All language subtitles for Le bordel - 1ère epoque 1900 - The Infamous House of Madame X (1974)

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Original subtitles

La la.

Je vais vous raconter un truc que je n'ai raconté à personne.

C'est la nuit que j'ai passée en Russie.

Avec un moine.

Il m'avait déshabillée dans la neige et fouettée.

Jusque-là, du banal.

Puis, il m'avait prise.

Le salaud, il était prodigieusement doué.

Il m'insultait en russe. Sa tête en livrant.

Et puis, d'un seul coup, il m'amène une bonne femme. Et il m'oblige à m'en

occuper.

Je lui fais des choses et ce fumier nous arrose de vodka.

Il nous saoule et puis il fout le feu.

Il nous en hurle. Et ce con, ce salaud, nous saute dessus et nous prend dans les

flammes en priant.

Heureusement, la neige m'a éteinte assez vite.

Je me suis sauvée dans la steppe et j'ai été recueillie par un moudjik puant qui

m'a refilé une stouille.

Mesdames, que le cardinal Assiette, archevêque de Paris, a interdit le

tango.

Le prélat déclare cette danse lassive offensante pour la morale et c'est de

plus une danse d'importation étrangère.

Tu te rends compte ?

Laissez

cette fille en paix !

Mais tu es bien prêté.

Qu'est-ce qu'il aurait été bon sur le pont d'Arcone

? Je le vois très bien dirigeant une charge à

réchauffer.

Le désir d'amour ne dure qu'un

moment.

Oh,

merde, mes lorgnons ! Quelle hommage ! Ah, merde !

Merde ! Merde ! Merde ! Qu

'est

-ce qui se passe ? Mais regardez-moi ce vieux

bonze ! S'il continue, il va faire péter ses articulations ! C'est trop triste !

pour nous faire perdre l'empire colonial.

Vous êtes toujours en train de vous gougnoter, vous deux, comme d'habitude.

Vous savez, Mme Bertha, les hommes ne sont plus ce qu'ils étaient.

Mon dieu, j'ai une voix faite.

J'ai la vie.

Vous êtes bien fait, je vous l'en prie. Elle est mé-mé.

Admirable. Non.

Mé-mé. Oh, merde.

Vé-vé-yeu-yeu. Oui, mon gros lapin.

Viens dans ce soir. Quelle vigueur. Mais c'est un homme formidable.

Allez, allez.

Mon dieu.

Ça va ?

Que pensez-vous de l'assassinat de l'archiduc ? Qu'est l'archiduc ?

Ferdinand, bien sûr.

Ah, François... L'archiduc François Ferdinand.

Ah,

mes enfants, ne m'en parlez pas. Le ministère de l'Intérieur est en

révolution.

J'entends déjà le grondement des cacas, des cacas, voilà, des canons à l'est.

Mais alors, c'est vraiment la guerre ? Ah ouais, mon petit chat.

Mais qu'en pense le président Viviani ? Vivi-vivi-vivi-vivi-viviani ? Ah,

il en pense rien comme tel.

Oubliez tout ça.

On boit du champagne, les filles ?

... ... ...

...

...

Je ne sais pas, oui certainement.

Non, merci, Walter.

Il y a des jours où je me sens vraiment seule.

Pas vous, Léa ? Non, jamais.

Je suis bien ici.

Elle m'enlève.

Mais qu'est-ce que je vais devenir, moi ? Oh là là, mais qu'est-ce qui va se

passer ? Ah,

je suis beau.

Ah, je suis beau.

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8,

9, 10, 11, 12, 13, 14, 15,

16, 17,

18,

Oh, regarde ces créatures ! Mais ce loup niaque de parole ! Oh, mais donne-moi

les fesses, tu vas voir ! Attends, tu vas voir ! Ah,

voilà ! C'est drôle, hein ? C'est drôle !

Mais ce putain de petit, ce très pervers, je vous le dis moi, vous êtes

un petit peu comme ça.

Regarde ce que c'est.

C'est un petit peu pervers.

Et moi, je parle de ma baguette. Est-ce qu'on m'a niqué le bordel là-dedans,

monsieur? C'est ma baguette. C'est ma baguette, mais où est ma baguette? Nom

de Dieu, nom de Zeus.

C'est pas vrai, monsieur.

Vous allez voir, quand je vais avoir ma baguette, ça sera fini.

C'est pas vrai,

je ne peux plus tenir.

Mon Dieu, madame, croyez-vous que nous allons avoir la guerre ? Je ne sais pas,

Léa.

Les hommes sont si bêtes.

Tous ces êtres qui copulent à tous les états.

Cette odeur de foutre qui traîne.

Léa,

dévoile-moi.

Suis-moi.

Assassine-moi.

C'est perverse, vous savez, mais c'est vrai. On me l'avait dit, mais je ne

voulais pas le croire.

Aïe, aïe, aïe. Ah, cette baguette, mais où est-ce que c'est que cette foutue

baguette est passée ? Ah, vas-y donc, mais continuez, mes petites.

Attendez, quand j'aurai trouvé ma baguette, vous allez voir ce que vous

allez voir.

Mais, mais, mais, ça va pas se passer comme ça.

Ah, quel bordel. C'est tout, c'est tout, c'est tout, c'est tout, c'est tout, c

'est tout, c'est tout, c'est tout, c'est tout, c'est tout, c'est tout, c'est

tout, c'est tout, c'est tout, c'est tout, c'est tout, c'est tout, c'est

tout, c'est tout, c'

C'est parti !

Mesdames, mesdames.

Bonsoir, monsieur.

Je suis content.

Oh, très, très. Ravi, à huit.

Monsieur l'attaché. Vous, oui, madame.

Ah, merci.

Tu connais les laits de Marie de France ? Qui c'est celle-là ? Bof, c'était une

reine. Un beau.

Il était une foire.

Ah !

Oh !

C'est calme aujourd'hui.

Il n'y a pas d'hommes.

A vraiment une fonction sociale, je me le demande.

Monsieur Ferdinand disait que Robespierre avait fermé nos maisons

pendant la Révolution et que Napoléon les avait ouvertes.

Cela signifie-t-il que nous sommes un produit antisocial ?

Jouons à un jeu.

Oui, c'est ça.

Jouons à Colin Maillard.

Je m'entendais, madame. Salut.

Ça, c'est votre père.

Moi,

je ne connais pas.

Ça, c'est Monsieur l'Anarchiste.

Bonjour, monsieur.

Madame, c'est inattendu.

Si on n'a pas l'habitude de recevoir les dames, je vais voir si madame est là.

On peut aller s

'asseoir. Oui, certainement.

Venez ici, jeune homme.

Venez par ici.

J'ai un problème.

Mon mari prétend que je suis gris.

Vous comprenez, ça ne peut plus durer. Je vais savoir, je vais savoir.

Écoutez, c'est un problème nouveau, je vais voir ce qu'on peut faire.

Quoi, Léa ? Léa, quoi ? Ah, Léa, s'il vous plaît.

Oui, Walter ? Voulez-vous vous occuper de ces messieurs-là ? Qu'est-ce que je

peux faire pour vous ? Eh bien, voilà.

Mes rapports avec mon mari ne sont plus du tout ce qu'ils étaient.

Quoi ? Vous ne demandez plus ? Si, quelques fantaisies, mais de moins en

moins souvent.

Chérie, tu exagères.

Il prend comme prétexte que j'ai des goussafiques. Quoi ? Que je suis gouine.

Ah bon ? Mais ça peut s'arranger.

Je ne sais

vraiment pas ce que je vais faire de vous aujourd'hui.

Vous me causez vraiment un problème.

Et madame ? Vous savez bien que c'est son jour de sortie.

Je suis vraiment très embarrassée.

D'après là, je vous fais attendre. Toutes ces dames sont occupées.

Merci à vous.

Comment va votre femme ? Ma femme, elle est jalouse et elle se prend pour ma

mère.

Il faut toujours que j'obéisse.

Fais ceci, fais cela.

Je n'ai pas le droit d'avoir d'initiative.

Quand je bouge trop vite, elle me frappe, elle me donne des coups, elle me

prive de dessert.

Il ressemble à un héros.

Un héros de musée.

Nathanaël.

Nathanaël. Nathanaël.

Nathanaël. Nathanaël. Nathanaël.

Nathanaël. Nathanaël.

Ah, mais qu'est-ce qu'elle veut faire ! Ah,

la gourmande ! Ah, mais qu'est-ce qu'elle veut faire ! Dévore-moi, ma

petite chatte ! Ah, la gourmande ! Merde, mais il bande

! Regardez, madame ! Il bande ! Il bande ! Il bande

!

Merde, elles bandent aussi !

Cette

maison, qu'est-ce qu'ils ont tous ? Ils sont tous fous !

Quel obsédé ! Quel tempérament ! Celle-ci vous tient ravie, Hortense.

Celle-ci vous tient ravie. Petite molle, petite brute !

Rodrigue, cessez votre

manège, vil séducteur ! Excusez-moi, Hortense.

Qu'est-ce que tu fais dans ce costume ? Je remplace Odette. Elle est amoureuse.

Ah ! Dis-donc, elle est chouette, Marie-Anne.

Miam, miam.

Tu ne savais pas ce que c'est que la beauté ? C

'est le damis qu'a l'esclave de ma mère.

Madame Léa, toujours charmante, toujours ravissante, toujours, toujours...

Oh, monsieur le maîtresse ! Monsieur le pharmacien ! Vous ici ? Tous les jeudis.

Tous les jeudis ? Le jour des enfants ! Vous croyez que le ministère va tomber ?

Oh, mon cher, ça, c'est le prix de la démocratie.

Vous croyez que nous allons avoir la guerre ? Oh, monsieur Marcelin, j

'entends un bruit de bottes.

Assez parlé politique !

J'ai besoin d'un visiteur, madame, monsieur le pharmacien.

Vous savez, monsieur le capitaine, que vous prenez une toute autre dimension.

Mon uniforme ? Bien sûr.

Mesdemoiselles, je vous laisse monsieur votre formation.

Monsieur le capitaine.

Fonck !

Je vole, je monte, j'aéroplane, je monte, je vole, je plane,

j'aéroplane, c'est plein, c'est plein d'amour.

Fais-moi le coup, tu m'enchape à la magique.

Oh, mon fuselage.

Oh, maman.

Tu seras chef d'escadrille.

C'est bon.

Clara, vous savez... Oh, Clara, ma femme ! Oh, ma femme ! Ma femme, Clara ! Oh,

ma femme ! Oh, putain, mais tiens ! Clara, ma femme !

Madame Léa ! Oh, ma femme, Clara ! Oh, ma femme ! Oh, ma femme, Clara

! Oh, ma femme !

Partons pour la guerre, pour la guerre au putain.

Putain, c'est que je chante faux.

Clara, ma femme. Madame Léa. Madame Léa. Clara, ma femme. Elle est futile.

Elle est débile.

Elle est stérile, ma femme, Clara.

Madame Léa, elle est stérile.

Continuez, Madame Léa.

Continuez, Madame Léa.

Continuez. Oh, madame Léa, Clara, ma femme ! Mais qui c'est, cette Clara ?

Clara, c'est ma femme !

Mesdames, c'est le jour de la visite.

Toujours la même cirque.

Qu'est-ce qu'elles font ? Qu'est-ce qu'elles font ?

C'est la visite médicale. Le docteur s'impatiente.

Dites... Désolé, visite

médicale.

Attendez un instant.

Allez, bonne peau de service.

À toi d'attarder. Ouvre la bouche.

Mais comme tout le monde. Je ne sais pas si j'oserais. Mais si, mais si, oser.

Oh, quel apocalypse charnel.

Mais je vois que de ce côté-là, ça va.

Et de ce côté-ci aussi.

Et je l'appelle.

Allez, bon pour le service.

Madame Banda, non pas vous.

Si. Non, Madame Banda. Si.

Ah, monsieur Léon, quel bonheur ! Vous prendrez bien un verre de champagne, ça,

non ? Pas de salon, pas de champagne.

Je suis venu...

Un ami m'a dit que la glace dit 13.

Vous savez.

Certainement, certainement. Vanda, vous voulez bien accompagner monsieur numéro

13 ? Vous savez très bien que je n'ai pas de livre aujourd'hui.

Mais attendez un moment.

Mais la dame, c'est pas aujourd'hui qu'elle vient ? Ah oui, c'est vrai.

Vanda, accompagnez monsieur numéro 13. Oui, avec plaisir.

Bonjour, madame le... Oh, pardon, excusez-moi.

Bonjour, madame.

J'ai une expérience très intéressante pour vous. Quoi donc ? Vous allez être

regardée. Regardée ? Ben oui, quoi, regardée. Pendant que vous faites l

'amour.

Très intéressant.

Qui est-ce ? Je ne peux pas encore vous dire.

Et certainement, vous allez éprouver des joies nouvelles.

J'aime un personnage vulgaire.

Très bien, même. On n'a pas ça chez nous.

Je me t'aime.

Je vais voir ce que je peux faire pour vous.

Je me t'aime.

Viens, viens.

Oui, j'arrive.

Tu vas voir, c'est très chouette.

C'est pas mieux pour moi ? C'est pas bien.

Puis-je vous baiser ? Puis-je vous baiser la main ? Baiser ! Baiser ! Mais

pas davantage ! Oh, madame ! Oh, Léon ! Oh, madame ! Oh, Léon ! Oh, madame ! Je

vais ! Je vais !

C'est fini.

Ma pauvre Mme Cole, on a un divorce.

Oh oui, c'est affreux. Mon mari a demandé le divorce.

Mais que puis-je faire pour vous ? J'aimerais tellement vous aider.

Eh bien, j'ai réfléchi.

Je voudrais travailler avec vous.

Travailler pour moi ? Mais ma pauvre Mme Cole.

C'est tout un métier.

Je ne sais pas si vous pourrez.

Il y a une certaine façon de prendre les hommes en main.

Un certain doigté est indispensable.

Je vous jure, je ferai ce que je pourrai.

Demande quelqu'un au train.

Qu'est-ce qu'on fait, Madame Lea ?

On va vous essayer.

Non, je pourrai jamais, jamais.

Mais si, mais si, vous pourrez, vous pourrez. Vous allez voir, vous allez

vous habituer.

Madame Paul, vous êtes trop polie pour être honnête.

Oh, mon Dieu, c'est pas possible.

Que c'est long, que c'est long.

Oh, oui, alors.

D'ailleurs, ce n'est qu'un mauvais moment à passer.

Mais je ne pourrais pas, je ne pourrais pas ça.

Allons, Madame Paul. Je ne pourrais jamais.

Mais non, je ne peux pas. Mais si, Madame Paul. Non, je ne pourrais jamais.

Bon Dieu, bon Dieu, bon Dieu, que c'est long, que c'est long. Ah oui, alors.

Vos gueules, là-dedans.

Mon Dieu de bon Dieu, c'est pas possible ! Voyons mon fils.

Pardon mon père.

Au suivant... Ça, mesdemoiselles, c'est Claire, la cousine de madame.

Elle a eu des malheurs.

Quoi un gosse, il a 3 ans et il est beau comme des corges.

Approchez, approchez Claire.

Le boeuf de la bourre avec extraction de sperme par les narines ? Non.

Le sinicré loué ? Non.

Donc,

je me résume, puisqu'il faut tout apprendre.

Première zone érogène, la bouche.

Important, cher, important, la bouche.

Deuxième zone érogène, la ceinture scapulaire et les deltoïdes.

Troisième zone érogène,

l'aine.

C'est pour quoi faire ? Je t'expliquerai, mon petit, je t

'expliquerai.

Quatrième zone érogène, la petite viroute.

Cinquième zone érogène, juste au-dessous des couilles, le custodier virginitatis.

Mon Dieu, madame Léa, vous en savez des choses ! Ma

petite Claire, il y a plusieurs cas.

Des garçons jeunes, des garçons moins jeunes.

Et les garçons, pas jeunes du tout.

Dans le premier cas, le baiser suffit généralement à évoquer le désir.

Allons-y.

Maintenant, Madame Léa ? Maintenant.

Comme ça, Madame Léa ? Bof.

Dans le deuxième cas, les garçons moins jeunes, ça prend plus de temps.

Il faut leur parcourir le corps, flatter les zones érogènes.

Vas-y.

Où ça, madame Léa ? Mais partout.

Putain, elle est conne.

Là ? Là, oui, là.

Là ? Là.

Plus bas ? Oui, plus bas.

Tu m'énerves, tu m'énerves. Pousse-toi, je vais te montrer.

Vous avez sonné madame ?

Dans le troisième cas, c'est beaucoup plus compliqué.

Il faut généralement avoir recours à ce que j'appelle vulgairement

le pompier.

Moissé, partout.

Salope. Tu aimes, hein ?

Merci.

C'est du spectacle.

Ça vous donne des idées, Mme Betta?

Non.

Vous

avez

des nouvelles?

Il n'a pas tant marché sur Mexico.

Il paraît que c'est un bandeur terrible.

Oui, on dit qu'il épuise aussi bien les femmes que les chevaux.

Moi, je préfère Pancho Villa. Il pèse au moins 30 kilos de plus. Ça, c'est un

homme. Oui, peut-être.

Mais on dit qu'il étrangle les femmes, pour l'amour.

Pas toutes.

Enfin, on a une petite chance.

Ça vaut le coup d'essayer.

Odette ! Oui, Léa ? Qu'est-ce que tu veux ? Toi.

Ils sont tous fous dans cette maison.

Bonjour, Madame Bertha.

Bonjour, Monsieur le curé.

Je voulais dire Monsieur Bertrand.

Madame n'est pas là.

Non, Madame n'est pas là aujourd'hui. Elle officie.

Elle officie ? Mon Dieu, attends !

Oh, bonjour, madame Léa. Excusez-moi. Bonjour, Léa. Oh, Léa.

Oh, ce que j'aimerais vous confesser.

Oh, quelle hâte, ma pite. Oh, quelle hâte, ma pite. Oh,

Léa.

Je vous laisse mes souailles.

Merci, madame, merci.

Je vais écouter leur confession.

Mais vous-même, vous ne vous confessez pas ? Jamais entre deux messes. Ah,

dans ce cas, commençons.

Ma fille, avez-vous péché cette semaine ? Vous savez, mon père, dans ce couvent,

on ne fait guère que ça.

Tiens, c'est curieux.

Combien de fois ? 54 fois.

10 fois debout, 7 fois sur une balançoire, 9 fois sur une chaise, et le

reste sans excentricité.

C'est tout ? Non.

J'ai dû faire une centaine de pipes.

100 pipes ? Je suis la spécialiste.

Hum, intéressant.

Non, enfin, terrible.

Terrible. Vous me direz trois pâtères et deux AV.

C'est pas moi.

Bon.

Rien de terrible.

Du banal. Des couilles... Pépère, rien qui ne mérite à avoir à

causer avec le bon Dieu.

Heureusement que le banquier m'a pris la semaine passée par derrière.

Par derrière ? Ah oui, par derrière.

Je ne vais pas vous faire un dessin quand même.

C'est bien dommage.

Alors, combien de fois on en était à 54 ? Voyons.

L'horloger, le joint au maire, le tapissier.

Écoutez, ma fille, ne vous agitez pas comme ça. Oh, je fais ce que je peux,

mon père.

Voilà, ça fait cinquante-quatre fois.

Cinquante-quatre ? Non, maintenant, ça fait cinquante-cinq fois, mon père.

Compendieuse de bande.

Voyons, ma fille, vous apprendrez à compter.

J'ai oublié quelque chose.

J'ai fait une petite partouce.

Trois types.

Et moi.

Ah bon.

Ce sera deux AV.

Un solde. Moi, j'ai fait qu'un péché. J'ai l'usola.

Vade, rétro-satanas.

Je me suis gouinée avec la femme d'un client.

Elle aimait ça.

Elle criait de joie.

Vous y avez pris du plaisir ? Oui, parce que son mari s'occupait de moi pendant

ce temps.

Vous irez brûler un cierge à Saint-Rita.

C'est tout ? C'est déjà pas mal.

J'ai tout fait, j'ai tout aimé, j'ai tout avalé.

Dans l'Épitre aux Éphésiens, Saint Paul a dit «

Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre

les dominateurs de ce monde des ténèbres. »

les esprits mauvais, répandus dans l'air.

Je t'implore, ô grand et puissant Adonai,

maître de tous les esprits.

Je t'implore, ô Elohim, je t'implore, ô Jéhovah,

ô grand Adonai.

Je te donne mon âme, mon cœur, mes entrailles.

Mes mains, mes soupirs et mon être, ô grand

Adonai, daigne maître favorable.

Amen.

Ainsi soit-il.

Amen.

Je te conjure, ô esprit, de paraître dans la minute par

la force du grand Adonai, par Elohim, par Ariel,

par Jéhovam, par Agla, Tetra, Dra,

Maton, Boarius, Almousin,

Ambroque,

Pitana, Mago, Sainte-Faë, Gabo,

Salamandré, Tabo, Namus,

Terec, Célis,

Bodins, Aquas, Gengar, Cholna,

Etidnamus, Zariat, Namik.

et à vous

Je vois des fleuves, des

torrents de sang, des hommes écartelés,

d'autres enfouis dans la boue.

Et tout cela dure,

dure une éternité.

C'est curieux.

Je vois un autre cataclysme.

Une autre guerre se superpose à celle-ci.

Mais je vois d'abord des poings qui se lèvent.

comme elle défie au ciel en un immense espoir.

Je vois... tout revenir ensuite

à l'ordre bourgeois.

Je vois des filles nues sur les plages, provocantes et dorées.

Je vois...

Je vois, au deux tiers de notre siècle, la Terre entière privée d

'énergie par deux ou trois féodaux barbus.

Tiens, c'est curieux, ça.

Je vois enfin des hommes d'État.

174 qui ressemblent étrangement

à Thiers et à Guizot.

Tu vois, c'est marrant, ça.

Je suis toujours cantonnée dans votre rôle de domestique.

Mon grand-père était domestique. Mon père était domestique. Et je suis fier

de l'être aussi.

La hiérarchie, madame. La hiérarchie. Oh, quelle grande et belle époque.

Walter, embrassez-moi. Jamais, madame. Jamais.

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