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Original subtitles

Pr�c�demment...

C'est l'�t�.

Profite du beau temps, comme les autres.

Je suis pas comme les autres.

Tu es plus fort.

O� est Claudette ?

T'en fais pas. Les gamins sont pr�s de la rive.

Maman !

Jason !

Le lac ne rend pas ses morts.

Elle veut pas s'en aller.

Tous les jours, au m�me endroit.

Il est l�,

Levon.

Je le sens.

Vous devriez avoir honte !

Vous tous, � faire la f�te,

alors que mon fils a disparu !

- Vous m'avez dit �tre de quel service ? - La police du New Jersey.

� ton avis, que diraient les gens d'ici

s'ils savaient qui Jason et toi �tes vraiment ?

Levon, si tu tiens un peu � moi, repars tout de suite.

Je te d�rangerai plus.

Nora,

ils m'ont retrouv�e.

D'apr�s Vendredi 13 , �crit par Victor Miller

Pam ?

Nora !

Dieu merci !

�a va ?

O� es-tu ? J'entends du bruit.

Dans une cabine. C'est risqu�, au bureau.

Si on savait que te parle,

que j'ai ton adresse...

Je suis d�sol�e de t'entra�ner l�-dedans.

Je ne sais pas qui �taient ces hommes,

des sous-traitants ou des hommes de main.

�a arrive, mais personne n'a parl� de toi.

On ne parle plus de toi depuis des ann�es.

Alors je ne risque rien ?

Je n'ai pas dit �a.

S'ils t'ont trouv�e, d'autres y arriveront.

Pam ?

Bonjour, Mme Voorhees.

Bonjour, Grace.

Je rangeais ma chambre,

et j'ai trouv� �a dans un tiroir.

Jason me l'avait fait.

Je voulais vous le donner.

Tu ne le veux plus ?

Non, c'est...

Si, je le veux, mais si vous aussi...

Je sais pas.

Non, ma puce.

Garde-le, il l'a fait pour toi.

Comment vas-tu ?

Bien.

Et ta maman ?

�a va, je crois.

Je la vois moins depuis qu'elle travaille de nuit.

Il y a des gens qui attendent.

Pardon.

Je suis contente de te voir.

Au revoir.

CAMI DEVRAIT �TRE EN TAULE

MARCY FAIT DES BONNES PIPES

SUCER DES BITES EST BON POUR LA SANT�

Je te jure.

- N'importe quoi ! - Si !

Raconte en d�tail.

Je vous ai d�j� dit.

Il para�t que Lisa a embrass� son prof en sortie scolaire.

Quelle tra�n�e !

Je lui demanderai samedi, � la f�te.

Quelle f�te ? Les parents de Jen rentrent plus t�t.

Oui, mais Steve Christy nous invite � la colo de ses parents.

C'est flippant, l�-bas.

Tout le monde y sera.

On va faire la fiesta !

Au fait, je suis coll�e, cet apr�m.

Il para�t qu'elle a embrass� son prof en sortie scolaire.

Quelle tra�n�e !

Je peux te parler ?

Oui, entre.

Merci.

Je voulais m'excuser. Je suis d�sol�e.

J'ai perdu les p�dales, au pique-nique,

et j'ai �t� s�che quand tu es venu me voir.

Tu n'as pas � t'excuser.

Je t'ai fait �a.

Des keuf cakes.

- Tu piges ? - Toi, alors.

Tu me rapporteras la bo�te quand tu les auras mang�s.

Alors, la vie de policier ?

Il y a de l'action ?

Pas du tout.

Heureusement.

J'ai eu ma dose � Newark.

Pourquoi ? Tu veux te reconvertir ?

�a va ?

Oui, enfin...

�a peut aller.

Je demande pas par politesse.

Il y a encore toutes ses affaires � la maison.

Je sais pas quoi en faire.

On faisait du camping, on allait p�cher.

On avait tant de nature � explorer derri�re la maison.

Maintenant, je n'arrive m�me plus � aller dans les bois.

Je n'y suis pas all�e depuis des mois.

Tu y crois, toi ?

Je te crois.

Je me sens prise au pi�ge, au milieu de ces souvenirs.

�a me rend un peu folle.

Et je...

J'aimerais bien me sentir un peu plus normale.

Enfin, je te laisse retourner � tes occupations.

Pam.

J'imagine que tu vas dire non, mais...

si tu en as vraiment marre de rester enferm�e...

�a va ?

Pardon !

Allez !

Bien.

Elle a de la poigne.

Attention aux bijoux de famille.

�a suffit.

Tu te d�brouilles bien.

C'est que le d�but. M�fie-toi.

�a fait du bien, non ?

De sortir un peu.

Oui, �a fait du bien.

Enos,

sers une bi�re � la dame.

On est � sec.

- J'y vais. - Non, c'est ton tour, laisse.

D'accord.

Pam, je veux te le dire depuis le pique-nique,

quand tu nous as engueul�s comme du poisson pourri,

c'�tait de la grande classe.

T'as pas grandi ici, mais crois-moi, c'est �touffant.

- Mesdames, un nouveau pichet ? - Oui, merci.

Joli jean, Shep.

Je sais, Madame Kowalczyk.

Je te l'ai d�j� dit,

appelle-moi Rita.

C'est trop provincial, ici.

Alors j'essaie de voyager un peu, de d�couvrir autre chose.

Oui,

le monde est vaste.

Tu vois, tu comprends, tu es ouverte d'esprit.

Pas comme tous ces zozos. D'ailleurs,

Levon et toi, vous...

- On est amis. - Je jugerais pas.

J'ai eu une petite histoire

avec M. l'agent y a quelques mois.

L'inspecteur Ducon m'adore.

Les galipettes, �a va,

mais il a pas la lumi�re � tous les �tages.

Tu vois,

je sais qu'� toi, je peux parler.

C'est peut-�tre parce que...

j'ai perdu un enfant aussi.

Amos Anthony Ellner.

24 mars 1951.

Il est sorti tout blanc tout raide.

Il a fallu me l'arracher des bras.

J'ai pleur� pendant un an.

Rita, je suis d�sol�e, je ne savais pas.

Tu ne pouvais pas savoir, on se conna�t mal.

Tu avais autre chose � faire.

Je sais comme tu aimais ton fils.

Tu es vraiment tr�s forte.

Tenez.

Je suis s�re que tu aurais �t� une excellente m�re.

Merci.

O� tu vas, pour tes escapades ?

Je me disais que �a me ferait du bien de partir un peu.

Incroyable.

Mon horoscope disait que je trouverais de la compagnie.

J'esp�rais plus de muscles,

mais je vais � un s�minaire � Passaic.

Ma cousine Cindy m'a offert une place, mais elle peut plus venir.

C'est le destin !

�puis�s ? D�pass�s ? D�prim�s ?

Je sais, �a a l'air un peu d�lirant.

Mais Cindy m'a jur�

que c'�tait salvateur.

Avec l'ann�e que tu as eue...

Tu devrais venir.

�a pourrait �tre chouette

de quitter un peu la ville.

Avec Rita Kowalczyk ?

Tu me dis toujours de m'ouvrir aux autres.

C'est vrai.

Mais fais attention, elle est d�cha�n�e.

Par rapport � nous, c'est pas difficile.

Merci pour la sortie, je me suis amus�e.

Je te crois pas.

Mais c'est gentil.

Merci de ne pas m'avoir laiss� tomber.

Jamais.

Promis.

Sois prudente.

Peu importe que le pr�sident soit Nixon, McGovern

ou un groupe de rock & folk.

�a changera rien.

C'est les �tats-Unis.

Un pays construit sur des terres vol�es par des gens exploit�s.

Tu imagines ce que les martiens diraient en d�couvrant tout �a ?

Ils auraient pas que des compliments.

Mais on les comprendrait pas.

Frodon !

Reviens !

M�chant Frodon !

Reviens !

Reviens, mon chien !

Il a trouv� un truc.

Bordel.

Tenez, collez l'�tiquette et asseyez-vous.

On va bient�t commencer.

Je m'attendais pas � tant de monde.

Le malheur est contagieux.

Pourquoi il nous enferme ?

Pour faire plus th��tral.

Bonjour.

Par ici.

Installez-vous confortablement. Bienvenue.

Je suis Wilhelm Richter,

le fondateur de M.E.R.

Modalit�s d'�ducation Richter.

Et c'est moi qui ai cr�� l'exp�rience

que vous allez vivre.

Oh, oui.

Comme vous l'avez vu, les portes sont ferm�es.

Vous n'avez pas acc�s aux toilettes et au buffet.

Et nous avons pris tous vos appareils donnant l'heure.

En effet,

pour les quelques heures � venir,

vous �tes � moi.

Autant apprendre � nous conna�tre.

Je commence.

Je suis �ducateur.

J'ai chang� la vie de milliers de personnes.

Et vous,

vous �tes nuls.

�a vous fait rire ?

Je ne trouve pas �a dr�le, c'est triste.

C'est m�chant.

La v�rit� est m�chante.

Car c'est la v�rit�, mes amis.

Vos vies sont nulles.

Vous le savez.

Comment je le sais ?

Vous ne seriez pas l�, autrement.

Vos vies ne fonctionnent pas !

J'ai tort ?

Non. Ce n'est pas pour rien

que mes s�minaires ont des milliers de participants.

Ils viennent toujours plus nombreux

parce que leurs vies sont bris�es.

Heureusement pour eux,

et pour vous,

je suis r�parateur de vie certifi�.

Je veux bien voir ses outils.

Une fois que nous aurons termin� l'introduction,

nous rentrerons dans le dur, mes enfants.

48 heures

de forage �motionnel.

Ma m�thode donne des r�sultats,

mais elle n'est pas pour les faibles ou pour les l�ches.

L'exp�rience est r�serv�e aux quelques �lus

qui sont pr�ts, motiv�s

et assez courageux

pour gu�rir.

Bien.

J'aimerais commencer par vous poser une question simple.

De quoi avez-vous peur ?

J'ai v�rifi� les alentours.

J'ai rien trouv� d'autre.

Vous croyez qu'il est du coin ?

Difficile � dire.

C'est peut-�tre un randonneur.

Quelqu'un qui n'est pas d'ici.

Regarde les morsures.

� la taille, je dirais que c'est un ours.

Bordel de merde.

Cool.

Rentrons.

Voyons si quelqu'un a disparu.

En attendant,

demande � McCready d'�tendre les recherches.

Qu'est-ce qu'on fait du steak ?

Je l'emporte pour le l�giste � Newton.

Je doute qu'il donne plus d'informations.

Mais qui sait ?

Des ours mangeurs d'hommes,

des bouts de cadavre myst�rieux ? J'adore.

N'en parle � personne.

On est s�rs de rien.

Je veux pas semer la panique.

Oui, chef.

Vous me connaissez.

Oui, justement.

J'ai peur qu'elle se dise que c'�tait une erreur de m'�pouser

et qu'elle fasse ses valises.

Vous avez peur de l'abandon. Bien.

C'est votre bagage. On l'all�gera au sanctuaire.

Qui d'autre ?

Comment vous appelez-vous ?

Calliope.

De quoi avez-vous peur ?

Vous allez vous moquer.

Je crois que j'ai peur des hommes.

Des hommes ? Silence.

Taisez-vous.

Pourquoi ?

En quoi les hommes font peur ?

On travaille, on pourvoit.

On est vos fils, vos p�res, la soci�t� repose sur nous.

Pourquoi avez-vous peur de nous ?

Je sais pas, c'est comme �a.

C'est des conneries.

Vous avez surtout peur d'avouer vos besoins.

Je ne crois pas.

Si ! Vous avez peur de les avouer.

Dites la v�rit�.

Qu'est-ce que les hommes ne vous apportent pas ?

Allez, ma belle.

Avouez vos besoins.

Laissez-la tranquille.

Pardon ?

Vous avez un commentaire ?

Non, d�sol�e.

Prenez le micro.

- Non. - Vous dites plus rien.

Allez, madame la pipelette.

Ne soyez pas l�che.

Prenez le micro et parlez-nous de vous.

Vous voulez savoir quoi ?

Eh bien, si vous tenez tant � voler la vedette...

Non.

Dites-nous de quoi vous avez peur.

Je ne veux pas participer.

- Pourquoi vous �tes venue ? - Pour soutenir une amie.

Apr�s avoir soutenu une inconnue.

Vous aimez aider.

Vous faites toujours passer le bien-�tre des autres avant le v�tre.

Mais ce n'est pas vraiment vous, pas vrai ?

C'est...

un r�le que vous endossez.

Peut-�tre qu'on l'a choisi pour vous.

Ce n'est pas la premi�re fois que vous avez un micro.

La plupart des gens le tiennent bas.

Vous savez comment le tenir.

Vous avez d�j� parl� en public.

- J'ai �t� chanteuse. - Seigneur.

Parfait.

D�monstration ?

Dites-moi, Pam,

je sais de quoi vous avez peur.

Vous avez peur qu'on vous voie.

Pas l'image que vous montrez,

mais la vraie vous.

La garce qui se cache en vous.

Comment osez-vous ?

Voil�, cette attitude, l�.

Cette col�re.

Vous n'osez pas la regarder.

L'id�e que quelqu'un l'aper�oive vous terrifie.

Je me trompe ?

- Vous vous trompez. - Prouvez-le.

Montrez-nous qui vous �tes.

Montrez-nous qui vous �tes !

Mon cul !

Vous auriez jamais fait carri�re. Y a aucune authenticit� !

Votre visage exprime des �motions profondes,

mais vous faites semblant.

Je parie que vous faites semblant tous les jours.

Chanteuse, �pouse, m�re...

Ce sont des masques !

Pour qu'on ne vous voie pas.

Pour ne pas vous regarder vous-m�me et affronter la v�rit�.

Quelle v�rit� ?

Vous m�ritez d'�tre heureuse.

Libre.

Vous m�ritez de vous d�barrasser

de toute la mis�re que vous tra�nez depuis toujours.

D'aller mieux.

Vous le m�ritez, Pamela.

Je vous promets

que si vous allez jusqu'au bout,

si vous acceptez de vivre l'exp�rience,

vous prendrez assez d'assurance pour ne plus faire semblant.

Pour jeter les masques.

Et pour aimer celle que vous �tes vraiment.

On applaudit fort Pam.

Qui d'autre ?

Qui est-ce ?

Qui d'autre a la cl� ?

J'ai apport� � manger.

Mets au frigo.

Tu pourrais dire merci.

"Merci, Briana."

"Mais de rien."

"Qu'est-ce que je ferais sans toi ?"

"Tu mourrais s�rement."

Qu'est-ce qu'il y a ?

�a va pas ?

Merde !

Je vais vomir.

Le l�giste de Newton �tait absent.

Il revient que lundi.

Y a pas de frigo au poste ?

J'ai pas confiance en Dorf.

On range pas la chair humaine avec les l�gumes.

- Jette-moi �a ! - Oui...

"Oui" ? Qu'est-ce que t'es devenu ?

- Tu �tais flic. - Je le suis toujours.

Tu t'es enterr� dans ce trou pour sculpter du bois.

- Tu me veux quoi ? - T'as rien � faire ici.

Essaie de bosser � Newark.

Tu tiendrais pas une semaine.

J'ai tenu neuf ans.

Je suis pas une enfant.

Je sais qu'il y a une raison si tu es parti.

T'as accept� un ou deux pots-de-vin ? On s'en fout.

- Je finirai bien par savoir. - Arr�te !

Tu veux dormir ici ?

Regarder All in the Family ?

Je vais nous faire du th�.

Tu es pas oblig�e de venir

veiller sur moi.

J'arr�terai quand t'auras autre chose que du cadavre dans ton frigo.

Et le l�giste de Newton est une br�le.

Fais l'examen toi-m�me.

Tu vas pas y croire.

J'ai rencontr� quelqu'un.

Vraiment ?

Dr Norman Blaustein, chirurgien-dentiste. Il donne une conf�rence.

Il me laissera conduire sa Porsche apr�s un verre dans sa chambre.

�a t'ennuie pas ? On devait rester entre filles,

mais franchement, l'ambiance me file la chair de poule.

- Va. - Merci.

Salut, mon petit bolide. Je te trouvais plus.

Je faisais le plein.

Pam, Dr Norman Blaustein, chirurgien-dentiste.

Salut, beaut�. Tu aimes t'amuser ?

�a d�pend. Vous allez manger du g�teau ?

Amusant.

J'ai du gaz hilarant.

�a ne risque rien.

Je suis professionnel.

Doucement, tu m'as promis un examen buccal.

Bonne soir�e.

Ne m'attends pas.

En avant.

J'ai assist� � votre s�minaire.

La chanteuse. Je me rappelle.

Je connais votre technique.

Vous nous cassez le moral pour le remonter apr�s.

C'est vrai ?

J'ai eu un professeur de chant qui faisait �a.

Je pense que vous �tes perspicace

et que vos mots touchent les gens,

mais vous avez pas besoin d'�tre m�chant.

�a ne marche pas sur tout le monde,

uniquement sur ceux qui restent.

Mais merci pour votre soutien.

Attendez.

Je vous paie un verre.

Vraiment ?

Personne n'ose me parler en dehors des s�ances.

Vous voyez, �a marche.

D'accord ?

Tout le monde me conseille de l'accepter.

Mais comment ? On n'a pas retrouv� son corps.

Je me sens coupable.

Je n'�tais pas l� alors qu'il avait besoin de moi.

� qui sert votre sentiment de culpabilit� ?

Pas � Jason, il n'est plus l�.

Vous le savez.

Oui.

�a ne vous aide pas non plus.

�a ne fait que prolonger votre souffrance.

Je pourrais d�m�nager.

Repartir de z�ro.

Vous pourriez.

Mais votre souffrance vous suivrait.

C'est pour �a qu'on parle de bagage.

La seule fa�on de vraiment passer � autre chose,

est d'arr�ter de fuir.

- Je peux vous poser une question ? - Bien s�r.

Vous n'avez pas peur,

� force de triturer la cervelle des gens,

de finir par...

Comment dire ?

Quoi ?

Ouvrir les mauvaises vannes ?

Non.

J'ai toujours su

que je n'�tais pas un clampin venu de P�taouchnok.

Pourtant c'est ce que tout le monde me rab�che.

Pour devenir moi-m�me,

celui que vous avez face � vous ce soir,

j'ai d� affronter ma peur

de perdre la s�curit� de ma fausse identit�.

J'ai d� retirer ce masque

et �tre honn�te envers moi-m�me.

Alors soyez honn�te.

De quoi avez-vous peur ?

J'ai peur de l�cher prise.

Dans ce cas,

voyons ce que �a donnerait.

Non, je voulais pas vous donner une fausse impression.

On est en 1972, Pam.

On est adultes, on boit

et on �change sur nos vies.

Je me suis senti proche de vous.

J'ai eu une pulsion saine et j'ai agi.

Si je ne vous attire pas,

je suis navr�, oublions �a

et continuons notre conversation.

Mais

si vous �tes aussi curieuse de moi

que je le suis de vous,

et que vous avez seulement peur de l�cher prise,

n'est-ce pas le moment id�al pour affronter votre peur ?

�a fait tr�s longtemps que je n'ai pas...

C'est rien.

Tu es l� o� tu dois �tre.

Bon Dieu, Pam.

Tu te retiens.

Pardon.

Ne t'excuse pas.

Tu n'as pas � avoir peur.

Je ne te ferai pas de mal.

C'est toi qui contr�les.

C'est bien.

C'est bien.

C'est bien, l�che prise.

Arr�te de parler.

T'es folle !

- Tu m'as mordu ! - Non.

Je t'ai pas mordu.

Je peux m'emballer aussi.

C'est �a que tu veux ?

Ce n'est pas moi.

Peut-�tre que si. Fais tomber le masque.

L�ve-toi.

Pousse-toi !

C'est bon, du calme !

Tu m'as mordu.

Pardon.

Excuse-moi.

C'est triste que tu t'excuses

pour cette force qui dort en toi.

Laisse-la s'exprimer.

Bonjour, Ralph.

Si c'est au sujet du cerf, je n'ai pas pos� ce pi�ge.

Il a d� le tra�ner.

Non, c'est autre chose.

On a trouv� un corps d�chiquet�.

� 400 m�tres � l'est.

Humain, il semblerait.

Humain ?

C'est qui ?

C'est ce qu'on cherche � d�couvrir.

Ainsi que le reste du corps.

C'est pas quelqu'un du coin, j'ai v�rifi�.

Peut-�tre un randonneur �gar� ou un chasseur imprudent.

Tu connais bien les bois.

Tu as vu passer des inconnus ?

Des inconnus ?

Il y a des ours, par ici, ces derniers temps.

Les ours mangent pas les humains.

Mais qui sait ?

Y a pire que des ours, dans ces bois.

Pardon ?

Quoi ?

J'ai cru entendre

"Y a pire que des ours, dans ces bois."

J'ai dit �a ?

J'ai rien vu.

J'ai rien fait !

Pardonne-moi.

C'est bient�t termin�.

Je n'�tais pas s�r que tu viendrais.

Qu'est-ce qu'ils font ?

J'appelle �a la r�gression-possession.

On laisse son ancienne identit� envahir tout son corps et son esprit

pour arriver � dire l'impossible � ceux qui nous ont bless�s.

�a a l'air violent.

C'est la seule mani�re de se lib�rer de la culpabilit�,

de la peur et de la honte

pour enfin pouvoir faire place � soi.

Tu es pr�te

� faire ce travail ?

D�tends-toi.

Laisse-toi partir.

Repars vers le moment

o� tu �tais le plus vuln�rable,

le plus effray�e.

Il prend forme

autour de toi.

Les gens,

les lieux.

Accroche-toi � ce moment, installe-toi.

Affronte ceux qui t'ont bless�e.

Dis-leur ce que �a t'a fait.

Tu vas vivre la douleur et la rel�cher.

�coute ma voix, laisse-toi guider.

Avance. O� es-tu ?

Que vois-tu ?

Je sais que �a fait peur, mais tu es en s�curit�.

Je suis jamais en s�curit�.

Tu dois affronter ta peur pour gu�rir.

Laissez-moi sortir.

Tu vas encore t'enfuir ?

Comme hier dans ma chambre ?

T'as peur de finir ce que tu entames ?

Tu es malade.

On fait une pause.

Mon p�re a d�j� planifi� tout mon avenir.

Apr�s le lyc�e, j'irai � l'universit� avec une bourse sportive.

Je ferai quatre ans de droit

et j'irai � Columbia.

Puis je serai engag� dans un grand cabinet.

C'est ce que tu veux ?

Je sais plus ce que je veux.

� part passer un dernier �t� � la colo de mes parents.

Ils vont vraiment rouvrir ?

Ils ont pas le choix.

Ils ont trop perdu l'�t� dernier.

� cause du gamin bizarre qui s'est noy� ?

- Comment il s'appelle ? - Jason Voorhees.

On n'a jamais retrouv� son corps.

Personne va vouloir y aller.

Moi, si.

Grace ?

Qu'est-ce que tu fais l� ?

C'est une f�te.

Oui, avec les �l�ves du lyc�e.

� ton �ge, je jouais au salon de th� avec mes Barbie.

Mais �a a l'air plus bath.

"Plus bath" ?

Laissez-la tranquille.

C'est une f�te.

J'aime bien tes sabots.

On dirait une chanteuse de folk.

Merci.

Assieds-toi, je t'apporte une bi�re.

Non, c'est pas possible.

Je peux te parler ?

Mon chou,

je vais �tre brusque pour ton bien car personne n'osera.

Tu es ridicule, avec tout ce maquillage.

Rentre chez toi.

Toi, rentre !

Ne me r�ponds pas comme �a.

Je t'ai vue dans le hangar.

Tu couchais avec Barry.

Quand Jason s'est noy�.

Tu nous espionnais ? Perverse !

Laisse-moi rester et je dirai rien.

T'as pas int�r�t.

Si tu le dis, non seulement je nierai,

mais je rappellerai � tout le monde pourquoi il nageait aussi loin.

Tu as jet� un ballon et il allait le chercher.

Tu vois ? Moi aussi, je peux �tre garce.

C'est pas agr�able, hein ?

J'ai beaucoup plus d'exp�rience que toi.

T'es press�e d'�tre une adulte,

je te traite comme telle.

Rentre chez toi.

Je crois qu'il est possible que tout le monde...

Vous m'avez dit de m'affirmer et elle est partie !

Je vais vous tuer, menteur !

Je vais vous tuer !

Charlatan ! Menteur !

L�chez-moi !

Je vais le tuer, c'est un arnaqueur !

Piti�.

Aide-moi.

Tu vois ce que �a fait de triturer les cervelles ?

Certaines personnes doivent garder leur masque.

Qu'est-ce que c'est que �a ?

On y va.

Je veux pas �tre mouill�e.

Il pleut fort.

On va se garer ailleurs ?

On risque de rester coinc�s.

C'est une voiture de sport.

345 chevaux.

Servomoteur surpuissant.

On risque rien.

Cool.

J'avais h�te qu'on soit seuls.

Coup d'envoi !

Sors le ballon.

Je vais faire un touchdown.

C'�tait quoi ?

Y a quelqu'un ?

�a va pas ?

C'est qui ?

Grace ? C'est toi, esp�ce de petite conne ?

Arr�te ou je te botte le cul.

Putain !

C'est qui ?

Barry, c'est qui ?

Je sais pas ! Tais-toi !

- Merde ! - Tu me fais peur !

Dis-moi !

C'�tait quoi ?

Adaptation : Alexandra Barth�s

Sous-titrage TITRAFILM

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