All language subtitles for In.The.Mouth.Of.Madness.1995.DVDRiP.XViD-MOSBRiCKA

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Original subtitles

L'ANTRE DE LA FOLIE

All� ? Le bureau des admissions ?

Saperstein � l'appareil. O� en est-il ?

Il est enregistr� ?

Parfait. Amenez-le-moi.

Il arrive.

Trent ?

John J.

Enfermez-le dans la 9.

Entre l�-dedans !

Pas moi !

Non, attendez !

Je voulais pas taper dans les parties !

C'est un coup de chance !

Attendez !

Merci.

Je ne suis pas fou. Vous m'entendez ?

Je ne suis pas fou !

Je le suis pas s'il l'est pas !

Moi non plus !

Oh, non...

Pas les "Carpenter", en plus.

Cette fin est vraiment nulle.

Ce n'est pas la fin. Tu ne l'as pas encore lue.

Je vous �coute.

Il est arriv� tant�t ?

Oui. Vous avez fait dr�lement vite.

On a les admissions centralis�es. Il r�pond aux sympt�mes.

Vous croyez qu'il est l'un... d'eux ?

M. Saperstein, je suis l� pour le d�couvrir.

�a doit aller plut�t mal pour vous mettre dans le coup.

C'est l� ?

Pas d'exigences ?

Une seule.

Il... a r�clam� un crayon noir.

John ?

Qu'y a-t-il ?

Je suis le Dr Wrenn et je vais t�cher de te faire sortir.

Alors que j'ai red�cor� ma cellule ?

Non, je reste ici.

L'infirmier aux parties broy�es pr�tend que tu voulais sortir.

J'ai chang� d'avis.

Je vois.

Les croix sont de bon go�t.

Ils ne te l�cheront plus quand ils les auront vues.

Vous avez une clope ?

Vous vous int�ressez � "Eux".

Pardon ?

"Eux".

Tout bon schizophr�ne parano�aque a ses "eux", "ils" ou "il".

Et vous voulez en savoir plus sur "Eux", non ?

Comment es-tu arriv� ici ?

�a tourne mal dehors, non ?

Parlons de toi.

C'est vous le patron.

J'�tais...

inspecteur free-lance pour des assurances.

Je d�montais les magouilles des assur�s, ces choses-l�.

Derni�rement j'ai travaill� pour une compagnie locale,

et tout a commenc� avec la disparition.

La disparition de Sutter Cane.

Il fait chaud, non ?

On cr�ve de chaud.

�a va durer longtemps ?

J'ai r�pondu � tous vos questionnaires,

je devrais avoir mon ch�que.

Non ?

C'est pas vrai ?

En principe, oui.

J'ai quelques questions � propos de l'incendie.

J'ai d�j� r�pondu � vos questions.

�a suffit, maintenant.

�a devrait �tre r�gl�.

On en a pour une minute.

Robby est votre assureur

et il m'a engag� pour arrondir les angles.

Rien de grave, mais...

d'apr�s Robby, vous auriez mis le feu � vos propres entrep�ts.

Moi ? Foutaises, c'�tait tout ce que je poss�dais.

Croyez-moi, je compatis.

Vous transpirez. Je branche l'air conditionn� ?

Non, �a va.

Vous �tes s�r ?

Je vais rater le rendez-vous avec ma femme.

Ah oui, votre femme. Une grande dame.

Vous la connaissez ?

Je l'ai rencontr�e bri�vement

quand j'enqu�tais sur vos dires.

On a ces photos

de votre femme se baladant partout

en exhibant des v�tements soi-disant br�l�s dans l'incendie.

Non, c'est impossible.

Je lui ai moi-m�me achet� ces v�tements.

Le probl�me, quand je suis all� la voir,

c'est qu'elle en savait plus qu'elle ne se l'imaginait.

Surtout apr�s avoir vu des photos de Mlle Palminteri...

qui porte d'autres v�tements soi-disant br�l�s.

Mlle Palminteri ?

Mlle Rosa

Palminteri.

Un bon conseil : quand on veut arnaquer un assureur,

ne jamais impliquer sa femme

et surtout, ne jamais lui faire de coup tordu dans le dos.

Trent, tu as �t� g�nial.

Tu es le plus fin limier de la profession.

Et de te voir � l'�uvre, c'est impressionnant.

�a a �t� facile, sa femme m'avait � la bonne.

Ce type est un amateur, trop facile.

On essaie de savoir � qui on a affaire.

Et �a devient amusant quand on tombe sur un pro.

Mes gars sont pas fichus de flairer une fraude

m�me en ayant le nez dessus.

Toi, tu n'en rates pas une.

Il suffit de ne voir que le mauvais c�t� des gens.

Chacun essaie de blouser l'autre.

Moi, je mets de l'ordre.

Je te propose

de rejoindre mon �quipe.

Tu ne seras pas d��u.

Oublie, Robby, je suis mon propre chef,

ind�pendant, heureux.

Travaille encore pour moi.

J'ai un gros souci avec Arcane.

La maison d'�dition ?

Mon plus gros client.

Il risque de me faire d�bourser des millions.

Prends l'affaire en mains.

Pour quel sinistre ?

Sutter Cane a disparu.

Qui ?

Sutter Cane.

Tu as lu Sutter Cane ?

Quoi ?

L'�crivain Sutter Cane

est-il un feu de paille,

ou un proph�te mal�fique de la page imprim�e ?

Plusieurs librairies ont connu le m�me sc�nario :

des clients en col�re parce qu'elles

ne pouvaient r�pondre aux commandes du livre :

"L'antre de la folie."

La fiction devient-elle religion ? Ces fans sont-ils dangereux ?

S'ils ont des haches.

Dix-huit autres librairies de la ville signalent...

Monsieur Trent ?

M. Harglow va vous recevoir.

Merci.

Il me le fallait hier.

�a va finir � la une. Faites-le !

Jackson Harglow... M. Trent.

Enchant�.

Veuillez excuser l'�nervement, nous avons un grave probl�me.

Veuillez sortir, je dois m'entretenir avec M. Trent.

Pas d'appels et envoyez-moi Linda.

Bien, M. Harglow.

Impressionnant... j'ai failli partir.

Asseyez-vous.

Je crains d'�tre un peu � cran.

Monsieur Trent, connaissez-vous Arcane ?

Je travaille pour votre assureur

mais j'ignore tout d'Arcane.

Vous lisez ?

Linda Styles...

Linda est lectrice, un de nos meilleurs �l�ments.

Depuis son arriv�e, elle s'occupe de Cane

exclusivement.

Le type qui �crit ces petits romans d'horreur ?

Peut-�tre trop sophistiqu� pour vous.

Il est l'�crivain le plus lu de ce si�cle.

Oubliez Stephen King, Cane les enterre tous.

Qu'est-il arriv� � votre vache � lait ?

Il a disparu depuis deux mois.

La police se perd en conjectures.

Personne n'a de nouvelles ?

Son agent.

Cane lui a envoy� plusieurs chapitres il y a 15 jours.

Une banale enveloppe kraft, anonyme.

Excusez-moi. �a ne vous d�range pas ?

Qu'en dit son agent ?

Vous �tes au courant.

Comment �a ?

Vous �tiez l� quand ce pauvre type est devenu fou

et s'est fait abattre.

Le cingl� avec la hache ? Son agent ?

Pas croyable, hein ?

Un type qui surpasse King pourrait mieux choisir son agent.

Excusez-moi.

Je plaisantais.

On n'est pas d'humeur � �a. Je vous raccompagne.

Cane vaut une fortune, il est notre fer de lance.

On a d�j� vendu les droits pour le cin�ma

et la publication du roman dans 18 pays.

Du roman introuvable ?

Son agent en a r�cup�r� une partie.

Partie qui l'aurait pouss� � jouer du hachoir en plein jour ?

�a fait une pub du tonnerre pour Arcane.

Ce n'�tait pas un "coup". Vous l'avez v�cu.

Cane a un certain effet sur ses lecteurs instables.

Quel genre d'effet ?

D�sorientation, perte de m�moire, r�action parano�aque.

On paie pour �a ? Charmant... Bon argument de vente.

�coutez, on a besoin de vous.

Retrouvons-nous apr�s le travail. Je veux voir ses dossiers.

Je ne pense pas.

Je veux voir ses contrats, ses papiers...

Son agent le prot�geait, on n'a m�me pas son adresse.

Que savez-vous ?

Un an avant sa disparition, son travail s'est d�grad�.

Il �tait bizarre,

croyant que ses �crits �taient la r�alit�.

Puis on n'a plus rien re�u.

Je veux savoir s'il vit et je veux son roman.

On n'a que trop report� sa publication.

Ses fans deviennent intenables.

�a se vend si bien que �a ?

Inimaginable. �a vous �tonne ?

Rien ne m'�tonne.

On a pollu� l'air, l'eau, l'homme,

finissons le boulot et tirons la chasse, non ?

Vous devriez essayer de le lire. Vous comprendrez peut-�tre.

Vous l'avez sur K7 ?

HORREUR � HOBB'S END

T'en veux aussi ?

Relax, Robby, bien s�r que c'est un coup tordu.

Le comportement de ces gens apr�s avoir lu le livre,

l'agent qui p�te les plombs,

�a tient de l'hyst�rie collective,

�a ne peut �tre qu'un engouement �ph�m�re, �a passera.

C'est la nouvelle mode.

C'est vrai que �a craint.

Non, probablement un coup mont�.

Il faut que je d�monte le syst�me. Question de temps.

Toi aussi ?

Les aigreurs d'estomac, je connais.

Des �meutes sporadiques �clatent � l'est du pays.

Boston et Philadelphie connaissent des acc�s de violence.

La police enregistre des t�moignages incoh�rents

de gens ayant lu le dernier roman de Sutter Cane :

"Horreur � Hobb's End."

De nombreux agents ont �t� molest�s par 380 personnes.

Quelle est cette folie inexplicable

qui s'empare des gens ?

Que se passe-t-il ?

Je vois...

Pardon ?

Il vous voit.

�patant.

Salue-le de ma part.

Bonjour, Robby.

Pas grand-chose.

J'ai lu quelques bouquins de Cane.

Des romans d'horreur ayant tous la m�me trame.

Des trucs visqueux, des �tres monstrueux...

Mais c'est mieux �crit que je ne le croyais, on se laisse prendre.

J'ignore si c'est � cause du style ou des descriptions.

Non, penses-tu.

JE VOIS

T'en veux aussi, l'ami ?

Il te voit.

Il te voit.

C'est trop dingue.

Super...

O� as-tu disparu ?

Quelque part, forc�ment.

Fut�...

Voil� pourquoi il illustre lui-m�me ses romans.

Vous voyez ? C'est une carte.

Le point rouge, c'est Hobb's End.

�a colle avec une vraie carte.

Ses couvertures de romans placent Hobb's End

en pleine Nouvelle-Angleterre.

Il se terre dans un endroit imaginaire ?

Non.

Dans le New Hampshire plus pr�cis�ment.

Ce n'est pas sur la carte.

En tout cas, pas sur les r�centes.

Mais il y a plein de villes oubli�es en Am�rique.

�a ferait un beau concours : "Trouvez la ville

"et gagnez un pin's Sutter Cane."

Qui nous prouve que c'est l� ?

Il faut y aller, pour v�rifier.

Vous voulez que j'y aille ?

Je ne dis pas que vous mentez

ou que vous montez une arnaque,

mais tout �a fait assez d�sordre.

Si vous dites vrai,

si vous tenez vraiment � votre auteur et au roman,

il serait bon que j'aille le d�nicher.

Nous n'avons rien � cacher.

Nous voulons notre part s'il est mort,

ou le roman, s'il est en vie. Je pr�sume

que vous n'avez rien � cacher et ne voyez pas

d'inconv�nient � ce que Mlle vous accompagne.

C'est votre affaire...

Qu'est-ce que c'est ?

Vous �tes r�veill�e.

Pouviez pas y aller plus doucement ?

J'ai rien fait !

On est perdus.

On est perdus parce que votre bled

n'existe pas.

On va v�rifier.

Il ne faut jamais

jeter des chips au chauffeur.

Vous permettez une question ?

Vous aimez vraiment bosser pour Cane ?

Vous aimez coincer les gens ?

Les fraudeurs, les arnaqueurs... Oui, j'adore.

M�me si vous les connaissez ?

Je l'ai d�j� fait.

C'est du pareil au m�me.

On se rend vite compte

que les gens sont absolument capables

de tout.

Vous ne croyez en rien.

Il y a un avantage � �a : je ne suis jamais d��u.

Vivement que l'homme lib�re la plan�te.

On croirait entendre Cane.

Non, pas moi.

C'est vous, la fan de Cane.

J'aime avoir peur.

Son �uvre m'effraie.

Pourquoi ? C'est de la fiction.

La r�alit� s'accorde � votre point de vue.

L'inqui�tant, c'est ce qui arriverait

si elle partageait celui de Cane.

Quelle r�alit�, puisqu'il s'agit de fiction ?

La r�alit� est une vue de l'esprit.

Si en r�alit� la folie venait � �tre le fait du plus grand nombre,

vous seriez dans une cellule capitonn�e,

vous demandant ce qui est arriv� au monde.

�a ne peut pas m'arriver.

�a arriverait si tout ce que vous avez connu disparaissait.

Ce serait triste d'�tre le dernier survivant.

Pas seulement � Manhattan. Long Island aussi

a connu ce probl�me.

Voyons, docteur,

vous pr�tendez que �a se r�pand dans le pays ?

C'est un ph�nom�ne...

Ou un coup mont� par la presse ?

N'importe quoi.

C'est une attitude irresponsable.

J'ai vu, j'ai vu un...

Une vache ? Un mouton ?

Un porc ? Quoi ?

Non, ce n'�tait rien.

Bien.

N'y touchez pas !

- Il vit ? - Je l'ignore.

Ne bougez surtout pas.

Je ne peux pas.

Bougez pas.

Ils ne me l�cheront pas.

Il n'avait rien ?

Venez.

On pr�viendra les flics au premier bled.

�a va ?

C'est dingue, j'ai dormi d'un trait.

Merci d'avoir conduit.

Qu'y a-t-il ?

Regardez !

BIENVENUE � HOBB'S END

G�nial, vous avez trouv�.

Qu'y a-t-il ?

Prenez le volant.

Que c'est chouette.

La Grand-rue, version U.S.A.

"Antiquit�s"...

Des horreurs. Fabriqu�es Dieu sait o�.

Regardez !

Ces enfants.

Vous les voyez ?

O� sont les gens ? Tout est en ordre mais d�sert.

Venez.

Vous connaissez cet endroit ?

J'ignorais �a.

Je l'ai vu dans le roman.

Tout comme vous.

Il n'y a plus personne.

"D'�tranges cr�atures y grouillaient." Vous vous souvenez ?

"Une nuit, les gens virent bouger

"un �tre monstrueux avec des bras comme des serpents."

"Horreur � Hobb's End"

C'est l'h�tel d�crit dans le roman.

Vous savez quoi ?

Cette ville a beaucoup de possibilit�s.

Songez � son potentiel touristique...

Il doit y avoir un tableau derri�re nous.

Il est beau.

Il y a une planche disjointe.

Bonjour.

Puis-je vous aider ?

On voudrait une chambre.

On va � Boston

apr�s un arr�t dans votre c�l�bre ville.

C�l�bre ?

Oui, gr�ce � Sutter Cane.

Sutter... qui ?

Cane.

Il est d'ici et y revient parfois.

Je ne connais pas de "Cane".

On ne voit plus grand monde par ici.

Je vous donne vos cl�s.

Vous voulez

une avance ? Une carte de cr�dit ?

Ces citadins...

Si vous avez vraiment vu �a, alors oui,

il y a de quoi �tre troubl�e.

Je le serais aussi.

Mais, quoi que vous ayez vu ou quoi que vous pensiez,

nous ne vivons pas dans un roman de Cane.

Ils sont tous l�.

Dans le roman,

Mme Pickman est une folle qui hache menu son mari.

La gentille vieille dame que l'on a vue

ne pourrait, dans le pire des cas,

que planter son dentier dans la bi�re de son mari.

Bon.

Vous n'y croyez pas mais �coutez-moi une seconde.

Et si Cane avait d�crit la r�alit� ?

Bon sang...

�a, c'est la r�alit�.

Vous entendez ?

La r�alit�.

Si ce que vous dites �tait vrai,

il devrait y avoir, l�-dehors, une �glise

byzantine noire avec des tours chapeaut�es par des bulbes dor�s.

Regardez !

Vous voyez ? La r�alit�.

Vous n'avez pas bien lu.

Elle se situe

� l'est...

"Cet endroit fut

"la demeure d'une cr�ature plus vieille que l'humanit�.

"Il fut un endroit de souffrances incommensurables."

On dirait que je lis un guide.

"Il existait ici une �glise de pierre �rig�e en 1788,

"mais celle-ci avala le vieux sanctuaire

"comme elle avala nos esprits.

"Il ne reste plus rien de ce qui �tait l�,

"� l'exception de la mosa�que du Seigneur

"surplombant l'entr�e.

"D'aucuns pensent que le vieux sanctuaire existe toujours

"dans cet �difice mal�fique.

"Ses premiers occupants,

"des cr�atures meurtri�res

"dont l'ignominie affecta le temps lui-m�me

"et qui contamin�rent l'histoire

"par leur sadisme."

"Le combat pour le paradis."

"L'archange Michel..."

"...�vin�ant une des cr�atures de l'au-del�."

Une repr�sentation. Ce que Cane �crit...

...est indescriptible.

On s'�gare. Il faut demander o� est Cane.

On va pouvoir leur demander.

Nous devons partir d'ici.

On ne peut pas rester ici.

Ils sont arm�s, Trent.

Cane !

Je veux y aller.

Rends-le-nous !

Johnny !

Mon petit Johnny.

C'est lui, Cane ?

Je vois.

Comment saviez-vous, pour ces gens ?

On ne me la fait pas � moi.

Tout cela �tait pr�vu, organis�.

Vous, Harglow et Cane m'avez mont� un bateau

pour que je parle de cette ville,

vous permettant ainsi d'augmenter le tirage.

Vous faites erreur.

Non.

Je vais trouver celui qui va cracher le morceau,

et adieu l'assurance.

Vous vous trompez, je le sais.

Et comment ?

Parce que vous avez � moiti� raison.

C'�tait une supercherie.

Seulement, Cane n'a jamais r�apparu.

Je vous ai accompagn� pour la forme.

J'ignorais tout de cette ville.

C'est pourquoi on est dans la r�alit�.

Rien de tout �a n'a �t� mont�.

�a arrive pour de vrai.

C'est dans le livre, voil� pourquoi je sais.

Vous mentez. J'ai lu les livres aussi.

Il n'y a rien de tout �a.

Pas dans les anciens, dans le dernier.

Que je suis seule � avoir lu, avec l'agent de Cane.

Entendu.

De quoi traite le dernier ?

Il traite de la fin

du monde.

�a commence ici, avec un �tre mal�fique

qui revient et s'empare de la ville

en commen�ant par les enfants.

Les gens deviennent des cr�atures

qui n'ont plus rien d'humain.

C'est de la fiction, Styles.

On a besoin du livre pour trouver l'issue.

Comment ?

En lisant la fin.

J'esp�re que vous montez un coup,

sinon �a veut dire que vous �tes folle.

Je vous en prie.

Ne me laissez pas seule.

Vous venez avec moi ?

Parfait.

Bon retour en bus.

On ne fume pas ici.

�a d�range mon mari.

D�sol�, je fais tout de travers.

J'allais sortir et j'admirais ce tableau.

Il est beau, n'est-ce pas ?

Tout � fait.

Styles m'a dit qu'il �tait de vous.

Styles ?

La jolie personne qui vous accompagne ?

Je ne la connais pas.

Elle me conna�t ?

Elle le pr�tend.

Il n'est donc pas de vous ?

Mon Dieu, non.

Vous avez l� un bel endroit.

Le m�nage doit prendre un temps fou.

On dirait que vous y avez pass� la nuit.

J'ai lu.

Styles ?

Tais-toi.

Vous �tes �crivain ?

Et vous, acteur ?

Un bon conseil : partez. C'est pas une ville pour touristes.

J'ai essay� de partir.

Vous �tes tr�s forts.

Vous, la vieille dame de l'h�tel, tr�s forts...

Cane a d�conn�

dans l'�glise.

Quelque chose en est sorti et a contamin� les petits, puis nous.

Je vous paie une bi�re ?

N'y succombez pas aussi. Partez !

Donne.

Qui es-tu ? D'o� sors-tu ?

O� habites-tu ?

Avec toi.

Qui s'occupe de toi ?

Toi.

Tu es ma maman. Sais-tu quel jour on est ?

Le jour de la f�te des mamans.

Linda ?

Linda...

quelle joie de te revoir.

Tu vas voir na�tre ce livre

de l'int�rieur.

Amusant, non ?

J'ai longtemps cru que j'inventais tout �a.

Mais "ils" me le dictaient.

Me donnant le pouvoir de le rendre r�el.

�a l'est.

Ces choses immondes, visqueuses,

essayant de revenir...

Elles sont r�elles.

Viens.

Viens voir ce qui les fera revenir.

Ce que tu �tais venue chercher.

La nouvelle Bible.

Qui permet la transformation,

qui permet de voir...

Ma fin te pla�t ?

Des suggestions ?

Vous avez trouv� ? O� �tiez-vous ?

Je perds mon �me, John.

Aidez-moi, je perds mon �me.

Je l'ai vu. Ne regardez pas le livre !

Je me sens partir !

Mme Pickman ?

Am�ne-toi, la vieille.

Mme Pickman ?

Styles ?

On s'en va, maintenant.

Styles ?

Va au diable !

Vous �tes encore l� ?

Dr�le de nuit.

Effets sp�ciaux,

sono dissimul�e... Vous �tes de vrais pros.

Je n'arrive pas � me souvenir

si on a exist� avant le livre ou pas.

On n'est pas dans un roman !

Ce n'est pas la r�alit� !

La r�alit� n'est plus ce qu'elle �tait.

Cet endroit me prend la t�te.

Vraiment ?

Allez, regardez �a.

�a m'a �t� inflig� par une petite de cinq ans,

la s�ur de Johnny.

Elle l'a d'abord fait � sa m�re.

Vous �tes seul.

Faites pas �a.

Il le faut, c'est �crit.

Je n'aurais jamais d� quitter ma ville.

On s'en va ?

On est d�j� arriv�s.

Vous auriez d� me croire.

O� est la nationale ?

Cane a �crit mon r�le. Je dois vous embrasser.

Pourquoi ?

C'est bon pour le livre.

�a pla�t aux lecteurs.

Foutez-moi la paix !

Cane a un boulot pour vous.

Erreurs de jugement,

mauvaises options...

Savez-vous ce qui cloche avec ce genre d'endroit ?

Et la religion en g�n�ral ?

Elle n'a jamais su transmettre l'anatomie de l'horreur.

Elle inculque la discipline par la peur

mais ignore tout de la vraie nature de la cr�ation.

Personne n'y a cru assez pour la r�v�ler.

On ne peut dire �a de mes livres.

Vos livres ne sont pas la r�alit�.

On en a pourtant vendu des millions.

J'ai �t� traduit en dix-huit langues.

On croit plus en mon �uvre qu'en la Bible.

O� voulez-vous en venir ?

Vous le savez.

Il doit y avoir une explication � ce que j'ai vu.

Je trouverai plus tard.

Mais l�, il doit y avoir une explication simple !

Toujours � la recherche de la supercherie.

M�me l�, vous essayez d'�tre rationnel.

En tout cas,

vos romans sont nuls.

Vous devriez lire le dernier.

Les autres ont fait quelque effet,

mais celui-l� vous rendra compl�tement fou.

Il para�t.

Il rendra le monde pr�t pour le changement.

Il puise sa force chez de nouveaux lecteurs, de nouveaux croyants.

Tout est l� : la croyance !

Quand les gens ne font plus la diff�rence

entre l'imaginaire et le r�el,

les anciens peuvent entamer le voyage du retour.

Plus il y aura de croyants, plus le voyage sera bref.

�tant donn� le succ�s des autres livres,

celui-ci va faire un v�ritable malheur.

Vous voulez voir ?

Cane.

Termin�.

"L'antre de la folie"

� vous de le livrer.

Quoi ?

Je vais rejoindre mes nouveaux �diteurs.

Ramenez ce manuscrit, c'est ce que vous avez � faire.

Ce que j'ai � faire ?

Vous �tes ce que j'�cris.

Comme cette ville.

Elle n'existait pas avant.

Vous non plus.

Non... je sais ce qui est r�el.

Je sais ce que je suis, je suis mon propre chef.

Mon agent vous aurait attaqu� par hasard ?

Il l'avait lu... l�-dedans.

On savait que vous �tiez la main

qui transmettrait le changement.

Il a voulu vous arr�ter.

Je ne joue pas un r�le.

Je pense, donc vous �tes.

Lisez-le si vous en doutez.

Voyez

ce que je vous r�serve.

Je sais ce que je suis.

Vraiment ?

Allez-vous-en.

Votre monde se trouve au bout.

Allez, maintenant.

Je ne peux les retenir plus longtemps.

"Trent se tenait sur le bord...

"le regard riv� sur l'immensit� de l'inconnu,

"univers infernal et souterrain, b�ant et sombre.

"Ses yeux refusaient de se clore.

"Il ne hurlait pas,

"mais les hideuses abominations impies

"hurl�rent pour lui,

"et il les vit en m�me temps

"suinter d'en haut,

"sortant d'un trou creus� dans une charogne,

"et obstru� par les os blancs luisants

"des innombrables si�cles de profanations.

"Il recula

"tandis que l'arm�e de ces choses innommables

"sortant de l'ombre du trou sans fin,

"se ruait sur lui et dans notre monde.

Viens avec moi.

Je ne peux pas.

J'ai lu la fin.

H�, gamin.

Un journal ?

Vous avez eu un accident ?

J'appelle de l'aide ?

Non, dis-moi...

comment rejoindre la nationale.

Tout droit.

Dis, gamin.

Tu connais Hobb's End ?

Monsieur Trent ?

Un paquet pour vous.

Personne ne me sait ici.

Quelqu'un le sait.

"L'antre de la folie"

Qui a d�pos� �a ?

Je sais pas.

Qui ?

J'�tais pas l�.

Qui ?

J'�tais l� et j'ai vu personne.

Je me souviens de New York lors de la grande d�pression.

Ils croient en baver aujourd'hui.

Fallait voir le Bowery � l'�poque.

Les corps s'empilaient tout au long des caniveaux.

Je ne vais nulle part.

Je suis Dieu, vous comprenez ?

Dieu n'�crit pas des horreurs.

Je vais vous aider � y croire.

Observez quand vous serez r�veill�.

Ma couleur pr�f�r�e est le bleu.

Calmez-vous, mon vieux.

Relax, vous �tes r�veill�.

Ce n'�tait qu'un vilain cauchemar.

�tes-vous sourd-muet ?

J'�tais l�, dans la ville.

Dans cette ville.

Avec des gens, des boutiques, des maisons...

Je n'en doute pas.

Je me tue � vous le r�p�ter :

il n'y a pas de Hobb's End.

Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais

d'endroit de ce nom dans cet �tat.

Jamais.

Je veux voir votre sup�rieur !

Quelle histoire.

�crivez-la et je la publierai.

Vous n'y croyez pas, dites ?

Dans ce cas, �a voudrait dire quoi ?

Que je suis dingue ?

Je ne le suis pas.

Avez-vous eu vent de la rumeur

disant que ses bouquins affectaient certains lecteurs ?

Oui, Styles m'a appris �a.

Styles ? La fille que je vous aurais mise dans les pattes.

Mais je vous y ai envoy� seul.

Je m'en souviendrais, non ?

Elle a �t� gomm�e du livre.

Gomm�e ?

Ne pensez-vous pas

avoir �t� contamin� par ces romans ?

�coutez-moi bien :

tout ce que j'ai racont� est r�el.

Ce qui m'a oblig� � d�truire le manuscrit.

Je sais que cela n'est pas vrai.

Pardon ?

Vous me l'avez remis il y a d�j� des mois,

en mains propres, ici-m�me.

J'ai fait �a ?

Oui, au printemps dernier.

On l'a publi� en juillet, �a fera bient�t deux mois.

Vous l'avez lu ?

Non, je n'ai jamais lu Cane, �a me r�vulse.

Retirez-le de la vente.

M�me si ce que j'ai dit est dingue,

le bouquin va faire des ravages.

Esp�rons-le.

Le film sort le mois prochain.

La derni�re �uvre pr�sum�e posthume

de Sutter Cane est toujours en t�te des ventes.

"L'antre de la folie" devrait battre tous les records d'�dition.

La police est incapable d'expliquer

la flamb�e de violence qui secoue le clerg� local.

Le maire a convoqu� son conseil et les autorit�s m�dicales

pour �lucider cette �pid�mie de schizophr�nie parano�aque.

Une horreur indescriptible, Bob.

D'abord locale, cette �pid�mie s'est r�pandue

de fa�on incroyable et se traduit

par des actes de violence apparemment gratuits.

Il te pla�t ?

J'adore.

Parfait.

Tu ne seras pas �tonn�.

�a se r�pand, n'est-ce pas ?

Les sympt�mes ne rendent pas ton histoire plus vraie.

C'est l'histoire de Cane.

�a prolif�rera gr�ce � chaque nouveau lecteur,

�a tire sa force de l�.

Et ceux qui ne lisent pas ?

On en a tir� un film.

Oui, �videmment.

Je vais m'en aller.

Je reviendrai, c'est promis.

Je veux t'aider.

Rien ne presse.

On est en s�curit� ici.

Dehors, �a va empirer.

Pourquoi ?

Chaque esp�ce sent sa propre fin venir.

Les derni�res

passeront un sale moment.

Dans dix ans,

peut-�tre moins,

la race humaine ne sera plus

qu'une l�gende pour leurs enfants.

Un mythe, rien de plus.

A-t-il dit quelque chose ?

Non, rien d'int�ressant.

Il se croit imaginaire

et que Cane est � l'origine de l'�pid�mie.

Vous lisez les romans de Sutter Cane ?

Je vais tenter de vous informer aussi longtemps que possible.

La ville est d�sert�e, il ne reste que quelques tra�nards.

Il n'y a plus de services d'urgence, le feu fait rage.

Cette incroyable �pid�mie

de tueries en masse a essaim� dans le monde entier.

Chaque heure voit augmenter le nombre de contamin�s

et les actes de violence insens�s.

Des rapports sommaires nous signalent

des gens dont le corps est en mutation,

leur corps change.

Les tueries progressent vers l'int�rieur.

Les grandes villes ne r�pondent plus.

Nous avons perdu le contact avec L.A. et la C�te Ouest.

Impossible de savoir combien de gens sont indemnes.

Si, pour quelque raison que ce soit

vous �tes encore indemnes,

mettez-vous � l'abri et ne faites confiance � personne.

Je r�p�te...

Entre l�-dedans !

Non, attendez !

Je voulais pas taper dans les parties !

Attendez !

Je ne suis pas fou.

Vous m'entendez ?

Je ne suis pas fou !

Calmez-vous, mon vieux.

Vous �tes r�veill�.

Ce n'est pas un roman de Cane !

Ce n'est pas la r�alit� !

�a, c'est la r�alit�.

Vous entendez ?

Ce n'est pas la r�alit� !

Sous-titres : Alain Delalande

Sous-titrage vid�o : C.M.C.

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