All language subtitles for Tandem.S01E07

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

-Waouh !

Génial !

-Ca te plaît ? -Oui !

C'est magnifique !

-C'est mieux qu'à la belle étoile. -On n'a pas froid !

C'est une super idée.

-C'est quoi, ce truc ?

...

-Tadaaaa !

T'en penses quoi ?

-C'est très joli. C'est pas un peu trop... ou pas assez ?

-Tu trouves ? Vraiment ?

-Regarde-moi.

T'es maquillée ?

-Je vais à une soirée ! Et je suis pas trop maquillée.

-J'ai pas dit ça...

Bref ! La mère de Jeanne vient vous chercher à 23h ?

-On avait dit minuit ! -Tu as cours demain : 23h.

-Non ! Demain, j'ai cours à 15h. -Qu'y a-t-il ? Tu détestes sortir.

C'est quoi, le problème ?

-Tu enquêtes ? J'appelle mon avocat ?

Téléphone.

-Oui, Paul ?

Oui ? -(Maman... J'ai cours à 15h.)

(Je peux sortir jusqu'à minuit ?) -OK.

-(Merci !) -Ecoute...

OK, Paul, je te rejoins.

A tout de suite. Alice ! Alice sort.

-Salut. -Salut.

Alors ?

-T'arrives trop tard, comme d'habitude.

-Tu commences bien, toi... Briefe-moi sur la victime.

-Impossible : elle m'a rien dit. -Paul ! Il est tard, j'ai froid...

-Stéphane Rousseau, passionné d'astronomie,

habitué de l'observatoire. J'en sais pas plus.

J'attends le responsable du site. -D'accord. Où est Erwan ?

-Sur la scène de crime. Par là. -D'accord, merci.

Bonsoir Erwan. -Bonsoir commandant.

-C'est des chambres ? -Un hôtel observatoire.

Ce couple avait réservé une bulle, et un homme est venu mourir

quasiment sous leur nez. -Bonsoir.

En pleine artère temporale.

-Pas de traces de l'arme du crime. On ratisse la zone.

-Y a un autre coup, là. Ca devient bleu.

Un coup reçu de son vivant : le sang circulait.

Sinon, rien de particulier ?

-Non.

-OK. On laisse la scientifique travailler. A demain matin.

Bonne nuit, Erwan. -Bonne nuit.

-Je suis venu dès que j'ai reçu votre message.

C'est terrible !

-Oui. Il travaillait ici ? -Non.

Stéphane est... était artisan : réparateur d'instruments à vent.

-Comment vous le connaissiez ? -Il était astronome amateur.

Il faisait partie du club, j'en suis le président d'honneur.

-Vous êtes astronome ? -Astrophysicien.

Les 2 appellations me conviennent. Je fais de la recherche

et j'enseigne à la fac de Montpellier.

-Stéphane Rousseau

venait souvent ici ? -Oui.

On a ici des appareils fantastiques pour un passionné d'astronomie.

Stéphane aimait

photographier les étoiles. -Dites-moi, Pr Rosenberg,

qui aurait pu s'en prendre à lui ? -Je ne vois pas. On l'appréciait.

-Minuit et quart... C'est pas vrai !

-Que fais-tu ?

-Je fais du poney, ça se voit !

J'attends ta soeur. On avait dit 23h, il est minuit et quart.

Et toi, tu fais quoi ? -Du golf.

-Je t'aime ! Pourquoi tu dors pas ?

-J'avais faim. -Encore ?

Qu'est-ce que tu manges ! On entre.

Mais... Ma chérie...

-Bonne nuit !

-Elle nous a pas calculés.

-Normal, elle est "in love".

-Qu'est-ce que tu racontes ? -Je l'ai vue avec un mec de BTS.

C'est du sérieux.

-Si c'était sérieux, elle m'en aurait parlé.

BTS ? -Ouais.

-C'est tout frais.

Excusez-moi...

Celui qui a peint ça n'a pas eu le temps de finir.

-Y en a déjà eu,

la semaine dernière. -Pourquoi insulter un club

qui ne fait de mal à personne ? -Je sais pas.

-Quel est votre emploi, ici ?

-J'accueille les gens qui dorment dans les bulles

et je les guide pour l'observation du ciel.

-Il nous faudra leurs noms. -Vous les donnerez à Séverine.

Merci. -Merci.

-Erwan nous appelle.

Paul, si je te dis qu'Alice est très amoureuse...

-Alice ? Elle passe sa vie dans les bouquins !

-Evidemment, elle t'a rien dit. -Elle t'a parlé ?

-Elle me parle souvent ! Enfin, parfois...

Mais là, non. On en parle plus tard.

-D'accord.

-Alors ?

-C'est le sang de la victime. On l'a frappée avec cette pierre.

Elle était là. Ici, y a des traces de lutte et de sang.

-(Erwan... Regarde, elle va s'accroupir.)

(Elle va se faire un tortillon avec les cheveux.)

(Elle va poser son doigt sur sa bouche... Tiens, regarde.)

-Marchal, au lieu de vous moquer, vous avez une hypothèse à émettre ?

-Bien sûr. Je pense que le tagueur,

surpris par la victime, a tenté de l'empêcher de donner l'alerte.

Il l'assomme. Pas de bol : il tombe sur l'artère temporale.

Le coup est pas fatal de suite : M. Rousseau se relève...

et rampe jusque là-bas, où il succombe à une hémorragie.

-Ca se tient...

Mais peut-on vraiment tuer quelqu'un pour un tag ?

-Si c'est lui la pourriture, oui. -Excusez-moi.

C'est Franck. -Que veut-il ?

-Il a fini l'autopsie. Je file.

Erwan, allez voir le poste de sécurité du site.

Notre artiste a pu être filmé.

-Je viens avec toi ? -Non.

Vous avez bien une intuition à confirmer ?

-Je vois pas à quoi vous faites référence.

-Alors, allez interroger

la famille de la victime. -Bien, mon commandant.

Bonjour madame.

Gendarmerie nationale.

Capitaine Marchal. -Lieutenant Barbier.

-Je suis Caroline, la fille de Stéphane Rousseau.

Vos collègues m'ont prévenue. -Nos condoléances.

-Ma mère est avec Oscar, mon fils. Il était très proche

de son grand-père. Mon père l'a beaucoup aidé

à supporter sa maladie. -Sa maladie ?

-Oscar ne peut pas être exposé au soleil.

Vous voulez me suivre ?

Il a passé son enfance enfermé dans la maison.

Du coup, mon père l'a initié à sa passion pour l'astronomie.

Il n'avait pas droit au soleil, mais il avait droit aux étoiles.

-Ton grand-père se passionnait pour les étoiles depuis longtemps ?

-Depuis que je suis petit. C'est un peu à cause de moi.

La nuit, je pouvais sortir sans être couvert des pieds à la tête.

-Tu les observais avec lui ?

-Il m'a appris le nom de toutes les constellations. Vous avez vu

nos photos ?

-Elles sont magnifiques. -T'as eu de la chance

d'avoir un grand-père comme ça. -Il avait acheté un livre

qui expliquait les planètes, les étoiles... On en parlait

des heures durant. On rêvait. -T'es fort en astronomie, du coup ?

-Ca va.

Ces derniers temps, il était comme un fou, avec sa planète.

-Sa planète ?

-Il rêvait de découvrir une planète.

-Stéphane ne réalisera jamais son rêve.

-Capitaine Marchal. -Lieutenant Barbier.

-Trouvez celui qui a tué mon grand-père.

-On fera tout pour.

-Stéphane adorait

son petit-fils. Il était prêt à tout pour lui.

Asseyez-vous. -Merci.

Il semblerait que votre mari se soit battu avant de mourir.

-Ca m'étonne énormément. Stéphane était pacifique.

Jamais il n'aurait levé la main sur quelqu'un.

-Même si on l'agressait ? -Qui aurait fait ça ?

On menait une vie paisible. -A quelle heure il est sorti ?

-Vers 18h. -C'était habituel ?

-Oh oui... Après le travail, il aimait retrouver ses amis,

au club d'astronomie, ou faire des photos à l'observatoire.

Il y passait tout son temps, quand il était pas avec Oscar.

-Peut-on visiter son atelier ?

-Il n'aimait pas qu'on aille dans son "antre", comme il disait.

Mais ça n'a plus beaucoup d'importance, n'est-ce pas ?

-Le coup a été porté sur l'écaille temporale,

l'os le plus fragile du crâne. -Pas la peine de frapper fort...

-Non, n'importe qui a pu faire ça.

Un coup ici peut sectionner l'artère méningée,

et c'est la mort par hémorragie.

-Il s'est relevé pour chercher du secours. Il a pu rester conscient

longtemps après le choc ? -15mn maximum.

-Et ça ? -Un hématome.

-Vraiment ? -Pardon.

-Je parlais de la forme. -Un coup de poing ou une gifle.

-OK. Tenez-moi au courant. -Bien sûr.

Un hématome... Quel con !

-Alors ? -La vidéosurveillance...

Rien de suspect pour l'instant.

-Que vous ont dit les occupants du dôme tagué ?

-Le tag n'était pas là quand ils sont sortis, vers 18h30.

-La victime a percuté la paroi de la bulle voisine vers 19h30.

Le tagueur pouvait être sur place au moment du meurtre.

-Ca colle avec l'idée de Marchal. -On va pas s'emballer non plus.

La sécurité vérifie les sacs.

Ils auraient trouvé les bombes de peinture.

Il a dû passer ailleurs.

-Waouh...

-Toute la vie de mon mari est ici. -Il réparait ici

les instruments de musique. -Oui. Et là, la partie des étoiles.

Il a fait ce plafond pour Oscar.

-Waouh...

-Tout ce qu'il y a ici,

il y tenait plus que tout. Personne ne pouvait entrer.

Même moi.

-Mais...

Je ne vois aucun télescope. C'est curieux, non ?

-Là ! Tout a disparu !

Il y avait des appareils photo et des instruments de mesure.

-Y a pas eu d'effraction.

-Il aurait vendu son matériel sans en parler à sa femme ?

On sait rien sur leurs rapports de couple, alors...

-L'astronomie était toute sa vie...

Pourquoi il aurait fait ça ?

-Et si c'était pas lui ? -Qui d'autre ?

-Sa femme a pas l'air de partager sa passion pour l'astronomie.

-Je la vois pas vendre son matériel le lendemain de sa mort.

-Crise de couple.

Etre délaissée pour une passion ou pour une autre femme, c'est pareil.

-On a vérifié son alibi ?

-Camille est dessus. -J'ai quelque chose.

Je crois avoir trouvé notre artiste.

Là. La fille, vous la reconnaissez ?

Sybille Renaudin,

la guide de l'observatoire. -Elle est complice du tagueur

et lui porte les bombes de peinture ?

-Les gardes la fouillent jamais. -Très bien. Convoquez-la.

Il faut savoir si les tags visaient la victime ou quelqu'un d'autre.

-D'accord.

-Je vais voir François Legrand, le meilleur ami de Rousseau.

-Examinez les comptes bancaires de Rousseau et faites l'inventaire

de ce qui a disparu à l'atelier.

-M. Legrand...

Bonjour. -Capitaine Marchal...

-Merci de m'accueillir. -Je ferai tout pour vous aider.

Stéphane était mon ami depuis plus de 15 ans.

-Que font-ils ? -C'est un atelier d'ados.

Stéphane s'en occupait.

On peut observer le ciel de 8 à 88 ans.

Stéphane disait toujours :

"Avant, on comprend pas, et après, c'est la cataracte."

-Pas mal, ça.

Qu'est-ce qu'ils voient, en plein jour, avec ce temps ?

-On voit des étoiles brillantes et certaines planètes,

en plein jour. Vénus et Mercure sont plus belles en plein jour !

-Vous êtes vous-même astronome ? -Amateur éclairé.

Je suis professeur de mathématiques et bénévole, dès que je peux.

-Le matériel de M. Rousseau a disparu. Il aurait pu le vendre ?

-Le vendre ? Il a économisé des années pour se l'offrir.

-Il pouvait avoir besoin d'argent ? -C'est possible. Il était soucieux.

-Il vous a dit pourquoi ?

-Je lui ai demandé, mais il a pas voulu répondre.

-Les injures taguées sur le site, vous savez qui elles concernent ?

-Ca... Je ne sais pas.

-Vous avez une petite idée, non ? -Au Pr Rosenberg, peut-être.

Beaucoup de scientifiques

n'ont pas digéré qu'il ait fait de ce centre

un parc d'attraction de l'astronomie.

-Je comprends... M. Legrand, merci.

-Au revoir.

-M. Rousseau a peut-être surpris votre ami qui taguait des insultes.

Il en est peut-être mort. Alors, je vous suggère de me donner son nom.

Très bien, Mlle Renaudin.

A compter de ce jour à 13h03, vous êtes placée en garde à vue

pour complicité de meurtre.

Brigadier... -C'est pas Jérôme qu'a fait ça.

-(Excusez-moi...)

Jérôme...

Son nom de famille ?

-Jérôme Blondin. C'est mon fiancé.

On vit ensemble depuis 3 ans. Il ferait de mal à personne.

-Mais il vandalise les espaces publics.

"Pourriture", c'était pour qui ?

-Le Pr Rosenberg.

Téléphone. -Excusez-moi.

Oui, Paul ?

-Je sais à qui étaient destinées les injures.

*-Moi aussi.

Le tagueur s'appelle Jérôme Blondin et habite...

-La résidence étudiante. -A la résidence étudiante.

*Tu peux aller perquisitionner ? -Oui. Tout seul ?

*-Prends un voisin comme témoin. -OK. Bisous !

*-Merci, Paul.

Jérôme est étudiant ?

-On prépare un doctorat en astrophysique.

-Ah oui, quand même...

Rosenberg est votre professeur ? -Oui.

-Donc, de brillants étudiants insultent leur professeur ?

-Sous ses airs de scientifique propre sur lui,

Rosenberg est un sale type corrompu.

-On sait même pas à quoi correspondent ces factures...

Tiens, y a ça, aussi.

-Ben si : "spectrographe Alpy".

-Tu sais ce que c'est ? -Non.

-Je peux vous aider ?

Je vaux pas mon grand-père, mais je suis meilleur que vous.

-C'est pas difficile.

-Jérôme Blondin ? Gendarmerie nationale.

-C'est pour quoi ? -Vous le savez bien.

-Les graffitis de l'observatoire ? -C'est ça.

Et le meurtre.

On y va.

-J'ai trouvé ça chez Blondin.

-Un billet pour Moscou ? -Oui. Et ça.

-T'adores ça, ménager tes effets... -Tu sais lire un mail en anglais ?

-J'ai toujours été meilleure que toi en anglais...

M. Blandin ne sera pas stagiaire au centre de recherche de Moscou.

-Ils ont annulé son stage. -Il est quelle heure, là-bas ?

17h30. Je vais appeler. -C'est déjà fait.

C'est la nièce de la victime qui étudie maintenant à Moscou.

Céline Rousseau.

-L'astronomie, c'est de famille ! -Non ?

-Non, j'y crois pas. On ne tue pas quelqu'un pour un stage.

C'est pas possible. -Détrompe-toi.

Quand c'est ta passion, quand tu joues ta vie là-dessus...

-C'est pas possible.

-Je savais pas

qui a eu le stage.

-Le Pr Rosenberg a appuyé la candidature de cette femme,

au détriment de la vôtre. Vous en vouliez donc à la victime.

-Vous savez combien on recense d'astrophysiciens en France ?

Environ 10 000. Pour combien de postes de chercheurs par an ?

20, grand maximum.

-La concurrence est rude.

-Je vise un poste de chercheur au CNRS.

Je dois faire des stages. -Vous en vouliez à Rosenberg.

D'où les graffitis. -Oui. A Rosenberg.

-Mais Rousseau vous a surpris. Il prend un mauvais coup et meurt.

C'est un homicide involontaire. -Pas du tout !

-Je me suis jamais battu de ma vie. Il m'a vu, oui, mais...

-A quelle heure ? -Vers 18h45.

Je l'ai vu... Il attendait quelqu'un, peut-être.

-Vous avez fait quoi ?

-J'ai filé. Un copain est venu et m'a ramené à Montpellier.

-On va vérifier ça.

-Tout ce qui a de la valeur a disparu.

-Quoi exactement ? -Le télescope,

sa caméra CCD Atik,

son filtre chromosphère H-alpha et son spectrographe Alpy.

-Et en français ?

-C'est le matériel qu'on rajoute au télescope pour prendre des images.

-Où iriez-vous vendre tout ça ?

-Chez Marciano. Un spécialiste du matériel d'occasion.

-Pas la peine. Il y en a eu pour près de 5 000 euros.

-Tiens...

Comment vous êtes au courant ? -J'ai vendu le matériel de papa.

4 612 euros exactement.

-Pourquoi avoir fait ça ?

-Des chercheurs américains ont peut-être trouvé un traitement

pour les enfants comme mon fils. L'efficacité n'est pas garantie.

Je voulais qu'Oscar participe au protocole expérimental.

-Il n'y a rien en France ?

-Non, c'est une maladie orpheline.

Les laboratoires ne se bousculent pas pour trouver quelque chose.

-Il vous fallait combien ?

-20 000 euros. -C'est pas une petite somme.

-Je voulais faire un emprunt. J'en ai parlé à mon père,

mais il m'a déconseillé de le faire.

-Pourquoi ?

-J'allais me ruiner pour rien...

Je m'accrochais à un rêve... Il n'y avait pas de remèdes miracles...

-Il redoutait peut-être qu'Oscar nourrisse de faux espoirs

sur un éventuel traitement ?

-Tout ce qui est arrivé est de ma faute.

-Qu'avez-vous fait, Caroline ? -La banque a refusé

ma demande d'emprunt.

Alors, j'ai piqué dans la caisse, à mon boulot.

Mon patron l'a remarqué et a menacé de me dénoncer à la police

si je ne rendais pas l'argent. Sauf que j'avais tout dépensé,

pour l'avion, pour le vol et l'avance des frais hospitaliers.

-Vous l'avez dit à votre père ?

-J'ai tout raconté. Il m'a dit qu'on rembourserait ma dette.

Il m'a dit de vendre son matériel d'astronomie.

Je voulais pas, mais il m'a convaincue que c'était la solution.

-Votre maman le savait ?

-Non. On n'a pas voulu la prévenir.

Si je vais en prison, qui va s'occuper d'Oscar ?

Vous savez, il... Son état va s'aggraver.

-Caroline...

On fera tout pour que ça n'arrive pas. D'accord ?

-Il y a autre chose.

Mon père m'a dit de ne pas m'inquiéter. Qu'il allait bientôt

se racheter du matériel neuf et qu'on emmènerait Oscar aux USA.

-Il attendait une rentrée d'argent ?

Vous en savez plus ? -Non.

-J'ai une question : c'est quoi, cette histoire de M. Propre ?

-De quoi ? -M. Propre.

-J'avoue... On t'appelle comme ça, des fois. Mais pour rigoler !

-Et pourquoi ?

-T'es toujours bien gentil, bien raisonnable...

M. Propre, quoi !

Tu vois ? -Non.

-Avec les suspects... On dirait que tu t'excuses... Toujours poli...

-C'est normal d'être poli, non ? -Je te juge pas. Juste, des fois,

t'es pas fun. -Carrément ?

-Rousseau devait aller voir le boss de sa fille pour payer ses dettes.

Si l'homme refuse l'arrangement et décide de porter plainte ?

C'est le drame :

ça dégénère. -Je vais l'interpeller ?

-Cédric Perrier, quincailler à Saint-Mathieu...

-De-Tréviers. -Voilà. Allez-y.

-OK. A tout à l'heure.

-Qu'est-ce qu'il a ? -Je sais pas.

-Paul, je peux te voir un instant ? -Oui.

-Au sujet du petit ami d'Alice... -Oui, Léa ?

-Voilà... Je t'annonce que ta fille chérie...

-Non ! Putain ! -Mais non ! Pas du tout !

-Putain...

-Son mec a l'âge d'être son père. -Non !

-Si : il est en BTS. Il a pas loin de 20 ans.

-Putain... Tu m'as...

-Bref ! C'est ta semaine : tu pourras te rencarder ?

-Mon seul indic, c'est son frère. -Incroyable...

C'est aussi ma source ! -J'en saurai donc pas plus que toi.

Quoi ? Non !

Je questionnerai pas l'intéressée.

-Enfin, Paul, t'es flic ou pas ? -Oui, mais c'est pas...

Que veux-tu savoir ?

-Elle est accro : je veux tout savoir.

Savoir s'il est gentil, poli, se lave, sent bon, mange équilibré...

Le métier de ses parents...

-Fais-lui confiance.

Enquiquinante comme elle est, il doit être dévoué.

-Paul, sérieusement... Elle est très très amoureuse.

-Merde ! C'est grave, alors...

-Faut pas qu'on lui brise le coeur. -Léa... Laisse-la vivre.

Si elle l'aime, c'est quelqu'un de bien. Tu crois pas ?

-Je crois rien, j'anticipe.

D'ailleurs, vas-y : ils vont sortir des cours.

Ils vont être seuls chez toi. -Ils ont plus deux ans.

-C'est des enfants. Faut surveiller les devoirs, faire à manger...

-J'y vais ! C'est parti...

-C'est normal que je m'inquiète, je suis leur mère.

La porte...

-Il rentre quand chez lui, pépère, qu'on puisse le mettre au frais ?

-Eric... Toi aussi, tu trouves ça marrant de m'appeler M. Propre ?

-Ouais.

-Je voulais dire que ça me dérange pas du tout. Du tout !

J'assume complètement. -Cool.

-Même, je trouve ça marrant. -Super...

-C'est important d'avoir du recul sur soi.

Avec Camille, on t'appelle GI Joe.

-GI Joe ?

-Ouais. GI Joe. C'est rigolo, hein ?

-Oui, c'est marrant...

Tu sais comment faire pour qu'on ne t'appelle plus M. Propre ?

-J'écoute.

-Maman m'a encore posé des questions sur ton copain.

-Ah ouais ? -J'ai rien dit : je sais rien.

-C'est quoi, ça ? -Je sais pas.

-Bonsoir !

-Bonsoir... -Toi, tu dois être Alice.

-Oui.

-Et Thomas !

Elodie. Paul m'héberge le temps que je me loge sur Montpellier.

-Ah ? Il nous a jamais parlé de vous.

-Ah bon ? On se connaît depuis longtemps, pourtant.

-Vous avez fait connaissance ? Oui, j'ai oublié de vous en parler.

Elodie va rester ici le temps de trouver un appart sur Montpellier.

-Non, tu nous avais pas dit. -Vous êtes amis,

ou...

-Oui ! On est amis !

Bon ! On boit un verre ? -Je vais t'aider.

Rangez un peu, parce que...

-Ca sent l'embrouille. -Ouais.

-Alors ? Les comptes de Rousseau ? -Un seul compte avec 500E dessus.

-Il serait pas allé loin.

-Où comptait-il trouver 20 000E pour le traitement d'Oscar ?

-C'est pas net. Et le suspect ? Le patron de Caroline ?

-Ils vont l'interroger. Ca va être marrant.

-Marrant ? -J'ai discuté avec Erwan.

Je te laisse découvrir. -OK.

-M. Perrier bonjour. Commandant Soler, lieutenant Lebellec.

-Qu'est-ce que je fais là ?

-Vous êtes entendu pour une affaire de meurtre.

-Un meurtre ? -Celui de Stéphane Rousseau,

le père d'une de vos employées.

-C'est elle qui me vole et c'est moi qu'on accuse ?

Elle m'a mis dans la merde !

-Enfoiré ! On sait que tu l'as dessoudé !

On va pas te lâcher. Bienvenue en enfer, mon pote.

-Je l'ai pas tué !

-Qu'est-ce qui lui prend, à Erwan ? -Aucune idée.

-M. Perrier, pourquoi vous n'avez pas porté plainte pour le vol ?

-Ben... Parce que j'ai un coeur. Son histoire m'a touché.

J'ai donc juste proposé à son père de me rembourser.

-En exigeant un dédommagement au passage !

-Combien vous lui avez demandé en plus ? Ecoutez, M. Perrier...

Avouez, et le juge sera clément.

-Combien ?

-1 000E en plus.

Un petit dédommagement. -Il n'était pas d'accord.

A l'observatoire, il avait pas tout l'argent, vous vous êtes battus

et tu l'as tué. -Non ! Il a payé 5 000E en liquide.

Il a pas fait de problèmes !

J'ai tout planqué chez moi, allez voir. Je mens pas.

-Oui...

Nous allons vérifier.

-Me laissez pas seul avec lui ! -T'étais où, avant-hier,

entre 7h et 7h30 ?

-J'ai terminé l'inventaire des affaires de Rousseau.

Regardez.

-"Rosenberg le 23 à 15H00" ? -Il nous en a pas parlé.

-Le 23, c'est le jour où il a parlé à sa fille d'une rentrée d'argent.

Rosenberg a des trous de mémoire. -Je le convoque ?

-Non, j'envoie Marchal. Merci.

-Chers amis, laissez-moi vous présenter ma dernière découverte :

RH1,

la planète aux 4 soleils.

Située à 5 000 années-lumières, sa taille représente environ 6 fois

celle de la Terre. -Comme Neptune.

-Imaginez ce qu'un tel système planétaire, totalement unique,

va pouvoir nous apprendre.

-Bravo !

J'y comprends rien, mais ça a l'air passionnant.

"Rosenberg le 23 à 15H00"... Ca ressemble à un rendez-vous.

-Oui, mais j'étais alors chez moi en train de préparer ma conférence.

-Votre femme peut en témoigner ? -Bien sûr.

-Donc, selon vous, ce rendez-vous de Rousseau n'a jamais existé...

-Je ne sais pas... Stéphane avait peut-être quelque chose à me dire

et comptait m'appeler le 23 à 15h, et il ne l'a pas fait. Voilà...

-Vous n'êtes pas très convaincant, M. Rosenberg.

-Pr Rosenberg.

-Professeur...

Vous nous cachez quelque chose. Je vais chercher,

trouver... et revenir. -Avec plaisir,

M. Marchal... -Capitaine Marchal.

-Capitaine... 5 000E planqués là où Perrier nous l'avait dit.

-OK, il avait dit vrai. Reste à savoir pourquoi Rousseau

pensait récupérer cet argent et même de quoi amener Oscar aux USA.

-Il n'a ni assurances-vie ni biens immobiliers.

-J'ai ma petite idée...

Les étoiles comme mobile... La passion de Rousseau.

-Je comprends pas les énigmes.

-Rosenberg n'a pas découvert cette planète à 4 soleils...

C'est Stéphane Rousseau.

-Continue, ça tient pas la route. -Rosenberg est peu scrupuleux

et aime être au devant de la scène. -Et Rousseau avait besoin d'argent.

-Il lui vend sa découverte pour 25 000E.

-Il pourra ainsi racheter son matériel et emmener Oscar aux USA.

-Rosenberg le tue de peur qu'il révèle la supercherie.

-Non.

Ca marche pas. Un amateur qui découvre une planète,

alors que les pros sont passés à côté ?

-Ca s'est déjà vu.

-OK. Comment tu prouves ta théorie ?

-J'ai ma petite arme secrète.

Tu me fais confiance ? -Non.

-Mais ? -Vas-y !

-La mort de Rousseau est sans doute liée à son activité d'astronome.

On a collecté ses archives, mais... -Vous n'y comprenez rien.

-Exact. On a besoin de déchiffrer ce charabia. Vous nous aideriez ?

-Bien sûr. Que cherchez-vous ?

-RH1, la planète de Rosenberg, c'est Rousseau qui l'a découverte.

-Impossible. J'aurais été le 1er à le savoir.

-Vous me suivez à la brigade ? -Bien sûr.

-T'as vu Soler ? -Elle est avec sa fille.

-Franck a trouvé un fragment de peau sous l'ongle de Rousseau.

-Super. Au fait, l'alibi de Cédric Perrier est bon.

-OK. Exit Perrier, alors. -Oui.

-Et le Pr Rosenberg ? -Marchal l'a dans le collimateur.

-Désolée, j'avais une urgence.

C'est long, une semaine, quand vous êtes chez votre père.

-Vas-y, cuisine-moi sur Adrien.

-Adrien ? Adrien ! Ton amoureux ! C'est un joli prénom.

-Que veux-tu savoir ? -Tout. Il est gentil ? Poli ?

Attentionné ? Tout. -Oui, oui et oui.

Mais il a aussi de l'humour.

Il est pas chiant. -Je m'en doute !

-Il est génial, je l'adore.

-Super ! Fais attention, vous venez de vous rencontrer...

-Il est beau, drôle, intelligent, gentil, respectueux...

Et je lui plais ! Ca suffit ?

-T'es amoureuse. Au début, tout est merveilleux...

Reste sur tes gardes, quoi. On sait jamais.

-Je veux pas en parler avec toi. -Pourquoi ?

-T'es une stressée de la vie,

t'imagines toujours le pire. -Pas du tout. De quoi tu parles ?

-Si. J'en ai discuté avec Elodie : elle, elle est cool, au moins.

Pourtant, c'est une adulte. -Elodie ?

Je connais pas d'Elodie.

-La meuf qui vit chez papa.

-La meuf qui vit chez papa ? -Oui.

-D'accord...

D'accord.

-Je comprends qu'on se consacre à cette passion.

C'est magnifique.

-T'as vu ? Tout est dédicacé à Oscar.

-Le capitaine Marchal est là ?

-Il arrive. Vous avez trouvé quelque chose ?

-Il a raison. Tout est là : données, heures, dates...

C'est Stéphane qui a trouvé la planète RH1.

-Ouvrez la bouche. -C'est une plaisanterie ?

-On a retrouvé l'ADN du meurtrier. -En quoi ça me concerne ?

-J'obéis aux ordres.

-Vous êtes fous, dans la police. -C'est pour vous innocenter.

On y va ? Ouvrez la bouche.

-Vous n'avez aucun doute ? -Aucun.

Je n'arrive pas à y croire...

-Il vous a rien dit... Pourquoi ?

-Il en a peut-être parlé d'abord au professeur

pour valider son travail ?

-Oui...

Merci, Eric.

C'est Stéphane Rousseau qui a découvert RH1, n'est-ce pas ?

-Vous êtes stupide et ignorant.

Un amateur ne saurait faire une telle découverte.

-C'est marrant, ça... Je me suis documenté sur la question,

et il y a pas mal de précédents...

-Je ne lis pas les inepties qu'on trouve sur Internet.

-Expliquez-nous. On aura bientôt la preuve de votre culpabilité.

-Réfléchissez. On parle de quelques années derrière les barreaux.

-L'état d'Oscar

menace de s'aggraver. Rousseau a compris

que si sa fille est allée jusqu'à voler son patron,

c'est qu'il y avait urgence pour son petit-fils.

Il fallait trouver cet argent.

-Il vend sa découverte à Rosenberg.

-Oui.

-Je vous écoute. -Quand Stéphane est arrivé

avec cette sublime planète, j'ai cru à un canular. Mais non.

Les données étaient justes. -Et ?

-Il m'a dit qu'il s'en fichait qu'on cite son nom.

Il avait juste besoin de 25 000E. On s'est mis d'accord.

-Et vous avez pistonné sa nièce pour le stage à Moscou.

-L'étudiant qui devait l'avoir a tagué le site en représailles.

Il avait raison, c'était injuste. Mais... quelle importance ?

-Votre carrière

allait être relancée. Vous alliez connaître la gloire,

mais de peur que Rousseau vous fasse chanter, vous le tuez.

-Non, c'est pas ça...

Il m'a agressé alors qu'il avait eu son argent.

-Seul son petit-fils comptait pour lui !

Vous lui aviez promis quoi ? -D'appeler la planète Oscar.

Mais il a compris que je le ferais pas.

Ca l'a rendu fou. Il m'a sauté dessus en me traitant de voleur.

Il était plus fort que moi. Et il était enragé !

C'était lui ou moi.

-Il menace de tout révéler. Vous vous battez, il a le dessus,

vous saisissez ce qui vous tombe sous la main...

-Une pierre. -Une pierre.

Et vous l'avez frappé.

-Je voulais juste qu'il me lâche.

-C'est un soulagement

de comprendre ce qui s'est passé. Pour Oscar, c'est important.

Il est fier de son grand-père.

-Votre ex-patron va être jugé pour chantage. Quant à vous,

le juge m'a dit qu'il ne vous séparerait pas d'Oscar.

-Merci, commandant.

-Et votre voyage aux USA ?

-Ma mère m'aide à l'organiser. Oscar bénéficiera du traitement.

-J'en suis contente.

-Je savais qu'il l'avait trouvée, cette planète.

Je le savais. Il était trop fort, mon grand-père.

Il osait pas en parler de peur qu'on se moque de lui.

Même son copain François n'y croyait pas.

-La tête qu'il a fait, quand il a compris...

-Vous, vous y avez cru.

-Oui.

-Et vous avez trouvé qui l'a tué.

Merci.

-J'étais pas tout seul.

Tu m'as un peu aidé.

Léa !

Alors ? Ton enquête sur le petit ami d'Alice ?

-Tu dois en savoir plus que moi. Elle raconte tout à une certaine...

Candy ? Non ! Elodie ! Qui vit chez toi...

-Oui, une amie que j'héberge.

C'est vachement bien pour Alice, de se confier à un adulte référent.

-Un adulte référent ? De quoi tu parles ?

Tu insinues que je suis pas capable de parler avec ma fille ?

-J'ai pas dit ça. T'inquiète pas, il a l'air bien, ce môme !

Il a créé le club de journalisme, au lycée !

-Elle préfère se confier à une inconnue plutôt qu'à sa mère ?

C'est fou, non ? -Non. Le dialogue mère/fille,

c'est souvent compliqué. -Mais je suis plutôt cool ?

Je suis ouverte. Je suis pas une emmerdeuse ? Hein ?

Tu me trouves chiante ? Sérieusement !

-T'es pas chiante, mais... -Quoi ? Parle ! Je t'écoute !

Paul ! C'est toi, le problème !

Tu refuses la communication ! C'est flagrant, là.

Non, je suis pas une emmerdeuse.

Sous-titrage MFP.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.