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I hear you.
Ew.
Que m'arrive-t-il ? J'ai l'impression peu à peu de glisser dans la folie.
Mes rêves me troublent, m'angoissent.
J'y croise à chaque fois de valeureux vikings, fiers et virils, et je leur
fais l'amour en m'abandonnant corps et âme.
Ma tante Olga, qui m'a recueillie lorsque j'étais toute petite, tente
parfois de m'aider.
Elle me réconforte, elle essaye de me persuader que je ne perds pas la raison.
Mais je sais bien qu'elle me dit tout cela pour que je tienne le coup.
Elle m'a même dit une fois que ma mère, que j'ai perdue à l'âge de trois ans,
avait les mêmes visions que moi.
Étrange.
Ma tante et moi, nous vivons à la campagne.
Dans un petit village qui n'est même pas indiqué sur les cartes routières.
Je participe activement à toutes les tâches quotidiennes.
Je tonds, je coupe, je trais, je couds. Je participe même à la fabrication des
petits fromages de chèvre qui font la renommée de notre ferme, je dois l
'avouer.
Ah, papa, maman, pourquoi m'avoir quitté si tôt ? Mais je suis sûre que
là où vous êtes, Vous me regardez et vous êtes fiers de moi.
Avec Tante Olga, nous avons continué votre œuvre.
Et votre petite fromagerie perdure et prospère.
Derrière la maison, j'entretiens tous les jours la décoration d'une croix qui
leur est dédiée.
J'y ai fait pousser du lierre et j'agrémente le tout de grands rubans.
J'ai rarement le temps de bagnoder dans les champs et d'entrer en communion avec
la nature.
Non, il me faut parfois remédier à quelques pannes inopinées de notre
matériel agricole et nettoyer le purin.
Mais j'aime ça.
J'aime ça être au contact des bêtes.
Oh, les odeurs, vous savez, une fois qu'on y est habitué, on ne les sent
plus.
Et c'est en balayant que j'arrive le mieux à faire le vide dans ma tête.
Oui, je ne me vois pas du tout vivre en ville, par exemple.
Qu'irais-je faire dans un endroit pollué, où tout n'est que vice et
absurdité ? Je préfère les plaisirs simples de la campagne.
Il est vrai que, question plaisir, les hommes ne courent pas les rues dans le
coin.
Mais je fais avec.
Enfin, sans, devrais-je plutôt dire.
Je prends exemple sur Tante Olga.
Stoic. Receivant parfois des lettres d'Igmar, son amour d'enfance, qui est
devenu marin pêcheur dans le nord-ouest islandais.
Bon, quand je dis que les hommes ne courent pas les rues, c'est un peu
oublier Lars.
Ah, Lars.
Dommage qu'il n'ait pas inventé la poudre, celui-là.
Parce que je me serais bien mariée avec lui.
Il est formidablement bien bâti.
De partout.
Et profiter de sa candeur est tellement facile.
Malheureusement, je ne peux lui sauter dessus que lorsque ses parents partent
au marché de Goudrette, qui est à cinquante kilomètres de chez nous.
Lars reste alors sans surveillance et je le force à se soumettre à mes quatre
volontés. J'ai honte, mais la faim justifie les moyens.
Thank you.
Aww.
Thank you.
Oh.
Mm-hmm
BOO!
Mon ami Goudroun, qui habite sur l'autre rive, est un peu comme moi.
À part les tâches de la ferme, nous n'avons rien d'autre pour combler nos
existences.
Alors, pour mettre un peu d'épices, nous jouons aux aventurières des temps
modernes.
Oh, nous n'allons jamais bien loin.
Dernièrement, nous avions décidé de jouer les Indiana Jones en jupette dans
la cabane à outils de mon père.
C'est vous dire si nous nous amusons d'un rien.
Cette cabane était restée fermée depuis la mort de mon cher père, c'est-à-dire
une bonne vingtaine d'années.
Au début, Goudroun et moi nous nous imaginions perdus dans une salle au
trésor, entourés de mille serpents et autres scorpions.
Nous étions à la recherche du Saint Graal, mais ce n'est pas le Saint Graal
que nous avons découvert.
Caché derrière une latte en bois, je découvrais avec stupéfaction deux objets
de grande valeur.
Le premier était un grimoire qui avait étrangement traversé les siècles sans
encombre.
Sur la couverture, il était inscrit « Rite et magie chez les Vikings ». L
'autre objet, tout aussi ancestral, semblait être une corne.
Une corne de Viking.
Totalement surexcité par ces deux trouvailles,
Gudrun et moi-même feuilletâmes avec empressement ce grimoire pour voir si
celui-ci parlait de cette corne.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais l'impression que ces deux objets étaient
liés.
Appeler ça de l'intuition féminine ou de l'intuition familiale, un don que j
'aurais hérité de ma mère.
Qu'importe, je sentais ce lien entre ces deux objets.
Je me mis à lire des passages du grimoire, ce qui eut pour effet de faire
fuir Gudrun.
Il faut la comprendre, elle était venue pour jouer à Indiana Jones, pas pour que
je lui fasse la lecture.
Nous y voilà, au son de la corne de Thor.
Dieu de la foudre, les femmes se pamaient, les chiens copulaient, les
orgies commençaient pour ne plus s'arrêter.
Ce serait... Non.
Non, ça ne peut pas être la corne de Thor.
Il doit bien y avoir Made in Japan marqué dessus quelque part.
Non.
Goudreau n'avait pas voulu que je lui fasse la lecture.
Par contre, elle s'était réfugiée dans un journal vieux d'un mois.
Elle méritait une petite leçon.
C'est donc sur elle que, pour la première fois, j'allais tester la corne
de Thor.
J'allais voir si les effets exceptionnels vantés par le grimoire
étaient bel et bien réels.
Il me suffisait de souffler dedans.
Perverse que je suis, j'entrais dans la chambre, la surprenant la main dans le
sac, si vous me passez l'expression.
Au début, Goudroun refusa de voir la réalité en face.
Elle me dit que ce n'était pas la corne qui l'avait excitée.
Mais il fallut bien qu'elle accepte la vérité.
Thor, par le son de sa corne, l'avait chauffée à blanc et lui avait enflammé
la libido.
Qu'allais-je bien pouvoir faire de cette corne ? Ce pouvoir d'exacerber les
désirs chez autrui était un fardeau des plus lourds à porter.
Ou peut-être que non.
Peut-être que grâce à elle, j'allais apporter joie et bonheur dans tous les
foyers de mon pays.
Cette idée me plaisait.
Donner du bonheur aux autres.
Tel était mon rêve, ma mission sur Terre.
D'ailleurs, je n'avais pas besoin de cette corne pour avoir besoin de sexe.
Je me débrouillais très bien sans elle.
Le lendemain matin, Gudrun et moi avions beaucoup de choses à nous raconter.
Les rêves de la nuit passée avaient été particulièrement plaisants pour chacune
d'entre nous.
Des hordes de vikings rentrant de leur conquête en Europe nous avaient fait l
'amour toute la nuit.
Étrange que de personnes différentes fassent le même rêve au même moment.
Tante Olga ne comprenait pas pourquoi nous étions si joyeuses toutes les deux.
Si elle avait su...
If she had known that our fervent desires were suddenly awakening, that
our need for men, virile and well-membered, had been created by the
grimoire and the horn, Gudrun and I, we drank to the health of the men who were
going to make us love, and to all these beings that we were finally going to
free from the traps of the candiraton.
Thanks to the horn of Thor, a wind of sexual liberation was blowing in the
region.
Notre première victime, si on peut l'appeler ainsi, fut Briguit.
Briguit était une ancienne amie à nous.
Je dis ancienne parce que Gouderoun et moi, nous ne supportions plus les
remarques, comme quoi le sexe c'était sale, on ne doit pas copuler avant le
mariage, et d'autres s'en aident de ce genre.
Ce jour-là, nous décidâmes donc de jouer un petit tour à cette bigote de Briguit.
Oh, et puis ce n'était pas si méchant que ça.
Nous allions simplement lui offrir l'une de ses meilleures expériences sexuelles.
Rien de plus.
Et peut-être qu'ensuite, elle cesserait de porter ce bandeau noir ridicule dans
les cheveux, ou elle arrêterait de se passer du vernis à ongles noirs.
Qui sait ? L'important était tout d'abord de tester les effets de la corne
de Thor sur elle.
Nous étions impatientes de souffler le désir de la corne dans son cœur et dans
son âme.
Thank you.
Apparently, Thor's horn acted very well on Gudrun and Brigwit's libido, but
could it also work on a more mature woman?
Like Aunt Olga, for example.
It had been so long since she had seen Ingmar.
Maybe her senses had fallen asleep?
Goudroun and I couldn't believe our eyes.
Tati put on a huge sausage.
What an appetite! What a taste!
The least we can say is that she didn't have eyes bigger than her belly.
It seemed that Tati no longer wanted her sausage.
She wanted something more thrilling.
Gudrun and I immediately thought of Sigmund, our neighbor.
He had been living alone since his conditional release.
His wife and children had left during his imprisonment, and since then he had
been vegetating in his field.
But not for long.
Oh my god!
Oh.
Oh!
Plus jamais je ne pourrai m'ennuyer désormais.
Je vais répandre le bonheur autour de moi.
Je vais semer les graines de la jouissance au cœur des villageois.
Fini la haine, fini les guerres.
Grâce à la corne de Thor, nous allons tous faire l'amour.
Tiens, d'ailleurs, en parlant de ça, et si j'allais souffler dans le machin
juste à côté de la cabane des sœurs Hultefruits ? Ça va les décoincer, elles
en ont sévèrement besoin.
Les sœurs Hultefruits, quoique plutôt jolies, paraît-il, avaient la réputation
de deux Saintes-Nitouches.
Personne ne les avait vues en compagnie d'hommes, et les gens étaient persuadés
qu'elles finiraient vieilles filles.
Il était temps que j'entre en action, et que je leur apprenne ce que avoir une
folle envie de baiser signifiait.
Si avec ça, elles ne sortent pas en courant à la recherche d'une queue,
tiens, ça ne leur fait aucun effet.
Quoique, la petite sœur semble chaude bouillante.
Oh oh !
Thank you.
Pas mon lars ! Cette andouille de neuneu est venue faire le ménage chez les
hultefruits, alors qu'elles sont chaudes comme l'enfer.
Je commence à recréter ma BA.
Bye.
ah oh
Il était grand temps que je me repose, que je dorme, et que je rêve. Oh oui,
que je rêve.
De Thor, par exemple.
Du beau, de l'invincible Thor, armé de Mjolnir, son marteau enchanté.
Il me prendrait sauvagement, et moi je me laisserais faire, soumise,
consentante. Ou mieux encore, et si Thor, à bord de son dracar, me faisait l
'amour, et qu'une jeune et délicieuse Valkyrie venait participer à nos jeux.
Ah oui, le sommeil était sur le point de m'envahir, et je priais pour que s
'exhausse mes désirs.
Thank you.
Oh.
This is so cool.
Merci à toi, Thor, et merci à toi aussi, jeune et douce Valkyrie, pour cette
fantastique nuit d'amour que vous m'avez fait passer.
Quel bonheur de jouir à ce point.
Je le souhaite à tout être humain.
Mon corps avait été traversé de part en part par une onde de jouissance me
laissant pantelante au fond du lit.
Je mis donc mes paroles en action. Je pris ma bicyclette et je m'en allais sur
les chemins répandre la bonne parole.
La première maison après le village eut droit à toute mon attention.
En avant, me dis-je, en avant effet que les corps de ces gens de la campagne se
réchauffent au son de la corne de Thor.
Cette femme ne me semblait pas des plus épanouie.
Un bon coup de corne et les portes du plaisir s'ouvriraient enfin pour elle.
Oh non, pas une banane tout de même.
Après la saucisse de Tante Olga, plus rien ne pouvait m'étonner.
Le mari rentrait à l'improviste.
En voilà un encore qui ne proposerait plus jamais à sa femme une banane pour
le dessert.
Je ne lui donne pas tout à fait tort et pourtant, c'est plein de magnésium une
banane.
Mais le sexe d'un homme, c'est autrement plus appétissant et savoureux.
Oh.
Ensuite, je suis partie respirer le bonheur de la nature.
J'étais heureuse.
Je commençais à comprendre ce que signifiait atteindre la plénitude de l
'être, comme disait Kierkegaard.
Soudain, au loin, j'entendis du bruit.
Une fille se promenait seule. Elle semblait perdue.
Elle avait l'air d'une écuyer tombée de son cheval.
L'envie me prit de souffler dans la corne pour voir l'effet qu'elle aurait
sur cette amazone sans monture.
« Incroyable ! Il n'y eut aucun effet.
» « Que se passait-il ? Avais-je mal soufflé dans l'embouchure ? »
Elle se dirigea vers le cantonnier du coin d'un pas décidé, mais son
attitude ne trahissait aucune excitation.
La corne de Thor venait de tomber sur un spécimen de fille particulièrement
froide. Le cantonnier, lui, ne semblait pas particulièrement intéressé par cette
fille.
Elle a dû lui demander s'il avait vu son cheval, l'autre de lui répondre que non,
la fille de lui expliquer qu'elle s'était fait un petit bobo au coude
et... Ah ! Voilà ! Je me disais aussi, la corne ne pouvait pas ne pas
fonctionner. Ces deux personnes étaient simplement un peu plus lentes que la
moyenne, dirons-nous.
Toutefois, plus je regardais ce cantonnier, plus j'imaginais le
formidable potentiel qu'il pouvait avoir.
A coup sûr, il allait savoir lui conter fleurettes.
J'étais ébahie par la facilité qu'il avait à la tripoter dans tous les coins,
avec comme seul alibi le besoin de l'ausculter.
La fille n'avait mal qu'aux coudes, je me permets de le rappeler, et lui en
profitait pour examiner son fessier, qui, de là où j'étais, semblait fort
joli, je dois l'avouer.
Il me faisait un peu penser au docteur de mon village, monsieur Histegreut.
Un sacré pervers, celui-là.
Il avait pour habitude de demander aux filles qui venaient à son cabinet pour
une angine ou une simple toux d'ôter leurs culottes.
Le jour où il demanda la même chose à la fille de Monsieur le Maire, sa carrière
fut brisée.
Moi, ça ne me dérangeait pas trop.
Pas que sa carrière soit brisée, non, mais d'enlever ma petite culotte.
Pourtant, j'aime à dire que je suis prude.
Enfin, maintenant, ce n'est plus la même chose.
Grâce à Thor et à sa corne fantastique, je suis plus ouverte, plus à l'écoute de
mon corps et de ses moindres besoins, de ses moindres désirs.
Ces deux-là avaient beaucoup de mal à se laisser aller à leur pulsion.
Quelle perte de temps tous ces discours ! Encore heureux qu'au bout d'un bon
quart d'heure, le cantonnier arrive à décider d'écrire.
Hmm.
Au bout de six mois, après un périple qui m'amena à m'arrêter devant toutes
les maisons de la région et à souffler à qui mieux mieux dans la corne, je revins
chez Tante Olga, fourbu, mais satisfaite du travail bien fait.
Notre région allait connaître d'ici quelques mois une explosion du chiffre
de la natalité.
Profitant du soleil, j'emmenais ma fidèle amie Goudroun à un pique-nique
improvisé. Nous discutâmes de choses et d'autres, en nous régalant des petites
galettes que nous avait préparées sa mère.
Fine pastry chefs, reputed in the whole region.
We let ourselves go to the most intimate confessions when suddenly we heard
someone playing an instrument.
Damn, it seemed obvious that I had let the horn ring and that someone had just
tried it.
Full of misfortune, there were no men in the parishes.
We were only the two of us, hot, humid.
Avec au fond de mon petit panier quelques articles que j'avais achetés
dans le sex-shop de Frist-Gru, bourgade voisine.
Submergés par le désir, nous nous abandonnâmes l'une à l'autre.
um
Thank you.
Yeah.
me me
Yeah.
All of a sudden, I saw who had played this treacherous trick on us. It was
Tatiolga. To do this to me, who was a bit like her daughter.
Gudrun took her defense, explaining to me that she probably wanted to give me
the money from my room.
All night long, I set up a vengeance that would not be too bad for my aunt.
I was going to enjoy the summer party, organized the same day with the first
beneficiaries of the effects of the horn of Thor.
to make a size surprise for my aunt.
L'ambiance était plutôt détendue ce jour-là, je me souviens.
Certains avaient peut-être un peu bu plus que de raison, et avec la chaleur
ambiante, les têtes commençaient à tourner.
Nous ne savions plus ce que nous disions, ni ce que nous faisions.
Bref. C'était un repas d'été comme les autres.
La pastèque qu'avait ramené Goudroun eut un grand succès.
Quant à l'alcool qu'avait ramené le cantonnier, ses bouteilles furent vidées
en moins de deux.
Il faut dire que c'était lui qui l'avait personnellement distillé dans sa cabane,
au milieu des bois.
Sigmund, lui, avait ramené une bouteille de liqueur de Genevrier.
Il était grand temps que j'utilise ma botte secrète.
Ma belle, ma fantastique corne de Thor.
L'effet fut immédiat.
Tous les convives n'eurent qu'une seule idée.
Faire l'amour avec son voisin de table, son voisin ou sa voisine.
Quand on a une folle envie, on n'est plus trop regardant.
Yeah, yeah.
Thank you.
Mais que m'arrive-t-il ? Mon Dieu, quel rêve atroce ! J'étais soudain devenue
une folle de sexe, propageant autour de moi luxure et perversion, échangisme et
pratiques sodomites. Mon Dieu, comme ma mère aurait honte de moi si elle était
encore de ce monde ! Arrière, pensée impure, je ne céderai pas à la
tentation. Ce rêve était abject, quoique fort plaisant parfois.
Oui, comme lorsque Tante Olga se rentrait cette... Enfin, disons que ce
rêve, étrangement, n'était pas si désagréable que cela.
Peut-être que... Peut-être qu'il faudra que j'essaie, une fois, de faire l'amour
avec un garçon.
Oui, ce serait bien.
Rien qu'une fois.
Pour voir ce que ça fait.
Comme ça, si c'est bien, je pourrais toujours recommencer.
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