All language subtitles for Tandem.S01E04

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

-Dépêchez-vous, les enfants !

-Oui, ça va ! -C'est bon, on arrive...

Je commence à 10h, en plus.

-Je peux pas arriver à 10h à la brigade, avec ma commandante.

-Tu l'appelles "commandante" ? -Evidemment.

-Et ça va, avec maman ? -Oui, on s'adapte.

-Ca doit être chaud.

Imagine, si maman était ma prof ! -Horrible !

-C'est pas ma prof, on fait équipe.

-Tu dois lui obéir : c'est chaud !

-Maman aime bosser avec toi.

-Première nouvelle. -C'est elle qui le dit.

Elle est venue sur Montpellier pour te retrouver.

-Euh... J'ai oublié les clés, attendez-moi.

-Ouais...

Quoi ?

-Qu'est-ce qui te prend ? -Rien.

-Arrête ça. Tu joues à quoi ?

-T'inquiète, j'ai un plan diabolique.

-Et merde...

-Qu'est-ce qu'ils me font ?

-Marchal n'est pas là... Bonjour.

Bonjour.

Erwan, je vous présente le lieutenant Eric Vernet.

Il intègre l'équipe. -Lebellec.

On se connaît... T'étais où, avant ?

-Chez les paras, puis aux stups... Et là, je sors de 5 ans de GIGN.

Ca pose un problème ? -Non, mais ça te fera drôle, ici.

-J'ai hâte d'utiliser mon cerveau.

-Parfait !

On s'installe ?

Erwan, vous faites le point ? -Vers 8h, un noyé a été retrouvé

sur la côte.

Ca pourrait correspondre à un avis de recherche tombé hier soir.

Camille est sur place. -Des nouvelles de Marchal ?

-Non, comme d'habitude. -On est partis !

-C'est qui, Marchal ? -Tu le sauras bien assez tôt.

-C'est la gendarmerie. Arrêtez les recherches, on l'a trouvé.

Merci.

Salut. -Ca va ?

-Bonjour. Lieutenant Vernet.

-Barbier. Bienvenue. -Alors ? Le topo ?

-Nicolas Maubert, le propriétaire des bungalows, là-bas.

Il a disparu hier soir, lors d'une sortie en mer.

-3 possibilités : il tombe par accident...

-Le suicide : il se jette à l'eau. -Ou meurtre.

Tiercé gagnant : toujours dans le désordre.

-La peau n'est pas cyanosée.

Elle aurait une teinte bleutée. -Oui. Elle est pâle et cireuse.

Il est tombé à l'eau inconscient. Sa tête a heurté la bôme du bateau.

-La bôme d'un bateau à moteur ? -Ou alors, c'est post mortem ?

Il heurte un rocher... -Faudra attendre l'autopsie.

L'eau salée a fait son job.

-Et Marchal ? -Il est allé voir le bateau.

-Soler aussi. -Les grands esprits se rencontrent.

-Gabriel Renaud, vous êtes le skippeur ?

Que s'est-il passé hier soir ? -On est partis à 16h avec Nicolas

et 3 clients des bungalows. -J'ai leurs noms.

Mes collègues vont les interroger. Vous étiez donc 5 à bord.

Et Nicolas disparaît ?

-Vers 20h, on rentrait, la nuit était tombée.

On était tous sur le pont, sauf Nicolas.

On l'a cherché partout, il était plus à bord.

On n'y voyait rien... J'ai lancé un appel radio.

-Il avait bu ?

-On avait tous pris un petit verre.

Mais on n'était pas bourrés. -Et les gilets de sauvetage ?

-Nicolas voulait pas qu'on les mette, car ça casse l'ambiance.

C'était lui le patron du bateau... -Capitaine Marchal.

Venez voir.

-OK. Merci. -De rien.

-Salut. -Mon capitaine.

Des traces de sang.

-Je vois. Attends...

-Capitaine Marchal ! Quelle surprise !

-Commandant... -On va vous poser une balise Argos.

Vous travaillez plus en solo. -Camille est prévenue.

-Ah ! Camille est prévenue... -Le ménage a été fait, là.

-Je vois ça. Y aurait eu bagarre ?

-Peut-être : la victime était blessée à l'arcade.

-Ils étaient 5 à bord, et personne n'a rien vu ni entendu ?

-Non, ils étaient sur le pont.

-Donc, la victime s'ouvre l'arcade et va se jeter à la mer ?

-Il faisait nuit, le bruit du moteur, ils prenaient l'apéro...

C'est logique. -Tu crois ?

-C'est un plaisir de te faire marcher.

-Je te supporte plus. -Oui, je sais.

-Admettons que t'aies raison.

On aurait sorti le corps par ici

et jeté par là ? -Oui.

Ca va pas ?

-Je te laisse. -Oui, bien sûr.

-M. Bauchaud ?

-Oui.

-Lieutenant Lebellec. J'enquête sur le décès de Nicolas Maubert.

Vous étiez bien sur le bateau ? -Oui. On n'a pas compris.

Il était là, et d'un coup, on savait plus où il était passé.

Plus personne... C'était un ami, en plus.

Ca fout un coup. -Les filles sont prêtes.

On y va ? -OK. J'arrive.

-Votre femme n'était pas à bord ? -Non, elle a le mal de mer.

-Comment décririez-vous Nicolas ? -Super généreux.

Toujours aux petits soins.

Il avait ouvert ce lieu pour en faire un paradis,

rendre les gens heureux. Un mec d'enfer.

-Vous avez remarqué quelque chose entre les participants et lui ?

-Ouais.

Il avait une aventure avec Sofia, qui était à bord.

Dans l'après-midi, ils se sont disputés.

-A quel sujet ? -Je sais pas. Mais sur le pont,

elle nous a dit qu'il se reposait dans sa cabine.

Mais après, on n'a plus jamais revu Nicolas.

-C'est quel genre, la commandante ? -Hyper pro. On la lui fait pas.

Faut pas se planter.

-Sofia Guérin ?

Mme Guérin, vous êtes là ?

-Mme Guérin ?

-Viens voir.

Elle est où ?

-Commandant, Sofia Guérin a préparé son sac de voyage.

*Mais elle est nulle part. -Lancez un avis de recherche.

Excusez-moi, Franck. -Je vous en prie.

Pas d'eau dans les poumons : il est pas mort d'une noyade,

mais d'ischémie cérébrale : asphyxie.

-Par strangulation ? -Voilà.

Avec fracture de l'os hyoïde. L'eau a détendu les chairs,

donc, peu de marques. L'agresseur a serré à même le foulard :

pas d'empreintes. -Implacable.

-L'individu a des particularités :

cicatrices et greffes de peau. Il a été un grand brûlé.

-Et pour la blessure à l'arcade ?

-J'ai relevé des particules de bois.

-Il serait tombé sur un rebord de table. Merci, Franck.

-De rien. Au fait, Léa, je voulais...

Je voulais vous inviter à dîner. Pas grave, la prochaine fois...

-Va voir le bureau.

-Arrêtez !

...

-Stop !

Fin de la course.

On s'est trompé de bungalow ? Ca va, Erwan ?

-Très bien.

Allez, hop !

Lebovich Pierre ?

Vous étiez sur le bateau, hier. Que faisiez-vous ici ?

-C'est vous qui avez foutu ce merdier ?

-Nicolas Maubert disparaît en mer, et vous cambriolez son bungalow...

Vous avez trouvé votre bonheur ?

-Ca m'étonnerait. Monsieur sait pas chercher.

Vous avez pas fouillé là ? Non. Là non plus ? Non.

Ah ben tiens...

"La prochaine fois, ce sera de la mort aux rats.

"Ton hôtel sera un cimetière."

C'est ça que vous cherchiez ?

-J'ai droit à un avocat. Je suis défendu par Me Frémeaux.

-Oui, vous avez l'habitude... On connaît votre pedigree :

extorsion, coups et blessures, racket en bande organisée...

Vous avez des références !

-Vous trouverez le numéro de Me Frémeaux dans mon téléphone.

-"La prochaine fois, ce sera de la mort aux rats.

"Ton hôtel sera un cimetière." Sympa, la lettre d'amour.

-Plusieurs résidents sont victimes d'intoxication depuis deux jours.

-On analyse l'eau potable

et le sang des malades. -OK. Notre fille de l'air ?

-Sofia Guérin, 37 ans, divorcée, cadre dans une société de BTP.

On la recherche.

-Et les 2 derniers passagers ?

-Gabriel Renaud, 29 ans, pilotait le bateau pour Maubert.

-Clovis Bauchaud, père de famille en vacances,

comptable, proche de la victime.

Il dit que Maubert avait une liaison orageuse avec Sofia.

-OK. Merci, Camille.

-Quoi ? -Pas d'empreintes sur la lettre.

Si ton maître chanteur nie, il est dehors dans 24h.

Téléphone. Oui, Vernet ?

OK, j'arrive.

Le téléphone de Sofia borne au lodge. J'y vais.

-Lebovich, j'en fais quoi ?

-Fais-le avouer. -On a analysé le sang

des vacanciers intoxiqués. Ils sont tous positifs au Tipion.

C'est un laxatif très puissant. On en a trouvé aussi

dans la citerne d'eau des bungalows.

Voici votre portable.

Avec les SMS échangés avec votre commanditaire.

Il vous payait pour persécuter Maubert... Dans quel but ?

Le racketter ? Lui prendre son terrain ?

Un terrain sur la plage, ça donne envie...

10 ans que vous enchaînez les escroqueries dans la région.

A chaque fois, vous vous en tirez avec du sursis...

Bravo, maître. Vous avez un très bon avocat.

Mais un homicide, ça sent pas un peu la fin du bal ?

Avec votre palmarès, le juge va vous aligner pour de bon.

L'addition va être salée.

25 ans à regarder des redifs de télé-réalité à 4 dans 10m2...

Vous allez vous régaler. Belles soirées en perspective.

-Tous les bungalows sont occupés ? -Non, c'est la fin de la saison.

Respiration saccadée : une femme apeurée les observe.

Elle frappe. Sa valise est là.

Elle est pas repassée. -Elle est pas loin,

puisque son téléphone est là. On doit la trouver.

Vous avez essayé à côté ? -Non.

-Non ? -Non.

...

-Bonjour, madame.

Gendarmerie nationale. Commandant Soler.

Que se passe-t-il ?

-J'ai peur. -Vous êtes en sécurité.

Vous êtes Sofia Guérin ?

Venez, on va discuter.

N'ayez plus peur, vous êtes en sécurité.

S'il vous plaît, Mme Guérin, allez-y. Doucement...

Je vous présente le lieutenant Vernet.

Ca va ?

-Vous avez retrouvé Nicolas ?

-Allons à la gendarmerie, on sera plus tranquilles.

-Vous vous êtes disputée avec Nicolas sur le bateau ?

-Je voulais qu'il m'explique.

On avait eu un coup de coeur l'un pour l'autre.

Pourquoi soudain changer d'avis ? Il voulait avoir le beau rôle,

alors qu'il m'avait jetée comme une merde. Il était comme les autres.

-Les autres ?

Les hommes qui sortent les violons pour... et qui vous plaquent ?

-Exactement.

Mais je voulais pas qu'il meure. C'est pas de ma faute.

-Que s'est-il passé ?

-Il a voulu me consoler. Je l'ai repoussé.

Il a trébuché et est tombé sur le bord de la table.

Il bougeait plus. Je savais plus quoi faire.

Je suis remontée. Je me suis mise dans la cabine de pilotage.

-Et ensuite ?

-Gabriel a demandé où était Nicolas.

Il est descendu, et là...

Y avait plus rien.

Pas de sang, pas de corps.

On a cherché partout, il n'était plus là.

J'ai tout de suite pensé à ce type, là, Pierre.

-Pierre Lebovich. -Nicolas s'en méfiait.

Quelqu'un le menaçait pour qu'il vende son terrain.

-Et il soupçonnait Pierre. -Il a dû le foutre à l'eau.

J'ai très vite fait mes affaires. Et en partant,

dans l'allée, je l'ai vu.

J'ai eu peur qu'il s'en prenne à moi, donc, je me suis cachée.

-Concentrons-nous sur Lebovich. Il nous ment.

Il voulait planter

l'affaire de Maubert. -On a le numéro du commanditaire.

-On pourrait les confronter.

-Il utilise une carte prépayée. Ca sera dur de remonter à lui.

-Ils communiquent par SMS... On n'a qu'à lui donner rendez-vous.

-Qu'est-ce que tu fais ? -Je crédibilise notre planque.

-Ah oui ? T'aurais préféré faire ça avec le nouveau, non ?

-Quoi ? -C'est pas vrai ?

-Tu es jaloux ? -Non.

-Si ! -Non.

-Si ! -J'ai vu comment tu le regardes.

-Fais-moi un bisou. -Arrête.

-Mate le mec, là... Il se roule un pétard !

Bips.

...

-Il cherche à joindre Lebovich. -Allez, laisse-nous un message...

-C'est lui, non ? -Oui.

On splitte. -Tu pars à gauche.

On va se revoir, monsieur.

...

Camille !

-Arrêtez !

Vous êtes en garde à vue à compter de ce jour, 17h17.

-On peut pas te laisser seule 2mn.

Pourquoi c'est toujours moi qui cours ?

-Je vois pas de quoi tu parles.

Sam Fleurot, promoteur.

-Attention à ce que vous faites.

-Oui, vous avez des amis, le bras long, tout ça...

-Ma société est légale.

-Oui, vous n'avez pas le CV des voyous que vous embauchez

pour faire le sale boulot. Pour meurtre, en l'occurrence,

le commanditaire risque aussi gros que l'exécutant. Après, nous,

on peut être compréhensifs. C'est à vous de voir.

Je vous écoute.

-D'accord... Le terrain de Maubert vaut une fortune.

J'avais le permis de construire, les banques me suivaient.

Une résidence top niveau sur la plage, vue sur la mer.

J'ai fait une proposition à Maubert.

-Il était pas vendeur ?

-Non, il refusait mes offres.

Mon chef de chantier m'a conseillé de faire pression sur lui.

Il m'a présenté ce type. -Pierre Lebovich.

-Il devait juste faire un peu de pression. De l'intimidation.

Rien de méchant.

-Il a envoyé 10 personnes à l'hôpital, quand même.

-Ecoutez, l'idée, c'était pas de le tuer.

Maintenant qu'il est mort, à qui je l'achète, le terrain ?

-J'ai demandé à écourter la garde à vue de mon client.

-Vous fatiguez pas, son commanditaire l'a balancé.

Intimidations, menaces, atteinte à la sante publique...

Il est mis en examen.

Vous comprenez pas ? Je vais vous expliquer.

Nicolas Maubert en a eu marre d'un racketteur

qui filait la tourista à ses clients.

-Capitaine... -Maubert, ce soir-là,

sur le bateau, il a compris que c'était vous qui le plombiez.

Vous vous êtes battus. Vous l'avez étranglé et jeté à la flotte.

-Ne répondez pas.

-C'est fini, maître.

Eh oui, Lebovich, on a tout. La lettre anonyme,

le flag dans le bungalow... Vous le faisiez chanter.

Il s'est rebellé, vous avez dérapé. Et vous l'avez tué.

-Il savait pas que c'était moi.

Je suis venu sur le bateau pour le faire flipper, mais j'ai pas pu.

Après que la fille soit remontée,

je suis descendu déposer une lettre dans sa cabine. Il était à terre.

Je suis remonté direct, j'ai rien dit à personne.

-Qui est descendu ensuite ?

-Je sais pas. J'ai pris la barre dans la cabine de pilotage.

La fille était là, dans un coin.

-Je peux vous parler ? -Bien sûr.

-D'un point de vue administratif, la vie de Maubert a 5 ans.

Avant, il n'existait pas.

-C'est une fausse identité ? -Non.

La nouvelle identité, légale, de Mathias Laurier. Tenez.

Le véritable acte de naissance.

-Beau travail.

-Merci. -Bravo.

-Quand j'ai enregistré l'avis de disparition, tout était normal.

Comment j'ai pu passer à côté ?

-Vous ne pouviez pas deviner.

-Comment t'as trouvé ça, toi ? -Les greffes de peau.

Il avait dû être hospitalisé dans un service de grands brûlés.

Mais je n'ai rien trouvé

au nom de Nicolas Maubert. -Il s'appelait Mathias Laurier.

-C'est bizarre... On vous apprend pas tout, au GIGN ?

Cherchons dans quelles circonstances il a été brûlé.

-Je vais voir Me Michaud Larivière,

son avocat de l'époque. -C'est moi qui vais y aller.

-Du calme. Il ne vous dira rien

sans ordonnance de juge. -Si. Il va me parler.

Faites-moi confiance.

-Il doute de rien, lui.

-Faut qu'il se calme. 2 Marchal dans l'équipe, j'y arriverai pas.

-Me Michaud Larivière ? Lieutenant Vernet.

Vous vous rappelez de moi ? -Pas du tout.

-J'étais aux stups. On vous a évité le conseil de l'ordre,

en vous aidant sur l'affaire Vladimir.

-Lieutenant Vernet ! Vous allez bien ?

-J'ai des questions sur un dossier qui remonte à 5 ans.

Le changement d'identité de Mathias Laurier.

-Oui, un grand brûlé en pleine convalescence.

Il souffrait beaucoup. -Pourquoi changer de nom ?

-Il dirigeait une usine de produits plastique.

Un jour, avec sa secrétaire, ils ont été pris dans un incendie.

La secrétaire est morte.

-Il était responsable de l'incendie ?

-Non, mais son sentiment de culpabilité était très fort.

Il a voulu tout recommencer à zéro en s'installant ici.

Il avait droit à un nouveau départ. C'est tout ce que j'ai plaidé.

-Merci, maître.

Commandant Soler ?

-Oui ?

C'est très intéressant !

Le meurtrier est peut-être en lien avec cette histoire.

On s'en occupe. Bonne soirée. Merci.

Bonsoir !

Good evening ! Buenas noches ! Buenos dias...

T'as préparé à manger à maman ?

Maman a eu une journée de dingue ! Elle a eu froid...

Elle est si contente de retrouver ses enfants ! C'est un bonheur !

-Ca va, m'man ? -Oui.

-Papa nous a fait des tomates farcies.

-Ca me fait une belle jambe. -Il a parlé de toi.

-Ah bon ? -Oui. Il ne parle que de toi.

-Ah bon ?

D'accord...

-La dernière fois,

ses potes lui ont dit qu'il était encore amoureux de toi.

Et il a pas nié.

-De basket. Je vais me doucher.

-C'est ça, ton plan ? -Quoi ?

-T'es tarée !

-Non, ça va marcher.

-Si papa et maman se remettent ensemble, j'arrête tout.

Vibreur.

...

-Ca va être compliqué, cette histoire...

-Pourquoi vous venez si tôt ?

-Vous plaignez pas, on aurait pu réveiller votre femme.

-Vous vous entendiez comment, avec Nicolas Maubert ?

-Je le connais à peine. J'ai passé 4 ans en Martinique.

Je suis rentré il y a 3 mois. J'ai juste répondu à son annonce.

-Admettons.

Au retour, vous êtes allé au salon du bateau ?

-Oui, pour chercher du rosé. M. Lebovich était à la barre.

Je suis même pas descendu 5mn. J'ai vu personne.

-Maubert avait changé d'identité. -Je l'ignorais.

-Vous louez un bungalow de luxe avec votre femme et vos 2 filles.

Vous vous inscrivez à toutes les excursions payantes...

-Et alors ? -Et alors ? Vous ne payez jamais.

Même pas les arrhes pour la réservation.

-Nicolas me faisait tout gratuit. En échange, je faisais sa compta.

C'est mon métier. On s'arrangeait.

-Vous étiez comptable, oui. Avant.

Ca fait 3 ans que vous avez été licencié. Vous êtes au chômage.

-Je travaille en free-lance. C'est mieux pour les enfants.

-Gardez vos bobards pour votre femme.

Vous n'avez pas de contrats.

Et à conserver le même train de vie, on finit dans le mur.

Maubert avait changé d'identité. -Je l'ignorais.

-Il s'appelait Mathias Laurier.

Vous étiez amis, pourtant... -Oui, mais je n'en savais rien.

Téléphone.

...

-Oui, ma puce ? Coucou. *-Tu peux m'aider pour ce soir ?

*J'ai un exposé d'histoire.

-Mais t'es chez maman, ce soir... *-Elle sort, et Thomas est pas là.

*Du coup, je suis toute seule. -OK, je viens.

*-Cool ! Merci papa ! Bisous ! -Bisous ma puce.

-10 juin 2012, près de Royan, l'usine Laurier brûle.

-"Fanny Champier,

"26 ans, secrétaire de direction, décède dans l'incendie."

Sa famille ? -Parents séparés.

Sa mère est à l'étranger, son père est à Royan.

Il a 70 ans, il a un cancer.

-Un lien avec nos suspects ?

-Je ne trouve aucune connexion avec Clovis Bauchaud.

-Et l'autre ?

-Gabriel Renaud est né à Lille et vivait loin d'ici depuis 10 ans.

Mais il a passé son bac à Royan.

-Il a de la famille là-bas ? -Non, c'est un enfant de la DDASS.

-Trouve un lien, vite.

Que fais-tu là ? -Je dois aider Alice.

Mais je sais pas où elle est... Tu devais pas sortir ce soir ?

-Moi ? Non. Je dois rejoindre Vernet.

On doit fouiller l'appartement de Maubert.

Entre, j'ai 5mn.

-Oh... -C'est quoi, ce truc ?

-Un dîner aux chandelles.

-Merci, j'ai vu.

C'est pas moi.

Je te jure. -Je te crois.

Alice nous monte une cabane. -Une cabane ?

T'as des drôles de mots.

-Tu l'as gardée.

Tu as gardé la table. -Evidemment.

C'est moi qui l'ai choisie, on l'a achetée ensemble.

Paul, il faut que tu lui parles. -Oui, je vais lui parler.

Je dois lui dire quoi ?

-Je sais pas... Qu'elle doit pas se faire d'illusions.

Qu'elle doit rien espérer.

-Espérer quoi ?

-Arrête, Paul.

Tu sais ce que je veux dire.

Sinon, Clovis ?

T'en as tiré quelque chose ? -Non. On doit le relâcher demain ?

-Non, j'ai fait prolonger sa garde à vue.

-Comment t'as fait ?

-J'ai relâché Sofia Guérin, Lebovich est mis en examen...

J'ai expliqué au procureur que le meurtrier était forcément

l'un des deux derniers. -Bravo.

-J'ai pas le droit de me planter : 24 heures, pas une de plus.

Grincement.

-Que fais-tu, ma puce ?

-Tu crois que ton père et moi... -OK, laissez tomber !

-C'est bon, je m'en occupe.

-Tu restes avec elle jusqu'à ce que je rentre.

-Tu t'arrêtes jamais... -J'ai pas le choix.

-Fais pas la tête. Ma puce...

Tous les enfants de divorcés rêvent de revoir leurs parents ensemble.

-Mais c'est pas un rêve : vous en crevez d'envie tous les 2.

-Tu délires...

On arrive déjà à travailler ensemble, c'est pas si mal.

-Tout le monde fait semblant. Y a que moi qui vois la vérité.

En plus, je passe pour une conne. -Non, tu passes pas pour une conne.

C'est juste que...

On arrête d'en parler ?

On s'est séparés y a 10 ans, on va pas se remettre ensemble.

-Et pourquoi pas ? -Parce que. Ca arrivera pas.

-Comment tu peux en être sûr ? -Comment tu peux être aussi têtue ?

-Tu vois vraiment pas d'où ça vient ?

-Ma puce...

-Mon papa...

-Il a quitté Royan sans rien emporter avec lui.

Ni souvenirs ni photos, rien du passé. C'est bizarre.

Il a de la famille là-bas ? -Non.

Son usine marchait très bien, mais il avait une sale réputation.

-Qu'est-ce qu'on lui reprochait ?

-Heures sup à gogo, jamais de pauses...

Tout pour la rentabilité. -Ces bungalows rapportaient rien,

il faisait crédit à tout le monde. Il a changé du tout au tout.

-L'usine a brûlé un dimanche.

Sa secrétaire aurait jamais dû être là.

-Le passé et le présent sont liés. -J'ai trouvé autre chose.

-C'est quoi ? -La comptabilité du lodge.

Y a des annotations... Il épluchait sa propre compta.

-Compta faite par son ami Clovis.

Ce serait qu'une histoire de gros sous.

-M. Renaud, votre garde à vue est prolongée de 24 heures.

Vous avez le droit de faire prévenir votre entourage,

d'être assisté d'un avocat et de consulter un médecin. Signez.

Allez... On reprend tout depuis le début.

-Encore ? -Oui, M. Renaud.

Un homme a été tué à bord du bateau dont vous étiez le capitaine.

-Et qu'y puis-je ? S'il s'est jeté à l'eau, c'est pas ma faute.

Si on l'a poussé, encore moins.

-Alors...

Vous avez laissé la barre à M. Lebovich

autour de 19h et vous êtes resté sur le pont à boire l'apéro.

Vous êtes descendu pour chercher une bouteille de vin,

or, d'après M. Clovis Bauchaud,

ça vous a pris un certain temps pour trouver un tire-bouchon...

-Et lui, il vous a dit

qu'il est descendu longtemps, lui aussi,

et qu'après ça, on n'a jamais revu Nicolas ?

-Non.

-Je vais vous dire un truc...

Nicolas m'avait parlé, à propos de Clovis.

Il en avait marre de lui faire crédit.

Dans la compta de l'hôtel, Clovis avait fait des conneries.

-Oui, on sait. -Nicolas avait repris la compta.

Il était très énervé. Il me l'a dit.

Il a réalisé que l'autre lui piquait du blé.

Ils se sont engueulés. Ca a dû dégénérer.

*-Fatigué de votre compta foireuse,

*Nicolas a tout repris à zéro.

Là, il réalise que vous lui piquez du pognon. Ca le rend furieux.

-Il m'a reproché mes conneries. J'allais pas le tuer pour ça...

-Sauf s'il allait en parler à votre femme. Là, vous auriez disjoncté.

Vous lui dites pas grand-chose, à votre femme.

Elle sait que vous vendez la maison ?

-Jamais j'aurais fait de mal à Nicolas. Il m'a tendu la main.

Ma femme doit rien savoir.

Si elle part avec mes filles, je pourrai pas le supporter.

Je veux pas perdre ma famille.

C'est le skippeur. J'en suis sûr.

Quand il est allé chercher le rosé, il est resté trop longtemps.

-Alors...

Lebovich est à la barre.

Vas-y. -Voilà.

-Cap sur la côte. Sofia arrive...

Elle dit que Maubert se repose dans sa cabine.

Et elle se met là-bas.

Dans le coin.

-Je fais les deux ? -Oui.

Elle reste prostrée.

Prostrée.

Plus. Voilà... Pendant ce temps-là, Clovis est sur le pont

avec Gabriel.

-Capitaine ?

Donc ! Gabriel descend chercher du rosé.

Ca dure 5mn selon lui, 15mn selon Clovis.

-Gabriel remonte. Clovis descend. Il prétend être allé aux toilettes

et que ça a duré 5mn. -15mn, selon Gabriel.

-Lequel des deux ment ?

-Eh ben... -Réfléchis.

C'est clair ! -C'est clair ?

-Ca peut pas être Clovis, car il est descendu en dernier.

-Je suis largué.

-Je suis Clovis, tu es Gabriel. On prend l'apéro.

Maubert est en bas, assommé. Il pisse le sang.

Si je descends chercher une bouteille de rosé...

Je tombe sur Maubert.

Même s'il est revenu à lui, y a du sang sur son visage et par terre.

-Clovis n'a rien vu parce que Gabriel a fait le ménage.

-Voilà ! Dis donc... Viens.

-Il a raison.

Ca m'énerve, quand il a raison... Bon... T'as raison !

Bauchaud dit la vérité. Le skippeur ment.

-Le proc va pas aimer.

-Il va même me rire au nez

et faire valoir que tout repose sur le témoignage de gens suspects.

-Le serpent se mord la queue. -Il nous reste 12h.

Je le relâche à 10h du matin. Les demandes d'info sur lui

n'auront jamais abouti. -Il va nous filer entre les doigts.

-Il faut trouver son lien avec le passé de Maubert.

-Je fonce à Royan voir la famille de la femme morte dans l'incendie.

-Prends Camille avec toi.

-Léa, c'est Franck.

On n'a pas eu l'occasion de se voir beaucoup ces derniers temps.

Je me demandais si vous aviez réfléchi à ma proposition.

Vous savez, de... pour ce verre qu'on pourrait aller boire.

-Franck, je crois pas que ce soit une bonne idée.

Voilà, on va faire comme ça. Allez, bonne soirée.

-Pourquoi tu refuses ? -Pardon ?

-Va boire un verre avec lui.

Ca t'engage à rien. -Oui, mais non.

Mélanger boulot et vie privée, c'est toujours compliqué.

-Bosser avec son ex, c'est mieux ? -Vous allez bien, ta soeur et toi ?

Elle m'organise un dîner avec ton père,

tu veux que je voie le légiste... -Un parent d'élève te drague ?

Tu veux pas tout mélanger. Un voisin craque sur toi ?

Surtout pas : c'est un voisin.

Par contre, aller bosser avec ton ex ?

Tu fonces ! -Ca suffit, Thomas.

-10 ans que t'es plus avec papa, et tu nous présentes jamais personne !

-Non... Aucun ne méritait que je vous le présente.

-Alice a raison, t'as jamais pu oublier papa.

-Pas du tout !

Mais alors pas du tout...

Ils m'énervent tous !

-Gendarmerie nationale. On souhaite vous parler de votre fille Fanny.

-Que voulez-vous savoir ?

-On a 2 ou 3 questions.

-Si vous voulez boire quelque chose,

c'est là-bas. -Non, merci.

On est venus vous parler du procès de Laurier.

-Il aurait jamais dû être acquitté. Ma petite fille...

Ce salaud la faisait trimer même le week-end.

Pour pas un rond. Il a même pas été capable

de la sauver des flammes. J'aurais dû le tuer moi-même.

C'est trop tard.

-On l'a assassiné.

-Il a eu ce qu'il méritait. Je peux m'en aller tranquillement.

-Laurier avait pas mal changé, après l'incendie.

-Où étiez-vous, lundi soir ? -A la maison, comme tous les jours.

Je fais ma chimio ici. Je peux à peine bouger depuis 6 mois.

-On a besoin des noms de tous ceux qui fréquentaient Fanny.

-Camille, viens voir.

M. Champier, c'est qui, à côté de Fanny ?

-Gabriel, mon fils.

-Fanny n'était pas fille unique ? -On n'a pas réussi

à avoir de 2e enfant. Alors, on a fait famille d'accueil.

Gabriel est resté ici de 10 à 18 ans.

Il était comme mon fils.

-Décroche, Léa...

*-Léa Soler, laissez un message. -Merde...

-Gabriel Renaud, c'est la fin de votre garde à vue. Vous êtes libre.

-Bonjour. -Commandant.

Marchal cherche à vous joindre. Téléphone.

-Paul ?

*-C'est le skippeur ! -M. Renaud, s'il vous plaît.

Arrêtez-le !

-Laissez-moi sortir ! -Ne faites pas ça, Gabriel.

-Bougez pas. J'ai rien à perdre ! -Ne m'obligez pas à tirer.

-Bougez pas ! -Lâchez votre arme.

Lâchez votre arme !

Téléphone.

-Valérie, c'est moi.

-Gabriel Renaud a pris un otage. -Mets le haut-parleur.

*-Gabriel, c'est papa.

Fais pas de conneries. On a déjà perdu ta soeur, ça suffit.

-Foutez-lui la paix !

-Lâchez votre arme. Ne m'obligez pas à tirer.

Allez, c'est fini.

Doucement...

Voilà, c'est bien. Doucement.

Embarquez-le.

Ca va ?

-Oui, merci.

-J'étais par monts et par vaux, mais j'appelais Fanny chaque jour,

par téléphone ou par Internet.

Elle connaissait toute ma vie. Elle me racontait tout.

Quand elle est morte, je suis rentré à Royan pour les obsèques.

Et je suis reparti le plus loin possible.

J'ai essayé d'oublier.

J'appelais souvent mes parents. J'étais si heureux, avec eux.

-La maladie de votre père vous a poussé à passer à l'acte ?

-Non. Ca m'a poussé à revenir plus souvent le voir.

-Comment vous avez trouvé Maubert ? -Le hasard.

Je cherchais du boulot dans la navigation de plaisance.

Je suis tombé sur son annonce. Y avait une photo de lui.

Il avait changé de nom, mais je l'ai tout de suite reconnu.

Il était là, tout sourire, comme si de rien n'était, au soleil.

Ca m'a rendu fou.

J'ai été embauché. Il pouvait pas s'en tirer comme ça.

-Pourquoi vous avez attendu ce soir-là ?

-Je sais pas.

Peut-être que j'ai pas eu le cran de lui dire avant ?

-Vous étiez tous les deux dans la cabine. Que s'est-il passé ?

-Il était blessé à l'arcade.

Il était tombé à cause de cette fille. Y avait du sang partout.

Je l'ai aidé à nettoyer.

Puis je me suis dit que c'était le bon moment.

Alors, j'ai commencé à lui parler de Fanny.

Il a tout de suite compris.

Il m'a juré qu'il s'était jamais remis de sa mort.

-Je crois qu'il était sincère. -Non.

Vous savez ce qu'il a osé me dire ?

Que c'était de sa faute, à ma soeur...

Elle avait voulu récupérer son sac dans son bureau.

Sinon, elle serait pas morte.

Vous vous rendez compte ?

Alors, je l'ai attrapé.

Et j'ai serré.

Pour Fanny.

Pour mon père.

...

Sous-titrage MFP.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.