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- Bonjour. - Bonjour.
Je travaille au journal L'Union. Je peux vous poser une question ?
Oui.
Que représentait Houdremont, pour vous ?
On le croisait le samedi au marché. Il avait toujours un mot gentil.
- Tu sais ce qu'ils vont dire ? - Non.
Comme moi, quoi.
Sauf que je suis directrice de campagne et j'attends comme une conne.
Je suis sûr que c'est Mathilde Thorez qui est entrée. Elle l'a tué.
- Comment ça ? - J'étais à l'enterrement de Toudic.
Elle a insulté le maire et même dit qu'elle voulait le tuer.
Demandez aux flics, ils l'interrogent.
Mes chers amis,
la disparition d'André Houdremont
plonge Roisson dans le chagrin et dans la douleur.
André était le maire de tous les Roissoniens.
Un homme qui s'est battu, toute sa vie,
pour faire rayonner notre ville à travers le pays
et l'Europe.
En tant que premier adjoint, il m'incombe naturellement
de devenir le nouveau candidat
de la majorité aux prochaines élections.
Oui, oui.
Je suis candidat.
Ce qu'André aurait voulu.
Et c'est bien la meilleure façon
de rendre hommage à André
que de continuer son travail.
Oui.
André était au service de la ville depuis 30 ans.
et désormais, il me...
Désormais,
c'est à moi qu'il revient de perdurer
ce qu'il a entamé.
Et...
Excusez-moi.
Oui, mais je vois pas comment...
Coucou !
Hé, je filme !
Publie pas ça, faut pas.
- Non, c'est pour moi. - Mia a raison.
C'est hyper important,
faut pas donner l'image d'une équipe qui se réjouit.
Pour l'instant, aucun commentaire.
Je viens d'avoir des infos,
si Barbelivien décide d'y aller,
plusieurs membres du conseil se retireront.
Quelqu'un d'autre peut se présenter ?
- Je vois pas qui. - Ou tout le monde voudra.
L'extrême droite va repasser en tête.
Ça, il faut s'y préparer.
Entre nous et Charlotte Pernaud,
ça sera serré,
faut aller chercher chaque électeur.
Les quartiers populaires.
Aux Peupliers, il y a des voix.
Pas le temps. On va retourner voir les indécis du centre-ville,
des Sources, de l'écoquartier...
- Je connais plein de gens qui... - On en a parlé,
les Peupliers votent pas.
Si. Arrêtez de dire ça.
Faut juste prendre la peine d'aller les convaincre.
Bonne idée.
On a peu travaillé ces quartiers,
y a des voix à prendre, on y va.
Parfait, allez-y.
Moi, je reste là. J'ai mal aux pieds, donc...
Toutes ces affiches !
Bonjour.
Allez, c'est parti.
- Bonjour. - Bonjour.
- On vous dérange pas ? - Non. C'est pour quoi ?
Un nouveau monde pour Roisson. Les élections municipales.
- Je vote pas. - Vous n'avez pas de carte ?
Un nouveau monde pour Roisson. Téophane Tolbiac,
je me présente aux élections.
Sabrina, tu es là ?
Et toi, t'organises pas ton mariage ?
Non, on bosse, le 1er tour approche.
Bonjour, ça va ?
Bonjour. Très bien, et vous ?
Oui, ça va, merci.
Je suis avec Sofia.
Elle vit encore là ?
Rentre, ça va lui faire du bien de te voir.
Rentrez, vous aussi.
Merci.
Madame Peduzzi.
- Je suis trop content de vous voir. - Paolo, c'est pas vrai !
Non, restez assise.
Ça va bien ?
Non, non...
Pleurez pas, on n'est pas tristes.
Je sais.
Sofia, c'est Téophane Tolbiac,
qui se présente aux élections pour la mairie.
Bonjour, madame. On veut surtout pas
vous déranger.
Quand j'étais ado,
je faisais de la boxe avec Lorenzo, le fils de Mme Peduzzi.
Lorenzo a eu un accident en bas, en faisant du basket.
Le panier était tellement rouillé
qu'il s'est descellé, et puis...
il est tombé sur lui et il est mort.
Ça aurait pu arriver à tous les autres gamins,
mais lui, il faisait le guignol,
il s'est accroché au panier.
Qu'avez-vous ? C'est quoi, cette attelle ?
Elle est tombée en faisant ses courses au supermarché.
Les ascenseurs étant en panne depuis deux mois,
on l'aide à monter ses courses.
Mais que dit l'OPHLM ?
Ils sont gentils, ils envoient quelqu'un, mais c'est trop vieux.
Il faudrait tout changer et personne ne veut payer.
Mais ça va, tout le monde est très gentil avec moi.
Mme Peduzzi,
je vais reprendre notre numéro, on peut agir tout de suite.
Vous avez droit à une allocation d'autonomie exceptionnelle,
qui couvre les dépenses que vous avez en restant bloquée.
Vous pouvez demander des aides financières pour le ménage, les courses...
Et quand vous marcherez à nouveau, une association
de kinés bénévoles propose de la rééducation
et des massages gratuits
dans toutes les piscines municipales de la région.
Appelez-les. Ils sont vraiment super.
Mon père est en fauteuil.
- Ton père est en fauteuil ? - Oui.
Il a fait un AVC, y a plusieurs années.
Mais bon, au moins, comme ça, il tape plus sur ma mère.
Le soir du 10 mai, t'as fait quoi ?
J'ai marché longtemps,
puis il y a cette femme qui m'a donné de l'argent.
Donc une dame t'a donné de l'argent, comme ça,
- dans la rue. - Non, elle tirait de l'argent
pour payer sa nounou
- et elle m'a donné 20 euros. - 20 euros ?
Ça fait beaucoup d'argent.
Jamais je donne 20 euros à quelqu'un
- qui fait la manche. - Je ne fais pas la manche.
Elle me donne de l'argent parfois.
Elle dit que mon histoire l'a touchée.
Il en reste quelques-unes dans cette ville.
La femme d'André Houdremont est sûre que tu as tué son mari.
Eh bah, c'est faux.
Tu te souviens que tu l'as menacé à l'enterrement d'Yves Toudic ?
J'ai jamais menacé personne.
Vous avez dit : "Raclure, t'es comme ton frère. Un jour, je vais te crever
- comme ton frère." - T'as tué ton mari avec un tournevis.
Maintenant, tu pousses son frère dans l'escalier.
T'as toujours eu un problème avec ces gens.
Et toi, par contre, tu les as toujours beaucoup appréciés.
À qui tu vas faire tes courbettes, maintenant que le roi
est mort ?
Au lieu de t'en prendre à moi, cherche qui a poussé Yves dans le ravin.
- Tu es toujours aussi incompétent. - C'est bon, là.
Tu vas en cellule. Tu sortiras quand tu te rappelleras
comment tu l'as poussé dans l'escalier.
Doucement.
Doucement !
Salut !
Salut.
Excuse-moi, je peux te demander un truc ?
Ouais, dis-moi.
C'est vrai que Mathilde Thorez est chez vous ?
Je sais pas, ça se pourrait.
Vous pensez vraiment qu'elle aurait pu le tuer ?
Y a des preuves contre elle ?
Tu peux juste me dire si elle est là ? C'est mon amie, je m'inquiète.
C'est ton amie, elle ?
Oui. Comment vous pouvez la soupçonner ? Elle aurait pas eu
la force de le pousser.
Tu t'appelles comment ?
Célia.
Moi, c'est Manon.
Je suis arrivée il y a six semaines. Je voulais pas être là.
Je comprends.
Avec Derrick, personne veut venir là.
Tu l'appelles Derrick aussi ?
Il a pas l'air d'aimer trop ça, le Belge.
Il a pas l'air d'aimer grand-chose.
Tu le connais bien ?
Un peu.
Thorez est en cellule pour la nuit.
On verra demain si elle a des choses à dire.
Paolo ?
- Ah, Téophane. Ça va ? - Ça va.
Voici JB, le frère de Winnie.
Enchanté. Il m'a beaucoup parlé de vous.
Enchanté. Paolo, qu'est-ce que... Vous êtes occupé, là ?
Y a un problème ?
Non, j'aimerais aller à la salle de sport. Pour me défouler.
Je peux vous inviter, si vous voulez.
J'ai toujours droit à une invitation. Ça peut être sympa.
- Euh, ouais. Mais j'ai pas ma tenue... - On verra ça là-bas.
- OK. - OK,
- on fait ça ? - Oui.
Allez.
- Je te laisse finir ? - Finir ça tout seul ?
C'est mon boss.
Merci pour l'invitation, c'est cool.
Avec le mariage demain, ça fait du bien.
Vous êtes stressé ?
Bien sûr que je le suis.
Avant Winnie, je comprenais pas le concept de dépenser autant pour une journée.
Préparer ça des mois, je trouvais ça débile.
- Plus maintenant ? - Si, je trouve ça toujours dingue.
Mais j'adore ce travail.
Participer à la campagne, enfin, à mon niveau,
je trouve ça génial.
Comme vous avoir rencontré.
Tant mieux, alors.
Non, alors stop.
Non, reposez...
Holà, stop, stop, stop... Arrêtez, arrêtez.
- Hein ? - Arrêtez. Reposez.
- Reposez. - Quoi ?
Vous êtes mal placé. Avancez vers moi.
Voilà. Allez.
- J'y vais ? - Ouais.
Putain. Pourquoi ça marche pas, ça ?
C'est pénible !
- Je vais leur dire ? - Bougez pas, j'y vais.
Jamais rien qui marche.
- JB, tu peux me tenir l'escabeau ? - Ouais, OK.
Merci.
On quadrille le quartier des Sources, on se concentre là-dessus.
À tout'.
Ah !
- Vous avez bien avancé. - Ouais.
Winnie va être super contente.
Y aura des fleurs fraîches, quand même ?
Deux grands bouquets sur le buffet.
Mais sur les tables, ça va rester comme ça ?
Ouais. Winnie les a faites. Plus de six mois de boulot.
Elle les a faites ?
Oui.
Oh, putain...
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Putain !
Ah ouais, c'est bien déchiré.
J'ai que cette veste !
- Comment ça ? - C'est la veste
que je dois porter demain.
Vous travaillez en veste de mariage ?
Oui, j'avais que ça.
- Winnie va me tuer. - Ouais, elle va te tuer, mec.
D'accord...
Bon...
Clara ! Géraldine.
Très bien, et toi ?
Écoute, j'ai une urgence. T'es dispo, là ?
Génial.
On arrive.
Vous pouvez la retirer. Les filles vont finir les retouches
- tout de suite. - Merci.
Paolo, ça va ? Ça vous plaît ? Je vous force pas la main ?
Pas du tout, c'est que l'autre, on l'avait acheté avec Winnie.
Oui, mais elle vous trouvera bien plus élégant avec celui-ci.
En revanche,
ne refaites pas de muscu avant demain, la veste risquerait de craquer
pendant la messe.
Géraldine,
merci.
Comment on aurait fait sans vous ?
Vous lui offrirez du Champomy demain.
Oui, voilà.
Et cet essayage, je dois dire que...
ça a été un plaisir pour nous toutes.
Oh !
Je vais rentrer.
Vous avez besoin de quelque chose avant que je parte ?
Un peu d'amour.
À demain.
Il est 23h09, on est rue Clemenceau
et Mathilde Thorez ramasse des objets.
Ici, la dame lui donne les 20 euros. Ça correspond à son récit.
On est rue Molière, il est 23h20.
Là, c'est encore elle.
23h32, rue Chabrol.
Elle pouvait pas être 4 min après chez Houdremont.
Ouais, impossible.
Et entre nous, vu la personne, on est plus sur du 20 minutes.
- Ce qu'il est con. - Vivement qu'il se casse, putain.
Allez-y.
Je vous dépose ?
Je vous donne un casque.
Non, non, non.
Un casque, j'en mets jamais.
Faites attention, hein ?
Tu es sublime.
C'est pas ton costume.
- Je te plais ? - Tu l'as trouvé où ?
On s'en fout, je te plais ou pas ?
T'es vraiment sexy.
Winnie ! Tu peux te tourner vers nous ?
Ça va, papa ?
Tu es très beau, mon fils.
Je suis heureux pour toi.
Le Seigneur est tendresse et beauté,
abondance et bonté.
Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle
en tout ce qu'il fait.
Winnie et Paolo,
vous allez vous engager l'un envers l'autre.
Est-ce librement et sans contrainte ?
- Oui. - Oui.
Vous allez vous jurer fidélité.
Est-ce pour toute la vie ?
Oui, pour toute la vie.
Winnie, veux-tu être mon épouse ?
Oui, je le veux. Et toi, Paolo, veux-tu être mon époux ?
Oui, je le veux.
Winnie, je te reçois comme épouse.
Et je me donne à toi pour t'aimer fidèlement toute notre vie.
Vive les mariés !
T'as retiré l'argent pour le traiteur ?
Comment ça se passe ?
Écoute, les gens aiment la salle, ils aiment la déco,
c'est le principal, non ?
Enfin, c'est que vous soyez contents. Vous êtes contents ?
C'est ce que vous attendiez et imaginiez ?
Détends-toi, c'est parfait.
- Merci. - T'as été bon.
Faut vraiment qu'on y aille.
- Je suis prête. - Géraldine ?
- Ouais. - Regarde, ça va ?
Euh, attends.
Là, c'est bon.
J'ai trop envie de danser !
Ça va nous faire du bien.
- Tu vas danser, Téo ? - On va voir.
Putain...
Bonjour, bonjour !
Je passe à l'improviste, ça dérange pas ?
Bonjour, Géraldine.
- Édouard. - Ça me fait très plaisir de te voir.
Et bravo. Félicitations.
Je savais pas. Reste assise.
- Bonjour. - Que voulez-vous ? On doit partir.
Je suis venu me présenter.
Édouard Houdremont, le petit-fils de l'ancien maire.
- Bonjour. - Téophane.
Ravi de vous rencontrer.
On n'a pas pu échanger,
je suis entre Reims et Paris, un peu comme vous...
Nous sommes attendus à un mariage.
Je comprends.
J'ai juste un petit mot à vous dire. C'est important.
La candidature de Barbelivien n'est plus envisageable.
Il est sénile et depuis qu'il a pété devant tout le monde, ça pue.
Sans mauvais jeu de mots.
Je vais donc succéder à mon grand-père.
J'annonce ma candidature demain.
Téophane, vous faites une campagne merveilleuse, vraiment.
Mais les gens vous identifient mal.
Malgré la coupe et le prénom.
Alors que vous, tout le monde vous connaît.
J'ai juste à dire que je suis le petit-fils d'André.
C'est comme ça.
Mais ça suffit peut-être pas, vous avez raison.
Voilà comment ça va se passer.
Charlotte Pernaud va cartonner.
On sait qu'elle est très mauvaise, mais ça risque de monter très haut.
Donc soit on prend le risque de la division,
soit vous me rejoignez.
Pardon ?
J'ai le soutien de Guérini et des 20 plus grosses sociétés.
J'ai mon héritage, j'ai ma famille
et des Roissoniens historiquement à droite.
À nous deux, on peut gagner au 1er tour.
Vous êtes sérieux ?
Avant, votre atout, c'était votre jeunesse. Maintenant, je suis là.
Il va falloir trouver autre chose.
Édouard, on vous a écouté attentivement et je vous remercie
pour cette proposition, vraiment.
Mais jamais on ne s'associera avec vous.
Notre programme est bon, il convainc de plus en plus.
Et Téophane va gagner au 2e tour, que ce soit contre Pernaud ou vous.
Maintenant, veuillez partir, on a beaucoup à faire, aujourd'hui.
Très bien.
Vous allez au mariage et vous me rappelez quand vous aurez changé d'avis.
Vous connaissez le chemin.
Qu'est-ce que vous faites ?
Le vieux pétomane se retire, remplacé par le petit-fils d'Houdremont.
Et il veut nous la mettre bien profond.
C'était lui ?
- Ouais. - Putain, le jour de mon mariage.
C'est l'enfer, ce type.
On dirait un nazi.
T'as pas tort.
Ado, il a fricoté avec les identitaires.
Il a milité à la Fleur de Lys
avec tous les groupes d'Union Défense de la région.
Il aura aucun scrupule à s'allier avec Charlotte Pernaud au deuxième tour.
Si on reste seuls, on se fera manger.
Bon...
On fait quoi, alors ?
On doit proposer une alliance aux écolos.
Avignon.
Ouais.
Bah non.
Si. Appelle Thomas Avignon,
propose-lui de passer. OK ?
Elle a raison.
On revient.
- Tu me fais quoi, là ? - On est dans la merde.
Le petit-fils d'Houdremont remplace Barbelivien.
J'imagine que c'est important, mais je m'en fiche.
J'aimerais que tu reviennes. Y a notre mariage, tu sais ?
Pardon.
Le champagne est mauvais ?
Non, ça va. Pourquoi ?
Le père de Winnie m'a dit qu'il le trouvait bas de gamme
et que les bulles étaient trop agressives.
Ah bon ?
C'est normal, comme on l'a payé.
Pourquoi tu me dis ça ? Ça sert à quoi ?
J'ai dit à ton père de prendre de la marque.
J'étais sûre qu'on se prendrait une réflexion.
On va pas le changer maintenant.
Tu veux aller acheter des bouteilles chez Leclerc ?
C'est joli.
C'est la fête ?
Ouais.
Vous pouvez m'offrir une coupe ?
Ah, oui.
C'est gentil.
- Tenez. - Merci.
- À la bonne vôtre. - Santé !
Oh, il est vraiment pas bon.
- Oui, il est pas terrible. - Vraiment pas.
Le dernier donne des coups de boule à tous les gamins de sa classe.
Pardon.
- Tu fais quoi, là ? - Je m'hydrate.
Tu vas t'hydrater ailleurs. Voilà, lâche.
Téophane t'aime bien, mais tu peux pas rester.
Barre-toi, s'il te plaît.
Allez.
- Je peux partir seule. - C'est ça.
Vous pouvez m'offrir une coupe ?
Tu m'as pas compris ?
- J'ai oublié mon verre. - Tu te barres, maintenant.
- Arrête. - Tu te barres.
Va manger tes morts, sale sorcière !
Va manger tes morts !
C'était qui ?
Une vieille folle. Ils font tous chier, ce soir.
Fais au moins semblant de passer un bon moment.
Bonsoir.
Bonsoir.
Bonsoir, tout le monde, bonsoir.
Merci.
Merci. Je vais vous demander de vous approcher.
Vous pouvez approcher ?
Approchez et je demande à nos mariés de me rejoindre.
Rejoignez-moi, s'il vous plaît.
Ouah ! Plus d'applaudissements pour eux.
Plus pour eux, là. Allez, encore, encore, encore.
N'ayez pas peur, asseyez-vous.
Prenez place.
Merci !
Alors,
bienvenue pour notre jeu "Les Zamoureux".
Euh, avec nos invités exceptionnels.
Paolo, Winnie, bienvenue.
Pour ceux qui connaissent pas, très simple,
on pose des questions au couple
et leurs réponses doivent correspondre.
Si Paolo répond mal, je retourne
devant le prêtre.
Celui qui vous a célébrés
- ce matin ? - JB !
"Le Seigneur est tendresse."
- C'est pas ça ? - Aux chiottes, l'artiste !
On va commencer par la première question.
Alors, dites-moi le jour exact
où vous vous êtes rencontrés.
Facile.
- Winnie ? - Le 2 février
2013.
Question bonus.
Paolo,
tu peux nous dire où c'était,
- exactement ? - Oh non !
Non.
- Quoi ? - Non.
- Si, faut nous dire. - Je veux pas.
- La foule veut savoir. - On sait !
Dans un sex-shop !
Chut ! Et voilà.
Dans un sex-shop, merci, les gars.
Une autre question...
Trop sympa, ce que vous avez fait avec la salle.
Quelle robe !
- Vous êtes canon. - Merci.
- Félicitations, Paolo. - Merci.
Voici Winnie, ma femme depuis quelques heures.
- Winnie. - Bonsoir.
Félicitations.
Merci. Paolo parle tant de vous que je participe à la campagne.
- Ah... - Pardon.
Le dénouement approche, ça va se calmer.
Maman, qu'est-ce que tu cherches ?
Ton frère, Hilario.
Il a fait boire de la bière à la petite de Charlotte.
- De 4 ans ? - Oui. Je te jure,
- il a un problème psy. - D'accord.
- Voici Téophane, Géraldine et Laurence. - Bonsoir.
- Bonsoir, madame. - Bonsoir.
- Enchantée. - Bonsoir.
Bonsoir.
Il va pas tarder à sortir.
Ah non, effectivement.
Oh...
C'est une petite fille, hein ?
Oui.
C'est pour début juin, aux alentours du 6, 8.
Oui...
Oui, exactement.
Comment vous savez ?
Je le sens, c'est tout.
- Je vais chercher Hilario. - Ouais, fais ça.
Waouh...
On vous l'emprunte un moment. Viens.
Alors, ça se passe comment, avec l'écolo ?
Il nous rejoint.
- Et c'est bien ? - Oui.
- C'est une bonne nouvelle. - Oui.
Moi, je suis pas sûr.
Ça va ?
Je vais chercher un truc à manger.
Merci.
Beaucoup de bonheur. À plus tard.
Euh, cette histoire de sex-shop...
Vous n'allez pas danser ?
Moi, danser la chenille ? Non.
Non. Je suis désolé, ça fait hyper beauf.
Beauf ? Pas du tout.
Pas du tout. C'est un mariage.
J'ai même dansé une Macarena avec ma belle-mère
juste après le vin d'honneur.
C'était quand ?
- Mon mariage ? - Ouais.
2022.
21 juin 2022.
Premier jour de l'été. Splendide, grand soleil...
- Et y avait du monde ? - 400.
400 ?
400.
C'est dingue, c'est...
J'écoutais ça en boucle quand j'étais ado.
Mec, mec !
- Viens, c'est ta chanson. - C'est votre chanson ?
Tu rigoles ou quoi ? Il l'écoute tous les jours.
Viens.
Mais, c'est fou.
C'est fou.
Mme Da Costa, j'ai terminé.
Les garçons vont ranger la vaisselle
et si vous voulez, il reste pas mal de desserts dans les frigos.
OK.
Ça va, ça vous a plu ?
Oui, c'était très bien, merci. Pardon, je suis un peu fatiguée.
D'accord.
- Vous pourriez me payer ? - Ah oui.
- Désolé, hein. - Non, c'est moi.
C'est dans la veste de Paolo.
Tenez.
Merci.
- Bonne soirée. - Au revoir.
Au revoir.
Bébé !
Bébé... Ah, t'es là.
Je vais ramener Téophane. Je fais juste l'aller-retour.
- Tu rigoles ? - Ça prend 20 min.
- Tu peux pas conduire, t'es bourré. - Mais non.
Et il se démerde. Y a personne pour le ramener ?
Si, moi. Tu remarqueras même pas mon absence.
Allez, je t'aime, hein.
Putain !
- Arrête, regarde ! - C'est bon, c'est bon.
- Il est fou ! - Y a l'assurance.
- Y a six "din". - Non, cinq.
- Din-din, din-din, din... - Din, din, din...
- Y en a cinq ! Din-din, din-din, din - Chut !
Arrête, parle pas fort !
- Je parle pas fort. - Tu parles trop fort.
Putain, c'est trop beau.
Putain, je vais quand même pas dégueuler devant toi.
Tu te souviens quand t'avais vomi dans le sac de Cathy Vernon ?
Comment elle t'avait engueulé !
Ça, c'est la honte de ma vie, mec.
Toutes ses affaires étaient flinguées. Sa carte d'identité, son agenda.
Tout était mort, arrête. Comment tu te souviens de tout ça ?
T'en avais parlé à tout le collège.
Non, justement, j'en ai jamais parlé à personne.
Bah, c'est Cathy qui en avait parlé à tout le monde.
Non.
Ou quelqu'un d'autre.
Y a forcément quelqu'un qui en a parlé à quelqu'un.
J'étais pas là, moi.
Et donc, on se tutoie ?
Toi et moi, on se tutoie. Ça y est, on assume ?
Bah ouais, on assume.
Mais tu sais, j'assume tout ce que je vais faire.
Maintenant, tout de suite.
Non !
- Mon portable ! - Pardon !
Pardon !
- Pardon ! - C'est bon.
- Vas-y, aide-moi. - Hein ?
- Aide-moi ! - Je t'aide.
Non, non !
Putain !
- Alors ? - Putain, enflure !
- C'est toi qui as commencé. C'est toi ! - Arrête ça !
Hé ! Hé ! Hé !
Vous êtes sérieux ?
T'as vu l'heure ?
Pardon. Pardon, chérie.
Vous faites chier.
Oh, putain...
- Allume, je suis réveillée. - Pardon,
pardon... Je lui file des fringues et je me couche.
Ouais, c'est plus la peine de chuchoter.
Merci.
Téophane Tolbiac est bien rentré ?
Désolé, je voulais t'appeler, mais Téophane m'a poussé
dans la piscine, mon portable est mort.
Désolé, c'était la première fois que je faisais la fête avec lui...
C'était pas une fête, c'était notre mariage.
Et t'as passé tout ton temps avec lui.
Tu t'en rends compte, au moins ?
Non.
J'ai été con, excuse-moi.
T'as sa photo dans ton portefeuille.
Attends, je comprends pas le délire, là.
T'es amoureux de lui ?
Il me l'a filée pour que je refasse sa carte de sport.
- Tu me prends pour un pédé ? - Non.
Enfin, j'en sais rien.
Pourquoi t'as préféré passer la soirée avec lui ?
Tu me prends vraiment pour un pédé.
Paolo !
Paolo !
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Je me suis embrouillé avec Winnie, elle m'a viré.
Pourquoi vous vous êtes embrouillés ?
Je peux dormir chez vous, cette nuit ?
Désolé. Tu me dis si ça te fait chier.
Non, ça me fait pas chier.
Je vais te mettre dans la chambre d'amis.
Merci.
Je vais te sortir des draps.
- Il s'est passé quoi ? - Je te raconterai demain.
- Je peux le poser là ? - Ouais, vas-y.
- Ça va ? - Ouais.
Sous-titrage : DUBBING BROTHERS
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