All language subtitles for La Stagiaire.S10E02

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Original subtitles

- Bart ?

Bart ?

Bart ! Houhou !

- Oui ? - Dis donc, tu t'es levé tôt.

Tu veux surpasser les jardins de Versailles ?

- On fera des visites payantes.

- T'as jamais autant travaillé que depuis que tu travailles plus.

- Le mouvement, c'est la vie. - Attention à la surchauffe.

- Je me sens très bien, mais y a que moi qui le sais.

- Comment ça ?

- Mes candidatures.

Je collectionne les refus.

- Ca va le faire.

- "Pas assez sur les réseaux sociaux,

"manque de connaissances des nouveaux outils,

"prétentions salariales trop élevées..."

Trop vieux, quoi.

Ils veulent des jeunes,

diplômés, connectés et payés au lance-pierre !

C'est la "start-up nation".

- Ton expérience a de la valeur. Ca peut intéresser les gens.

- Si tu le dis.

- Hé !

2 choses importantes...

Premièrement,

chez les Meyer, on perd jamais espoir.

- Et deuxièmement ?

A la plus belle des roses.

- Et le bananier ?

- Y a pas de bananier, à Versailles.

...

*-Proseguire dritto per 200 m.

*Continuez tout droit sur 200 m.

- Et ça traduit ! C'est génial, hein ?

- C'est balisé partout.

On a vraiment besoin du GPS ? - Je fais un test.

Je veux pas me retrouver en rade au milieu des "Cinque Terre"

sans parler italien !

- Vous allez pas prendre un guide ? - Il faut compter que sur soi.

- Et sur votre appli. - Esattamente.

- Ne laissez rien au hasard.

*-Capitaine, on est prêts à remonter le corps.

- OK, très bien. On vous attend.

- Vous voyez, on n'est pas perdus. Vous pouvez éteindre votre appli.

- Ce sont des randonneurs qui l'ont vue.

En bas, dans les rochers.

Elle a sûrement été poussée.

Un bouton de sa chemise

a été arraché.

Il y a des marques de lutte sur son poignet.

On a retrouvé des traces de pas, là-bas,

de différentes tailles.

- Un homicide, donc.

- Ca en a l'air.

- On sait qui c'est ?

- Non. Pas de papiers.

Pas de portable.

- L'heure de la mort ?

- Comme le corps était dans l'eau, c'est difficile à dire.

Hier, dans la journée.

- Et cette chapelle ?

- Elle est abandonnée.

On la passe au crible.

- Maman, tu voulais me voir ?

- Ca va, mon chéri ?

- Tout va bien ? - Je voulais te parler de ton père.

- Il y a un problème ? - Non.

Pour son ego, le chômage, c'est pas simple.

- Ca avait l'air d'aller.

- Depuis que vous êtes partis, il s'agite dans tous les sens.

Il a peur de pas être utile. - Qu'est-ce que je peux faire ?

- L'aider à se sentir utile. - D'accord...

- T'as pas du bricolage à lui faire faire ?

- Non, j'ai rien.

Je peux appeler Alice, si tu veux. - Super.

- Bonjour, Antoine. - Bonjour, monsieur le juge.

Je l'appelle. - Je compte sur toi.

- On va où ? - Au domicile de la victime.

- On l'a identifiée ? - Son ADN a matché dans le fichier.

Il y a 2 ans, elle a été contrôlée positive au cannabis.

Mélanie Vérin, 17 ans.

Adoptée par Perrine Vérin,

célibataire.

Ca va aller ?

- C'est pas le moment que je préfère.

- Oui ? - Vous êtes Mélanie Vérin ?

- Oui, pourquoi ?

- Bonjour.

Il y a un problème ?

- Boris Delcourt, juge d'instruction.

- Constance Meyer. - On peut entrer ?

- Oui, bien sûr.

- Allez-y.

- Valentin, le petit ami de ma fille.

- Bonjour. - Qu'est-ce qui se passe ?

- On voudrait vous parler, à vous et à votre fille.

- Valentin, tu veux bien nous laisser ?

- On a retrouvé une jeune fille, ce matin.

Morte.

Probablement un homicide.

Cette jeune fille a le même ADN que Mélanie.

- Mélanie a une soeur jumelle ? - Non, c'est impossible.

- Vous êtes sûre ?

- Je suis passée par une association pour adopter.

C'est la maman de Valentin la directrice.

Si Mélanie avait eu une jumelle, elle me l'aurait dit.

- Mélanie avait quel âge au moment de l'adoption ?

- 3 mois.

- Mais attendez...

Cette fille, elle habitait ici ? - On ne sait pas.

On ne connaît pas son nom.

- Je sais pas si ça a un rapport,

mais Mélanie a fait une demande

pour être mise en contact avec ses parents biologiques.

Ils ont dit non.

- C'en est resté là ? - Ouais.

On peut pas les forcer.

- Vous pourriez nous donner

le numéro de votre amie ?

- Bien sûr.

Anne-Sophie Perez...

- Peut-être que les parents avaient des problèmes d'argent.

Ils en ont fait adopter une et ils ont gardé l'autre.

- La jumelle aurait découvert qu'elle avait une soeur

et elle serait venue la retrouver.

- Et ce serait pour ça qu'elle se serait fait tuer ?

- Je devais jouer le jeu.

L'orphelinat n'aurait plus voulu travailler avec moi.

- Anne-Sophie Perez ? - Oui.

Ils sont là. Pardon. Je te rappelle.

Excusez-moi.

- BONJOUR. - Perrine vient de m'appeler.

Mélanie avait bien une jumelle.

- Au Vietnam ? - Non, ici.

En France, près de Bordeaux.

Les 2 filles ont été adoptées par 2 familles différentes.

- Sans le savoir ?

- Secret de l'adoption.

- On aurait besoin de consulter le dossier de la soeur de Mélanie.

- Bien sûr, je comprends. Suivez-moi.

- Moi, j'avais rien à y gagner.

Séparer des fratries au moment de l'adoption,

c'est pas éthique mais c'est pas illégal.

A titre personnel, je suis contre.

- Pourquoi vous l'avez fait ?

- Peu d'orphelinats acceptent les adoptantes célibataires.

Si j'avais dit non, ils auraient abandonné mon association.

Voilà.

Mai Lan et Tao.

Mai Lan est devenue Mélanie Vérin et Tao est devenue Lisa Sardec,

adoptée à l'âge de 3 mois par Nadège Sardec.

- Dernière adresse connue à Talence,

près de Bordeaux.

- Lisa aurait pu avoir découvert qu'elle avait une soeur jumelle ?

- Je vois pas comment. J'étais la seule à le savoir.

- Mélanie avait pris contact avec ses parents biologiques.

- Ils ont refusé.

Eux non plus ne sont pas au courant de la séparation de leurs filles.

- Et la mère de Lisa Sardec ?

- Je l'ai pas revue depuis l'adoption.

- Elle est vietnamienne ? - Ouais.

Elle tenait à adopter là-bas.

- Qui d'autre peut avoir accès à cette armoire ?

- Je suis la seule qui a la clé.

- Vous auriez pu en parler à votre fils.

- Jamais je lui aurais parlé de ça.

- On a trouvé ça.

- On va voir ça, merci.

- On vient d'avoir le rapport du légiste.

Lisa Sardec est morte entre 15h et 20h.

- Pas d'autres traces sur le corps.

Téléphone.

Oui, capitaine ?

- Monsieur le juge.

- Je vous mets sur haut-parleur.

- On a retrouvé quelque chose dans la chapelle.

Des restes de fast-food et un ticket de carte bancaire.

Je vais voir ce que je peux en tirer.

- Merci, capitaine.

- C'est dur à croire qu'elle ait pas rencontré sa soeur.

- Et les bornages téléphoniques ? Toujours rien ?

- Non.

La mère de Lisa et son compagnon, Guillaume, seront là demain.

- On en saura plus demain, alors.

Bonne soirée, Constance.

- Bonne soirée, monsieur le juge.

- Non, tu as bien fait. Tu as bien fait.

C'est pas une bonne nouvelle.

Je te rappelle demain.

Je t'embrasse. - Qu'est-ce qui se passe ?

- Alice et Ludo ont branché les eaux usées

sur l'évacuation des eaux de pluie.

Evidemment, c'est moi qu'ils appellent.

Ils veulent tout faire tout seuls

et, au moindre problème, ils crient au secours !

Heureusement qu'on est là.

- Oui, heureusement.

- Moi, demain matin, je termine mes boutures.

- Alice a besoin de toi. C'est important.

- Oui, oui. - Toi qui veux te rendre utile.

- Tu as raison.

Je vais tout remettre d'équerre.

Message.

- Oui, ma chérie. C'est papa.

On peut pas laisser ça comme ça. Je viens demain matin, à 6h.

Comment ça, c'est tôt ?

Vous avez plus urgent à faire ?

Voilà.

Je t'embrasse.

De toute façon, j'ai les clés.

- Bonjour, monsieur le juge. - Bonjour, Constance.

- Petite mine, ce matin. - J'ai pas dormi.

- Des soucis ? - Mon roman.

Je cogite, je cogite.

- Je croyais que vous aviez terminé.

- Quasi terminé. - Il vous reste combien de temps ?

La nuit prochaine ?

- Je suis au bord du gouffre.

- Décalez la livraison !

- J'ai déjà décalé plusieurs fois.

Parlons d'autre chose.

J'ai eu Nadia au téléphone.

Vous m'écoutez pas.

Le ticket de carte bancaire,

la carte est au nom de Guillaume Ventoux,

le compagnon... - De Nadège Sardec.

Lisa aurait emprunté sa carte pour venir à Marseille ?

- On devrait savoir ça très vite.

- On pensait que Lisa était chez des amis depuis lundi.

On n'a eu aucune nouvelle.

- Vous ne savez pas ce qui a pu la pousser

à venir à Marseille ?

- Non.

- Nous avons découvert, hier, que Lisa avait une soeur jumelle.

Ici, à Marseille.

- Elles ont été adoptées en même temps,

par vous et par une autre femme.

- On pense que Lisa a appris l'existence de cette soeur.

Elle ne vous en a pas parlé ?

- Ma fille et moi, on avait des rapports difficiles.

Depuis toujours.

C'est qui, ces amis ? - Tu les connais pas.

- Combien de temps ? - Je sais pas.

Peut-être 2 jours. Peut-être une semaine.

- Lisa,

tu es mineure.

J'ai le droit de savoir où tu vas.

- Je pars le temps qu'il faudra avant que j'aie envie de revenir.

- Qu'est-ce que je t'ai fait ? - Tu le sais très bien.

- Qu'est-ce que je peux faire ?

J'avais 35 ans quand je l'ai adoptée.

J'étais célibataire.

J'étais infertile.

Ma famille me mettait la pression.

J'avais peur de les décevoir.

J'ai dit que Lisa était née d'une aventure sans lendemain.

Pendant 6 mois, avant l'adoption,

je n'ai vu personne,

même pas ma famille.

- Votre fille ignorait qu'elle avait été adoptée ?

- Je lui ai jamais dit.

Mais je l'aimais tellement fort !

Elle n'avait pas besoin de savoir.

- Et vous, monsieur, vous saviez ?

- Quand j'ai rencontré Nadège, Lisa avait 5 ans.

Quand la question des enfants s'est posée pour nous,

Nadège m'a dit, pour l'adoption.

- Votre carte bancaire a été utilisée ici, à Marseille,

dans un fast-food, à 15h08, mardi.

- Vous n'avez pas fait opposition ?

Vous n'avez pas vu qu'elle avait disparu ?

- Si, si, bien sûr.

J'ai pensé que Lisa l'avait volée. J'ai pas voulu la priver d'argent.

- D'après les relevés téléphoniques,

vous vous êtes parlé pendant 4 mn, mardi matin.

Le lendemain de son départ.

- On peut voir votre portefeuille, s'il vous plaît, monsieur ?

S'il vous plaît.

Merci.

- Tu es venu ici ?

Sur Marseille ?

Tu as vu Lisa ?

- Je l'ai appelée 100 fois.

Elle a fini par décrocher et elle a accepté de me parler,

à condition que je ne te dise rien.

Ca va ? - Ouais, ça va.

- Tiens, je t'ai pris ça.

Avec ta sauce préférée. - Merci.

- Lisa,

c'est compliqué, avec ta mère... - Arrête avec maman !

- Ecoute... - Toi, écoute !

Maman me ment.

C'est pas ma vraie mère. J'ai été adoptée.

J'ai une soeur jumelle qui vit ici, à Marseille !

- Une jumelle ? - Ouais.

Pour la 1re fois, je me suis dit que je pourrais être heureuse.

- C'est pas possible. Ta mère me l'aurait dit.

- Tu savais que j'avais été adoptée ?

- Non, je dis ça...

- Tu es complice !

Tu vois que je vais mal et tu me dis pas la vérité !

- C'est le choix de ta mère.

- Et je te fais confiance ! Quelle conne !

Retourne la voir.

Jamais elle me reverra !

- Attends. Ca sert à rien de partir. - Lâche-moi.

Lâche-moi ! - Lisa !

Ca sert à rien de partir !

Merde !

Elle est partie.

- Vous auriez pu la suivre.

Vous vous disputez. Elle tombe.

- Je vous jure que non.

Ecoute...

Je suis désolé.

Je voulais pas te faire de peine. J'étais sûr qu'elle allait rentrer.

Je te jure, je te mens pas.

- M. Ventoux,

je vous mets en examen.

Vous restez libre,

mais avec interdiction de quitter le département.

- Vous en faites, des têtes ! Vous allez où ?

- T'as pas eu mon message ? - Ton message ? Ah oui !

- On a appris que les jumelles s'étaient rencontrées.

On va chez Mélanie.

- Bravo.

Téléphone. Ah !

2 secondes. C'est important.

Oui, Alain. Merci de me rappeler.

J'ai repensé à ton affaire Boutboul de 2015.

Je voudrais l'utiliser pour mes étudiants.

Je peux te piquer le doss ?

Bien. Génial. Génial.

OK. Merci, cher confrère.

- Le "doss" ? - Oui. Le dossier. Oui.

- Ca se passe bien, vos cours ! - Oui.

Des jeunes gens respectueux qui ont soif d'apprendre.

Oui, ça se passe bien.

La justice,

c'est pas dans les livres qu'on l'apprend.

On l'apprend... - On n'a pas le temps.

- Parlons-en, du temps ! Les fameuses PPF.

Prescription, procédure, fixation des peines.

La justice est une discipline du temps.

- On doit y aller.

- Désolée, monsieur le procureur. - On s'en reparle, quand même !

- Quand je pense qu'il voulait pas donner de cours !

Il est dynamisé, non ?

- Ca lui monte au cerveau.

Sonnette.

- Bonjour. - Bonjour.

- Nous voudrions parler à Mélanie, s'il vous plaît.

- C'est pas une bonne idée. Elle va vraiment pas bien.

- On a besoin de lui parler. - Entrez.

- Merci.

- Elle est dans sa chambre.

Mélanie ?

Mélanie !

Mélanie ?

Mélanie, chérie ? Les juges veulent te voir.

Mélanie !

Elle était là il y a 5 mn.

C'est à cause de moi, cette fugue. Je m'en veux tellement !

Quand elle a voulu prendre contact avec ses parents biologiques,

j'ai tout fait pour la dissuader.

Ca me fait peur qu'elle rencontre ses parents.

Si j'avais été plus ouverte, elle m'aurait parlé.

- Merci, capitaine.

Constance ?

Lundi matin, Mélanie a appelé au domicile des Sardec.

Le soir même, les 2 filles bornaient ensemble,

là où on a retrouvé Lisa,

et de nouveau le lendemain, jusqu'à 16h.

- C'est Mélanie qui a retrouvé la trace de Lisa.

- Mélanie qui sort avec le fils de la directrice de l'association.

- Vous pensez la retrouver ?

- On a lancé un avis de recherche.

- Vous ne pouvez pas passer. - Valentin !

- Laissez-le passer.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Mélanie est partie.

- Vous lui avez parlé quand ?

- Ce matin. Elle m'a dit de passer. - Elle vous a parlé de sa jumelle ?

- Non. - Elle vous en a pas parlé ?

- Non, jamais.

- Prévenez-nous si vous avez des nouvelles.

- Bien sûr.

Merci.

...

- Tu viens te coucher ?

T'as même pas mangé.

- J'y arrive pas.

Mon texte, ça va pas.

Je voulais le rendre avant de partir en Italie,

mais j'y arrive pas.

Je suis en train de tout bâcler.

- Ecoute.

On va partir, on va marcher tous les deux,

et quand on va rentrer, tout sera débloqué.

- Je suis désolé.

- T'as pas à être désolé.

- Si.

Je suis désolé parce que je peux pas partir en vacances.

Pas sans avoir terminé.

Ca va me ronger. Je vais gâcher le séjour.

- C'est si on part pas que tu vas tout gâcher.

- Vas-y, toi.

Il y a le groupe.

Tu seras pas toute seule.

Et puis on repartira ensemble, bientôt.

- Tu es sérieux ?

- Je suis vraiment désolé.

- Le taxi pour l'aéroport part demain à 18h.

Moi, je serai là.

J'espère que toi aussi.

...

- Alors, ces soirées d'écriture ?

- J'y suis toujours pas. - C'était prévisible.

- "Chroniques d'un désastre annoncé".

- Vous allez pas l'emporter en randonnée !

- C'est bien ça le problème. - Solène, qu'est-ce qu'elle en dit ?

- Elle est pas vraiment au courant

de l'avancée du... - Désastre.

- Voilà. - Ah.

- "L'iter criminis", le parcours criminel.

La genèse de l'acte,

mais aussi de l'intention de l'acte.

- Ah ! Monsieur le procureur, les juges sont là.

- Si je te dis "iter criminis", toi, tu me réponds quoi ?

- Ca va passionner tes étudiants. - On est d'accord.

Fanny,

on se prévoit un déj ?

On continuera sur ce sujet.

- Avec plaisir, monsieur le procureur.

Avec plaisir.

- Meyer.

- J'ai cru qu'il me lâcherait jamais !

Il y a du nouveau.

- On a retrouvé Mélanie ? - Non, mais son ordinateur a parlé.

- C'était dans l'ordinateur de Mélanie.

- C'est quoi ?

C'est des photos

des dossiers d'adoption.

- Auxquels elle n'avait pas accès. - On dirait que si.

- Je comprends pas.

- C'est la lettre que Mélanie a écrite à ses parents biologiques.

Pourquoi est-elle ici ?

Vous l'avez pas envoyée.

- Les parents auraient compris que les filles étaient séparées.

Ils auraient voulu en savoir plus.

- Vous avez voulu vous protéger, vous et vos réseaux.

Vos contacts à l'ASE, votre agrément.

- Sans parler

de votre fils.

- Vous m'accusez de quoi ?

- Les jumelles s'étaient retrouvées.

Vous avez voulu les faire taire.

- Jamais j'aurais tué Lisa.

J'ignorais qu'elle était à Marseille.

Je ne sais pas comment Mélanie a eu ces dossiers.

Je suis la seule qui a la clé. Je comprends pas.

- Votre fils aurait pu la récupérer.

- Je sais pas.

Je sais plus.

Téléphone.

- Oui, capitaine.

- Vous faisiez quoi, mardi ?

- J'étais ici, avec des futurs parents.

- Entendu. Merci.

Mélanie vient d'être arrêtée à l'aéroport.

Retirez-lui les menottes.

Asseyez-vous.

Merci.

- Tu as beaucoup de choses à nous raconter.

...

- Bonjour. - Bonjour.

- Avec ma mère, je suis heureuse,

mais depuis que je suis petite, j'ai comme un vide en moi.

Quand j'ai reçu la réponse négative de mes parents biologiques,

ce vide est devenu insupportable.

- Vous avez cherché votre dossier. - Oui.

- Comment y avez-vous eu accès ? Grâce à Valentin ?

- Non, je lui ai rien dit.

Samedi, j'ai déjeuné chez eux.

J'ai pris la clé dans le sac de sa mère.

Je suis allée faire un double

et j'ai remis la clé.

- Tu as découvert

que tu avais une jumelle.

Tu l'as appelée.

Lisa est venue.

- Quand je l'ai vue,

je me suis sentie entière pour la 1re fois.

- Pourquoi nous l'avoir caché ? - Vous alliez m'accuser !

- C'est en t'enfuyant que tu t'accuses.

- Je me suis pas enfuie.

- On vous a arrêtée à l'aéroport. Vous appelez ça comment ?

- On s'était promis, avec Lisa, d'aller retrouver nos parents.

Si je vous avais parlé, j'aurais été obligée de rester ici.

Elle aurait dû être avec moi.

- Tu n'en as pas parlé à ta mère ?

- Elle aimait pas que je cherche mes origines.

J'avais besoin de temps pour lui expliquer.

- Qu'est-ce qui s'est passé, avec votre soeur ?

Vous vous êtes disputées ?

- Pas du tout !

Elle était vivante.

Jamais je lui aurais fait du mal.

- Bien.

En attendant de vérifier votre version,

je vous place en détention provisoire.

- Je sais, ma chérie.

Il a une idée à la minute.

C'est bien, un arrosage automatique, non ?

OK, c'est pas écolo, mais...

Ca l'occupe.

Je lui dirai, ma chérie. Je t'embrasse.

Monsieur le juge ?

Monsieur le juge ! - Oui ?

- Nadia nous attend. - Très bien.

- Ca va ?

- Oui, oui, très bien.

- Vivement l'Italie ?

- Vivement, ouais.

Pardon, capitaine. - Je vous en prie.

Alors...

Lisa a récupéré des médicaments, le jour de sa mort.

Elle a dit à la pharmacienne qu'elle partait à l'étranger.

- Ca confirme leur projet de départ. - Et ça innocente Mélanie.

Lisa a retiré ces médicaments à 16h20.

- Mélanie est rentrée quand ? - 16h50.

C'est trop court

pour que Lisa aille aux calanques et se fasse tuer par Mélanie.

- OK, merci.

Non seulement Mélanie a un alibi, mais le beau-père de Lisa aussi.

A 16h20, il était sur l'autoroute, près de Montpellier.

- Sauf que c'est pas Lisa qui a récupéré les médicaments.

On n'a pas trouvé sa carte Vitale. - Ni aucun de ses papiers.

- J'ai récupéré la vidéosurveillance.

Et voilà.

- C'est Mélanie ? - Ouais.

Avec la carte Vitale de sa soeur, pour se faire passer pour elle.

- Ca décale l'heure de la mort.

Ca lui donne un alibi. - Et pas qu'à elle.

- Valentin.

C'est vous, sur cette vidéo.

- Tu t'es forgé un alibi.

- Se retrouver, c'était un miracle.

Pourquoi j'aurais tué ma soeur ? Il y a aucune raison.

- C'est ce qu'on s'est dit aussi.

Cet alibi, il te protège, toi, mais aussi quelqu'un que tu aimes.

- Valentin.

Votre petit ami.

M. Perez, entrez, s'il vous plaît.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Asseyez-vous.

Quand est-ce que vous avez appris que Mélanie avait retrouvé Lisa ?

Vous l'avez vue en train de voler la clé ?

- N'importe quoi.

- Tu as eu peur pour ta mère.

- Pas du tout.

- Ca fait 3 ans qu'on est ensemble. Il m'a toujours soutenue.

C'est lui qui m'a dit de contacter ma famille biologique.

On s'aime.

Il a toujours été de mon côté.

- Et toi, du sien.

Mélanie va être condamnée pour un meurtre qu'elle n'a pas commis.

- Mélanie m'a donné rendez-vous.

Je savais pas, pour Lisa. J'ai halluciné.

...

Elles m'ont raconté leurs retrouvailles

et leur projet de partir chercher leurs parents biologiques.

Je croyais qu'on se disait tout.

Qu'on se faisait confiance. - On se fait confiance.

- Pourquoi tu m'as rien dit ?

C'est pas ta décision, de partir comme ça !

- J'ai besoin de savoir d'où je viens.

- Tu vas revenir quand ?

- Je sais pas.

Dans quelques semaines. Quelques mois.

Peut-être plus.

- Pourquoi aussi longtemps ?

- Je t'avais dit qu'il comprendrait pas.

- Elles allaient partir.

J'avais peur de plus revoir Mélanie.

Mélanie !

On peut parler, au moins ? - Mais laisse-la !

- Tu la connais depuis un jour ! - C'est ma soeur.

- Et moi, je suis rien ?

- Tout le monde nous a menti, ta mère en premier !

Y a personne à qui on peut faire confiance.

- Mélanie, sa famille est ici. Sa vie est ici.

Viens, Mélanie.

- C'est toi qui vas dégager !

- Tu fais quoi, là ? - Arrêtez !

Tout le monde crie.

- Arrêtez !

- T'es folle ! T'as un problème !

Mélanie hurle.

On est descendus dans les rochers.

Elle était morte.

- C'est moi qui ai eu l'idée d'aller à la pharmacie.

On avait pris ses papiers. J'ai tout jeté.

- Les mères des jumelles ont eu peur que leurs filles s'éloignent.

- Elles ont manqué de confiance.

- Si tout le monde s'était parlé, ça aurait pu éviter tout ce drame.

- Les vertus du dialogue. - Je vous le fais pas dire !

- Je vous cherchais.

Ca intéresserait mes étudiants que vous veniez leur parler.

2 juges, 2 parcours...

Le duo parfait !

Demain, 10h ?

- On ne peut pas.

Monsieur le juge, vous partez en vacances.

- Oui. - Ah !

Mais oui ! Les Cinq Terres !

Les "Cinque Terre" ! C'est pas grave.

Meyer, vous ferez ça seule. C'est des 2e année.

- Je vous laisse. J'ai un coup de fil à passer.

- Bonnes vacances ! - Merci, Constance.

- Demain, je sors en famille. - Vous aurez fini à midi.

Il faut former la jeunesse. - J'ai déjà du mal avec mes enfants.

- C'est oui ? - Non, c'est non.

- Jusqu'à 11h et on n'en parle plus.

- Je vous ai dit non.

- Merci.

On peut attendre encore une minute ?

...

Message.

Pas besoin d'attendre, finalement.

- C'est papy qui m'a appris à faire un barbeuc.

On en met plein, allez-y. Il faut que ça prenne.

Vous continuez ? Mettez plein de petit bois, OK ?

Hey !

- Ca va, mon chéri ? - Ouais, et toi ?

- Il y a du monde. - Papa a improvisé un apéro.

Il a une annonce à faire. - Une annonce ?

- T'en sais pas plus ? - Non !

- Ton idée de l'occuper a marché. Il a squatté toute la journée ici.

Il a branché le mec des panneaux solaires.

Alice n'en peut plus.

- Coucou, mes chéris ! Merci. - Ca va ?

- Mon coeur, on t'attendait.

- Pour la grande annonce ! Suspense !

- Vous êtes prêts ?

1...

2...

Et voilà le travail.

- Une table.

- Mais non, pas une table ! Un panneau solaire !

Une merveille de technologie.

Pour 10 000 kW/h/an, il en faut 16. Fini les factures d'électricité !

Chaque année, 2 000 euros d'économisés,

sans compter l'environnement.

- Notre installateur t'a convaincu ? - Ah, ça, il m'a convaincu !

Et pas juste de passer au solaire, mais de bosser pour lui !

- Non ? - Je commence demain.

Commercial.

Par contre, les enfants,

je pourrai pas m'occuper de votre arrosage.

- Mince. On va moins se voir ? - Ouais.

A la planète ! - Bravo, papa !

- Je suis heureux ! - Bravo, mon amour.

Des panneaux solaires ?

- Il a vu mon expérience, mon relationnel.

Il croit en moi.

Je me suis dit : "Fonce !" - Super.

- C'est pas une vocation comme toi, mais c'est pas grave.

Il a vu de la valeur en moi.

- Tu as raison.

Si tu es sûr de toi, moi aussi, je suis sûre de toi.

- Je l'aime, cette femme.

Voici. - Ah oui, quand même !

- C'est beaucoup de fumée pour rien, non ?

- Saucisses végétales !

- OK. - Au céleri.

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