux pour que je crois que tu étais
parti. Mais je ne l'ai pas cru. Et on dirait que je ne me suis pas trompé.
Écoute, Franco, je te conseille de laisser mon fils tranquille. C'est bien
compris ? Mais je me fous de ton fils. Tout ce que je veux, c'est récupérer mon
argent. Donne-moi ton adresse. Comme ça, nous en discuterons face à face.
Tu n'auras absolument rien.
Et si tu ne quittes pas immédiatement mon bureau, je te jure que je n
'hésiterai pas à faire appel à la police.
Faut pas t'énerver. On peut toujours s'arranger avec moi, tu sais. Tu pouvais
me le dire plus tôt que tu avais besoin d'un peu plus de temps. Tu peux régler
tes affaires et quand tu seras prêt, tu n'auras qu'à me téléphoner. Tu sais où
tu peux toujours me trouver.
Sois tranquille.
Je pourrai bientôt te rembourser tout ce que je te dois.
Prends tout ton temps.
Il s'est passé quelque chose.
Non, rien.
Capriano s'est présenté au bureau et il a obligé le pauvre Maurizio à m'appeler.
Tu es sûr que Capriano ne s'est pas vengé sur lui ? Non, sois tranquille, je
ne crois pas. Il avait l'air tout à fait disposé à m'accorder un peu de temps.
Mais je vais quand même appeler Maurizio.
Autosalon, bonjour.
C'est moi, Maurizio.
Est-ce qu'il est parti ? Oui, papa.
Qui c'était ? Et c'est quoi cette histoire de chèque ? Ne te fais pas de
soucis, Mauricio. J'ai eu des problèmes avec mes créanciers à cause du retard de
la banque.
Tout est arrangé maintenant.
Papa, il était armé d'un pistolet.
Calme-toi, Mauricio. Je t'ai déjà dit de ne pas t'inquiéter.
Tout est arrangé. Nous ne risquons plus rien. Nous en reparlerons à la maison. D
'accord ? Oui, papa. A tout à l'heure.
Au revoir.
Alors ? Il n'a pas fait de mal à Mauricio ? Non, il ne l'a pas touché. Il
est parti tout de suite.
Alors où t'en es avec cet enfoiré de concessionnaire ? Est-ce que tu as enfin
réussi à lui parler ? Ce fumier s'était planqué chez lui, mais nous nous sommes
parlé au téléphone.
Il se dit prêt à payer, mais il aimerait avoir plus de temps.
Dis-moi une chose, tu crois qu'il peut encore trouver assez d'argent pour te
rembourser ? C'est impossible, il n'a plus un rond. Et les banques ne lui font
plus confiance.
Il ne lui reste plus que sa boîte, mais il faut la lui prendre au plus vite si
on ne veut pas qu'il la vende au premier venu.
Malgré tout le respect que je te dois, je te trouve bien optimiste. Ça m
'étonnerait qu'il accepte de se faire dépouiller sans faire d'histoire.
On va lui donner un petit avertissement. Comme ça, il comprendra qu'il vaut mieux
qu'il me rembourse ce qu'il me doit s'il ne veut pas avoir d'autres surprises.
Vois-tu, Fulvio... Ma fiancée et moi, nous avons décidé de... Nous avons
décidé de nous adresser à toi.
Comme tu le sais, nous sommes dans une situation difficile.
Catastrophique.
Et... Je me demandais si tu ne pourrais pas nous donner un coup de main. Je sais
que tu connais des gens qui aiment les filles assez jeunes.
Malheureusement, il ne nous reste aucune autre possibilité.
C'est la raison pour laquelle... J'aimerais que tu organises quelques
rendez-vous pour elle.
Ouais, bien sûr. Quel âge a ta copine ? 17 ans.
La plupart des gens aiment davantage avoir affaire à des filles beaucoup plus
jeunes, mais je peux essayer de lui trouver des clients.
Et si elle baisse un peu son tarif, je pourrais lui trouver au moins quelques
preneurs. Mais je veux d'abord vérifier ce qu'elle est capable de faire.
C'est entendu, Fulvio.
Il n'y a aucun problème.
Bon, ça va être du gâteau.
Ça y est.
C'est toi qui entendras le premier dans la chambre des filles. Tu mettras tout
de suite le capuchon à la brune. Elle m'a vu en discothèque et elle pourrait
me reconnaître.
Capitio ? D'accord.
Allez, debout, les filles ! Je la perds !
Allez,
madame, allez-vous ! Qu'est-ce qu'il y a ? Qui êtes-vous ?
Allez, avance.
Ne touchez pas à mes enfants.
Maman ! Ne faites pas de mal. Qui sont ces gens ? Je vous en prie, laissez-nous
trop.
Je sais que ta peau est aussi douce que la soie.
Vous êtes de véritables malades.
Toi et ton enfoiré de copain, je ne suis pas venue au monde pour faire la putain.
Tu es folle, mais qu'est-ce que... Tu
vas la fermer un peu, ouais ? Tu
vois pas que ça leur plaît à tes gamines de jouer avec nos trucs ? Ça les gêne de
t'entendre tout le temps.
... ... ...
...
Embrasse-moi mieux que ça, salope.
T'as compris ?
T'aimes bien te faire lécher la chatte, hein, salope ? T'es toute bouillée.
Ouais,
c'est bien.
Continue comme ça.
Et tu verras qui t'aille voir ailleurs.
Allez, suce la bouée.
Suce la bière.
Voilà.
Elles sont des belles salopes, ces deux filles.
Elles aiment se faire trangler.
On a eu un mal fou elle et je l'étais de jolie gamine.
Et regarde-les maintenant.
Elles se caressent et elles s'embrassent comme deux belles petites salopes.
Allez.
Ouvre ta gueule, allez, ouvre la grande.
Avale tout.
Salope.
Au lieu de rester là, rien foutu, pourrais aller contrôler la 174.
Dites-moi, Claudio, vous savez où est mon mari ? Non, je suis désolé, madame.
On ne l'a pas vu à l'atelier de toute la matinée. Oui, je vous la passe tout de
suite. C'est votre mari, madame.
J'arrive.
Allô ? Mais enfin, Giulio, où es-tu ? Pourquoi tu n'es pas venu ? Excuse-moi,
mon amour.
Je n'arrive plus à affronter tout ça. J'ai grandement besoin de me reposer un
peu. Tu aurais pu me le dire ce matin avant de quitter la maison.
Parce que je n'ai pas eu le courage de te le dire en face.
J'ai toujours su que tu n'étais pas courageux. Mais jamais je n'aurais
imaginé que tu tomberais si bas.
Tu m'as bien joué la comédie ce matin.
Et maintenant, quelles sont tes intentions ? Je vais m'absenter une
semaine et après on verra. Tu es avec quelqu'un ? Oui.
Une femme ? Oui.
Tu es un beau salaud. Jamais je n'aurais pensé que tu serais capable d'en arriver
là. Tu n'as pas cessé de raconter des bobards. Je ne te pardonnerai pas de m
'avoir...
Que tu rencontres en me laissant seul avec tous nos ennuis. Dès mon retour, je
t'expliquerai tout. Non, non, tu n'auras plus besoin de m'expliquer quoi que ce
soit. Je ne veux plus te voir. Dis-moi juste ce que je dois faire avec les gens
qui réclameront leur argent.
Nous n'avons plus un sou, mais l'atelier est à ton nom. A toi de décider.
Tu es un salaud ! Qu'attendez-vous encore de moi ? Rien.
Tu as fait ce qu'il fallait.
Quel comédien. Tu l'as bien eu.
On aurait dit, de Niro.
Vous n'avez fait qu'une erreur, ta femme et toi.
Vous n'avez pas payé vos dettes à temps.
Voilà pourquoi je... Pourquoi tu l'as descendu ?
Parce qu'il ne nous servait plus à rien.
Bonjour,
maman.
Bonjour.
Pourquoi tu fais cette tête-là ? Il est arrivé quelque chose ? Julio m'a laissé
tomber pour une autre femme.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? C'est impossible, Anna.
Ce matin, il n'est pas venu à l'atelier et il m'a appelé pour me dire qu'il
était parti parce qu'il voulait se reposer un peu. C'est une catastrophe.
Comment tu vas faire pour t'en sortir avec ces types à qui vous devez de l
'argent ? Je ne sais pas, je n'y ai pas réfléchi.
Julio m'a seulement rappelé que l'atelier était à mon nom et que c'était
donc à moi seule de décider comment je comptais résoudre ce problème, maman.
Je me sens terriblement humiliée. Ça veut dire qu'il s'est toujours fichu de
moi. Ne dis pas de sottises.
Julio est un faible, mais il t'a toujours aimé.
Il doit avoir une bonne raison d'agir comme ça.
Les hommes sont ainsi faits. Il faut être patiente.
Tu peux reprendre tes chèques, ma belle.
Ils ont été rejetés parce que ton compte n'était pas suffisamment approvisionné.
Tu t'es bien foutu de nous, hein ? Je suis désolée, c'est à cause d'un chèque
en bois d'une de mes clientes. De toute façon, j'ai réussi à rassembler un
million de lire en espèces. C'est bien, c'est une preuve de bonne volonté, j
'apprécie ton geste.
Mais tu nous dois encore huit millions.
Quand vas-tu nous les rendre ? Et je ne parle même pas des intérêts que tu as
payés en plus.
Je vous demande de m'accorder un délai de quelques semaines. Ma cliente m'a
assuré que demain, elle allait encore m'apporter 2 millions.
Ça vaudrait mieux pour toi.
Donne-moi le fric.
Tout de suite.
100, 200, 300, 400, 500, 600, 700, 800, 900, 1 million. Le compte y est.
1 million.
J'ai un bon conseil.
N'essaie plus de nous mener en bateau.
Franco, tu peux attendre un peu avant de déposer le chèque que je t'ai donné ? Tu
n'auras aucun délai supplémentaire.
Je t'avais pourtant mis en garde. Tu savais que tu devais me payer à la date
prévue. Je ne te demande qu'un délai de quelques mois.
Je paierai des ajouts, évidemment. Je n'ai pas l'habitude de dire deux fois la
même chose.
Si ton chèque est rejeté par ta banque, c'est ton problème.
C'est clair ?
Mon mari est parti en voyage d'affaires et il ne sera pas de retour avant une
semaine. Il faut que vous attendiez encore un peu.
Je crois que nous ne sommes pas bien compris, ma petite dame.
Monsieur Capriano est très pressé.
Il a besoin de son argent.
On vous avait prévenu, non ? Alors, ou vous nous payez, ou nous nous verrons
dans l'obligation de vous demander la cession d'une partie de votre atelier.
Non. Vous savez très bien que la valeur de notre société est beaucoup plus
importante que notre dette. Ne me parlez plus jamais sur ce ton, ma petite dame,
sinon je vais perdre les pédales. Et vous verrez ce que vous verrez.
Quand vous êtes venus nous trouver, vous avez pris certains engagements vis-à-vis
de nous. Et quand on ne respecte pas ces engagements, il faut payer. Nous avons
toujours réglé à temps toutes nos dettes, mais vous, vous n'êtes qu'une
bande de voleurs et je... Je suis à ta gueule ! Allons, un peu de calme, s'il
vous plaît.
Vous devriez m'écouter.
On devrait aller parler dans un endroit plus tranquille.
Aucun problème, venez.
Alors, madame, qu'est-ce qu'on décide ? Je ne peux prendre aucune décision sans
en parler à mon mari.
Je regrette, c'est impossible.
Je veux une réponse avant ce soir.
Laissez-moi un numéro où je pourrais vous joindre.
Non.
Il vaut mieux éviter de parler de ça au téléphone.
Comment osez-vous me toucher ? Ah, ça suffit maintenant ! Connasse ! Tu
commences à m'emmerder.
Écoute-moi.
Si tu ne veux pas avoir de gros ennuis, suis mon conseiller.
Où tu en es dans l'affaire de Simonnet ? Tout se déroule comme prévu.
Hier, il est allé chez le notaire et ce matin, il m'a cédé 30% des parts de sa
société. Ils ne comprennent que la manière forte.
Alors, comment ça s'est passé avec la belle dame ? Elle est encore un peu
indécise, mais je dois la revoir un peu plus tard dans la soirée. Et je pense
que j'arriverai à la convaincre.
Si tu me rends ce service, je te ferai en plus un joli cadeau.
Notre corporation a besoin d'un nouveau garage, et celle-là, elle n'est pas mal.
Écoute, maman, je vais faire un tour, je rentrerai tard.
Où vas-tu ? Au pub, boire un verre, je n'ai pas très sommeil.
Bonne nuit. Bonne nuit.
Voilà, tenez, il y a deux millions.
Je vous attends la semaine prochaine. Je pense que je pourrais vous en rembourser
encore quatre.
C'est parfait, mais...
Je dois parler à M.
Capriano.
Il va vous faire payer les intérêts. Mais on trouvera une solution.
Moi, je paye toujours mes dettes, vous devriez le savoir. Mais si vous exigez
trop d'intérêts, je ne m'en sortirai jamais.
Pourquoi ce n'est pas votre ami qui est venu aujourd'hui ? Parce qu'il avait un
rendez-vous très important.
Il n'arrête pas de travailler.
Saluez-le de ma part.
C'est toi qui l'apprends là.
Ne baisse pas la tête, je veux te voir.
70 boulons, référence
213.
82 vis, référence 212.
37 boulons, référence 118.
On en a encore pour longtemps à faire cet inventaire.
Laura !
Tout doit être terminé pour vendredi. Et nous avons encore beaucoup de travail.
Ça fait plus de deux semaines qu'on est enfermés. Dix heures par jour à compter
les vis et les boulons. Je commence à en avoir marre de ne faire plus que ça.
C'est facile de parler de cette façon. Tu es une égoïste. Si tu avais appris à
prendre tes responsabilités, tu ne parlerais pas comme ça. Arrête un peu
ton numéro. C'est que tu ne peux rien faire.
Mais qu'est-ce que tu fais ? Tu ne peux pas jouer ça.
Mais si, je t'assure. On peut prendre en arrière. C'est dans la règle.
Allô ? Salut, petite sœur, c'est moi, Laura.
Laura, comment ça va ? Je suis un peu crevée, mais je vais bien.
Tu as vraiment une drôle de voix ce matin.
Quelque chose ne va pas ? Les problèmes quotidiens, rien d'important.
Les affaires vont plutôt mal et je viens de m'engueuler avec mon chéri. Je
voudrais que tu me rendes un petit service. Est-ce que tu peux m'héberger
quelques jours ? Aucun problème, tu peux venir quand tu veux. Tu devrais savoir
que ma porte est toujours ouverte.
Je te remercie du fond du cœur. Après avoir fini ici, je dois rentrer. Il faut
que je range un peu la maison.
Je serai chez toi dans la soirée.
C'est parfait, on se voit tout à l'heure. Salut. Salut.
Qu'est-ce qu'elle voulait encore, ta sœur ? Écoute, j'aimerais que tu évites
de mettre ton nez dans nos affaires. Je me suis bien fait comprendre.
Demain, tu rendras visite au Mariano.
Si tu veux, mais je crois qu'ils ont fermé le magasin. Dis, ils ont fermé
parce qu'ils sont en train de faire l'inventaire.
Alors, qu'est-ce que je dois faire ? Comme d'habitude.
Cet imbécile m'a téléphoné pour me demander de repousser d'un mois ou deux
son versement de la semaine prochaine.
Fais-lui comprendre qu'en ce moment, j'ai besoin d'avoir un max de liquide et
que je ne peux pas attendre. Il me le faut tout de suite.
Attendez, je lui dirai.
Je compte sur toi. Et cette fois, pas d'histoire.
Je veux qu'il te paye sa dette jusqu'au dernier centime. J'y veillerai.
Et vous devez leur verser encore combien d'argent ? Nous leur devons en tout 28
millions, dont 7 millions d'intérêts. C'est moi qui ai signé les chèques.
Mais pourquoi avez-vous accepté de telles conditions ? Vous auriez pu vous
adresser à une banque.
C'est ce que nous avons fait, mais ça n'a donné aucun résultat.
Nous n'avions pas assez de garantie pour obtenir un emprunt de banque. Et qu'est
-ce que tu vas faire maintenant ? Je vais appeler un de mes plus vieux amis.
Il pourra peut-être me prêter de l'argent.
Ce n'est pas une grosse somme, mais en tout cas, c'est mon dernier espoir.
Détends-toi un peu et essaye de ne pas avoir d'autres embêtements.
Allô ? Bonjour Luigi, tu te souviens de moi ? Qui c'est ? Je croyais que tu te
souviendrais de moi. Nous étions ensemble à l'université. Je suis Laura.
Mon nom te dit quelque chose ? Je suis désolé Laura, j'avais l'esprit ailleurs.
Comment vas-tu ? Je n'ai pas trop à me plaindre. Et toi, comment vas-tu ? À
merveille. Je suis désolée de t'embêter, mais il fallait que je te parle.
Oui, vas-y.
Je sais bien, ça fait plus d'un an qu'on ne s'est pas vu, mais j'ai des ennuis et
j'ai pensé que tu étais le seul sur qui je pouvais encore compter. Est-ce que tu
veux bien m'aider ? Oui, bien sûr, tu peux compter sur moi. Je ferai de mon
mieux pour t'aider.
Tu es toujours aussi gentil. Le problème, c'est que j'ai signé des
chèques d'une valeur de 20 millions et que je ne pourrais pas les honorer. Tu
veux bien me prêter cet argent ? 20 millions ? Oui.
Eh bien...
Tu sais, ce n'est pas comme si tu me demandais sans lire.
C'est une grosse somme, Laura, même pour moi. Il faut qu'on en parle un peu. Si
je peux t'aider, je le ferai avec grand plaisir.
Mais on devrait en discuter en tête à tête. Ça me convient tout à fait.
Si ça te va, on pourrait peut-être se retrouver place des Aristides à midi.
Place des Aristides ? Oui, c'est bien ça. C'est une bonne idée. Eh bien,
écoute, sois pas en retard. Au revoir. Au revoir.
Salut Luigi. Dis-moi, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus.
En tout cas, t'es toujours aussi jolie, hein ? Parole.
Toi aussi, t'as l'air bien. Ça fait quand même un bail, hein ? Oui, plus de
trois ans.
Écoute, venons-en tout de suite aux fêtes.
Quand penses-tu pouvoir me rembourser cette somme ? Je suis en train de finir
l'inventaire de toute la marchandise.
Je devrais pouvoir te rembourser dans les mois qui viennent.
Entendu. Demain, je regarderai si j'ai assez d'argent sur mon compte et je t
'avertis tout de suite.
Ma situation financière n'est pas très bonne non plus.
Luigi, il faut absolument que tu m'aides. Je dois trouver cet argent,
sinon je risque un protêt.
J'ai toujours fait tout ce que je pouvais pour toi, ne dis pas le
contraire. Et déjà, à l'époque de l'université, j'ai tout fait pour sortir
avec toi.
Et j'en ai essuyé tes refus.
J'étais déjà fiancée à Pino, je ne pouvais pas accepter tes invitations.
Tu sais, Laura, je n'ai jamais compris comment tu avais fait pour épouser un
type dans son genre.
Si tu fais allusion à son âge et à son aspect physique, sache que la beauté n
'est pas le seul critère dans la vie. Il existe d'autres qualités.
Je ne supporte pas ce genre de phrases démagogiques.
C'est fou comme ça m'énerve quand les femmes parlent de cette façon.
Tu veux que je te rende un grand service, mais tu m'as toujours traité
comme un moins que rien autrefois.
Dis-moi ce que tu attends de moi.
J'aimerais qu'après tous ces refus, tu sois au moins une fois tout à fait
gentille avec moi.
Sinon, je ne vois pas pourquoi je devrais continuer à te rendre des
services.
Pourquoi tu ne lui as pas 20 millions ? Je t'ai déjà dit de ne pas me demander
ce genre de choses. Ta sœur et ton beau-frère n'ont pas toujours tenu leurs
engagements et tu sais qu'ils ne m'auraient jamais remboursé cet argent.
Tu n'as pas le droit de dire du mal d'eux. Ce sont d'honnêtes gens. Ils ont
de gros problèmes en ce moment.
Mais ils ont toujours remboursé leur dette.
Oui, comme l'histoire des 3 millions que je lui ai prêtés.
Et depuis, je ne les ai plus revues.
Mais il ne s'agissait que de 3 millions de lire. Je vais appeler Pinault, tu vas
lui parler.
Alors, enfoiré de merde, tu t'es bien amusé avec ton fric qu'on t'a prêté,
hein ? Je vais te péter la gueule, moi, tu vas voir, ça va t'apprendre à
respecter tes engagements.
Viens un peu par là, viens !
C'est bizarre, il devrait pourtant être là.
Je vais l'appeler chez lui.
Maintenant, ça suffit, Laura.
Je fais ce que je veux de mon argent et je ne t'autorise pas à discuter des
choix que je fais. Est-ce que c'est bien clair ? C'est un
endroit très sympa ici, tu sais.
C'est vrai, c'est pas trop mal.
Il y a peut-être un peu trop de désordre.
Merci. J'ai déjà mis du sucre.
Pourquoi tu as arrêté l'université ? Qu'est-ce que tu fais aujourd'hui ?
Je gère avec mon mari un gros magasin de pièces détachées pour les voitures.
Mais alors, pourquoi tu as besoin de 20 millions ? Les affaires vont mal ? Nous
avons eu une mauvaise passe et nous avons emprunté de l'argent à quelqu'un,
mais à part ça, les affaires vont bien. Nous n'avons pas à nous plaindre.
Est-ce que tu as réfléchi un peu à la proposition que je t'ai faite hier ? Qu
'est-ce que tu as décidé ? Vous, les hommes, vous êtes tous pareils. De toute
façon... Il faut savoir accepter les compromis au moins une fois dans sa vie,
en espérant que ça ne se répète pas. Bien sûr.
C'est le seul plaisir que je te demande.
C'est bien vrai.
Tu n'as pas à t'en faire.
T'as vu dans qui il est, ton ami ? Continue à te foutre de nous. Vas-y, on
commence. Alors, est-ce que c'est bien compris ? Et après, on s'occupera aussi
de ta femme.
T'as entendu ce qu'il t'a dit ?
Ma femme n'en a rien à foutre de moi.
Elle a fichu le camp et elle m'a laissé tout seul dans la merde. Pauvre petit.
Où est-ce qu'elle est ? Chez sa sœur.
C'est la seule personne qui pouvait encore nous aider.
Et où est-ce qu'elle crèche, ta belle sœur ? Où est son adresse ? Et surtout,
n'oublie pas, tu t'es fait mal en tombant dans les escaliers. Et n'essaie
pas de faire le malin.
Sinon, je te jure que tu le regretteras.
J'ai toujours désiré cet instant Laura.
Oh Laura.
Bon, oui, oui.
Allez, pointe ta bouche.
Oh Laura.
Merci.
Non. Non.
Non, non.
Non.
Je suis un imbécile. J'aurais dû me rendre compte que ces actions étaient
sur le point de chuter.
Je les aurais vendues. Tu comprends ? Mon chéri, je pars pour l'hôpital. Je te
retrouve à la maison, d'accord ? Au revoir. À bientôt.
Salut.
De nos jours, il faut avoir de l'intuition si on veut gagner de l
'argent en bourse.
Sinon, tu risques de tout perdre.
Ferme-la, c'est compris ?
Et maintenant, on va aller faire un petit tour tous les deux.
Bien, elle est enfin partie.
On va pouvoir être un peu tranquille maintenant.
Fulvio, combien ça coûte une pipe ? Seulement deux billets.
C'est vrai ? Ça m'intéresse.
Je voudrais voir comment elle t'embrasse.
Bien sûr, mon vieux.
Allez, montre-lui.
Merci.
Ah ouais, plus vite.
C'est bon.
Oh.
Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Laura, ils sont venus ici.
Où est ta sœur ? Elle doit être à l'hôpital.
Mais toi, tu n'as pas trop mal ? Essaye de la contacter tout de suite.
Ne bouge pas.
Le Samu, j'écoute.
Je voudrais parler au docteur Conti. Nous ne l'avons pas encore vu ce soir.
Ça ne fait rien, merci.
Ils m'ont dit qu'ils ne l'ont pas vue de la soirée. Qu'est-ce que je fais ? Va
tout de suite chez elle.
Et préviens son mari.
Dépêche-toi. D'accord.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On va jusqu'à Priano ?
Bah, qu'est-ce si on a d'abord une visite à faire ? La fille des fourrures
ne nous a rien versé hier. Je sais.
Allons la voir, j'ai envie de me la faire.
Écoute Enrico, j'ai appelé l'hôpital et ils m'ont dit qu'ils n'ont pas vu Luana
ce soir. Il est sûrement arrivé quelque chose. Il faut partir à sa recherche. C
'est inutile, je te rassure tout de suite.
Ta sœur avait une migraine atroce et elle a préféré rentrer à la maison.
Elle est allée se reposer. Elle est là ? Oui, dans notre chambre. Oh, tant mieux.
Comment tu te sens, Luana ? Laura, j'ai été sequestrée par un drôle de type ce
soir.
Il m'a menacée avec un couteau pour me forcer à le suivre.
Il m'a ensuite chargée de te dire que c'était un avertissement, Laura.
Oh, quel salaud ! Est-ce qu'il t'a fait du mal ? Non.
Il faut prévenir la police sans perdre un instant.
Non, je suis sûre que ça ne ferait qu'envenimer les choses.
Il pourrait se venger sur l'un de nous.
Ce n'était pas une menace en l'air. Je n'en ai même pas parlé à Enrico.
Laura, écoute-moi.
Il n'y a qu'une seule solution pour qu'ils nous fichent la paix. Payer tout
ce que tu leur dois. Mon ami ne m'a rien promis. J'ai peut-être la solution.
Ne fais pas cette tête, tu devrais te douter que ça finirait comme ça, si tu
ne payais pas.
Oh !
Ah...
Oh.
Tout est réglé.
Avec toi, Laura, c'est toujours la même histoire.
D'abord, tu fais des bêtises et après, tu demandes de l'aide à ta sœur.
Et tu sais parfaitement qu'elle n'ose pas te dire non.
Mais si vous voulez cet argent, il faudra me faire plaisir sans faire de
chichi.
Alors ? Bien.
Allez, sortez-moi le grand jeu.
Vous êtes sur le radio téléphone du 75 27 54.
Vous pouvez laisser un message.
Pourquoi t'es aussi agité ? Qu'est-ce qu'il y a ? A qui tu téléphonais, Luigi
? Ce n'est rien.
J'essayais de joindre une de mes amies.
Parce que je lui ai promis de l'argent que je n'en ai pas.
Pourquoi t'as fait ça ? Parce que je suis un salaud.
Voilà tout.
Vas-y, continue à la baiser.
Enfonce-la, lui, dans le cul. Allez, vas-y, fais ce que je te dis.
Tu veux que je la lui remette dans le cul ? Et voilà.
Ah !
... ... ... ...
Quand on prend des engagements, il faut apprendre à les respecter. Ça t'a peut
-être fait plaisir d'acheter des fourrures et des robes avec des chèques
post-datés, mais il faudrait au moins qu'ils ne me reviennent pas impayés.
Jamais je n'aurais cru que mon mari s'en apercevrait et qu'il fermerait mon
compte bancaire.
J'ai été obligée de m'endetter.
Pour tes conneries. Alors je veux que tu me rembourses ce que tu me dois. J'en ai
marre de subir les conséquences de tes actes. Alors je vais te demander d'être
disponible ce soir.
Comme ça, nous parlerons avec mon créancier et tu pourras faire sa
connaissance.
Et la fourrure, ça te permettra seulement de repousser l'échéance d'un
mois. Et il faudra quand même sortir les sous, tu en es consciente, hein ?
Hé, la fourrure, tu sais, ta copine, elle a une bouche d'enfer.
Lève ton tee-shirt.
T'as une sacrée belle paire d'anichons.
Touche-toi à la chatte maintenant. Allez, dépêche-toi.
En fond, là, oui, là, tout au fond.
Brûle-moi plus vite, là, plus vite.
Ouais, serre-moi bien, là.
Allez.
Embrassez-vous, maintenant.
Allez, embrassez-vous.
Je veux vous voir.
Jésus.
Continue, continue à mourir.
Oui.
Mourir.
Vous m'avez fait jouir comme un fou.
C'est vrai.
Allez. Oui.
Oui, suspect.
Maintenant.
T'es mort.
Non.
Et
voilà.
Le méchant a été tué et tout le monde est heureux.
C'est vrai qu'ils étaient nombreux à vouloir lui faire la peau.
Le concessionnaire, dont les filles ont été violées par ses hommes,
Le propriétaire du restaurant dont il n'a pas repoussé l'échéance ? La
propriétaire de l'atelier dont il a fait tuer le mari ? Ou celle du magasin de
pièces de rechange dont il a passé à tabar le copain ? Ou peut-être même ces
hommes de main qui avaient envie de prendre sa place ? En tout cas, tous
avaient un mobile pour se débarrasser de lui, même si lui ne demandait que le
remboursement de ce qui avait été décidé.
Mais s'il était si méchant, Pourquoi prendre des risques ? Mieux valait l
'oublier et s'adresser aux banques.
Mais ce sont justement les banques qui lui font de la publicité.
Alors écoutez-moi.
Tant que les choses n'auront pas évolué dans notre pays, il vaut mieux le garder
en vie.
Croyez-moi, un jour il pourrait vous être utile.
Réveillez-vous, on est en Italie.
Le Salon
Oui, comme ça, vas-y, continue, oui, comme ça, oui, vas-y, vas-y, comme ça,
oui, oh.
Oui.
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