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Zulu
...
- Oui... oui... Ca ou ça ?
Ah, les jeunes d'aujourd'hui !
On ramenait du pâté de la foire. Eux, une chèvre.
On ramenait du pâté de la foire. Eux, une chèvre.
Ils jurent de s'en occuper et résultat...
- Surprise ! Ah, tu réponds
à ton nom ! N'empêche que
quand Alice et Ludo déménageront et l'embarqueront, qui va pleurer ?
Tonton Barth.
- Maman ! - Oui !
- Maman !
- Maman !
- Une autre chèvre.
- Je dois être dans 10 mn à l'école. Ludo devait déposer Céleste
à la crèche, il est coincé dans les transports.
à la crèche, il est coincé dans les transports.
- Je vais l'emmener. - Cool.
Ah...
Tu récupères Tony aussi ?
- Ton frère n'a rien dit.
- Il a une plaidoirie compliquée, il peut pas appeler.
- Comme d'hab.
- Bon, je fonce. Papa, c'est 4h30 pour Tony.
- Bon, je fonce. Papa, c'est 4h30 pour Tony.
Et si tu peux les emmener au parc après...
- C'est pas comme si j'avais un boulot.
- Tu m'as dit que tu pouvais.
- Ca va. On s'occupe de tout.
- Bisous ! - (Ciao.)
Parfois, je rêve d'un monde où on vivrait dans le calme,
sans courir du matin au soir.
- Des vacances, quoi. - Oui, des vacances en famille
- Des vacances, quoi. - Oui, des vacances en famille
où on aurait du temps ensemble. Qu'en dis-tu ?
- Un break nous ferait du bien.
- Un break nous ferait du bien.
- Tu en parles aux enfants ? - Evidemment.
- Et le lave-vaisselle
déconne, tu t'en occupes ? Bisous ! - Ah oui.
déconne, tu t'en occupes ? Bisous ! - Ah oui.
Le lave-vaisselle.
Qu'en dis-tu, toi ? T'as pas vraiment d'avis ?
- Je suis contente de les avoir à la maison,
mais entre Ludo et Alice qui cherchent une maison,
Antoine qui nous prend pour une garderie, il faut être patient.
- Prenez des vacances. - On y travaille.
- Prenez des vacances. - On y travaille.
Mais entre nos emplois du temps et nos goûts respectifs...
- Vous partiriez tous ensemble ? - Sinon c'est pas des vacances.
- Vous partiriez tous ensemble ? - Sinon c'est pas des vacances.
- Bonjour. - Bonjour, capitaine.
- Bonjour.
- Bonjour.
- La victime ? - Nicolas Marcin,
38 ans.
Le médecin du village. Il s'était installé il y a 6 mois.
La communauté de communes n'avait plus de médecin depuis 3 ans.
Il est décédé hier entre 19 h et 21 h.
- On a signalé sa disparition ?
- On a signalé sa disparition ?
- Sa compagne, Adeline Bertrand, a appelé la gendarmerie après 20 h.
Au téléphone, il lui avait dit qu'il rentrait.
Au téléphone, il lui avait dit qu'il rentrait.
Il passait par ici
pour aller du village
à son domicile, quelques centaines de mètres plus loin.
Il mettait 15 mn. La gendarmerie a retrouvé son corps ce matin.
Vous me suivez ?
- Un médecin
- Un médecin
qui disparaît dans un désert médical : double tragédie.
- Vous voyez, là,
il a reçu un coup assez violent.
Le terrain est trop sec pour relever des traces.
- Un crime crapuleux ? - Non.
- Un crime crapuleux ? - Non.
Il avait ses affaires et du liquide sur lui. Et son téléphone était
par terre. Il a dû glisser dans sa chute.
par terre. Il a dû glisser dans sa chute.
- Ou il a voulu appeler les secours. Pas d'autres stigmates ?
- Si.
Regardez. Là.
Là, aussi bas, je ne sais pas
ce que ça peut être.
- On a pu vouloir le mettre à terre avant le coup fatal.
- On a pu vouloir le mettre à terre avant le coup fatal.
- Il y a des éclats bleus dans la plaie.
- Le prélèvement est parti au labo.
- Interrogez ses patients d'hier et fouillez son cabinet.
- Interrogez ses patients d'hier et fouillez son cabinet.
On va voir sa compagne.
- Je vous appelle.
- Excusez-moi.
- Excusez-moi.
Emma, c'est mamie.
Dis-lui
que je la rappelle. Merci.
- Allô, mamie ?
- Nicolas était médecin urgentiste
à la Timone et je dirigeais la MJC du village.
On était en sortie à Marseille avec les jeunes.
L'un d'eux a fait une mauvaise chute et on l'a emmené à l'hôpital.
L'un d'eux a fait une mauvaise chute et on l'a emmené à l'hôpital.
Et voilà. Le coup de foudre.
Quelques mois plus tard, il s'est installé ici.
Quelques mois plus tard, il s'est installé ici.
- Votre fille l'a accepté ?
- A cet âge-là, tant qu'on leur fiche la paix...
Emma voulait surtout ne pas déménager.
Emma voulait surtout ne pas déménager.
Nicolas en avait marre des urgences
et la mairie, ici, cherchait à attirer un nouveau médecin.
et la mairie, ici, cherchait à attirer un nouveau médecin.
- Votre conjoint a eu des ennuis ici avec des patients ?
- Non, aucun.
C'était quelqu'un de très dévoué pour son métier,
disponible, à l'écoute.
- Le père de votre fille habite ici ?
- Le père de votre fille habite ici ?
- Oui, à l'extérieur du village.
Il est exploitant agricole. Il est né ici,
comme moi. - Ca va entre vous ?
comme moi. - Ca va entre vous ?
- C'est un peu compliqué. Il a mal vécu le fait que je le quitte
pour un autre. Donc quand Nicolas s'est installé ici,
pour un autre. Donc quand Nicolas s'est installé ici,
il nous a pas facilité les choses.
- C'est-à-dire ?
- Il a cherché à monter nos connaissances
contre nous. Il a mêlé Emma à nos conflits.
contre nous. Il a mêlé Emma à nos conflits.
Heureusement, Nicolas n'est pas rentré dans son jeu.
Heureusement, Nicolas n'est pas rentré dans son jeu.
- Il y a autre chose ?
- Emma vit ici la semaine et un week-end sur deux.
- Emma vit ici la semaine et un week-end sur deux.
Son père refuse de payer
la pension alimentaire. Récemment,
j'ai déposé une requête pour le contraindre à payer.
j'ai déposé une requête pour le contraindre à payer.
- Ce sera pas simple à organiser,
mais on trouvera quelqu'un pour s'occuper de Surprise.
mais on trouvera quelqu'un pour s'occuper de Surprise.
Ecoute, je dois raccrocher. Je t'embrasse. Ciao.
On y va, monsieur le juge ?
- C'est qui, Surprise ? - Notre petite dernière,
une chèvre que Ludo et Alice ont adoptée.
C'est le membre de la famille le plus facile.
C'est le membre de la famille le plus facile.
Ca ne va pas,
M. le procureur ? - Non.
Comment voulez-vous ? C'est cet abruti de Desjardins.
Comment voulez-vous ? C'est cet abruti de Desjardins.
- Le président du tribunal ? - Il m'a demandé de réexaminer
les compléments de plainte
les compléments de plainte
des affaires classées sur 1 an. - Ca va être long.
- Et fastidieux. - C'est pas les substituts
du procureur qui font ça ?
du procureur qui font ça ?
- Ils sont occupés ailleurs. Comme si j'avais que ça à faire.
- Et pourquoi toi ?
- A croire que je suis le seul magistrat ici.
- A croire que je suis le seul magistrat ici.
- Des comme vous, y en a pas.
- Meyer,
entre malice et irrespect, la limite est ténue.
- Je m'en souviendrai, M. le procureur.
- Je m'en souviendrai, M. le procureur.
- Constance, on y va. - Oui, bah...
Bonjour, Fanny !
- Je suis pas d'humeur aujourd'hui. - Toi aussi ?
- Quiring m'a réquisitionnée pour ses compléments de plaintes.
- Quiring m'a réquisitionnée pour ses compléments de plaintes.
Vous me verrez pas beaucoup.
- Je vous attends à côté. Bonjour quand même.
- Je vous attends à côté. Bonjour quand même.
- B'jour.
J'ai quand même réussi à vérifier pour toi
auprès de la juridiction aux affaires familiales :
la femme du médecin a bien déposé plainte.
Yves Cabrini risquait une saisie sur salaire.
*-J'ai d'autres dossiers
*-J'ai d'autres dossiers
*à vous donner. - J'arrive,
monsieur le procureur.
Il faut que j'y retourne.
Il faut que j'y retourne.
- Adeline et Yves se connaissent depuis l'enfance. Ils sont
- Adeline et Yves se connaissent depuis l'enfance. Ils sont
du même village. A 20 ans,
ils se marient
et ont vite une fille. - On dirait une erreur de jeunesse.
et ont vite une fille. - On dirait une erreur de jeunesse.
Elle rencontre Nicolas. Elle quitte
son mari. Lui s'installe au village
où il manque un médecin.
où il manque un médecin.
- Mais l'ex complique les choses.
Capitaine ? - On a checké l'agenda du médecin
Capitaine ? - On a checké l'agenda du médecin
et interrogé les patients,
en majorité des personnes âgées qui étaient
chez elles le soir du meurtre.
Pour toutes, Nicolas Marcin était dévoué et compétent.
- OK.
Autre chose ? - On a le résultat
du prélèvement sur la plaie. C'est de la peinture séchée.
du prélèvement sur la plaie. C'est de la peinture séchée.
- Ca nous éclaire sur l'arme du crime. Toujours rien retrouvé ?
- Non. Dernière chose :
Marcin a reçu un appel
hier matin : Yves Cabrini,
13 secondes.
- Yves Cabrini découvre la requête de son ex-femme,
appelle le médecin qui l'envoie balader.
appelle le médecin qui l'envoie balader.
Le soir, il l'attend sur le chemin du retour et ils ont une violente
altercation.
- Ca n'a pas dû être facile pour vous
d'être le mari cocu,
d'être le mari cocu,
de voir votre ex avec le nouveau sauveur du village.
Et ils vous demandent une pension, alors qu'ils gagnent plus que vous.
Et ils vous demandent une pension, alors qu'ils gagnent plus que vous.
- J'ai appelé Nicolas, hier matin, pour ça...
Il y a une semaine,
je me suis accroché en réparant une clôture.
Je voulais juste que Marcin me prescrive quelque chose
Je voulais juste que Marcin me prescrive quelque chose
pour la douleur. - Et ?
- Et rien.
Il a dit qu'il m'enverrait une ordonnance
et c'est tout. - Vous vous
en êtes tenu à cet appel ?
- Qui n'a duré
- Qui n'a duré
que 13 secondes.
- On va procéder au bornage de votre téléphone
et on sera fixés. Merci, M. Cabrini.
- Attendez.
J'aurais dû vous le dire plus tôt, c'est idiot.
Je suis passé au cabinet de Nicolas.
Je suis passé au cabinet de Nicolas.
- Ah.
Racontez-nous ça.
- D'ici 48 h, ça devrait aller beaucoup mieux.
- Je voulais te dire :
c'est bon, je vais payer la pension.
c'est bon, je vais payer la pension.
- Ca n'a pas été facile pour toi,
mais il faut pacifier les choses,
au moins pour Emma.
au moins pour Emma.
- De toute façon, je dois m'incliner.
Je suis qu'un petit exploitant agricole,
je fais pas le poids.
je fais pas le poids.
- T'es un type bien, Yves. Et un bon père.
Pour la pension, je parlerai à Adeline. On trouvera
Pour la pension, je parlerai à Adeline. On trouvera
un arrangement à l'amiable.
- Je vous jure, quand je suis sorti, Marcin était
bien vivant.
- Vous êtes en conflit
- Vous êtes en conflit
avec votre ex-femme
et, quand vous vous blessez, vous appelez votre rival ?
- J'avais pas le choix.
- J'avais pas le choix.
Y a pas un toubib à moins de 80 km.
C'était ça ou les urgences à Marseille.
Mais jamais j'aurais pu conduire jusque là-bas.
Mais jamais j'aurais pu conduire jusque là-bas.
- Le problème, c'est qu'on a que votre version
- Le problème, c'est qu'on a que votre version
et que vous n'avez pas d'alibi.
Donc je dois vous mettre en examen
et demander votre placement en détention provisoire.
et demander votre placement en détention provisoire.
Oui, Solène ? Quoi, mon père ? Non, il va très bien.
Oui, Solène ? Quoi, mon père ? Non, il va très bien.
C'est encore cette histoire ?
Ne le laisse pas t'embêter avec ça, OK.
Ne le laisse pas t'embêter avec ça, OK.
Je te laisse. A tout à l'heure.
Bisous.
Quiring prend la tête à tout le palais.
Quiring prend la tête à tout le palais.
Il s'est plaint à Solène de Desjardins pendant 30 mn.
- Elle n'y peut rien, en plus.
- Je vous vois venir. - Avec son épaule,
Cabrini n'a pas pu porter un tel coup.
Cabrini n'a pas pu porter un tel coup.
- Il faut vérifier. Je demande une expertise.
Tiens, Nadia m'a appelé.
Je la rappelle.
Je la rappelle.
Oui, Nadia, je suis avec le juge.
*-Le jour de la mort du médecin,
une main courante a été déposée contre lui pour agression physique
*par Stéphanie Ramona. La veille, elle a récupéré son fils
*par Stéphanie Ramona. La veille, elle a récupéré son fils
à l'infirmerie du lycée. Marcin l'aurait frappée.
*-Des témoins
confirment ?
- Oui, en plus de l'infirmière scolaire,
- Oui, en plus de l'infirmière scolaire,
il y avait la belle-fille de la victime.
*Emma Cabrini.
- Merci, Nadia.
On prend le relais.
On prend le relais.
On y va ?
Votre mère nous a dit que vous seriez ici.
- Je suis obligée d'aider mon père, vous l'avez mis en prison.
- On ne veut pas vous parler de votre père, mais de l'altercation
entre la mère d'un de vos camarades et votre beau-père.
entre la mère d'un de vos camarades et votre beau-père.
- Oui, je vois.
- Vous étiez bien là quand Stéphanie Ramona a récupéré Louis ?
- Vous étiez bien là quand Stéphanie Ramona a récupéré Louis ?
- Oui, c'est moi qui l'avais amené à l'infirmerie.
Il avait fait une espèce de malaise, il était essoufflé.
- Je suis là, Louis.
On s'en va. - Je finis de l'ausculter.
- Non, merci. Je m'en occupe.
- Non, merci. Je m'en occupe.
- Laisse-le finir. - Je suis ta mère et tu es mineur.
Tu me suis. - J'ai encore des analyses à faire.
Tu me suis. - J'ai encore des analyses à faire.
- Je bougerai pas d'ici sans lui.
Ne le touchez pas. - Attendez-le dehors.
- Lâchez-moi ! - Vous me forcez...
- Lâchez-moi ! - Vous me forcez...
- Vous me faites mal !
- Je reviendrai.
- C'est un dingue !
On va pas en rester là, crois-moi.
On va pas en rester là, crois-moi.
- Votre beau-père a été violent ?
- Votre beau-père a été violent ?
- Non. C'est elle qui est hystérique.
- Quelque chose vous a peut-être échappé.
- Si vous me croyez pas, inutile
de m'interroger.
- Que s'est-il passé ensuite ? Vous avez revu Louis ?
- Non.
Il n'est pas revenu au lycée.
Je l'ai appelé plusieurs fois, il m'a jamais répondu.
- Votre beau-père
vous en a reparlé ? - Il m'a
vous en a reparlé ? - Il m'a
posé des questions sur Louis et sa famille.
- Vous avez dit quoi ? - Ce que je savais.
Que Louis est très sympa, mais un peu bizarre.
Que Louis est très sympa, mais un peu bizarre.
Et il était dans la lune depuis un moment.
- Merci.
- Et mon père, quand est-ce qu'il va sortir ?
- Bientôt, j'espère.
- Bientôt, j'espère.
- Nicolas Marcin a pu vraiment perdre le contrôle
et être violent avec Mme Ramona. - Elle aurait voulu se venger ?
et être violent avec Mme Ramona. - Elle aurait voulu se venger ?
- L'infirmière est le seul témoin impartial. Nadia va l'interroger.
- Il faudrait aussi enquêter sur un éventuel passif
- Il faudrait aussi enquêter sur un éventuel passif
entre Stéphanie Ramona et le médecin.
Se mettre dans cet état pour une consultation est étrange.
Se mettre dans cet état pour une consultation est étrange.
- On va entendre la mère et aussi le fils.
- (Tiens, ma belle.)
- Ah maman ! Bonne idée, les vacances en famille.
- Ton père t'a parlé. - J'ai commencé à chercher.
J'ai trouvé un camping
J'ai trouvé un camping
en Ardèche, en pleine nature, loin de tout.
3 semaines.
l y aura juste
le bruit de la rivière et du vent.
le bruit de la rivière et du vent.
- Il y a des activités ? - Non, c'est ça, le concept :
se reconnecter
avec le néant. - Ton père
avec le néant. - Ton père
va être content.
- Ca lui fera du bien de ne rien faire pendant 3 semaines.
Ce genre de séjour
Ce genre de séjour
est hyper prisé.
- C'est un endroit fabuleux perdu en pleine nature.
- 3 semaines de vacances, ce sera pas un peu trop reposant ?
- 3 semaines de vacances, ce sera pas un peu trop reposant ?
- C'est ça, le défi.
On rééduque sa perception.
Au début, on s'ennuie un peu.
Au début, on s'ennuie un peu.
Mais après, on s'émerveille de la forme d'un caillou,
de l'odeur d'une feuille morte. - Oui...
de l'odeur d'une feuille morte. - Oui...
Mais si on veut boire une bière, par exemple ?
- Pas la peine, il y a le torrent.
Ca va vous faire un bien fou. On va se régaler.
- Tu nous laisses réfléchir ? - Pas trop longtemps.
Après, ce sera complet. C'est hyper prisé.
Après, ce sera complet. C'est hyper prisé.
- J'imagine. - Pour Céleste,
ce sera parfait. L'éveil des sens, les couleurs.
ce sera parfait. L'éveil des sens, les couleurs.
- Oui, c'est très bien.
- Je vais demander l'avis de ma femme.
- Ah ? OK.
(Il est chaud pour le camping. Ca va être super.)
- C'est pas des vacances, c'est le purgatoire.
- C'est pas des vacances, c'est le purgatoire.
- C'est pas possible. - Si tu savais...
- On est d'accord ? Le trip en Ardèche, c'est hors de question.
- On est d'accord ? Le trip en Ardèche, c'est hors de question.
- On est d'accord. - On est d'accord.
- Pas de panique,
j'ai un plan B : une villa à Ibiza.
Piscine,
Jet-Ski, parachute ascensionnel,
possibilité de faire de l'hélicoptère
et accessoirement les meilleurs DJ du monde.
et accessoirement les meilleurs DJ du monde.
- Le parachute ascensionnel, toi... - C'est ma passion.
- Et on aura un prix pour la maison, c'est celle d'un confrère.
- Et on aura un prix pour la maison, c'est celle d'un confrère.
- Tant mieux.
- C'est bien. - Ne dites rien à Alice.
Je lui ai dit que c'était
Je lui ai dit que c'était
une maison dans les arbres.
- Je vais les dézinguer.
C'est quoi, ce courrier ? - Une convocation chez le notaire.
C'est quoi, ce courrier ? - Une convocation chez le notaire.
- Chez le notaire ? - Oui.
J'ai rendez-vous pour la succession d'une cousine de mon père,
J'ai rendez-vous pour la succession d'une cousine de mon père,
Bénédicte. - Je connais pas.
- J'ai dû la croiser 2-3 fois.
- Une succession, ça peut être intéressant.
- Une succession, ça peut être intéressant.
- Dans la famille de mon père, c'est plutôt des dettes.
- V'là l'empreinte carbone ! Maman et papa sont d'accord ?
- V'là l'empreinte carbone ! Maman et papa sont d'accord ?
- Tu crois qu'ils veulent mater des galets pendant 3 semaines ?
- Au moins,
je détruis pas la nature. - C'est la nature qui nous détruit.
je détruis pas la nature. - C'est la nature qui nous détruit.
- On va demander aux parents. - Je vais boire le café à la mairie.
- Au palais, il est dégueulasse, mais ça ira.
- Au palais, il est dégueulasse, mais ça ira.
- Maman ?
- Et voilà.
Tu les as fait fuir.
- Madame Ramona ?
C'est la police, s'il vous plaît.
C'est la police, s'il vous plaît.
- Louis ?
- Louis ?
Louis, tu m'entends ? Louis !
- Madame Ramona ?
- Madame Ramona ?
- (Louis, tu m'entends ?)
Louis !
- Très bien.
Je vous remercie, docteur. Au revoir.
- Constance.
- Bonjour, M. le juge.
- J'ai le compte rendu médical de Cabrini.
D'après le médecin, il n'a pas pu assener le coup fatal à Marcin.
D'après le médecin, il n'a pas pu assener le coup fatal à Marcin.
- Louis Ramona a eu un malaise important, mais il va mieux.
- On va auditionner la mère. - Très bien.
- On va auditionner la mère. - Très bien.
- Stéphanie Ramona, 40 ans.
Caissière à la supérette du village.
Caissière à la supérette du village.
Elle élève seule son fils depuis la mort de son père, il y a 8 ans.
- Pas facile
tous les jours. - Et Louis est en mauvaise santé.
tous les jours. - Et Louis est en mauvaise santé.
Le malaise qu'il a fait est dû à un diabète de type 1.
Il aurait pu en mourir.
- Le diabète, ça se soigne.
Il n'a pas de traitement ? - On dirait pas.
- Le témoignage de l'infirmière scolaire correspond à celui d'Emma.
- Le témoignage de l'infirmière scolaire correspond à celui d'Emma.
La réaction de la mère était disproportionnée.
- Elle connaissait Marcin ?
- Non, ils se voyaient pour la 1re fois.
- Non, ils se voyaient pour la 1re fois.
- Pourquoi cette réaction ?
- Vous pouvez répondre.
- Vous pouvez répondre.
- Pour choisir entre bouffer des graines
et danser sur de la techno,
autant m'abstenir.
Non, mais c'est pas...
Non, mais c'est pas...
- Mon fils est à l'hôpital, vous n'allez pas m'empêcher de le voir ?
- Mon fils est à l'hôpital, vous n'allez pas m'empêcher de le voir ?
- Vous devez d'abord répondre. Que s'est-il passé
avec le Dr Marcin ? Vous avez tenté d'entraver
avec le Dr Marcin ? Vous avez tenté d'entraver
la consultation.
- Je ne confie pas mon fils à n'importe qui.
C'est mon droit.
Qu'est-ce qu'il voulait, ce médecin ?
Qu'est-ce qu'il voulait, ce médecin ?
- Le soigner, je pense.
Ce que vous ne faites pas.
- Je m'occupe parfaitement bien de mon fils.
- Je m'occupe parfaitement bien de mon fils.
Je fais tout pour lui.
- Madame Ramona,
votre fils est malade. l a besoin
votre fils est malade. l a besoin
d'un traitement. - Conformément à l'article 375
du Code civil, le Dr Marcin aurait pu saisir
le procureur.
- Vous m'avez déjà condamnée.
Pourquoi je chercherais à me défendre ?
Pourquoi je chercherais à me défendre ?
- On peut vous aider.
Louis aurait dû être suivi médicalement.
Vous avez peur de quoi ?
Vous avez peur de quoi ?
- Les médecins tuent plus qu'ils ne sauvent.
- Les médecins tuent plus qu'ils ne sauvent.
- C'est exagéré,
non ?
- Il y a 8 ans, le père de Louis a été hospitalisé pour simple mal
- Il y a 8 ans, le père de Louis a été hospitalisé pour simple mal
de ventre, il est mort le lendemain sans qu'on sache pourquoi.
- Le GPS de votre voiture indique
que vous êtes allée au cabinet du Dr Marcin
peu avant le meurtre.
peu avant le meurtre.
Vous nous expliquez ce que vous êtes allée y faire ?
- (Oui.)
Après sa visite à l'infirmerie, Louis était très anxieux.
Tiens.
Bois ça. Ca te donnera un coup de fouet.
- J'ai pas besoin d'un coup de fouet, maman.
- J'ai pas besoin d'un coup de fouet, maman.
Le médecin, hier, avait l'air inquiet.
- Encore ce médecin...
C'est son boulot d'être inquiet.
Sans malades, pas de travail. Il te dira pas que ça va.
- Je suis HS, il faut peut-être des médicaments.
- Comme ceux de ton père ? Allez, bois.
Là, au moins, on sait ce qu'il y a dedans.
Là, au moins, on sait ce qu'il y a dedans.
- Le médecin m'a écrit.
- C'est pas possible, de quoi il se mêle, celui-là ? !
- C'est pas possible, de quoi il se mêle, celui-là ? !
C'est ça qui te rend malade. C'est bourré d'ondes.
C'est ça qui te rend malade. C'est bourré d'ondes.
- Tu vas arrêter de tout décider pour moi ? !
Je vais
me barrer !
- Louis. Louis.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ca m'a fait mal de voir mon fils
comme ça.
Alors, je me suis dit
que je devais aller m'excuser auprès de ce médecin
que je devais aller m'excuser auprès de ce médecin
pour ma réaction.
- Vous l'avez vu ?
- Vous l'avez vu ?
- Non, il était déjà parti. Le cabinet était fermé.
- Bien.
Je vais vous mettre en examen
et demander votre détention provisoire.
et demander votre détention provisoire.
- Quoi ?
Je rêve, là. Je dis la vérité et on m'enferme ?
Je rêve, là. Je dis la vérité et on m'enferme ?
C'est ça, votre justice ? !
- (Psst !
(Boris !
(Alors, ton affaire ?)
- Ca suit son cours.
- Dis-m'en un peu plus. Y a des pistes concrètes ?
- Dis-m'en un peu plus. Y a des pistes concrètes ?
- Tu veux qu'on en parle là ? - Oui.
- T'as pas du boulot pour Desjardins ?
- C'est d'un ennui à mourir. Fais-moi vibrer. Vous en êtes où ?
- C'est d'un ennui à mourir. Fais-moi vibrer. Vous en êtes où ?
- On touche au but. La principale suspecte voulait empêcher
son fils de voir le médecin. Ils avaient eu une altercation.
- Pas d'alibi ? - C'est un profil paranoïaque
et sa version des faits prête à caution. Reste à obtenir des aveux.
et sa version des faits prête à caution. Reste à obtenir des aveux.
- Ces parents qui enferment leurs enfants dans leur vision du monde.
- Ces parents qui enferment leurs enfants dans leur vision du monde.
Comme cette gamine, ce matin, en comparution immédiate.
Un père blindé, mais elle se débat dans sa prison dorée.
- Elle a fait quoi ? - Conduite en état d'ivresse.
Elle a défoncé la Porsche de papa.
Mais dis-moi plutôt
comment vous comptez obtenir des aveux.
comment vous comptez obtenir des aveux.
- Constance aimerait rendre visite à son fils
pour voir s'il corrobore la version de sa mère.
pour voir s'il corrobore la version de sa mère.
- Ah oui. C'est bien, ça.
C'est parfait. C'est parfait.
Bravo.
Je dis bravo.
Je dis bravo.
- Je te laisse ?
- Ah oui !
Ben oui. Oui, oui.
Ne fais pas attendre la justice.
Ne fais pas attendre la justice.
Moi, je vais reprendre mon pensum.
- Si tu veux un coup de main, tu me dis.
- Si tu veux un coup de main, tu me dis.
- Je t'appelle ? - Oui.
- Je m'en veux. J'aurais pas dû me mettre en colère contre ma mère.
Je sais que je l'ai blessée.
- Qu'est-il arrivé après votre dispute ?
- Elle s'est mise à pleurer
et a dit que ce qu'elle faisait, c'était pour moi.
et a dit que ce qu'elle faisait, c'était pour moi.
Faut la comprendre, elle a trop peur qu'on m'enlève à elle.
- Comme on lui a enlevé votre père.
- Comme on lui a enlevé votre père.
- Ma mère est détruite, mais elle ferait pas de mal à une mouche.
Vous allez la libérer quand ?
- Vous êtes son seul soutien. Vous êtes un bon fils, Louis.
Mais votre vie
n'appartient qu'à vous.
Au revoir.
- Au revoir.
- Nadia, il faudrait perquisitionner chez Louis Ramona.
*-On cherche quoi ? - Du bleu.
*-On cherche quoi ? - Du bleu.
...
...
...
...
- J'arrive.
D'accord, je prends du chinois...
(OK.
(Merde...)
Qu'est-ce que vous faites ?
Descendez ! - N'approchez pas.
Ne vous fatiguez pas.
Ce sera une grosse perte pour personne.
Ce sera une grosse perte pour personne.
- Vous êtes jeune.
Vous avez pas mal d'années pour résoudre votre problème.
- Je crois pas.
- Je crois pas.
On peut pas
changer de père.
Même avec des années devant soi.
Même avec des années devant soi.
Laissez-moi tranquille.
Laissez-moi tranquille.
- Il est où, votre père ?
- Sûrement en train de pleurer sur sa Porsche de merde.
- Sûrement en train de pleurer sur sa Porsche de merde.
- Vous avez pris combien pour la conduite
- Vous avez pris combien pour la conduite
en état d'ivresse ?
- Euh...
juste une mise à l'épreuve.
- Eh ben, voilà.
La relation avec votre père,
c'est une mise à l'épreuve, comme un défi
c'est une mise à l'épreuve, comme un défi
pour les pas mal d'années qu'il vous reste.
Allez, descendez de là.
Je suis juge d'instruction. Boris Delcourt.
Je suis juge d'instruction. Boris Delcourt.
Et vous ?
- Léa Weiss.
Oui, comme l'éditeur.
- Oui, Nadia ? *-La perquise n'a rien donné.
Mais on a trouvé le scooter de Louis.
Il a récemment repeint son casque avec de la peinture bleue.
Il a récemment repeint son casque avec de la peinture bleue.
*-Il faudrait comparer avec les éclats de peinture
sur la plaie de la victime. *-Très bien.
sur la plaie de la victime. *-Très bien.
- Merci.
- De rien.
- C'est pas normal, ce silence.
- Alice et Ludo sont chez des amis avec Céleste.
- Alice et Ludo sont chez des amis avec Céleste.
Et ton fils est chez lui avec Tony.
- Ca veut dire qu'on a quartier libre.
- Voilà.
- Y a un problème ?
- Les vacances en famille...
- Les vacances en famille...
- Oui ? - Un fiasco.
Alice et Antoine se sont engueulés.
Je m'en suis mêlé, ça s'est envenimé.
Je m'en suis mêlé, ça s'est envenimé.
Je leur ai dit qu'on allait renoncer.
- Ca veut dire qu'il n'y a plus de vacances en famille ?
- Ca veut dire qu'il n'y a plus de vacances en famille ?
- Ils étaient
insupportables. - C'est dur d'être tous d'accord,
tu le savais.
T'as renoncé aussi à attendre ta femme pour dîner ?
T'as renoncé aussi à attendre ta femme pour dîner ?
Puisque tout le monde fait bande à part, je vais me coucher.
- On dirait
qu'il n'y a que moi dans la maison.
qu'il n'y a que moi dans la maison.
Je suis pas une stagiaire.
Il me gonfle !
Il me fatigue. Ah...
Il me fatigue. Ah...
vous tombez bien. Je viens de croiser Desjardins.
Il veut une étude sur les 2 dernières années. C'est pas moi qui
Il veut une étude sur les 2 dernières années. C'est pas moi qui
l'annoncerai à Quiring. - Il veut le faire craquer ?
- C'est pas prudent de sa part.
- Hors de question que je prépare les prochains dossiers.
- Hors de question que je prépare les prochains dossiers.
J'ai trop de retard sur les miens.
Oui, vous allez dire :
"Vous êtes formidable, Fanny. Vous êtes le pilier.
"Vous êtes formidable, Fanny. Vous êtes le pilier.
"Vous connaissez la maison comme personne."
Mais y a pas que moi, ici.
Mais y a pas que moi, ici.
Il y a d'autres greffières, je ne suis pas la seule.
J'ai autre chose
à faire. - Nadia ?
- Je suis fatiguée. Voilà.
- Je suis fatiguée. Voilà.
(Ils me fatiguent.)
- C'est la même peinture.
- Louis l'aurait frappé avec son casque ?
Il a dû aussi le percuter, d'où l'hématome sur sa jambe.
Il a dû aussi le percuter, d'où l'hématome sur sa jambe.
Pourquoi ?
Il voulait l'aider,
le soigner.
- Stéphanie pense que son fils ne s'en sortira pas sans elle.
- Stéphanie pense que son fils ne s'en sortira pas sans elle.
Il étouffe, mais la laisse faire.
- Pour la protéger. - Oui, la protéger.
- Pour la protéger. - Oui, la protéger.
Si Marcin avait mis ses menaces à exécution,
elle perdait sa garde.
- La fin du monde, pour elle.
- La fin du monde, pour elle.
- Vous pensez que Louis aurait laissé faire ça ?
- Ca va au-delà
des mauvais traitements.
Votre mère se rend coupable
de non-assistance
de non-assistance
à personne en danger. C'est grave. - Elle n'a pas réalisé.
Comment savoir que j'étais diabétique ?
- En vous laissant voir un médecin.
- En vous laissant voir un médecin.
- J'allais très bien
jusque-là.
- On a réuni toutes les preuves contre elle.
- Impossible. Je vous l'ai dit, ma mère n'a rien fait.
- Impossible. Je vous l'ai dit, ma mère n'a rien fait.
- Hélas, tout concorde.
Donc, on va vous laisser partir.
Signez votre PV en sortant, s'il vous plaît.
Signez votre PV en sortant, s'il vous plaît.
Merci.
- Attendez.
C'est moi.
Il est mort à cause de moi.
Quand ma mère est revenue
de chez le médecin,
j'ai vu qu'il s'était passé quelque chose.
j'ai vu qu'il s'était passé quelque chose.
Qu'y a-t-il ?
- (Le médecin a dit qu'il allait me retirer la garde.)
- Elle a dit que Marcin voulait nous séparer.
- Elle a dit que Marcin voulait nous séparer.
- Je pourrai plus vivre avec toi.
- Qu'il l'avait menacée.
- J'y arriverai pas.
- Elle était sous le choc. - J'y arriverai pas.
- La voir comme ça m'a rappelé des souvenirs terribles.
- Je veux pas qu'on nous sépare.
- Je veux pas qu'on nous sépare.
- J'ai revu la mort de mon père et tout ce qui a suivi.
Puis des images se sont mises à défiler.
Des images insupportables.
...
...
...
...
- J'étais furieuse qu'il essaie de le recontacter, qu'il insiste.
- J'étais furieuse qu'il essaie de le recontacter, qu'il insiste.
Je me sentais persécutée.
Vous devez nous laisser tranquilles.
Vous avez retourné le cerveau
de mon fils. - Je ne vous lâcherai pas.
J'ai prêté serment, j'ai une éthique.
J'ai prêté serment, j'ai une éthique.
- Je vais porter plainte pour harcèlement.
Et vous pourriez avoir des ennuis.
Et vous pourriez avoir des ennuis.
Moi, je connais des gens. - J'ai vu trop de tragédies
qui auraient pu être évitées,
si on avait soigné les gens. - Lâchez-nous !
si on avait soigné les gens. - Lâchez-nous !
- Je vais faire un signalement, vous pourriez perdre la garde.
- (Espèce d'ordure.
(Salaud.)
- J'étais fou de rage.
J'ai pris mon scooter pour aller
attendre Marcin.
Je voulais juste
lui foutre la trouille
pour le dissuader de s'en prendre
pour le dissuader de s'en prendre
à ma mère.
Et je l'ai percuté.
Il est tombé.
Il est tombé.
Laissez ma mère tranquille ou je vous tue.
- Ta mère risque gros pour t'empêcher de te soigner !
T'imagines pas les emmerdes qu'elle aura.
- Ma mère fait ce qu'elle peut !
- Ma mère fait ce qu'elle peut !
- Je la laisserai pas te faire crever.
- T'es sûr de ça ?
- Ca suffit, j'appelle les flics.
- Ah !
- Vous le saviez.
- En voyant Louis sur son scooter, j'ai eu un mauvais pressentiment.
- En voyant Louis sur son scooter, j'ai eu un mauvais pressentiment.
Mais j'ai pas voulu y croire.
- Ma mère a peut-être
beaucoup de torts, mais elle méritait pas tant de problèmes.
beaucoup de torts, mais elle méritait pas tant de problèmes.
Elle a déjà assez souffert.
- On peut pas aider les gens malgré eux.
- On peut pas aider les gens malgré eux.
- Ca vaut le coup d'essayer, non, monsieur le juge ?
- Oui, Tristan Weiss lui-même.
Je ne veux pas de rendez-vous, je veux juste son numéro.
Je ne veux pas de rendez-vous, je veux juste son numéro.
C'est pour une affaire privée.
Si j'avais son numéro de portable, je ne vous appellerais pas.
Si j'avais son numéro de portable, je ne vous appellerais pas.
Bon, OK. C'est pas grave.
Bon, OK. C'est pas grave.
Merci. Merci. Au revoir.
Au revoir.
Oui, entrez.
- Excusez-moi.
Je suis au bon endroit ? Je cherche le juge Delcourt.
Je suis Tristan Weiss.
Je suis Tristan Weiss.
Ma fille m'a raconté votre...
Ma fille m'a raconté votre...
comment dire... votre rencontre.
Je tiens à vous remercier. - N'importe qui l'aurait fait aussi.
Je tiens à vous remercier. - N'importe qui l'aurait fait aussi.
- Peut-être, mais c'était vous.
Que puis-je faire ? J'ai une dette envers vous.
- Oh non. Dites-moi plutôt comment va Léa.
- Bientôt mieux, j'espère.
- Bientôt mieux, j'espère.
Bon alors ?
- Non, je vous assure...
Ah si. J'ai la collection complète des "Commissaire Rezimock".
Si vous voulez bien me les dédicacer, j'en serais ravi.
Si vous voulez bien me les dédicacer, j'en serais ravi.
- Ce sera un honneur, mais je vous préviens,
ça ne suffira pas. Je vous lâcherai pas.
ça ne suffira pas. Je vous lâcherai pas.
- Barth, j'ai trouvé une solution pour les vacances.
J'ai une grosse surprise.
Alors, sors le champagne, j'arrive.
- Ouais... - Regarde.
C'est le village d'à côté.
- Hyper authentique.
- Mignon. - T'as pas vu ma sacoche ?
- Mignon. - T'as pas vu ma sacoche ?
Je l'ai pas laissée
au palais ? - Encore là ?
- C'est un peu chez moi aussi. - Quand ça t'arrange.
- C'est un peu chez moi aussi. - Quand ça t'arrange.
- Les enfants,
pour le projet vacances,
on en a reparlé avec maman
et on va laisser tomber. - Voilà.
et on va laisser tomber. - Voilà.
- Oh non. - T'as gavé tout le monde.
- Pollueur.
- Va manger du foin. - Victime du consumérisme.
- Va manger du foin. - Victime du consumérisme.
- C'est bon, stop.
Il se trouve que votre mère
a hérité d'une maison en Espagne.
a hérité d'une maison en Espagne.
- Quoi ? - C'est quoi, cette histoire ?
- C'est une cousine éloignée, Bénédicte.
Une cousine de mon père que vous n'avez pas connue.
Une cousine de mon père que vous n'avez pas connue.
Elle n'a pas eu d'enfant. - La chance.
- Mais elle avait une maison en Catalogne.
- Mais elle avait une maison en Catalogne.
- Incroyable !
- Regarde, elle est par là.
Là. - A côté de la mer !
- Elle doit pas être en très bon état.
- Elle doit pas être en très bon état.
- On la rénovera.
- Il faudra m'acheter un bateau
pour aller à Ibiza. Je rigole.
- Il faut aller faire évaluer les travaux.
- Prêts à bosser ? Vous pourrez vous battre
à coups de pelle. - Si c'était moi, je changerais rien
à coups de pelle. - Si c'était moi, je changerais rien
mais Antoine voudrait peut-être
un jacuzzi ? - Oui, près de tes toilettes sèches.
- Toi...
- Toi...
- C'est votre père et moi qui décidons des travaux.
- Vous pourrez juste creuser.
- Voilà. Et vive l'Espagne !
- Voilà. Et vive l'Espagne !
- ET VIVE L'ESPAGNE !
- Hum !
- MUY BIEN !
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