Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
-Bonjour, Marie. -Bonjour.
-Bonne journée.
Bonjour, Mme Rigot. -Bonjour.
-Bonne journée.
Air joyeux et entraînant.
Salut, les gars !
Fond musical angoissant.
...
-Oh ! Oh !
...
...
...
-Ah, commandant !
-Vernet, qu'est-ce qu'on a ?
-Un homme, la quarantaine, tué par balles. Il s'appelle
Manolo Torres, d'après la carte grise. Son adresse,
c'est une boîte postale. Camille et Erwan interrogent le voisinage.
-2 impacts de balles dans le thorax. Le tireur était proche.
-Y avait une fête hier soir,
ça a couvert les coups de feu.
-Il s'est vidé de son sang.
S'il a appelé au secours, personne ne l'a entendu. Le tireur
a raté 2 fois son coup. Pourtant, il était très proche.
Calibre 9,
un automatique.
Sébastien, y en a une autre.
-C'est un amateur.
-Il a pris des risques en abattant un homme juste à côté d'une fête.
-Pourtant, personne ne l'a vu.
-D'après ses doigts,
c'était
un guitariste. -Hier, il y a eu un concert.
-Sainte Sara... La patronne des gens du voyage, non ?
-Y a un camp de Gitans vers Béziers.
-J'y vais.
Prévenez Marchal.
...
J'ai failli
t'attendre.
-Thomas a foiré son contrôle de maths et on s'est engueulés.
-Désolée !
-Compatis un minimum.
-Non. Je suis soulagée : c'est toi, le "bad cop" dans cette affaire.
-Je sais. Alors ?
-La victime s'appelle Manolo Torres.
Ses proches ont reconnu sa photo. Voici la grand-mère, Carmen Torres,
la doyenne du camp. Là, son cousin et sa femme. Je te présente
à Mme Torres. -Ouais.
Voici le capitaine
Marchal.
-Mes condoléances.
-Vous pouvez
répondre à mes questions ?
-Je vais voir les cousins.
Bonjour. Je peux ?
*Air mélancolique à la guitare.
...
-Manolo était votre petit-fils ?
C'est vous qui l'avez élevé ? -Oui. Sa mère l'a abandonné petit.
Manolo, c'était mon soleil. Tout le monde l'aimait.
-Il avait une femme,
des enfants ? -Non.
Sa famille, c'était nous : Luis, Maria et moi.
-Il avait des ennemis ?
-Je l'ignore. Il était secret, il ne rendait pas de comptes.
Il avait sa vie,
mais il était loyal envers la famille.
Trouve celui qui a fait ça.
-Vous étiez proche de votre cousin. -C'était comme mon frère.
On a toujours vécu ensemble.
-Il était musicien ? -Le meilleur.
A 8 ans, il jouait des compas.
-Il en vivait ?
-Depuis quelques années, ouais. Il faisait quelques concerts.
-Comme hier soir. Il est allé où ?
-Au bar du Marché, sur la place.
Il y jouait souvent.
-Vous venez ici chaque année ?
-Oui. Ca fait 20 ans qu'on vient ici, après le pèlerinage
des Saintes-Maries.
-Je connais. -Ici, on connaît
tout le monde.
-Qui aurait pu faire ça ?
-Je l'ignore.
-Et vous ?
Bien.
-Bonjour, Franck. Qu'est-ce qu'on a ?
-Des traces de lutte un peu partout.
-Il s'est battu dans un bar.
-Il a été abattu de 2 balles après minuit.
-L'angle de tir ? -Vous en avez une idée.
-De face, à quelques mètres. -C'est ça.
Moins de 5 m. Une balle a perforé le poumon, l'autre l'abdomen.
L'agonie a duré moins d'une heure.
Les balles proviennent d'un MAC 50,
une arme de collection.
-Utilisée jadis
dans la gendarmerie... -Et chez les militaires.
Un peu sensible, comme affaire.
-Comme vous dites.
...
-Si vous savez quelque chose,
Maria, il faut le dire.
-Vous allez accuser l'un de nous. -Qu'aviez-vous envie de dire ?
-C'est un déshonneur, mais il faut que je le dise.
Manolo n'était pas un homme sérieux.
-Ah bon ? -Il allait avec des femmes,
des femmes mariées.
-D'accord.
-Un mari l'a su.
Il est venu ici et il a dit qu'il avait tué Manolo.
-Merci, Maria.
Merci d'avoir parlé.
Ca va aller...
-Bonjour. Gendarmerie nationale.
On a quelques questions concernant le meurtre de Manolo Torres.
-Le concert s'est bien passé ? -Le bar était plein.
Il y a même eu du flamenco. -Manolo était accompagné ?
-Il a fait monter une fille sur scène,
toute jeune, mais très pro.
-Il la connaissait ?
-Elle lui tournait autour quand Manolo venait jouer.
Je me suis dit qu'elle avait peut-être flashé sur lui.
-Et le reste de la soirée ? -Ca a failli mal finir
à un moment à cause de types qui sont venus se battre dans le bar.
On les a virés. -Que s'est-il passé ?
-Thierry Pénot,
un gars d'ici. Avec ses copains, ils ont proféré
des insultes racistes
contre les Gitans. -Où on peut le trouver ?
-Au terrain de boules.
-Le coup est là.
-Je mesure. -Vas-y, mesure. Tu vois bien
qu'il est là.
-On l'a trouvé. -J'y vais. Tu fais le tour.
-Bien sûr, range ton mètre.
Hé, la demoiselle, vous faites une partie de pétanque ?
-Thierry Pénot ? -On se connaît ?
-M. Pénot, gendarmerie nationale. On aimerait vous interroger.
-Pour le Gitan tué ? -Il a rien fait.
-C'est un mec de chez eux
qui lui a réglé son compte.
-Suivez-nous,
s'il vous plaît.
-Le point est à moi. -C'est ça, rêve !
-On y va ? -Allez.
-Je l'ai pas buté, OK ?
-Il y a des témoins. Vous auriez même dit : "Je vais te saigner."
C'est pas très amical.
-On s'est un peu accrochés, c'est tout.
-Qu'est-ce qui vous opposait ? -Ca me regarde, ça.
-Ca me regarde aussi : il est mort abattu de 2 balles.
Il avait une préférence
très nette pour la gente féminine.
Un homme à femmes !
Jusque-là, on peut pas trop lui en vouloir, c'est humain.
Mais il paraîtrait qu'il aimait surtout les femmes mariées.
Y a des gars qui peuvent pas s'empêcher de prendre aux copains.
Moi, j'ai pas de problème : j'ai divorcé.
C'est dur d'être cocu ?
-Vous avez pas le droit ! -Calme-toi !
OK.
Votre femme avait eu une aventure avec M. Torres.
Vous avez pas pu le supporter, vous avez voulu le tuer.
Vous l'avez attendu sur le parking, après la fermeture du bar...
-C'est vrai, je l'ai attendu, mais à la sortie du bar.
-Je vous écoute.
-J'étais fou...
J'avais qu'une envie : péter la gueule à cet enfoiré.
Mais il était pas seul : il était avec la fille
qui dansait.
On m'a calmé, j'ai laissé tomber. -Il est parti avec elle ?
-Oui, il faisait le malin,
cet enfoiré !
*Il méritait
*qu'on lui fasse la peau. On frappe.
-On n'a pas trouvé l'arme. On élargit le périmètre ?
-Laissez tomber, elle ne sera pas numérotée.
Le MAC 50 est une arme rare. Le tueur en a peut-être hérité
ou il l'a peut-être trouvée dans une brocante ou un vide-greniers.
Et vérifiez les stands de tir sportif,
on ne sait jamais. -C'est pas un pro du tir.
-Je sais, mais faut chercher. -OK.
-Une photo prise
par un spectateur du concert...
-Notre danseuse de flamenco,
la dernière personne à l'avoir vu vivant...
-Son prénom : Lola. -Retrouvons-la.
Faites circuler un signalement
dans tous les lieux qu'elle pourrait fréquenter.
-OK.
-Ah ! C'est quoi, ce truc ?
-Un sac plastique avec un truc pourri dedans !
J'ai trouvé ce bout de tissu dans le brasero de Luis et Maria.
-Et le petit sachet, il allait tout seul à la Scientifique...
-J'allais l'envoyer,
mais j'ai dû interroger un dépressif innocent.
-Quelque peu agressif... -Mais c'est pas lui.
-Le meurtrier, c'est le cousin ?
-J'en sais rien, j'enquête.
-Bravo ! Sachez que chez les Gitans, la famille est sacrée.
-C'est vrai, t'es une spécialiste de la culture gitane.
J'ai un devoir de maths à faire. -La Scientifique ?
-Là-haut !
-OK. Il changera jamais, lui.
-Thomas, je suis ravi
que tu viennes vivre ici un moment,
mais il faut en mettre un coup
au lycée,
car là, c'est n'importe quoi. Tu m'écoutes ?
-Ouais.
-Si tu crois que c'est plus cool chez papa,
alors là, franchement,
tu t'es complètement gouré.
-Ouais, je sais.
-Mais t'as un contrôle et t'as rien révisé.
Non, non, non.
Je veux que tu bosses tes maths et que tu ramènes des bonnes notes.
Compris ? -Ouais, p'pa.
-Et on va épater maman. -Y a que ça qui t'intéresse !
-Attends, Tom... Euh...
Je débarrasse tout seul ?
Je débarrasse tout seul.
-Ca va, maman ? -Oui. Ca va bien.
-T'as l'air mélancolique. -Tout de suite les grands mots !
Je ne suis pas mélancolique.
En fait, ça va pas.
-Parce que Thomas est chez papa ? -Oui. Nous 2, ça fait bizarre.
-Ca nous change de d'habitude, ça nous sort de notre zone de confort.
-Ah oui ? Tu reveux du gratin ?
-Non, merci.
-Alice, y en a pour une semaine... -Y en a pour 3 !
Chanson mélancolique en espagnol.
...
-Toutes ses affaires tiennent dans un seul carton ?
Il était pas très attaché aux choses matérielles.
Et ses vêtements ?
Merci.
"Carole, 1991". Vous la connaissez ?
-Quand un fils meurt chez nous,
pendant 3 jours et 3 nuits, on fait la veillée. On dit
son chagrin,
mais on ne doit pas parler du mort. -Nous, dans la gendarmerie, on a
une coutume : en cas de meurtre, on doit interroger les proches.
Vous ne voulez pas que son meurtrier reste libre ?
-Tire une carte.
Les cartes ont toujours le droit de parler.
L'Amoureux...
-Manolo avait un grand amour et c'est cette femme, Carole.
-L'Impératrice.
-Un amour du passé...
Une femme du passé... Un amour de jeunesse !
-La Justice, la Maison Dieu.
-La famille s'est interposée. Pourquoi ?
Parce qu'elle était pas de chez vous. C'était une...
Une "gadji",
comme vous dites.
La Mort... La famille a empêché
cette relation... Cette histoire d'amour
a été tuée. Manolo ne s'est jamais marié et il ne l'a jamais oubliée.
C'est ça ?
La photo a été prise sur la place
du village, il y a 25 ans. -OK... Le commandant Soler veut
qu'on cherche
la jeune fille... -C'est la partie
émergée de l'iceberg. Il y a plus en dessous.
-Des témoins l'ont reconnue : Carole Fabre,
mariée à Philippe Fourgeaud, qui possède un atelier de ferronnerie.
-Les Torres
s'arrêtent chaque année ici, donc Manolo et Carole ont dû se revoir.
-Ils seraient redevenus amants... -Et le mari l'aurait su.
-Elle vient de mourir d'un cancer.
-Parfois, rien ne peut s'effacer. Allez voir M. Fourgeaud.
-Ca marche.
-Je le reconnais, c'est un musicien. Il faisait partie
des Gitans. -Votre femme le fréquentait ?
-Comment ça ?
-Désolés pour son décès... -Elle a eu une relation avec lui.
-Que voulez-vous dire ? Elle est morte. Ca n'a aucune importance.
-Etaient-ils restés en contact ? -Vous insinuez quoi ?
Ma femme ne m'a jamais trompé ! On s'est battus
contre cette maladie,
jusqu'au bout, avec ma fille aussi. Personne ne peut salir sa mémoire !
-Samedi soir, il est parti quand ? -Comme chaque soir, à 19h.
-Il avait un comportement étrange ? -Non. C'est quelqu'un de bien.
C'est un père
pour moi...
-Camille !
Viens voir.
-On est incapables d'identifier cette fille.
Je suis sûre qu'elle a un lien direct
avec cette mort. Elle débarque dans sa vie et il meurt peu après.
-Une femme de plus ou de moins...
Il y en a une qu'il n'a jamais oubliée :
celle-là. -Il y a 25 ans.
C'est du refroidi, ça. Non.
S'il a fait la cour à une femme aujourd'hui, ca a pu finir en crime
passionnel...
-Léa, y a rien qui te saute aux yeux, là ?
-C'est incroyable, ça.
La mère et la fille ? -Peut-être bien, oui.
-Regarde ça. -Votre patron aime la brocante ?
-Il les retape.
-De vieux objets qui fonctionnent encore.
-Vous n'avez pas le droit de fouiller. Allez, vous partez !
-On est des gendarmes. -Je connais la loi. Partez !
-Du calme !
Allez, on y va.
-Donc, Lola serait la fille
de Carole Fabre et de Philippe Fourgeaud...
-Lola Fourgeaud,
étudiante en sociologie, née le 17 octobre 92...
-On fait venir Fourgeaud.
J'appelle Camille.
Camille, ramenez M. Fourgeaud
pour l'interroger... Je m'occupe
de Lola. -Coucou !
-Oh, ma chérie !
Tu es venue embrasser ta maman ? -Non, déjeuner avec papa.
-Je mange avec ma fille.
-"Notre" fille. -Oh !
-Je vous laisse. Profitez bien.
Bon appétit. -C'est ça.
-Bonjour, capitaine ! -On va déjeuner ?
-Pourquoi tu m'as demandé de venir ?
Le kebab est gratuit ?
-Tu dois aider ton frère.
-C'est pour ça ? -Oui. Toi, t'as sauté une classe
et t'es bonne en tout.
Donne un coup de pouce à ton frère et ça ira mieux.
-Et toi ?
-Je peux l'aider, mais le programme de maths de 1re, c'est un peu loin.
-Le programme a grave changé depuis ton époque.
-C'est pour ça. S'il te plaît...
-J'accepte ! Inutile de faire tes yeux de cocker.
-Je fais pas ça. -A peine.
*Air de flamenco.
...
-Je ne vous avais pas entendue.
-Commandant Soler, gendarmerie nationale. Manolo Torres,
vous connaissez ?
-Oui. Pourquoi ?
-Il a été tué et vous étiez ensemble juste avant sa mort.
-Sa mort ?
Comment ça ? Manolo est mort ?
-Il a été tué par balles.
Je suis désolée... Vous êtes l'une des dernières
à l'avoir vu vivant.
-Il m'a raccompagnée à ma voiture et je suis rentrée à Montpellier.
-Pourquoi vous avez tout fait pour vous rapprocher de lui ?
-C'était mon père...
Je venais à peine de le retrouver.
-Il paraît que vous êtes passionné de brocantes ?
-Et alors, c'est illégal ? -Non. On en trouve, des trésors,
comme des armes à feu... -J'aime pas ça.
-Vous réparez les fusils des chasseurs du coin.
-Je rends service.
-Revenons à Manolo Torres... *Bip de SMS.
C'est un inconnu,
un Gitan que vous croisez parfois dans le village...
C'est tout ?
-Vous arrêtez vos questions à la con ?
-Oh là là... -La gaffe !
*-C'est pas très gentil. -Et le MAC 50 ?
-J'interroge les collectionneurs. Il m'en reste un et après,
je fais une dépression. -Je peux y aller à ta place,
j'ai pitié de toi.
-Voilà les adresses. Merci !
Je n'oublierai pas. -De rien.
-Manolo a choisi sa famille, ça a été très dur pour ma mère.
Il est reparti sur les routes sans savoir qu'elle était enceinte.
Elle était jeune, mais...
Elle a décidé d'assumer. Pour elle, j'étais un enfant de l'amour.
-Et que c'était votre père ? -Je l'ai appris l'an dernier,
quand ma mère a su qu'elle avait un cancer...
Les médecins lui ont dit que c'était la fin,
elle m'a révélé la vérité.
Il fallait qu'elle me le dise.
Quand j'ai vu les caravanes revenir,
j'ai voulu le connaître...
-Et vous l'avez suivi. -Je suis allée le voir jouer.
J'arrivais pas à lui parler. Finalement, il est venu vers moi.
Il savait déjà, ma mère lui avait écrit.
Il m'a reconnue
au 1er regard. Entre nous, ça a été comme une évidence :
deux têtes de mules avec la même passion pour la musique !
-Quelqu'un d'autre connaissait votre lien ?
-Non. Avec sa famille, c'était tabou. Il a dû quitter ma mère.
-Et...
Vote père, Philippe, il savait ?
-D'après ma mère, il savait.
J'ai jamais osé lui en parler.
-Mais non, c'est pas ça. T'as compris ce que je t'ai expliqué ?
-Mais oui ! -On dirait pas.
-Je suis pas un demeuré !
-Tu n'écoutes rien. Au bout de 10 fois, tu fais
toujours la même erreur. -Tu me saoules, je me casse.
Je veux pas voir maman.
-Ca lui fait de la peine que tu lui fasses la gueule.
J'appelle papa.
-Je l'appelle aussi !
-J'ai déjà tout dit. -Mais vous nous avez menti.
J'ai rencontré Lola, votre fille... En fait, la fille de Manolo Torres,
un petit détail que vous nous avez caché.
-Ma fille n'a rien à voir là-dedans.
-Vous le saviez depuis quand ? -Carole ne me l'a jamais caché.
Elle était enceinte quand on s'est mis ensemble,
mais Lola est ma fille. -Vous avez tout fait pour elle,
vous l'avez aimée, éduquée et soutenue
quand Carole, votre femme, se mourait d'un cancer... Vous avez
tenu bon pour Lola,
mais Manolo débarque dans vos vies pour reprendre sa place de père.
-J'ignorais qu'elle le voyait, c'est vous qui me l'apprenez.
-Lola dansait avec des musiciens gitans et vous ne le saviez pas ?
-Vous ne comprenez rien. J'aime trop Lola, je ne peux pas
leur faire de mal, ni à elle ni à son père biologique.
-M. Fourgeaud, vous avez un excellent mobile.
Votre alibi ne tient pas la route. A compter de ce jour,
à 16h31, vous êtes
placé en garde à vue.
-Il fallait être gentil avec moi,
tu aurais évité Soler... On frappe.
-On a les résultats de la Scientifique.
Sur les débris du brasero, ils ont trouvé l'ADN de Manolo Torres.
-Tu m'y rejoins avec du renfort.
-Bonjour, Luis.
Non, non... Luis !
Luis, arrêtez !
Sirène.
Luis, arrête !
Luis, arrête ! Stop !
Stop !
Vibreur.
-Allô ? Oui...
-Des nouvelles des enfants ? *-Ils ont dîné et ils travaillent.
Pas de nouba ici !
-Ha ha ha... La "nouba", enfin !
Bon, ben... Je te laisse.
-Attends ! C'est quoi ? Thomas te manque ?
*-Oui.
Ca fait bizarre de pas l'avoir à la maison.
Une semaine sur 2, c'était dur. Là, je vais pas tenir.
-Quand il en aura marre de vivre avec un maniaque du ménage,
*il va vite rappliquer.
*-Et ça va prendre longtemps ?
*-Il sature déjà. Tout à l'heure,
je lui ai demandé d'enlever ses miettes du canapé. J'ai senti
qu'il avait une grosse nostalgie de sa maman... Tu m'as pas remercié
pour l'arrestation de Luis Torres.
-Merci, capitaine. Grâce à vous, j'ai 2 suspects en garde à vue.
*-Libère Fourgeaud. -Non. Il n'a pas d'alibi,
il a pu acheter
*l'arme du crime et il a un excellent mobile :
il avait perdu sa femme et Manolo menaçait de lui reprendre sa fille.
-Luis est un violent. Les 2 cousins s'étaient frités, mais motus :
on ne trahit pas le clan.
-M. Marchal, je ne savais pas
que vous étiez un spécialiste de la culture gitane, vous aussi.
-Bonne nuit, Léa.
-A demain.
...
-Thomas !
Ton cours particulier
de maths est arrivé. Voici Ambre,
étudiante en école d'ingénieur.
-D'accord. -Tu peux dire bonjour, aussi.
-Bonjour.
On va
sur la terrasse ?
-D'accord.
-Trop fort, papa. -Yes !
-Pan !
-Commandant, j'arrive chez le dernier collectionneur d'armes.
...
Plus un geste !
Les mains en l'air ! -Hé, je suis un ancien collègue.
Je rentre de vacances
et vous avez vu, on m'a cambriolé.
Je suis collectionneur et je connais
le règlement en tant qu'ancien gendarme :
j'ai une armoire blindée.
-Elle est où ?
-Oh, merde ! Suivez-moi.
Oh non...
C'est pas vrai, il manque mon MAC 50
de 1948.
-Commandant ! -Doucement, Camille...
-Selon sa messagerie, Manolo cherchait un appartement à louer.
-Il a sacrifié l'amour de sa vie au nom de la tradition gitane.
20 ans plus tard, il retrouve
le fruit de cet amour, sa fille Lola, et il décide de s'installer
à côté d'elle, en secret. -Selon la mairie
et les services sociaux, une demande de logement a été faite
au nom de Maria Torres, mais son mari, Luis, n'y figure pas :
elle a fait ça en tant que mère célibataire.
-Marchal le sait ? -Il l'interroge.
-Avec Luis, ça ne va plus.
Il ne comprend pas que je veuille que les enfants
soient scolarisés, qu'ils puissent faire des études.
Avec Manolo, on s'entraidait. -Il voulait quitter la communauté
et se sédentariser pour être avec sa fille,
c'est ça ? -Oui.
Il n'en a parlé qu'à moi.
Il était tellement heureux...
Il a beaucoup souffert : il a gâché sa vie pour préserver la tradition.
Il a essayé d'expliquer
tout ça à Luis, rien à faire.
-Quand vous m'avez parlé du scandale avec le mari jaloux,
vous vouliez détourner mes soupçons
de Luis... Il est temps de me dire ce que vous savez.
-Ils se sont hurlé dessus. Je pensais que Luis avait fait
quelque chose de grave. Il est rentré tard la nuit du meurtre.
Il était plein de sang. Il a brûlé son tee-shirt et ne m'a pas parlé.
-Vous vous êtes violemment disputé avec votre cousin
et vous ne nous avez rien dit.
-Je suis un Gitan, madame.
Entre nous et les gendarmes, c'est pas une histoire d'amour.
-Moi, je n'ai pas de préjugés.
Que vous soyez auvergnat, gitan ou normand, peu m'importe.
Ce qui m'intéresse, ce sont uniquement les faits.
Pourquoi avoir tenté de fuir quand le capitaine Marchal est arrivé ?
Où étiez-vous la nuit
du meurtre ?
-Je suis allé voir Manolo au village
pour qu'on s'explique d'homme à homme.
Il allait briser notre famille,
mais il a voulu me convaincre.
Il voulait trahir notre clan,
trahir nos valeurs. Il était devenu fou.
-Que s'est-il passé après ?
-J'étais furieux...
J'ai bu.
Je l'ai attendu au camp, je voulais me battre avec lui,
lui casser la gueule !
Mais pas le tuer.
Comme il n'arrivait pas,
j'y suis allé. J'ai vu sa voiture sur le parking.
Je me suis approché car sa portière était ouverte et...
C'est là que je l'ai vu.
J'ai essayé de le secouer, mais il était mort.
J'avais du sang partout, alors j'ai paniqué...
Je pensais qu'on allait m'accuser.
-Excusez-moi.
Je cherche mon père, M. Fourgeaud. -Il va sortir.
Attendez-le ici. -Merci.
-Mon Dieu, tu as les yeux de Manolo.
-Ma mère me l'avait dit.
-Ma petite fille...
Ma pauvre petite...
Tu es belle... et fière !
Partons... -Lola, on rentre à la maison.
...
-M. Navel,
comment êtes-vous entré en possession d'un MAC 50 ?
-Quand j'ai pris ma retraite,
je suis allé à l'armurerie pour rendre mon pistolet,
mais il avait déjà été enregistré comme rendu.
-Vous l'avez gardé ? -Oui.
J'y étais très attaché. Je suis rentré chez moi sans rien dire.
Après 35 ans de gendarmerie,
j'avais droit à un petit souvenir.
-M. Navel était en vacances. Une voisine l'a prévenu du cambriolage.
Il est rentré ce matin.
-On m'a pas volé grand-chose :
un peu de liquide et mon pistolet qui était dans mon armoire blindée.
-Comment l'a-t-on ouverte ? -Le voleur avait
le code. -A qui l'avez-vous donné ?
-A personne. J'y comprends rien.
Mon arme n'a pas servi
à tuer quelqu'un ?
-En tant qu'ancien gendarme, vous savez que je ne peux rien dire.
-Oui, mon commandant.
C'est Robert. Les gendarmes sont venus chez moi,
mon MAC 50 a disparu...
Tu réponds rien ?
T'as pas fait une connerie ?
-M. Navel conservait ses armes dans un coffre blindé
et personne n'avait le code. -Il ment.
-Ton détecteur de mensonges solaire a bipé !
-Il ne me trahit jamais. -Qui essaie-t-il de protéger ?
-Il me faisait penser à papa. Depuis qu'il est en retraite,
il s'ennuie et raconte ses souvenirs de gendarme.
Ca rend folle maman. -Oui, je l'imagine bien.
Et il raconte ça à qui ? -A Thomas.
Thomas l'écoute pendant des heures
alors qu'il s'en fiche, mais il joue son rôle de petit-fils...
-M. Navel n'a pas de descendants.
Il raconte ses histoires à qui ?
-Un gamin qu'il aurait rencontré et qu'il aurait pris sous son aile.
-J'ai bien envie de le réinterroger.
On n'est pas idiots. -Vous pensiez nous tromper
aussi facilement ?
-C'est pas malin de balancer l'arme sur la scène du crime.
-C'est pas moi. -Il y a vos empreintes
sur le MAC 50 qui a tiré sur Manolo Torres.
-Pourquoi vous l'avez tué ? -J'ai rien fait... C'est le petit.
-Quel petit ? -Michaël Albaric, mon voisin,
un jeune...
-Il travaille à la ferronnerie. -Il a pas des copains de son âge ?
-J'en sais rien. Il n'a plus son père, il a l'air un peu perdu.
Il passe son temps à jouer à des jeux de guerre sur l'ordinateur.
Moi, j'espérais qu'il allait devenir gendarme.
Je crois que c'est un peu raté.
-Pourquoi vous l'avez protégé ?
-Il est si jeune...
Et c'est ma faute :
je lui ai montré mes armes. Vous comprenez...
C'est pas mon MAC 50, ça.
Le mien a la crosse abîmée.
C'est du bluff ?
C'est du bluff.
-Ca va, ton père ? -Il a été innocenté, il se repose.
-Désolé pour tout ça...
-Qu'est-ce qui te prend ?
Arrête !
-Dis-moi que tu m'aimes. -Arrête...
-Je te connais
par coeur !
-Arrête !
-Ecarte-toi ! -Du calme.
-(Arrête...)
-Michaël !
-(Ca va aller... Calme-toi.)
-On y va.
-Je veux un avocat. -Plus tard.
-Qu'est-ce que t'as cru, toi ?
-Lola est jolie. Je comprends qu'on puisse tomber amoureux.
-Mais toi,
tu la faisais pas rêver. -Elle rêvait de flamenco,
de robes à volants et de guitares. -Tu sais pourquoi elle aimait ça ?
Tu sais ?
-Non. -Elle avait des origines gitanes.
Philippe Fourgeaud l'a élevée
comme sa fille,
mais c'est pas son père. -Son vrai père,
c'était Manolo Torres. -Que racontez-vous, là ?
-Manolo espérait rattraper le temps perdu.
-Mais non...
Non, c'est pas possible.
Je l'ai vu
la prendre dans ses bras...
Il lui tournait autour depuis trop longtemps.
Ce salaud se foutait des filles, il ne faisait que jouer avec elles.
-Je m'en débarrasse avec un vieux pistolet et personne me retrouvera.
-C'était le père de Lola, elle espérait juste
le connaître.
A cause de toi, c'est fini.
-Non...
-Léa ! Léa !
Thomas : 17 en maths. -17 en maths ?
C'est bon, ça ! -Dès que je m'en occupe...
-On t'a aidé, non ? -Tu le sais.
-Alice m'en a parlé. Pourvu que ça dure !
-Il a senti que j'étais là
et que je l'attendais au tournant. -Je suis fière de vous.
Super ! Bye !
-17 en maths...
Téléphone. -Oui, Paul, 17 !
-Bonjour, colonel. *-Votre mutation a été acceptée.
-Déjà ?
*-Vous allez pouvoir quitter la brigade.
*Vous êtes content ? -Oui, oui. Merci beaucoup.
Bonne journée.
Sous-titrage MFP.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.