All language subtitles for Concetta Contre La Mafia (1997)

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Original subtitles

Concheta vit à Torrioni, un petit village de montagne situé dans la

province de Palerme.

Elle partage un modeste appartement avec son amie Maria, étudiante comme elle.

La vie de Concheta n'a été jusqu'alors qu'une succession de malheurs.

Son père Paolo, qui aimait la vie facile et les jolies jeunes femmes, réussit à

séduire puis à pervertir une jeune fille de la bonne société sicilienne.

Il s'en suivit un scandale qui défraya la chronique.

La mère de Concheta, fatiguée de supporter les constantes humiliations

que lui faisait subir son mari, décida de rendre la monnaie de sa pièce à Paolo

en cédant aux avances empressées d'un jeune homme qui la courtisait depuis

longtemps.

Mais leur étreinte fut de courte durée.

Paolo surprit les deux amants enlacés dans l'escalier de la maison.

Paolo fit à sa femme une horrible scène de jalousie, apparemment inconscient du

fait que c'était pour se venger de sa propre attitude qu'elle s'était conduite

ainsi.

L'explication entre les deux époux fut rude et se termina dans les cris et les

larmes.

Concheta dormait dans son landau, inconsciente de la scène qui se jouait à

côté d'elle et qui pourtant devait la marquer à vie.

La honte, l'humiliation ainsi que la fureur de son mari poussèrent la jeune

femme à commettre l'irréparable, laissant sa fille orpheline.

Oncheta, restée seule après la mort de son père, décédée à la suite d'une

longue et douloureuse maladie, fait un jour la connaissance d'un jeune homme,

Santino, qui apportera un peu de bonheur dans sa vie jusque-là bien triste.

Les jeunes gens se plaisent et tombent amoureux l'un de l'autre, si bien qu'ils

décidèrent de se marier dans les plus brefs délais.

Mais le destin est là qui veille une fois de plus.

Il va contrarier un avenir qui s'annonçait radieux pour Concheta.

Au cours d'un banal contrôle de police, les deux jeunes gens qui étaient partis

faire une promenade vont assister à l'assassinat de deux policiers.

Bien sûr, ni l'un ni l'autre n'avaient leur papier d'identité sur eux, ce qui

les rendit immédiatement suspects.

L'autre véhicule arrêté en même temps qu'eux était occupé par deux hommes à la

mine patibulaire.

Avant de prendre la fuite, les deux malfaiteurs menacèrent Concheta et

Sentino de représailles.

Les deux jeunes gens furent arrêtés par la police et inculpés du meurtre des

deux fonctionnaires.

Par crainte de se voir poursuivis par l'étoileur, ils préférèrent garder le

silence. Ils livrèrent à la police une version édulcorée de l'accident que

celle-ci ne jugea pas convaincante.

La conséquence de leur discrétion ne se fit pas attendre.

Santino fut arrêté pour faux témoignages et se retrouva en prison au milieu de

criminels de droit commun.

Concheta, quant à elle, fut autorisée à rentrer chez elle.

Ter ce qu'ils savaient du meurtre ne les avait guère avancés.

Les tueurs avaient retrouvé la trace de Concheta et la menaçaient de nouveau.

Concheta était prise au piège.

Il fallait qu'elle continue à se taire, coûte que coûte.

La prison de Torrioni, dans laquelle est incarcéré Santino, est dirigée par un

homme cruel, corrompu et sans scrupule.

Il rend la vie impossible à tous les détenus, se complaisant à les humilier

pour le simple plaisir d'exercer son pouvoir.

Avec un savant dosage de perversité et d'humour noir, il parvient à faire

régner au sein de la prison un sentiment de tension qui rend encore plus

insupportable aux prisonniers leur séjour entre ces quatre murs.

Santino assiste impuissant à ses scènes.

Même s'il n'est pas directement visé, il sent la rage monter dans son cœur.

L'avocat de Santino tente par tous les moyens de le faire sortir de prison.

Mais le juge qui s'occupe de l'affaire semble prendre un malin plaisir à faire

traîner les choses en longueur.

Et la remise en liberté de Santino apparaît comme le dernier de ses soucis.

Pendant ce temps, dans la prison, la violence et la mort règnent en maître.

Les vexations...

Et les humiliations exercées par le directeur sont continuelles.

Terrorisé par l'abreuté de cet univers carcéral, Santino commence à penser

sérieusement qu'il aurait peut-être intérêt à révéler au juge ce qu'il sait

des assassins.

Peut-être pourrait-il bénéficier de la protection de la police. Il pèse le pour

et le contre de sa dénonciation.

S'il donne des informations au juge, celui-ci le fera sûrement libérer sous

peu.

Il pourra alors retrouver Concheta.

Mais devront-ils ensuite fuir toute leur vie si les véritables assassins ne sont

pas retrouvés et mis derrière les barreaux ? Santino expose ses réflexions

à son camarade de chambre, qui tente de le dissuader de faire ses révélations.

Il vaut mieux laisser la justice suivre son cours, même s'il est tortueux,

plutôt que risquer sa vie.

Pourtant, Santino décide de parler. Mais avant, il veut mettre en garde Concheta

sur les conséquences que pourraient avoir ses révélations sur sa propre

sécurité. En fait, La solution idéale serait qu'il puisse sortir le plus vite

possible, car ainsi il pourrait la protéger.

Il la supplie de l'aider à sortir de prison.

Le seul moyen que Concheta a à sa disposition pour tenter d'aider Santino,

c'est son propre corps.

Elle s'en servira d'abord pour amadouer un gardien, puis elle sera obligée de

subir les assauts du directeur de la prison.

Pour finir, Le prêtre auquel elle est allée confier tous ses tourments abusera

d'elle et de son innocence.

Dès qu'ils apprennent par une information au sein de la prison que

Santino s'apprête à faire des révélations sur l'assassinat des deux

policiers, les tueurs décident de s'en prendre à la mère de Santino, dans l

'espoir de dissuader celui-ci de les compromettre. Ils tuent froidement la

mère de Santino.

Santino apprend en même temps la mort de sa mère et les humiliations subies par

Concheta. Sur les conseils d'un de ses co-détenus, il décide de laver dans le

sang l'honneur bafoué de Concheta.

Sous-titrage ST' 501

Mademoiselle Licata, je vous ai convoqué car je dois vous annoncer une triste

nouvelle. Quelle nouvelle ? La mère de Santino a été assassinée.

Qu'est-ce que vous dites ? C'est impossible

! Et ce n'est pas tout,

hélas.

Santino a poignardé le directeur de la prison dans le réfectoire. Le pauvre est

dans un état grave.

Cela ne simplifie pas la situation déjà bien difficile.

Cependant, j'essaierai d'obtenir une permission de son juge pour qu'il puisse

assister à l'enterrement de sa mère.

Pauvre femme, on se demande qui a bien pu faire un coup pareil.

Santino, mon Dieu, regarde ce qu'ils ont fait à ta mère. Vous croyez que c'est

son fils ? Quand est-ce que ça s'arrêtera ? Concetta, mon amour.

Ils ont tué ta mère, Santina.

À qui le tour ensuite ? Ça, je suis sûre que c'est une

vengeance. Mais pourquoi elle ? Elle n'avait jamais fait de mal à personne. C

'est peut-être pas elle qui était visée.

Mauricio.

Je te demande une faveur. J'ai un ami qui doit s'en aller demain matin à

Milan. Il a une place pour Conceda, je t'en prie. Oui. Emmène-la.

D'accord.

T'en fais pas pour ça, Santino.

Prends-en bien soin.

Merci. Merci.

J'espère que nous n'allons pas rester bloqués ici toute la nuit. Je l'espère,

moi aussi.

Messieurs, dames, je vous en prie, un peu de silence, s'il vous plaît, écoutez

-moi. Je suis désolé de vous apprendre qu'il vous faudra un peu de patience.

Nous avons identifié la panne, mais malheureusement, nous ne pouvons pas

réparer ici. En conséquence, j'ai téléphoné à Torioni pour qu'il nous

envoie un autre bus dans lequel...

C'est une honte à la fin, et l'autre bus, il doit arriver quand ? En trois ou

quatre heures.

C'est pas si long que ça, après tout.

Dis-moi, Mario, tu fais quoi, toi ?

Je veux dire, qu'est-ce que tu fais pour gagner ta vie ?

Je suis mécanicien, je travaille dans un garage Opel.

C'est bien ça, dis donc.

Ça doit être une bonne place.

Alors, si un jour j'ai un problème avec ma voiture, je peux venir te voir.

Oui, bien sûr, avec plaisir.

Et toi, Giovanni, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? En ce moment, je ne

travaille pas, je suis au chômage.

Mais j'ai eu des problèmes avec la justice, tu le sais peut-être.

Mais à quoi bon en parler ?

Le passé, c'est le passé, non. Sauf si ça t'intéresse de savoir comment finir

en prison.

Mais dis-moi, comment tu gagnes, toi, en tant que mécanicien ? Oh, à peu près 2

millions de lire par mois.

Pauvre Mario.

En effet, ça fait pas des masses.

Comment tu peux profiter de la vie avec un salaire aussi ridicule que 2 millions

par mois ? C'est pas grand-chose, je sais.

J'aimerais avoir une grosse bagnole. Et me taper plein de nanas.

Ah, je me disais aussi.

Bravo, Paolo.

C'est du bon boulot.

Voilà ce qui était convenu. Merci.

Mais attention.

Tu n'es pas au parfum. Tu ne me connais pas. Je ne t'ai jamais rencontré.

S'il vous plaît, je vous demande votre attention.

Merci. J'ai le regret de vous informer que malheureusement, il va falloir

encore que vous patientez. Par chance, il y a une sorte d'auberge pas loin d

'ici. Le conducteur va vous y conduire, on viendra vous chercher dès que l'autre

bus sera arrivé.

D'accord ? Combien de temps ?

Descendez doucement par ici. Il y a un téléphone ? Vous verrez bien. Allez,

allez, allez, dépêchez-vous. J'ai l'impression qu'on se moque de nous. Je

peux vous aider, madame ? Faites attention à la marche.

Mademoiselle, allez-y.

Descendez, madame.

Qu'est-ce qu'on fait, Conchetta ? Moi, je propose qu'on reste ici.

Mais il fait un froid de canard, Marco. Je vais avoir un peu... Allons,

Conchetta, c'est juste l'affaire d'une heure ou deux.

C'est bon, ça va aller. Mais essayons de nous reposer un peu.

Allez, entrez et installez-vous.

Entrez, entrez. Vous passez à entrer au chaud.

Entrez et installez-vous.

Mais il va s'y faire jouer, là.

Alors, c'est pas mieux comme ça.

Et vous, jolie demoiselle, vous allez où ?

Milan, comme vous, je suppose.

Oui, en effet, je vais aussi à Milan.

Et vous allez faire quoi là-bas ? Travailler ? J'espère bien.

J'ai répondu à une petite annonce. Un fabricant de chaussures qui recherche

des ouvriers spécialisés. Il a fait passer une annonce dans tout le pays. J

'ai répondu et ils m'ont convoqué à un entretien.

Et là, j'espère qu'ils vont m'embaucher.

Espérons. Et ce monsieur à côté de toi, vous êtes ensemble ? C'est mon père.

Si tu venais t'asseoir à côté de moi, je peux faire de la place.

Ainsi, on pourrait bavarder plus tranquillement, tous les deux.

Mario,

s'il te plaît, réveille-toi. Si tu voulais changer de place, ça m

'arrangerait. Pourquoi ? Allez, fais-le, je t'expliquerai plus tard.

Bien t'installer ici.

Une belle nana est aussi sympathique que toi. On n'en rencontre pas tous les

jours.

Tiens, bois donc un petit coup. C'est un vin un peu spécial qui vient de ma

campagne. Goûte et tu m'en diras des nouvelles, ma petite jolie.

Vas-y, bois. Vas-y, Franco, n'hésite pas. Ça fait du bien. C'est ça, encore.

Bois encore.

Oui, oui, oui.

Vas-y.

Tu aimes ça ma petite pute, hein ? Avec tes airs de cinq petites touches, tu

caches bien ton jeu.

Tiens, tiens, prends ça.

Je te laisse m'en foutre en souvenir de cette nuit.

Réveille-toi, Mario.

Tu m'entends ? Allez, dépêche-toi, viens avec moi.

Ah, c'est bon, c'est bon, j'arrive.

Nous voilà.

Je vais te prouver que je suis ton ami. Je te présente Anita.

Anita, je te présente Mario.

Bonsoir. Anita est une belle petite qui vient du port de Syracuse. Et son père

est mécano, comme toi. Qu'en dis-tu ? Allez, buvons à cette rencontre.

C'est un vin spécial.

Il est drôle.

Tu veux boire aussi, Anita ? Volontiers. Ça réchauffe, en tout cas.

Tiens, prends-en encore un petit peu. La vie est tout de suite plus belle avec

ça.

Entrons-là.

Moi toi aussi.

Tu sais quoi ? Je te trouve vraiment très belle.

Tes yeux sont pareils à deux brillants.

Je ne connais pas beaucoup de filles comme toi.

Il a de la chance celui qui peut t'embrasser.

T'es pas d'accord ?

Tu m'embrasserais ? Non, c'est pas possible. Il y a ma mère dans la salle d

'à côté.

Mais elle n'en saura rien.

C'est tout comme.

Un seul baiser, un seul.

Non.

Tu veux que je souffre, c'est ça ? S'il te plaît, juste un baiser.

Sois gentille, tu es si belle.

Déshabille-toi. Oh non, pas ça. Je t'en prie, haute cette chemise, laisse-moi

voir tes bons seins. Allez, déshabille-toi.

Vas

-y,

suce-moi.

Allez, vas-y, ma belle.

Montre-moi comment tu suces bien.

Voilà.

Voilà.

Ouais, comme ça.

Continue comme ça.

Oh, quelle bouche, mon Dieu.

Oui.

C'est bon. Ta langue, c'est comme du velours.

Qu'est-ce que tu caches là-dessous ?

Tu es douce.

Ecarte un peu les cuisses.

Laisse-moi voir.

Ecarte, je te dis.

Au moins, on est au chaud ici.

Tu sais où est Mario ? Non, la dernière fois que je l'ai vu, il était dans la

pièce d'à côté, occupée, je crois.

J'espère que ça n'a pas duré longtemps.

Je l'espère aussi.

Alors, tu as trouvé Mario ? Il était bien où je te l'avais dit ? Oui, il

était là.

Et qu'est-ce qu'il faisait ? Rien.

Ça te plaît, hein ? Ça, ça plaît à toutes les femmes quand on les encule.

C'est bon ça ! J'aime ça ! C'est bon ça ! Je

vais aller bien au fond là ! Tu vas voir comme c'est bon

! Regarde ! C'est pas bon ça ? C'est pas bon !

Ouais, les cocottes.

Tu aimes ça, ma chérie, tu aimes ça.

Dépêche-toi, ma mère m'attend.

Non, je veux que tu jouisses.

Alors, ça te plaît pas ? Allez, viens, viens.

Je vais sourire.

Il fait un de ces froids ici.

Ils auraient pu trouver autre chose que cet abri de merde.

Viens, viens, Conchita. Viens voir ici.

Ça aurait besoin d'un bon petit coup de peinture. Viens donc t'asseoir sur ce

lit quelques instants.

Pas longtemps alors, parce que j'ai froid.

Tu sais, Santino m'a beaucoup parlé de toi.

Il m'a dit qu'il était très amoureux de toi.

Moi aussi, je l'aime.

Et tu sais, il me manque tellement quand je pense qu'on aurait dû se marier, moi

et Santino, il y a un mois de ça.

Et puis ce malheur nous est tombé dessus sans crier gare.

C'est drôle de voir comment une vie qu'on croyait toute tracée peut basculer

brusquement. Maintenant, tout est perdu.

Concetta, il ne faut plus penser à tout ça.

Santino est un homme d'honneur, c'est le point essentiel. Tu dois être fière de

ce qu'il a fait.

Fière ? Mais fière de quoi ?

Je n'ai plus de fierté depuis longtemps.

J'ai été humiliée. Je me suis humiliée pour le faire sortir de prison.

Et tu as vu ce qu'il a fait, cet imbécile ? Il a tout fait rater.

Complètement raté.

Concette, tu dois le comprendre.

Le directeur n'a eu que ce qu'il méritait, cet espèce de salaud.

Tu sais jamais, il n'aurait dû poser la main sur toi.

Il a eu beaucoup de chance.

D'ici peu, ce saligaud pourra sortir de l'hôpital.

Il mériterait pourtant de crever dans son sang au beau milieu du réfectoire.

Tu crois ça ? Et si jamais il ne sortait pas de l'hôpital ? De toute façon, tout

est perdu.

Désormais, je ne peux plus rien entreprendre pour faire sortir Santino.

Tu imagines ? Je ne peux plus le voir. Et le pauvre risque d'être incarcéré

pendant 20 ans.

Voyons, ne te mets pas Martel en tête.

Le passé est ce qu'il est. Tu ne peux rien y changer.

Essaie plutôt d'oublier tout ça. Je t'offre un verre.

Pour oublier.

D'accord, je vais boire un peu de vin. Ça me fera du bien, mais j'espère qu'il

n'aura pas sur moi l'effet qu'il a eu sur la fille du bus. Je vous ai vu faire

l'amour alors que son père dormait à côté. Et que n'importe qui pouvait vous

voir. Est-ce que tu as pensé au scandale que ça aurait fait si le vieux s'était

brusquement réveillé à ce moment-là ? Quelquefois, je me demande à quoi ils

pensent, les hommes.

Les hommes pensent tous à la même chose, Concetta. Cette fille ne vient pas de la

campagne comme toi. Elle n'est pas farouche.

Toi, je te respecte.

Je te respecte, Conceda, parce que tu es une fille sérieuse et parce que tu es la

femme de mon ami Santino.

Tiens, bois la santé de Santino. C'est un vin de chez moi. Il fait des

miracles. Ne t'arrête pas, bois encore.

C'est un remède contre la mélancolie. Il te fera oublier tous tes problèmes.

C'est bon, c'est bon. Mais non, bois encore un peu.

Tu veux me saouler ou quoi ? Non.

Je veux seulement que tu boives à la santé de Santi, non ? Si c'est ça, je

veux bien, mais tu restes tranquille. D'accord, je te le jure.

Conchette. Tu es la plus belle fille que je connais.

Et tu es excitée.

Je veux satisfaire tes désirs.

Ça fait longtemps que j'ai envie de toi.

C'est ça, oui.

Suce-moi.

C'est bon.

Vas-y, suce.

Oh...

Tu aimes ça ? Ça te manquait ?

Tu

aimes

ça ?

OUCH !

Suis-moi et prépare-toi à recevoir mon foudre conchette.

Il est bien meilleur que celui de Santino. Tu vas voir.

Pourquoi t'as mis tout ce temps à arriver ? Je constate que mon retard ne

t'a pas ennuyé, bravo. Je lui ai fait boire du vin spécial.

Il fait des miracles en amour.

C'est le moment de s'équiper de cette putain.

Ouais.

On se réveille, ma jolie ? Tu te souviens de moi, de cette petite gueule

? Ça te dit rien ? On s'est pourtant vus ce matin, hein ? Rappelle-toi, ma

chérie. Tu me reconnais, non ?

Tu sais qui je suis et pourquoi je suis là. Je dois te punir pour ce que tu as

fait. Tu es bavarde, Conchita.

Je vais te montrer comment meurent les putes de ton espèce.

Adieu, ma jolie !

Vite !

Dépêchons-nous, vite !

Bon, ici, c'est fini.

L'autre balle est rentrée par le flanc et elle en est ressortie.

Il suffit de recoudre.

Mademoiselle Licata, vous êtes hors de danger à présent. Vous avez eu beaucoup

de chance.

Nous sommes du commisariat de Paulis.

Malheureusement, nous allons devoir vous interroger. Rassurez-vous, nous le

ferons quand tout ira mieux.

Nous allons installer un policier à vos côtés pour vous protéger. Ne vous en

faites pas. L'enquête suit son cours.

Mademoiselle.

Mademoiselle, je vous apporte une très bonne nouvelle.

Vous avez eu beaucoup de chance.

Tout va parfaitement bien aller maintenant.

Nous avons réussi à extraire la balle que vous aviez dans le ventre.

Aucun organe vital n'a été touché.

Vous serez bientôt guéri et vous pourrez rentrer chez vous.

Je le savais que ça finirait comme ça.

Tu n'es qu'un abruti, une chiffmolle qui veut jouer au dur.

Tu n'aurais pas pu lui tirer une balle dans la tête, non ? Est-ce que tu veux

dire que c'est ma faute ? Tu savais parfaitement que c'était une affaire

risquée. Il a fallu mettre les bouffissas parce qu'il y avait des gens.

Ah oui, c'était pourtant un jeu d'enfant. Ah oui, d'y voir ? Elle était

endormie. Il était alors facile de lui enfoncer le pistolet dans la bouche.

Là, tu tirais et personne n'aurait pu entendre le coup de feu. Écoute, le

pistolet, c'est dans ta sale gueule que je vais le mettre ! Et tu me diras si ça

fait du bruit ! C'est bon,

calmons-nous, réfléchissons tranquillement.

Je décide qu'à partir de maintenant, c'est moi qui réglera le sort de

Conchette. D'accord ?

Mademoiselle Licata ? Mademoiselle ?

Bonjour, comment allez-vous ?

En gros, ça va.

J'ai vu Santino ce matin à la prison.

Il m'a chargé de vous remettre ceci.

Il se fait beaucoup de soucis pour vous.

Il n'a pas eu la permission de sortir. C'est pourquoi il m'a demandé de venir

vous rendre visite et de prendre de vos nouvelles.

C'est gentil à vous de vous être dérangé, maître.

J'ai aussi rencontré votre ami Mario. Le pauvre est absolument désolé de ce qui

vous est arrivé. Je lui ai déconseillé de venir vous rendre visite pour votre

sécurité.

J'ai vu également votre amie avec laquelle vous partagiez votre

appartement. Elle vous fait dire qu'elle vous appellera bientôt, dès que vous

irez un peu mieux.

Mais pourquoi est-ce qu'elle vient pas ? Je suis si seule.

J'ai besoin de la voir.

Je comprends votre sentiment, mais c'est une chose qu'il vaut mieux éviter.

N'oubliez pas que ces gens sont dangereux. Ils ont sûrement des yeux et

des oreilles partout. Non, ce serait risqué pour tout le monde.

Ils ne pourraient ne pas hésiter à s'en prendre à vos connaissances.

C'est vrai.

Vous avez sûrement raison, maître.

J'aimerais savoir qui vous êtes et ce que

vous attendez de moi.

Savoir qui je suis n'a pas une grande importance.

Mais écoute bien ce que je vais te dire. Tous les deux, nous avons un très bon

ami en commun. Je veux parler du directeur de la prison.

Et je sais que tu connais très bien le directeur de la prison, n'est-ce pas ?

Je dirais même que tu le connais très bien.

Et alors ? Qu'est-ce que ça peut vous faire ? Voilà,

j'ai besoin que tu me rendes une sorte de petit service. Et comme je te

connais, je sais que tu ne pourras pas refuser.

Sinon, je m'occuperai de ton fils.

Espèce de pourri vendu salaud, vous êtes des ordures vos copains et vous. Si vous

touchez à mon fils, je vous dénoncerai à la police, tout autant que vous êtes.

C'est la meilleure.

Va à la police, on va rigoler.

Idiote, tu crois que tu me fais peur ? Allons réfléchir.

J'ai besoin que tu me rendes service.

Je suis sûr que tu vas accepter de m'aider.

Sinon, aucun membre de ta famille n'aura plus jamais la moindre opportunité de

dire quoi que ce soit à la police. Est-ce que c'est clair ? C'est clair.

Que dois-je faire ? Bien.

C'était pas si difficile, tu vois.

On finit par se comprendre.

Je vais te dire ce que je veux de toi, mais nous avons le temps.

Tu ne trouves pas qu'on est bien ici ? On pourrait profiter de l'occasion qui

nous est donnée pour faire un peu mieux connaissance.

Certes. Le docteur dit que vous pourrez rentrer chez vous dans deux jours. Cela

doit vous faire plaisir. Vous aurez la visite demain du professeur Anselmi en

personne.

Je pense qu'il vous confirmera tout ça.

C'est gentil. Je vous remercie de la bonne nouvelle.

Cela fait aussi partie de mon travail. Je vais vous laisser vous reposer

maintenant. J'en ai besoin, en effet. Dormez bien, alors.

Mademoiselle Licata, si vous voulez quelque chose, vous n'avez qu'à sonner.

D'accord ?

Ma chère Conchette, il me est difficile de te dire tout ce que je ressens en ce

moment. J'ai l'impression que tout s'écroule autour de moi.

Je sais que je t'ai fait beaucoup de mal, mais je n'aurais jamais pensé que

les êtres que j'aime le plus au monde, c'est-à-dire toi et ma mère, en

subiraient les conséquences.

Je n'espère qu'une chose, c'est qu'un jour très proche, tout s'arrange et que

je te tienne à nouveau dans mes bras.

Je suis sûr que bientôt, le destin nous réunira avec la même force qu'il s'est

acharné à nous séparer.

Je t'aime tellement, Santino.

Oui, oui, bien sûr.

Je comprends, je comprends.

Non, mais je n'ai pas du tout... Maintenant, le problème, c'est que ça ne

peut pas... Enfin,

vous comprenez ce que je veux dire.

J'ai déjà pris quelques arrangements.

La fille sera à votre disposition.

Ah, je te remercie beaucoup.

Attends que je te donne ce que je t'avais promis.

Merci, Don Raphaël.

Et après, il n'a plus rien à dire.

Ah, c'est vrai ?

Actuel

et jambe douce.

Salut. J'aurais besoin que tu me rendes encore à un autre service.

Ce sera quoi cette fois-ci ? C'est un peu différent de la dernière fois. Tu te

rappelles de Don Raphaël ? C'est le petit vieux qui occupe la chambre numéro

22. Oui, je vois qui c'est.

Figure-toi que ce soir, il m'a donné quelque chose de spécial.

Et si ça t'était possible d'en mettre une petite quantité ? dans le repas de

la jolie jeune femme qui occupe la chambre 27.

Tu peux le faire ? Oui, mais la chambre numéro 27, c'est celle gardée par la

police. Ça va peut-être poser quelques problèmes.

Non, non, t'en fais pas pour ça.

Ce ne sera pas un problème.

Elle sera transférée en chirurgie d'ici demain.

Alors, on fait comme convenu, tu mets ça dans le dîner du soir.

Ok ? C'est d'accord.

Bonjour. Asseyez-vous, je vous en prie.

On

ne

se connaît pas, il me semble.

Pourquoi est-ce que vous avez demandé à me rendre visite ?

C'est que, voyez-vous, même si on ne se connaît pas, on a des points communs.

J'ai moi-même vécu une situation assez proche de la vôtre.

C'est pour cette raison que j'ai demandé à vous voir, malgré votre état de

faiblesse, naturellement.

Selon vous, madame, qu'est-ce que ce serait dans ces points en commun ? Notre

point commun, c'est un homme.

Un seul, le directeur de la prison Antonioni.

Bienvenue chez moi.

Je vous ai fait venir pour que vous me donniez quelques éclaircissements sur

des faits qui échappent à ma compréhension. Nous sommes à votre

disposition, Don Salvatore. Que voulez-vous savoir ? Bien.

Pour commencer, je voulais vous dire que vous m'avez cassé les couilles avec vos

conneries. Jamais ça n'a autant pu la flicaille dans les parages que depuis

que vous vous êtes mêlés de cette histoire. Qu'est-ce que vous croyez, bon

sang ? Qu'il suffit de sortir un pistolet pour résoudre tous les

problèmes ? Hein ?

Du coup, c'est moi et la famille qui en subissons les conséquences. Il est

devenu quasiment impossible de traiter une affaire maintenant.

Nous avons fait ça, Don Salvatore, parce que les gens doivent comprendre qu'il

vaut mieux fermer sa gueule si on veut rester en vie. Ce que les gens doivent

comprendre dans ce foutu pays, ce n'est pas tes oignons.

Toi, tu exécutes un job. Moi, je décide, c'est clair.

Rappelez-vous-en l'avenir.

De plus, vous avez demandé l'aide d'un membre du clan Maroto. qui vous en a

donc donné l'autorisation.

Mais il nous a seulement aidé à résoudre le problème de la fille dans Salvatore.

Le problème de la fille ? Quel problème ? Avec quel résultat ? Vous me prenez

pour qui ? La fille est encore vivante même s'il est à l'hôpital. Et vous, vous

êtes dans la merde. Vous voulez jouer les caïds. Et vous ne savez même pas

tirer. Maintenant, réglez-moi vite ce problème. C'est un conseil que je vous

donne.

Giovanni ! Qu'est-ce que tu veux encore ? Allez Giovanni, ouvre la porte ! J'ai

des choses à te dire.

Quel genre de choses ? C'est si pressé que ça ? Même plus moyen de se branler

tranquille ? Il y a une femme qui demande à te voir.

Et qu'est-ce qu'elle veut ?

Elle ne veut parler qu'à toi. Qu'est-ce que je dois lui dire ? Bon, j'arrive.

Dis-lui que j'arrive tout de suite.

Bonsoir.

Bonsoir.

Laisse-nous, Eddie.

Alors, comment ça s'est passé à l'hôpital ?

Tout s'est très bien passé. Je lui ai parlé environ pendant une demi-heure.

Et quelle est la situation ? Il y a en permanence un policier devant la porte.

Et si je me rappelle bien, il y a trois femmes qui sont aussi dans la chambre.

Le numéro de la chambre ? 27.

Au deuxième étage.

Alors maintenant que j'ai fait ce que vous vouliez, vous allez me laisser

tranquille ? Bravo, c'est bien. Tu t'es vraiment bien débrouillée.

Mais tu dois encore m'aider à terminer ce que je faisais quand tu es arrivé.

C'est le dernier service que je te demanderai.

Qu'est-ce qui se passe ? Non, ne vous en faites

pas, on vous emmène pour un examen de routine.

Allez.

Vas-y, doucement là.

Entrez.

Ah, voilà mon ami Lucas.

Alors, quelles sont les nouvelles de notre projet ? Roule tout roule, rien à

signaler, ça ronfle sec dans la chambre, tout le monde a eu droit à sa petite

dose pour faire un bon dodo. Et pour la fille, traitement de luxe, un mélange

explosif.

Bravo. C'est bien, Lucas. Je savais qu'on pouvait te faire confiance.

Et c'est pas tout, mon vieux. Il y a une surprise qui t'attend.

Tu vois, je tiens mes promesses.

Une jolie jeune fille, rien que pour toi, à l'infirmerie.

Mais attention.

Surtout, pas question de la baiser, c'est clair.

Et elle est encore vierge.

Mais qu'est-ce que je vais en faire, alors ? Qu'est-ce que

tu veux que je te dise ? Fais donc appel à ton imagination.

Maintenant, déshabille-toi.

Doucement. Ne te presse surtout pas.

Oui, comme ça.

C'est vrai que tu es belle.

Enlève ta jupe. Oui, comme ça.

Continue.

C'est joli ce que tu portes. Très joli.

Tu sais que tu me fais bander.

Oui, et c'est ça.

Ça va gicler dans ta bouche, sale pute.

Tiens, prends ça.

S

'il vous

plaît. Oui ? Vous auriez une cigarette ?

Je pense que c'est très déconseillé dans votre état.

Je vous en prie. Il y a si longtemps que je n'ai pas fumé.

D'accord, je veux bien.

En espérant que personne ne viendra.

Autre chose ? Oui ?

Vous savez pourquoi on m'a amené ici ? Je ne sais pas, je ne fais que monter la

garde. En plus, je dois également faire des sortes de contrôles.

Mais je ne comprends pas trop ce qui se passe ici, c'est étrange. On dirait plus

un asile de fous qu'un hôpital.

C'est sûr.

Elle est belle, n'est-ce pas ?

Elle vous plaît, donc, Raphaël ?

Oh !

Suce-moi encore.

Ouais ! Ouais !

Vas-y, vas-y, vas-y

Excuse-moi.

Je sens que je vais bientôt jouir.

Qu'est

-ce

qu'il y a ? Vous vous sentez mal ? Vous voulez que j'appelle un médecin ? Non.

J'ai pas besoin d'un docteur.

C'est votre blessure qui vous fait souffrir ? Non, c'est juste que je me

sens si seule.

J'ai si mal au ventre.

J'ai besoin de quelqu'un. Je veux rentrer chez moi.

Vous en faites donc pas.

D'ici peu, vous pourrez quitter cet hôpital et rentrer chez vous pour une

bonne convalescence. Je suis sûr que vous serez vite sur pied. Non.

Je sens que tout est perdu maintenant.

Tu es vieux comme un curteau, et c'est de parce que je fais plus du gêne.

Tourvelle, mais enfin, qu'est-ce que vous faites ici ? Retournez dans votre

chambre !

Oui, c'est ce que je vois.

Oui.

Oui.

Oui.

Oui.

Ah oui comme ça oui c'est super

Tu vas me dire où est passée la fille qui était là avant. Dis-le où je te

bute, compris salope ? Qu'est-ce que c'est ?

On aurait dit un coup de feu.

N'ayez pas peur mademoiselle, je suis là pour vous défendre. Mais qu'est-ce qu'il

y a ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Je vais aller voir.

Personne ne bouge.

Ne joue pas au plus fin avec nous. Tu vas baisser ton arme, sinon je te

transforme en passoire, espèce de petit connard.

Alors comme ça, c'est toi qui montez la garde auprès de la petite conne. Prends

garde à toi !

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