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...
...
Paul gémit de douleur.
-Vous allez faire quoi, là ?
Putain... Ooooh !
Aaaaah !
Aïe ! Ooooh... -Avance.
-Mise en place des barrages routiers,
signalement de son véhicule... Et on lance un avis de recherche :
Antoine Crosne, suspect très dangereux. Maxime Rouvier peut-être
otage... Paul Marchal, officier de gendarmerie, peut-être otage aussi.
On met en place la cellule de crise
à la brigade. On fait un point heure par heure.
Merci.
-Commandant, ils ont trouvé ça
dans le champ.
-C'est l'arme de service de Paul ? -Oui.
Téléphone. -Tenez... Excusez-moi.
Camille ? Paul était
avec lui ?
Transférez-le
à la gendarmerie. Vous reconvoquez Mme Crosne en urgence. J'arrive.
Maxime Rouvier a été retrouvé de l'autre côté du bois. Il était
seul... Paul doit être
avec Crosne.
-Comme otage pour protéger sa fuite.
-Cet homme est capable de faire n'importe quoi. Les enfants...
Il faut les sécuriser à la maison. -On leur dit quoi ?
-Surtout pas la vérité.
T'es où, Paul ?
-Voilà, on y est.
...
-Il m'a dit : "Tu vas payer
"pour Ludivine". On était sur un chemin désert.
J'ai cru qu'il allait me flinguer et un mec a débarqué de nulle part.
-Lui ?
-On était loin.. Je crois.
Il courait, il lui a crié d'arrêter.
Et là, Crosne lui a tiré dessus.
-Ensuite ? -Il a riposté. J'avais la trouille,
je me suis enfui ! -Vous avez entendu
quelque chose ?
-Non. Je courais aussi vite que je pouvais...
Je n'en pouvais plus...
Après, je suis allé voir vos collègues.
-Pourquoi Crosne vous accuse ? -J'en sais rien. J'étais
avec Ludivine
à l'époque. Elle a été tuée, j'ai mis des années à m'en remettre.
-Je répète : Antoine Crosne pense que vous avez tué sa fille.
Pourquoi ? -Les enquêteurs m'ont interrogé,
j'ai été mis hors de cause. Crosne a juste pété un câble.
Je sais pas...
-Où on est, là ?
Crosne ! Répondez-moi,
merde !
Bip de SMS.
*-Papa, c'est Thomas. J'ai eu 12 à mon contrôle de maths.
*C'est la 1re fois que j'ai la moyenne. Merci,
*c'est grâce à toi. C'est con que tu partes.
*On a été durs ce matin, mais on t'aime quand même.
-Mme Crosne, commandant Soler !
-Je n'étais au courant de rien... -Savez-vous où Antoine
aurait pu
se cacher ?
-Non. En fait, il me ment depuis des mois.
-Il a dû aller dans un lieu
qu'il connaît bien,
un lieu familier.
-Il connaît la montagne par coeur. -Un endroit où il aime se rendre
quand il part en randonnée...
-Je ne sais pas où il va.
Dans son bureau, il y a toutes ses cartes.
-Vous les montrerez au lieutenant ? -Mais bien sûr. Je ferai
ce que je peux pour vous aider.
-C'est parfait.
-Arrêtez tout avant qu'il soit trop tard.
Vous n'êtes pas un tueur,
juste un père de famille désespéré
qui a pété les plombs. C'est compréhensible. Je vous comprends.
Je veux que justice soit rendue à votre fille,
mais pas comme ça. Laissez-moi vous aider.
Je vous demande pas de me libérer. Dites-moi pourquoi vous pensez
que Maxime Rouvier et Etienne Monnier
sont les coupables.
Ooooh...
...
-Oui, mon colonel... Il y a une cellule de crise
et une équipe du GIGN interviendra dès qu'on l'aura localisé...
Je vous remercie.
J'espère une issue favorable. Je vous tiens au courant.
...
-C'est là qu'il prépare
ses excursions. Il a du matériel dans le garage et des documents
dans notre chambre.
-Et ça ?
-Le journal de bord de son enquête
sur Ludivine. Les gendarmes ont privilégié la piste du crime
crapuleux, mais Antoine n'y a jamais cru.
Du coup, il a fait son enquête
de son côté. Et puis, c'est devenu une obsession.
Il notait tout là-dedans.
-On va en avoir besoin.
-Ca a été très difficile pour nous.
Je me suis dit qu'il aurait besoin de moi
pour le soutenir. -Il a consulté un médium.
-Un médium ?
Il n'a jamais cru à tout ça.
Je comprends pas...
Tout ce temps à vivre avec un étranger...
-Ooooh...
Ooooh...
Aaaah ! Aaah...
Gémissements de douleur.
...
...
-A l'époque, les enquêteurs ont noté qu'aucun élément matériel
ne vous accusait du meurtre.
-Quelle différence ?
-Seuls vos parents peuvent confirmer que vous étiez chez vous.
-Ils mentent pas.
-Et l'ADN
dans la voiture de Ludivine ? -J'avais pas de voiture,
on prenait la sienne.
-Ce qui m'intéresse, c'est ce que vous n'avez jamais dit à personne.
-Ne vous acharnez pas contre moi,
trouvez plutôt votre collègue avant que Crosne
ne le flingue. -Il s'agit du père de mes enfants,
je vais le retrouver.
Crosne se trompe : vous et Monnier n'êtes pas coupables. Prouvons
qu'il a tort. On va reprendre
cette soirée du 17 au 18 novembre 2012.
Vous étiez
avec Ludivine,
votre petite amie, au "Zay Club",
la discothèque située au bord de la nationale 9.
Que s'est-il passé après ? On frappe.
-Commandant, venez avec moi,
s'il vous plaît.
-Surveillez-le.
...
-Soler ! *-C'est Antoine Crosne.
*Livrez-moi Rouvier dans les 24 h ou je tue votre collègue. Voilà...
-Laissez-nous... *-Je vous rappelle.
...
-Oh, putain de merde...
Quelle merde... Merde...
-Et les cornichons aigres-doux ? -Je les ai oubliés.
-Les hamburgers,
c'est mort. -Y a des normaux.
-Un hamburger sans cornichons aigres-doux,
c'est comme aller au Havre sans voir la mer.
-T'es un poète. Tu slames ?
-Y a rien à bouffer et maman va arriver.
-Faisons des croque-monsieur.
-Avec du pain
pour hamburger ? On sonne.
-Mademoiselle...
-Il y a un problème ? -On est en situation de crise,
on est chargés de votre sécurité.
-C'est quoi, ce plan ?
-Qu'y a-t-il ? -On ne peut rien dire.
-Elle est là, l'explication... Regardez le pendentif
de Ludivine. -On dirait des alliances.
-Exact.
Revoyez les PV de l'enquête,
je m'occupe de l'autopsie.
-Le pendentif a été volé
à la victime... On ne l'a jamais retrouvé.
-"Marque sur la nuque, peut-être celle d'un pendentif arraché."
Monnier a été retrouvé étranglé avec une alliance dans la gorge,
symbole de la vengeance d'un père
pour sa fille. -Et la trajectoire du portable ?
-Voyons ça.
Vous en êtes où ? -Il va vers le sud, très lentement.
Il ne suit aucun axe routier.
Je comprends pas. -C'est un leurre.
Il essaie de nous enfumer. Il sait qu'il faut enlever
la batterie de son portable pour ne pas être localisé.
Il a disparu des radars jusqu'à son appel de tout à l'heure.
On dirait
que ça suit la rivière.
Il l'a jeté à l'eau. -Vous avez raison.
-Il faut se focaliser sur le point où son téléphone
a borné de nouveau.
Il retient Marchal ici. -C'est un secteur trop vaste.
-Il ne doit pas y avoir beaucoup de bâtiments par là.
Vérifiez les vues par satellite. -Bien, commandant.
-Marchal !
On rentre.
On rentre, je te dis. -Putain...
Putain... -Allez, avance.
-Mon colonel !
-J'ai réfléchi : je compte vous dessaisir
à cause de votre proximité avec le capitaine Marchal.
Ce n'est pas un jugement sur votre professionnalisme,
mais vous n'êtes pas la mieux placée pour garder de la distance.
-Je connais
le dossier de Crosne par coeur. C'est avec moi
qu'il veut parler. Si quelqu'un peut négocier avec lui
quand on l'aura localisé, c'est moi. Je suis la seule
à pouvoir sauver Marchal. -Vous refusez de m'obéir ?
-Il faudra me révoquer
sur-le-champ, mon colonel.
...
-Si vous vous plantez, vous serez mise à pied,
immédiatement et définitivement.
Je veux un point heure par heure. -Bien, mon colonel.
Vibreur.
...
-Alors ?
-Aucune opération de police en cours,
rien sur les réseaux sociaux ni sur l'info du journal local.
-C'est ultra secret ?
-Ce serait sur Tweeter. -Depuis 3 h,
papa ne répond pas et maman nous évite.
On nous cache quelque chose. Comment rester calme ?
-Inutile de vous inquiéter.
-OK. Dites-moi si c'est grave ou pas.
-Je peux rien vous dire, mais ne vous inquiétez pas.
-Jurez-le ! -Allons...
-Alice... -Est-ce grave ?
-C'est pas grave, c'est sans doute
pire que ça.
*-Vous êtes médium, vous connaissez déjà ma question !
-M. Crosne m'a demandé d'élucider le meurtre de sa fille Ludivine.
-Vous élucidez souvent des enquêtes criminelles
quand la police n'y arrive pas ?
Ca m'intéresse.
-Ca ne m'est jamais arrivé.
Le cas de Ludivine Crosne fut le 1er de ce genre.
Je travaille plutôt
sur des séparations ou des disparitions.
Les proches recherchent des réponses, des explications.
-Votre business marche bien : site Internet, serveur vocal,
cabinet dans les beaux quartiers ! Ca marche, la détresse humaine.
-M'auriez-vous posé la même question
si j'avais été détective privé, psychanalyste
ou même prêtre ?...
-Revenons-en à Antoine Crosne.
Que lui avez-vous dit sur Ludivine ?
-Cela relève de la confidentialité.
-Vous saisissez la situation ? Antoine Crosne a tué un homme,
il a tenté d'en tuer un 2e et il détient un otage. Vous comprenez ?
Qu'avez-vous dit à Antoine Crosne
au sujet de sa fille Ludivine ? Lui avez-vous donné des noms ?
-Pas de noms. Ca ne marche pas comme ça.
-Que lui avez-vous dit ?
-Quand M. Crosne m'a parlé de sa fille disparue,
j'ai eu un 1er flash... 2 anneaux d'or.
-Il vous avait montré une photo ?
On a eu le même flash en voyant le pendentif qu'elle portait
quand elle est morte. -Je n'utilise pas les photos.
-Et sur le meurtrier, vous avez eu des flashs ?
-Oui. Ludivine nous a permis, à son père et à moi, d'assister
à ses derniers instants. Elle connaissait
très bien son meurtrier,
*elle a parlé longuement avec lui avant de mourir. Quelqu'un protège
cette personne.
-Vous avez dit ça
à Antoine Crosne ?
-Merci. Le portable a borné
entre Saint-Jean-de-Fos et Gignac ?... OK. Merci.
Votre mari connaîtrait
une bâtisse dans cette zone ? -A part cette vieille bergerie...
Sinon, je vois pas. Il allait là-bas très souvent
avec son grand-père.
Elle est abandonnée maintenant. -Vous savez où elle est ?
-Non, aucune idée.
-Vous avez du bol, c'est passé à côté de la clavicule.
-Ooooh ! Doucement...
-Tiens.
-Je voulais pas vous tuer.
-Merci pour vos soins, juste avant de me flinguer.
-Vous en avez, vous !
Pas comme Maxime. Qu'est-ce qu'elle lui trouvait ?
-Vous pensez qu'il l'a tuée ?
-Je l'ai toujours soupçonné. Il était faux quand on parlait d'elle.
Les gendarmes ont pensé à un rôdeur parce qu'on l'avait
volée.
On l'aurait tuée pour ça, mais moi, je n'y ai jamais cru.
-Vous leur en avez parlé ? -Bien sûr,
mais il avait un alibi.
Soi-disant !
Alors, j'ai mené mon enquête et j'ai découvert
qu'il fréquentait Etienne Monnier
et qu'ils étaient ensemble le fameux soir.
Le puzzle se mettait
en place. Et des années plus tard,
quelqu'un a confirmé tous mes soupçons.
-Qui ça ?
-Nougat ?
-Non. Non, merci.
-Elle est dans une cuvette,
ça aidera à la localiser.
-Crosne a rallumé son portable dans cette zone-là.
Laurence la situe
au nord-est. Il s'est
déplacé à pied pour téléphoner. -Là, y a une cuvette.
C'est une cuvette, ça, non ?
-C'est un bâtiment, ça. -Oui.
-C'est
la bergerie. J'appelle le GIGN.
On a localisé
la bergerie.
-Maxime, ce p'tit con,
il venait chaque dimanche larmoyer avec ses fleurs.
Il faisait copain-copain, comme si on pouvait partager notre malheur.
Espèce d'enfoiré... Dès qu'il me l'amène,
je l'étrangle, comme l'autre.
-Etienne connaissait pas
votre fille. -C'était un marginal, dangereux.
Maxime traînait avec lui pour rouler des mécaniques.
Ma fille...
Elle était belle.
L'autre la voulait pour lui. Il a manipulé
Maxime...
P'tit con,
rien dans le bide. Il est tombé sur un démon,
il lui a donné la main. -Vous n'en avez aucune preuve.
-J'ai interrogé des centaines de personnes. Ca m'a pris
des années.
Je sais !
-Pourquoi vous avez agi ?
-Je voulais être sûr. Je remettais toujours ça, j'arrivais pas
à passer à l'acte. -Qu'est-ce qui vous a décidé ?
-Un jour, il se pointe, l'air aux anges : "Je vais me marier !"
Se marier et être heureux,
tout ce que ma fille n'aura jamais... Il me narguait.
J'ai su que c'était
le moment.
...
Il avait
les 2 anneaux.
Il les avait volés à Ludivine.
Je les ai repris.
Tu vois, celui-là... C'est pour cet enfoiré de Maxime.
*-Je suis le commandant du GIGN !
*La bergerie est encerclée !
Libérez l'otage ! Il ne vous sera fait aucun mal.
-(Lève-toi.
(Allez, lève-toi !)
-Ooooh...
-On peut lancer l'assaut,
ça ne pose aucun problème.
-Si ça tourne mal, vous perdez un otage et moi,
le père de mes enfants. Je veux pas avoir à leur annoncer sa mort.
-Vous proposez quoi ?
-Je veux voir seulement
le commandant Soler !
*-C'est moi !
-Il est où, Rouvier ?
*-On ignore où il est.
-Trouvez-le et amenez-le !
*-Il nous faut un peu de temps. -Vous faites quoi ?
-Je gagne du temps. -Avant midi ou bien je le tue !
*-Prouvez-moi qu'il est vivant.
-Parle-leur. -J'ai rien, Léa.
-Plus fort.
-J'ai rien ! -Normalement, je devrais lancer
l'assaut.
-Il va respecter son délai. A midi, vous reprenez la main.
Le gamin est innocent.
Il avait 21 ans, le commandant Pavard
l'a gardé 48 h en garde à vue. S'il avait été coupable,
Pavard l'aurait fait craquer. Il faut retrouver le vrai coupable.
-Mais on a toujours rien. -Crosne pense que c'est Rouvier,
il a senti qu'il était pas clair. -Le médium lui a dit que quelqu'un
protégeait le coupable. Crosne se raccrochait à n'importe quoi.
-Ces paroles
faisaient écho
à ce qu'il pensait déjà. Monnier a couvert Rouvier
qui est innocent. En revanche, il cache quelque chose.
C'est la clé
qui nous manque... Il faut le faire craquer, Camille.
-OK.
Imaginons que ça ne se soit pas passé comme vous le dites,
qu'après la soirée en boîte, vous soyez rentré avec Ludivine,
dans sa voiture. -Mes parents m'ont ramené chez eux.
-C'est vos parents. -Etienne a dit qu'elle était seule.
-C'était votre ami. Et vos parents le connaissaient bien, non ?
Pour vous protéger, ils auraient pu vous fournir un alibi.
Elle chuchote.
-Ma soeur
fait un malaise dans sa chambre.
...
-Elle le portait en permanence.
-Ca avait une importance pour elle ?
-Aucune idée.
-Que représentaient
ces 2 anneaux ?
Le collier, un cadeau de son père ? -Je l'ignore. Que cherchez-vous ?
-A arrêter votre mari, Mme Crosne. -On n'est pas
mariés.
Mon nom, c'est Dzurka. C'est pas de ma faute
s'il a pété les plombs ! -Calmez-vous.
-Je peux rentrer chez moi ?
-Non.
Téléphone.
Excusez-moi. Allô ?
-Je vous attends dehors. -J'arrive.
Je reviens dans 2 minutes.
Commandant ? -Convoquez la 1re femme de Crosne,
la mère de Ludivine. Laurence est pas claire.
-Maman, que se passe-t-il ? -Oh, merde...
-Que faites-vous là ? -Il fallait qu'on sache.
-Où est papa ?
-Euh...
Une grosse affaire s'est mal passée et papa est en danger.
-En danger ? Où ça ?
-Je vais le sortir de là. -Ca veut dire qu'il peut mourir ?
-Vous me faites confiance, OK ?
Restez avec Erwan. Moi, je dois y retourner.
-Maman !
-Allons nous balader.
-Je m'en fous de mourir.
Il faut juste que l'autre salopard y passe avant moi.
Après, peu importe s'ils me flinguent...
Je le ferai peut-être moi-même. -Pourquoi vous voulez mourir,
Antoine ? Vous vous détestez tant que ça ?
-J'suis peut-être pas mieux qu'eux. -Que voulez-vous dire ?
-Ludivine m'a appelé juste avant de mourir...
J'ai eu son message que le lendemain.
-Vous vous sentez responsable. -Pas seulement
pour ça... La veille, on s'était disputés,
la pire de nos engueulades !
Je lui ai dit que je ne voulais plus d'elle à la maison
et je l'ai foutue dehors.
Et tout ça pour quoi ?... Pour un putain de pendentif.
-La mort de Ludivine nous a dévastés, tous les 2.
Au final, je m'en suis mieux sortie
qu'Antoine. Mais de là à imaginer
qu'il irait jusque-là...
C'est terrible.
-Vous connaissez
Maxime Rouvier ? -C'était le petit ami de Ludivine.
Ca a été très dur pour lui, je l'ai pas revu depuis longtemps.
Il a tourné la page.
-Vous en pensez quoi ? -Peu de caractère, pas méchant.
Selon moi, Ludivine
n'était pas très amoureuse de lui,
mais ils formaient un vrai petit couple, elle adorait ça.
-Pourquoi ?
-Elle ne s'est jamais remise de notre divorce
ni que son père reprenne quelqu'un. -Laurence...
-Pour elle, sa belle-mère avait brisé notre famille.
Leurs relations étaient tendues.
-Vous reconnaissez ce pendentif sur la photo ?
-Oui.
-Il lui a été offert
par qui ? -Personne. Ludivine a voulu
qu'Antoine et moi, on lui donne
nos alliances.
Mauvaise idée... Je m'en veux de la lui avoir donnée :
ça n'a rien arrangé avec sa belle-mère.
-Laurence en connaissait la symbolique ?
-Oui. Elle supportait pas de le voir à son cou.
Antoine a fini par interdire
à Ludivine de le porter chez lui.
-D'accord. Merci, Stéphanie.
...
-Que devez-vous lui dire ? -"Pardon". A cause de sa mutation,
on a été super durs avec lui. -Alors que c'est pas sa faute.
-Ca fait 10 ans qu'on ne l'a presque pas vu. On le rejoint
et il mute loin d'ici. C'est pas cool !
-Avec ce qui lui arrive,
on s'en fout un peu de sa mutation.
-On va se prendre
un petit-déj' !
-Elle vous aimait pas,
mais elle restait parce que vous formiez un joli petit couple.
Elle ne voulait pas finir par divorcer comme ses parents.
Alors, elle restait avec vous.
En fait, vous étiez juste un pion.
Alors que vous,
vous l'aimiez vraiment.
Vous l'avez tuée
parce que vous saviez que vous alliez la perdre ?
-On s'est engueulés
dans la boîte. Ludivine voulait partir.
J'suis sorti avec elle, on est montés dans sa voiture.
Elle m'a dit que ça ne pouvait plus durer, qu'elle allait me quitter.
Je l'ai suppliée, je lui ai dit que les choses allaient s'arranger,
mais elle voulait rien entendre. -Et ça, ça vous a mis en colère ?
-Non.
J'ai essayé de l'embrasser,
elle m'a repoussé. La voiture a dévié,
on s'est retrouvés bloqués dans le fossé.
Ludivine m'a dit
qu'elle ne pouvait plus
me voir. -Et là, vous l'avez étranglée.
-Non, je l'ai pas tuée.
J'ai fait ce qu'elle m'a dit :
j'suis rentré chez moi seul, comme un con.
-Vous êtes rentré chez vous ?
-J'avais pas le choix, elle m'a crié
"dégage !" -Vous l'avez
laissée seule, sur la route, au milieu de la nuit ?
Il est cohérent.
Après, son père répond pas, elle appelle
le fixe de la maison... -Le fixe, c'est son dernier appel.
Durée de la communication ? -Moins d'une minute. C'était
le répondeur. Laurence Dzurka a déclaré
qu'elle dormait. Elle n'a eu
le message que le lendemain.
-Si elle nous mentait ?
Elle a dit
qu'elle ignorait la signification du pendentif de Ludivine :
c'est faux. Elle nous a caché ses engueulades avec sa belle-fille...
Ca fait beaucoup.
-Ca figure pas dans le dossier. -A l'époque, les enquêteurs
cherchaient
un tueur isolé et les Crosne ne semblaient avoir aucun problème.
Laurence entend le message de Ludivine le soir même...
-Elle se rend sur place, ça dégénère
avec Ludivine, elle l'étrangle et elle fait croire à un crime
crapuleux. Mais comment le prouver 4 ans après, sans aucun élément ?
-Le pendentif...
Si Laurence l'a arraché,
c'est qu'elle l'a forcément conservé chez elle. J'y vais.
-Je viens ? -Non, on n'a pas de mandat.
Vous me gardez Laurence au chaud.
...
-Camille, j'ai retourné toute la maison. Y a rien, c'est fini...
...
"Ludivine à jamais dans nos coeurs. LD"... Laurence Dzurka.
...
Vous avez entendu le message de Ludivine.
Vous êtes allée sur place. Racontez-moi.
-J'y suis allée pour la dépanner,
Antoine ne lui répondait pas.
-Et après,
que s'est-il passé ? -Elle m'a même pas remerciée,
elle s'en est prise à Antoine :
elle voulait pas que je vienne la chercher.
Je sais pas ce qui s'est passé, tout est sorti d'un coup.
Elle bousillait ma relation avec son père...
Il ne m'a pas épousée
à cause d'elle.
Je me suis jetée sur elle...
...
-(Merde...)
-Arrête !
-C'est bon... Aaah !
Aaaaah !
-Allô, Vernet ?
-On a entendu des cris.
-On a trouvé l'assassin de Ludivine.
-Marchal, vous m'aviez dit que je pouvais vous faire confiance !
-Allez-y, flinguez-moi.
Dans 3 secondes, vous serez abattu sans savoir
ce qui est arrivé à votre fille.
Le commandant Soler vous a donné sa parole. Je la connais très bien,
elle ne la reprend pas... -Je m'en fous.
*-Le commandant Soler
*a trouvé ce que vous cherchiez,
*elle arrive ! -C'est quoi, ce plan, Marchal ?
Amenez-moi Rouvier, merde !
-Vous l'avez entendu, elle l'amène. -Ferme ta gueule.
-On y va. -Attendez !
-Il est épuisé, neutralisons-le.
-Je veux lui parler, compris ? -C'est pas une bonne idée !
-Il lui fait confiance.
-Je veux lui parler. -C'est tout.
-Non. -Je vous emmerde !
*C'est Soler !
*Crosne !
-Vous avez Rouvier ? *-Quelqu'un veut vous parler !
-Je veux Rouvier !
*-Il n'a pas tué votre fille. -Arrêtez !
Je veux
Rouvier ! *-J'ai retrouvé
*le pendentif de Ludivine.
*Le meurtrier l'a gardé pendant toutes ces années.
*Je l'ai avec moi. Une chaîne en or avec 2 alliances !
*La vôtre
*et celle de Stéphanie !
-C'est quoi, ces conneries ?
Vous direz à ses gosses pourquoi il est mort !
*-Calmez-vous ! L'assassin de Ludivine est avec moi.
-Vous vous foutez de moi !
-On y va.
Restez derrière moi.
C'est parti.
...
-Antoine ! -Laurence ?
-C'est moi.
-Mais... Laurence, qu'est-ce que tu fais ?
-C'est moi qui l'ai tuée.
Antoine, c'est moi...
-Mais... Laurence...
-Pardon !
Pardon... -Tais-toi ! Tais-toi !
Tais-toi...
Tais-toi !
Tais-toi...
-Non !!
-C'est bon, c'est bon !
...
Sous-titrage MFP
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