All language subtitles for The.Death.Of.Robin.Hood.2026.Multi.Vf2.Ad.720P._WEBRIP-wawacity.GOLD (1)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Vous auriez à manger ?

J'ai très faim.

Découvre tes cheveux.

Tu n'as rien d'un garçon.

Découvre tes cheveux.

Je n'ai pas peur.

J'ai entendu des voyageurs parler du héros, Robin des Bois.

Il protège les humbles.

Nul ne protège les humbles.

Il n'avait rien d'un héros.

Il priait trois fois par jour et donnait aux pauvres.

Et Marianne l'aimait. Ça n'en fait pas un héros ?

Marianne sort d'un conte de berger,

repris par un conteur plus ivre que moi.

Elle a été le grand amour de Robin des Bois.

Il n'est point de grand amour pour un homme tel que lui.

J'en ai connu qui l'ont croisé. Tu veux un secret ?

Je veux bien.

Il n'a jamais prié de sa vie.

Ces histoires qu'on colporte

ne sont qu'un ramassis de mensonges.

C'était un meurtrier, un brigand,

qui aurait égorgé un shérif et fait bien d'autres victimes.

Les gens ont voulu y voir un sens.

Ce n'était pas un héros.

Il volait et tuait par plaisir, rien de plus.

Ces gens que vous avez rencontrés

ont-ils dit qu'il regrettait ses crimes ?

Je crois qu'il était las.

Si tu croises ce brigand, Robin des Bois,

hâte-toi de fuir et préserve le peu de vie qui te reste.

De quel sang es-tu ?

William Wainwright...

de Pickering.

Pickering...

Ton père ?

Ton grand-père ?

Tu aurais dû te laver

ou attendre que le vent tourne.

Et garder ton poids sur l'arrière.

C'est tout.

Tu t'en es bien sortie.

Ils chantent des mensonges,

ces sots, ces manants.

Des mensonges sur son héroïsme et sa bonté.

Mais les dettes de sang se paient.

Et les descendants de ses victimes le traquent.

Car en vérité,

nul n'était plus malfaisant et sans vergogne

que le bandit meurtrier Robin des Bois...

et son Petit Jean.

Va voir Thomas.

On l'a pendu, dans le Sud.

Et Will ?

Ils l'ont éventré.

Je n'ai personne d'autre.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Mon nom, c'est Edward.

Qui était Edward ?

Je l'ai croisé sur la route, il y a dix étés.

Son frère était mort,

et il allait semer du seigle et des pois chez lui.

Personne ne savait à quoi il ressemblait,

alors, je l'ai tué.

Maintenant, c'est moi, Edward.

Et Margaret est une bonne épouse.

On a une bonne ferme.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Une famille du coin m'a démasqué.

Ils m'ont pris ma ferme. Ils m'ont pris ma Margaret.

Ils ont voulu me prendre la vie.

- Je ne peux reprendre les miens seul. - Ce ne sont pas les tiens.

C'est ma famille.

Je suis fatigué, Jean.

Edward.

Je suis fatigué, Edward.

Ce serait un sacré combat.

Un de ceux qui deviennent légende.

Ils sont forts ?

Ça, oui.

C'est une lignée ancienne.

Ils se prétendent de sang viking.

On raconte qu'un de leurs ancêtres a combattu un ours.

Ce serait un sacré combat, Robin.

Ils sont combien ?

Quatre... cinq.

Ensemble, on peut les vaincre.

On risque d'y laisser la vie.

Robin ?

Robin !

Du pain !

Ça, c'est une belle aventure.

Une belle aventure.

Tu te rappelles quand on a croisé le potier ?

On l'a laissé tout nu ou on l'a tué ?

Quelqu'un m'a dit qu'on l'avait laissé tout nu.

Je ne me souvenais plus.

Toi, tu savais la raconter, Robin.

Pourquoi l'aurions-nous laissé nu ?

Je ne sais pas.

Pour rigoler.

On n'a jamais croisé de potier.

Comment ça ?

Ça n'est jamais arrivé. C'est une histoire que tu as entendue.

Mais si on en a croisé un...

on l'a tué.

Je l'ai pas inventé !

Tiens.

Parle-moi de ta femme.

Margaret.

C'est une brave femme.

Vraiment une brave femme.

Elle est pieuse.

Elle m'apprend les prières.

Fais son portrait.

Son portrait ?

Son portrait...

Elle a...

des cheveux...

rouges.

Rouges comment ?

Comme...

le sang frais.

Pas le sang, non.

Quelque chose de rouge et beau, comme elle.

Rouges comme...

le soleil couchant.

Oui.

Comme le soleil d'été au couchant.

Margaret est une bonne épouse

aux cheveux rouges comme le soleil d'été au couchant.

Elle prend soin de moi.

Et je prends soin d'elle.

Robin, il y a des terres libres, au-delà des montagnes.

Bien des lieux pour recommencer.

Je n'aspire pas à recommencer.

J'aspire à une mort juste.

Hendrie, pars, vite !

Edward ?

Arrière !

Hendrie, va chercher les autres !

Edward !

Edward...

Veille sur la petite Margaret.

Ma petite,

ne crains rien.

Tu es en sécurité.

Tu es en sécurité, ma fille.

Prions.

Prions.

Ô, Seigneur, notre Dieu,

accorde-nous la grâce de Te désirer de tout notre cœur.

Allons, prie.

Et en Te trouvant, de T'aimer.

Et en T'aimant, de racheter ces péchés

dont Tu nous as délivrés.

Par Jésus-Christ.

Amen.

C'est bien.

Pardon.

Pardon.

Pardon.

Je me suis réveillé comme ça.

Je me suis réveillé comme ça.

Mon cousin ?

Je me suis réveillé comme ça.

Pardon.

Nous T'implorons, Seigneur,

prends pitié de nous.

Et accorde Ton pardon.

Ô, Roi des cieux,

Seigneur éternel,

reçois les prières

que nous T'adressons.

Et accorde Ton pardon.

Secours les malades,

délivre les captifs,

aide la veuve

et l'orphelin.

Et accorde Ton pardon.

Nous avons péché et nous nous sommes détournés de Toi.

Ô Toi,

Rédempteur du monde,

sauve-nous.

Et accorde Ton pardon.

Prends pitié du pénitent,

et lave

les souillures du péché.

Et accorde Ton pardon.

Amen.

Godwyn !

Pitié !

Pitié...

Margaret...

Jean, non !

Petit Jean !

Il y a vingt hivers,

tu as tué mon cousin,

Walter de Hathersage.

Tu as tué mes fils

et mon petit-fils.

Pour le sang versé,

j'accepte ta vie

et la vie de ta fille.

Robin, tu paieras pour tes crimes odieux,

toi qui as tué mères, femmes et enfants,

et ce pour l'éternité.

Robin !

Robin ?

On raconte qu'il existe un prieuré caché loin d'ici.

Une religieuse y vit, si vieille que nul ne saurait dire son âge.

Elle soigne par la magie.

Je vais t'emmener auprès d'elle.

Elle te guérira.

J'ai entendu des histoires incroyables.

Robin ?

On doit te laisser.

Ou ils nous pourchasseront.

Regarde la neige.

C'est étrange qu'il en tombe encore.

Elle ne tiendra pas.

Les journées sont moins fraîches.

L'homme qui t'a amené,

il t'a cautérisé au feu et ne s'y est pas mal pris.

Tu es ici depuis six jours.

Tu as des plaies au ventre,

des côtes cassées et une jambe brisée.

Tu comprends mes mots ?

Où suis-je ?

Tu es au prieuré de Saint-Clement, où on va te soigner.

Quel bourg ?

Il n'y a pas de bourg.

Connais-tu l'histoire de Saul ?

Quoi ?

On dit qu'il y avait un homme, Saul,

animé d'une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur.

Il alla trouver le grand prêtre et demanda des lettres pour Damas,

pour les synagogues.

S'il y trouvait des adeptes de la Voie, il les ramènerait...

C'est tout ce qu'il nous faut.

Quelques gouttes.

Ce n'était pas trop douloureux ?

Non.

Je suis Sœur Brigid.

Et toi ?

Randolph.

Je te dois des excuses, Randolph.

Des excuses ?

Tu m'as suppliée de te laisser mourir.

Et je ne l'ai pas fait.

- Tu as dit que c'était juste. - J'avais de la fièvre.

La fièvre est tombée.

Repose-toi, Randolph.

Ton corps est couvert de cicatrices.

Tu veux faire du mal à quelqu'un, au prieuré ?

Non.

Le mal va-t-il te suivre ici ?

Non.

Tu ne leur feras aucun mal.

Retour au lit.

Et retour à la porte.

Ouvre la porte.

Va aussi loin que tu veux.

Tu peux ramer ?

Il y a une barque, côté ouest.

Ce n'est pas grave.

Tu peux rester si tu aides au verger.

Je ne suis pas fermier.

Et tu ne sais pas chasser ?

Je sais chasser.

Il y a du gibier sur l'île.

Mais tu ne peux ni chasser ni armer un arc.

Je peux armer mon arc.

C'est surtout des lapins. Tu sais poser un piège ?

Je sais poser un piège.

Bien.

Pas plus de six pièges ou il ne restera plus rien.

Tu peux en poser six ?

Je peux en poser six.

Bien.

Alors, le reste du temps, tu aideras au verger.

Tu essaies de t'enfuir ?

Tu es discret.

Je suis discret et lent.

Toi, tu es discret.

Mais tu dois ralentir, tu es estropié.

Et toi, lépreux !

Tu peux ralentir.

On est à l'abri, ici.

C'est toi qui le dis. Tu en es sûr ?

Oui, car elle nous a mis à l'abri.

Ta religieuse ?

Elle était comme nous.

Elle a connu un grand chagrin, une grande douleur.

Veuve jeune.

Mais dans ce chagrin, elle a trouvé la force de nous guérir.

Toi, ça se voit pas.

La religieuse m'a raconté l'histoire d'un grand philosophe.

C'était le plus grand philosophe de son temps.

Mais un jour, son roi se retourna contre lui.

Il le jeta au cachot pour le torturer et l'exécuter.

Mais dans son malheur,

quand il n'avait plus rien,

un ange vint au philosophe et lui parla.

Et cet ange

lui apprit que cela importait peu

si le monde entier n'était que malheur,

si seule la mort l'attendait.

Car il lui restait une chose qu'on ne pouvait lui ôter.

Il lui restait sa tête.

Et dans sa tête...

il avait Dieu.

Il n'est jamais trop tard pour être en paix.

Qu'est-ce que tu fais ?

Je fais la traversée tous les jours.

Ton ami a pu te déposer ici. Les autres, je vais les chercher.

- Tu m'emmènes ? - Non !

Tu rameras toi-même quand tu seras plus fort.

Pour l'heure, va poser des pièges.

- Je vais chasser. - Tu ne peux pas chasser.

Le lépreux ?

Et ce grand philosophe, alors ?

Il fut torturé et exécuté, bien sûr.

Bien sûr.

Le lépreux a ramené quelqu'un !

De l'autre rive !

Papa est mort.

Comment va la fillette ?

Je vais te montrer mes arbres.

Ça, ce sont des baies de sureau.

On les récolte à la fin de l'été.

Ils savent qui tu étais, avant ?

Mets-toi de ce côté, j'entends mieux.

Les poires, on les récolte juste après.

Et qui étais-je, avant ?

Un mercenaire, au mieux.

Au mieux, oui.

On nous reconnaît.

Tu te souviens des arbres ?

- Poiriers et sureaux. - Fort bien.

Certains le savent.

Mais la religieuse se soucie guère de qui on était.

Les pommes, récoltées à l'automne.

La fillette a dit ce qui lui était arrivé ?

C'est la religieuse qui s'en occupe.

Va lui parler, si cela te tourmente.

Quels étaient les arbres ?

Poiriers, pommiers et sureaux.

Fort bien.

Ce sera ta dernière saignée.

Mais ton corps est loin d'être guéri.

Tu es fatiguée.

En effet.

Mais la fatigue, je connais.

L'enfant ne dort pas.

Que lui est-il arrivé ?

Des horreurs.

- Elle t'a raconté ? - Elle ne parle pas.

Elle ne mange pas et elle ne dort pas.

Comment s'appelle-t-elle ?

Margaret.

Qui est-elle ?

J'ai rencontré son père.

Un fermier.

Il est mort ?

On dirait.

Et la mère ?

Morte, je crois.

Comment ?

Je ne sais pas, c'est du passé.

Tuée ?

Peut-être.

Tu mens très bien.

L'enfant a tout vu ?

Ça se peut.

C'est beaucoup, pour une enfant.

Désolée pour ton ami.

Merci.

Aimerais-tu que je prie pour lui ?

Si tu veux.

Comment s'appelait-il ?

Edward.

Edward...

Que ton cœur ne soit point alarmé. Tu crois en Dieu, crois aussi en moi.

Chez mon Père, il y a beaucoup de demeures.

Quand je t'aurai préparé une place,

je reviendrai et je te prendrai avec moi,

afin que là où je suis,

tu y sois aussi.

Là où je vais, tu en connais le chemin.

Elle a un couteau !

Maman !

Margaret !

Tout va bien.

Margaret...

Tout va bien, Margaret.

Elle ne connaît pas l'île.

Il y a des sangliers.

Donne.

Donne.

Les hommes qui t'ont fait du mal...

savent-ils que tu es ici ?

Quel est mon nom ?

Dis mon nom.

Randolph ?

C'est cela.

Qui est Petit Jean ?

Ce nom est absurde, ne le prononce jamais.

Ou un chat viendra dans la nuit et t'arrachera la langue !

Ce n'est rien.

Dors.

Je surveillerai l'orage.

Allez,

allonge-toi.

Ferme les yeux.

Tu peux dormir.

Dors.

Merci de l'avoir ramenée.

Ce n'est rien.

Connais-tu l'histoire de ce prieuré ?

Non.

Dans des temps immémoriaux,

c'était un lieu saint pour les anciens druides.

Ils vénéraient des dieux inconnus.

Dans ces bois.

Les Romains sont venus et ont perçu la magie de ce lieu,

alors ils y ont bâti leurs temples.

Peuple après peuple, ils sont venus ici rendre un culte.

D'innombrables dieux et des tribus incapables de se comprendre.

Mais nous avons tous été attirés en ce lieu.

Crois-tu qu'il y a de la magie sur cette île ?

Je crois qu'il y a une puissance, ici.

J'ai vu la puissance des histoires.

On peut s'en servir pour amener les hommes à faire des atrocités.

Ensuite,

ces atrocités deviennent des histoires,

puis d'autres histoires.

On ne peut se fier à aucune d'elles.

Ni à nous-mêmes.

Un couteau coupe le pain comme il coupe la chair.

C'est une question d'équilibre.

L'équilibre compte-t-il ?

Si l'équilibre ne comptait pour rien,

nous ne serions pas là.

Ce monde n'existerait pas et...

nous n'échangerions pas ces mots.

Tu y penses, parfois ?

L'incroyable précision de l'équilibre sur une si longue durée...

L'équilibre qu'il a fallu pour créer un mot, n'importe lequel,

qui peut passer d'une personne à l'autre et...

être compris par deux esprits.

Randolph...

Merci.

Tu n'as pas faim ?

Non ?

Je vais bientôt mourir.

Comment le sais-tu ?

Je le sens en moi.

Que sens-tu ?

Je sens que c'est le bon moment.

J'aperçois quelqu'un.

Il y a du passage sur l'eau.

Incise les pattes.

De petites entailles.

Bien. L'autre.

Voilà.

Non.

Bien.

Maintenant, coupe tout le long du ventre.

Bien.

Regarde.

Comme ça.

Voilà. Fais l'autre.

C'est ça.

Tire.

Tu es un brave jeune homme.

Merci, ma sœur.

As-tu faim, Arthur ?

Oui, ma sœur.

Sarah va te préparer un bon souper, ce soir.

Ragoût de hareng.

Tu aimes ?

D'où viens-tu, Arthur ?

D'une ferme près de Keswick.

- Keswick ? - Oui, messire.

Randolph.

Randolph. Près de Keswick.

Le lépreux dit que tu cherches ta nièce.

Oui.

On t'a attaqué ?

- En effet. - Sur le chemin ?

Oui.

- Tu es à l'abri, ici. - Quel chemin ?

Le chemin de Keswick, messire.

Dieu merci, tu as survécu.

Je rends grâce à Dieu.

Que dirais-tu de poires au miel pour ta bravoure ?

Merci, ma sœur.

Bien.

Petite Margaret ?

Cet homme, Arthur,

tu l'avais déjà vu, avant de venir au prieuré ?

Margaret !

Les hommes...

qui ont fait du mal à ton papa...

tu as vu leurs visages ?

Papa m'a dit de courir.

Papa avait arrêté de prier.

Il était en colère.

Il priait en lui-même.

Comment il s'appelle, papa ?

Ton papa, c'est ton papa.

Fais-moi voir ça.

C'est du beau travail.

Tu vois, ça se courbe de ce côté.

Il faut équilibrer sa courbure.

Donc, il faut l'affiner ici.

Tu m'en ferais un ?

Tu veux que je te fasse un arc ?

D'accord.

Aujourd'hui, je me suis souvenue d'un poème de Lucrèce.

Il a écrit sur ce qu'on appelle les atomes.

Si on décortiquait les arbres, les gens, les pierres,

ce seraient les plus infimes particules

qui font tout ce qui existe.

Et ces atomes

voguent dans le vide.

Mais parfois, sans raison, ils dévient de leur route.

D'un rien, pas même l'épaisseur d'un cheveu.

Et sans...

cette petite

déviation imprévisible, qui force les atomes

à se croiser et s'entrelacer,

rien, sous les cieux, n'existerait.

Bien.

C'est ça, bien.

Celui-là.

Bien. Et voilà !

Bien.

Lequel tu choisirais pour ton arc ?

Voyons un peu.

Ils sont bons tous les deux.

Margaret, viens jouer !

Arthur.

Tu sais poser un piège ?

- Oui. - Bien.

Viens me prêter main-forte.

Ta famille a des terres ?

Oui.

Vous êtes combien ?

Je ne sais pas.

Tout va bien ?

Ça va.

Je ne suis plus aussi jeune qu'autrefois.

Aide-moi juste à me relever.

Merci.

Ils t'ont mis un sacré coup.

C'était qui ?

Un homme.

Des hommes.

Des bandits.

Un homme, des bandits ?

Oui.

Je peux regarder ?

Un sacré coup.

Tu as eu de la chance d'en réchapper, garçon.

Oui.

Estime-toi heureux d'être en vie.

Oui.

C'était un bâton de combat.

Il aurait pu te fendre le crâne.

Randolph !

Randolph !

Moshe ?

La religieuse te dit de venir.

Tu souffres beaucoup ?

Tu te souviens des arbres ?

Poiriers, pommiers et sureaux.

Fort bien.

Tu sais que tu es la personne la plus importante

dans la vie de la petite Margaret.

Je ne suis pas important.

Pense à tous ceux dont tu as croisé la route.

Nous avons compté pour chacun d'eux.

Connais-tu l'histoire de Guy de Gisbourne

et Robin des Bois ?

Oui.

On dit que tu l'as tué.

L'as-tu vraiment décapité ?

Tu divagues, le lépreux.

Je n'en soufflerai mot.

Mais ne mens pas à un homme sur son lit de mort.

Alors...

l'as-tu vraiment décapité ?

Il n'y a jamais eu de Guy de Gisbourne.

Ce n'est qu'un conte, parmi tant d'autres.

Mais j'ai décapité d'autres hommes.

Tu ne t'en souviens vraiment pas ?

Allons...

pense à ce nom.

Il y a bien eu un Guy de Gisbourne.

Mais tu ne l'as pas décapité.

Tu lui as coupé l'oreille.

Tu avais dit

que dans une autre vie, tu trinquerais avec lui.

Tu t'en souviens ?

Nous l'avons trouvée, cette autre vie.

Mais voici un acte de cruauté

que je te demande de ne pas commettre.

Tu t'occuperas du verger jusqu'à ce que tu meures, toi aussi.

Tu serviras la religieuse

et les gens de ce prieuré, d'hier comme de demain.

Mais à aucun moment, au fil du temps,

durant...

ces belles et paisibles années,

tu ne diras à la religieuse qui tu es vraiment.

Pourquoi ?

Parce que

l'un des morts sans nom et sans visage

qui gît dans l'ombre de ta mémoire

était dans une autre vie...

son bien-aimé.

Promets-le-moi.

Robin.

Promets-le-moi.

Au revoir, Brigid.

Arthur ?

Viens.

Il y a une enfant sur l'autre rive.

Peut-être ta nièce.

Le lépreux m'a dit que tu la cherchais.

Oui.

- Ce serait elle ? - Nous verrons.

Je ne vois pas âme qui vive.

Il faut attendre.

Peut-être reviendront-ils.

Quel est ton nom ?

Arthur.

Pas la peine de me mentir. Quel est ton vrai nom ?

Godwyn.

Tu dois décider, Godwyn,

si tu fais la besogne toi-même

ou si tu vas quérir les tiens.

Quelle besogne ?

Combien d'hommes as-tu tués, Godwyn ?

Combien d'enfants as-tu tués ?

J'en ai tué tant que je ne saurais les compter.

Depuis bien avant ta naissance,

je tue les proches de ceux que j'ai abattus jadis,

dont je n'ai plus le souvenir.

Ils ne comptaient pas pour moi, alors.

Mais leurs frères, leurs enfants et petits-enfants se souviennent de moi.

Alors, je dois les tuer.

Encore et encore.

Sous d'autres formes, tels des spectres, encore...

et encore, et c'est sans fin.

C'est une malédiction, Godwyn.

Que l'on s'inflige à soi-même, même si c'est par devoir.

Peu importe quel est ton devoir.

Ce monde ne veut que du sang,

et il ne donne que du sang en retour.

Veux-tu tuer une enfant, Godwyn ?

Veux-tu répondre de la mort d'une fillette ?

Non.

Ton père est mort ?

Et tes oncles ?

Je suis l'aîné des survivants.

Qui est encore en vie, Godwyn ?

Ma mère.

Mes tantes.

Mes sœurs.

Tu as une maison, Godwyn.

Oui.

Rentre chez toi.

Dis aux tiens que vos dettes de sang sont payées.

Elles le seront toutes, un jour.

Dors dans ton lit.

Chéris la vie qu'il te reste à partager avec les tiens.

Et si tu reviens ici,

tu auras gâché le sursis que je t'offre maintenant.

Et je t'égorgerai sans plus jamais repenser à toi.

Va, maintenant.

Ne te retourne pas.

Je te croyais parti.

Je suis Robin le hors-la-loi.

Tu dois savoir

que je suis un monstre.

Je ne suis pas Randolph.

Je suis le hors-la-loi, Robin des Bois.

Pardon...

Dis-moi de m'en aller.

Et je partirai.

Mets-toi au lit.

- Brigid... - Allonge-toi.

Tu as brûlé vif mon mari.

Je rêve qu'il était déjà mort,

mais alors, pourquoi aurais-tu barricadé la porte ?

J'ai passé une éternité à fouiller les cendres de notre maison.

Il avait l'air si petit...

recroquevillé dans un coin, à moitié parti en fumée.

Mais j'ai beau rêver, je sais qu'il était vivant.

Car jusqu'au bout,

il a couvert de son corps nos enfants.

Randolph ?

C'est moi.

On parle de Robin des Bois.

On conte ses histoires.

Ce ne sont que des mensonges.

Des mensonges que j'ai racontés jadis

pour que des sots

me suivent dans les ténèbres.

Robin...

Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

N'aie pas peur.

Je viendrai te tirer de là.

Je sauverai la petite Margaret.

Et nous commencerons une vie nouvelle ensemble.

Edward...

Parle-moi de ta femme.

Ma femme ?

Margaret.

Margaret...

Ma femme, Margaret.

Fais son portrait.

Son portrait ?

Elle a des cheveux...

rouges comme...

le soleil couchant.

Comme le soleil d'été au couchant.

Rouges comme...

le soleil d'été au couchant.

Robin...

As-tu trouvé ta juste mort ?

Je suis prêt à en finir.

Cette vie, je te la dois.

C'est monstrueux...

mais cette vie, je te la dois.

Tu ne me dois rien.

Je n'ai jamais ôté la vie de personne.

Cela peut être comme tailler un rosier.

Il ne devrait pas en être ainsi.

Non.

Mais il peut en être ainsi.

J'aide ceux qui viennent sur cette île.

Je les guéris.

Je t'en prie...

guéris-moi.

Petite Margaret...

ton père s'appelait Jean.

Je l'ai connu de longues années,

avant qu'il ne soit ton papa.

Je l'ai rencontré

sur un pont, un jour,

au-dessus d'une rivière en furie.

Il avait la tête dure.

Il ne pliait jamais,

devant aucun homme.

Pas même devant moi.

Alors, nous nous sommes battus,

sur ce pont.

Nous nous sommes rendu coup pour coup.

Je l'ai cogné sur le côté de la tête.

Il m'a frappé au ventre.

J'ai vacillé sur le pont...

et plouf !

Il m'a botté les fesses.

Je me suis hissé hors de l'eau,

trempé jusqu'aux os,

et nous nous sommes enlacés.

Nous appelions ton papa Petit Jean.

Et nous avons vécu des années durant

tels des hors-la-loi dans les bois.

Nous faisions des festins.

Et nous donnions de l'argent

aux plus humbles.

Mais cet argent, nous l'avions volé.

Nous l'avions volé...

à...

des méchants.

Tu comprends ?

Des méchants.

Ton papa

aurait refusé que je te le dise.

Car il t'aimait tendrement.

Tu ne dois le dire à personne.

Pas même aux enfants avec qui tu joues.

Tu ne dois jamais leur dire le nom de ton papa.

Il y a des gens mauvais.

Et ils en veulent à ton papa.

Alors, ils t'en veulent à toi aussi.

On garde ce secret ?

Je peux garder ce secret, Petite Margaret.

Toi aussi ?

Bien.

Viens près de moi.

Prends ça.

Pourquoi il était petit ?

Quoi ?

Pourquoi mon papa s'appelait "Petit" ?

Parce qu'il était petit quand je l'ai trouvé.

Comme toi.

Encorde-le.

Plie-le avec la jambe, comme tu m'as vu faire.

Bien.

À présent,

va à la fenêtre.

À présent,

encoche une flèche.

Trouve un point

où l'eau rejoint le ciel.

Ramène la corde à ta bouche.

Et tiens.

Je te dirai quand lâcher.

Alors,

tu ne tireras pas.

Tu cesseras simplement de tenir.

À présent,

regarde la cible.

Ton corps bougera toujours.

Ressens

le moment où la flèche volera droit.

Tu vas trouver une danse.

Tiens jusqu'à ce que je te dise de lâcher.

Tu es forte.

Ressens...

ce balancement...

cette danse.

Maintenant, lâche.

Adaptation : Muriel Blanc-Pignol

Sous-titrage : TransPerfect Media France

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.