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Original subtitles

...

-Ooooh !

...

-Ton frère a pas faim ? -Non.

Tu connais la perte de poids

en cas de rupture sentimentale ?

-Il s'est fait larguer ?

-2 kilos et demi !

-Ah bon ? -C'est le meilleur régime.

-Comment tu sais qu'il s'est fait larguer ?

-Il laisse son portable

un peu trop traîner.

-"Une de perdue..."

-Maman flippe

pour un rien. -Et alors ?

-Elle va envoyer son petit Thomas

direct chez le psy.

-Il s'en remettra.

Ca va ? Bien dormi ?

Hein ?...

-Le psy, ce serait pas mal.

-Ouais...

-Bonjour. -Bonjour.

Camille. -Commandant...

-Elle a été poignardée. Etat stable,

mais critique.

On y va ! -On a quoi sur elle ?

-Elise Frémont, un enfant, prof de français au lycée

Gustave Eiffel.

-Où vont mes enfants. Des témoins ? -Non. La femme

a trouvé la voiture déjà garée.

-OK, très bien.

...

-L'agresseur a dû la braquer, elle s'est défendue,

il l'a poignardée.

-Non. Le voleur aurait pris le sac à main

et laissé cette voiture ? Ca tient pas.

-On se débarrasse pas d'une voiture volée comme d'un sac à main,

non ?

Ca s'appelle un vent.

-Elle était inconsciente en arrivant ici.

-A cause du sang perdu ?

-Non. Pas de traces de lutte. -Ce n'est pas la scène

de crime ? -Vérifiez

les caméras de surveillance dans le secteur.

Moi, je vais

à l'hôpital.

-Et Paul ?

-Paul ? Marchal ? Je sais pas.

-Le proc et son fils t'attendent.

-Occupe-t'en, c'est un vol de scooter.

-Négatif. Ordre de la patronne. -Sérieux ?

Bon...

M. le procureur...

Qu'y a-t-il ? -Mon fils s'est fait attaquer

et voler

son scooter hier soir. -Vous voudriez que je le retrouve ?

-Dans la mesure du possible,

mais je travaille sur une bande organisée

et je me demande... -Si les 2 ne sont pas liés.

-Ce n'est pas

un abus

de pouvoir. -Même chose pour mon fils.

Ils étaient 3, c'est ça ?

-C'est ça. -L'un d'eux était grand, il portait

des cheveux longs ?... Et un très gros, avec un crâne

rasé ? -Très courts.

-Et un tout petit,

avec des grosses clés, et qui courait partout !

Pour toucher l'assurance, tu aurais dû

y mettre le feu. Ton histoire tient pas la route.

-C'est pas vrai ? Tu m'as menti ?

-Mais, papa...

-Désolé, capitaine. Je compte

sur votre discrétion.

-Oui. Ne soyez pas trop dur avec lui.

-Thomas, y a contrôle de physique.

-Que fais-tu là ?

-Le commandant Soler a besoin de moi.

-De toi ? -Je dois évaluer votre victime.

Elle t'a rien dit ?

Vous communiquez bien, dis donc !

-Elle complique tout. -Toi, tu n'y es pour rien ?

C'est pas ce qui se dit. -Qu'est-ce qui se dit ?

-Vous êtes divorcés depuis 10 ans ?

J'aurais du mal

à l'oublier : elle est intelligente, percutante, sexy.

-Ha ha ha ! J'y crois pas. T'as craqué,

toi. -Non.

Aucun inconvénient à ce que je l'invite à dîner ?

-Non. -Cool.

-Allez... Bon courage.

-C'est Elise Frémont ?

-Elle était

dans le coffre de sa voiture.

-Un scooter volé.

Demain, un chien écrasé. Que des affaires sensibles !

-Le fils du procureur, c'était délicat.

Et vous êtes le plus haut gradé après moi, capitaine.

-J'espère que tu parleras en bien de moi dans ma demande de mutation.

-De quoi tu parles ? -Il y a un poste à Marseille.

-Et les enfants, ils vont accepter ?

-Où est ma femme ? -Calmez-vous.

-Elle va

s'en sortir ? -Les médecins vont venir vous voir.

-Je dois aller

chercher ma fille.

-Quelle école ? -Lamoricière.

-Je m'en occupe.

-Venez, on va discuter.

Attention, c'est chaud.

Qui a pu faire ça ?

-C'est un vol

qui a mal tourné... -Non.

Vous n'étiez pas chez vous hier soir ni ce matin ?

-Je suis visiteur médical, sur un secteur étendu.

-Je peux vous parler ?

-Je reviens.

-C'est un miracle

qu'elle soit en vie. Elle a été poignardée plusieurs fois

à l'abdomen, elle a un poumon perforé.

-Avec quelle arme ?

-Petite lame, genre couteau de cuisine.

-L'heure de l'agression ?

-12 h, vu tout le sang perdu.

-Hier soir, donc. Et merde, la petite...

-Lola n'est pas à l'école.

-OK. Je m'en charge.

Elise n'a pas déposé sa fille ce matin à l'école.

Elle n'a que 10 ans. -Elle était là durant l'agression ?

-J'espère pas. On va vérifier qu'elle ne l'a confiée à personne.

-Elle s'appelle comment ? -Lola Frémont.

-Sa fille

a disparu... -C'est forcément lié.

Je retourne à la brigade et toi... -Je file

chez la victime. -Marchal !

Les clés

de M. Frémont.

...

-Lola ?...

Lola ?...

Lola ?...

...

Pas de Lola,

*mais on a la scène de crime. Je continue mes recherches.

-OK. Essaie de trouver quelqu'un qui aurait vu quelque chose.

-Oui.

*-Allô ?...

Tu m'entends ? -Je te rappelle.

-Qu'il m'énerve...

Lola reste

introuvable.

-"Alerte enlèvement" ? -Non. L'enlèvement

n'est pas encore avéré... -Il faut pouvoir localiser l'enfant

ou le suspect et la victime doit être mineure.

-C'est ça.

Elise Frémont

a été poignardée avec rage, son agresseur devait la connaître.

-Et l'enfant ?

-Peut-être un drame familial. Son mari ?

-A l'accueil. -Allez me le chercher.

Il faut retrouver cette gamine.

Il frappe.

-Voici un tout nouveau modèle,

il est magnifique. Il y a un peu de dentelle

au niveau du décolleté...

Ca le met en valeur, c'est très joli... Ah, pas de maris

pendant nos réunions !

-Je connais

personne ici. -J'hallucine ! J'appelle la police.

-Vous voyez

vos voisins. -Et ?

-J'enquête sur la tentative de meurtre

contre Elise Frémont. -Elise ?

-Oui.

Et sur la disparition de sa fille, Lola.

-Vous avez des nouvelles de Lola ? -Pas encore. Avec votre femme,

vous vous entendez bien ? -Bien sûr. Quelle question !

-Ni amant ni maîtresse ? -Elise et moi, on s'aime.

On me soupçonne ?

-Je fais mon travail, je vérifie tout.

Votre fille a disparu, chaque seconde est déterminante.

-Allez-y. Que voulez-vous savoir ?

-Votre femme a été agressée chez vous.

Vous étiez à l'hôtel... -Je suis sans cesse sur la route.

Ca fait peut-être de moi un mauvais père, mais pas un assassin.

-Personne n'a dit ça. Qui aurait pu vouloir

commettre tout ça ?

-Je l'ignore. Elise n'a pas d'ennemis. Vous savez, on mène

une vie tranquille. -Elle ne semblait pas stressée ?

Elle ne vous a parlé de personne ?

-Non. Je n'y comprends rien.

-Elle est partie à minuit. -Vous étiez où ?

-Dans ma chambre. Elle allait

rejoindre David. -En pleine nuit ?

-Ils ont une vie spéciale. -C'est-à-dire ?

-N'oubliez aucun détail. Et Lola, rien d'inhabituel, même à l'école ?

-Non, rien du tout.

-Votre dernier contact ? -Hier, vers 20 h. Elle attendait

la baby-sitter.

-Elle devait donc sortir. Pour aller où ?

-Elle m'a rien dit. Elle adore aller au ciné toute seule.

-Le nom de la baby-sitter ? -Je sais pas, c'est une étudiante,

je l'ai jamais vue.

-Et vous avez parlé à Lola ? -Oui. Toutes les 2 allaient bien.

-Disons qu'Elise et David

savent improviser. Elle, elle n'a pas à se plaindre de la routine.

-C'est-à-dire ?

-David travaille beaucoup.

Quand il est là, ils en profitent. Ils adorent partir en week-end.

-Avez-vous remarqué quelque chose d'anormal ?

-D'anormal ?...

Si vous saviez... Tout le quartier regorge d'histoires anormales.

Celle qui fait le mannequin,

son mari couche avec la brune.

Et la dernière nous dit que son mari est directeur commercial,

alors qu'il est au chômage.

-Vous, vous adorez dire du mal

des autres. -Pas du tout.

-Ben si.

-Elise et David s'adorent, j'ai rien d'autre à dire sur eux.

-Oui ?

-David Frémont était bien dans cet hôtel.

C'est pas lui.

-Mais il y a trop de choses qu'il ignore sur sa femme.

-Il aurait pu payer quelqu'un pour la tuer ?

-On peut l'envisager. -J'épluche ses comptes.

-Autre chose ?

-La baby-sitter est là.

-Occupez-vous-en.

-OK. -Camille ! Des nouvelles

de Marchal ? -Aucune.

-Aucune...

-Ah, t'es là... Hé, je te parle.

-J'ai du mal à gérer les affaires avec les gamins, c'est glauque.

-Ressaisis-toi, il va falloir être au taquet.

-Arrête de me donner des leçons, on dirait Soler !

-Pas du tout. -Tu joues à la bonne élève

qui veut plaire à la nouvelle chef. -Je connais les procédures

et ça, ça te fait chier. Ca fait pas trop maîtresse

si j'ose te demander d'entrer ?

-Elle va s'en sortir ?

-On l'ignore. -Elise, vous la connaissez bien ?

-Non. Je garde sa fille Lola de temps en temps.

-Elle vous a prévenue quand ? -Hier matin pour hier soir.

-Et vous savez où elle allait ? -Ben non, ça ne me regarde pas.

-Heure d'arrivée ?

-20 h. -Jusqu'à ?

-Vers 22 h. Mme Frémont est rentrée, elle m'a donné 30 euros

et je suis repartie. -Vous n'avez rien remarqué ?

-Un coup de téléphone l'a énervée.

-C'était son mari ? -Non, je crois pas.

Un homme jeune qui voulait être sûr qu'elle soit au rendez-vous...

Ca, ça l'a préoccupée.

-En fait, ça ne va jamais.

-Me raccroche pas au nez. -Ca, jamais.

-Elise devait voir un jeune homme. -Et elle était très nerveuse.

-Un amant ? -Elle était

préoccupée. -Dernier numéro appelé

inconnu. -On lance une commission rogatoire.

-Ce sera long. -Oui.

-Je sais comment gagner du temps.

Le procureur me doit un petit service.

-L'affaire du scooter...

*-Anna ! Laissez-moi un message.

-Celui qui a appelé Elise, c'est Anthony Cassarro, un de ses élèves.

-"Cassarro" avec un "c" ? -Oui. Ils se sont appelés 10 fois

en un mois.

-Anthony a un CV chez nous : vol avec violence, dégradations,

trafic de stupéfiants. -Logez-le au plus vite.

-C'est possible qu'ils aient couché ensemble.

-Un prof avec son élève dans le lycée

de mes enfants... -"Nos" enfants.

-Ca change pas le problème. C'est comme si je te disais :

Thomas est avec sa prof d'anglais. -Ha ha ! Avec sa prof d'anglais ?

Je me l'imagine pas du tout. Peut-être un crime passionnel :

ils ont eu une liaison, Anthony est jeune et intelligent.

Elise sait cet amour interdit, elle veut rompre.

Elle part le rejoindre sur le lieu de l'agression et elle le quitte.

Fou de rage, il retourne chez elle et il la poignarde.

-Ca se tient.

-M. et Mme Marchal, bonjour !

Il suffisait de signaler dans son carnet

que Thomas était malade. -Il n'est pas en cours ?

-Non. -Il est parti avec sa soeur.

-Sinon, que se passe-t-il ?

-Elise Frémont a été

agressée et sa fille a disparu. -Oh non. On l'aime beaucoup ici.

-Anthony Cassarro...

-Il a été renvoyé 10 jours pour agression sur un surveillant.

-Merci, monsieur. -Merci.

-Allez, décroche...

*-C'est Thomas, laissez-moi un message.

-C'est maman. Rappelle-moi,

je suis inquiète. Je te fais des bisous.

Que s'est-il passé hier soir ? -Rien.

-Rien ? Mais ton fils a décidé de fuguer.

-C'est aussi ton fils

et il doit glander, tranquille avec des potes. Arrête de paniquer.

-T'es incapable de t'en occuper. Dès que c'est sérieux,

y a plus personne.

-Anna l'a largué, tout ça à cause de la distance.

Qui a déménagé ici

sans rien demander à personne ?

-Paul ! -Quoi ?

-Passe chez nous... Chez moi. Thomas est peut-être là-bas.

-Ne t'inquiète pas.

-Thomas me fait payer

le déménagement. Mais il n'a que 16 ans...

-Je passe chez moi aussi,

on sait jamais. -Merci.

-Et je vais retourner

chez Mme Lambert.

-Alors, Anthony Cassarro ? -Il s'est fait virer du lycée.

Elise Frémont a reçu pas mal d'appels anonymes

et de SMS de menaces : "Salope, tu vas pas t'en tirer comme ça.

"Tu vas bientôt payer". -C'est pas du Baudelaire.

Et la source ? -C'est une carte prépayée.

-Ca dure depuis des semaines et son mari n'en a pas parlé.

-Ca ressemble à du harcèlement.

-Retrouvez Cassarro. Merci, Camille.

-Thomas ?...

Thomas ?

Thomas ?

On sonne.

-Salut ! -Ah, c'est toi...

-Ah ben, dis donc ! Ca a pas l'air d'aller.

Ca me rappelle quand j'ai perdu ton album collector de Queen en 84.

-Merci. -Bon !

Des nouvelles de Thomas ? -Non, que dalle. Léa a raison :

je suis qu'un papa pour les vacances.

-Paul ! Le manuel du parfait papa n'existe pas.

On peut disserter

sur ça, mais il y a mieux à faire, non ?

-T'as raison. -J'ai toujours raison.

-Une fillette de 10 ans est introuvable depuis hier soir.

-J'ai compris. Compte sur moi, je vais retrouver mon neveu.

-Merci.

-Anthony Cassarro ?

-Vous êtes qui, vous ?

Comment vous connaissez mon nom ? -Gendarmerie nationale.

-Oui ? -Elise Frémont ?

-Je la connais.

-On l'a retrouvée poignardée dans son coffre.

-Il a fini par l'avoir ? -Qui ça ?

-Le mec qui la harcelait ! -C'est ce qu'elle t'a dit ?

-Elle m'a demandé un flingue. -Tu lui as donné ?

-J'suis pas Scarface ! Je lui ai trouvé un taser.

-Vous lui avez donné hier soir ? -Oui.

Elle m'a payé et j'ai rejoint mes potes au "Metropolis",

jusqu'à 6 h du matin.

-Alors ?

-Cassarro était en boîte de nuit.

Sur les caméras de surveillance,

il repart à 6 h 48.

-Lola a disparu depuis 18 h.

-Retrouvons celui qui harcelait Elise Frémont.

Et la carte prépayée ? -Elle a été achetée

dans le quartier Figuerolles. -Allez y faire un tour.

Le mari m'a pas parlé du harcèlement.

-S'il l'ignorait ? -C'est pas normal.

-Vous avez retrouvé Lola ? -8 fois sur 10,

la victime d'un meurtre connaissait son assassin.

Asseyez-vous,

M. Frémont.

Au cours de ces derniers mois,

Elise a reçu ces SMS.

Paniquée, elle a acheté une arme sous le manteau

avant son agression. -Elle ne m'a rien dit.

-Etes-vous l'auteur des menaces ? -Pas du tout.

-Elise avait-elle peur de vous ? -Vous délirez complètement.

Ca suffit ! Dorénavant, adressez-vous à mon avocat.

-Soler pense que Frémont

nous ment. Elle veut tout savoir sur ce type.

-Il aurait pu enlever sa fille ? -C'est déjà arrivé plusieurs fois.

La patronne

a de bonnes intuitions. -Je fais plus confiance à Marchal.

Qu'elle fasse ses preuves ! -Creusons et on verra bien.

Téléphone.

-Si je te dis "soutien-gorge, arsenic

"et vieilles dentelles" ?...

Ha ha ! OK.

-Que faites-vous là ?

-Un quartier tranquille, des gens qui s'adorent et vous qui proférez

des menaces...

-Et Thomas ? -Il ne fallait pas quitter Lyon.

-Tu n'en sais rien. -C'est très dur, la distance,

quand on aime quelqu'un.

Pourquoi t'as déménagé ?

Léa...

-Tu commences ou je commence ?

-Je l'ai cernée :

je suis sûr de pouvoir la faire craquer.

-Parfait ! T'es filmé, je t'ai à l'oeil.

-Je peux emmener

Camille ?

-Ca me rassure.

-Là, c'est votre nom. Votre carte bleue a servi

à acheter le téléphone pour harceler Elise Frémont.

-Quelqu'un a usurpé mon identité. -Une cliente mécontente ?

-Peut-être. -Ma mère n'a jamais travaillé.

Elle s'ennuyait et pire que tout,

elle dépendait de mon père pour tout.

Il lui donnait un peu d'argent,

comme à une fillette. Et si elle dépensait trop, il l'engueulait.

-Quel rapport ?

-Votre mari gagne bien sa vie.

-Moi, je fais de la vente

à domicile. Où est le problème ?

-Si ma mère avait connu ça... Le Tupperware démarrait à peine.

Là, c'est de la petite culotte

et du sex-toy.

Si elle voyait ça...

-Elise était une cliente ?

-Non, elle perdait pas son temps

avec des "Desperate Housewives".

Une prof agrégée !

Une femme indépendante face à une mère au foyer qui s'ennuie...

Vous aviez l'impression de ne pas faire le poids, non ?

-Elle faisait que me jeter son bonheur à la figure.

Son job génial, sa fille et son mari sublimes !

Elle partait au boulot, alors que moi...

-Alors que vous ! On doit se sentir prisonnière. On a honte,

mais on doit

faire semblant tous les jours. -Exactement.

J'ai cru qu'Elise pourrait m'aider...

-A quoi ?

A vous libérer ? -Je voulais reprendre mes études.

Vous savez ce qu'elle a fait ?

Elle m'a acheté des sous-vêtements

en pensant que j'avais besoin d'argent.

Je lui ai ouvert mon coeur et elle en a parlé à tout le monde.

-Et vous avez tenté de la tuer. -Non.

Jamais...

Moi, je voulais juste lui pourrir la vie, c'est tout.

La pauvre fille qui vend de la lingerie...

Les textos, c'est moi. J'ai rayé sa voiture et piqué son courrier.

Mais jamais

je n'aurais essayé de la tuer et de m'en prendre à Lola.

C'est la vérité.

Demandez plutôt à son mari s'il savait qu'elle voulait divorcer.

J'ai volé une lettre de son avocat,

elle est chez moi.

-Sa femme veut divorcer,

il ne supporte pas

de perdre sa petite famille et son équilibre. Il devient fou

et il essaie de la tuer. -Il était à l'hôtel, à 120 km.

-Il a pu faire un aller-retour. -J'ai étudié ses déplacements.

Il se rend souvent

chez Marie Laroche, à Carnon. *Bip sonore.

-Et c'est qui ?

Qu'y a-t-il ?

-Le bornage de son téléphone : il y est actuellement.

-C'est parti !

Marie Laroche ?

-Oui ? -Commandant Soler.

-C'est pour quoi ? -Connaissez-vous

un certain David Frémont ? -C'est mon conjoint.

-Je vais

tout expliquer. -Embarquez-le et fouillez tout !

-David,

qu'y a-t-il ?

Pourquoi vous l'emmenez ? -Je vais vous expliquer.

Il n'y a personne d'autre dans la maison ?

-Vous me faites peur, là. -Nous soupçonnons votre mari

d'être en lien avec une agression au couteau

et la disparition de sa fille

âgée de 10 ans.

-Je... C'est pas possible.

Il a quoi à voir là-dedans ? -Il semble avoir une double vie

depuis plusieurs années.

-Comment il a pu me mentir pendant tout ce temps ? Impossible.

-Aucune trace de Lola !

-Où est votre fille ? -C'est pas moi.

-Vous mentez si bien

depuis tant d'années ! Elise voulait divorcer, vous n'auriez

jamais revu votre fille... -Comment ça, divorcer ?

-Vous l'ignoriez ? -Oui.

-Vous mentez. Où est Lola ?! -J'en sais rien !

-Il est temps d'assumer. Votre femme est entre la vie et la mort.

Elle a besoin de Lola. -Je vous en supplie, croyez-moi.

Je mens à tout le monde,

mais je n'ai rien fait ni à Elise ni à Lola.

Retrouvez-la. -Pourquoi avoir caché la vérité ?

Votre fille est en danger. -J'ai paniqué. Je ne savais plus

quoi faire. -Personne ne sait rien de tout ça ?

-Non. Depuis des années, ma vie,

c'est tout contrôler, tout maîtriser, tout calculer.

-Sans jamais aucun faux pas ? -Je les aime,

vous comprenez ? Non, vous ne pouvez pas

comprendre. Quand j'ai rencontré Elise, je suis tombé fou amoureux

d'elle. C'était incontrôlable. On n'était pas mariés avec Marie.

Quand Elise est tombée enceinte, je l'ai épousée.

-Des enfants avec Marie ?

-Une autre fille.

-Mais pourquoi vous n'avez pas

quitté Marie ? -Parce que je l'aime aussi.

J'ai grandi avec ma mère quand mes parents ont divorcé.

Elle pleurait sans cesse.

-Mais c'est si difficile de faire des choix ?

-Merci.

Tenez. -Merci.

Il va comment ?

-Vous vous en souciez malgré tout ?

-On ne juge pas les gens

qu'on aime. -Vous étiez où hier soir ?

-Vous ne soupçonnez pas David ?

-Vous auriez pu découvrir la vérité

et ne plus vouloir partager David. -J'ignorais tout

jusqu'à son arrestation. J'ai rien fait à cette petite Lola.

J'étais chez moi, seule,

hier soir. -OK. Qui de vous 2 ment ?

Marie Laroche, il est 19 h 08, vous êtes en garde à vue.

S'il vous plaît.

-Madame, s'il vous plaît.

-Y a quelque chose pour moi ? -Commandant !

Elise Frémont avait découvert la double vie de son mari,

elle avait rencontré Marie Laroche. -En garde à vue !

-C'est fait. On l'interroge.

Message du capitaine : "Thomas est avec Magali et tout va bien".

-Yes !

...

-Ca arrive à tout le monde de se faire plaquer.

Moi, mon 1er amoureux m'a plaquée

sans préavis, avec ma meilleure copine. Ca a pas été facile.

La bonne nouvelle, c'est qu'on s'en remet.

-Je crois pas. -C'est tout frais,

c'est normal. -Non, je le sais.

Papa ne l'a jamais dit, mais il ne s'est pas remis

de sa séparation. Il n'a jamais tenté une autre histoire d'amour.

-Mais c'est avec ta mère qu'il a eu les plus beaux enfants du monde !

Elle aussi est super inquiète.

-Mais non, elle en a rien à foutre.

Elle nous a même pas demandé si ça nous faisait chier de déménager.

-Ta mère est peut-être une tête de mule, mais j'en connais un

qui est super content de votre retour. Ton père est ravi

que vous soyez auprès de lui. Et moi aussi, d'ailleurs.

-Elise est venue me voir. On aurait pu continuer comme ça, les enfants

n'auraient pas souffert. -C'est ce qu'elle voulait ?

-Bien sûr que non. Elle m'a dit qu'elle voulait tout révéler,

j'en ai vomi. Vous ignorez ce que c'est...

-De savoir qu'on perd l'être aimé ? Si...

Qu'avez-vous fait de Lola ? -Je ne leur ai rien fait.

On frappe.

-Il faut qu'on parle.

On a trouvé la photo

de la fille qu'elle a eue avec David Frémont.

-C'est la baby-sitter d'Elise.

-Marie, vous n'êtes pas coupable. Votre fille était chez Elise hier.

-Lucie ? -Elle s'est fait engager

comme baby-sitter pour garder Lola.

-Mais non...

Vous voulez me faire craquer en mêlant ma fille à tout ça.

Je ne parle plus qu'en présence de mon avocat.

-Marie, Lucie va mal. Elle se sent seule et trahie, elle est perdue,

mais il n'est pas trop tard pour réparer.

-C'est moi.

J'ai agressé Elise et j'ai kidnappé Lola.

-Vous essayez de la protéger. Elise est en vie.

S'il n'arrive rien à Lola, la peine de votre fille sera allégée.

-Arrêtez... -Où a-t-elle pu

se réfugier avec Lola ?

Elle a besoin de vous.

-Mes parents ont une maison à la campagne,

Lucie adore cet endroit. -Merci.

-Salut, Lola.

-Bonjour.

-Je m'appelle Erwan, je te ramène auprès de ta maman.

-Et Lucie ? -Elle va bien.

Ta maman t'attend impatiemment. -Super !

-Allez, viens.

-Lola va bien.

-Et ma fille ? -Elle va bien aussi.

Le commandant Soler

va interroger Lola. Toi, tu vas te charger de Lucie.

-OK.

-Que va-t-il arriver à ma fille ?

Sa vie est fichue. Elle ne supportera pas la prison.

-Soyez forte. Quand Lucie sortira de prison, elle sera encore jeune.

Je vais prendre soin d'elle, ne vous inquiétez pas.

-C'est pas de ma faute.

-Raconte-moi. -Que je vous raconte quoi ?

Que mon père est un connard ?

Cette femme m'a volé mon père. -Elise ignorait qu'il était marié.

Elle venait de l'apprendre aussi. Comme vous tous,

elle a été victime des mensonges de ton père.

-Je croyais qu'il avait juste une maîtresse.

Il avait une autre famille dans une autre maison !

Ma mère l'aime tellement, elle aurait jamais supporté ça...

-Ta mère n'est pas aussi fragile

que tu l'imagines.

-Je voulais pas que ça se passe comme ça...

Je voulais juste lui demander

de partir de notre vie, mais quand elle a su qui j'étais,

elle est devenue méchante, je n'ai pas supporté ça...

J'ai pas fait de mal à Lola, elle est gentille.

Elle est pure. Vous l'avez vue ?

-Oui. -Elle est jolie, hein ?

Elle a les yeux de mon papa.

J'suis désolée.

-Ca va aller.

-C'est vrai que Soler et Marchal

ont été mariés ?

-Comment te dire ?... -C'est vrai. Ils ont eu 2 enfants.

-Imagine le nombre de blagues bien lourdes qu'on aurait pu faire.

-Tu peux toujours les faire. -Marchal espérait quoi ?

Qu'on ne soit jamais au courant ? -Regarde Frémont.

Il suffit d'être organisé. -C'est bien les mecs, ça.

Je sais pas comment vous gérez ça sans jamais vous faire griller.

-Je te le confirme, ça rend fou.

C'est pas du tout ce que vous croyez... Hé !

Il faut que je te voie.

-Merci pour votre appel. Au revoir.

L'état d'Elise s'améliore vite.

Elle n'aura pas de séquelles. -Et Lola ?

-Confiée à sa tante.

Elle comprend mal ce qui se passe. -Tu aimerais venir manger

à la maison,

avec les enfants ?

-Ce n'est pas une bonne idée. -Ah... Ils vont être déçus.

-Un parent à plein temps passe sa vie

à les décevoir. -Il faut qu'on parle sérieusement.

-C'est le cas. -On peut pas bosser ensemble ainsi.

Si je suis muté, je pars à 300 km et on recommence comme avant.

Je n'ai plus envie. J'y perdrais trop, même si tu me tapes

sur les nerfs. -Qu'est-ce que tu proposes ?

-On cohabite et on essaie de se supporter.

-C'est-à-dire ? -Tu me laisses libre, j'enquête

comme je veux, sans t'avoir sur le dos. En échange, je vous donne

toutes mes infos,

à toi et à "Bonnie and Clyde" et je te laisse

les lauriers. -J'en ai pas vraiment besoin.

-Tu débarques ici, c'est que t'as besoin de quelque chose.

C'est quoi ?

Je sais que quelque chose ne va pas, je te connais par coeur.

-Tu me diras toujours ce que tu sais ?

-Oui, tout.

-Tu arrêteras de me contredire ?

-C'est dur.

Tu as ma parole.

-On essaie,

mais je ne te promets rien. *Bip de SMS.

"Pâtes à la ricotta, tu viens. C'est moi

"qui cuisine. Thomas."

C'est un coup monté, c'est ça ?

Oh... -Ah, tiens !

Je vous attends dans la voiture.

-J'suis désolée. -Non. C'est moi, maman.

J'ai mal agi.

-Je t'interdis de refaire ça.

Je t'aime. -Je ne suis plus un gamin !

-T'es encore mon fils.

V'là le père. -J'ai oublié mes clés.

On y va ?

...

-Tu fais quoi ?

Tu viens, maman ?

...

Sous-titrage MFP.

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